Les glaciers des Pyrénées

La notion de réchauffement climatique n'est pas nouvelle. Un communiqué paru sur les "News montagne" du site Kairn.com nous raméne à une certaine réalité au sujet de l'avenir des glaciers des Pyrénées. Avenir sombre et disparition programmé.


Le phénomène de régression des glaciers des Pyrénées ne date pas des 50 dernières années pas plus que du début de l'ère industrielle. Il est bien antérieur. Le réchauffement climatique est-il vraiment le seul motif de la disparition des glaciers pyrénéens ? N'y a-t-il pas également un problème d'alimentation des bassins glacières par un enneigement trop faible au cours des hivers depuis le milieu des années 1980 ? Ne s'agirait-il pas d'un problème de précipitations neigeuses et de pluie en basse altitude ?

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Pyrénées : Menace sur des éléments du patrimoine naturel
(Montagne) Samedi 22 Juin 2002 à 18 h 17


Penser que les glaciers pyrénéens fondent comme neige au soleil n'est pas un euphémisme. En 1870, la surface englacée pyrénéenne était estimée entre 40 et 45 km2. En 2000, elle n'est plus qu'à 5 km2. Aujourd'hui donc, ce patrimoine naturel, si peu connu, est sursitaire d'une disparition.

Source : La Dépêche du Midi(voir l'article complet)

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Etat des lieux des glaciers dans les Pyrénées


Pour parler de l'évolution des glaciers des Pyrénées, il faut commencer par un état des lieux. Quels sont les glaciers ? Comment chacun d'eux évolue-t-il ?

Par la suite nous pourrons imaginer ce qu'ils deviendront du moins pour ceux qui restent. Un travail d'inventaire a été débuté sur un site Web. Une aide à la poursuite de ces travaux serait intéressante au moins pour la mémoire.

Suggestion de complément à la liste
  • Massif de Luchon
    • Glacier des Grauès sous le Mail Planet
    • Glacier des Crabioules
    • Glacier du Portillon
    • Glacier du Seil de la baque
    • Glacier de Pouchergue
    • Qu'en est-il des restes sous les sommets suivants : Petit Batchimale et tout ce qui est sur le Spijoles, sous la face Ouest du Maupas (est-ce un reste du glacier des Crabioules ?), tout ce qui est dans les vallons de Litérole
  • Néouvielle
    • Glacier de Pays Baché (Pic Long)
    • Le glacier du Tourat (face Nord du Pic Long en suspendu)
    • Glacier de Maniportet (pratiquement disparu depuis quelques années)
    • Glacier du Néouvielle (indiquer les 2 branches aujourd'hui pratiquement disparues)
  • Troumouse-Gavarnie-Mont Perdu
    • Glacier de la Munia
    • Question au sujet d'un reste sur le versant Est du Pic de Troumouse et versant nord du Péne Blanque, tout ce qui est sous le Pic de Pinéde et la Brèche Tuquerouye qui ressemble à des restes de glaciers.
    • Glacier d'Astazou
    • Glacier du Pailla
    • Glacier du Marboré (2 glaciers versant France et versant Espagne) Réglementation versant Espagne
    • Glacier du Mont-Perdu (face Nord). Qu'en est-il du versant sud ?
    • Glacier de la Cascade
    • Glacier de l'Epaule
    • Glacier de la Brèche
    • Glacier du Taillon Glacier du Gabiétou
  • Vignemale
    • Glacier du Montferrat
    • Glacier d'Ossoue
    • Glacier du Petit Vignemale (suspendu)
    • Glacier des Oulettes
    • Glacier du Clot de la Hount
  • Je pense qu'il y a (ou avait) quelques chose du côté du Pic d'Enfer et de la Fache
  • Haut Louron

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Ouvrages et articles de référence
  • "Les glaciers et leurs empreintes sur le relief Haut-Pyrénéen" de A. Imbert, Éditions du Centre Départemental de Documentation et de pédagogie
  • Bibliographie sur la géologie

