VAUTOUR PERCNOPTERE
Espèce protégée, le vautour percnoptére est présent dans les Pyrénées depuis l'antiquité.
Parfois confondu avec le gypaète barbu, il s'en distingue en particulier par :
- une queue blanche cunéiforme plus courte et plus éffilée
- des ailes moins effilées et plus rigides
| La carte d'identité du percnoptère |
| Le cycle annuel de reproduction |
| Le régime alimentaire |
| Informations diverses |
Son poids peut atteindre 2 Kg pour une longueur adulte de l'ordre de 55 à 65 cm et une envergure de 1.50 à 1.80 m.
Le vautour percnoptére est un migrateur. Tous les ans, vers le mois de septembre, il part en Afrique pour y passer l'hiver. Il revient dans les Pyrénées vers les mois de mars et avril. Fortement présent dans les Pyrénées, on le trouve ailleurs en France en particulier dans le Sud-Est et plus spécialement en Provence. Il est trés présent en Espagne.
On l'appelle également "Percnoptére d'Egypte". Pourquoi ?
En Egypte, on le retrouve figurant sur les temples et sur des papyrus. il était considéré comme étant un purificateur sacré détruisant l'immonde. C'est effectivement LE charognard par excellence capable de faire disparaître de nombreux déchets et ordures tel que viandes, peaux, ossements (fortement aidé chez nous par le gypaète barbu), insectes, molusques, végétaux, etc... Il a aussi cette particularité de casser des oeufs avec une pierre.
Les griefs dans les Pyrénées
Certains éleveurs ont constaté que les vautours s'attaquaient aux bêtes et plus spécialement au poulains nés en montagne. Il commence par attaquer les yeux puis attend que la nature fasse son travail pour en récupérer sa part de charogne. Selon les mêmes éleveurs, ces faits se produiraient depuis qu'ils sont nourris à la falaise aux vautours en vallée d'Ossau afin des maintenir dans ce lieu à des fins touristiques. Las de ne pas être entendu quant à cet état de faits, certains envisageaient, début juin, de faire un "coup d'éclat".
Pourquoi un coup d'éclat ?
Le raisonnement est simple. Lorsqu'un chien identifié attaque un troupeau, il est possible de se retourner contre le propriétaire pour obtenir réparation. Lorsqu'il s'agit d'un animal sauvage, même introduit ou réintroduit, une telle poursuite n'est pas possible puisque tout le monde prétend que par sa nature de "sauvage" il n'y a pas de propriétaire sauf dans des cas spécifiques d'indemnisations prévues comme pour les dégradations de l'ours. En tuant ou blessant une espéce sauvage, dés lorsqu'une plainte est déposé, le plaignant se comporte en propriétaire ou légataire représentant le dit animal sauvage par ailleurs protégé. En cas de dégradation par l'espèce concernée il serait alors facile de se retourner contre le garant et protecteur. (explication fournie par un exploitant agricole qui ne saurait engager l'auteur de ces lignes)
Percnoptére blessé
Le 17 juin 2001, un percnoptére d'Egypte blessé par une 22 Long Rifle a été retrouvé par un habitant d'Ayros-Arbouix. On pense que c'est un de ceux qui nichent dans le massif du Pibeste. Amené au Donjon des Aigles pour y être soigné, il n'a pas pu être sauvé.
Qui a fait le coup ?
L'enquête le dira puisque le Parc National des Pyrénées a déposé une plainte et que la gendarmerie a lancé ses limiers du FREE. Mais une cose est certaine, il ne peut s'agir d'une méprise de chasseur puisque celle-ci est fermée. Des éleveurs ? un mauvais plaisantin ? Qui sait ?
Une chose est certaine, le probléme du nourrissage est posé par certaines catégories professionnelles et une fois encore il n'existe aucun interlocuteur. Aujourd'hui le PNP, en déposant plainte, se comporte comme étant le propriétaire désigné. Verra-t-on, dans quelque temps, les éleveurs déposer plainte, à leur tour, contre le Parc National des Pyrénées ? A suivre....
Conclusion
Mon explication n'a pas pour but de désigner des coupables que seule l'enquête déterminera. Il peut parfaitement s'agir d'un acte d'une toute autre nature. En dehors du fait tout à fait lamentable de s'attaquer à un vautour percnoptére, il semble qu'une fois encore, se pose d'autres problémes à la base des conflits locaux :
- L'inexistance d'un dialogue permanent avec un interlocuteur responsable
- L'information et la formation des populations locales
- L'implication des populations locales à la protection de leur milieu
- Le lien entre le souci de rentabilité touristique et de vie quotidienne de certaines populations locales bien souvent acteurs d'un tourisme doux (agriculteurs et éleveurs ayant des gîtes, tables d'hôtes ou camping à la ferme)
- Le comportement (ou l'image qu'ils reproduisent d'eux) de certains décideurs régionaux ou nationaux.
- La dilution des responsabilités et des décisions.
Avis de recherche au royaume des rapaces - Ci-dessous, les signes de reconnaissance sur les traces des rapaces
Voir un excellent site de Marie-Cristine DEHAYES
Le Plan de Protection du percnoptère (LPO - Minsitère de l'Ecologie)