Les associations de défense du patrimoine pyrénéen et du milieu pastoral

Coordination pyrénéenne - ADDIP - Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées

 

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L'ADDIP, Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées, a pour vocation de fédérer les associations pyrénéennes de sauvegarde du patrimoine montagnard sur le plan environnemental, biodiversité, élevage, culture, etc... Créée en 2000, cette association regroupe plusieurs miliers d'adhérents tous issus des territoires de montagne.

L'ADDIP - Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées Les associations membres

Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées - ADDIP - Coordination Pyrénéenne
Fédération Pastorale de l'Ariège
2 rue du Cap de la Ville
09000 - FOIX
Tel :
06 30 36 97 52
Mail

Vie de l'association
Ecologistes, Ecolos ou environnementalistes : une démarche inquiétante

Suivre l'essentiel du "Grenelle de l'environnement"

Les Pastoralies 2008
La Grande Marche des Pyrénées
du 13 mars 2010 à Tarbes
Introduction d'une ourse dans les Pyrénées-Atlantiques

 

Rencontres Pyrénéennes des Territoires et des Savoirs 2012
"Droit sur le sol, usage des herbes et semi-liberté du bétail : un système pastoral original"

Battue d'effarouchement à Saint-Lary en Ariège

Enjeux et conséquences

 

Informations générales

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Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées

Histoire résumé de l'association


L'ADDIP a été créée en 2000 avec des organisations agricoles, des éleveurs, des syndicats professionnels, des associations et des élus locaux.
Quoique ayant un bureau qui se réunissait régulièrement, l'articulation organisationnelle était compliquée à faire fonctionner. Afin d'être plus efficace, il s'est mis en place un collectif d'associations qui assurait la coordination des actions entre les départements.
L'évolution de la situation en 2007 et des objectifs à réaliser ont conduit les dirigeants à remanier les statuts de l'ADDIP afin de renforcer l'efficacité du travail engagé par le collectif et de n'avoir qu'une seule structure dans laquelle sont représentés tous les acteurs des territoires de montagne : associations, collectivités locales, élus et organisations professionnelles agricoles.

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"Un manque sérieux" - Communiqué de la Coordination pyrénéenne


Suite à la présence avérée d'un ours à une trentaine de kilomètres de Toulouse : Nous dénonçons la présence de l'ours, qui reste un fauve potentiellement dangereux, menace non seulement des troupeaux mais aussi des populations, avec des passages et des dégâts de plus en plus répétés dans les villages et maintenant à proximité de grandes villes comme Toulouse.

Le programme est artificiel : on sait que les ours, qui viennent de Slovénie, sont nourris là-bas. On veut nous faire croire qu'il s'agit d'écologie naturelle mais il faut bien comprendre qu'ici, ils ne sont pas capables de se débrouiller tout seuls. Ils ne craignent pas l'homme, et il faut sûrement s'attendre à des visites de plus en plus fréquentes de l'ours sur nos lieux de vie, même proches des villes. Nous demandons que la localisation des ours soit divulguée en temps réel. Il n'est pas normal que les populations concernées ne soient pas prévenues des risques de rencontre. Dans son manque de transparence, l'État continue de banaliser et minimiser le danger potentiel que représente les ours dans notre région. Il existe une mauvaise maîtrise de la réintroduction : depuis le début, les équipes de suivi nous donnent l'impression de toujours courir après leur ours, sans jamais vraiment savoir où ils sont. Ce sont souvent les éleveurs et les bergers, au fur et à mesure des dégâts, qui fournissent les éléments de localisation. Un émetteur qui ne fonctionne pas traduit réellement un manque de sérieux et la sensation que l'État joue avec des ours, de manière approximative, sur le dos des populations locales.

Communiqué du 9 juin 2006 - Voir le dossier sur l'ours Balou

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Assemblée Générale 2007


Jeudi 21 juin 2007 à lieu à St Gaudens l'assemblée générale de l'ADDIP, Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées.

Créée en 2000, l'ADDIP va désormais agir au nom de l'ensemble des pyrénéens opposés à l'augmentation de la population d'ours sur nos territoires, en fédérant les 4 grandes associations pyrénéennes qui portent notre mouvement: ADIP 31, ASPP65, Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne, ASPAP.

N'hésitez pas à me contacter pour plus d'infos,
L'animatrice : Magali Boniface
Par téléphone : 06.30.29.90.86 - Par mail :

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Objet de l'association (article 2 des statuts)

 

    • Le développement durable et la promotion des activités d'élevage et de pastoralisme caractéristiques de l'identité des Pyrénées et créatrices de biodiversité.
    • La coordination des mesures en faveur de ces activités, de la valorisation du patrimoine et de l'environnement.
    • La représentation des Pyrénéens auprès des Départements, des Régions, des Etats Français et Espagnol, de l'Europe, pour affirmer l'impossible cohabitation entre prédateurs et pastoralisme et prôner la défense du pastoralisme, principal outil de conservation de la biodiversité de ce massif.

      A cette fin et sans que cette énumération soit limitative elle peut

  • fédérer et coordonner toutes les initiatives d'intérêt Pyrénéen
  • élaborer des programmes de développement durable
  • contractualiser avec l'Europe, l'Etat, les départements et les régions, des programmes d'intérêt commun mis en oeuvre par les collectivités locales, les organisations d'éleveurs et de bergers, les associations et les professionnels du tourisme
  • mener les campagnes de formation, d'information ou de sensibilisation
  • ester en justice.

Les statuts de l'ADDIP

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Le bureau de l'ADDIP
  • Président : Marie-Lise Broueilh (ASPP 65)
  • Chargée de communication : Bruno Besche Commenge (ASPAP 09)

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L'Association pour le développement durable de l'Identité des Pyrénées : un outil de travail (Communiqué de presse du 28 juin 2007)


Pour faire suite aux actions menées par la coordination pyrénéenne ses dernières années et renforcer son efficacité, l'Association pour le développement durable de l'Identité des Pyrénées (ADDIP) créée en 2000 devient un outil de travail performant pour les prochaines années. Elle réunit trois types d'acteurs des Pyrénées motivés par des objectifs communs :

  • Les "gens de terrain" (éleveurs, élus, citoyens,...) représentés par leurs associations (ASPAP, ADIP, ASPP 65, Fédération des éleveurs transhumants des Pyrénées-Atlantiques)
  • Les structures professionnelles agricoles (chambres d'agriculture)
  • Les structures politiques des Pyrénées (Conseil Généraux, Conseils régionaux, etc…).

Cette association a pour objet :

  • Le développement durable et la promotion des activités d'élevage et de pastoralisme caractéristiques de l'identité des Pyrénées et créatrices de biodiversité.
  • La coordination des mesures en faveur de ces activités, de la valorisation du patrimoine et de l'environnement.
  • La représentation des Pyrénéens auprès des Départements, des Régions, des Etats Français et Espagnol, de l'Europe, pour affirmer l'impossible cohabitation entre prédateurs et pastoralisme et prôner la défense du pastoralisme, principal outil de conservation de la biodiversité de ce massif.

A cette fin et sans que cette énumération soit limitative elle :

  • Fédère et coordonne toutes les initiatives d'intérêt Pyrénéen
  • Elabore des programmes de développement durable
  • Contractualise avec l'Europe, l'Etat, les départements et les régions, des programmes d'intérêt commun mis en oeuvre par les collectivités locales, les organisations d'éleveurs et de bergers, les associations et les professionnels du tourisme
  • Mène les campagnes de formation, d'information ou de sensibilisation

L'ADDIP vient d'élire son nouveau bureau dont l'objectif est de se préparer aux prochaines échéances tel que " le Grenelle de l'environnement ".
Pour l'ADDIP, le développement durable des vallées, la biodiversité des montagnes, l'entretien des paysages, le maintien des races d'élevages, etc… passent par un développement et un renforcement du pastoralisme dans un climat serein où l'homme a toute sa place.

