Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées

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Le milieu pastoral et les villages des l'Ariège cherchent à sauvegarder leur patrimoine culturel et autre. Ils souhaitent également peser dans les décisions qui les concernent tel que l'introduction d'ours. Pour cette raison ils ont créé une Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP) en rêvant peut-être un jour d'avoir une IPAP (Institution Patrimonale de l'Ariège-Pyrénées) sur l'exemple de l'IPHB.

Manifestation du Val d'Aran
Samedi 6 décembre 2008
Les Pastoralies 2008, 2009, 2010


Contacter l'ASPAP


L'ASPAP
fonctionne grâce à l'énergie et à l'enthousiasme de ses bénévoles. Un animateur à mi-temps met en oeuvre les différentes actions de l'association, gère le secrétariat administratif, assure le lien et la diffusion d'information auprès des adhérents, des partenaires de l'ASPAP et les médias.

Vous pouvez joindre l'ASPAP, nous soutenir, adhérer, aux coordonnées suivantes :

Boîte postale :
ASPAP

32 rue Général de Gaulle
09000 FOIX

Contact : Magali Boniface, animatrice
Tel : 06 30 29 90 86
Mail - Web

Les actualité de l'ASPAP :


La défense et l'assistance aux éleveurs et au patrimoine pastoral

Le suivi de l'ours et le répondeur de l'ASPAP

05 61 01 13 80
Ce répondeur n'est plus en service. D'autre actions sont menées dans la discrétion.

 

Battue d'effarouchement à Saint-Lary en Ariège

Enjeux et conséquences


 
 

Accueil du Monde des Pyrénées
ADDIP-Coordination pyrénéenne

 

Les anti-ours de l'Ariège vont-ils changer ?


Dans un article paru dans La Dépêche du Midi du 10 février 2006, Nicolas Hubert relate la création de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP) le 12 janvier dernier en présence de 400 " invité " selon son expression.
Le 7 février une délégation de l'association a été reçue à la préfecture de l'Ariège.

Selon son Président, Philippe Lacube, " Le collectif veut montrer un nouveau visage de la lutte anti-ours que celui caricatural du vieux berger pyrénéen avec son béret et son air peu affable. L'idée est de devenir une association représentative en fédérant toutes les approches du mouvement."

Voilà une idée qui semble être entendue en Ariège. Après un mois d'existence, l'association annonce déjà 200 adhésions. Par ailleurs, le Conseil Général de l'Ariège majoritairement contre l'introduction d'ours a adopté une motion qui va dans le même sens en demandant " solennellement à l'État de ne pas provoquer délibérément le départ des hommes et donc la disparition de l'économie de montagne ".

Réflexion ou manifestation ?
Philippe Lacube explique : " L'ours cause davantage de dommages que de bienfaits. Ses partisans parlent de sauvegarde de la biodiversité : c'est faux. Une étude de l'INRA démontre l'échec d'une expérience menée dans un massif des Alpes, où vaches et brebis avaient été retirées soit disant pour favoriser la biodiversité. En dix ans, cette biodiversité végétale et animale a reculé. Et on parle de faire revenir les brebis ! De même, en matière de tourisme, la vision folklorique parisienne n'a rien à voir avec la réalité pyrénéenne. À l'image de ces parents d'élèves qui, près d'Aston, ne souhaitaient plus voir leurs enfants coucher sous la tente lors de classes vertes… ".

Sans renier le fond de leur engagement, l'association souhaite changer de forme en privilégiant la réflexion plutôt que les manifestations. Elle se dit prête à débattre avec l'État, créer un site Internet, etc.
Pour résumer, le Président nous dit : " Nous prônons la réflexion plus que la manifestation ", Voilà un aspect nouveau des relations…. Qui n'empêche pas une manifestation de temps en temps….

NB : Une manifestation assez violente a eu lieu le 1er avril 2006 à Arbas

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Communiqué de l'ASPAP du 5 mai 2006


Nous apprécions que la ministre ait décidé de suspendre les captures et les lâchers.
Cependant, nous regrettons profondément qu'elle n'ait pas attendu, pour les 2 récents lâchers, certaines décisions importantes (délibération du conseil général des Hautes-Pyrénées du 19 mai, délibération du conseil d'état prévue le 12 mai, avancée au 6 mai).

La forte mobilisation sur le terrain a fait fléchir et réfléchir la ministre.
Les manifestations prévues à Luchon demain et à Bagnères de Bigorre le 13 mai confirmeront que nous sommes très nombreux à rejeter ce plan.

La ministre a du mal à supporter que des populations puissent s'opposer à son plan. Elle utilise donc les techniques du passage en force. Mais sans réelle consultation au plus près des populations concernées, il n'y aura jamais d'acceptation sociale pour un projet d'une telle envergure.

Nous regrettons profondément que certains actes désolants soient mis en place en ce moment vis à vis des ours : il est absolument regrettable d'en arriver là, l'ours n'y est absolument pour rien, nous réaffirmons que nous respectons profondément cet animal et que c'est contre ce plan de réintroduction que nous nous battons.

Mais cela fait bien longtemps que nous prévenons les pouvoirs publics qu'à force de pousser les populations à bout, ils allaient récolter leur rejet et leur colère.

La ministre se préoccupe donc de la sécurité de ses ours :nous aurions aimé qu'elle se préoccupe davantage de la sécurité et du mode de vie des personnes.

Le 5 mai 2006

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Y aurait-il deux catégories de pyrénéens ?


L’ASPAP, par la voix d'Yves Rauzy, tient à réagir au sujet de la capture de l’ourse « Sarousse ».


Les montagnards comprennent très bien la peur des éleveurs et des populations qui ont eu à subir la présence du plantigrade dans le secteur du Bas Couserans.
Ils comprennent aussi les préoccupations des élus locaux face aux responsabilités qui sont les leurs dans cette affaire.
Nous expliquons depuis longtemps que cette réintroduction est une grossière erreur à bien des égards.
Comment peut-on vouloir sauver une population de plantigrades par l’introduction d’ours slovènes au comportement et aux habitudes bien différentes de ceux qui ont autrefois peuplé les montagnes des Pyrénées ?

