Le loup en Suisse

 

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Le loup est arrivé en Suisse et se manifeste essentiellement depuis 2006 dans le Jura. Comme il ne connait pas les frontières il sévit de manière assez importante depuis 2007 dans le Jura français. Contrairement à ce que beaucoup disent, la cohabitation et l'acceptation sociale du loup en Suisse est loin d'être des notions évidentes. Nous essaierons de suivre cette problématique.

Histoire du loup en Suisse
Le WWF Suisse
Les écolos se comportent en maîtres et experts
Distribution et habitat du loup en Suisse
La Convention de Berne et les recommandation de l'Union Européenne

L'OFEV a mis sur pied un programme de protection des troupeaux.

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Polémique sur l'abattage de loups en Suisse - Juillet - Août 2009
Révision de l'ordonnance chasse
Le WWF et les grands prédateurs en Suisse
Le loup en Suisse en 2012
Mensonges et manipulations autour du loup

 

 

   

Accueil du Monde des Pyrénées
La faune sauvage des Pyrénées
Le loup

 

Loup du Chablais: WWF et Pro Natura retirent leur recours. L'affaire est devenue trop émotionnelle


Le WWF et Pro Natura ont décidé de retirer leur recours contre la décision d'abattre le loup du Chablais. Les organisations estiment que l'affaire a pris une tournure "beaucoup trop politique et émotionnelle". Elles préfèrent donc "calmer le jeu et s'investir en faveur des prochains loups qui arriveront en Suisse". La dénonciation pénale déposée contre le conseiller d'Etat valaisan Jean-René Fournier est toutefois maintenue. WWF et Pro Natura avaient déposé le 13 novembre dernier un recours contre l'autorisation de tir visant le loup du Chablais, qui a été abattu fin novembre

Source : Agence suisse TSR du 20 mars 2007

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En Suisse, le loup et le Vaudois : Cohabiter ou ne pas cohabiter, telle est la question !


L’été est en vue et avec lui la saison des alpages. Entre la crainte compréhensible du loup exprimée par les bergers à la suite des massacres perpétrés ces dernières années sur les hauts pâturages et le vœu pie des amoureux de la nature d’offrir au prédateur une chance de réintégration dans nos paysages, quelle est la vision des autorités vaudoises ?

A la suite de l’abattage d’un loup le 21 novembre en Valais et à la plainte déposée par le WWF contre le conseiller d’Etat Jean-René Fournier en charge du dossier Loup dans son canton - plainte retirée le 20 mars 2007 -, la députée Anne Decosterd s’est préoccupée du sort du prédateur dans le canton de Vaud et a déposé une motion. La motionnaire demande que la problématique du loup soit intégrée à la Loi cantonale sur la faune, afin que les dégâts causés puissent être indemnisés par le fonds de prévention et d’indemnisation - fonds alimenté par les 90% des émoluments des permis de chasse. Car si c’est la Confédération qui assume la politique générale relative aux grands prédateurs, ce sont bel et bien les cantons qui sont chargés de prendre les mesures qui s’imposent. Anne Decosterd demande donc que le Conseil d’Etat mette tout en œuvre pour disposer d’un plan d’action assurant une meilleure protection de l’animal, qui devrait figurer sur la liste dans la loi cantonale sur la faune du 28 février 1989, article 62, alinéa 2, pour l’indemnisation des dégâts causés aux animaux de rente.

L’exemple du lynx
Une commission ad hoc s’est réunie pour examiner cette requête. Elle vient de présenter son rapport, selon lequel l’expérience acquise avec le lynx, autre grand prédateur, laisse sérieusement à penser qu’il est une cause majeure de la diminution du cheptel de chevreuils et de chamois observée dans les régions où il a été introduit. La mesure prise par les autorités à l’égard du lynx consiste à délocaliser les individus en surnombre par rapport à la capacité d’un territoire. Une mesure qui devient impraticable si les autres cantons refusent… Au final, sur les cinq lynx pour lesquels le Conseil fédéral a donné son accord de translocation, trois ont été capturés et un attend dans une cage de connaître son sort. L’opération est donc suspendue. Ce concept doit être revu. Des démarches intercantonales sont en cours à cet égard.

Dès lors, le concept Loup doit faire l’objet d’une très grande attention car il procède, lui aussi, d’une analyse théorique bien lointaine des vérités rencontrées sur le terrain… A l’unanimité, les membres de la commission ont invité Anne Décosterd à transformer sa motion en postulat.

Source : AgriInfo du 10 mai 2007

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Unanimité contre le concept loup


Les partisans du loup sont fâchés : le nouveau plan n'interdit pas le tir d'une louve avec ses petits.

Le nouveau plan de la Confédération ne convainc pas. Au moment où la consultation du nouveau plan loup s'achève, opposants et partisans de l'animal rejettent tous le nouveau texte

Pour la première fois depuis le début de la <> en Valais, partisans et opposants se sont mis d'accord sur un point: le nouveau concept loup, dont la mise en consultation vient de se terminer, ne convient à aucun des deux camps.

Après le conseiller d'Etat Jean-René Fournier, qui a déjà manifesté son hostilité envers le nouveau concept loup il y a quelques semaines, c'est à présent au tour du WWF de sortir du bois. Et si le conseiller d'Etat valaisan pressent un carnage dans les élevages, c'est du côté du loup que le prédit l'association écologiste, regrette Walter Vetterli, responsable Alpes au WWF Suisse.

La question des louveteaux fâche aussi le WWF. Selon le nouveau concept loup, le tir d'une louve avec ses petits n'est pas interdit.

Walter Vetterli, responsable Alpes au WWF Suisse :
Pour les partisans du loup, ce nouveau concept est clairement favorable aux opposants de l'animal et laisse une trop grande liberté aux cantons, empêchant par là même une harmonisation du traitement de la question. Un groupe de travail constitué d'associations écologistes, d'éleveurs et d'autorités politiques a planché avec la Confédération pour créer ce nouveau concept loup. Ce dernier a été rendu nécessaire par la probable future installation de meutes en Suisse. Mais, à l'issue de la mise en consultation, le Département fédéral de l'environnement sera libre de prendre en compte ou non les critiques des diverses parties.

Auteur : Melina Sargenti
Source : Le Matin du 2 juillet 2007

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«Un face-à-face avec le loup est possible»


«Mon berger a eu un face-à-face avec le loup pendant plusieurs minutes! Le prédateur ne semblait pas avoir peur du tout de l'homme.» Ces propos de Jean-Michel Eggertswiller, l'éleveur ayant perdu huit moutons de son troupeau le week-end dernier dans le Chablais valaisan, ont de quoi inquiéter les randonneurs.

Mais, pour Jean-Marc Landry, le spécialiste des loups, l'audace du prédateur du Chablais envers le berger n'est pas étonnante. «Le loup est un animal curieux et il teste. Il peut être assez culotté, contrairement à l'imagerie populaire qui croit qu'un loup s'enfuit dès qu'il entend un bruit, et qu'il a peur de l'homme. Dans différents pays où le loup a toujours existé, beaucoup de témoignages attestent qu'il a suivi des personnes, qu'il s'est approché des habitations ou campings» note-t-il. Pour lui, le prédateur a surtout besoin d'une distance de fuite; «mais il est clair que cette distance peut diminuer si le prédateur fait l'apprentissage de l'homme.» Alors, cela signifie-t-il qu'il y a un danger que des randonneurs valaisans se retrouvent nez à nez avec un loup? «C'est quand même rare, réplique Jean-Marc Landry. Mais, si c'était le cas et que la personne a peur, elle peut crier, lever les bras ou prendre un caillou et le lui jeter. Le prédateur va s'enfuir. Courir après le loup le fait aussi partir.» Pour ce spécialiste, il n'y a pas de risque que l'animal attaque l'homme, «sauf s'il se sent vraiment acculé.» Jean-Marc Landry incite tout de même la population à faire preuve de prudence envers tout animal sauvage.

Les responsables touristiques du Valais, et particulièrement du Chablais, ne cachent pas leur inquiétude. «J'espère vraiment que nos hôtes ne se retrouveront pas face au loup», souligne Raphaël Granger, le directeur de Chablais Tourisme.

Auteur : Christine Savioz
Source : Le Matin du 31 juillet 2007

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Le loup refait parler de lui dans le Chablais valaisan


Le loup pointe à nouveau son museau dans le Chablais valaisan. Un berger affirme avoir mis en fuite la bête dimanche à l'aube dans le vallon de Susanfe, sur la commune d'Evionnaz. Six brebis et deux agneaux ont été retrouvés morts ou agonisants.

Le troupeau a été attaqué une première fois mercredi dernier, selon le propriétaire. "Mais on se demandait ce que ça pouvait être. On a pensé à un renard, car il n'y avait pas de grosses marques. On n'aurait jamais imaginé que c'était un loup."

Au service cantonal de la chasse, la prudence est de mise, avant d'avoir obtenu les résultats des tests ADN des échantillons de salive prélevés sur les moutons tués. "Cela s'est passé dans le périmètre où on soupçonne une probable présence du loup", confie le chef du service Peter Scheibler.

Le tir du "loup du Chablais", en novembre 2006, avait fait coulé beaucoup d'encre et suscité l'ire du WWF. L'animal, un mâle, avait vraisemblablement tué 31 moutons en septembre de la même année. En octobre, un autre carnage, dans la même région, avait été commis par une femelle.

Source : 24 heures.ch du 31 juillet 2007

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"Nos moutons n'iront plus à l'alpage"


Après la perte de six bêtes, la famille Gillabert gardera ses bêtes au village l'été prochain. Par peur du vautour et du loup.

Dans nos montagnes, on cache ses sentiments les plus profonds. Tant que possible. Devant son chalet, Danielle Gillabert affiche un sourire de façade. Mais la Champérolaine a l'âme en peine. Et on comprend cette propriétaire de moutons à voir les photos de ses bêtes défigurées cet été par les coups de bec des vautours (Le Nouvelliste 2, 3 et 10 août). Des images simplement impubliables. Aujourd'hui, Danielle et son mari Edouard ont pris une décision qui leur fend le cœur. Face aux vautours et au loup (on le suspecte d'être responsable d'une récente attaque de chèvres à Champéry), les Gillabert ne veulent plus exposer leurs moutons aux prédateurs.
"J'ai gardé des moutons dans les alpages depuis mon adolescence. Et après quarante ans, il va falloir arrêter, c'est triste ! Je vais modifier mon système l'été prochain. Je resterais avec les bêtes au village" lâche le mari. Son épouse acquiesce : "C'est impossible d'engager de gros moyens de protection, comme pour les 900 bêtes de Susanfe, avec notre petit troupeau d'une centaine de têtes."
Pourquoi ne pas se regrouper avec d'autres petits éleveurs ? "Nous ne sommes pas nombreux ici. Et surtout, rétorque Edouard, nous utilisons de petites parcelles qui ne se prêtent pas pour un troupeau d'un demi millier de têtes."

Montagnes abandonnée ?
Sa femme voit mal comment son élevage pourra perdurer. "Nous sommes découragés par tant de difficultés. Le troupeau est appelé à disparaître. Voilà le sort réservé aux agriculteurs de montagnes suisses. Sur nos monts, bientôt il n'y aura plus que broussailles et forêts non entretenues. Alors vautours, loups, lynx, ours et autres merveilles de la nature régneront. Les touristes viendront-t-ils encore dans nos régions dans ces conditions ?"

Même tactique aux Pyrénées
Les Gillabert ne se sentent pas soutenu. "Les attaques de vautour n'étant pas prouvée nous n'avons aucune garantie de dédommagement financier. On tient aussi à nos moutons, il n'y a pas que l'argent. Nous ne voulons plus voir ces massacres".
Les Gillabert ont mal accepté les propos du biologiste remettant en cause dans nos colonnes leur témoignage sur le rôle du vautour. "Ce spécialiste a visionné chez moi le film réalisé par notre fils Julien. Il a très bien vu les blessures sur le flanc de moutons bien vivants. Ils ont été soignés et ont survécu. Ces moutons-là étant placés à l'arrière du troupeau, les autres à l'avant, poussés par ceux qui cherchaient à avancer, ils n'ont pu qu'être précipités dans le vide et servir de garde-manger à ces bêtes voraces" explique Danielle.
La Champérolaine a d'autres arguments. "Jamais des moutons ne se blessent ainsi entre eux. Les vautours placés à faible distance étaient très calmes lorsque nous sommes arrivés. Et pour cause : ils avaient le ventre pleins des nos animaux dévorés juste avant ! Interrogés sur internet, des moutonniers pyrénéens m'ont répondu que chez eux, les vautours fauves pratiquent la même tactique."

"Ecolos de bureau: ; utilisez votre intelligence au service de la survie des éleveurs qui ont encore des compétences, sinon, nos vertes vallées vont devenirs bien mornes."

Danielle Gillabert
Propriétaire des moutons morts à Champéry.

Auteur de l'article : Gilles Berreau
Source : Le Nouvelliste du 17 août 2007

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Le loup fait son retour dans le canton de Vaud après 152 ans d'absence. Aperçu au-dessus de Gryon


Le loup est de retour dans le canton de Vaud après 152 ans d'absence. Des analyses génétiques ont confirmé la présence du prédateur dans la région d'Anzeindaz (au-dessus de Gryon). L'animal est originaire d'Italie. Il a pu être photographié le 9 août. Sa présence dans le canton était soupçonnée ces dernières semaines. En effet, des chèvres ont été attaquées et des moutons ont disparu dans la même région. Par ailleurs, le prédateur qui a tué 8 ovins près de Champéry (VS) le 29 juillet était une louve, selon l'Etat du Valais. Elle avait déjà attaqué des moutons dans le Chablais en octobre 2006.

Source : TSR.Ch du 29 août 2007

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Un loup dans les Alpes vaudoises !


Depuis fin juillet, le prédateur a tué deux chèvres et sans doute treize moutons. Des voix s'élèvent déjà contre sa présence

Aucun loup n'avait jamais été vu dans le canton de Vaud depuis... 152 ans. Un bail qui a pris fin le 9 août dernier. Date à laquelle un individu a été photographié non loin d'Anzeindaz, dans la réserve de chasse du Muveran, a annoncé hier le canton. «On le soupçonnait depuis juillet, après l'attaque de plusieurs chèvres, dont deux retrouvées mortes. On avait donc installé des pièges photo. Et les analyses ADN nous ont maintenant confirmé qu'il s'agit bien d'un loup de souche italienne», raconte Sébastien Sachot, conservateur vaudois de la faune. Qui précise que les 25 et 26 août, treize moutons ont «disparu» dans la même région des Alpes vaudoises.

Sans doute un jeune mâle
D'autres analyses sont en cours pour savoir s'il s'agit d'un loup venant du Valais ou du canton de Berne, ainsi que pour déterminer l'âge et le sexe de l'animal. «On peut imaginer qu'il s'agit d'un jeune mâle, avance le conservateur. Et qu'il ne restera pas longtemps seul...»

Le canton a pris des mesures d'urgence. L'élevage de mouton touché a reçu le soutien de deux chiens - des patous des Pyrénées - et d'une bergère. Deux propriétaires de chèvres ont obtenu des enclos électriques. D'autres mesures suivront.

Reste que la réapparition du carnivore ne plaît pas à tous. «Les éleveurs sont sur les dents», prévient Moritz Schwery, président de la commission grand prédateur de la Fédération ovine suisse. «Ils doivent faire face à la perte de leurs bêtes et ont une surcharge de travail. Certains parlent même de tirer le loup. Puis ils se calment.»

Les chasseurs n'explosent pas non plus de joie. «Pour nous, c'est un concurrent. Les bouquetins vont souffrir, prédit Jean-Louis Grivet, président de la Diana vaudoise. Mais il nous mettra surtout face à des problèmes insolubles. Ce prédateur n'a simplement pas sa place chez nous. Et je parie que dès qu'il aura vraiment faim, il dépassera les quotas.»

Sébastien Sachot rappelle qui n'est pour l'instant pas question de tirer le loup. «C'est seulement s'il tue 25 animaux de rente en un mois ou 35 en quatre mois que le Conseil d'Etat peut, s'il le veut, demander que ce soit fait.» Mais reconnaît que son impact est plus lourd que celui du lynx. «D'abord sur les populations animales: en meute, il peut s'attaquer à des chamois, chevreuils, cerfs, bouquetins ou même des veaux. Puis sur les éleveurs, qui doivent s'organiser, supporter des coûts et du travail supplémentaire.»