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Assemblées Générales du 21 juin à Saint-Gaudens

Il s'agissait de réunir à la Chambre d'Agriculture de Saint-Gaudens une assemblée générale extraordinaire pour modifier les statuts et une assemblée ordinaire pour élire un bureau, un conseil d'administration, établir et valider un budget et fixer des objectifs pour l'année à venir.

Les Conseils généraux étaient représentés (Haute-Garonne et Ariège) ou avait donné mandat ce qui montre l'intérêt des pouvoirs publics à une telle initiative et à l'objet de l'ADDIP. Toutes les associations départementales étaient représentées.

Les modifications des statuts ont été approuvées à l'unanimité de même que le budget. De nombreux sujets ont été abordés concernant les diverses problématiques liées à l'ours et leurs incidences sur le pastoralisme, le développement durable, la biodiversité et l'entretien des espaces et des paysages de montagne.

Les initiatives présentées à Pouzac (Hautes-Pyrénées) par des élus notamment des députés Chantal Robin-Rodrigo et Pierre Forgues des Hautes-Pyrénées en vue de demander un rendez-vous aux ministres ont été fort appréciées des participants.

La réunion s'est terminée sur le parking autour d'un casse croûte convivial

Voir le communiqué

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Communiqué suite à l'entretien avec Chantal Jouanno


L'ADDIP, Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées a été reçue le 16.07.07, à Toulouse, par Madame Chantal Jouanno, conseillère à l'environnement auprès du Président de la République.

L'ADDIP s'était donné comme objectif d'y aborder les questions de fond du dossier « ours » et de l'ensauvagement des Pyrénées avec ses problèmes inhérents: le recul et la disparition du pastoralisme, les outils de travail des éleveurs et leurs conditions de vie menacés, la sécurité des habitants des vallées, le coût d'un tel programme.

L'ADDIP n'était pas là pour aborder la demande de retrait de l'ourse Franska puisqu'une délégation haut-pyrénéenne est reçue, le 26 juillet, par Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'état à l'Ecologie. Cependant, elle a été évoqué par Monsieur Nicolas, sous-préfet de Saint-Gaudens, présent à l'entretien, tout comme les attaques de vautours sur les animaux vivants et la présence ponctuelle de loups dans les Pyrénées Centrales.

Les deux représentants de l' ADDIP, Philippe Lacube son nouveau président et Marie-Lise Broueilh, chargée de mission, ont pu s'entretenir, près de deux heures, sur tous ses aspects.

Un dialogue instauré, une réelle écoute, un vrai échange, telle peut être qualifiée la teneur de l'entretien.
«L'éleveur incarne une relation à la nature que nous(le nouveau gouvernement ) voulons promouvoir» par cette phrase le ton était donné.

Madame Jouanno a indiqué le changement opéré avec le pilotage de l'écologie, non plus basé sur des coups médiatiques, mais au quotidien où le respect apporté au travail des éleveurs va de soi.

Elle précise qu'il est nécessaire de prendre du recul face à ce dossier, et que l'évaluation prévue doit être accélérée. L'ADDIP a demandé à faire partie de la commission d'évaluation.

A propos de l'absence réelle de consultation et du sentiment de mépris éprouvé par les éleveurs, Madame Jouanno indique que c'est un vrai problème et que ce ressenti doit faire l'objet de considération. Nous sommes loin des propos tenus, il y a un an, par Madame Nelly Ollin, gravés dans la mémoire des pyrénéens, traités par elle de «race d'ânes et d'imbéciles»

Il a été reconnu que les pratiques et les productions (laitières et carnées) des élevages de montagne répondent à deux demandes sociétales: la qualité alimentaire et le respect de son environnement et que pour ces raisons elles doivent être confortés.

Les aspects sécuritaires qui préoccupent l'ensemble de la population montagnarde et les touristes, ne sont pas à négliger.
Le risque de la responsabilité engagée des maires, en cas d'accident survenant sur leur commune, doit faire l'objet d'une clarification, par une interpellation au niveau du Conseil d'Etat ; la réponse apportée par le Tribunal Administratif ne serait pas suffisante. Madame Jouanno souhaite demander, par le biais du ministère de l'écologie, une étude plus approfondie.

En ce qui concerne le budget du « plan ours »et sa répartition où 1/3 est consacré au pastoralisme (dont les indemnisations) et 2/3 à la communication, il est évoqué un budget annexe dispendieux distribué à des associations, maintenues en vie artificiellement.

Les représentants de l' ADDIP s'appuient sur le rapport de la commission d'enquête parlementaire « sur les conditions de la présence du loup en France et l'exercice du pastoralisme dans les zones de montagne », présidé par le député Christian Estrosi, pour dénoncer, une fois de plus, «l'anormale proximité entre l'Administration de l'Environnement et les milieux écologistes»

Il est temps que la nouvelle politique en matière de conservation des espèces sauvages tourne le dos définitivement aux théories de la «deep écology» ou l'écologie intégriste, épinglée par Nicolas Hulot dans l'ouvrage «Pour que la Terre reste humaine», ainsi, il est écrit:

«le plus inacceptable..., c'est de privilégier l'Environnement ou la Nature au détriment de l'Homme, de choisir pour ainsi dire la Nature contre l'Homme»

En conclusion, l’ADDIP, au nom des Pyrénéens qu’elle représente, a demandé:

-qu'il soit tenu compte de la non acceptation sociale largement exprimée par les habitants des Pyrénées, par leurs élus locaux et nationaux,

-qu'il soit mis un coup d'arrêt définitif à une gestion superficielle et ponctuelle, tentant de régler le dossier crise après crise, hier Boutxi, aujourd'hui Franska.

Elle a remis à Madame JOUANNO le cahier des charges pour une étude de faisabilité de cantonnement des ours dans les Pyrénées afin de sortir rapidement et définitivement de cette situation insupportable pour les populations travaillant et vivant dans les Pyrénées.

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L'ADDIP au Grenelle de l'Environnement


L’ADDIP participera à la réunion inter régionale du Grenelle de l’environnement qui se tiendra à Perpignan le 12 octobre prochain. Les représentants pyrénéens devraient présenter leurs observations sur les points suivants :

  • Les modes de production et de consommation durables
  • La préservation de la biodiversité et les ressources naturelles

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Ours - Pyrénées - Justice – Sauvegarde et avenir de nos territoires


L'ADDIP, Coordination Pyrénéenne, communique :
Foix, le 18 octobre 2007

Ours - Pyrénées - Justice – Sauvegarde et avenir de nos territoires

Lundi 22 Octobre journée de la Solidarité et du Développement Durable :

- Grenelle de l'Environnement à Auch
- Rassemblement de soutien aux prévenus d'Arbas à Toulouse

Les villes d'Auch et de Toulouse vont résonner ce lundi 22 octobre des idées, de la vision d'avenir, et de l'expression de la solidarité des Associations Pyrénéennes de Défense du Pastoralisme, du développement durable et de l'accès à la montagne pour tous.

A Auch, où se déroule la consultation régionale du Grenelle de l'Environnement, nous apporterons au débat nos arguments qui démontrent scientifiquement la nécessité absolue de sauvegarder le pastoralisme, support depuis 3000 ans du développement durable dans les Pyrénées par son rôle environnemental, économique et social, et pilier des loisirs en montagne.

A Toulouse, où l'Aspap, relayée par l'Addip, organise une manifestation de soutien aux 10 manifestants ariégeois poursuivis en justice par la Mairie d'Arbas. Nous donnerons la parole à tous ceux qui partagent notre vision d'avenir pour des Pyrénées actives et préservées, sans ours ni loup ni leurs budgets exorbitants pour les contribuables : citoyens et élus, résidents et vacanciers, éleveurs, bergers, professionnels du tourisme, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, amoureux de nature et d'espace, pourront enfin exprimer leur refus d'abandonner les Pyrénées à des ours qui ont tous les droits, toutes les libertés.

