" Le WWF, une multinationale verte de notables "

 

Share

 

Nous connaissions les origines controversées du WWF quant aux relations de certains de ses fondateurs avec le IIIème Reich. Luc Ferry dans la revue Le Point d'avril 2001 rappelait que les nazis avaient promulgué des lois sur la protection de l'animal.

 


Le menseul "Agriculture et Environnement" dans son n°50 de juillet / août 2007 va beaucoup plus loin dans ses recherches sur cette organisation considéré " comme étant la plus respectable "… qui " jouit d'une notoriété indiscutable " à la veille du Grenelle de l'Environnement à laquelle elle participe.

Selon cette revue, le WWF ne serait pas aussi respectable que ce qu'on veut bien dire. Elle émet " de sérieux doutes quant à ses motivations… "
Pourquoi ?

Hormis l'action passée de deux de ses Présidents, le prince Philip, actuel mari de la reine Elisabeth II, et le prince Bernhard de Hollande, les partenariats financiers du WWF en font une véritable multinationale qui vont de Coca-Cola à Gaz de France (également partenaire de la FFRP via sa fondation) en passant par Wall-Mart, Canon, IBM mais également en France par Carrefour et Champion.

Il est aussi surprenant de découvrir que le " WWF est l'héritier direct des chasses coloniales rassemblant une élite économique et politique partageant un intérêt commun pour la chasse et une idéologie commune de supériorité des pratiques occidentales dans les gestion des milieux naturels "

Dans des pays africains au contexte géopolitique difficile et délicat, des interrogations sont posées sur le rôle de certaines réserves dites protégées dans des contres révolutions, guérillas et trafic en tout genre notamment d'ivoire. Dans ce domaine le WWF et l'IUCN (UICN) semblent mis en cause. Stéphen Ellis ne s'en cache pas et dit " en dépit de l'abondance des preuves montrant le rôle important joué par l'Afrique du Sud dans le commerce de l'Ivoire et de la corne de rhinocéros et démontrant qu'il s'agissait bien d'une politique délibérée de la part de plusieurs organes d'Etat, le WWF a continué à garder le silence sur la questions. "

Les auteurs nous disent également que " l'IUCN entretien une relation très étroite avec la British Colonial et le Foreign Office…//… Ensuite l'IUCN est devenu bien plus discret. Trente ans plus tard, le WWF contrôle plus de 10 % de la surface de la Terre. " Une bonne occasion pour " pratiquer la bioprospection dans les zones qu'elles sont censées protéger " au profit " des géants industriels. "

Selon certains analystes, " les actions du WWF relatives à la sauvegarde des espèces menacées d'extinction se conjugueraient ainsi avec des objectifs beaucoup moins louables. Ce qui expliquerait cette consanguinité entre milieux politiques et grandes ONG environnementalistes. " C'est d'ailleurs sans doute une des raison qui fait dire à Marie-Claude Smouts, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'IEP de Paris que ces ONG " s'entendent parfaitement avec la Banque Mondiale […] contre la souveraineté de pays du Sud… " Ces mêmes ONG dont le WWF pratiquent " un puissant lobbying " aussi bien à Washington qu'à Bruxelles où " l'European Environnement Bureau, le plus important groupe de pression écologique, agit de concert avec la DG XI, chargée de l'environnement au sein de la Commission Européenne "

Les auteurs concluent :

" Aujourd'hui, le WWF possède une puissance d'action redoutable. A l'aube du Grenelle de l'environnement, on peut légitimement se demander si celle-ci est mise exclusivement au service de l'environnement "

Louis Dollo, le 2 août 2007

Le texte complet du mensuel "Agriculture et Environnement"

Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs


Et dans les Pyrénées...


En s'engageant aux côtés de Férus et de l'Adet, le WWF qui a déjà ces deux associations sous sa coupe dans le cadre du programme de financement Life Coex concernant l'ours en Europe affiche clairement ses intentions.

Férus devient la tête de pont pour le loup dans les Alpes et l'ADET celui pour l'ours dans les Pyrénées. D'ailleurs, dans cet esprit, nous pouvons constater que l'ADET-Pays de l'ours a modifié ses statuts au printemps 2007 pour être opérationnel sur l'ensemble de la chaîne des Pyrénées (voir la convocation à cette AG qui n'a jamais été suivi d'un compte rendu public ) avec à l'ordre du jour : "Extension du territoire d'intervention de l'association" et "Adaptation du nom de l'association à ce nouveau territoire." Au-delà de ces aspects institutionnels, d'autres objectifs commerciaux se dessinent avec la complicité passive de certains Préfets et certaines administrations d'Etat hors concertation ou information des professions agricoles.



Informations diverses
Etude sur la nature des mouvements écologistes et leurs véritables objectifs
Rapport d'information de l'Assemblée Nationale sur les modes de financement et de gouvernance des associations de protection de la nature et de l’environnement

 

 

Accueil du Monde des Pyrénées
Environnement des Pyrénées