Le comportement de « Balou » en juin et de « Sarousse » aujourd’hui illustre bien cette idée. L’un et l’autre ont préféré parcourir les zones de la basse Ariège et du pourtour Toulousain qui correspondent mieux à leur milieu d'origine que la zone de montagne pyrénéenne.

Quant à « Franska », son vagabondage carnassier autour de Lourdes confirme encore que ces ours-là sont loin d'être les gentils nounours sauvages et farouches qu'on ne devait jamais rencontrer.

Comment ne pas évoquer la non-adaptabilité au relief accidenté de «Palouma» qui a fait une chute mortelle cet été dans une des vallées des Hautes Pyrénées.

L'Etat refuse de regarder la réalité en face et persiste dans une démarche coûteuse et approximative, tout en affirmant d’un autre côté vouloir réduire les déficits financiers que connaît notre pays ?


L’ourse « Saroussse » vient d’être relâchée en montagne …
Y aurait-il deux catégories de Pyrénéens ?

Pourquoi la population montagnarde devrait-elle plus que d’autres supporter cette présence ?
Ne court-on pas les mêmes risques dans la montagne par rapport au piémont ? Les impacts par rapport aux activités pastorales et agricoles n’ont-ils pas la même portée qu’ailleurs ?

Comment pouvons-nous comprendre et accepter que les ours, errant là où les « spécialistes » ne les attendaient pas, soient suivis nuit et jour, que leurs moindres mouvements soient notés alors que les populations sont souvent informées des déplacements à postériori ?

Sommes-nous dans notre département et notre pays dans une situation financière qui permette d’engager de tels moyens financiers ?
Quel est le coût global des équipes qui suivent aujourd’hui les plantigrades, entre les équipes chargées du suivi, les brigades de gendarmerie, la protection civile, les équipes de l’ONC et l’ONF ?
Que représentent les journées de survol par avion ou hélicoptère organisées afin de localiser les ours ou les capturer afin de les relâcher ailleurs ?
N’y aurait-il pas mieux à faire, n’a-t-on pas dans nos zones pyrénéennes d’autres besoins pour nos populations comme le maintien de leurs activités ?

Dans le cas tout à fait réaliste d'une mauvaise rencontre, il faudra que chacun prenne ses responsabilités.

Nous maintenons notre engagement pour des Pyrénées vivantes et tranquilles : pour cela, nous appelons à nous rejoindre tous ceux et celles qui ne s’étaient pas à ce jour mobilisés, tous ceux qui, du fait du déplacement des plantigrades prés de chez eux, prennent conscience de cette problématique.


Communiqué de l'ASPAP du 8 novembre 2006

Contact de l'ASPAP :
T él : 06 84 42 41 18
Mail

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L'ASPAP contre l'ensauvagement des montagnes


En ce long week-end où tout le monde pastoral et agricole et de très nombreux visiteurs convergent vers la Grande Foire de Tarascon, la joyeuse animation autour de cet évènement ne peut faire oublier les menaces qui pèsent sur l'avenir du pastoralisme. Partout où l'état a imposé le retour des grands prédateurs, la catastrophe est là, imminente :

1- La population d'ours augmente, avec 2 nouvelles naissances.
2- Les loups poursuivent leur avancée dans les Pyrénées, leur progression depuis les Alpes est fulgurante, la France interdisant de réguler leur prolifération.
3- Le pouvoir des milieux écologistes qui prônent la suprématie des prédateurs sur les activités humaines n'a jamais été aussi puissant.

Refusant l'ensauvagement des massifs qu'entraînera inévitablement le développement incontrôlé des populations d'ours, mais aussi de lynx et de loup, les partenaires des différents massifs montagnards français ont décidé de travailler ensemble, au sein de l'Association Européenne pour la Défense du Pastoralisme contre les Prédateurs qui siège à la Commission Permanente de la Convention de Berne.

Parce que l'élevage extensif et le pastoralisme doivent rester la base de l'avenir de nos montagnes, l'ASPAP continue de rassembler en une grande force apolitique et asyndicale unique en Ariège tous ceux qui défendent ce modèle de développement durable, basé sur des formes d'élevage respectueuses de la biodiversité et des besoins des consommateurs.

L'avenir du pastoralisme pyrénéen se joue aujourd'hui. C'est aujourd'hui qu'il faut agir, ensemble. Pour que nos enfants et nos petits-enfants puissent venir, à leur tour, à la Grande Foire de Tarascon.

Sur notre stand, lundi 7 et mardi 8 mai, chacun pourra comprendre pourquoi la cohabitation homme/prédateur, telle que pensée par le ministère de l'environnement n'est pas viable dans les faits. Et comprendre pourquoi l'urgence de la situation impose des décisions politiques locales, nationales et européennes, afin que nos montagnes retrouvent l'indispensable équilibre entre respect de la nature et respect du droit des hommes qui ont façonné des Pyrénées vivantes, remarquables de biodiversité, entretenues, accueillantes pour tous les usagers de la montagne, support d'activité et d'emploi.

Communiqué de l'ASPAP, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées du 6 Mai 2007

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L'ASPAP et l'écovolontariat de FERUS


Au parachutage d'écobénévoles choisi par Férus , l'ASPAP a choisi de laisser les hommes et les femmes des Pyrénées parler, raconter à tous, résidents permanents ou de passage, notre vie dans ces montagnes, et toute cette peine que la présence de l'ours nous oblige à supporter. Et du village à l'estive, expliquer que l'ours n'est pas une espèce menacée. Que l'importation d'ours n'a aucune justification écologique. Que la cohabitation ours/troupeaux est impossible, 10 ans d'immenses efforts d'adaptation l'ont prouvé. Que la vraie écologie se vit et se fait ici chaque jour, sur ces estives, par des éleveurs qui ont choisi des modes de productions durables, respectueux de l'environnement et du consommateur, sans pesticides, sans ogm, sans gaspillage d'eau, sans pollution de l'air ou du sol.