Rendez-le lundi 22 octobre à 14 heures devant la Cour d'Appel

Place du Salin, Toulouse

Les interventions et témoignages recueillis à Auch comme à Toulouse au cours de la journée seront consultables, dans quelques jours, sur internet et notamment sur le site « la cabane de l'Aspap », à l'adresse www.aspap.info. D'une même voix, sur tous les terrains, nous restons mobilisés et continuerons sans relâche à justifier le nécessaire abandon du plan ours et le retrait ou le cantonnement de ceux qui sont présents et de leur progéniture.

Les promoteurs du plan ours nous promettent des montagnes dévorées de milliers de kilomètres de grillages électrifiés, des centaines de chiens patous et de systèmes divers et variés qui ont fait la preuve de leur inefficacité sur la durée … il est urgent d'agir si nous voulons continuer à vivre et à travailler en paix et en sécurité dans nos territoires, à les partager, pour transmettre ensemble aux générations futures ce patrimoine unique dont nous avons hérité : les Pyrénées, une montagne de liberté.

Jugement mis en délibéré au 26 novembre 2007

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Voyage du Ministère dans les Monts Cantabrique - Conseil d'administration du 19 novembre 2007 à Saint-Gaudens


Le Conseil d'Administration de l'ADDIP s'est réuni le lundi 19 novembre à 16 h à la Chambre d'Agriculture de Saint-Gaudens pour étudier la position à tenir vis-à-vis de la proposition d'un voyage d'étude dans les Monts Cantabrique en Espagne mais aussi dans le Trentin en Italie et peut-être aussi en Slovénie.

Chaque membre du Conseil a exposé sa position. Unanimement, il n'a pas été apprécié que les propositions aient été faites à titre individuelles et non directement aux associations. Le Conseil rappelle que ce n'est pas au Ministère de décider qui représente les associations mais aux associations de se déterminer en toute indépendance. Contrairement au projet du Ministère, il n'est pas accepté qu'il n'y ait qu'une seule personne pour représenter les associations membres de l'ADDIP. Ce sera 3 ou personne. Par ailleurs, il n'est pas accepté que le choix des interlocuteurs se fasse en sens unique. L'ADDIP veut également que ses propres interlocuteurs soient pris en compte.

Un communiqué sera remis à la presse et une lettre envoyée à Monsieur Laurens.

Les personnes désignées à l'unanimité pour participer à ces voyages sont :

  • Marie-Lise Broueilh - ASPP 65
  • Magali Boniface - ASPAP
  • Jean-Claude Carrière - ASPAP

En cas de refus du Ministère, personne ne participera à ces déplacements

Nota : cette liste a été acceptée par le Ministère. la liste complète ici

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Communiqué sur le voyage d'étude en Espagne : La Coordination Pyrénéenne élève le débat.


ADDIP, Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées communique.
22/11/2007 - Voyage d'étude en Espagne. La Coordination Pyrénéenne élève le débat.

Dans le cadre des voyages d'étude préconisés par la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie lors de sa venue à Toulouse le 26 juillet, trois représentants de l'ADDIP - Coordination des associations de défense du patrimoine pyrénéen et de tous les usagers de la montagne - vont participer au déplacement organisé dans la réserve à ours de Somiedo en Espagne, du 26 au 29 novembre.

En préambule à ce voyage, l'ADDIP a du négocier pied à pied le nombre de nos représentants, ainsi que la possibilité de rencontrer sur place des interlocuteurs locaux alternatifs de ceux imposés par le programme. Dans un courrier (ci-joint) à Denis Laurens, responsable de cette mission, nous déplorons cette organisation unilatérale qui a mené à véritable bras de fer où le ministère de l'Ecologie a finalement du plier devant nos légitimes et tenaces revendications. Nous lui rappelons également que notre participation ne doit pas être interprétée comme une acceptation de la coexistence ou la cohabitation avec l'ours ou le loup, pas plus que notre adhésion à un quelconque processus de décision.

Les grands carnivores ne sont pas l'essentiel de l'avenir des Pyrénées, dont les enjeux de développement ne peuvent s'inscrire que dans un cadre durable et global incluant toutes ses dimensions territoriales, environnementales, économiques et sociales.

Cette réflexion, nous la conduisons avec les associations asturiennes d'éleveurs avec qui nous sommes en relation et que nous allons rencontrer lors de ce voyage. Nous avons donc déjà comparé la situation générale de nos deux massifs. Pour nous limiter aux grands prédateurs : loups dans les Asturies, ours chez nous, cette situation est à la fois semblable et différente. Les loups sont, dans tout le massif cantabrique, un très grave problème depuis plusieurs années, et nous soutenons nos amis asturiens dans leur lutte contre cette forme d'ensauvagement du milieu ; en France, si nos collègues alpins sont confrontés au même problème, les Pyrénées ne connaissent pas encore.

Quant aux ours, la situation s'inverse: pour des raisons historiques, l'ours n'a cessé d'être présent dans certaines zones des Asturies, au statut spécifique ; Somiedo fut réserve de chasse, puis Parc Naturel, enfin Réserve de biosphère depuis 2000, ces statuts successifs en font un site à part, qui n'a rien à voir avec la réalité globale du massif pyrénéen, les paramètres ne sont pas comparables !

Lors de ce voyage, nous nous attacherons à élever le débat au-delà de la question simpliste « pour ou contre l'ours » qui fonctionne comme un leurre, au détriment des problèmes graves, de fond, qui concernent le devenir de nos milieux et de nos sociétés.

Les dernières heures et les retournements du ministère ont prouvé que le temps était venu désormais, quelle que soit la capacité du ministère à l'envisager, de nous écouter. Nos propositions alternatives réunissent les acteurs majeurs pyrénéens concernés par l'aménagement durable de notre territoire, qui sont nombreux comme l'ADDIP à avoir été sous représentés dans le "casting" de ce voyage.

Nous en rendrons compte lors d'une conférence de presse simultanée qui sera organisée à notre retour. Nous invitons la presse, les adhérents de nos associations, les éleveurs et usagers de la montagne, les acteurs des territoires, les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et européens, les élus des Chambres d'agriculture, les syndicats professionnels, les associations et professionnels de loisirs en montagne, les gestionnaires d'estives, l'Association Nationale des Elus de la Montagne :

Le Mardi 4 Décembre 2007

A Foix, Chambre d'Agriculture à 11H00 et A Tarbes, Chambre d'Agriculture à 11H00

Nous espérons vous compter nombreux.

Philippe Lacube, Président de l'ADDIP.

Une synthèse de nos connaissances et de nos interrogations sur la présence ursine dans les Asturies, ainsi qu'une présentation de notre vision globale du développement durable pour les Pyrénées vous seront adressés avant la conférence de presse. Pour toute information, vous pouvez contacter nos trois représentants :

Marie-Lise Broueilh 06 30 36 97 52 - Magali Boniface 06 30 29 90 86 - Claude Carrière 06 84 35 79 64
Plus d'infos également sur www.aspap.info et www.pyrenees-pireneus.com

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Grande souscription - Pyrénées solidaires - Décembre 2007 / Janvier 2008


Chères Amies, chers Amis des Pyrénées,

En Avril 2006, les pyrénéens ont exprimé à Arbas leur colère contre le plan d'introduction d'ours slovènes, et l'irresponsabilité des 4 maires qui ont accepté un lâcher en sachant qu'ils imposaient de fait l'ours à tout le massif. Une manifestation spectaculaire, mais non violente. Suite à la plainte du maire d'Arbas - président de la 1ère association pro-ours – dix militants ariégeois viennent d'être condamnés à verser 19.981 euros d'amendes, de dommages et intérêts et frais de justice.

Parce que nous défendons ensemble des Pyrénées vivantes et tranquilles, contre ceux qui donnent tous les droits à l'ours et au loup au détriment des hommes dans les Pyrénées, nous avons la responsabilité morale et matérielle de partager cette sanction qui pèse arbitrairement sur 10 d'entre nous. Nous sommes loin de disposer des énormes ressources financières des associations pro-ours, aussi nous lançons une GRANDE SOUSCRIPTION pour exprimer notre unité et notre solidarité .