Source : Le Matin du 29 août 2007
Auteur : Renaud Michiels

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Face au loup, la vie bouleversée des bergers


Des bêtes aimées tuées par le prédateur. Et au lieu de la liberté d’autrefois, des enclos gardés par des patous, de gros chiens spécialisés. Reportage sur les traces du loup.

Jean-Claude Roch est peut-être le surveillant de la faune le plus chanceux de Suisse. Ou le plus malin. C’est lui qui avait installé l’appareil photographique à détecteur de mouvement qui a flashé le loup des Alpes Vaudoises, dans la région du Pas-de-Cheville. L’appareil n’était fixé que depuis quelques jours quand le prédateur est passé par là, comme l’avait pressenti le garde, avec un sacré instinct.

Joli coup, surtout si l’on sait que dans les Grisons trente appareils avaient été posés dans une vallée pendant deux mois pour tenter de prouver la présence d’un loup, sans le moindre succès. Pas une image, rien. Jean-Claude Roch savoure cette réussite avec une certaine malice: «C’est un sacré coup de bol, mais il est vrai que voir le loup sur une image, ça me changeait des chamois, du même lièvre qui faisait tranquillement des allers-retours, des bouquetins de passage, ou des touristes en balade. Il m’est même arrivé d’envoyer leur photo à des gens que j’avais reconnus!»

Finie la bohème
Depuis son scoop photographique, son quotidien est encore plus rempli: il reçoit des coups de fil d’éleveurs inquiets, il va vérifier de quoi est mort un mouton à quelques kilomètres, il rend visite aux bergers pour les conseiller et les rassurer. Hier, justement, nous avons accompagné Jean-Claude Roch jusqu’au lieu-dit Cheval Blanc, face au Grand-Muveran, sur les hauts de la commune de Bex, où Barbara Gisiger et son époux, Markus, veillent sur leurs quelque 900 moutons.

Avant la photo du loup, avant la preuve de la présence du prédateur, les choses, ici, étaient un peu plus «bohèmes», les moutons un peu plus libres de leurs mouvements. Depuis, les bêtes sont en enclos, surveillées par deux gros chiens, des patous, arrivés la veille. Le loup est peut-être reparti à 30 kilomètres d’ici, en Valais par exemple, où il a aussi donné du croc dans quelques cuissots, mais il est peut-être encore juste en dessus du chalet, derrière les hautes silhouettes noires des sapins que le brouillard ne veut pas quitter.

Quand un loup passe quelque part, son mystère s’y installe, et le monde se transforme en fonction de lui. Il y a quinze jours, treize moutons de Barbara et Markus étaient tués par le loup. Elle explique: «Je ne ressens pas de haine envers le loup, mais je ne l’aime pas. Il survient comme un tracas, un souci, un ennui de plus pour les éleveurs déjà submergés par les contraintes multiples. Il faut des moutons pour maintenir les alpages en bon état, pour que les chardons et les buissons n’envahissent pas tout, mais la vie de ceux qui les élèvent devient impossible. Alors, avec le loup qui arrive! Maintenant, il nous faut deux chiens patous, mais nous avions déjà nos cinq chiens à nous. Combien en aurons-nous bientôt? Dix, quinze, pour que le loup puisse vivre dans ce pays où je doute d’ailleurs qu’il soit bien, tellement il y a de gens, de promeneurs, de routes, et qui est si petit?»

Une question d’amour
Ce n’est pas de la colère, c’est du fatalisme. Barbara et Markus acceptent les patous qui doivent apprendre à cohabiter avec leurs moutons, et leurs moutons avec les patous, lesquels sont rappelons-le fournis par la Confédération. Jean-Claude Roch précise: «Ces chiens-là ne sont pas des chiens, mais plutôt des moutons avec des dents. Ils vivent moutons, ils pensent moutons, ils sont quasiment moutons. Mais ils savent faire peur au loup s’il approche, c’est la différence essentielle!»

«Veut-on vraiment que la nature appartienne au lynx et au loup? Si c’est le cas, un jour, il n’y aura plus qu’eux sur ces vastes territoires…» Joé Quartenoud, paysan de montagne

Joe Quartenoud, paysan de montagne, avec sa chèvre Lory qui a survécu à une attaque du loup à la Tour-d’Anzeide. A droite, Fiji, la mère d’une des chèvres tuées par le loup. «Pour les gens, ce sont deux chèvres tuées, et il n’y a qu’à nous indemniser, mais pour nous, c’est Marquise et Tulipe, des chèvres qui faisaient partie de notre vie.»

Auteur : Philippe Dubath
Source : 24 heures.ch du 1 septembre 2007

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Le loup s'attaque aux Alpes vaudoises


Le canidé a été signalé au mois d'août dans le canton. Il revient après 152 ans d'absence.

La lune éclaire le loup qui avance dans le fourré. Le flash de l'appareil photographique l'aveugle un instant. 152 ans après la dernière observation, le plus cosmopolite des carnivores retrouve les Alpes vaudoises. Il a été signalé dans la région d'Anzeindaz, un pâturage à une heure et demie de marche de Solalex, au-dessus de Bex.

En juillet dernier, les carcasses de quelques chèvres éventrées avaient trahi sa présence. Les analyses génétiques mettaient hors de cause les lynx. Puis d'autres attaques et l'instantané pris le 9 août ont confirmé l'immigration d'un loup d'origine italienne.

Cornelis Neet, chef du Service des forêts, de la faune et de la nature du canton, n'est pas surpris. Depuis la fin des années 80, les scientifiques suivent pas à pas le périple du canidé. Domicilié en Italie, où il a risqué l'extinction au temps de Mai 68, il a remonté ensuite la Botte pour passer en France dans les années 90. Puis, de fil en aiguille, il a été entrevu en Valais, et dans le canton de Berne. Même Fribourg a cru à une apparition. On attendait donc son arrivée dans le Pays de Vaud. Sa venue dans le canton à l'ombre du Muveran, quiréjouit le WWF, ravive fatalement les craintes des bergers, attachés à leurs moutons, et des chasseurs face à un concurrent. Sans parler des réfractaires qui refusent au carnassier errant sa place dans le monde moderne, entre YouTube et les hedge funds. Voilà pourquoi laConfédération n'a pas tardé à lancer son «Plan loup» pour rassurer les éleveurs et soustraire l'animal aux représailles humaines. Le Département vaudois de l'environnement va à son tour faire le nécessaire.

Le chef de service précise qu'il s'agit d'un retour «naturel», favorisé par l'exode des paysans de montagne, par l'abondance de gibier et de bétail, ainsi que par les mesures de protection prises en Europe. Cornelis Neet rappelle également que le dernier loup vaudois - en réalité une louve et ses petits - a été signalé en 1855 à Agiez, près d'Orbe, et non pas à l'Etivaz treize ans plus tôt, comme le rapporte l'Encyclopédie vaudoise. Ce sont les recherches de Jean-François Robert, ancien chef du même service, qui ont rectifié l'histoire il y a quelques années.

Auteur : Marco Danesi
Source : Le Temps du Jeudi 30 août 2007

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Le loup attaque l'homme. Une étude historique va relancer la polémique


Faut-il avoir peur du grand méchant loup? On diabolise volontiers le carnassier, de retour partout dans les Alpes.

TERRIFIANT ! Depuis toujours, le carnassier fait peur. Et il y a bien quelques raisons à cela, comme le démontre magistralement l'auteur de l'étude à paraître Histoire du méchant loup: Jean-Marc Moriceau a en effet pu recenser plus de 3000 attaques du prédateur sur l'homme entre le XVe et le XXe siècle dans 85 départements français.


Un léger frisson sur la nuque, c'est ce que suscite souvent l'évocation du loup. La faute au Petit Chaperon rouge, aux récits de carnages dans les bois, aux images de sang innocent répandu sur la neige. Le carnassier fait peur.
A cela il y a bien quelques raisons, comme le démontre magistralement l'historien français Jean-Marc Moriceau, dans son livre Histoire du méchant loup *. Ce professeur d'histoire moderne à l'Université de Caen a recensé plus de 3000 attaques du prédateur sur l'homme, dans 85 départements français, de la Guerre de Cent Ans à celle de 1914-1918.
Son ouvrage destiné au grand public voudrait dédramatiser le conflit entre partisans et détracteurs du quadrupède, y compris en Suisse où le loup a beaucoup fait parler de lui cet hiver.

Mi-mars, on aurait aperçu un individu à 1,5 kilomètre seulement d'un village fribourgeois. En novembre, le gouvernement valaisan a ordonné l'abattage d'un prédateur qui avait aiguisé ses crocs sur plus de trente moutons. Eleveurs et défenseurs de la nature se sont affrontés. La bête empaillée trône aujourd'hui dans le bureau du conseiller d'Etat Jean-René Fournier comme un trophée. Pourquoi ce besoin de revanche à prendre sur le loup? Les explications de Jean-Marc Moriceau.

- Comment voit-on le loup aujourd'hui en France et dans les pays voisins?
- Depuis son retour naturel en 1993 et ses premières attaques sur le bétail un an plus tard, l'image du carnassier a été revalorisée. La conception de la place de l'homme dans l'univers a changé. On se soucie désormais de préserver la biodiversité. Le loup en bénéficie. Du coup, des tensions apparaissent entre les éleveurs de moutons, qui gèrent au quotidien les problèmes que pose la présence du prédateur, et les autorités chargées de préserver l'environnement.
- Il est devenu politiquement correct de faire du loup un animal inoffensif. A tort?
- Oui, dans une certaine mesure. Pour l'heure, j'ai recensé 3050 agressions ayant entraîné presque toujours mort d'hommes, du XVe au XXe siècle. En étudiant les dépôts d'archives de 85?départements français, à travers, notamment, les registres des paroisses consignant les décès où l'extrême-onction n'avait pu être administrée. Et grâce à l'aide de généalogistes dans toute la France, j'ai pu dresser un portrait scientifique des attaques du loup contre l'homme.
- Y a-t-il eu beaucoup plus de victimes?
- Oui. J'estime que pour le XVIesiècle, on ne peut avoir connaissance pour l'instant que d'une très petite partie du total (5% environ). Cela va en augmentant jusqu'au XIXe, où j'arrive à saisir peut-être entre 15 et 35% de la réalité.
Mon étude s'arrête en 1918, avec la dernière agression supposée. Si l'on examine les chiffres, le risque que représente ce carnassier est très faible statistiquement. Il cause beaucoup moins de décès que les chutes ou la noyade. A l'échelle nationale, c'est insignifiant. Mais à l'échelle d'une région, ces carnages étaient bien plus sensibles et terrifiants. Ils marquaient les esprits pendant des générations.


"Il choisit des proies faciles: les enfants"

- Pourquoi le loup s'attaque-t-il à l'homme?
- Il faut distinguer deux types d'agressions: celles qui sont dues au loup anthropophage et celles qui sont causées par l'animal enragé. Le mangeur d'hommes est particulièrement terrifiant, car il s'attaque aux enfants de 5 à 14 ans gardant les troupeaux ou employés autrement dans les campagnes. Il sévit seul ou en couple, entre mai et septembre, lorsqu'il peut approcher sans être vu dans les hautes céréales.
- Et ce loup anthropophage aurait commencé par dévorer des cadavres…
- Le passage de la nécrophagie à l'anthropophagie est assez probable, oui. Selon l'hypothèse la plus plausible, le loup commun, qu'on trouve partout et qui mange du bétail, s'est mis à dévorer les cadavres laissés derrière elles par les armées. Avoir goûté la chair humaine incite sans doute le loup à s'en prendre ensuite aux vivants. Il choisit des proies petites, légères et faciles à emporter: les enfants.
- D'où l'horreur que ces carnages inspirent.
- En effet, ces attaques ont souvent des témoins - d'autres enfants - qui racontent comment leur ami ou frère s'est fait dévorer vivant sous leurs yeux. Leur terreur amplifie encore l'horreur et ils racontent le drame durant toute leur vie. On a vu parfois la main du diable, dans ces agressions, encore que l'Eglise soit restée très prudente sur ce thème.
- Le loup mangeur d'hommes disparaît vers 1820, en raison de l'absence de charniers à ciel ouvert et des protections dont l'homme s'entoure. Le loup enragé prend le relais?
- On les confond en effet, alors que leurs modes d'agression sont radicalement différents. Le loup enragé n'a pas de "territoire": il opère en suivant une trajectoire. Il s'attaque aux personnes qu'il trouve sur son chemin, donc surtout des hommes adultes: bûcherons, forestiers, charbonniers. Il ne les mange pas, puisque la rage paralyse son larynx; il les déchiquette avec une férocité impressionnante. Il fait des dizaines de victimes en quelques heures, souvent durant l'hiver. C'est pourquoi l'imaginaire a retenu des scènes de carnages dans les bois, sous la neige.
- Faut-il avoir peur du retour du loup dans les Alpes?
- Les conditions environnementales sont complètement différentes : plus d'armées en marche, plus de cadavres à l'abandon. Pour ce qui est de la rage, le risque n'existe à l'évidence, statistiquement, que si l'on commence à avoir une population de plusieurs milliers de carnassiers.

A lire :
Histoire du méchant loup. 3000 attaques sur l'homme en France. XVe-XXe siècle
Jean-Marc Moriceau
Editions Fayard, 627 pages, 30 euros, à paraître le 6 juin 2007.

Auteur : Pascale Zimmermann
Source : 24 heures.ch du 5 septembre 2007

"Il n'y a strictement aucune raison de diaboliser le loup"


Le loup s'en est pris à l'homme par le passé. "Et alors?" lance Patrick Durand. Pour le biologiste, directeur du bureau d'études environnementales ECOTEC, le débat, pour passionnant qu'il soit sur le plan historique, n'a aucun intérêt du point de vue biologique. "Il est plus que probable que le loup ait consommé de la chair humaine. C'est banal. Regardez ce qui se passe avec des chiens domestiques dévorant des enfants. Un pitbull et un maître névrosé sont plus redoutables qu'un loup. Dans la nature, il existe un petit pourcentage d'animaux différents et potentiellement dangereux du point de vue comportemental. Des loups se sont certainement adaptés aux circonstances en se nourrissant de cadavres. Certains ont probablement franchi le pas en attaquant des hommes vivants."

Pour Patrick Durand, le vrai débat doit se faire en examinant la situation dans les pays où les populations de loups sont actuellement présentes: l'Italie, l'Espagne, la Suède, les pays de l'Est, notamment la Slovénie et la Pologne. "Il ne s'est produit aucun accident grave vérifié depuis des décennies. Pourtant, les loups se promènent en totale liberté. C'est du reste pour cela que certains quadrupèdes italiens qui traversent les Alpes s'installent en Suisse."

Ce processus de colonisation ne s'arrêtera pas, car les proies sont très nombreuses en Suisse (cerfs, sangliers, chamois, chevreuils). Il convient de le gérer grâce à un "concept loup". Selon le biologiste, le vrai danger concernant la rage viendra bien davantage du renard que du loup. Quant à la consommation de chair humaine, "si le risque existe intellectuellement, il n'y a strictement aucune raison de diaboliser le loup."
Reste que le prédateur traumatise les éleveurs car, au milieu d'un troupeau, il tue tout ce qui bouge, bien au-delà de ce qu'il peut consommer. "Par le biais des subventions, il convient de donner aux moutonniers les moyens de modifier leurs méthodes de pastoralisme et de protéger davantage leurs troupeaux."

Auteur : Pascale Zimmermann
Source : 24 heures.ch du 5 septembre 2007

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Deux cadavres au WWF


Les éleveurs du canton de Vaud en Suisse sont désespérés. Chez eux, contrairement à la France, il n'y a aucune structure en place pour les défendre, par ce que loups et vautours, mais aussi ours, n'ont fait leur apparition que récemment. Ils ont l'impression de faire peu de poids face aux Ecolos, "surtout les citadins en mal de sensation forte, qui ne comprennent rien à nos problèmes. C'est le pot de terre contre le pot de fer" nous dit Danielle en nous envoyant un article assez significatif du Nouvelliste, un journal cantonal
Nous pouvons constater qu'ils prennent exemple sur les français pour manifester en déposant les cadavres au WWF. Et le WWF ne prend-il pas les français en exemple de.... cohabitation... un peut comme FERUS qui nous dit que tout va bien dans les Cantabrique et que tout le monde cohabite comme au paradis. [Ndr]

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NOUVELLE ATTAQUE - Une brebis et son agneau, protégés par deux chiens, ont été tués par le loup dans le Chablais. Son propriétaire apporte les cadavres dans le bureau de Marie-Thérèse Sangra. Odeur nauséabonde et dialogue de sourds.