Et le message passe. Les regards s'élèvent vers l'estive et les crêtes et chacun comprend que ce paysage magnifique des Pyrénées est l'oeuvre du travail des hommes tout autant que celui de la nature. Que la biodiversité que certains veulent nous apprendre à gérer depuis Paris ou Toulouse, est ici préservée et remarquable. Que c'est le pastoralisme et lui seul qui entretient cet espace ouvert et praticable pour tous les usagers de la montagne, promeneurs, chasseurs, pêcheurs, randonneurs. Après une poignée de main, chacun reprendra son chemin. Et celui qui doit quitter ces montagnes après les avoir ainsi rencontrées, portera, nous en sommes certains, la seule voix d'avenir, la parole des Pyrénées.

Communiqué du 19 juin 2007

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Communiqué de l'ASPAP du 3 juillet 2007


Foix, le 3 Juillet 2007. L'ASPAP, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées, communique :

Par leurs propos publiés récemment dans le Journal du Dimanche et la Dépêche du Midi, les responsables de l'Adet* attaquent en termes injurieux les éleveurs Pyrénéens, déjà éprouvés par de très nombreuses attaques d'ours cette année, avant même la montée à l'estive. De quel droit, Messieurs, au nom de quelles (in)compétences osez-vous juger la qualité du travail des éleveurs, et prétendez-vous leur apprendre leur métier, issu d'un savoir-faire et de traditions séculaires ? Vous-mêmes, que faites-vous pour préserver et entretenir l'espace montagnard ? Une provocation inacceptable, de la part d'une association qui a imposé à notre massif des choix catastrophiques pour son avenir, et dont les Pyrénéens ne veulent pas.

Car la réalité urnes a parlé, contredisant les sondages virtuels de l'ADET : par-delà les clivages politiques, tous les députés élus dans les Pyrénées sont des hommes et femmes qui ont clairement affirmé leur opposition aux introductions d'ours, et leur volonté de maintenir un pastoralisme vivant, support de biodiversité et d'emploi, garant d'espaces ouverts et accueillants pour tous les usagers de la montagne.

C'est ce modèle de développement durable que nous voulons défendre au Grenelle de l'Environnement. Les associations Pyrénéennes de sauvegarde du patrimoine pastoral, naturel et culturel, dont l'ASPAP, y travaillent activement, en concertation avec les conseils généraux et les chambres d'agriculture de toute la chaîne, sous l'égide de l'ADDIP**. Un travail de fond moins spectaculaire que nos actions de 2006, mais tout aussi essentiel et porteur d'avenir.

Citoyens, représentants et élus à tous les niveaux de responsabilité de notre pays doivent se poser la question de la légitimité de ces associations qui se revendiquent comme « écologistes » et font souvent preuve, on le voit aujourd'hui, d'une stupéfiante méconnaissance des équilibres naturels et agricoles des Pyrénées.

  • Ils doivent vaincre l'opacité financière de certaines d'entre elles. Notamment l'Association pour la Cohabitation Pastorale, très critique envers l'ASPAP, qui reçoit 204.000 € par an pour placer cinquante chiens patous chez une vingtaine d'adhérents/éleveurs dont certains sont salariés … de la même ACP.
  • Ils doivent s'attaquer à cette citadelle imprenable qu'est l'administration de l'écologie, dont le ministre Christian Estrosi*** dénonçait « l'anormale proximité entre le ministère de l'Environnement et les milieux écologistes dont elle est en partie issue ».
  • Ils doivent arriver à ce que soit garantie la sécurité des personnes et des biens : est-t-il normal que l'attaque mortelle d'une randonneuse en Roumanie soit passée inaperçue ? En cas de drame en Pyrénées, qui serait responsable ? Les populations sont-elles suffisamment informées ?

L'avenir de nos territoires passe avant tout par les perspectives concrètes que nous saurons proposer. Gérard Onesta, vice-président « vert » du parlement européen, citait en exemple les Monts Cantabriques, en Espagne. Cette région a fait le choix de la séparation claire des zones où vivent les hommes, de celles où l'ours est présent. Au bénéfice de tous. C'est précisément dans cette direction que travaille actuellement l'ASPAP, pour qui le cantonnement est la seule alternative pour empêcher les ours d'errer de l'Atlantique à la Méditerranée et de Bayonne à Toulouse, ce que les Pyrénéens n'accepteront jamais.

Nous demandons qu'une étude scientifique pluridisciplinaire soit réalisée sur ce thème, et propose une solution adaptable aux Pyrénées.

 

* ADET : Association qui défend l'introduction d'ours slovènes dans les Pyrénées.
** ADDIP : Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées
*** commission d'enquête parlementaire [Ndr : Roselyne Bachelot est elle même trés critique dans un ouvrage sorti fin 2006 dont nous reproduisons des extraits.]
**** Subvention unique à l'ASPAP du conseil général de l'Ariège : 20.000 € en 2006, pour 1.000 adhérents.

Contact mail : ASPAP
Contact presse : 06 30 29 90 86.

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Massacre en Haute-Ariège : Attaque meurtrière d'un ours dans la vallée d'Orlu, 94 ovins morts - Communiqué du 9 juillet 2007


Les brebis gardées par un berger étaient à la couche au Col de Terrers, à 2400 m d'altitude, dans la vallée d'Orlu. Les 4 chiens patous présents dans le troupeau n'ont pu empêcher l'ours d'attaquer, de tuer un agneau et de faire dérocher 93 brebis. La colère et le désespoir sont grands chez ces jeunes éleveurs qui, malgré la mise en oeuvre des moyens de protection préconisés par l'Etat, n'ont pu empêcher ce drame. Des attaques répétées d'ours ont eu lieu dans ce secteur depuis le début de la saison d'estive, et notamment ces derniers jours. Il faudra donc examiner précisément quels moyens l'Etat a mis en oeuvre pour éviter un accident et tirer les conséquences de cet échec. Les éleveurs ont dû procéder à l'examen des 94 cadavres, avec les agents de la mission "ours", accompagnés des gendarmes et d'agents de la Direction de l'Agriculture. Tous étaient généreusement véhiculés en hélicoptère, tandis que les éleveurs et leurs collègues venus les soutenir rejoignaient l'estive par une ascension de 1.000m de dénivelé.