20.000 euros, c'est une somme très importante. Ce sont 4.000 souscriptions de 5 €, ou 2.000 souscriptions de 10 €. Nous savons que toute somme même modeste peut représenter un gros sacrifice ; c'est pour cela que nous proposons à chacun de faire suivre ce message afin de solliciter tous ceux, parents, amis ou sympathisants, qui sont prêts à nous aider. Nous joignons également un carnet de souscription à imprimer recto-verso, et distribuer autour de vous.
Toutes les vallées sont unies aujourd'hui pour défendre le droit de parole que les Pyrénéens ont repris et payé au prix fort à Arbas. Nous continuons à dénoncer la casse de l'outil de travail de milliers d'éleveurs, l'ensauvagement programmé des estives, le coût exorbitant de l'ours, le danger d'ours peu farouches dans des montagnes très fréquentées, hiver comme été.

« Les hommes et les femmes de ce Pays ont pris leur destin en mains ». Avec toutes les forces du territoire, nous portons une vision moderne des Pyrénées, basée sur un développement durable, harmonieux et cohérent qui prend en compte le passé et qui anticipe sur l'avenir, dans le respect des habitants, de ceux qui font le choix d'y séjourner, et de l'environnement.

Nous vous remercions chaleureusement de vos petits et gros efforts pour que face à l'avidité et l'esprit de revanche du maire d'Arbas, s'élève … une montagne de solidarité. Le temps presse, et nous sommes tous si occupés ... Imprimez dès maintenant ce message, reporter serait risquer d'oublier, et souscrivez avant le 20 Janvier 2008, date à laquelle l'ASPAP annoncera le montant total des souscriptions lors de son assemblée générale à Foix, dans l'Ariège.

MERCI à toutes et tous de VOTRE SOUTIEN,
Philippe Lacube, Président de l''ADDIP, Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées.

Les associations de sauvegarde du patrimoine pyrénéen

Ouvertes à toutes les composantes de la société civile, nos associations on recueilli en 2006 des centaines de nouvelles adhésions ( 1.000 pour la seule Aspap !) d'habitants des Pyrénées, d'amoureux de nos vallées issus toutes les régions de France, de randonneurs, d'usagers des loisirs en montagne, de responsables de structures touristiques, de communes, ... et bien sûr d'un grand nombre de professionnels liés au pastoralisme (bergers, éleveurs transhumants...).

2007 a confirmé cette tendance d'un mouvement ouvert à toutes les catégories socio-professionnelles, dépassant ainsi largement la défense de simples intérêts corporatistes. Nos associations loi 1901 regroupent des citoyens de tous horizons, unis pour défendre ensemble des Pyrénéees vivantes et tranquilles. Dans ces moments décisifs, où les associations pro-ours utilisent tous leurs moyens pour obtenir de nouveaux lâchers, nous aurons besoin de tous en 2008.


Imprimez et diffusez largement ce message autour de vous avec le bulletin de souscription

Appel du maire d'Arbas

Observation


Cette souscription a largement couvert le montant des frais à payer et a très largement dépassé le cadre des frontières pyrénéennes. La solidarité entre agriculteur a parfaitement fonctionné. Nous devons néanmoins constater que les activistes pro-ours n'ont jamais été inquiétés pour les dégradations sur les mairies du Béarn, le mobilier urbain et les panneaux de signalisation routière sur toutes les Pyrénées, sur le barrage de Fabrèges en vallée d'Ossau, sur les murs de Bagnères de Bigorre, notamment ceux de la Gendarmerie mais également sur un cimetière. Il est vrai qu'en 2006, seuls les pro-ours avaient le droit de parole. C'est grâce aux perturbations sur Arbas que les éleveurs pyrénéens et autres personnes hostiles aux introductions d'ours ont pu se faire entendre. Il est tout simplement regrettable de devoir en arriver à de tels actes pour qu'un dialogue s'instaure avec les pouvoirs publics.

Quant au dialogue avec les associations environnementalistes, ils emble bien qu'il soit exclu. Celles-ci ne représentant pratiquement personne sur les territoires de montagne et n'ayant aucune compétence de décision, un tel dialogue serait sans intérêt et constituerai une pure perte de temps. De plus, un dialogue est-il possible avec des gens qui engagent systématiquement des procédures judiciaires et utilisent des méthodes de dénonciation calomnieuse tout comme le mensonge ?

Louis Dollo, le 1 août 2008

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Pyrénées - Mensonges de l'ours : la Coordination pyrénéenne descend du minibus.


Après deux voyages d'étude dans des zones à ours en Espagne et en Italie dont les participants, même parmi les pro-ours, ont reconnu que ces exemples sont " intransposables aux Pyrénées ", le ministère de l'Environnement organise un 3ème minibus pour la Slovénie, pays d'origine de la population actuelle d'ours en France. Non Madame la Ministre ! Ni L'ADDIP ni les associations de sauvegarde du patrimoine pyrénéen n'iront en Slovénie. Assez de discours angéliques sur la cohabitation avec l'ours de la part de pays sans troupeaux ovins. Assez de rapports de force, comme en Italie, pour obtenir le simple droit de parler à un berger non prévu à votre programme.

Pourquoi ne nous montrez-vous pas les Abbruzes en Italie, où ours et loups sont retrouvés empoisonnés ? Ou l'Autriche, où après 22 naissances la population d'ours est mystérieusement plus basse que celle d'avant les introductions d'ours slovènes ? Nous n'avons encore vu aucun exemple comparable aux Pyrénées : des ours sortis de leur réserve surprotégée, lâchés dans nos territoires immenses, animés d'activités économiques, touristiques, rurales, montagnes exemplaire de biodiversité et de développement. Parce ce modèle idéal de cohabitation n'existe pas !

Nul besoin d'aller en Slovénie, 10 missions l'ont fait sans que vous ne teniez compte de leurs conclusions. Avant votre départ, lisez donc ce que le ministère slovène de l'environnement ne vous dira pas : il le publie pourtant sur son site internet.


On y parle de stations de nourrissage avec de la viande, de postes d'observations où l'homme approche 70 % des ours, de conflits avec les populations en constante augmentation, d'accidents sur les personnes et de … la gestion des ours les plus difficiles : " dans le cas spécifique des conflits en zone rurale des ours ont été enlevés au milieu concerné et transférés dans des zones éloignées et isolées. Mais / au bout de quelques jours les animaux reviennent alors dans leur zone d'origine. Il nous intéresse beaucoup de transférer ces ours dans quelques uns des pays qui ont foi en la population d'ours slovènes. " Oui c'est bien de la France dont on parle. La France où les extrémistes de l'écologie persistent à réclamer deux nouvelles ourses !

Le 1er Février 2008, l'ASPAP à l'origine du soulèvement populaire pyrénéen de 2006 tiendra son assemblée générale près de Foix. Les inspecteurs montés dans les Pyrénées évaluer le plan ours ont relevé, en public, " que la situation dans les Pyrénées s'était considérablement durcie ces trois dernières années ". Et se sont étonnés que "l'information circule aussi bien d'un bout à l'autre de la chaîne". Oui Messieurs, " on se parle " dans les Pyrénées, et au-delà. Une délégation Pyrénéenne sera présente à notre assemblée générale. A l'initiative de l'ADDIP, une réunion Asturies/Alpes/Pyrénées aura lieu au printemps autour de l'avenir de nos territoires, de la biodiversité, de l'ensauvagement des espaces et lancera une démarche européenne commune.