Hier matin, William Grenon appelle la secrétaire générale du WWF Valais. Marie-Thérèse Sangra accepte de le recevoir.

A 14 h 30, l'éleveur de Vouvry, accompagné de deux collègues, Dominique Vannay et Gérald Donnet, dépose le cadavre d'une brebis et de son agneau dans son bureau. "Je vous apporte le résultat du travail du loup!" La bête, qui avait mis bas cinq jours plus tôt, s'était mise un peu à l'écart du troupeau. Le loup en a profité. Les chiens de protection n'ont rien senti.

Dans un premier temps, Marie-Thérèse Sangra refuse ce qu'elle appelle "une mise en scène". Elle ne veut pas être photographiée avec les dépouilles. Elle détourne son regard. "Je sais que c'est triste." Les éleveurs insistent. "Regardez la réalité en face!" Elle finit par accepter le dialogue et la présence du "Nouvelliste".

William Grenon : "Vous avez dit qu'il était regrettable qu'il y ait des attaques, mais que c'était de notre faute parce qu'on n'avait pas de chiens de protection. Alors, j'en ai pris deux. Je me suis d'ailleurs fait engueuler tout l'été à cause d'eux, parce qu'ils pincent les cyclistes. Et pour quel résultat? Vous l'avez devant les yeux. Alors, arrêtez d'aller faire du bourrage de crâne dans les écoles en essayant de faire croire qu'on peut vivre avec le loup."

Marie-Thérèse Sangra: "Je n'ai jamais dit que c'était facile. Mais je crois que la cohabitation, moyennant un supplément de travail, est possible. Les dégâts et votre travail doivent être pris en charge par les pouvoirs publics."

Dominique Vannay : "On ne veut pas de moyens supplémentaires ! Vous ne comprenez pas. On ne dort bientôt plus, parce qu'on craint les attaques. Comme a dit un autre éleveur, le loup nous a pris notre liberté! Dorénavant, comme bâton de berger, on prendra un fusil pour nous débarrasser des loups que vous introduisez."

M.-T. S.: "Je n'ai jamais amené aucun loup ! Ni moi ni le WWF. Arrêtez de dire des bêtises!"

W. G.: "Et le lynx, il n'a pas été introduit peut-être?"

M.-T. S. : "C'est vrai qu'il a été introduit. C'était une erreur. Mais, nous, les organisations, nous ne sommes pas responsables de ce qui s'est passé. C'était un privé."

D. V.: "Un jour, vous cracherez le morceau pour le loup, comme vous l'avez fait avec le lynx!"

M.-T. S.: "Que vous le voulez ou non, le loup continuera de venir naturellement. C'est prouvé. Que faut-il faire? Le tuer?"

D. V.: "Mais oui! On ne laissera pas dévorer nos moutons pas vos saloperies de bestioles. Si on vous laisse faire, dans peu de temps, on aura aussi l'ours. On va garder nos moutons avec le fusil en bandoulière!"

M.-T. S.: "En réagissant comme vous le faites, vous faites du tort aux éleveurs. Aujourd'hui, il y a un consensus, partout en Europe, en faveur de la protection du loup. Il faut trouver un moyen pour que la cohabitation fonctionne. On devrait se mettre ensemble pour trouver des solutions. Je sais que le loup est un problème de plus pour vous et que ce sera encore plus difficile lorsqu'il y aura des meutes. Il y a de la place pour le loup ici, comme il y a de la place pour l'éléphant en Afrique. Mais ce n'est pas à vous d'être victimes. Vous serez remboursés pour vos moutons."

D. V.: "Qu'est-ce qu'on touchera pour cette brebis? 300-350 francs. Et heureusement qu'elle a été retrouvée. A Susanfe, il y a dix-neuf moutons qui manquent. On nous a dit qu'on ne serait pas payé tant qu'on ne les aurait pas trouvés. On passe du temps pour chercher des carcasses. Ce temps-là, personne ne nous le paie! Il faut venir voir sur place comme c'est facile! Venez voir, ce qu'on vit, lorsqu'il y a du brouillard, qu'on ne voit plus les moutons et qu'on reste là sans savoir s'ils se font dévorer par des loups."

M.-T. S.: "Il faut accepter l'évolution de la société qui veut le retour de ces animaux qui ont toujours été présents ici avant d'être exterminés."

W. G.: "Nos ancêtres étaient sensés! Le loup démolit la nature…"

M.-T. S.: "Non. Le loup exprime une nature plus équilibrée. La Suisse a les moyens de cohabiter avec lui et, lorsque des mesures de protection ont été prises, d'indemniser les dégâts qu'il peut provoquer. Le WWF a toujours soutenu l'agriculture suisse ne serait-ce que pour éviter que l'on produise du CO2 pour les importations. Je vous lance un appel ici pour collaborer. Si vous avez des frais supplémentaires à cause du loup, on peut discuter."

D. V.: "On n'a pas besoin de vous. On ne se laissera pas faire. Si vous voulez le loup, alors on se fera la guerre!"

M.-T. S.: "Est-ce une menace contre ma personne?"

D. V.: "Non ce n'est pas une menace. Dès qu'il y aura de nouvelles attaques, on viendra vous apporter les cadavres. On veut montrer ce qui se passe dans nos montagnes. On veut vous faire bénéficier du travail du loup. Personne ne s'imagine ce que c'est sans le voir."

M.-T. S.: "Vous allez à contre-courant de l'opinion générale qui est favorable au loup. Vous ne voulez pas chercher de solution, mis à part tuer le loup."

D. V.: "Ce n'est pas vrai! On a mis des clôtures. On a introduit des ânes. Et maintenant des chiens. Et ça a servi à quoi? La seule solution, c'est de dormir avec son troupeau. Si on doit en arriver là, il n'y aura bientôt plus de moutonniers. Alors, il y aura assez de places dans les alpages. Vous pourrez y mettre vos loups, vos lynx et vos ours."

M.-T. S.: "On n'arrivera pas à s'entendre. Vous ne voulez pas de loup et nous oui."

D. V.: "Qu'est-ce qu'il vous apporte? Vous le voyez souvent? "

M.-T. S.: "Non, mais ça me fait plaisir de savoir qu'il est là!"

Pendant ce temps, les mouches continuent de tourner autour des cadavres qui dégagent une odeur nauséabonde. Marie-Thérèse Sangra finit par aller voir les bêtes mortes. "C'est moche…", commente-t-elle.

A 15 h 30, les éleveurs quittent le bureau du WWF… en laissant les dépouilles en souvenir. "On vous les laisse de bon cœur!"

Auteur : Jean-Yves Gabbud
Source : Le Nouvelliste du 6 septembre 2007

Commentaire


Nous pouvons observer que pour le WWF, il y a consensus dans toute l'Europe. manifestement cette organisation aux origines, semble-t-il, sombres et brunes, refuse de voir ce qui se passe sur le terrain. Ces bureaucrates environnementalistes rentent encrés dans leurs certitudes idéologiques et sectaires n'ont manifestement pas compris que les éleveurs européens échangeaient par Internet. Nous savons que en France comme dans les Cantabriques / Asturies, il y a de très sérieux problèmes.
Mais pour eux, le loup comme l'ours sont de gentils animaux de compagnie dont il "fait plaisir de savoir qu'il est là !"

Il est temps que la communication des éleveurs se développe à un niveau européen pour faire taire tous ces mensonges et ces manipulations de mouvements écologistes..

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Deux veaux tués par le loup


TRISTE PREMIÈRE EN VALAIS - Après les moutons et les chèvres, le loup s'en prend maintenant à des bovins aux Crosets. La vallée, en émoi, craint pour ses enfants

"Il l'a déchiqueté. Rien que d'y penser, j'ai les poils qui se hérissent sur les bras." L'agriculteur chablaisien Bernard Daves est visiblement outré par le spectacle de son veau dévoré par le loup dans la nuit de jeudi à vendredi à deux pas des chalets des Crosets, sur la commune de Val-d'Illiez. Et ce, non loin de Planachaux, là où une première attaque a déjà eu lieu à la fin de ce printemps.

Hier matin, le Service de la chasse s'est rendu sur place et a pris des photographies des empreintes très nettes laissées dans la boue par l'agresseur dont l'identité ne fait aucun doute. Le veau, qui était né récemment et pesait entre 45 et 55 kilos, a été presque entièrement dévoré. "Et l'attaque n'a pas eu lieu dans un endroit perdu, mais à 200 mètres du départ du télésiège de Crosets 1, entre le village et bien plus bas que la buvette de Chaupalin. Autant dire en pleine station! Le loup n'a peur de rien", tempête Bernard Daves.

L'homme a voulu revoir son veau hier après-midi. Nous l'avons accompagné. Et devant nous, ce solide gaillard, ancien boxeur et joueur de rugby, avait vraiment la chair de poule en regardant son veau limousin. "Il reste la tête, la colonne vertébrale, les côtes et les pattes. C'est pas croyable."

Mesures urgentes ?
Dans le monde paysan de la vallée d'Illiez, la nouvelle de ce carnage provoque un véritable tollé. Le loup s'en est pris à l'élément central de l'élevage montagnard: la vache. Un habitant du coin raconte: "Je croyais les bêtes en sécurité près des habitations, mais le loup est venu jusqu'en station. Je veux voir comment le WWF va se dépatouiller maintenant. Un fonctionnaire va venir de Berne pour définir les mesures à prendre. Car une vingtaine de vaches doivent vêler d'ici au 10 octobre. Si rien n'est fait, ce sera un massacre. Sans compter que 900 moutons pâturent juste un peu plus haut."

"Des gens ont peur"
Ces réactions sont confortées par le fait que le veau des Crosets n'est pas la première victime chez les bovidés. Restée bizarrement sous silence jusqu'ici, une première attaque de veau a eu lieu à fin mai à Planachaux. Une bête qui appartenait elle aussi à Bernard Daves. "Là, le loup a frappé dans un secteur connu, à proximité du restaurant du Chaudron. On attend quoi, que des gamins qui traînent en faisant du hors-piste en fin de journée se fassent bouffer cet hiver? Avec les moutons et les chèvres, depuis deux semaines, il y a de la casse tous les deux ou trois jours."
Une habitante des Crosets renchérit: "Déjà maintenant, des gens ont peur, comme cette Champérolaine qui refuse d'aller aux champignons."
Un autre agriculteur présent à Chaupalin hier estime que le danger est réel pour l'homme. "Quoi qu'en disent les experts. Imaginez mon jeune berger au petit matin, allant chercher dans le noir les vaches pour la traite. S'il tombe nez à nez sur le loup… Les écolos ont beau dire qu'il n'attaque pas l'homme. Ils nous laissent prendre les risques et eux vivent en plaine."

D'autres cas ?
Selon nos informations, la carcasse d'un troisième veau, lui aussi déchiqueté, aurait été retrouvée récemment non loin de là à la Pointe de l'Eau, sur Val-d'Illiez. Il reste encore à confirmer l'implication du loup dans ce cas-ci.
Et l'on parle aussi de nouveaux moutons tués sur Susanfe ….

Auteur : Gilles Berreau
Source : Le Nouvelliste du 8 septembre 2007

Commentaires


Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Et au milieu toujours les mêmes écolos qui récitent le même bréviaire comme uen secte.Mais qui est le gourou ?

A côté de ce délire intellectuel, nous constatons que l'efficacité des autorités suisses est à la hauteur de l'inefficacité des autorités françaises. Quelque part, c'est rassurant.

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Le bâton de berger de Fournier


Arme anti-loup - Le makhila était utilisé au Xe siècle par des bergers pour protéger les troupeaux. Un exemplaire de cette arme a été offert par un Montheysan au conseiller d'Etat Jean-René Fournier!

Jean-René Fournier s'est vu offrir par un collectionneur d'armes montheysan un bâton de berger très spécial, un makhila. Cette canne a été inventée il y a mille ans dans le Pays Basque pour lutter contre le loup et l'ours. Et ce, grâce à une pointe d'acier cachée dans sa poignée. Tout un symbole, lorsque l'on connaît la position claire et nette du conseiller d'Etat dans le dossier du loup en Valais.

L'exemplaire "montheysan" est arrivé dans la capitale valaisanne à l'occasion d'une session du Grand Conseil. "Il m'a été transmis il y a quelques temps déjà par la députée radicale montheysanne Marie-Claude Ecœur. Et il y a peu, j'ai reçu Gérard Rithner à Sion lors d'une réception pour le remercier de ce geste", confirme Jean-René Fournier, patron du Département des finances, des institutions et de la sécurité.

Objet de collection

Les problèmes rencontrés par les bergers à cause du loup ne datent pas notre société moderne. C'est bien pour cela que l'animal avait disparu de nos contrées. Arme datant du Xe siècle et spécialement étudiée pour protéger les troupeaux de moutons contre les prédateurs, le makhila est aujourd'hui un véritable objet de collection.
Certaines réalisations coûtent très cher et arborent le nom de leur propriétaire gravé sur de l'argent. "Mais surtout, cet équipement est d'une incroyable efficacité. Sa conception est époustouflante, lorsque l'on pense que sa création remonte à si longtemps", s'extasie Gérard Rithner, un collectionneur montheysan passionné.

Arme sophistiquée

Emblématique du Pays Basque, ce bâton cache une longue pointe d'acier dans son manche. Avant de pouvoir disposer d'armes à feu, les bergers en montagne utilisaient ce makhila dans le sud-est de la France.

"Il est très efficace pour défendre leurs troupeaux contre les loups. Car le makhila est à la fois une lance et une massue!" explique Gérard Rithner. Joignant le geste à la parole, le Montheysan continue sa démonstration. "Le manche, doté d'un pommeau, se dévisse et dévoile une pointe. A l'autre extrémité, on trouve un lourd contrepoids, lui aussi en acier, qui permet de transformer le bâton en massue. La force de pénétration est étonnante. Et le tout est très solide, grâce à l'emploi d'un bois spécifique."

Auteur de l'article : Gilles Berreau
Source : Le Nouvelliste du 11 septembre 2007


PS, Jean-René Fournier est le chef du Dpt des finances et de la sécurité du Canton du Valais, Membre du Parti Démocrate Chretien, et fervent anti-loup.

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Comment protéger les veaux ?


CONCEPT LOUP SUISSE - Le coordinateur du programme national était aux Crosets hier. Pour proposer des solutions. Qui fâchent les éleveurs.

Réunion au sommet hier après-midi au-dessus des Crosets (Val-d'Illiez) entre des éleveurs chablaisiens et Daniel Mettler, coordinateur sur le plan national du Concept Loup Suisse. Il s'agissait de définir des mesures de prévention urgentes pour protéger les troupeaux de vaches contre le loup. En effet, suite à deux attaques cet été dans le secteur, les paysans sont très inquiets.

Autant le dire tout de suite, les propositions faites hier par Berne n'ont pas suscité une vague d'enthousiasme en Valais. Car que propose Daniel Mettler? "A court terme, la première solution serait de descendre les bêtes en plaine. Mais nous souhaitons que la saison d'estivage puisse se terminer ici en haut. L'autre issue consiste à mettre tous les soirs les animaux à risque dans un parc de nuit avec des clôtures électriques renforcées. Cela concerne les mères portantes prêtes à vêler et les petits veaux de moins de dix jours."

"Pas réaliste"
William Grenon, qui possède plus de 800 têtes de bétail aux Crosets, secoue la tête. "Cela ne marchera que très difficilement. Car on ne peut pas séparer comme cela le troupeau, comme avec des moutons. Les vaches se protègent entre elles. Vous imaginez le gymkhana que cela va donner tous les soirs!"

A long terme, pour la montée en alpage de l'an prochain, le Concept Loup Suisse y va aussi de sa proposition. "Il faudra bien analyser la situation et savoir si l'intégration de chiens patous est possible. Or, ce n'est pas toujours le cas avec le grand bétail. La cohabitation est plus compliquée avec les vaches allaitantes qu'avec les ovins", indique Daniel Mettler.
Mais alors, que faire? Le coordinateur propose de réorganiser les exploitations agricoles. "Est-ce que le moment du vêlage peut-être reporté après l'estivage et avoir lieu en plaine, en toute sécurité?" Une idée qui fait rire jaune les éleveurs de la vallée présents à la réunion.