L'ASPAP soutient et soutiendra ces éleveurs et toutes les autres victimes des ours pour contraindre l'Etat à reconnaitre l'ineptie de ce programme et à organiser le cantonnement des ours dans une réserve.

Le meilleur garant de la biodiversité des Pyrénées, l'unique moyen de préservation et d'entretien des montagnes est le pastoralisme. Combien de temps les éleveurs pourront-ils tenir dans ces conditions ?

Quelles garanties l'Etat apporte-t'il pour que, demain, le même accident ne se reproduise pas sur le même troupeau ?

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Justice - 8 octobre de la solidarité à Toulouse


Le 8 Octobre prochain, à Toulouse, 10 manifestants d'Arbas seront entendus à la cour d'appel de Toulouse suite au pourvoi en appel du maire d'Arbas. Cela aurait pu être n'importe lequel d'entre nous, et les propos de la ministre après la mort de Franska laissent présager de nouvelles poursuites arbitraires à la moindre occasion.

Rappelons qu'en septembre 2006, le tribunal pénal a prononcé à leur encontre des peines sévères en regard des faits reprochés, et les a condamnés à verser 4.300 EURO sur les 60.000 EURO que demandait la Mairie d'Arbas.

Une somme qui ne satisfait pas l'appétit au gain de François Archangéli, maire d'Arbas et Président de l'Adet. Lui qui n'est pas à une contradiction près, après avoir déclaré dès le soir de la première audience vouloir enterrer la hache de guerre, courait chez son avocat dès le lendemain pour lancer une nouvelle procédure d'appel.

Venons nombreux les soutenir. Affichons notre solidarité, exprimons notre profond désaccord avec ces méthodes ! Réaffirmons notre refus justifié et déterminé de voir la montagne abandonnée au seul bénéfice d'ours importés qui n'apportent rien à la biodiversité et mettent en péril l'équilibre écologique, social, économique et culturel que des générations d'hommes et de troupeaux ont bâti, et qui a ouvert les Pyrénées à tous les usagers de la montagne d'aujourd'hui.

Nous étions des centaines aux portes du tribunal de Saint Gaudens en septembre 2006. Le 8 Octobre prochain des cars seront organisés au départ de tous les départements des Pyrénées pour exprimer, plus que jamais, notre unité et notre solidarité. Les inscriptions se font auprès de votre association locale.

Rendez-vous le lundi 8 Octobre entre 13 et 14 heures devant la Cour d'Appel de Toulouse - 10 place du Salin, Toulouse.

Merci de votre présence, et de votre soutien.

Communiqué de presse du CPNT du 20 septembre 2007

DEFENSE DU PASTORALISME: CPNT APPELLE A MANIFESTER A TOULOUSE LE 8 OCTOBRE

Au nom de la défense du pastoralisme et de la revendication d'une vraie politique de développement de la montagne par opposition à l'écologie paillettes et gadget symbolisée par les lâchers d'ours, CPNT son soutien et annonce sa participation à la Manifestation de soutien aux éleveurs et bergers s'opposant aux réintroductions d'ours dont un certain nombre passent en jugement pour leur action "anti lâchers d'ours" le :

Lundi 8 octobre 2007 à 14H00 à TOULOUSE
Devant la Cour d’appel (Palais de Justice – Place du Salin)

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Ours - Pyrénées - Justice : La journée de solidarité du 8 octobre reportée.


L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées communique :

Le 8 Octobre prochain, à Toulouse, 10 manifestants d'Arbas devaient être entendus par la cour d'appel de Toulouse suite au pourvoi en appel du maire d'Arbas en septembre 2006.

Au moment où nous écrivons ces lignes, bien qu'ils aient disposé de plus d'un an pour le faire, les avocats de la commune d'Arbas n'ont toujours pas adressé aux deux avocats des 10 prévenus l'ensemble des éléments de leur pourvoi, contrairement à ce qu'impose la procédure d'appel.

Cette grave carence, volontaire ou involontaire, place les deux avocats des 10 prévenus dans l'impossibilité d'organiser leur défense avant l'audience initialement prévue dans 5 jours.

Devant cette situation, ils n'ont d'autre choix que de solliciter un report d'audience auprès de la Cour d'Appel de Toulouse.

L'ASPAP tient à remercier tous ceux qui, de tous les départements pyrénéens, et au-delà, ont déjà manifesté leur solidarité envers les manifestants arbitrairement traduits en justice, et déjà condamnés en 2006, rappelons- le, à des peines sévères en regard des faits reprochés.

Nous remercions également les centaines d'adhérents qui ont déjà renouvelé leur soutien à l'ASPAP en 2007, et rappelons notre adresse postale à ceux, nombreux, qui nous la demandent pour nous rejoindre : ASPAP, 32 rue du Général de Gaulle - 09000 FOIX (cotisation 10 EURO).

Ensemble, nous restons mobilisés en prévision de l'audience

qui devrait se tenir à la fin de cette année.

Nous vous en communiquerons la date par voie de presse et sur notre site internet renouvelé et mis en ligne cette semaine ... la cabane de l'Aspap, à l'adresse : www.aspap.info

Merci de votre soutien, et à bientôt.