Symbole d'unité, la souscription Pyrénées Solidaires a déjà collecté plus de 12.000 € pour les 10 manifestants d'Arbas. Les témoignages de soutien affluent de Français de toutes régions. Leur lucidité sur l'absence de justification écologique à implanter des ours slovènes, leur colère devant ce gaspillage scandaleux de fonds publics, leur attachement au monde paysan pyrénéen et à la liberté et la sécurité en montagne sont un encouragement fort à poursuivre ensemble notre combat. Nos associations pyrénéennes ont recueilli des milliers d'adhésions et continuent à en recevoir.

L'ADDIP et les associations pyrénéennes descendent du minibus. Le pire serait que les Pyrénéens ne se contentent plus du dialogue engagé par leurs associations pour expliquer les raisons de la colère, et décident de régler directement, sur le terrain, le problème des ours slovènes qu'on leur a imposés. Nous faisons tout pour l'éviter, mais l'actualité, et les responsables de ce dossier, semblent s'y employer sans en imaginer les effets. Nous demandons solennellement à l'Etat français de retirer à ceux qui en ont la gestion la responsabilité de ces programmes.

L'ADDIP - Communique. Foix, le 29 Janvier 2008

Ci-après : la réalité sur la gestion des ours en Slovénie, par B. Besche-Commenge

Version PDF du communiqué

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Voyages d'étude : les opposants déclarent forfait


Une fois de plus, les anti-ours rompent le dialogue. Ils viennent de faire connaître leur décision de ne plus participer aux voyages d’étude organisés par l’Etat. A court d'arguments, ils radicalisent le débat.

Ces déplacements en Europe permettent pourtant d’apprécier comment nos voisins organisent cette cohabitation que les opposants français sont les seuls à refuser.

Après que les anti-ours aient réclamé la concertation, après avoir revendiqué et obtenu de participer à ces voyages en surnombre, après avoir affirmé abandonner les actions violentes pour le dialogue et les propositions, l’espoir de discussions apaisées renaissait. En vain.

Il est vrai que les premiers voyages en Espagne et en Italie ont mis à mal leur discours, en révélant la faiblesse ou la malhonnêteté de leurs arguments.

Ils y ont vu et entendu avec nous qu’en Espagne comme en Italie :
- l’ours n’est pas un animal dangereux ;
- l’ours ne menace pas l’activité pastorale ;
- la cohabitation élevage – ours s’organise, et ce n’est qu’une question de bonne volonté et de moyens;
- la présence de l’ours est un atout pour le développement du territoire.

Face à de telles évidences, et malgré toute la mauvaise foi dont certains ont fait preuve dans les médias à leur retour, on comprend qu’ils ne puissent plus gérer le gouffre qui les sépare de la réalité. Ils préfèrent stopper là l’expérience qu’ils avaient pourtant eux-mêmes réclamé.

Si la gestion de l’ours était si désastreuse qu’ils le prétendent en Slovénie, ils seraient au contraire venus avec enthousiasme le constater avec nous.

Ce forfait au milieu de la mission, à laquelle ils s’étaient pourtant engagés à participer, traduit au contraire un malaise qu’ils cherchent à dissimuler derrière des argumentations et des revendications toujours plus extrémistes. Jusqu’à brandir la menace de s’en prendre directement aux ours, tout en prétendant vouloir l’éviter, comme pour s’en dédouaner à l’avance...

On voudrait encourager des destructions d’ours dans les Pyrénées qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Source : ADET - Pays de l'ours du 1er février 2008

Commentaires


Dans ce communiqué l'ADET se comporte comme si elle était l'organisatrice de ces voyages et la seule interlocutrice des éleveurs. Jusqu'à preuve du contraire il s'agit d'un dialogue avec l'Etat et uniquement avec l'Etat, l'ADET comme FERUS devant se situer, au mieux, au même niveau que les éleveurs avec cette différence que ces associations ne sont ni domiciliées ni représentatives des habitants et travailleurs des territoires pyrénéens. Il ne leur appartient donc pas de juger s'il y a ou non rupture de dialogue. Il semble qu'il y ait de leur part une confusion des genres comme c'est le cas depuis plus de 20 ans. Selon nos sources, les associations de l'ADDIP se sont parfaitement exprimées auprès des inspecteurs généraux de l'agriculture et de l'environnement en charge de l'évaluation à mi-parcours. Un certains nombres de documents et arguments ont été fournis ainsi que des études externes émanant aussi bien de l'ONU que de la FAO, de l'Union Européenne ou du Ministère de l'Environnement slovène de même que des articles de presse et communications des opposants aux grands prédateurs des provinces des Monts Cantabrique en Espagne pour montrer que la situation est bien différente de celle que l'on veut bien nous faire croire.

Le voyage dans les Asturies a montré "l'impossible transposition dans les Pyrénées". Nier ce fait c'est vouloir se mentir à soit même, être de mauvaise foi ou être une nullité intellectuelle parfaite. Le moindre voyageur dans ces régions peut se rendre compte par lui même de la situation. Les rapports officiels sur l'élevage dans les Cantabriques sont éloquents. "Notre discours ne sort que renforcé de ces voyages ce qui rend les autres [voyages] inutiles" ont ils précisé.

Le refus d'aller en Slovénie a été "clairement expliqué après des débats internes", précise le Président de l'ADDIP, Philippe Lacube. Un communiqué de l'ADDIP du 29 janvier 2008 donne toutes les explications.

Les propos de l'ADET-Pays l'ours nous laisse penser que nous avons affaire à des incompétents ou des manipulateurs depuis plus de 20 ans en collaboration avec le FIEP, FERUS et le WWF. " C'est à se demander s'ils ne profitent pas de l'argent de l'Etat pour s'organiser des voyages touristiques ". Les subventions excessives dénoncées par de nombreux rapports d'inspection et parlementaires seraient elles insuffisantes ?

Quelques exemples...

  • " L'ours n'est pas un animal dangereux " : voilà une notion totalement nouvelle. La lecture de la presse espagnole tend à faire croire l'inverse (Cf. Attaque d'un homme de 75 ans en 2004) mais aussi celle de Roumanie, Grèce, Slovaquie et... les rapports (en anglais) du Ministère de l'Environnement slovène.
  • " L'ours ne menace pas l'activité pastorale " : voilà une révélation qui se saurait si elle était vraie. Avec une telle affirmation, on se demande pourquoi il y a autant d'éleveurs hostiles depuis 500 ans que nous disposons d'une histoire écrite. Nier un tel fait c'est manifester une volonté de révisionnisme historique (Cf. "Histoire de l'ours dans les Pyrénées, de la préhistoire à la réintroduction" de Olivier de Marliave qui n'est qu'un court résumé avec parfois des omissions)
  • " La cohabitation élevage - ours s'organise, et ce n'est qu'une question de bonne volonté et de moyens " : alors il doit manquer beaucoup de moyens et cela a été très mal organisé. Les associations environnementalistes comme les administrations en charge de la question (ONCFS, ONF, DIREN, PNP) doivent être des nullités. Merci à l'ADET-Pays de l'ours de le faire remarquer avec l'aide infaillible de FERUS dont le vice-Président, Gilbert Simon, n'est autre que l'ex-Directeur de la nature et des paysages au ministère de l'Ecologie. On tourne toujours dans le même marais…. De l'incompétence admise par eux-mêmes.
  • " La présence de l'ours est un atout pour le développement du territoire " : une affirmation qui fait rire si elle ne mettait pas en péril la vie sociale et économique de milliers d'habitants des Pyrénées. L'ADET avait été créée pour assurer (au moins participer) au " développement économique et touristique " des vallées. Qu'a-t-elle fait ? Quelles sont ses réussites, ses succès ? Si l'ours était une source de revenus et de développement depuis 20 ans cela se saurait. En attendant, le développement économique des vallées se fait par d'autres moyens, fort heureusement ! Rien, dans l'histoire des Pyrénées, ne montre que l'ours peut être un atout. C'est même le contraire qui se confirme encore aujourd'hui. Les visites dans le Trentin ou les Monts Cantabrique prouvent la même chose.