Que va dire le taureau ?
"Sur le papier cela peut paraître une bonne idée. Pour quelqu'un qui ne connaît pas les vaches… Car si l'on peut théoriquement retarder la conception des veaux pour qu'ils naissent en novembre, cela ne marchera pas toujours et surtout pas de manière linéaire et coordonnée.
Le croire c'est méconnaître la nature"
, explique William Grenon. "Il faut parfois plusieurs tentatives pour la conception. Et surtout, après avoir vêlé, les vaches ne redeviennent pas prêtes à porter toutes dans le même laps de temps", ajoute un autre éleveur. "Le taureau a aussi son mot à dire. Que les écolos viennent eux dans le pré pour lui expliquer quand il doit faire son affaire à la vache", renchérit un agriculteur.

Alexis Gex-Fabry témoigne
Hier aux Crosets, Florian Volluz, président de l'association des ovins et caprins, était présent pour soutenir les agriculteurs chablaisiens. "Je me demande pourquoi la vache n'a pas pu défendre son veau aux Crosets. Peut-être parce que deux loups ont attaqué?"

Parmi les éleveurs en estivage aux Crosets, Alexis Gex-Fabry, bien connu pour ses talents de coureur à pied, subit de plein fouet la présence du loup. "Après l'attaque d'un veau ici en juin, j'ai redescendu en plaine mes vingt-six veaux et dix moutons. Je n'ai gardé que deux chèvres pour les enfants. Chaque matin, avant d'aller traire les vaches, je sortais les caprins. Eh bien, malgré le bruit de la machine à traire et ma présence, le loup est venu tuer une chèvre juste derrière mon chalet, à vingt mètres, vers 7 heures du matin. Or, la première chose que font mes gosses en se levant, souvent très tôt, c'est d'aller voir les chèvres. Le pire a été évité de justesse."

Depuis, le père de famille craint pour ses enfants qu'il ne lâche plus des yeux. D'ailleurs, les petits ne viennent qu'épisodiquement dormir sur place. Un comble pour des gens ayant choisi la montagne pour sa qualité de vie et la liberté. En face, à Planachaux, Yann Avanthey dit aussi faire attention à la sécurité de ses enfants, le loup ayant passé à côté du chalet. Au gîte de Chaupalin, le gérant confirme: "Ici aussi le loup passe sous le chalet."

"J'ai peur quand je cours"
Alexis Gex-Fabry dit avoir peur pour lui-même. "Lorsque je m'entraîne à courir ici en haut, j'ai vraiment la trouille. Car j'ai vu les blessures infligées à la chèvre. Des coupures nettes, profondes. Le pire, c'est d'imaginer de tomber face à plusieurs loups."

Auteur de l'article : Gilles Berreau
Source : Le Nouvelliste du 12 septembre 2007

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Ces témoignages sont les mêmes que ceux venus des alpages des Alpes françaises. Bientôt, ce seront les mêmes dans les estives pyrénéennes d'ici 2 ou 3 ans lorsque les loups de Catalunya se seront répenus sur la chaîne comme ils l'ont fait dans les Alpes ou pire encore dnas les Asturies.

Comme en France ou en Espagne nous ne pouvons que coinstater que les "concepts" et "plans" ours ou loup sont élaborés par des personnes qui ne conaissent rien à l'élevage mais qui, néanmoins, se permettent de venir donner des leçons de pastoralisme. Il y a dans le milieu environnementaliste des gens qui ne manquent pas de culot quelque soit le pays.

Mais il parait que le loup n'est pas dangereux.... pour les enfants...

Peut-être que la présence d'ânes sur les alpages et les estives pourraient faire fuire les loups ??? L'occasion de redécouvrir des races à petits effectifs, des sauvegarder et de participer au développement de la biodiversité des races d'élevage.

Louis Dollo, le 12 septembre 2007

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Faut-il tuer le loup?


DÉCISION IMMINENTE - Six nouvelles victimes ces derniers jours dans le Chablais! Le bilan de l'été autorisera peut-être un tir.

L'ouverture de la chasse en Valais sera-t-elle marquée par un trophée exceptionnel: un loup ? C'est envisageable au regard des derniers événements. En effet, entre mardi dernier et hier lundi, pas moins de trois troupeaux de moutons ont été attaqués par le loup dans le val d'Illiez.

Bilan: sept victimes. Qui viennent s'ajouter à la longue liste déjà en possession des autorités cantonales et fédérales. Selon nos informations, une réunion va avoir lieu prochainement avec l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage (OFEFP) pour compter décider d'abattre un loup. Quant au WWF, il fourbit déjà ses armes pour défendre cet animal protégé.

Un été meurtrier
La semaine passée, selon les éleveurs, deux moutons ont péri sur l'alpage d'Anthème (commune de Val-d'Illiez). C'est la troisième attaque à cet endroit où le loup avait été surpris le mois passé en pleine action. Rien que sur ce pâturage, le bilan atteint quatre moutons tués et deux blessés. Non loin de là, sur l'alpage de Rossetan, quatre bêtes sont mortes, dont trois agneaux. Troisième attaque à Bonavau (Morgins), ou un mouton est mort. Il n'y aurait quasiment aucun doute sur le rôle joué par un ou plusieurs loups.

A ces événements récents, il faut ajouter cet été l'attaque de deux chèvres à Champéry. Dans la région de Susanfe (Evionnaz), non loin de Champéry, deux cas sont répertoriés et ont fait onze victimes chez les ovins. Sans oublier les deux veaux des Crosets. En prenant compte de toutes les affaires recensées, on parle de dizaines de cas.

Dans le cadre du Concept Loup Suisse, l'autorisation de tirer un prédateur afin de réduire la pression sur le cheptel des animaux de rente est donnée si dans la même région ou vallée au moins trente-cinq bêtes ont été dévorées par un loup au cours de quatre mois consécutifs, ou au moins vingt-cinq animaux de rente au cours d'un mois.

Arrivera-t-on à l'un de ses deux chiffres ? Les organes compétents vont tout d'abord analyser chaque cas, chaque victime, afin d'être certains que le loup est concerné. Il faudra aussi s'assurer que les troupeaux touchés étaient correctement protégés. Facteur aggravant

Un autre élément du fameux concept risque fort de jouer en défaveur du canidé. Ce point très précis indique que si des attaques en nombre se sont déjà produites l'année précédente, il suffit de quinze nouvelles victimes l'année suivante. Le Chablais se trouve précisément dans ce cas de figure. On se souvient que l'an dernier à l'alpage d'Onne, sur la commune de Collombey-Muraz, de nombreux moutons avaient été tués par la même louve qui a sévi cette année à Susanfe.

Hier, le WWF Valais analysait différemment ce point, estimant que puisqu'un loup a été abattu l'an dernier, les compteurs ont été remis à zéro. Ce que ne précise pas le Concept Loup.

Le WWF: pas si vite!
Au vu des ces informations, on voit mal comment le tir du grand canidé pourra être évité. Se dirige-t-on vers cette solution drastique?

A Sion, le chef du Service de la chasse Peter Scheiber refuse de se prononcer avant la réunion au sommet de ces jours prochains.

Pour la secrétaire du WWF Valais Marie-Thérèse Sangra, avant tout tir, il reste encore à prouver non seulement l'implication d'un ou plusieurs loups, mais aussi et surtout que vraiment toutes les mesures ont été prises pour protéger le troupeau, et pas seulement au dernier moment. "De plus, il ne faut pas que l'on tire sur n'importe quel loup, mais bien sûr celui qui poserait problème", rappelle l'écologiste.
Mais même si ces conditions sont remplies, le WWF n'acceptera pas sans autre un tel tir. "Nous avons été consultés lors de l'élaboration du Concept Loup, mais nos avis n'ont pas été pris en considération. Ce Concept n'est donc pas un instrument qui nous permet d'être satisfaits de la manière de gérer le loup en Suisse."

Et Marie-Thérèse Sangra, secrétaire du WWF Valais, de prévenir: "Ce Concept ne se substitue en aucun cas à la législation qui protège le loup."

Auteur : Gilles Berreau
Source : Le Nouvelliste du 18 septembre 2007

Commentaire


Comme partout dans le monde, le WWF tient une position de taliban de l'écologie sans aucune considération pour l'humain et encore moins le respect du travail des hommes. Cet organisme est dépourvu de toute sensibilité humaniste en allant même jusqu'au refus de dialogue. A ce titre, le WWF est une organisation dangereuse.

Par ailleurs, le principe du tir est une idiotie sans nom au seul motif que la prise de décision est tellement longue à prendre que le loup a disparu du lieu de la prédation ou bien un autre vient et ce n'est pas le bon qui est tué. C'est la même problématique sur toute l'Europe. Les tirs devraient être automatiques et autorisés pour chaque éleveur victime de prédation afin de protéger son outil de travail : le troupeau.

Louis Dollo, le 18 septembre 2007

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Loup en Valais : Eleveurs sur les nerfs


La semaine dernière, le loup s'en est pris à plusieurs veaux en Valais. Excédés, les éleveurs critiquent l'efficacité des mesures de protection et s'interrogent sur le retour naturel du prédateur. Organisations écologistes et chercheurs réfutent ces accusations, rappelant que les pertes subies sont modestes en regard du taux de mortalité habituel. Reportage

Pas besoin d'être psychologue pour voir que Jean-Michel Egertswyler est à bout. Eleveur de moutons à Evionnaz (VS), ce solide gaillard aux poings gros comme des enclumes court la montagne depuis quatre jours à la poursuite de trente brebis introuvables. A la vue du petit sac en plastique contenant les étiquettes de marquage des bêtes décimées par le grand canidé, il craque et fond en larmes. "Mon berger m'a quitté il y a quelques jours. La surcharge de travail et la tension que le loup fait peser sur notre quotidien en sont venues à bout. Je me retrouve donc seul à chercher les bêtes manquantes que d'autres propriétaires ont mises en estivage chez moi. C'est une véritable torture morale", ajoute-t-il avant de s'interrompre, des sanglots dans la voix.

La facture sera salée
Assis de l'autre côté de la table, Philippe Dubois, garde-chasse, a aussi les traits tirés. C'est la quatrième fois qu'il vient, depuis le début de l'été, pour enregistrer les déclarations de perte de Jean-Michel Egertswyler. Depuis que le loup rôde, sa façon de travailler a été complètement bouleversée. "Entre les bêtes blessées qu'il faut achever, le plus souvent dans des lieux difficiles d'accès, les visites aux éleveurs, les autopsies et les échantillons à envoyer au KORA (voir encadré), je n'ai même plus le temps de procéder aux comptages qui se font habituellement en cette saison", soupire le garde-chasse, en notant le compte bancaire de l'éleveur qui recevra d'ici à six mois une indemnisation de la Confédération.
Si le dédommagement versé pour une brebis se situe aux alentours de 300 francs, celles de Jean-Michel Egertswyler sont des suffolk de race, qu'il a fait venir de France pour améliorer son élevage. Leur prix s'élève à 450 euros, sans le transport. Mais au-delà des dommages matériels, l'éleveur craint surtout pour l'avenir. "Les propriétaires vaudois, fribourgeois et bernois qui me confient leurs bêtes pour l'estivage auront-ils encore confiance l'année prochaine, quand ils verront les pertes subies par le troupeau?"

Des molosses durs à gérer
Jean-Michel Egertswyler n'est pas le seul à se faire de la bile. William Grenon, berger sur l'alpage de Chésery, a lui aussi perdu des bêtes cet été, en dépit de la présence des deux Maremmanne des Abruzzes qui lui ont été attribués par la Confédération pour l'aider à protéger ses 800 moutons. "Je les ai pris au printemps, pour qu'ils aient le temps de s'habituer au troupeau et à mes chiens de travail. Une hiérarchie a fini par se mettre en place entre eux, mais ça n'a pas été sans mal." Pas facile d'ailleurs de surveiller ces molosses, qui s'en prennent parfois aux vététistes, nombreux à traverser ces régions propices à la pratique de leur activité. Bien qu'aucun incident grave ne soit à déplorer à ce jour, le berger est tout de même inquiet. "En cas de pépin, c'est nous les responsables."
Arrivé entre-temps, son collègue Bernard Daves, agriculteur à Collombey, n'a pas de moutons mais un troupeau de vaches allaitantes. En quelques jours, le loup lui a déjà pris deux veaux, une première en Valais. "Il n'y a que quinze chiens pour tout le Chablais valaisan, ce n'est pas assez. On nous parle de désalper les vaches qui viennent de mettre bas et leurs petits. Mais les deux tiers des bêtes viennent d'autres régions. Et pour rester en plaine, il faut du fourrage. Sans compter qu'à cette période, les allaitantes sont trop farouches, c'est impossible de les approcher. Moi, je n'ai rien contre le loup, mais alors je change de métier."

Plusieurs causes de mortalité
"Il y aura un prix à payer, c'est certain, reconnaît Daniel Mettler, d'Agridea, responsable pour la coordination nationale des mesures de protection mises en place par la Confédération en 2003. A court terme, ce sera particulièrement difficile pour les éleveurs semi-professionnels ou les agriculteurs à temps partiel." Malgré tout, cet ancien berger se veut optimiste. "En ce qui concerne la protection des moutons, nous avons déjà une certaine expérience. La situation avec les vaches allaitantes est nouvelle et nous avons besoin de temps pour développer des mesures de protection appropriées. Bien sûr, cela n'enlève rien à la pression psychologique des grands prédateurs." Et de relativiser: entre les bêtes qui se perdent, celles qui dérochent ou qui sont frappées par la foudre, les pertes se chiffrent par milliers, alors que le tableau de chasse du loup n'atteint même pas une centaine de têtes de bétail.

Marie-Thérèse Sangra, du bureau valaisan du WWF, pense pour sa part que "ce retour a favorisé la protection des animaux. Avant, les bêtes étaient moins bien surveillées et les éleveurs acceptaient un taux de perte de 3 à 4%." Si elle admet que les chiens de protection ne sont pas en nombre suffisant, Marie-Thérèse Sangra insiste sur la nécessité de combiner tous les moyens à disposition des éleveurs, soit le rassemblement des troupeaux durant la nuit, la pose de clôtures et la présence des bergers et des chiens. Comme Daniel Mettler, Marie-Thérèse Sangra réfute catégoriquement toute accusation de réintroduction du loup par l'homme. "Les analyses ADN le confirment. Les individus présents en Suisse viennent d'Italie." Les éleveurs, eux, n'en démordent pas. "Il y a cinq cents kilomètres entre les Abruzzes et la Suisse, et personne n'a signalé sa présence avant son arrivée chez nous. Il a mangé quoi, jusque-là, le loup, des pizzas?"

ADN italien
Chercheur à l'Université de Lausanne, Luca Fumagalli reçoit les échantillons - surtout des crottes - que lui envoie régulièrement le Kora (Projets de recherche coordonnés pour la conservation et la gestion des carnivores en Suisse). "Les analyses génétiques prouvent que les individus présents en Suisse sont originaires d'Italie. Du fait de la réduction massive des population de loups au XX e siècle et donc de leur diversité génétique, ils présentent une séquence ADN qui est très clairement identifiable." Pour Luca Fumagalli, ce retour est tout à fait naturel. "Le loup réinvestit des lieux qu'il a désertés depuis cent ans, notamment parce qu'il n'y avait plus assez de gibier dans nos forêts." Et de rappeler: "Cet animal peut parcourir des centaines de kilomètres en un jour. De plus, il est très discret, ce n'est pas étonnant qu'il ne laisse que peu de traces derrière lui".

Auteur : Alexander Zelenka
Source : Le Nouvelliste du 20 septembre 2007

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Sus au grand méchand loup


Jean-René Fournier a autorisé le tir d'un loup dans le val d'Illiez et le secteur de Susanfe. Le Service de la chasse attendra que le délai de recours soit échu pour passer à l'action.

Son appétit lui a joué un mauvais tour. Avec quarante et un animaux de rente dévorés en quatre mois, le loup du Chablais a dépassé les bornes. Jean-René Fournier, le chef du Département valaisan des finances, des institutions et de la sécurité (DFIS), a délivré hier l'autorisation de tirer un loup dans le val d'Illiez et le secteur de Susanfe.

Pour prendre cette décision, le conseiller d'Etat s'est appuyé sur le rapport accablant établi par la commission intercantonale chargée de la gestion du loup. Et les chiffres qu'elle a mis en évidence ne parlent pas en faveur du prédateur. Que l'on prenne en compte une période de quatre mois ou simplement d'un mois, force est de constater que la bête s'est mise dans le rouge. Quarante et une victime en quatre mois alors que la limite est de 35; 25 entre le 15 août et le 15 septembre, soit le minimum fixé par le Concept Loup Suisse. Et depuis cette date, Ysengrin ne s'est pas calmé puisqu'il s'est à nouveau rappelé au bon souvenir des éleveurs en dévorant deux moutons pourtant placés sous la surveillance d'un berger.