Contact ASPAP : magali boniface, au 06 30 29 90 86
Foix, le 3 octobre 2007

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Justice - 22 octobre de la solidarité à Toulouse


L'ASPAP, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées communique :

Initialement prévue le 8 octobre, l'audience des 10 ariégeois poursuivis en justice pour avoir manifesté en avril 2006 à Arbas se déroulera le lundi 22 octobre à 14 heures à la Cour d'Appel de Toulouse.

François Archangéli réclame aujourd'hui 40.000 euros. La hauteur des exigences financières du maire d'Arbas, également président de l'ADET - outil de promotion et d'importation des ours slovènes - ne laisse aucun doute sur sa volonté, au-delà d'aggraver les peines individuelles, d'atteindre l'ASPAP qui n'a jamais caché son soutien aux ariégeois traduits en justice.

S'en prendre à l'ASPAP, c'est attenter à la liberté d'expression que les Pyrénéens, longtemps privés de parole, ont chèrement gagnée. Des Pyrénéens qui dénoncent la casse de l'outil de travail de milliers d'éleveurs, les coûts exorbitants de ces programmes, les dangers d'ours peu farouches pour les populations, l'ensauvagement programmé des estives. Et qui dérangent.

Nous appelons à une grande manifestation de solidarité :

le lundi 22 octobre 2007, à 14 heures

devant la cour d'appel de Toulouse, 10 place du Salin.

Des cars sont organisés au départ de tous les départements pyrénéens. Les inscriptions se font auprès de votre association locale : ADIP31, ASPP65, FTEM64, et ASPAP pour l'Ariège :

  • Départ Ax / Foix : Claude Carrière, au 06.84.35.79.64
  • Départ St Girons : Véronique Estrémé, au 06.76.88.29.67


Devant les menaces qui pèsent sur l'avenir des Pyrénées, et sur notre droit même à nous exprimer, nous appelons tous ceux, citoyens et élus, résidents et vacanciers, éleveurs, professionnels du tourisme, randonneurs, chasseurs, pêcheurs, amoureux de nature et d'espace à exprimer à Toulouse notre refus commun de ces Pyrénées dont nous ne voulons pas :

des milliers de kilomètres de clôture électrique, des centaines de chiens patous près des sentiers puis 8 mois sur 12 dans les villages, des troupeaux affolés, des restrictions de circuler ou de chasser jusqu'au fond des vallées comme les sous-entend le Préfet de l'Ariège, des ours qui ont tous les droits, toutes les libertés.

Tout ce gâchis au nom d'un emblème importé qui fera reculer la biodiversité des Pyrénées, les éleveurs l'ont compris les premiers.

Par leur immense connaissance de la montagne, ne sont-ils pas la véritable "sentinelle des Pyrénées" ?

Contact ASPAP : Magali Boniface, au 06 30 29 90 86
Foix, le 9 octobre 2007

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L'Aspap communique - 22 octobre 2007 - Compte rendu - Cour d'appel de Toulouse


Le jugement est mis en délibéré jusqu'au 26 novembree 2007
La solidarité comme antidote à l'avidité financière du Maire-d'-Arbas-Président-de-l'-Adet.

Les platanes de la place du salin, devant la cour d'appel de Toulouse ont résonné des applaudissements des opposants au plan ours venus encourager les 10 d'entre eux poursuivis en appel par la mairie d'Arbas pour avoir manifesté dans leur commune en avril 2006. La commune persévère dans ses demandes de réparation, 37.900 €, que les juges avaient ramenés à 4.900 € en première instance.

Souriants, responsables et solidaires, les 10 ariégeois avaient glissé, on ne sait jamais, un petit paquet de sel dans leur poche gauche, "pour éloigner le mauvais sort" comme on le fait dans nos vallées. Sur le parvis du tribunal, sympathisants et responsables ont pris la parole pour raconter leur refus de voir les Pyrénées devenir un sanctuaire dédié aux ours et aux loups, dont les hommes seraient exclus. Philippe Lacube, de l'Aspap, a rappelé comment le milieu pastoral est l'acteur principal de la protection de l'environnement et du développement de la biodiversité dans les Pyrénées.

Charles Acap, trésorier d'un Groupement Pastoral qui a subi 9 attaques cet été, sur troupeaux gardés, a expliqué comment son association, gestionnaire d'une estive, finance l'amélioration du milieu et du bâti en montagne (sources, cabanes ...) par les cotisations des éleveurs et les emprunts. Et comment tout ce travail est remis en cause par la présence de l'ours, qui déprécie tellement son estive que personne ne voudra y monter, menant le groupement à la faillite et privant d'avenir le secteur délaissé. Se sont ensuite exprimés chasseurs, bergers, jeunes et anciens comme Norbert Cazanave, 76 ans, qui ne comprend pas que Paris impose des ours aux Pyrénées, sans s'en garder ... pour l'Elysée.

De nombreux élus ariégeois sont venus apporter leur soutien, et rappeler comment depuis le niveau local jusqu'à l'association nationale des élus de montagne, ils le mettent activement en oeuvre. Citons Augustin Bonrepaux, président du conseil général, Frédérique Massat et Henri Nayrou, députés, et Robert Zonch notamment, confronté à l'arrivée de l'ourse Hvala et ses 2 oursons sur le Castillonnais.

Pendant ce temps, à l'audience, notre avocate démontait une à une les attaques de la mairie d'Arbas, et démontrait comment le premier jugement, déjà sévère, correspondait mieux à la réalité des dommages. La voracité financière de François Archangéli, Président de l'Adet, outil-business très lucratif du "pays de l'ours" qui n'a pas d'ours, arrogance suprême, donne une raison de plus ne jamais abandonner les Pyrénées aux promoteurs de "l'écologie de marché", par tous les moyens, sur tous les terrains.

Le jugement est en délibéré jusqu'au 26 Novembre prochain. En fin de journée, de bonnes nouvelles devaient arriver d'Auch, où nos représentants participaient à la consultation régionale du Grenelle de l'Environnement. Ils nous rapportaient à la fois une écoute attentive à nos propositions pour une biodiversité à visage humain, et les applaudissements de l'assemblée à destination des 10 ariégeois lorsque nos représentants ont évoqué notre cause, et leur sort.