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Informations diverses

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Glacier de Clarabide


Description du glacier de Clarabide par le Comte Henry de Russel.
Extrait de "Cent ans aux Pyrénées" de Henri Beraldi (1822)

"Ici je fis une petite halte, n'ayant jamais été si près de ce fameux glacier de Clarabide (Clara vista), que tout le monde connaît de nom, et même de vue, parce qu'il se voit d'une distance prodigieuse, et s'incendie plus qu'aucun autre au coucher du soleil ; mais qui n'avait peut-être jamais reçu la visite d'un touriste. Il couvre tout le Nord-Ouest du pic que nous allions gravir, et nous l'avions à droite. J'eus le regret de constater qu'il est mesquin, et que de loin, il fait infiniment plus d'effet que de près. Il manque de distinction, de caractère et d'étendue, et ses fissures, ne sont que des crevasses manquées, pas assez larges pour avaler un homme, eût-il jeûné depuis huit jours. C'est un glacier de seconde classe."

Que reste-t-il de ce glacier de "seconde classe" ? Un lac !

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Glaciers de l'Ariège et du Valier : Résumé historique


Dans trente ans, le glacier du Valier aura fondu

Depuis un siècle et demi, la Terre est entrée dans le " Grand âge tropical ": tous les indices géophysiques concordent et le fameux " réchauffement de la planète " n'est pas simples propos de scientifique en mal de reconnaissance. Les grandes calottes glaciaires du Groënland et de l'Arctique se réduisent: une île de glace " grosse comme la moitié de la Corse " dérive dans les océans des Antipodes, alors que dans les massifs de l'Himalaya et des Alpes, les observateurs parlent de " fusion ". Et nos chères Pyrénées n'échappent pas à ce bouleversement climatique général.
Comme le montre parfaitement l'étude récente menée par Pierre René, qui affirme que " d'ici vingt ou trente ans, la glace aura disparu des Pyrénées ".
Dépêchons-nous donc d'aller admirer tant qu'il en est encore temps le " pauvre " glacier du Valier!

LA PALOMBE NE MIGRE PLUS... CAR ELLE A MOINS FROID

D'autres signes, peut-être plus visibles aux yeux des profanes, ne trompent pas. Michel Sébastien, pyrénéiste confirmé et observateur constant de la faune et de la flore ariégeoises, rappelle que " les plantes " chaudes " " remontent " vers le Nord et colonisent les montagnes. Lavandes et chênes verts sont en expansion. Nous avons donc une méditerranéisation relative de l'espace aquitain... tout comme les insectes du Sud envahissent la vallée du Rhône puis l'Alsace. Les oiseaux ont eux aussi ressenti cette mutation, puisque l'étourneau de notre région, jadis migrateur, s'est sédentarisé, et que la palombe est de moins en moins en partance... car elle a moins froid!"
Qui n'a pas dans sa famille un aïeul qui répète à qui veut l'entendre que " de mon temps, il neigeait plus!"... et bien, globalement, en Ariège, le constat est réel. Pluie et neige sont moins abondantes comme les relevés de la station de Météo France de Saint-Girons - Antichan en attestent: les précipitations sont passées de + 1 mètre à - 1 mètre... quant aux stations de ski ariégeoises, elles ont toutes investi dans les canons à neige.
Mais la grande caractéristique de la " crise climatique " est le bond des températures: le Globe aurait pris 1,5° en cent cinquante ans; l'Ariège + 2°. Une augmentation qui n'est pas anodine, les météorologistes saint-gironnais, toujours eux, ayant enregistré une augmentation de 0,8° en quarante-cinq ans à peine: énorme à l'échelle du temps! " Un phénomène qui semble s'accélérer et atteindre le rythme de + 2° par siècle, note Michel Sébastien. Si l'on extrapole! Mais peut-on extrapoler? La température annuelle moyenne passerait dans l'Ariège, vers 2100, à près de 15°, contre 12,5° aujourd'hui ".

