Le développement durable

 


Le terme "développement durable" (DD) est un terme souvent galvaudé comme l'est le terme "aventure". Chacun a tendance à y mettre ce qu'il veut, à donner sa propre définition en fonction de ses tendances personnelles ou de ce qu'il pense représenter. En réalité, le terme "développement durable", sous son expression anglo-saxon d'origine "Sustainable development" (développement soutenable), a une définition bien précise reconnue mondialement que beaucoup ignorent ou veulent ignorer.

La définition officielle du développement durable


Quand on parle de développement durable, ça ne signifie pas, contrairement à ce que certains (écolos pour ne pas les nommer) disent, seulement la protection de la nature. C'est, selon le rapport Brundtland (Avant propos) : "Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs." Et il est précisé : "Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir".

Ainsi, le développement durable repose sur trois piliers : Environnement, social et économie

Rapport Brundtland complet

Agora21, écosystème de connaissances pour le développement durable

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Pour les Canadiens, les objectifs du développement durable sont :

1. Maintenir l'intégrité de l'environnement
2. Améliorer l'équité sociale
3. Améliorer l'efficacité économique

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Pour l'Union Européenne


Il s'agit d'une approche globale qui postule qu'un développement à long terme n'est viable qu'en conciliant trois aspects indissociables :

  • le respect de l'environnement
  • l'équité sociale
  • la rentabilité économique

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La France lui donne cette définition :


"Un développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs".

Et il est précisé :
"Pour y parvenir, les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile devront travailler main dans la main afin de réconcilier trois mondes qui se sont longtemps ignorés : l'économie, l'écologie et le social. À long terme, il n'y aura pas de développement possible s'il n'est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable."

Source : Ministère de l'écologie et du développement durable

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Le développement durable et l'ours des Pyrénées


C'est pour ces raisons que l'ours a sa place mais rien QUE sa place, c'est à dire pas TOUTE la place. Nous le voyons bien dans les ateliers de travail pour Natura 2000 des Hautes-Pyrénées (mais il semble que le Béarn a refusé tout dialogue dans ce domaine... à confirmer) l'ours prend pratiquement moins de place que la sauvegarde de l'euprocte ou les chauves souris. Il n'est qu'une espèce parmi d'autres et pas forcément une espèce aussi majeure que l'est certains rapaces pour le maintien de la biodiversité. En tout cas, et c'est certain et clairement annoncé, moins majeur que le maintien du pastoralisme indispensable pour le maintien et même le développement de la biodiversité.
Mais il bénéficie d'un capital sympathie excessif que n'a probablement plus l'agneau et la brebis. C'est peut être dommage car ces animaux ont aussi leur utilité dans le paysage. Et puis, l'ours n'est pas le seul animal sauvage des Pyrénées qui vaillent la peine d'être protégé, sauvegarder, développé. Nos montagnes sont riches d'une diversité animale et végétale remarquable. Pensons, aussi aux autres espèces.

Ces propos ne veulent pas dire qu'il faut éliminer l'ours au profit des brebis et du pastoralisme, mais qu'il faut peut être recadrer et rééquilibrer la situation sur certaines réalités qui pourraient être (à titre d'exemple sans être exhaustif ni prétendre détenir la vérité) :

  • modernisation du pastoralisme dans un cadre traditionnel et avec la collaboration des acteurs eux-mêmes
  • soutien au développement du pastoralisme (on le fait pour l'industrie, pourquoi pas pour ce type d'agriculture) en supprimant sans doute les "aides ours" spécifiques qui sont vécues par certains comme une humiliation et un assistanat inacceptable (je ne crois pas que ce soit le cas du Béarn mais quand on pense "ours" il ne faut pas regarder QUE le Béarn)
  • développement de la formation
  • développement de circuits de distribution différents ou complémentaires
  • développement de la multi-activité adaptée aux besoins locaux
  • participation accrue des personnes concernées à la recherche de leur propre développement
  • etc.... (ce ne sont que des idées)

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Langage commun du développement durable


Lorsque, dans le langage commun, nous parlons de développement durable, est-on sûr d'employer la bonne traduction au terme anglais régulièrement employé de "Sustainable development" (développement soutenable). "Développement durable" est, de souvenir, ce que les écolos ont, à une époque, voulu comprendre et traduire... pour " faire passer la pilule " dans leurs rangs... mais c'est une autre histoire. Il ne faut pas perdre de vue qu'au-delà de l'environnement il y a les volets économiques et sociaux qui doivent être pris en compte. Ces aspects là ne relèvent pas QUE des pouvoirs publics et encore moins des protecteurs de la nature mais surtout et avant tous des acteurs directement concernés par le sujet. Il serait en effet anormal que les ouvriers d'usines puissent négocier leurs conditions sociales au travers de leurs syndicats et que les habitants des vallées pyrénéennes subissent le dictat des protecteurs de la nature au nom de leur propre vision de l'avenir.
Dans le cadre du "développement durable", ce sont bien aux pyrénéens de décider de ce qu'ils veulent dans le respect des lois qui existent et s'imposent à tous, même si besoin, et en toute légitimité, ils discutent et rediscutent les dites lois par l'intermédiaire de leurs représentants élus et en particulier leurs députés assurant la représentation nationale.
C'est la règle de la démocratie dans tout état de droit.

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