La présence importante des médias à nos deux rendez-vous démontre elle aussi que notre combat interpelle. Et qu'Arbas, même si nous en payons le prix fort, était nécessaire pour que l'on nous entende d'abord, puis qu'on nous écoute. Comme les juges à l'intérieur du tribunal, le grand public se pose des questions : mais comment ces travailleurs de la montagne en sont venus à jeter du sang de brebis sur une mairie ? Comment les Pyrénéens, qui ne manifestent jamais, se retrouvent t'ils 5.000 à Bagnères-de-Bigorre ? Des français qui luttent avec autant d'acharnement pour protéger leur emploi, leur cadre de vie, le patrimoine de plusieurs générations avant et après eux, cela n'est pas si courant.

C'est sous les huées des manifestants que François Archangéli est sorti de l'audience, une réponse claire à ses utopies de " nouveau dialogue "… accompagnées d'assignation en justice et d'appel à de nouvelles introductions à Arbas. L'harrmonica rassembla alors autour des prévenus fatigués, mais heureux d'en avoir terminé, nos voix pour un vibrant " Montagnes Pyrénées " dont les couplets chantent l'histoire d'amour millénaire entre l'homme et la montagne, …et dont le refrain clame " halte là ! Les montagnards sont là ".

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Evaluation du plan ours : une mission d'inspection sous secret défense.


Dans le cadre des mesures préconisées par la secrétaire d'Etat à l'Ecologie lors de sa venue à Toulouse le 26 juillet dernier, quatre inspecteurs parisiens s'apprêtent à descendre cette semaine dans les Pyrénées pour rencontrer divers interlocuteurs dont des éleveurs victimes de prédations d'ours.

Cette brigade participe à la mission d'inspection générale qui s'inscrit dans l'évaluation à mi-parcours du Plan ours. Les institutions et représentants du pastoralisme, dont l'Aspap, ont demandé légitimement à connaître le contenu et les modalités de ces entretiens en Ariège. Voici la réponse de l'Etat :

  • La liste des personnes interrogées, établie unilatéralement par les services de l'Etat, ne sera diffusée qu'après le dernier entretien.
  • Le choix des éleveurs constitue un " échantillon élaboré dans le souci de la diversité des situations et des opinions au regard du programme ours".
  • Aucun questionnaire commun de support d'entretien n'a été préparé par les inspecteurs.
  • Les entretiens auront lieu au domicile des éleveurs, qui ont été prévenus par téléphone de l'heure et de la date d'arrivée de la brigade d'inspecteurs.

L'ASPAP ne peut que s'inquiéter des zones d'ombre de cette mission, en totale contradiction avec la volonté de transparence revendiquée par la nouvelle ministre, qui reprend à son compte les méthodes d'opacité ses prédécesseurs après les avoir vivement critiquées en juillet.

L'Etat choisissant lui-même les interlocuteurs, pour évaluer l'impact et les conditions de mise en œuvre de SON plan-ours , voilà une vision toute particulière de la démocratie, de la rigueur et de l'impartialité !

L'Aspap s'inquiète également de savoir de quelle manière les propos des uns et des autres (questions et réponses) seront fiablement retranscrits (entretiens enregistrés, possibilité de se faire accompagner de témoins, etc…) car ces méthodes de travail peu rigoureuses (imprécises ?), permettent toutes les interprétations : il suffit de sortir une phrase de son contexte pour faire dire ce que l'on veut.

L'ASPAP invite l'ensemble des éleveurs et des personnes qui auraient été contactés par la brigade d'inspecteurs à une réunion d'information ce LUNDI 7 JANVIER 2008 à 21h00, à la Chambre d'Agriculture de Foix. Cette rencontre sera l'occasion de mettre en commun l'ensemble des informations que nous avons pu collecter sur cette mission et sur ses enjeux. L'Etat ne cherche t'il pas à cautionner 2 nouvelles introductions comme le demande l'Adet ?

Cela suffit ! Rappelons qu'en Ariège, dès le printemps pas une semaine ne passe sans que plusieurs attaques avérées de l'ours n'aient lieu sur des ruches, des brebis, des veaux, des vaches, des poulains, des chevaux. Un compte-rendu complet des dommages d'ours en 2007 est en ligne sur le site de l'Aspap.

Les témoignages de toutes les personnes confrontées à la présence de l'ours peuvent être déposés à notre adresse mail : aspap.contact@gmail.com, par téléphone au 06.30.29.90.86 ou par courrier : ASPAP Chambre d'agriculture 32 rue Gal de Gaulle 09000 FOIX

Source : Communiqué de l 'ASPAP du 6 Janvier 2008

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La solidarité pyrénéenne et au-delà !


Suite à la condamnation de 10 éleveurs qui ont participé à une manifestation à Arbas en avril 2006, une grande souscription a été lancée pour payer 20 000 euros de frais d’avocat, justice et dommages et intérêts. Le 29 janvier, il avait été récolté 12 000 Euros. A l’issue de l’assemblée g énérale de l’ASPAP à Serre sur Arget près de Foix (09), il était comptabilisé plus 16 000 euros.

Le Président de l'ADDIP, Philippe Lacube, déclarait : "Nous espérons bien dépasser les 20 000 euros d'ici le mois de mars car au printemps d'autres actions doivent être menées". Et il précisait : "la solidarité pyrénéenne a été très forte car ce sont tous les Pyrénéens qui ont été condamnés au travers de 10 personnes tirées au sort." Dans les Hautes-Pyrénées, les dons sont arrivés des tous les villages et toutes les vallées. Par exemple, les jeunes agriculteurs du canton de Luz ont cassé la tirelire des bénéfices de leur fête pour verser 500 euros. Près de 700 Euros de petits chèques sont arrivés spontanément au siège de l’ASPP 65 et d’autres directement à l’ASPAP. Et il n’y avait pas que des agriculteurs pour donner. Il y a aussi des anonymes, des randonneurs, des touristes qui « croient que les montagnards défendent une cause juste. » Des dons viennent de toute la France mais aussi de l’étranger grâce aux informations par Internet notamment de Lourdes-Infos.