Pour pouvoir permettre un tir, les autorités doivent aussi s'assurer que toutes les mesures de protection ont été prises. "Le rapport de la commission intercantonale mentionne qu'il y avait des bergers, des aides bergers et des chiens de protection. De plus, les troupeaux étaient rentrés le soir", précise le patron du DFIS.

L'autorisation de tir est valable dès aujourd'hui vendredi, date de la publication de la décision dans le Bulletin officiel. Mais elle ne sera pas immédiatement appliquée. "Nous attendrons que le délai de recours de 30 jours soit échu", explique Jean-René Fournier. Car pour lui, il ne fait aucun doute que recours il y aura. Il restera alors un mois pour tenter d'abattre le carnivore, l'autorisation de tir étant fixée à 60 jours. Et l'effet suspensif, alors? "Il n'y en aura pas. Il est retiré par la décision afin d'éviter une augmentation des dégâts. C'est donc le même procédé que l'an dernier qui est appliqué", précise le conseiller d'Etat qui profite de faire remarquer dans la foulée que, pour être cohérents, les écologistes devraient faire recours à Berne plutôt qu'en Valais. "Le Concept Loup Suisse vient de la Confédération. Nous l'appliquons, même si nous le trouvons trop favorable au loup. Si le WWF ne l'accepte pas, il doit s'adresser à la Confédération, pas à nous!"

Du côté des défenseurs du loup, on reste sur la réserve: "Nous ne faisons pas systématiquement recours. Nous allons donc prendre connaissance de la mise à l'enquête sur le Bulletin officiel. Nous étudierons le dossier et nous communiquerons alors notre position", explique Marie-Thérèse Sangra, secrétaire de la section valaisanne du WWF. Récemment, elle avait cependant émis quelques réserves préventives dans nos colonnes, déclarant notamment: "Il ne faut pas que l'on tire sur n'importe quel loup, mais bien sur celui qui poserait problème." La remarque n'ébranle pas Jean-René Fournier: "On ne sera jamais sûr qu'il s'agit d'un seul et même loup. Le rapport de la commission parle DU loup. On n'a donc pas à se poser la question. Si un loup est repéré dans le secteur concerné, on le tire", lâche-t-il avec toute la conviction dont il est coutumier.

Derrière ce "on" ne se cache pas le premier chasseur venu. Seuls les professionnels du Service de la chasse auront le droit de s'attaquer au loup du Chablais. "Nous avons vingt-sept gardes-chasse et de nombreux auxiliaires mandatés. Seuls ces gens pourront participer aux battues organisées par le Service cantonal de la chasse. Dans le cas du loup de la vallée de Conches, nous avions autorisé les chasseurs - sans succès d'ailleurs - à le tirer. Mais ce n'est pas le cas cette fois-ci", insiste Jean-René Fournier.

Auteur : Paul Vetter
Source : Le Nouvelliste du 28 septembre 2007

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Feu vert pour le tir du loup dans le Val d'Illiez (Valais)


Jean-René Fournier, le conseiller d'Etat valaisan, a donné son feu vert pour abattre le loup qui sévit dans le Val d'Illiez (VS) et le secteur de Susanfe. Le prédateur a tué 41 animaux de rente sur une période de quatre mois.Entre la mi-août et la mi-septembre, le loup a dévoré 25 bêtes. L'animal a aussi attaqué des bovins et tué deux veaux, a indiqué le canton. Depuis le 15 septembre, le prédateur a encore dévoré deux moutons dans un troupeau placé sous la surveillance d'un berger.

Source : ATS du 27 septembre 2007

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Dans un mois, la chasse au loup du Chablais «arrivera trop tard»


La décision de l’Etat du Valais ne soulage guère les éleveurs dont les troupeaux ont été décimés. Et le WWF se tâte.

«C’est bien, mais c’est trop tard», soupire William Grenon. L’autorisation de tir d’un loup dans le val d’Illiez, annoncée hier par le Conseil d’Etat valaisan, ne rassure guère cet éleveur de Vouvry. «Il y a eu un vrai carnage cet été», rappelle-t-il. Lui-même dénombre trois ovins tués dans son cheptel, de juin à septembre. Nettement moins que d’autres éleveurs de la région.

Quand l’autorisation de tir sera effective, les troupeaux qui passent la belle saison dans les alpages du val d’Illiez et de Susanfe seront pour la plupart redescendus en plaine. Le délai de recours contre la décision du gouvernement valaisan prendra fin le 28 octobre. Dès le lendemain, les collaborateurs du Service cantonal de la chasse – et eux seuls – auront 60 jours pour abattre un loup dans le périmètre concerné.

Le scénario rappelle étrangement celui de l’an dernier, à pareille époque. Le 11 octobre 2006, suite à la mort d’une trentaine de bêtes, le conseiller d’Etat Jean-René Fournier délivrait l’arrêt de mort du «loup du Chablais». Ce dernier était abattu le 21 novembre, alors même qu’une bataille juridique opposait l’Etat du Valais au WWF, auteur d’un recours.

41 victimes en quatre mois
L’organisation écologiste avait eu partiellement gain de cause devant le Tribunal cantonal, deux mois plus tard. Le canton avait été condamné à verser 1200 francs au WWF Valais pour ses dépens. Doit-on pour autant s’attendre à un nouveau recours? «Nous étudierons attentivement le dossier, répond Marie-Thérèse Sangra, secrétaire générale du mouvement. Si les directives du Concept Loup Suisse sont respectées, nous n’interviendrons pas.»

Au plan des chiffres, en tout cas, Jean-René Fournier est sûr de son coup. Le loup aujourd’hui dans son collimateur a fait 41 victimes en quatre mois, «en dépit de moyens de protection conformes aux recommandations». Soit six de plus que le minimum fixé par les critères de tir officiels. Un loup pourrait donc bien tomber sous les balles d’un garde-chasse cet automne. Reste à savoir si la région en abrite plusieurs, ainsi que le prétendent les rumeurs. «Aucun indice, ni aucune preuve ne nous l’indiquent aujourd’hui», affirme Peter Scheibler, chef du Service valaisan de la chasse. William Grenon est d’un autre avis: «Le soir où mon troupeau a été attaqué, un loup a été aperçu loin d’ici. J’ai peur qu’une meute se forme, et qu’il y ait une nichée. La situation deviendrait alors ingérab le.»

Auteur : Patrick Monay
Source : 24 heures du 28 septembre 2007

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Savez-vous ce que vaut un loup en Suisse ?


Nous reproduisons ici une réaction trouvée dans le courrier des lecteurs. du journal Le Nouvelliste du 28 septembre 2007


Savez-vous ce que vaut un loup en Suisse ? Moi non plus! Dans tous les débats et autres articles de confrontations à aucun moment et aucune ligne n'apparaît un décompte propre à la tête du loup!
Si l'on compte les frais salariaux des mandatés spécifiques cantonaux, des heures de législation de commissions fédérales, d'autres de commissions cantonales; de paiements au développement et à l'éducation de chiens spécifiques, au subventionnement pour la livraison, l'entretien, le suivi et la nourriture de chaque chien livré aux éleveurs...
Si l'on compte les divers tests analytiques et autres ADN par tête de bétails tuée par le prédateur pour attribuer un nombre distinct de victimes à chaque loup afin d'en établir le permis de mise à mort… et tout ce que nous ne savons pas, cela doit faire un montant certain par tête.
Les mouvements écologistes et autres organisations analogues veulent, que dis-je! "Exigent" la réintroduction du carnassier dans nos contrées, participent-ils à tous ces coûts?
Et l'on dit à un paraplégique, par exemple, que cette année on ne pourra pas changer un pneu de sa chaise roulante parce qu'il faut économiser les deniers publiques…


Auteur : Dominic Bussien, Le Bouveret

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Deux nouvelles victimes dans les Alpes vaudoises


Les moutonniers valaisans ne sont pas les seuls à devoir compter avec la présence du loup. Celui-ci a également frappé en terre vaudoise, principalement dans la région du Muveran. Deux nouveaux moutons ont été tués mardi dernier. Dans la vallée de L’Hongrin, cette fois: «Probablement par un loup, affirme Philippe Gmür, conservateur cantonal de la nature. Nous n’avons pas encore procédé aux analyses pour savoir s’il s’agit de l’individu repéré dans la région du Muveran, mais cela semble être le cas», poursuit-il.

Avec ces nouvelles proies, le tableau de chasse du prédateur compterait désormais deux chèvres et seize moutons depuis la fin juillet. L’attaque précédente remontait, quant à elle, au 17 septembre dernier.
Si l’animal est déjà visible dans les Alpes, un retour dans le Jura ne serait pas à exclure, selon Philippe Gmür. Le conservateur de la nature rappelle en outre qu’une intervention au Grand Conseil vaudois demande une modification du statut du loup, afin que les éleveurs victimes de cet animal puissent être indemnisés. Le dossier est dans les mains du Conseil d’Etat.

Auteur : D. G.
Source : 24 heures du 28 septembre 2007

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Loup en Valais: ses jours sont comptés


Le 28 octobre, l'autorisation de tirer le loup du Chablais entrera en force. Les 41 bêtes de traites auxquelles il s'est attaqué les dernières semaines lui seront peut-être fatales

Qui décide comment on peut tuer le loup ?
En Suisse, deux textes font office de loi en matière de gestion du loup. La Co nvention de Berne régit la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel en Europe.

Le Concept Loup Suisse, lui, décrit les principes qui régissent la protection du loup, sa capture, les indemnités versées aux éleveurs ainsi que les éventuelles autorisations de tir. Le tir peut être autorisé si un loup a tué 35 moutons en quatre mois ou 25 en un mois. Mais pour qu'un loup soit abattu il faut encore que le troupeau attaqué ait été correctement protégé, avec bergers, chiens et enclos pour la nuit.

Comment se passe une chasse au loup ?

  • Ordre C'est le conseiller d'Etat en charge du Service de la chasse qui donne l'autorisation de tir. S'ensuit un délai de trente jours pour un éventuel recours, puis la chasse commence.
  • Tireurs Le tir du loup n'est en principe pas ouvert aux chasseurs. Ce sont les collaborateurs du Service de la chasse, garde-chasse et auxiliaires, qui le tirent. En 2006, pour le loup de la vallée de Conches, les chasseurs avaient pu exceptionnellement demander une autorisation.
  • Délai A compter du début du tir, le personnel du Service de la chasse a 60 jours pour abattre l'animal. Ensuite l'autorisation devient caduque.
  • Comment Les versions sur la chasse au loup divergent. Alors que le Service de la chasse a toujours réfuté l'existence de gigantesques traques nocturnes pour abattre l'animal à tout prix, ses supporters, eux, affirment que des battues sont organisées.
  • Dépouille L'animal est envoyé pour analyses au Tierspital, puis parfois empaillé et confié à un musée.

Combien de loups suisses ?

  • Apparitions Depuis 1946, on aperçoit régulièrement des loups en Suisse, mais c'est depuis 1998 que des individus semblent avoir installé leur territoire dans notre pays, notamment en Valais.
  • Nombre Difficile à estimer le nombre de loups en Suisse, mais on l'estime de 5 à 10 animaux.
  • Tués Moins d’une dizaine de loups ont été abattus depuis 1995 en Suisse, dont une victime d’un chasse-neige en 1999 dans le Haut-Valais.

Qui sont les amis/ennemis du loup ?

OPPOSANTS En Valais, l'ennemi juré du loup est le conseiller d'Etat Jean-René Fournier. «Le loup n'a pas sa place en Valais.» C'est lui qui a la possibilité de délivrer ou non l'autorisation de tir. Au rang également des détracteurs du canidé, les éleveurs de moutons évidemment et dans une moindre mesure les chasseurs, qui craignent pour le gibier.

Le canton du Valais souhaite que le loup devienne à l'avenir chassable en Suisse.

PARTISANS Le loup est principalement soutenu en Suisse par les associations écologistes Pro Natura et WWF. Les deux entités ont d'ailleurs participé aux discussions menant au Concept Loup actuel. Elles souhaiteraient que le Concept soit réadapté à la future présence de meutes en Suisse.

Le loup abattu est-il toujours «le bon» ?
Non, et c'est un des points de discordes principaux des opposants et des partisans de l'animal. Une fois le quota de moutons dévorés atteint, l'autorisation de tirer un loup est donnée. Mais impossible de savoir au moment du tir si c'est bien lui qui est responsable du carnage. L'an dernier, un loup avait été tiré dans le Chablais. Hors la salive trouvée sur les moutons dévorés provenait d'une femelle alors que l'animal abattu était un mâle. «Il ne faut pas tirer sur n'importe quel loup, mais sur celui qui pose problème», estime la secrétaire du WWF Valais, Marie-Thérèse Sangra.

Auteur : Melina Sargenti
Source : Le matin du 12 octobre 2007

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Moutons et loups


Il est beaucoup question de moutons ces temps-ci: de moutons blancs, de moutons noirs et de moutons victimes du loup. En Valais, 41 animaux de rente ont été dévorés ces quatre derniers mois. L'autorisation de tirer un loup a été délivrée. Le scénario rappelle celui de l'année passée, à pareille époque: un loup ayant fait trop de victimes avait été abattu dans le Chablais valaisan. Le tir, solution populaire mais inefficace ? Oui. Car si le loup fait son retour naturel en Suisse, c'est parce que c'est un animal protégé en Europe et que les populations lupines italiennes et françaises sont en expansion. Régulièrement, des loups s'installent dans notre pays, et régulièrement des dégâts au cheptel sont constatés.

Cette nouvelle situation exige une adaptation sur le long terme des pratiques d'élevage: surveillance humaine des troupeaux, chiens de protection et/ou enclos de nuit. La protection n'est jamais totale, mais les exemples français et italiens montrent que les troupeaux protégés voient le nombre de leurs victimes diminuer sensiblement. Il est vrai que ces nouvelles contraintes représentent une charge financière et un travail souvent difficiles à supporter par les éleveurs, malgré les aides de l'Etat. On comprend leur colère [...] Il serait temps pour la Suisse d'aborder la problématique loup-pastoralisme dans toute sa complexité et de soutenir fermement l'élevage de montagne.

Auteur : Danièle Martinoli, biologiste
Source : Le Temps du mardi 16 octobre 2007

Commentaire


"La protection n'est jamais totale, mais les exemples français et italiens montrent que les troupeaux protégés voient le nombre de leurs victimes diminuer sensiblement."

Cette biologiste suisse est sans doute trompée par la propagande du WWF Suisse qui tend à exoliquer que tout se passe bien en France tout comme on explique aux français que tout se passe bien dans les Asturies (Espagne). Or il est faux de dire que les mesures préconisées et prises en France permet de diminuer le nombre de prédations tout comme il est faux de dire que la parquage de nuit, le gardiennage et les chiens sotn las solution à tous les problèmes. Tous les exemples de grands sinistres par prédation de l'été 2007 prouvent le contraire, notamment ce qui s'est passé à Montsapey en Maurienne et il y a quelques jours à Parpaillon dans les Hautes Alpes.

Louis Dollo, le 16 octobre 2007
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Loup du Chablais: le WWF ne fait pas recours


Le WWF ne fera pas recours contre l'autorisation de tir du loup du Chablais délivrée fin septembre. Il "désapprouve fermement" cette décision, mais attend de la Confédération qu'elle mette en place des mesures de protection des troupeaux efficaces.

Le loup en question a tué 39 moutons et 2 veaux en quatre mois. Bon nombre de ces animaux n'étaient pas protégés de manière suffisante, écrit le WWF dans un communiqué. Pourtant, suite aux attaques de l'année dernière dans une autre partie du val d'Illiez, les éleveurs concernés ont pris des mesures de protection, qui ont prouvé leur efficacité cet été.

Raison pour laquelle le WWF "veut croire que la protection sera généralisée d'ici l'année prochaine, et que l'on n'aura plus jamais à connaître des dégâts de cette ampleur". L'organisation attend aussi de la Confédération qu'elle achève la révision du Plan Loup et le mette en vigueur aussi vite que possible.