DIX MILLE " FRANÇAIS " IL Y A 15.000 ANS

Comment en est-on arrivé là? La Faute à la pollution? Peut-être!
Il est certain que le réchauffement, s'il n'est pas un phénomène nouveau, connaît une accélération extraordinaire du fait de l'augmentation de la population (à l'époque ou la grotte de Niaux était habitée, soit à l'ère magdalénienne, il y a environ 15.000 ans, l'espace correspondant à la France d'aujourd'hui comptait environ dix mille individus migrateurs... contre plus de soixante-cinq millions de sédentaires maintenant!) et celle des rejets de gaz carbonique dans l'atmosphère. Rejets qui favorisent la montée des températures, accélèrent la croissance de la végétation et offrent à certaines zones froides du globe (Sibérie, Scandinavie, Canada... et à une moindre échelle, les montagnes ariégeoises) un réchauffement conséquent.
Y-a-t-il péril en la demeure? Au niveau planétaire, certainement. Mais à très long terme...
Chez nous, il semble que la désertification et la canicule ne soient pas une crainte pour quelques générations encore. Même si les glaciers de l'Ariège seront du domaine des souvenirs. En 2050.
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Le glacier recouvrait Foix... il y a 18.000 ans !

En 1961, la station météorologique de Saint-Girons - Antichan relevait une température annuelle moyenne de 11,5° C. L'an passé, les mêmes relevés indiquaient une moyenne de 12,5° C. Depuis 1997 (13,5°), la température moyenne n'est jamais descendue au dessous de 12,3° (1998 et 1999), avec 12,7° enregistrés en 2000. Foix et la plaine s'étendant vers le Nord étaient recouvertes par le glacier du pic d'Estât, culminant à 3.143 mètres... il y a 18.000 ans de cela !

La synthèse de l'enneigement de la partie orientale des Pyrénées (Ariège comprise) montre que depuis 1895, après une période dite de " bon enneigement " s'étirant jusqu'aux années 1920, puis deux autres " moyenne " (1920 à 1930) et " mauvaise " (1930 à 1944), une " crue " était notée dans les années 1950. Depuis, après une nouvelle vingtaine d'années " moyennes " (1960 à 1980), c'est la médiocrité de l'enneigement que l'on relève.
Principalement à partir de 1990, avec des chûtes de neige les plus basses enregistrées depuis plus d'un siècle. En 1870, l'ensemble de la chaîne des Pyrénées comptait 39 km2 de glaciers; contre 5 km2 en 2000. Une surface englacée qui aura totalement disparu en 2020-2030.

Auteur : Christophe LACHAISE
Source : La Dépêche du Midi du 29 août 2002

Voir ci-dessous le glacier d'Arsouzan

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Glacier d'Ossoue : Le glacier sous surveillance


Pour la première fois depuis 1983, le glacier d'Ossoue, sous le pic Vignemale (3 298 m), bénéficie à nouveau d'un suivi scientifique. Des carottages de neige tombée durant l'hiver ont été effectués en mai par le Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement du CNRS de Grenoble. Des balises de 10 à 12 m de longueur ont été également insérées au cœur du second glacier de la chaîne (60 ha) après l'Aneto afin de mesurer sa perte en eau, appelée "ablation". Les chercheurs tentent d'établir le niveau d'amaigrissement des glaciers pyrénéens, les plus méridionaux d'Europe, à l'aune du changement climatique en cours. Jusqu'à présent, seul le glacier de la Maladeta était surveillé de façon annuelle et systématique par les scientifiques espagnols.

Information de juillet 2003

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La descente de la glace à dos de mules


ARIEGE - TRADITION. LES AMOUREUX DES ÉQUIDÉS FERONT REVIVRE CE WEEK-END LA ROUTE DE LA GLACE POUR AUTREFOIS LE COUSERANS.