"Face à de telles évidences", pour parodier l'ADET, nous comprenons la nervosité des dirigeants environnementalistes et "toute la mauvaise foi" qu'ils déploient. Un voyage en Slovénie aurait été bien pire. Le lecteur jugera de lui-même.

Dans son communiqué l'ADET précise : "Si la gestion de l'ours était si désastreuse qu'ils le prétendent en Slovénie, ils seraient au contraire venus avec enthousiasme le constater avec nous." Constater quoi ? En plein hiver, à la suite de tempêtes de neige importantes, comme dans les Pyrénées, les rares troupeaux d'ovins (il y a surtout de l'élevage de bovins depuis que le gouvernement subventionne pour changer de type d'élevage et avoir moins de prédations) sont confinés dans les bergeries. En terme de pastoralisme, il n'y a rien à voir à cette période de l'année. Quant aux ours, ils hibernent. Aller en Slovénie pour participer à des réunions avec des interlocuteurs choisis expliquant que tout est beau dans le meilleur des mondes ne présente aucun intérêt. Il est préférable de lire les rapports du Ministère de l'Ecologie qui explique les difficultés de plus en plus grandes de cohabitation et le nourrissage pour "cantonner" les ours du mieux possible. Avoir nier les nourrissages pendant 10 ans alors qu'ils sont une réalité quotidienne n'inspire pas la confiance autant envers les associations qu'envers les fonctionnaires français qui sont devenus des professionnels du mensonge dans ce domaine.

Autant d'arguments, et bien d'autres encore, qui n'inspire pas le dialogue avec de telles associations qui cherchent désespérément des éleveurs comme "faire valoir" de leurs incohérences à chaque occasion mais qui se heurtent aujourd'hui à un rejet assez profond des populations montagnardes. Nous voyons que dans cette démarche, il ne s'agit pas d'assurer un développement durable, dont la protection de la biodiversité, autour des hommes et des femmes qui vievent et trravail sur les territoires, mais de développer un lobbying qui fait vivre quelques individus autour d'une idéologie de l'ensauvagement des montagnes, parfois avec des politiques opposées à celles du Ministère de l'Agriculure.

Cette affaire ne tient pas la route.

Louis Dollo, le 8 mai 2008

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Un conseil d'administration à Tarbes le 19 avril 2008


2008 sera une année charnière dans les Pyrénées. S'appuyant sur l'évaluation du plan-ours qu'il vient d'achever, l'Etat va prendre dans les tous prochains jours des décisions qui engageront le devenir de notre massif d'une façon déterminante : au nom de l'ours et du loup tout puissants, c'est bien la place des activités humaines que l'Etat et les associations environnementalistes tentent de réduire ou d'éliminer : pastoralisme, développement économique et touristique, chasse, libre circulation ... A court terme, c'est l'équilibre remarquable Pyrénéen qui est menacé de disparaître, tel que des générations d'hommes ont su le sauvegarder, l'adapter et le faire progresser dans les conditions difficiles du milieu montagnard,.

Pendant cette évaluation, les Pyrénéens ont envoyé un signal fort aux pouvoirs publics, montrant combien notre mouvement ne faiblit pas mais au contraire s'amplifie, se soude et s'organise. Les inspecteurs du ministère de l'Ecologie ont reconnu avoir trouvé des interlocuteurs sur le terrain plus déterminés que jamais : éleveurs, élus, associations de défense du patrimoine, responsables consulaires, institutionnels professionnels et syndicaux sont unanimes à demander l'arrêt immédiat du plan ours.

Ces 3 piliers complémentaires : associations départementales, élus, représentants consulaires et syndicaux confèrent à l'ADDIP toute sa force et sa légitimité. Nous vous invitons à nous retrouver unis et nombreux :

Au CONSEIL D'ADMINISTRATION de l'ADDIP, qui se tiendra
le Samedi 19 avril 2008, à 10 heures, à la bourse du travail de Tarbes,
5 boulevard du Martinet.

A l'ordre du jour de cette rencontre :

  • Actualités des associations départementales et des différents collèges,
  • Mission d'évaluation du plan ours par le Ministère de l'Ecologie : menaces de nouveaux lâchers,
  • Avancée des travaux du bilan parallèle initié par l'ADDIP,
  • Expansion du loup à partir des Pyrénées-Orientales,
  • Commission interdépartementale " vautours " mise en place par l'Etat,
  • Colloque Life-Coex, premier financeur des associations pro-ours : stratégie de l'ADDIP,
  • Programme d'actions 2008,
  • Questions diverses.

Nous nous tenons à la disposition des administrateurs pour toute information, et vous rappelons que cette rencontre peut être élargie à toute personne que vous jugerez utile à nos missions. Merci de nous confirmer votre présence, ou celle de votre représentant au 06 30 36 97 52 ou au 06 30 29 90 86.

Notre association départementale des Hautes-Pyrénées, l'ASPP65, association pour la sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen, a prévu un pique-nique commun sur place avant son assemblée générale de l'après-midi. N'hésitez pas à partager avec nous de ce moment de convivialité.

Philippe Lacube, Président de l'ADDIP

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"L'ours : ce n'est pas bon pour le tourisme"


Lors de son assemblée générale, l'association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen (ASPP65) a réaffirmé son opposition aux importations d'ours dans les Pyrénées. « Notre objectif est de participer à la défense des intérêts des habitants et usagers des territoires de montagne » met en avant Marie-Lise Broueilh, sa présidente.

Bernard Moules souligne quant à lui les conséquences négatives pour l'agriculture, mais aussi pour le tourisme de la présence des prédateurs. « Le pastoralisme est la base qui permet à toutes les autres activités économiques, et notamment le tourisme de vivre dans les Pyrénées. Et si les éleveurs disparaissent des montagnes, on ne donnera pas cher de toutes les activités autour » indique le membre de l'ASPP65 qui ajoute « qu'ils ne mènent pas une bataille contre l'ours en tant que tel, mais se bagarrent contre une importation que l'on veut à tout prix mettre dans les Pyrénées au nom d'une biodiversité qui, si elle remarquable sur nos territoires, est due en grande partie aux éleveurs ».

Pour Bernard Moules, « la coexistence des prédateurs est impossible avec la pratique du pastoralisme. Des choix doivent s'opérer. Ou l'on veut une montagne que l'on va laisser à la nature qui va reprendre le dessus ou l'on veut une vie dans nos montagnes avec des acteurs économiques ».

Les membres de l'association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen disent être à nouveau à un moment charnière.

Non au « chantage » de l'État
« Nous demandons une politique de soutien à l'activité montagnarde et à l'activité des éleveurs. Or, l'État voudrait qu'il y ait un lien étroit entre l'octroi de financements et la présence des prédateurs, ce que nous refusons. Nous ne voulons pas de ce chantage » poursuit Bernard Moules. Pour le membre de l'ASPP65, « il reste des milliers d'ours dans toute l'Europe. Et, on n'a pas besoin d'en mettre dans les Pyrénées, pour soi-disant sauvegarder l'espèce ».

L'ASPP65 compte rallier le grand public à sa volonté de garder une montagne vivante, sans prédateurs.

« La présence de l'ours ne favorise pas le tourisme, il le fait fuir. Les utilisateurs de la montagne demandent d'abord à ne pas rencontrer d'ours. Notre combat est aussi le leur » conclut Bernard Moules.

Auteur : Recueilli par Christian Sarrabayrouse
Sourtce : La Dépêche du Midi du 23 avril 2008

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"Ne touchez pas aux Pyrénées"


Après le conseil d'administration qui s'est tenu, samedi dernier, à la bourse du travail à Tarbes, Philippe Lacube, le président de l'ADDIP (Association pour le développement durable de l'identité des Pyrénées) fait le point sur la problématique de l'ours dans les Pyrénées et de ses conséquences économiques.

Philippe Lacube, où en est le dossier « Ours » dans les Pyrénées ?