Des zones de prévention strictes doivent être définies pour que l'installation du prédateur et sa coexistence avec les activités agricoles soient possibles en Suisse. Dans ces zones, les éleveurs devraient avoir l'obligation de protéger leurs troupeaux, selon le WWF.

Le loup du Chablais a encore quelques jours de sursis. Le délai de recours contre l'autorisation de tir arrive à échéance à la fin du mois.

Source : ATS du 25 octobre 2007

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Valais : dès lundi, les chasseurs pourront tirer le loup dans le Chablais


Selon le "concept loup" de la Confédération, le carnivore peut être abattu s'il a attaqué plus de 35 bêtes en 4 mois. Or, le loup poursuivi en est à 62 victimes dans la région de Champéry depuis le début de l'année.

Commentaires vidéo de Philippe Dubois, garde-chasse - 12:45 le journal (dimanche 28 octobre 2007)

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60 jours pour abattre le loup du Chablais


Le service valaisan de la chasse a soixante jours à compter d'aujourd'hui pour abattre le loup du Chablais. Aucun recours n'a été déposé contre l'autorisation de tir, a indiqué l'Etat du Valais.

L'animal ne pourra être tiré que dans le périmètre où ont été trouvés les animaux dévorés. Le prédateur avait tué 39 moutons et deux veaux entre mi-août et mi-septembre. L'Etat du Valais avait donné son feu vert au tir de l'animal à fin septembre. Seuls les garde chasse sont autorisés à tirer l'animal.

Le WWF a renoncé à faire recours même s'il "désapprouve fermement" cette décision. L'organisation a demandé que la Confédération mette en place des mesures de protection des troupeaux plus efficaces. Les animaux tués n'étaient pas tous protégés de manière suffisante, a estimé le WWF.

Source : ats / Romandie du 29 octobre 2007

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Loup du Chablais : Bonne année 2008 !...


Le délai légal permettant d’abattre le prédateur se termine aujourd’hui. Comment le loup a-t-il pu déjouer la traque? Réponses du chef du Service de la chasse.

«D’après nos calculs, l’autorisation de tir court bel et bien jusqu’au 27 décembre», indique Peter Scheibler. S’il n’a pas été abattu la nuit dernière, le loup du Chablais n’a donc plus que quelques heures à vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Ensuite, «nous n’aurons plus le droit de l’abattre», confirme le chef du Service de la chasse, de la pêche et de la faune du canton du Valais.
Si le loup n’est pas abattu d’ici à ce soir, la traque va-t-elle tout simplement s’arrêter?
Nous continuerons à faire ce que les biologistes appellent du «monitoring». Les observations récoltées seront toujours transmises aux milieux intéressés: service des grands prédateurs de la Confédération, responsables de la prévention et responsables des alpages...

Auteur : Nicolas Maury
Source : Le Nouvelliste du 26 décembre 2007

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Le loup, espèce en voie d'amélioration


Le loup du val d'Illiez aurait-il obtempéré aux injonctions de Jean-René Fournier, qui a signifié à cet animal qu'il n'avait pas sa place en Valais? Peut-être a-t-il eu peur de finir empaillé, comme un de ses congénères, pour décorer le bureau du conseiller d'Etat valaisan. Une perspective suffisamment dégoûtante pour inciter le canidé à retourner dans son Italie natale.

Cet été, on croyait voir le loup partout, en Valais bien sûr mais aussi dans les Préalpes vaudoises et fribourgeoises. Depuis qu'on peut le tuer, il semble avoir disparu. Le plus vraisemblable est qu'il nargue depuis deux mois les chasseurs lancés à ses trousses. Ceux-ci pourtant, 15gardes-chasses du Valais romand et leurs auxiliaires, n'ont pas ménagé leurs efforts, se relayant en permanence. Depuis octobre, on ne l'aurait aperçu qu'une fois.

S'il tient jusqu'à vendredi minuit, heure où expire l'autorisation de tirer, le loup sera libre. Jusqu'à l'année prochaine, où il pourra à nouveau dévorer les 15, 25 ou 30 moutons que lui concèdent les dispositions détaillées du concept loup helvétique. A n'en pas douter la race s'améliore: en 2006, le loup du Chablais avait été abattu plusieurs semaines avant la fin du délai.

Auteur : Yelmarc Roulet
Source : Le Temps du Vendredi 28 décembre 2007

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Fribourg : un second loup est peut-être présent en Gruyère


Le grand canidé récemment observé dans la région du village d'Estavannens, à 5 km au sud du château de Gruyères, est peut-être un loup. Des échantillons prélevés sur des carcasses de cervidés sont en cours d'analyse.

Le service fribourgeois des forêts et de la faune veut déterminer s'il s'agit bien d'un loup et le cas échéant, connaître son origine. De l'avis du responsable du service Reinhard Schnidrig, le retour naturel du loup continue dans le canton. Selon lui, le soupçon de lâcher clandestin ne pourrait être avancé qu'en présence de loups nord-américains, population à laquelle appartiennent les loups des zoos suisses.

Fin octobre, la présence d'un loup a été confirmée également dans le district de la Gruyère, à Bellegarde. Son origine transalpine, qui signe une migration naturelle, est sûre. Des analyses sont encore en cours; son sexe en particulier n'est pas encore connu.

Le service fribourgeois des forêts et de la faune rappelle que dans le cadre de la migration naturelle du loup, certains individus, en principe des mâles, s'avancent dans les Préalpes bernoises, fribourgeoises et vaudoises. La présence d'un loup a été signalée de manière sûre à Zweisimmen (BE) en mars 2007 ainsi que dans les régions d'Anzeindaz (VD) en juillet.

Source : ats du 4 janvier 2008

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Mesures de protection contre le loup sur le canton de Berne


Certaines mesures ont été expérimentées dans le canton de Berne permettant la coexistence entre l'homme et le loup. Dans ce canton il y a 55 000 moutons pour 3000 éleveurs. Les troupeaux sont en liberté et non gardés. Il a été placé des chiens "patou" (Berger des Pyrénées) et il n'y a eu aucun problème durant l'été 2007. Toute fois il n'est pas mentionné s'il y a eu des attaques de loups. Le reportage indique qu'il y a eu des problèmes avec les promeneurs en Valais et que deux chiens ont dû être retirés.

Voir le reportage dans une émission TV du 7 janvier 2008 (le lien peut avoir disparu)

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Loup dans le canton de Berne: des chiens pour protéger les moutons


Le recours à des chiens pour protéger les troupeaux de moutons contre les attaques du loup dans le canton de Berne est un succès. Aucune attaque de loup ou de lynx n'a été signalée sur les trois alpages gardés par des chiens l'été dernier.

Les chiens se sont rapidement intégrés aux troupeaux de moutons de ces trois alpages. Aucun incident n'a en outre été signalé avec des randonneurs, a annoncé l'Office d'information du canton. Les canidés appartiennent aux races Maremmano-Abruzzese et Montagne des Pyrénées.

C'est en mars de l'année dernière que le directeur de l'économie publique Andreas Rickenbacher a mis en oeuvre la stratégie baptisée "Gestion du loup dans le canton de Berne". Son principe veut que la prévention passe avant l'intervention. La stratégie veut favoriser la coexistence de l'homme et du loup en réduisant les conflits qui peuvent surgir entre l'animal et les activités humaines.

La démarche sera étendue à d'autres régions du canton. Ces mesures de prévention devront être rapidement déployées, un mouton ayant en effet été dévoré le 29 novembre sur la commune de Saanen, dans l'Oberland. L'animal est issu d'une meute franco-italienne.

Source : 24 heures.ch du 7 janvier 2008

Stratégie «Gestion du loup» dans le canton de Berne


Le canton de Berne joue les pionniers en Suisse dans la gestion du loup. En ce début d'année, le conseiller d'Etat Andreas Rickenbacher, directeur de l'Economie publique, tire un premier bilan positif des mesures de prévention. L'utilisation de chiens de protection des troupeaux sur trois alpages à moutons a donné satisfaction l'été dernier. Aucune attaque de loup ou de lynx n'y a été recensée.

Le groupe de contact «Gestion du loup» poursuivra ses travaux en 2008. Un monitoring ovin et caprin dervait permettre d'évaluer le potentiel de regroupement des troupeaux dans l'ensemble du canton. Des mesures de prévention seront par ailleurs testées l'été prochain sur d'autres alpages à moutons avec des chiens et des bergers. Ces travaux doivent être menés à bien afin que les mesures de prévention puissent rapidement déployer leurs effets, d'autant qu'un mouton a été tué par un loup le 29 novembre dernier dans le secteur du Teilegg sur la commune de Saanen. Ce loup a été identifié comme provenant de la population franco-italienne.

Observations


Il est assez incroyable de faire croire à la Suisse que ce système fonctionne alors que nous avons des preuves de l'inefficacité dans les Alpes françasies sans parler des études du CERPAM.

Il s'agit là d'un mensonge tel que nous en avons connu en France aussi bien pour le loup que pour l'ours. Il s'agit là d'une stratégie politique de la part d'organisations tel que le WWF qui cherche à imposer son point de vue sans grand souci de la vérité etd es hommes qui vivent sur les territoires.

Il n'y a aucun problème tant qu'il n'y a pas d'attaque mais les chiens Patou ne font pas fuire les loups du simple fait de leur présence.

Louis Dollo, le 15 janvier 2008

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Un loup a été vu à Ballaigues (Canton de Vaud)


La présence du loup dans le Nord vaudois se confirme: l’animal a été vu jeudi par le syndic de Ballaigues, Raphaël Darbellay

Le sydic se promenait sur les hauteurs du village quand il aperçut un animal: «Trop petit et plus court sur pattes que du gibier, ce ne pouvait pas être un chevreuil. J’ai pensé à un mouton. Mais le pelage de son dos était brun fauve, une échine noire se dessinait sur sa colonne vertébrale et le dessous de son ventre était blanc. J’ai pris conscience que c’était un loup quand l’animal a tourné sa tête en ma direction. Il est resté immobile comme une bête empaillée. Il avait le masque du chien, les oreilles courtes et le visage teinté de gris et de blanc.»

Source : 24 heures du 19 février 2008

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Le loup n'inquiète pas la population de Ballaigues


Le moins que l'on puisse dire, c'est que le retour du loup ne semble pas être une préoccupation pour les habitants du village Ballaigues dans le canton de Vaud. C'est moins vrai pour les chasseurs et les éleveurs.

Le possible retour du loup dans le Jura n'a pratiquement pas alimenté les discussions dans les bistrots de Ballaigues et alentours. «J'aurais plus peur du loup que des sangliers», admet tout de même la femme d'un agriculteur. «Je me réjouis de son retour», commente un garde forestier.

En revanche les éleveurs comme les chasseurs ne voient pas d'un bon oeil la réapparition du carnassier. Pour Jean-Louis Grivet, président de la fédération des chasseurs vaudois, «le loup n'a pas sa place dans notre pays, mais il nous faudra faire avec.»

«En tant qu'agriculteur-éleveur, nous ne pouvons que craindre le retour du loup. Sa présence complique la vie de l'agriculteur et augmente ses frais d'exploitation», témoigne Antoinette Leresche, ancienne syndique de Ballaigues.

Le carnage n'est pas la règle
Bernard Reymond, ancien garde-faune de la région, s'inscrit en faux contre ce genre de croyance. Il reconnaît toutefois «que les montées d'adrénaline d'une meute en chasse, conjuguées à la panique d'un troupeau de moutons peuvent causer de grands dégâts». Mais, le carnage n'est pas la règle.

L'homme connaît le loup pour avoir étudié son histoire dans la région. L'extermination du loup dans notre canton remonte au milieu du XIXe siècle selon lui. Les livres de comptes de la Commune d'Agiez révèlent en effet que sept louveteaux ont été tués par un habitant du village en 1855. Antoinette Leresche se souvient, elle, d'avoir lu dans un cahier d'un aïeul que les pattes du dernier loup abattu au village avaient été clouées à la porte des abattoirs. L'ancienne syndique de Ballaigues, même si elle n'apprécie pas son retour, avoue s'être rendue à l'exposition qui est consacrée au loup en ce moment même en France voisine, à la Maison de la réserve naturelle du lac de Romarey.

Source : 24 heures du 19 février 2008

Voir à proximité et en France :

La Maison de la Réserve naturelle du Lac de Remoray
à Labergement Sainte-Marie dans le Haut-Doubs

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Menu bétail fribourgeois : Le retour du loup fait toujours peur


Réunis en assemblée au Mouret, les membres de la Fédération fribourgeoise de l'élevage de chèvres et de moutons se sont inquiétés de l'apparition du loup sur le territoire cantonal.

Une de mes chèvres a été dévorée par un loup l'an dernier. Bien que cela ne ce soit pas produit dans notre canton, mais entre le territoire vaudois et valaisan, je n'ai pas envie que ça se reproduise», a expliqué Antoine Menoud, président de la fédération.

«Je vais donc m'engager activement afin de préserver les intérêts des moutonniers et des chevriers», a-t-il poursuivi. Une commission, impliquant les divers partis concernés, est en train de se mettre en place.

Vive préoccupation
Les représentants du Service de l'agriculture, du WWF, de Pro Natura, des chasseurs et des éleveurs de chèvres et de moutons vont se réunir afin décider des mesures à prendre pour assurer la sécurité des troupeaux. Cette commission traitera aussi des conditions d'indemnisation au cas où le loup causerait des dommages.
«C'est une question qui nous préoccupe beaucoup», a dit le gérant Stéphane Klopfenstein. «Il est clair que tant que nous n'avons à faire qu'à un animal isolé, les choses ne sont pas trop problématiques. En revanche, si trois ou quatre loups devaient parcourir le territoire cantonal d'une façon régulière, la situation deviendrait préoccupante».

Marché-concours avancé
Le marché-concours du petit bétail, qui a traditionnellement lieu à Espace Gruyère le premier week-end d'octobre, sera avancé d'une semaine. C'est la décision qu'ont prise les délégués, à 19 voix contre 12, après une discussion au cours de laquelle un certain agacement s'est fait sentir. En effet, c'est à cause du début du championnat de hockey sur glace, qu'il a fallu opter pour de nouvelles dates, les éleveurs ont donc le sentiment qu'ils doivent systématiquement céder la place aux sportifs, sans que l'on ne tienne compte de leurs intérêts
«Pourquoi devons-nous toujours nous adapter aux manifestations sportives alors que les agriculteurs ont financé Espace Gruyère pour une large part», s'est insurgé l'un d'entre eux. «On ne fait pas le poids. On peut discuter tout ce que l'on veut, on n'aura pas le dernier mot», a répondu, résigné, Antoine Menoud.

Le marché-concours devrait donc se dérouler le dernier week-end de septembre, en même temps que la désalpe de Charmey, à moins que la commission du marché ne revienne sur cette décision, puisqu'il s'agissait d'un vote consultatif Quant à «Chèvre-expo», l'édition 2008 aura lieu le 12 avril. Au vu du succès connu par la manifestation l'an dernier, les organisateurs ont décidé de renouveler l'expérience.
De plus, une exposition caprine baptisée «Le printemps de la chèvre» sera organisée au château de Vaulruz le samedi 17 mai 2008.
«Il ne s'agit pas de faire concurrence à «Chèvre expo», mais plutôt de mettre sur pied une opération de communication, dans une ambiance festive et ludique destinée à un public citadin, cela dans un magnifique cadre médiéval», a expliqué Benoît Deillon, membre du comité d'organisation.

A noter encore, le départ du gérant Stéphane Klopfenstein qui va quitter le Service de l'agriculture. Il ne quitte cependant pas le monde des éleveurs puisqu'il va prendre la gérance de la Fédération suisse d'élevage caprin.
Du rapport d'activité 2007, présenté par Antoine Menoud, il ressort que la fédération fribourgeoise compte une station d'élevage caprine, six syndicats caprins, vingt et un syndicats ovins et un syndicat mixte. A fin 2007, le cheptel cantonal s'élevait à environ 3200 moutons et 1900 chèvres.

Auteur : Michel Currat
Source : AgriHebdo de février 2008

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Le loup, l'agneau et le citadin


Le retour du loup est inéluctable. Le débat est d'ailleurs dépassé : il faudra faire avec. Le loup est pourtant, au centre de toutes les discussions. Les protecteurs des animaux, WWF en tête, ont été rejoints par les citadins, pour qui le loup représente le grand retour à la nature sauvage, une confrontation au danger. En face, les éleveurs de bétail sont en première ligne, et craignent pour leur bétail et leurs enfants. Et si, finalement, le loup n'était qu'un mythe, dans la tête des citadins, comme dans celle des éleveurs ?