En ce moment même, Olivier Campardou ainsi que d'autres amoureux des équidés sont au cirque d'Anglade, un site exceptionnel, dans le Haut-Salat, au-dessus des mines de Salau, dans la commune de Couflens, pour découper des blocs de glace dans les névés afin de les redescendre avec leurs mules. Ceci afin de perpétuer une activité qui existait autrefois dans les Pyrénées, "la route de la glace", et que ces bénévoles tentent de faire revivre au même titre que la route du sel. Il s'agit de la quatrième édition cette année de cet événement qui se greffe à la grande animation rurale de ce week-end Autrefois le Couserans. Ce vendredi donc, les derniers blocs de glace seront descendus jusqu'au village de Salau. Là où, le soir- même, sera organisé un grand repas pour l'occasion. Les personnes qui le souhaitent peuvent s'incrire à ce repas en téléphonant au 05 61 66 85 69. Puis ce samedi, très tôt dans la matinée, tous les participants prendront la route de la glace. Ils marcheront donc avec leurs mules attelées chargées des blocs en direction de Saint-Girons. Leur arrivée est prévue vers 18 heures sur le square Balagué. Puis, pour la première fois, cette glace sera valorisée en étant utilisée pour faire maintenir au frais des sorbets grâce à une sorbetière conçue à cet effet.

JUSQU'À TOULOUSE
Cette route de la glace qui prend de l'ampleur et intéresse de plus en plus les éleveurs de toute la France avait l'ambition, déjà cette année, d'aller jusqu'à Toulouse. Mais par faute de temps pour organiser un tel challenge, les organisateurs ont reporté cet objectif à l'année prochaine. "Pas mal de gens m'ont contacté et sont intéressés pour participer à cette version toulousaine de la route de la glace, précise Olivier Campardou. Pour cette année l'adjoint à la culture de la mairie de Toulouse voulait qu'on arrive à l'occasion de la grande Fénêtra mais nous préférons arriver seuls à Toulouse un soir du mois de juin ou du mois de juillet, et ne pas être forcément mélangé. Donc nous avons préféré mettre en attente ce projet. On le fera l'année prochaine probablement. Nous partirons depuis Salau avec des relais d'attelage pour arriver à Toulouse en quinze heures". Toutes les mules qui arriveront ce samedi à Saint-Girons, il devrait y en avoir davantage cette année avec quelques-unes qui viendraient du Berry, des Alpes et des Hautes-Alpes, défileront également avec la glace attelée dimanche matin pour le grand défilé d'Autrefois le Couserans.

Source : La Dépêche du Midi du 28 juillet 2004

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Les glaciers des Pyrénées fondent depuis 150 ans


Conséquence du réchauffement terrestre.

Depuis 1850, le glacier des Oulettes a diminué de moitié...
Le changement climatique et en particulier le réchauffement de la terre a des conséquences diverses . Certaines, on vient de le constater dans les Antilles ou en Floride, sont dramatiques. D'autres sont moins graves. C'est le cas d'un phénomène bien identifié .Il s'agit du recul des glaciers. Dans les Pyrénées aussi, ils ont tendance a fondre en raison de la chaleur.
Ca modifie le paysage et l'écosystème des Pyrénées.

Source :France 3 Sud

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Les Pyrénées fondent comme neige au soleil


Glacier d'Ossoue, dans les Pyrénées. Le glacier s'est réduit à peau de chagrin, il a reculé de 900 m depuis 1950. Et chaque année, son érosion se poursuit un peu plus. Pierre René est glaciologue. Depuis 2001 et la création de son association, Moraine, il suit de près l'évolution de ces géants de glace silencieux. Il n'en existe plus que 35 dans les Pyrénées, et si l'évolution actuelle du climat se poursuit, il ne devrait plus en rester aucun d'ici un quart de siècle. D'où l'importance de les étudier au plus près tant qu'il en est encore temps. D'autant que les glaciers sont ultrasensibles aux changements climatiques.

" Progressivement, les études sur les glaciers pyrénéens se sont raréfiées, explique Pierre René. Pourtant, le Sud-Ouest est l'une des régions françaises où la température a le plus augmenté. Et il n'existe pas de meilleur milieu que la montagne pour observer ces changements. " En montagne, faune et flore n'ont pas de longues distances à parcourir pour retrouver les températures auxquelles elles sont habituées. Il leur suffit souvent de grimper de quelques mètres.
" La fonte des glaciers n'a pas d'impact important sur l'environnement, tempère-t-il. A part, bien sûr un appauvrissement esthétique des paysages ! "

Pierre René rappelle que le climat est par nature changeant. Il y eut des périodes sans glaciers, bien plus chaudes qu'aujourd'hui. Le récent réchauffement serait néanmoins principalement dû aux activités humaines. Et la seule anomalie réside dans la concentration de CO2 dans l'air.