Voilà un procès qui n’aura fait que renforcer les liens du Pays Basque à la Catalogne. « Arcangéli (NDLR : Maire d’Arbas) qui croyait casser nos associations par l’argent a perdu » nous disait un dirigeant de l’ASPAP. « Maintenant il va peut-être falloir s’intéresser à la manière dont il dépense l’argent public dans son association ADET-Pays de l’ours. »

Auteur : Louis Dollo
Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne dimanche 3 février 2008-10h45

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L’ASPAP sonne la mobilisation pour 2008


Près de trois cents adhérents et sympathisants ont assisté vendredi soir à l’assemblée générale de l’association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées (ASPAP) présidée par Philippe Lacube, Claude Carrière, Alban Sentenac et Olivier Ralu.

Rappelons que si la moitié des adhérents de cette association qui milite contre la réintroduction de l’ours dans le massif pyrénéen est constituée d’éleveurs, l’autre moitié est composée par des usagers de la montagne.

Le président, Philippe Lacube après avoir entonné avec la salle «Ariejo moun Païs» a précisé en guise d’introduction que 2008 serait une année charnière avec l’évaluation du plan ours.

«2008 sera l’année de la mobilisation… notre association fédère un mouvement qui dépasse le cadre agricole, notre démarche est non-politique, non-syndicale, il s’agit d’une bataille médiatique, nous nous battons contre l’introduction des grands prédateurs dans nos montagnes.

En 2006, trois ours ont été lâchés dans les Pyrénées et grâce à notre mobilisation nous avons évité quelques réintroductions supplémentaires (exactement 2x5) encouragées par l’ADET mais attention le plan ours est toujours valide, actuellement deux inspecteurs réalisent une mission qui s’inscrit dans l’évaluation à mi-parcours de plan… nous avons une épée de Damoclès au-dessus de la tête»

Hélène Huez, membre de la fédération pastorale a ensuite pris la parole pour faire le bilan des prédations, en notant que «le département de l’Ariège est celui de la chaîne Pyrénéenne qui a souffert le plus de la présence de l’ours.

Contrairement à la fédération pastorale, l’ASPAP (malgré sa demande) n’est pas représentée quand la commission dommage se réunit chaque automne à la préfecture et fait le bilan des attaques de l’ours … et nous ne pouvons que le déplorer …/…/…cette année l’ours a agi en haute montagne mais également dans les vallée… à Goulier il est même entré dans une bergerie !»

Pour Hélène Duez «c’est le flou total, si en 2006, le suivi affichait un nombre de 15 à 17 ours présents dans le département, cette année il n’y en aurait plus que cinq pour 79 constats d’avril à octobre et 136 dossiers ouverts.
348 dommages recensés et 6 non imputables, au total 58 000€ d’indemnisation … sans compter les effets induits et les manquants qui eux ne sont pas comptabilisés»

Le cas de l’ourse Hvala à St-Lary en Couserans a été évoqué par Gérard Dubuc, maire de cette petite commune et Charles Acap, trésorier du groupement pastoral du Barestet.

L’élevage ovin fait partie des traditions ancestrales, si bien que la commune compte aujourd’hui trois groupements pastoraux (10 éleveurs actifs qui en font leur métier, 4000 moutons, 300 bovins et 100 équins) faisant de ce pôle la première activité locale devant le tourisme… «mais jusqu’à quand» s’inquiète le maire.

«Pastoralisme et tourisme sont touchés de plein fouet par l’ours…la saison qui s’annonce risque encore d’être difficile»
Charles Acap complète ce propos: «du 6 juillet au 10 octobre, l’ours a attaqué à neuf reprises dont deux fois en présence du berger itinérant… les conséquences imputables à l’ours sont de 25 ovins et un poulain, sans compter les bêtes blessées, les avortements constatés et les 84 brebis manquantes en fin d’estive, soit au total 117 ovins et un poulain…

Les groupements pastoraux sont des entités fragiles, souvent endettées auprès des banques… pour ce qui nous concerne la saison passée nous a été fatale, nous devons trouver 89.000€… la réintroduction des prédateurs a des conséquences humaines et économiques directes dont on ne parle pas suffisamment»

Jean-Pierre Mirouze a quant à lui évoqué l’expertise du col de Terres à Orlu qui a défrayé la chronique l’été dernier avec un dérochement de 94 brebis.

Et Philippe Lacube de préciser: « depuis cette attaque où les deux experts n’avaient en premier lieu identifié que 72 bêtes mortes alors qu’il y en avait 94, nous exigeons un contrat d’expertise carboné… il nous a été refusé par la DIREN, nous demandons de véritables experts. Suite à cet évènement, nous avons tiré quelques leçons : l’ASPAP propose aux éleveurs un accompagnement lors des expertises»

Bruno Besche-Commenge de l’ADDIP a ensuite porté son regard sur le pastoralisme et la biodiversité.
«L’introduction des ours est le contraire de la biodiversité, du développement durable, de l’écologie…je vais parler de l’écologie des écologues et non des talibans.

L’ours brun n’est pas une espèce menacée, on estime à 200 000 sa population dans le monde dont 14 000 en Europe sans compter la Russie (et plus de 35 000 loups)…par contre on ne parle jamais des races rustiques, les populations autochtones ont leur rôle à jouer en les faisant connaître: 3000 castilonnaises dans l’Ariège (il n’y en a nulle part ailleurs), moins de 4000 barèges-gavernie dans les Hautes-Pyrénées…

Autre mensonge qui nous est fait: les éleveurs ne gardent pas les bêtes comme autrefois. Je puis affirmer documents à l’appui et ce depuis le XVe siècle que le système de garde n’a jamais été un système où l’on regroupait les bêtes, les bêtes sont dispersées sur l’estive ou regroupées en petits escabots en toute liberté.