« 2008 sera une année charnière dans les Pyrénées. S'appuyant sur l'évaluation du plan ours qu'il vient d'achever, l'État va prendre, dans les prochains jours, des décisions qui engageront le devenir de notre massif d'une façon déterminante. Au nom de l'ours et du loup tout-puissants, c'est bien la place des activités humaines que l'État et les associations environnementales tentent de réduire ou d'éliminer. Je pense là au pastoralisme, au développement économique et touristique, à la chasse, à la libre circulation… À cour terme, c'est le remarquable équilibre pyrénéen tel que des générations d'hommes ont su le sauvegarder, l'adapter et le faire progresser qui est menacé ».

Vous appelez donc à ne pas baisser la garde et à rester mobilisés…

« Le moment est très important. L'État va très certainement créer une mission ours, comme pour les loups dans les Alpes, où une grande place sera laissée aux associations écologistes et une petite place aux éleveurs et aux personnes qui habitent et vivent dans les vallées.

N'oublions pas aussi que nous avons une dizaine d'ours dans le département voisin de l'Ariège où le problème reste aigu. Même si je ne pense pas qu'il y aura de réintroduction d'ours dans les Hautes-Pyrénées dans l'année ou les deux ans qui arrivent, il ne faut pas perdre de vue que deux lâchers sont prévus dans le Béarn.

Il y a donc nécessité de rester mobilisés au nom de la solidarité des territoires pyrénéens.

Toucher à un endroit des Pyrénées, c'est toucher à l'ensemble des Pyrénées ».

Êtes-vous inquiet pour l'avenir de l'agriculture de montagne ?

« Diverses mesures me laissent à penser que l'on incite à abandonner la haute montagne aux grands prédateurs et à se concentrer vers les vallées et les zones intermédiaires. Quelque part, on est en train de tuer l'élevage ovin viande et l'élevage ovin lait. Le milieu associatif ouvert à la société civile, les élus et le milieu agricole vont devoir être en phase pour faire face ».

Auteur : Recueilli par Christian Sarrabayrouse
Sourtce : La Dépêche du Midi du 23 avril 2008

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Communiqué de presse après l’attaque de l’ours sur un chasseur en Val d'Aran


Lès, Espagne. Après l’attaque de l’ourse slovène Hvala sur un chasseur, le Président du Conseil Général du Val d’Aran demande le retrait des ours présents sur son territoire.

Le Conseil de l’Environnement de l’autonomie de Catalogne a déploré l’attaque d’ours dont a été victime un chasseur ce jeudi 24 octobre à Lès, commune du Val d’Aran située à quelques kilomètres de la frontière française. Le conseil indique qu’il s’agit de l’ourse Hvala, femelle slovène lâchée à Arbas en France en mai 2006, identifiée par son émetteur satellite.

Lluis Turmo, 72 ans, témoigne : « j’étais silencieux, en poste avec mes chiens. Un grand ours brun est passé devant moi, à quatre mètres à peine de distance. Il s’approchait et j’ai crié pour l’effrayer. L’ours n’a pas eu peur. Il s’est jeté sur moi, j’ai protégé mon visage mais ses griffes ont traversé mes vêtements et je suis tombé à terre. J’ai tiré deux coups de feu en l’air alors que l’ours me mordait la jambe à travers ma botte ; il a alors lâché prise et s’est éloigné ». Alertés par le bruit, les 4 autres chasseurs ont accouru au secours de leur ami : conduit à l’hôpital, il s’en sort avec 15 points de suture au bras et au mollet, et un plâtre à l’avant-bras.

Côté français, l’Etat s’est toujours montré confiant en « la crainte naturelle de l’ours brun envers l’homme » :« si vous rencontrez un ours à courte distance (- de 50 m), éloignez-vous progressivement, en vous écartant du trajet qu’il pourrait emprunter dans sa fuite ... sans courir ». « On peut par contre, se faire identifier, tout simplement en parlant. L'ours quittera ainsi le secteur. »

La population du Val d’Aran, et plus globalement des Pyrénées devra-t-elle apprendre la langue slovène pour que chasseurs, promeneurs, éleveurs, habitants et tous les usagers de la montagne puissent parler poliment aux ours slovènes importés par la France ?

Côté français, pour l’ADDIP-Coordination Pyrénéenne (2) qui n’a de cesse d’alerter l’Etat, ce troisième accident en trois mois seulement n’est pas une surprise : août 2008, collision entre un ours et un minibus en Ariège ; septembre 2008, un accident de chasse blesse l’ours Balou ; octobre 2008, une ourse attaque un chasseur. L’Etat français a choisi de faire des Pyrénées une grande réserve, en refusant de reconnaître qu’elles sont un territoire ouvert, humain, très fréquenté : plus le nombre d’ours augmente, plus les problèmes vont se multiplier.

  • Sait-on du côté espagnol des Pyrénées que la France vise « une population d’ours viable », que les scientifiques estiment à 150 ours minimum ?
  • Sait-on en Espagne que dans son rapport « 2007, conservation et gestion de l’ours brun en Slovénie » le ministère slovène de l’Ecologie constatait : « les cas de dommages causés par les ours, et le nombre de conflits avec les humains augmentent. La perception de l’espèce est donc en train de devenir négative. Ces dernières cinq années, plusieurs incidents sérieux ont été enregistrés concernant des attaques d’ours sur des personnes, suivies de graves blessures ». (2)
  • Sait-on en Espagne que malgré un soulèvement populaire sans précédent d’un bout à l’autre des Pyrénées françaises, le ministère de l’Ecologie a lancé en 2008 un « groupe national ours » pour étudier une nouvelle introduction d’ours slovènes en 2009 ?

En Espagne, l’accident prend une dimension nationale : le Ministère central de l’Environnement à Madrid a du organiser un rendez-vous d’urgence la semaine prochaine avec les autorités catalanes et aranaises. La presse se fait l’écho de vives critiques vis-à-vis du plan d’introduction d’ours slovènes de l’Etat Français, qualifié de « fracaso » (échec).

Ainsi Carlos Barrera, ancien syndic (président) du Conseil Général du Val d’Aran s’est exprimé après avoir rendu visite au chasseur malheureux, mais bien conscient d’avoir échappé au pire : « que se serait-il passé si au lieu d’un chasseur il s’était agi d’un cueilleur de champignon ou d’un randonneur ? Il faut localiser l’ourse puis la renvoyer en Slovénie. Une autre option serait de la lâcher ... sur les Champs Elysées à Paris ».

Francès Boya, député du parlement de Catalogne et nouveau Président du Conseil Général « rappelle que jusqu’alors les ours réintroduits par l’administration française avaient attaqué essentiellement des brebis et des animaux de ferme. Mais aujourd’hui, il y a un grand changement, et cette attaque doit conduire à reconsidérer la poursuite de ces réintroductions, et à retirer les spécimens qui sont en liberté ». Rappelons que le Val d’Aran avait en 2006, dans sa «Déclaration des Pyrénées», exprimé son opposition catégorique à la réintroduction de l’ours brun dans les Pyrénées. (3)

Quant à l’ADDIP, coordination pyrénéenne (2), sa motion « pour des Pyrénées Vivantes et Préservées » continue à recueillir des signatures dans tous les départements des Pyrénées.

Le Conseil Général du Val d’Aran ne compte pas en rester là. Il prépare une motion qui sera soumise mardi prochain à la population. Et dans laquelle il devrait demander des comptes, et des résultats, à l’Etat français. Une opération « Hvala » est tentée aujourd’hui, avec l’appui logistique de la Généralité de Catalogne (hélicoptère et forces humaines) pour tenter de localiser l’ourse et éventuellement de la capturer.

La France, « l’exception française », par sa surdité chronique a été le seul pays d’Europe à récidiver après une première introduction d’ours qui s’est révélée un échec humain, social et économique. Elle s’expose aujourd’hui, en même temps que l’augmentation du nombre d’ours franco-slovènes, à voir « la guerre de l’ours » française traverser la frontière aussi facilement et rapidement que Hvala et ses congénères.