LES GLACIERS, UN SYMBOLE
" La fonte des glaciers n'est rien d'autre qu'un symbole du réchauffement ", confirme Jean-luc Dupouey, directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) à Nancy. Il étudie les arbres à Nancy. Et déplore l'absence de recherches et d'études dans les Pyrénées, ce " laboratoire fourmillant ", qui mériterait d'être exploité à fond. " Dans les Alpes, on a par exemple vu apparaître des espèces tropicales, des palmiers de Chine, importés par le biais des jardins et qui réussissent désormais à se développer dans les forêts de montagne. Je suis sûr que le même genre de phénomène se produit ici. Il existe, en plus, des études qui datent de plusieurs décennies et dont il faudrait se servir pour connaître exactement la situation dans les Pyrénées. " La concentration de CO2 dans l'air fait fondre les glaciers. Elle fait pousser les arbres mais menace, à terme, de les tuer. Des conséquences encore mal maîtrisées. Pour les deux scientifiques, la création d'un laboratoire de biologie s'impose.

Auteur : Céline Dupin
Source : La Dépêche du Midi du 11 octobre 2006

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Arcouzan se meurt (Ariège-Pyrénées)


Le glacier d'Arcouzan est la dernière survivance de la grande glaciation du quaternaire. Il y a 18 000 ans, Foix, Lyon, Chicago étaient sous la glace. Aux Cabannes, le glacier avait 900 m d'épaisseur ! Enorme. Il ne reste plus que ce pauvre glacier d'Arcouzan accroché à la paroi nord-est du Valier. Ce point blanc que l'on voit à la fin de l'été, presque depuis Toulouse. C'est lui qui va disparaître. Cette année, c'est une misère. Il s'allonge sur quelque 250 m pour une largeur maximale de 100 m. La Rimaye, au pied de la paroi, est à 2 550 m et il se termine petitement à 2 400 m. Cette année les 3/4 de la masse de glace sont coupés en blocs. Ce n'est plus une langue de glace mais des morceaux, très facilement attaqués par la chaleur. Mes amis et moi lui accordons une espérance de vie de l'ordre de 10 ans.

Source : La Dépêche du Midi du 11 octobre 2006

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Glacier du Petit Vignemale en cours de disparition ?


Los glaciares del Petit Vignemale se resquebrajan y amenazan con desprenderse

El calentamiento global sigue haciendo estragos: los glaciólogos advierten que, tras este largo y caluroso verano, la Vía de los Seracs al Petit Vignemale sufre graves fracturas y desestabilizaciones, y amenaza con desmoronarse

Los glaciares del Vignemale, víctimas del calentamiento global
Los glaciares del Vignemale, como la mayoría de los pirenaicos, sufren enormemente las secuelas del calentamiento global. Este largo verano en donde se han batido records de temperatura en toda Europa les ha pasado factura, y según afirma Jean Thomas Ara, guarda del refugio de las Oulettes de Gaube, en la página del famoso pirineísta francés Rémi Thivel, la Vía de los Seracs sufre una desestabilización muy importante, con numerosas fracturas en la zona glacial. Según los glaciólogos que lo han visto, el riesgo de que el glaciar se desmorone y caiga sobre las rocas es muy alto.

Mucho nos tememos que aquellos que no hayan realizado la Vía de los Seracs en el Vignemale, se van a quedar con las ganas de hacerlo. Lo cual no deja de ser una anécdota sin importancia, visto el problema general al que nos enfrentamos. Tras los desmoronamientos del Eiger del pasado verano, ahora le toca el turno al Vignemale.

