Les lourdes conséquences du retour du loup en France

 

"Je voulais informer les éleveurs qui ne sont pas encore touchés sur ce qui les attend...... Il fallait que j'apporte un message clair. Je souhaitais aller à l'encontre des idées reçues et de la désinformation qui est faite sur le sujet par certains médias. Mon but est aussi de convaincre l'opinion publique car les instances politiques ne feront pas évoluer les lois tant que la majorité de la population se positionnera en faveur du prédateur". Ce film documentaire sur les conséquences de la présence et la prolifération du loup en France est avant tout pédagogique. Réalisé par un éleveur des Vosges, Bruno Lecomte, il analyse de manière objective, la situation dramatique que crée une conservation d’espèce dont, aujourd’hui, nous savons que ce sont majoritairement des hybrides et non une race pure de loups… de vulgaires chiens errants. Un film qui ne laisse pas insensible et qui impose une véritable réflexion. Elus locaux, socio-professionnels de tous horizons et parlementaires devraient s’en inspirer avant de prendre des décisions.


Ce film amateur n’est pas au format professionnel et présente surement des lacunes techniques et journalistiques. Ce n’est pas le sujet. La forme n’a, ici, face à un drame social, humain, économique et environnemental, aucun intérêt. C’est le fond du problème qu’il faut voir, analyser, comprendre. Le film présente un micro-trottoir à Paris, particulièrement édifiant sur le niveau d’information du public, une interview d’un historien, Jean-Marc Moriceau, les différents moyens de protection, les conditions de vie incroyables des bergers et leurs témoignages de leur impuissance face aux attaques du loup, des interviews de techniciens, etc… La conclusion de Laurent Garde, écologue au CERPAM, est sans appel après 20 ans d’études, d’observations, de réalisations….

Ce film est un début vers d’autres à venir. Il va évoluer. Et d’autres sujets vont venir s’additionner : la perte de biodiversité, les loups hybrides, la prédation en Italie, etc… Ce film déplait au milieu écologiste, ce qui confirme qu’il expose un certain nombre de vérités qui, jusqu’à maintenant, ont été volontairement occultées pour tenter de faire accepter une cohabitation impossible mais idéologiquement indispensable pour vider certains territoires de toutes présences et activités humaines pour la réalisation du vrai et grand projet écologiste pour l’Europe : le ré-ensauvagement.


Jean-Marc Moriceau, historien

C'est là un film passionnant d’un éleveur qui parle des éleveurs et aux éleveurs avec leurs mots, un film qui donne le temps aux interlocuteurs de s’exprimer sans pression et librement. Un historien, Jean-Marc Moriceau, qui va au bout de sa réflexion, un peu comme dans un livre, sans questions trop souvent à côté des vrais sujets, un historien qui répond aux questions que se posent des bergers qui côtoient le loup au quotidien. Est-il dangereux ? Que se passait-il avant ? Et le risque n’est pas zéro contrairement à ce qu’on laisse croire…. Ce ne sont pas des discours mais des constats historiques….

Pour Michèle Falcon, éleveuse, « les écologistes sont prêts à dire des mensonges pour défendre la cause du loup ».


Laurent Garde

Pour Laurent Garde, Docteur en écologie et en anthropologie, la conclusion est la même. C'est un mensonge pour une cause idéologique qui va pousser à faire de l’élevage industriel. Il précise :

"Il [ndr : le loup] va apprendre à déjouer les barrières que l’on interpose avec le troupeau…" Et de nous rappeler l’expérience du rat qui se joue des obstacles et devient de plus en plus intelligent pour atteindre la nourriture…. "C’est exactement ce qu’on a fait avec le loup. La récompense c’est la brebis, les obstacles c’est la clôture….//… on a appris pendant des années au loup à déjouer les obstacles pour obtenir la récompense. Et ça c’est grave parce qu’on a créé une espèce de monstre biologique qui n’a plus rien à voir avec le loup qui serait sur un espace sauvage et qui devrait apprendre par le risque, par le fusil, par le coup de feu, qu’il ne doit pas approcher les activités humaines. L’idée d’un loup sauvage qui naturellement s’en prendrait qu’au chamois et qui ne s’en prendrait pas aux activités humaines est une idée qui n’existe nulle part sur la planète."

La réponse : "le fusil et flinguer les loups"

"On joue l’apprenti sorcier, on balance des loups partout alors qu’on ne sait même pas quoi proposer aux éleveurs. Ça c’est central dans ce dossier parce que là on joue les apprentis sorciers… Et à très grande échelle !".

"La réponse de notre part, c’est prendre le fusil et flinguer les loups ! Nous, on est au bout du bout … Les éleveurs sont au bout, nous aussi on est au bout... émotionnellement, psychologiquement… tout le monde est à bout".