Actuellement en Espagne on relance les Chemins de grande transhumance (brebis mérinos) car on s’est aperçu de l’appauvrissement de la biodiversité depuis le XIXe et la fin de ces grandes transhumances… la biodiversité à visage humain met l’homme au centre des préoccupations et non l’ours…»

Autre intervention remarquée car attendue depuis longtemps par les anti-ours, celle d’Hervé Péloffi de la FNSEA représentant le syndicalisme agricole majoritaire dans le département de l’Ariège et membre du groupe de travail grands prédateurs.

«J’ai pu travailler avec des gens dont je ne partage pas systématiquement les idées mais que j’ai pu apprécier… au niveau national on parle davantage du loup que de l’ours (sauf peut-être en zone de montagne), quoiqu’il en soit l’homme doit rester au centre des préoccupations, ce n’est pas le loup ni à fortiori l’ours qui doit avoir le dessus.

La FNSEA et l’APCA ont alerté les pouvoirs publics… personnellement si on nous remet un ours, je démissionne de toutes mes responsabilités … jusqu’à présent nous avons réussi à éviter les dérapages… ce n’est pas 4 bouteilles de sang sur la mairie d’Arbas qui fait de nous des voyous.

J’espère que les pouvoirs publics vont prendre la mesure des choses. Notre syndicat participe à travers une souscription à la solidarité pyrénéenne pour les 10 manifestants d’Arbas»

Le journaliste Louis Dollo a ensuite pris la parole pour expliquer ce qu’était l’ADDIP (association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées).

«L’objet de notre association (voir article 2 de nos statuts) consiste notamment à fédérer et coordonner toutes les initiatives d’intérêt Pyrénéen, élaborer des programmes de développement durable, mener des campagnes de formation, d’information, de sensibilisation, ester en justice…/…/…

L’ADDIP est devenu l’interlocuteur incontournable des pouvoirs publics pour l’ensemble de la chaîne des Pyrénées… nous souhaitons dépasser la problématique «ours» dans laquelle nous sommes actuellement enfermés par les préoccupations quotidiennes de prédation et participer davantage à l’éducation à l’environnement, aux diverses réflexions sur le développement durable des territoires de montagne…

Car pour l’ADDIP, le développement durable des vallées, la biodiversité des montagnes, l’entretien des paysages, le maintien des races d’élevage, etc… passent par un développement et un renforcement du pastoralisme dans un climat serein où l’homme a toute sa place»

Concernant l’évolution du plan ours, comme l’a indiqué Philippe Lacube, quatre inspecteurs généraux (ministère de l’agriculture et du ministère de l’environnement) ont parcouru le massif, rencontré les populations, ils rendront leur rapport après les municipales.

Le ministère a proposé dans le cadre de cette évaluation des voyages à l’étranger afin de se rendre compte de la place de l’ours dans les Asturies (Espagne), dans le Trentin (Italie), en Slovénie et peut-être même aux Etats-Unis.

Les membres de l’ASPAP ont participé aux deux premiers voyages d’étude mais Philippe Lacube a affiché la couleur «il n’y aura pas d’autres déplacements en Slovénie ou ailleurs»

Il a conclu ainsi: «2008 est une année décisive pour nous. L’augmentation de la population d’ours dans notre département, pourtant déjà au premier rang de la chaîne, la présence en Ariège de 2 des 3 ours issus des introductions de 2006, la naissance des oursonnes de Hvala et les demandes d’introduction de 2 nouvelles ourses de l’Adet nous motivent plus que jamais à poursuivre et amplifier notre mouvement de résistance»

Source : AriegeNews du 6 février 2008

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Pyrénées-Tibet - L'ASPAP solidaire avec le peuple Tibétain


L'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées communique
Foix, le 19 mars 2008

La montagne a une tradition multiséculaire de solidarité. C'est elle qui a permis la survie, le maintien et le progrès des populations de montagne dans un milieu difficile, aux contraintes nombreuses depuis les montagnes des Pyrénées, en France, jusqu'à l'Himalaya, au Tibet.

L'ASPAP, tout en restant très consciente de l'énorme disproportion entre les situations tibétaines et pyrénéennes, tient à assurer de son soutien les Tibétains dans leur volonté de voir respectés leur culture, leurs traditions, et leur droit de construire eux-mêmes, sans ingérence d'où qu'elle vienne, un avenir moderne respectueux de la richesse des savoirs hérités du passé.

Dans la grande chaîne de la solidarité qui unit les populations des montagnes du monde, nous appelons tous nos amis des montagnes à relayer ce message.

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"Pyrénéens, pyrénéennes, l'ADET ne vous aime pas"


C'est le cri du coeur d'un lecteur de la dépêche scandalisé par les propos tenus par l'Adet

Dans un communiqué publié sur son site et relayé par la Dépêche du Midi, "l'ours et le moucheron", l'Adet-pays de l'Ours utilise la grave épidémie de fièvre catarrhale pour attaquer l'ASPAP - et tous les éleveurs - de la manière la plus infamante qui soit.

La bassesse de ces propos ne mérite pas que nous perdions la moindre énergie à y répondre. Par contre, vous avez été nombreux, adhérents de l'Aspap ou pas, à être choqués par cette manoeuvre de l'ADET et à nous le faire savoir. Nous avons choisi de publier sur notre site deux courriers qui nous sont parvenus, qui démontrent combien ce nouveau débordement, discrédite radicalement leurs auteurs, et la cause qu'ils prétendent défendre.

Mais tout de même, que la petite ASPAP, avec ses 30.000 € de budget tout compris et son unique salarié à mi-temps peut les déranger ! Retrouvez ces deux réponses énergiques et pertinentes sur le site de l'ASPAP.

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