Source Barrabès du 10 octobre 2006

Glacier du Petit Vignemale en cours de disparition ? (Hautes-Pyrénées)


Jean Thomas Ara, gardien du refuge des Oulettes de Gaube souhaite mettre en garde les alpinistes qui auraient l'intention de gravir la voie des Séracs au Petit Vignemale : ceux-ci ont connu une déstabilisation importante au cours de l'été 2006, de nombreuses zones de fracture sont apparues et des glaciologues évoquent un risque prochain de glissement massif jusqu'au rocher.

Si un tel glissement avait lieu, le glacier disparaîtrait définitivement.

Source : Rémi Thivel

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150ème anniversaire de la première photo de la Maladeta et ses glaciers

150 ans après les glaciers des Pyrénées…. Randonnée d'interprétation glaciologique : montée au Port de Vénasque (Luchon)

Le programme de la journée du 29 août 2007 : Rendez-vous à l'Hospice de France (Luchon)

  • 8 h : Présentation de la journée
  • 8 h 30 : Départ de la randonnée d'interprétation
  • 11 h 30 : Port de Vénasque face à la Maladeta
  • 12 h 30 - 13 h 30 : pique nique
  • 14 h 30 : Refuge de Vénasque et rafraîchissement offert
  • 16 h 30 Dispersion au refuge

Cette randonnée d'interprétation est ouverte à tous. Inscriptions et renseignements 06 71 47 30 32 et association Moraine

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Les glaciers des Pyrénées auront tous disparu avant 2050


Les 21 glaciers encore existant dans les Pyrénées auront tous disparu avant 2050 en raison du réchauffement climatique, anticipe une étude de chercheurs universitaires espagnols.

"La montée progressive de la température -- un total de 0,9 degré celsius de 1890 jusqu'à maintenant -- confirme que les glaciers pyrénéens disparaîtront avant 2050, selon les experts", explique vendredi un site officiel d'informations scientifiques espagnols, SINC.

Cette disparition est la conséquence du "réchauffement climatique que nous sommes en train de vivre" a commenté le professeur de l'Université de Cantabrie, Juan José Gonzalez Trueba qui a dirigé l'étude.

"Les hautes montagnes sont des espaces particulièrement sensibles aux changements climatiques et environnementaux et dans cet espace, l'évolution des glaciers (...) est un des indicateurs les plus efficaces pour mettre en évidence le réchauffement global que nous vivons actuellement" explique le scientifique.

Des chercheurs des universités de Cantabrie, Madrid et Valladolid ont réalisé une "première étude globale" de l'évolution du processus de dégel des trois zones de haute montagne du territoire espagnol: Pyrénées, Pics d'Europe (nord-ouest) et Sierra Nevada (sud), selon SINC (Service d'information et de nouvelles scientifiques).

"Entre 1880 et 1980, au moins 94 glaciers ont disparu dans la Péninsule ibérique et des années 80 jusqu'à nos jours, 17 autres glaciers ont disparu", écrit SINC.

Il n'existe aujourd'hui plus que 21 glaciers, tous dans les Pyrénées, dont 10 côté espagnol et 11 côté français, qui occupent une surface totale de 450 hectares.

"De 1990 à nos jours, les calculs ont démontré que le rapide dégel a provoqué la disparition totale des glaciers les plus petits et la réduction de 50 à 60% de la superficie des plus grands", explique ce site spécialisé.

Le glacier le plus au sud de l'Europe qui était situé dans la Sierra Nevada, a disparu au début du 20e siècle tandis que dans les Pics d'Europe, des glaciers relevés par des voyageurs et naturalistes à la fin 19e, ne sont plus également qu'un souvenir.

Tous les glaciers existants ou récemment disparus dans la péninsule ibérique se sont formés durant une "petite période glacière" qui a duré de 1300 à 1860 avec une période de forte expansion des glaciers située entre 1645 et 1710.

Les chercheurs espagnols notent en outre que le recul des glaciers pyrénéens n'est pas un phénomène nouveau puisque un premier processus de dégel pour les petits glaciers sur ce massif a pu être détecté entre 1750 et le début du 19e siècle.

Source : News Yahoo du 5 septembre 2008

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