La défense contre les loups s'organise en France : les écologistes réagissent

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A la suite des trop nombreuses prédations de loups sur les troupeaux d'ovins dans les Alpes et autres massifs tels que le Jura et les Vosges, l'Etat a pris la décision, pour l'été 2012, d'organiser l'autodéfense pour les éleveurs de moutons. Ceci rentre dans le cadre des obligations régaliennes de l'Etat de protection des biens et des personnes, mais aussi de l’alinéa 8 de l’article L.113-1 du Code Rural sans pour autant remettre en question le Code de l’Environnement en accord avec les obligations internationales.

Ce qui est nouveau c’est que pour la première fois, ce ne sont pas les associations écologistes qui décident et imposent leur loi. D’où la manifestation de désapprobation à travers un communiqué de presse de 5 associations connues pour leur caractère sectaire :  Animal Cross, ASPAS, FERUS, LPO, SFEPM

Le fait n’est pas nouveau pour l’ASPAS, grand spécialiste de l’environnement dans les couloirs de tribunaux à travers de multiples procédures judiciaires et de FERUS qui, en perdant son Président Gilbert Simon a, semble-t-il, également perdu son carnet d’adresses et ses relations ministérielles. Par contre nous pouvons nous étonner de la démarche de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) qui mène souvent des actions peu légalistes telles de simples délinquants de banlieues. Et puis on nous ressort quelques vœux plats réchauffés avec Animal Cross qui souhaiterait que plus personne ne mange de viande en dehors des prédateurs et surtout la SFEPM (Société Française pour l’Etude et la Protection des mammifères) qui renait de ses cendres après être tombée dans un quasi oubli depuis plus de 20 ans. Cette Société avait mené des actions particulièrement contestables  et assez peu démocratiques dans les années 1980 en faveur de l’ours dans les Pyrénées.

Nous constatons que France Nature Environnement (FNE) ainsi que la FRAPNA, ne sont pas signataires de ce communiqué. Se dégagent-ils de cette action pour préserver leurs considérables et excessives  subventions d’Etat, c’est-à-dire l’usage non contrôlé de fonds collectés auprès des contribuables ou bien s’agit-il d’un changement de politique pour en faire des acteurs politiquement correctement dans la cogestion de l’environnement tel que prévu dans la loi Grenelle 2 ?

Quelques autres informations (en cours de préparation) montrant un autre visage des associations :


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Communiqué de presse, jeudi 12 avril 2012, Animal Cross, ASPAS, FERUS, LPO, SFEPM


Dans un courrier adressé le 10/02/2012 à l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) par la Direction de l’Environnement et de la Biodiversité (DEB, rattachée au Ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement), concernant « la mise en place d’un réseau technique relatif aux opérations d’intervention sur les loups », la DEB demande à l’ONCFS : « d’identifier l’ensemble des acteurs susceptibles d’être impliqués dans ces opérations », et « d’assurer la formation de ces acteurs ». Ces acteurs sont à identifier selon la DEB parmi « lieutenants de louveterie, chasseurs, éleveurs, bergers… ».

Pour rappel, les « opérations d’interventions sur les loups » comprennent les « tirs de défense » et les « tirs de prélèvement », opérations qui consistent à tuer des loups.

Il apparaît donc que l’Etat français décide d’organiser la mise en place d’un réseau de personnes spécialisées dans la destruction de loups, personnes issues notamment du monde agricole et du monde de la chasse. Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO et la SFEPM s’élèvent contre cette décision qu’ils considèrent comme étant irresponsable.

Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO et la SFEPM estiment que la mise en place d’un tel réseau de personnes spécialisées dans la destruction du loup, et constitué notamment de chasseurs, d’éleveurs et de bergers, aurait un effet néfaste sur la conservation de cette espèce, et que cette décision entre en contradiction avec les missions de « sauvegarde de la biodiversité » qui sont celles de l’ONCFS.

De plus cette décision, révélée par la mise à notre connaissance d’un courrier interne entre services de l’Etat, intervient sans aucune transparence, sans information publique ni concertation préalable du Groupe National Loup (qui regroupe pourtant les acteurs concernés dont les services de l’Etat et les associations de protections de la nature). Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO et la SFEPM souhaitent que l’ensemble de nos concitoyens puisse être informés des décisions que prend l’Etat en matière de protection de la biodiversité et de la manière dont ces décisions sont prises.

Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO et la SFEPM dénoncent ce qu’ils considèrent être un coup bas de plus porté à la conservation du loup, conservation pour laquelle la France est pourtant officiellement engagéeinternationalement par la signature de la Convention de Berne et de la Directive Européenne « Habitats ».

Animal Cross, l’ASPAS, FERUS, la LPO et la SFEPM demandent à la Direction de l’Environnement et de la Biodiversité de mettre fin sans délai à ce projet de réseau de tireurs de loups, et se réservent le droit d’étudier la possibilité de saisir les autorités européennes devant ce qu’ils considèrent être l’accumulation d’atteintes graves portées à la conservation de l’espèce depuis plusieurs années (multiplication des autorisations de tirs, brigades…), en infraction aux lois et directives européennes.

Source : FERUS

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