"L’Europe impose une surprotection du loup à travers la Convention de Berne et surtout à travers la directive "habitats" qui est impérative pour les Etats membres. Mais il faut voir que les pays qui ont vraiment du loup chez eux, la plupart des pays qui ont vraiment du loup chez eux comme l’Espagne, une grande partie des pays de l’Est, ce sont des pays qui ont exclu le loup de la liste des espèces intégralement protégées à la signature de la Convention de Berne, ces pays-là font ce qu’ils veulent avec le loup. En Espagne, il se chasse de façon tout à fait légale, 200 loups par an…...//…. En Slovaquie, qui a pris la même disposition, il se tue chaque année de façon légale 150 loups par an parce que ce sont des pays qui régulent le loup, parce que ils ont pris soin, ils savaient ce que c’était le loup, ils ont pris soin d’exclure le loup….. L’Italie c’est différent. Ils ont choisi de protéger intégralement le loup. La politique de protection du loup européen nous vient d’Italie alors qu’il faut peut-être penser qu’en Italie le rapport à la loi ce n’est peut-être pas tout à fait comme en France et c’est un cadre où le braconnage est intense…. Nous en France comme en Suède, par exemple, on était un Etat naïf, un Etat qui n’avait pas de loups à la signature de la Convention de Berne et de la Directive "Habitats". Donc on l’a laissé comme espèce intégralement protégée ce qui était un exercice virtuel. Le jour où le loup est arrivé on était coincé par rapport aux textes européens qui désormais nous interdisent la régulation du loup et qui n’autorise que des prélèvements individuels à titre dérogatoire et à condition que toute autre mesure ait échoué au préalable".


Prédation sur moutons

Prédation sur chien

Chiens de protection avec collier à pointes

L'action "est basée sur une série de mensonges"

"Alors une chose qu’il faut comprendre, le discours sur le loup qui sous-tend toute l’action européenne sur le loup et que les associations de défense du loup essaient de nous imposer est basée sur une série de mensonges, sur un mensonge qui s’organise en autant de thèmes que chacun est fabriqué pour l’occasion. Le mensonge "chiens errants" est un exemple de mensonge, est un dérivatif pour imposer le loup à tout prix… Le thème qui veut que ça se passerait bien dans d’autres pays et que les éleveurs des pays où ça se passe mal sont des mauvais éleveurs, c’est un mensonge à part entière. Ce thème-là a été testé en Italie auprès des éleveurs du nord de l’Italie…. Il a été transposé en France …. En Italie ça se passe très bien… Une fois qu’ils ont réussi à imposer le loup en France où ça se passe très mal, ils ont transposé le mensonge en Suisse et en Norvège où ils disent aux éleveurs suisses comme ils disent aux éleveurs norvégiens "comment ça se fait que vous ne vous en sortiez pas, en France et en Italie ça se passe très bien"…. Il faut comprendre un petit peu ce mécanisme de construction d’un discours qui est purement idéologique.

"Il va falloir en arriver à une véritable régulation comme dans la plupart des pays d’Europe comme en Espagne, comme en Suède qui abat un grand nombre de loups malgré la réglementation européenne…. en espérant refaire du loup un animal sauvage, en espérant qu’il ne soit pas trop tard, en espérant qu’on arrive encore à reprendre la main et à retrouver des façons de protéger l’élevage avec des loups qui ne s’en approchent pas".

"Nous pousser à faire de l’élevage industriel"

"Ce qu’on peut dire, c’est très simple, l’élevage pastoral, l’élevage herbacé, l’élevage en espace naturel, l’élevage qui fait des agneaux qu’on a envie de manger, l’élevage qui fait des fromages qu’on a envie de manger parce que c’est les meilleurs des agneaux, les meilleurs fromages, cet élevage-là, il est terriblement exposé…. Qu’est qu’il va rester ? Il va rester des agneaux hors-sol que l’on aura en bâtiment, que l’on nourrit de concentrés et qui va sortir des produits industriels… la fameuse ferme des 1000 vaches… et le loup c’est pareil, ça va dans le même sens. On est en train de remplacer l’élevage naturel par un élevage industriel. Et le loup qui est un prétexte écologique va en réalité nous pousser à faire de l’élevage industriel".


Un ancien blockhaus fait office de bergerie
pour se protéger du loup toutes les nuits

Il est clair que l’obscurantisme idéologique ayant pour réel objectif l’ensauvagement des territoires conduit tout droit au développement de l’élevage industriel.

Depuis la réalisation de ce film est apparu le projet du Conseil de l’Europe de protéger les loups hybrides issus d’un croisement entre loups et chiens, au même titre que le loup pur, ce qui revient à protéger totalement des chiens errants. Nous voyons bien là que les écologistes sont prêts à tout pour vider les montagnes et certains territoires ruraux de toute activité humaine notamment pastorale.

A chacun de prendre ses responsabilités face à une telle situation. Mensonges ? Manipulations ? Délinquance ? Appelez cela comme vous voulez ! C’est le fond qui est important, pas la forme des mots !

Retour naturel ou réintroduction des loups ? A vous de juger !

Louis Dollo, le 21 novembre 2014

Photos : elles sont toutes issues d'une capture d'écran du film

Le blog, le loup dans le Haut Diois en parle.....

Loup, illustration de l'incroyable aveuglement écologiste

"Une vidéo pédagogique, sans haine, reflétant seulement la réalité de l'impact du loup sur l'élevage extensif, source de biodiversité et de produits de qualité, de proximité dans le respect des animaux et de la durabilité, sauf si les écologistes ne réussissent pas à ouvrir les yeux. Auquel cas, ils devront expliquer à leurs enfants, les mensonges colportés sur le loup et leur rôle dans la disparition de l'agriculture familiale, qui est à l'honneur en cette année: 2014 L'ONU et les NATIONS UNIES ont nommé l'année 2014 "Année Internationale de l'Agriculture Familiale"". A lire....

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