En Italie, dans les Abruzzes, en France et en Espagne, le loup vit tranquillement et se reproduit. (Voir observations)

En Suisse, après une absence de plus de 100 an En Italie, dans les Abruzzes, en France et en Espagne, le loup vit tranquillement et se reprs, le loup est revenu, naturellement, en provenance d'Italie surtout. Depuis qu'il a réinvesti les Alpes, les pour et les contre n'en finissent pas de se confronter. Le loup est-il nécessaire pour la biodiversité ? Est-il vraiment utile à l'homme, indispensable à la nature ? Ou fait-il simplement partie de notre imaginaire contemporain, un personnage de contes et de mythes ? Un animal de légende, dont on se raconte les histoires au coin du feu, bien au chaud dans sa ville.
Car sur le terrain, pourtant, certains sont confrontés à la réalité de ce prédateur, comme il y a un siècle. Moutons égorgés, et peur sur la montagne, comme ces éleveurs qui n'osent plus laisser leurs enfants jouer dans les pâturages. Certains même, n'osent plus partir en jogging. Le loup mangeur d'homme, a fait son retour dans l'imaginaire rural.
Mais le reportage pose une autre question, provocante : et si le loup n'était aussi qu'un fantasme dans l'imaginaire citadin, l'incarnation d'un retour à la nature sauvage, auquel on va se frotter d'un coup de volant de 4x4 ? Facile de se faire des frayeurs, quand on ne vit pas sur l'alpage.
Loup des villes contre loup des champs, une affaire de fantasmes ?
Rediffusion le vendredi 25 janvier 2008 à 01h20 sur TSR2 et le lundi 28 janvier 2008 à 10h30 et 15h00 sur TSR2.

Source : TSR du Jeudi 24 janvier 2008

Observation : Il est faux et mensonger de dire que le loup vit tranquillement en France et discutable de dire la même chose des autres pays. Aux mêmes maux, les mêmes problèmes.

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Un seul et même loup dans les cantons de Berne et de Fribourg


Comme le prouvent les analyses ADN qui ont été effectuées par l'Université de Lausanne, les traces de loup relevées dans les cantons de Berne et de Fribourg viennent d'un seul et même animal, un mâle d'origine italienne.
Les premières traces de ce loup ont été observées en novembre 2006 à Pohlern (BE). D'autres traces ont été relevées au printemps 2007 à Boltigen (BE) et en automne à Saanen (BE), à Jaun (FR) et à Estavannens (FR), et ce mois de janvier 2008 près de Oberstocken (BE). Les analyses effectuées par le Laboratoire de Biologie de la Conservation de l'Université de Lausanne concluent que les indices renvoient tous au même individu, un loup de lignée italienne.

Stratégie en cours d'application
En mars 2007, le canton de Berne a mis en vigueur la stratégie « Gestion du loup » mise au point avec les associations cantonales concernées. Cette stratégie est entièrement fondée sur le principe prioritaire de la prévention plutôt que l'intervention. Le groupe de contact « Gestion du loup » mandaté par le Directeur de l'économie publique, Andreas Rickenbacher, élabore un programme de mise en oeuvre axé principalement sur la prévention des dommages et sur la protection des troupeaux. Les chiens de berger qui ont été placés sur trois alpages de moutons l'été dernier ont permis d'y éviter les attaques de loups et de lynx.

Le groupe de contact veut poursuivre ses travaux en 2008. Il va par exemple mettre en place un monitoring des moutons et des chèvres pour déterminer le potentiel de regroupement des troupeaux dans l'ensemble du canton de Berne. Des mesures de prévention avec des chiens et des bergers seront également testées cet été sur d'autres alpages.

Mise en place d'un groupe de coordination
Le canton de Fribourg a lui aussi réagi à la présence du loup et va constituer prochainement un groupe de coordination avec des représentants des autorités, de l'agriculture, de la chasse et de la protection de la nature. Ce groupe a pour objectif de développer une communication de qualité entre les groupes d'intérêts et de mettre au point des mesures de prévention adaptées à l'utilisation intensive dans les Alpes fribourgeoises.

Renseignements:

  • M. Reinhard Schnidrig, chef de la section Chasse, faune sauvage et biodiversité en forêt, Office fédéral de l'environnement OFEV, tél. 031 323 03 07
  • M. Peter Juesy, Inspecteur de la chasse du canton de Berne, Inspection de la chasse, Schwand, 3110 Münsingen, tél. 031 720 32 10
  • M. Paul Demierre, chef du secteur Faune terrestre et chasse, Service des forêts et de la faune du canton de Fribourg, 1762 Givisiez, tél. 026 305 23 44

Source : Confédération Suisse du 30 janvier 2008

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Loup en Valais: l'effet suspensif mis à mort


Le Grand Conseil valaisan a enterré jeudi l'effet suspensif contre le tir du loup. Désormais, si un recours est déposé, le tir du loup ne sera plus suspendu jusqu'à décision de l'autorité. Mais les discussions ont été vives à Sion.

Le Grand conseil a accepté en première lecture de modifier la loi sur la procédure et la juridiction administratives par 72 voix contre 49 et 3 absentions. Les députés ont renoncé par vote à une seconde lecture.
Les socialistes haut-valaisans et les radicaux ont refusé la première lecture, comme ils avaient rejeté l'entrée en matière mardi.
Boucs émissaires
Les deux formations ont souligné qu'avec cette modification de loi, tous les administrés verront leurs droits de procédure restreints. "Ne faisons pas d'eux les boucs émissaires de l'affaire du loup", a exhorté le radical Alexis Turin. En vain.

Le retrait de l'effet suspensif automatique à un recours avait déjà était demandé dans une motion en mai 2007. Cette dernière avait été acceptée par le Grand conseil par 62 voix contre 39.

Source : ATS / TSR du 13 mars 2008

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Les loups envahissants...


Les loups et les louves ont débarqué en Suisse depuis quelques années; dorénavant il faudra faire face aux conséquences de la phase «accouplement et reproduction». Tout un processus qui a nécessité la révision du plan de gestion du loup par l'Office fédéral de l'environnement. Cette législation interdit les tirs dans les régions où l'on sait qu'une louve est présente pendant la période de reproduction, et dans les zones de protection de la faune sauvage. Eh bien ces mesures pourtant strictes ne plaisent pas aux protecteurs acharnés des loups qui la considèrent comme de la «poudre aux yeux».

Mais sur le fond de la question y a-t-il vraiment encore de la place pour les loups dans notre environnement ?

Les territoires utilisés pour le tourisme hivernal et estival chez nous ne permettent plus aux loups de survivre sans s'attaquer aux moutons et autres animaux domestiques ou gibier. La cohabitation n'est pas viable à moyen terme, le problème est identique avec les ours dans les Grisons qui peuvent rapidement devenir des ours «À problèmes» et «À risques» comme on les qualifie. La cohabitation des humains avec des loups et des ours est devenue ingérable étant donné l'exiguïté des espaces qui leur sont dévolus. Faudra-t-il des accidents gravissimes pour s'en convaincre en haut lieu? On aurait tendance à le croire.

Auteur : Jean-Marc Theytaz
Source : Le Nouvelliste du 13 mars 2008

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Le loup est de retour dans le canton de Vaud


Les analyses génétiques effectuées après la mort de deux brebis et de six agneaux au Grand Muveran mi-juin ont confirmé que le loup était de retour dans le canton.

Le loup est de nouveau présent dans le canton de Vaud. Les analyses génétiques ont permis d´attester que deux brebis et six agneaux ont été tués par un loup depuis le 12 juin dans la région du Grand Muveran, à la frontière entre les Alpes vaudoises et valaisannes.
Les premières analyses ont prouvé qu´il s´agissait bien d´un loup. Les recherches génétiques se poursuivent pour déterminer s´il s´agit du même individu qui était présent en août passé dans la même région, a indiqué vendredi à Sébastien Sachot, conservateur de la faune et de la nature du canton de Vaud.

Les analyses diront aussi si ce loup est celui qui sévissait dans les cantons de Berne et de Fribourg. Ces résultats devraient être livrés d´ici un mois. Aucun autre incident lié au loup n´a été rapporté depuis, a indiqué M. Sachot.

Source : 24 hezures.ch du 11 Juillet 2008

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Vaud : deux brebis et six agneaux tués par le loup au Grand Muveran


Un loup rôde dans la région du Grand Muveran, à la frontière entre les Alpes vaudoises et valaisannes. Les premières analyses génétiques attestent qu'il est bien l'auteur de la mort de deux brebis et six agneaux en juin.

Les recherches génétiques se poursuivent pour déterminer s'il s'agit du même individu qui était présent en août passé dans la même région, a indiqué Sébastien Sachot, conservateur de la faune et de la nature du canton de Vaud. Les analyses diront aussi si ce loup est celui qui sévissait dans les cantons de Berne et de Fribourg.

Ces résultats devraient être livrés d'ici un mois. Aucun autre incident lié au loup n'a été rapporté depuis, a indiqué M. Sachot.

L'éleveur qui a perdu les quatre ovins a reçu immédiatement le renfort d'un chien de protection des troupeaux. Il sera indemnisé par le canton pour les dégâts commis par ce loup, selon une grille déterminée par les éleveurs eux-mêmes.

Le loup est un animal protégé en Suisse. Les mesures de protection des troupeaux sont prévues par le "Plan Loup" de l'Office fédéral de l'environnement.

Source : ats du11 juillet 2008

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Un loup au Sanetsch ? (Valais central)


Un éleveur a signalé la mort de plusieurs moutons suite à une attaque par un prédateur dans la région du Sanetsch. Le Service valaisan de la chasse a effectué des prélèvements sur les dépouilles. Les échantillons doivent encore être analysés, mais selon les premières constatations faites sur place, le loup pourrait être l’auteur de l’attaque. En attente des résultats scientifiques, Peter Scheibler ne confirme pas officiellement la présence d’un loup dans le secteur. Quant à sa provenance, le chef du Service de la chasse a sa petite idée: «Cela peut être celui qui aurait sévi l’an dernier dans la région de Derborence ou plus encore, celui qui était à la même époque dans le canton de Vaud. N’oublions pas qu’un loup peut parcourir facilement cinquante kilomètres en une nuit.»

Dans le Chablais, aucune trace du loup pour l’instant, selon les derniers renseignements en possession hier au Service de la chasse. Aucun éleveur n’a signalé de problème. Et les gardes-chasse n’ont pas constaté d’anomalie dans le comportement du gibier. Des troupeaux de moutons sont déjà en altitude, notamment à Susanfe, où le loup a déjà sévi par le passé. Mais pour l’instant, tout est calme là-haut, confirme le moutonnier Jean-Michel Eggertswyler d’Evionnaz. «C’est encore heureux! Car si les attaques recommencent, je mets la clé sous le paillasson l’an prochain!»

Source : Le Nouvelliste du 8 juillet 2008

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Valais suisse : Loup, y es-tu ?


Après les attaques répétées sur un troupeau au-dessus du petit village chablaisien de Mex, le point sur le prédateur avec Yvon Crettenand, biologiste au Service cantonal de la chasse.

Vingt brebis et agneaux sur l'alpage de l'Au-de-Mex. C'est le triste décompte qu'a dû enregistrer en un peu plus d'une semaine un éleveur genevois qui a installé son troupeau au-dessus du petit village chablaisien pour l'été («Le Nouvelliste» de samedi). Est-ce à dire que le loup du Chablais est de retour dans la région? Il y a bien plus que du soupçon dans l'air... Trois questions à Yvon Crettenand, biologiste au Service valaisan de la chasse, de la pêche et de la faune.

Yvon Crettenand, quelle est votre analyse générale de la situation?
Nous avons de fortes suspicions qu'il s'agisse d'un loup compte tenu du nombre de bêtes touchées et du type de morsures. Nous avons prélevé un certain nombre d'échantillons qui nous permettront, d'ici à quinze jours, d'obtenir des résultats plus formels. Nous avons pour l'heure expertisé dix-huit moutons.

Ce matin (ndlr: 21 juillet 2008), deux autres cadavres ont encore été découverts. Nous ne sommes pas certains que l'un d'entre eux n'ait pas déjà été pris en considération.

Au total, nous recensons donc dix-neuf, voire vingt bêtes tuées au-dessus de Mex.

On a parlé récemment du loup au Sanetsch, au Grand-Muveran, ou encore en Haute-Savoie dans le massif des Aravis, sommes-nous cernés?
Nous le sommes depuis quelques années déjà. En 2007, dans le Val d'Aoste, une meute a été observée pendant l'hiver sur la base de traces. Nous savons aussi que des loups sont installés en France à 30 ou 40 kilomètres de la frontière. Etant donné leur présence chez nos voisins, nous nous attendons forcément à hériter de ces individus à moyen terme. Pour ce qui est du prédateur présent au Grand-Muveran et au Sanetsch («Le Nouvelliste» du 8 juillet), les analyses ont prouvé qu'il s'agissait d'un seul et même animal. Nous avons pu mesurer dans notre canton qu'un loup pouvait parcourir une trentaine de kilomètres en une nuit.

Qu'en est-il du compte à rebours par rapport à une nouvelle autorisation de tir ?
Nous attendons pour l'heure d'avoir la preuve formelle que c'est bel et bien un loup qui a sévi au-dessus de Mex. Le cas échéant, le Concept loup suisse - qui réglemente notamment les autorisations de tir - sera appliqué.

Auteur : Entretien Emmanuelle Es-Borrat
Source : Le Nouvelliste du 22 juillet 2008

Commentaire


Comme en France, nous assistons à cette stupidité administrative qui consiste à attendre. Toujours attendre que d'autres confirment des évidences répétées.
Le loup c'est comme un chien. S'il ne reçoit pas la punition immédiatement, il ne comprend pas. Attendre consiste à prendre le risque que la meute ne comprenne pas ou que ce ne soit pas le bon loup qui soit abattu. L'idéal consisterait à ce que ce soit l'éleveur qui agisse immédiatement sans avoir à attendre car, ne nous y trompons pas, l'éleveur est le plus souvent tout aussi capable que l'agent de l'administration pour faire des observations. Son seul défaut est de ne pas avoir d'habilitation administrative.

Louis Dollo, le 22 juillet 2008

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Le loup lui a pris 13 moutons, mais le berger ne réclame pas sa peau


Un animal rôde en terre vaudoise. Alain demande juste qu’« on lui fasse peur »

En juin, agneaux et brebis périssaient sous les crocs d’un loup dans la région du Grand Muveran, sur les hauteurs de Bex, scellant la présence officielle du prédateur en terre vaudoise. Officiellement, 8 victimes lui ont été attribuées, mais 13 pourraient l’être lorsque toutes les analyses auront été faites.

Rencontré dans son pâturage, Alain, leur berger, fait tout ce qu’il peut pour protéger ses 850 moutons du carnassier. Mais contrairement à d’autres éleveurs, il ne réclame pas sa peau : « Moi, je ne demande pas qu’on tue le loup. Si on me fournissait simplement un fusil d’alarme ou des balles en caoutchouc, je pourrais me contenter de lui faire peur. » Une opinion que ne partage pas Victor (prénom fictif), un vieux fromager du coin. S’il voit le loup, dit-il, il le « flingue, idem pour le lynx ».

Alain le berger bénéficie de trois chiens de protection, Bergo, Luppa et Gaïa, des Maremmani dont l’un a été mis à sa disposition par la Confédération. Mais avec le brouillard souvent présent, cela ne suffit pas pour éviter des attaques. Il y a une semaine, il semblerait bien que le loup lui ait d’ailleurs pris une nouvelle brebis.

« Ça ne servirait à rien de tirer le loup, souligne Jean-Claude Roch, surveillant de la faune. Il faut apprendre à vivre avec lui, car d’autres viendront. » Si ce n’est pas déjà fait. Ce week-end, des touristes ont affirmé avoir entendu le prédateur hurler. « Or un loup seul ne hurle jamais, dit Alain. C’est sûr, ils sont au moins deux. »

« Le loup évite la rencontre avec l’homme »
Aucun danger pour les touristes amateurs de randonnées pédestres dans les alpages de Bex, selon le conservateur vaudois de la faune, Sébastien Sachot. L’animal est discret : il évite le contact direct. « Historiquement, l’homme est plutôt le prédateur du loup. Il est très difficile de le rencontrer. »

Le Canton ne s’alarme donc pas encore de sa présence depuis une semaine dans la région du Grand Muveran, malgré ses récentes attaques. Vaud a toutefois informé les autorités locales et les bergers concernés. « La situation est loin de nous faire penser, pour l’heure, à une demande de tir », conclut Sébastien Sachot.