Notes :

(1) La Coordination Pyrénéenne – ADDIP regroupe sur tout le versant français les associations, élus, syndicats agricoles et structures opposées au plan d’introduction d’ours slovène. Refusant l’ensauvagement programmé des territoires au moyen de l’ours et du loup, l’ADDIP défend des Pyrénées humaines, préservées et vivantes, pour « une biodiversité à visage humain ».

  • ASPAP 09 Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées
  • ADIP 31 Association pour le Développement de l’Identité des Pyrénées
  • ASPP 65 Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Pyrénéen
  • FTEM 64 Fédération Transpyrénéenne des Eleveurs de Montagne

(2) Voir, la traduction du document slovène, original en anglais, « The brown bear conservation and management in Slovenia (Long version) » dans le Bilan à mi-parcours de l’ADDIP à propos du plan-ours, page 31 : « « Les cas de dommages causés par les ours, et le nombre de conflits avec les humains augmentent. La perception de l’espèce est donc en train de devenir négative. Ces dernières cinq années, plusieurs incidents sérieux ont été enregistrés concernant des attaques d’ours sur des personnes, suivies de graves blessures ».

(3) Déclaracion de los Pirineos (version française)

Plus d’information sur les sites

Communiqué de presse de l’ADDIP, Association pour le Développement de l’Identité Pyrénéenne - Foix, France, le 25.10.2008

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Ours-Pyrénées : Un sondage IFOP valide le NON des montagnards pyrénéens


L'ADDIP l'avait annoncé, 2009 serait une année charnière dans notre double combat : faire cesser le plan ours d'une part, et faire entendre la nécessité pour les Pyrénées d'un vrai projet de développement durable dans toutes ses dimensions : environnementale, sociale et économique.

Le plan de restauration des plantigrades vient à terme en 2009. En 2009, tout est neuf, y compris au Secrétariat d'Etat à l'Ecologie, à la surprise générale. Et le successeur au poste de " NKM " ne va pas forcément s'empresser de relancer les importations d'ours, surtout dans le contexte de crise économique aigüe que traverse la France.

D'autant plus qu'après la rupture du Groupe National Ours le 18 décembre dernier, un sondage publié par la DIREN* fin décembre 2008 valide sans équivoque l'opposition des habitants des Pyrénées à de nouveaux lâchers d'ours : (analyse complète ci-jointe)

L'IFOP a posé en juillet 2008 aux français et aux habitants des Pyrénées la question ci-dessous, puis a comparé les réponses à celles obtenues lors d'un sondage similaire réalisé en 2003, avant l'importation des ours de 2006 : " Si la vingtaine d'ours présente actuellement dans les Pyrénées est insuffisante pour assurer la survie de l'espèce*, vous personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à l'introduction d'ours supplémentaires dans les Pyrénées ? ".

Entre la théorie et la pratique ... on est passé de " l'emblème symbolique de l'ours " à la réalité. Et l'image explose en vol : entre 2003 et 2008,
En zone montagne des 6 départements pyrénéens, le nombre d'habitants défavorables à de nouvelles introductions est passé de 41% à 60%, et même 71% en Ariège, département le plus confronté à la présence de l'ours.

Mais pour l'ensemble de la population des départements pyrénéens aussi, montagnards et non montagnards, agglomérations urbaines comprises, le oui est en chute libre, et le non grimpe en flèche : pour " Ariège, Haute Garonne et Hautes-Pyrénées ", le non passe de 22 à 45%. Même chose pour la " France entière " où on tombe de 72 à 58% de " oui ", et on monte de 25 à 41% de " non ".

Quelle déconfiture pour toutes les associations comme l'ADET, subventionnées lourdement par le programme Life sur le budget européen pour vendre l'image de l'ours ! Et quel encouragement à continuer à expliquer, même si cela est difficile et compliqué, la face cachée du plan ours, et les projets de développement réellement durables qui essaiment dans les Pyrénées : pastoralisme et écologie, productions de haute qualité environnementale, paysages et biodiversité protégés, héritage de générations de bergers des Pyrénées ...

Nous soumettons ces éléments à Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Ecologie, et lui demandons d'entendre la voix des Pyrénéens : elle justifie dès 2009 la fin du plan ours et des introductions.

* Diren : Direction Régionale de l'Environnement.
* Le vilain mensonge ! Au risque de nous répéter, l'espèce " ursus arctos " n'est pas en danger ... 250.000 ours bruns dans l'hémisphère nord ... population européenne en pleine croissance ... tout le monde (sauf la DIREN !) sait cela aujourd'hui.

L'ADDIP communique. Foix le 16 Janvier 2009

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Ours-Pyrénées - GNO/plan-ours : suite et fin.


L’ADDIP coordination pyrénéenne, communique. Foix, le 26 Juin 2009

L’ultime étape dans la course à la réconciliation que la secrétaire d’Etat à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait lancée en 2007 a trouvé son épilogue à Toulouse le 24 juin 2009 lors de la dernière réunion du Groupe National Ours. Sur l’air de « tout va très bien, Madame la Ministre » le Préfet de Région coordonnateur du plan-ours ne parvient pas à masquer l’ampleur du naufrage.

Un front de refus de l’Atlantique à la Méditerranée

Quelle recevabilité ont les propositions du GNO, issues d’un cartel de fonctionnaires et d’associations qui vivent des crédits de l’ours ? Parce que le plan-ours leur a été imposé sans concertation, les acteurs représentatifs du territoire pyrénéen ont refusé légitimement de collaborer au GNO, outil de sa mise en œuvre : d’abord les éleveurs, institutions pastorales, associations départementales, les 6 chambres d’agriculture du massif, puis les 3 conseils régionaux, 6 conseils généraux, l’Association Nationale des Elus de la Montagne, et désormais les fédérations de chasse …

Moins d’ours … moins d’attaques

Oui, le nombre de prédations a diminué en 2009. Simplement parce que le nombre d’ours diminue. 5 ours en 1995 + 8 lâchers + 22 naissances = … 8-15 ours sur tout le massif en 2008 ?! Ce n’est un secret pour personne, sauf pour Monsieur Bur, Préfet de région peut-être, la chasse à l’ours a repris dans les Pyrénées. Et le virage à 180° des représentants de la chasse, qui claquent la porte du GNO les uns après les autres, est à prendre très au sérieux …

Que faisiez-vous pendant le GNO ?

Nous n’avons pas de temps à perdre devant le grand spectacle du plan-ours. Pendant que le GNO palabrait sous les plafonds dorés de la Préfecture, aux frais du contribuable, la société pyrénéenne était au travail, comme tous les jours : les élus dans leur circonscription ; les chambres d’agriculture sur le terrain pour le développement des projets de productions durables ; les éleveurs aux foins ou auprès des troupeaux, les structures de développement touristique sur le front de la saison d’été …

La voie de la raison

Nous savons que ce sont justement ces Pyrénées vivantes qui sont appréciées en très haut lieu. Et nous entendons les propos rassurants qui depuis le sommet de l’Etat redescendent sur le terrain, plus crédibles que les supplications des quémandeurs de nouveaux plantigrades.

Moins de concertation locale, moins d’ours

« Que font donc nos voisins ? » demandait « NKM » : L’Italie a mis fin à son plan-ours, « il faut savoir raison garder». L’Autriche avait persévéré dans de nouveaux lâchers, elle ne compte plus d’ours du tout. En Espagne, le Sénat vient de voter une motion appelant la France à cesser les réintroductions, et à ne prendre concernant l’ours aucune décision qui ne serait approuvée par les élus locaux : Communautés Autonomes pour l’Espagne, Conseils Généraux pour la France. A bon entendeur …

Contact : M. Boniface 06.30.29.90.86

L’ADDIP, association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées, fédère les actions de l’ASPAP09, ADIP31, ASPP65 et FTEM64 à l’échelle du massif pyrénéen.

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