Auteur : Thierry Grobet
Source : Le Matin Online du 23 juillet 2008

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Valais: le prédateur de l'alpage de Mex est un loup


Le prédateur qui s'est attaqué à un troupeau de moutons sur un alpage de Mex (VS) en juillet est un loup. Vingt bêtes ont été tuées au cours de plusieurs attaques espacées de quelques jours.

Le loup est d'origine italienne, a déclaré Yvon Crettenand, biologiste au service valaisan de la chasse. L'identification détaillée de l'individu nécessite encore quelques jours d'analyse, a précisé M. Crettenand.

En automne de l'année dernière, une autorisation de tir avait été délivrée contre un loup qui avait tué une quarantaine de moutons dans la même région du Chablais. L'animal n'avait pas été retrouvé au terme du délai de tir. Les analyses détaillées diront s'il s'agit du même individu que celui de Mex

Source : Swiss Info du 11 aiût 2008

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Le loup est de retour en Suisse centrale


Après 160 ans d'absence, un loup a été repéré dans le canton d'Obwald. Neuf moutons ont péri sous ses crocs à la mi-octobre dans la vallée de Melchtal.
Selon les analyses ADN, la bête est de souche italienne, communiquent mardi les autorités cantonales. Après leur éradication au 19e siècle, les loups ont refait leur apparition en Suisse il y a quelques années. On estime qu'ils sont actuellement au moins huit à vivre et à chasser dans les Alpes helvétiques.

Ce retour du prédateur va obliger Obwal à se doter d'un «concept loup», calqué sur celui de la Confédération. Il s'agit de permettre aux autorités et aux éleveurs de gérer la présence du loup, animal protégé à la fois au niveau international par la Convention de Berne de 1979 et au niveau suisse par la Loi fédérale sur la chasse de 1988.

Actuellement, un loup ne peut être abattu que s'il a dévoré au moins 35 animaux de rente pendant quatre mois consécutifs, ou au moins 25 animaux en un mois. Le concept prévoit également des mesures de protection des troupeaux et des indemnisations pour les propriétaires.

Source : Swissinfo.ch du 4 novembre 2008

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Le loup de retour à Obwald après 160 ans


Le loup est de retour dans le canton d’Obwald après 160 ans d’absence. A la mi-octobre, neuf moutons ont été égorgés par le prédateur dans la vallée du Melchtal.

Le loup est de retour dans le canton d’Obwald après 160 ans d’absence. A la mi-octobre, neuf moutons ont été égorgés par le prédateur dans la vallée du Melchtal sur la commune de Sachseln (OW) près du lac de Sarnen, a annoncé mardi le département cantonal des travaux publics et de l’aménagement du territoire.

La manière de procéder du prédateur, un piège photographique et une analyse ADN ont montré qu’il s’agissait bien d’un loup. L’animal est, avec une grande probabilité, d’origine italienne, selon les autorités obwaldiennes, qui vont maintenant élaborer un concept cantonal pour la gestion du loup.

Dans l’intervalle, le canton va se référer au concept national «Loup Suisse» du 10 mars dernier. Il contient notamment des normes pour décider de l’abattage du prédateur lorsqu’il cause des dommages aux troupeaux de moutons, ainsi que pour mettre en place des mesures de protection.

Le canton va élaborer son concept en collaboration avec le programme de suivi des grands carnivores en Suisse «KORA». L’Office de l’agriculture et de l’environnement et la Confédération seront également appelés à y apporter leur concours.

Source : AP du 04.11.2008

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La Suisse abrite huit loups, une centaine de lynx mais aucun ours


La Suisse abrite aujourd'hui huit loups, une centaine de lynx, mais plus aucun ours en liberté. La présence des grands prédateurs pose encore certains problèmes, constate le WWF, qui tire un bilan "contrasté".

Le loup est en train de coloniser progressivement le nord des Alpes, constate le WWF. L'an passé, ils étaient officiellement cinq, aujourd'hui, ils seraient au nombre de huit, répartis dans sept cantons (GR, VD, BE, FR, UR, OW et TI).

"Si la situation de canis lupus semble s'améliorer, celle de l'ours et du lynx, en revanche, est encore très insatisfaisante" aux yeux du WWF. "On se souvient que l'ours JJ3 a été abattu aux Grisons en avril dernier, prouvant que les Suisses n'étaient pas encore préparée à la présence d'un ours posant problème", selon le WWF.

"La population n'était pas suffisamment informée des règles à observer par rapport aux déchets". Depuis lors, le WWF a développé des containers à l'épreuve des plantigrades avec l'entreprise Brueco Swiss. Les autorités grisonnes en ont commandé une centaine.

En parallèle, l'organisation a lancé le projet Ursina dans l'espace rhétique. Son objectif: réunir les acteurs régionaux, informer les populations et tester des solutions pour une coexistence sans conflit afin que chacun soit prêt au retour de l'ours.

Quant aux lynx, la Suisse en abrite une centaine. "La population helvétique de lynx est la plus importante de tout l'arc alpin", d'après le WWF. Malheureusement, dès que le nombre de félins s'accroît dans une région, les conflits avec les chasseurs augmentent en conséquence.

Source : ats du 25 novembre 2008

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Ils veulent un vrai débat sur le loup

Narcisse Seppey (Ph. L. Dollo)


Le loup ne reviendrait pas naturellement. Le peuple suisse serait grugé et privé de débat. C'est ce que tente de démontrer un livre publié à l'occasion du centenaire de la Diana d'Hérens.

Ils ne hurlent pas avec les loups. Et tirent une salve contre la meute. Dans un nouvel ouvrage à paraître à la mi-décembre, ils tentent de démontrer que le grand prédateur ne revient pas tout seul coloniser nos Alpes. Les pourfendeurs de la thèse du retour naturel du loup ne sont autres que deux chasseurs hérensards, Narcisse Seppey et Charly Sierro. Le premier a été notamment chef du Service cantonal de la chasse. Le second est membre du comité de Chassesuisse. Cet ouvrage, les deux compères l'ont écrit à quatre mains pour marquer le centième anniversaire que la Diana d'Hérens s'apprête à célébrer l'an prochain.

Réintroduction
Narcisse Seppey assène d'emblée: «Cent ans, c'est long et la mémoire de l'humain est fragile. L'idée était, dans une première partie de l'ouvrage, de relater l'histoire de notre Diana. Mais nous voulions aussi poser des questions sur la chasse de demain, non pas contestée sur les virgules mais dans ses fondements.» Le but de la publication est donc de mettre la problématique de l'homme prédateur et du loup au milieu de l'arène hérensarde. Le décor est planté. Objectif des auteurs: faire partager leur approche de la vérité sur le retour du loup et ses méandres «sans concession mais également sans animosité».

Inutile de dire que les deux chasseurs se sont armés d'une série d'arguments pour étayer leur version des faits. «Parler du retour du loup en Suisse sans s'étendre sur l'évolution de ce phénomène en Italie et en France ne serait pas suffisant pour comprendre les astuces de cette réintroduction», affirment-ils. Réintroduction, le mot est lâché. Pour le prouver, ils rapportent les propos de personnalités politiques ou scientifiques confrontées à cette réalité, épluchent les rapports de divers organismes, décortiquent les stratégies de communication et publient des témoignages. Cet exemple: en 1990, une enquête de la Direction de la nature et des paysages français a démontré que plus de 40 lâchers clandestins de diverses espèces dont des loups avaient eu lieu depuis 1950. Les deux hommes s'étonnent, avec des spécialistes partisans du loup, que le grand prédateur n'ait pas laissé de traces en Ligurie lors de sa migration des Abruzzes italiens au Mercantour français. Et dénoncent, en se basant sur un «faisceau d'indices convergents», l'impossibilité d'une colonisation lupine aussi rapide en France, l'identité d'un loup européen construite de toute pièce et le déni de démocratie. D'un mot, ils ne croient pas à une coïncidence.

Débat souhaité
Et la Suisse? Elle calquerait sa politique sur les expériences faites dans les pays voisins sans tirer cependant les leçons des difficultés rencontrées. Et suivrait «la volonté européenne de réintroduction du loup», une volonté financièrement chiffrée dans le livre...

Narcisse Seppey avance un sondage: «75% des Suisses sont favorables au retour naturel du loup. S'il devait s'avérer que ce retour est artificiel, cette proportion baisserait à 19%. On gruge donc le grand public.» L'ouvrage donne encore la parole aux enfants, aux randonneurs, aux représentants du tourisme, aux éleveurs et aux biologistes. «Nous souhaitons apporter une base nouvelle d'informations qui permettra à chacun de se forger une idée mieux documentée sur cette réalité», résume Charly Sierro. Selon les auteurs, la faune est en danger. Et le loup devrait être régulé au même titre que les autres espèces. Pour se nourrir, une meute doit prélever de 600 à 800 animaux par an. «Quelle vallée pourra supporter une meute de huit à dix loups?» s'interroge Narcisse Seppey. Sans compter que «l'impact ne se limitera pas aux chasseurs. Ce sont les populations de montagne en général qui seront touchées ainsi qu'une multitude d'activités humaines.» Des photos sanguinolentes à l'appui viennent rappeler - en choquant? - le périple des loups du val d'Hérens. Les sources sont nombreuses, l'ouvrage documenté, sans prétention scientifique. Les chasseurs ne disent pas si le loup est souhaitable ou non. «Nous voulons dire la vérité sur son retour.»

Auteur : Pascal Fauchère
Source : Le Nouvelliste du 3 décembre 2008

Le retour du loup - 100 ans Diana d'Hérens de Narcisse Seppey et Charly Sierro - Editions à la Carte, Sierre.

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Le retour du loup en Suisse pas naturel


Le retour du loup en Suisse ne doit peut-être pas grand chose à la nature. C'est du moins l'avis de deux chasseurs qui ont publié un ouvrage pour dire leurs doutes, donner un autre éclairage et susciter le débat.

Les deux auteurs, Narcisse Seppey, ancien chef du service cantonal valaisan de la chasse, et Charly Sierro, membre du comité de ChasseSuisse, ont ausculté de nombreux rapports, expertises, conférences pour étayer leur ouvrage. Ils estiment que le peuple suisse a été grugé.

Les promoteurs du loup parlent de retour naturel. Les auteurs en doutent. Une enquête de la Direction de la Nature et des Paysages (DNP) français a démontré en 1990 qu'il y avait eu plus de 40 lâchers clandestins de diverses espèces, dont des loups, depuis 1950.

Un premier couple de loups est observé en 1992 dans le Mercantour français. Rien ne prouve qu'il ait été clandestinement réintroduit. Mais les auteurs relève que c'est à l'automne de la même année qu'un couple de loups est aussi observé en Valais.

Les auteurs ne croient pas à une coïncidence, pas plus qu'à une prétendue origine italienne du loup. Ils citent deux scientifiques transalpins, partisans du loup, qui doutent d'une migration naturelle. Ils parlent d'introduction de loups provenant de populations méridionales.

Pour les spécialistes italiens, ces loups ne viennent pas des Appenins mais d'élevages de loups du centre et du nord de l'Europe. Et ils ont aussi colonisé le nord de l'Italie, peut-être même après leur installation en Valais.

L'objectif du livre n'est pas de dire si le loup est souhaitable ou pas, "mais de dire la vérité", a déclaré Narcisse Seppey. Les deux auteurs admettent que leur ouvrage est un pavé dans la mare, mais ils veulent justement susciter le débat.

Source : Le Journal du Jura du 2 décembre 2008

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La vraie révérence du chasseur Seppey

Narcisse Seppey
(Ph. L. Dollo)

De ses vingt-deux ans passés à la tête du Service de la chasse valaisan, Narcisse Seppey a gardé deux choses dans sa gibecière. Un élégant franc-parler. Et une cartouche qu'il se résout aujourd'hui à tirer sur le loup, son ennemi de toujours.

Dans un ouvrage honorant le centième anniversaire de la Diana d'Hérens, il publie, dit-il, «toute la vérité» sur la réintroduction du canis lupus en Suisse. Sur le papier, la «vérité» ne diffère pas beaucoup de celle qu'il criait depuis longtemps dans les bosquets.

Le poing dans la poche, entouré de ses amis nemrods, Narcisse Seppey peste sur les lâchers sauvages admis par les gouvernements, dénonce un «complot» à l'échelle européenne, révèle l'existence d'un protocole de l'ombre, signé entre l'Italie, la France et la Suisse.

Photos de chair à vif à l'appui, il s'apitoie sur le sort des moutons égorgés, des chèvres de chamois portantes dans le même piteux état, «pendant que les chaînes animalières n'en ont que pour les beaux yeux des louveteaux. Aucune considération si ce n'est pas un animal qui bouffe».

Outre le couronnement en grande pompe du centenaire de sa société de chasse, à quoi sert le bouquin? «La migration naturelle du loup est une illusion, le peuple a été grugé. Il doit savoir. Le livre établit les faits. Ensuite, les gens se feront leur opinion», jure l'auteur.

Or, entre les lignes, le pamphlet fait aussi l'apologie de la gestion «démocratique» de la faune, qu'il a défendue et pratiquée en son temps avec tant d'assiduité. On n'avait jamais vu si copieux gibier que sous son règne.

«Le prédateur tape à l'aveugle. L'homme, lui, est le maillon de tête de la chaîne alimentaire. Il est le seul capable de science et de conscience.» Fut-ce dans un dernier sursaut d'autocongratulation, Narcisse Seppey tenait juste à rendre à César ce qui est à César. Une balle pour le loup. Un laurier pour le chasseur à l'élégant franc-parler.

Auteur : Xavier Filliez
Source : Le temps du mercredi 3 décembre 2008

Le retour du loup - 100 ans Diana d'Hérens de Narcisse Seppey et Charly Sierro - Editions à la Carte, Sierre.

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Genève, un bon terrain de chasse pour le loup


Le canidé retrouvé mort près de la frontière, vers Dardagny, aurait facilement trouvé à se nourrir chez nous

Un loup percuté par une voiture à moins d’un kilomètre de la frontière genevoise? A Dardagny, village le plus proche de ce mortel télescopage, la nouvelle (lire nos éditions de mercredi) n’inquiète personne. «Vous savez, on a déjà tellement de souci avec le sanglier… Mais c’est dommage pour la bête», note le maire, Jean-Louis Mory.
Dommage, certes, pour ce jeune loup adulte, probablement en quête d’un nouveau terrain de chasse. Justement, Genève se prêterait-il à sa quête gourmande? «Le loup se retrouve principalement dans les grands massifs boisés et les régions montagneuses, par exemple les Abruzzes, précise Gottlieb Dändliker, chef du Service cantonal de la faune. Mais il pourrait très bien s’acclimater chez nous, où pullulent chevreuils et sangliers, ses principales proies.»
On imaginait pourtant le terrible carnassier en quête de frêles brebis et autres moutons? «Ces derniers sont bien mieux protégés chez nous qu’en montagne, à cause des chiens qui leur font parfois des misères ici», glisse Gottlieb Dändliker.

Pas d’inquiétude
Dès lors, le spécialiste cantonal estime que les Genevois n’ont rien à craindre de l’arrivée d’un loup. «Il serait en effet dommage de s’en inquiéter. Exterminés par le passé, ces animaux ont appris à craindre l’homme. Ceux qui reviennent aujourd’hui sont farouches, ils fuient les humains. Mais le mythe du grand méchant loup est tenace», regrette-t-il.
Rien ne l’empêcherait pourtant de venir s’installer chez nous. Reste qu’un autre danger guette cet intelligent canidé: les voies de circulation! «Le loup retrouvé mort l’autre jour en a fait la triste expérience, relève Gottlieb Dändliker. De fait, la 2x2 voies qui traverse le Pays de Gex a été mal conçue. Elle n’offre que peu de corridors à la faune sauvage.»
Tant mieux pour ceux qui ont peur du loup, non? «Pas d’accord, sourit notre interlocuteur. De meilleures conditions de passage permettraient certes à un loup de pénétrer chez nous, mais aussi d’en ressortir facilement. Au contraire, cette voie express ne permet pas aux bêtes de quitter aisément notre territoire. On le constate malheureusement avec les sangliers qui «s’empilent» au bout du canton…»

Auteur : Xavier Lafargue
Source : Tribune de Genéve du 22 mai 2009

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