La conservation de l'ours dans le massif Cantabrique pose problème en Castille et Léon

 

En matière de cohabitation entre ours et hommes, notamment les éleveurs, l'Espagne, et plus précisément les Monts Cantabrique (Picos de Europa) sont toujours présentés comme des exemples d'une situation sereine.

Mensonge évident de la part des associations de protection de la nature sectaires qui, pendant 30 ans, l'ont fait croire aux français et aux pouvoirs publiques. Dans les Asturies, c'est le piège qui est utilisé et en Castille et Léon c'est le poison comme nous pouvons le constater ci-dessous et toujours dénoncé par l'association de protection de l'ours asturienne, FAPAS.

Ce document permet d'y voir plus clair quant à la réalité du terrain espagnol en matière de protection et de conservation des ours mais aussi des loups qui ne sont pas épargnés.


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La Conservation de l'ours en Castille- León


Le cri d'alarme a été lancé depuis la province de Castille-León elle même par les associations conservationnistes : il concerne la survie de l'ours brun dans le noyau oriental de cette Communauté autonome. Face aux dénonciations qui se succèdent quant à la situation réelle de l'ours aujourd'hui, la Junte de Castille-León répond en les rejetant ou en leur opposant diverses allégations.

Pour résumer : la Junte se trouve lancée dans une croisade en défense de son action pour la conservation des ours. Elle essaie de faire croire à la société que la population orientale d'ours connaît une bonne situation, et cherche à se justifier en avançant la ridicule quantité de femelles reproductives présentes, alors que sur un territoire comme le sien et compte tenu de la quantité d'argent investie depuis des années, il est impossible d'en déduire autre chose que l'échec évident de cette stratégie de conservation.

Nous reproduisons ci dessous l'article du site web de Écologistes en Action afin d'informer sur l'un des aspects importants de la conservation de l'ours dans ce territoire : l'usage de poison et l'apparition d'ours morts dans les zones soit disant les mieux protégées du Parc Naturel de la région de Palencia où, de toute sa force, la
Junte de Castille-León essaie d'empêcher que le FAPAS puisse travailler avec les mêmes moyens et techniques qu'il le fait dans les autres territoires de la Cordillère Cantabrique.

Source : FAPAS du 17 novembre 2009 (Traduction B. Besche Commenge)

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Ours empoisonné en avril 2009, conclusions


Au mois d'avril dernier, les restes d'un ours brun apparurent dans le Parc Naturel de Fuentes Carrionas (Palencia) dans une zone où, ces dernières dix années, on avait déjà trouvé les cadavres de trois autres ours empoisonnés et d'un quatrième tiré au fusil.
Ainsi dit on pourrait croire que, sur le modèle des éléphants, la zone concernée est un sanctuaire où nos plantigrades décident de venir mourir quand leur heure arrive. On peut même imaginer que cette situation serve un de ces jours à quelque brillant expert en ours pour réaliser un documentaire.

Mais la réalité crue, et surtout les analyses toxicologiques effectuées, montrent que dans cet espace d'à peine deux kilomètres d'extension existe un grave problème de poison puisque tous les individus découverts en avaient ingéré une forte dose avant de mourir. Dans ce cas précis, le poison utilisé à grandes doses a été l'Aldicarb (1).

Comme dans les autres cas d'ours trouvés mort à l'intérieur du Parc, l'affaire a été transmise au Juge d'instruction de Cervera de Pisuerga où sont traitées ces affaires. En cette occasion, la Conseillère à l'Environnement de la Junte de Castille-León nous a surpris avec un nouveau tape à l'œil, notamment pour cette raison :

Fin mai, les services territoriaux de l'Environnement de Palencia connaissaient l'empoisonnement, mais l'analyse toxicologique envoyée au juge l'a été directement par le laboratoire médico-légal de la vie sauvage de Madrid (LFVS) fin septembre seulement, à la suite d'une requête du propre juge d'instruction après une demande de Écologistes en Action.

A la suite de quoi, nous sommes fondés à poser ces questions :

  • Pourquoi ce document n'a-t-il pas été fourni ? Les groupes écologistes sont habitués à ce que la Junte n'en fasse qu'à sa tête, mais il commence à devenir inquiétant qu'elle suive aussi ce même modèle avec les juges et les procureurs.
  • Pourquoi l'administration territoriale continue-t-elle à ne pas fournir au juge les analyses et nécropsies afin qu'il puisse ordonner les enquêtes opportunes ?
  • Faut-il considérer ce comportement des services territoriaux de l'Environnement comme un acte d'occultation des preuves et une obstruction au travail de la Justice ?

Le LFVS a demandé davantage de matériels et de restes afin de réaliser une analyse dans de bonnes conditions car ce qui avait été envoyé initialement n'était pas assez représentatif pour faire une évaluation sérieuse. Après cette nouvelle analyse il n'y a plus de doute : la poison a été la cause de la mort. Et pourtant nous avons appris que la Junte avait demandé une troisième analyse afin de confirmer cette affirmation. De nouvelles questions s'imposent donc :

Pourquoi tout le matériel indispensable n'a-t-il pas été expédié dès le début ?
Pourquoi alors que le résultat de la seconde analyse est aussi clair, la Junte en sollicite-t-elle une troisième à la charge du Trésor Public de tous les Castillans et Léonais ?
Au mois de mars, le Médiateur du Peuple de Castille-León avait établi un document où il rendait compte de trois aspects fondamentaux concernant directement la conservation de l'ours brun :

  • le plan de récupération de notre Communauté ;
  • la compatibilité de la protection de l'ours brun avec la chasse ;
  • l'absence de développement du plan recteur d'usage et gestion du Parc Naturel.

Ce document se concluait sur une Résolution qui demandait à la Conseillère à l'Environnement d'accepter ou de rejeter les questions posées qui toutes visaient à pallier aux déficiences dans l'actuelle gestion de cet espace naturel. A l'heure où nous écrivons cet article, le Médiateur s'est vu obligé de classer la plainte qui rassemblait toutes ces propositions.

Répondre par le silence, y compris à un représentant de la société tel que le Médiateur : cela prouve bien l'absence totale de volonté d'apporter des solutions concrètes pour inverser la tendance régressive que connaît la sous population orientale des ours cantabriques. Ne pas affronter rapidement la prise des décisions nécessaires et regarder du mauvais côté pour chercher les coupables, c'est conduire à l'abîme les ours du Parc Naturel de la Montagne Palentine.

Étrangement, la Junte applique aux réserves de chasse privées des mesures qu'elle n'applique pas aux terrains publics de la Réserve Régionale de Chasse où les empoisonnements ont eu lieu, et où sont autorisés : le droit de chasse sans Plan d'Organisation Cynégétique (POC), les battues en temps de neige, l'ouverture à la chasse des zones où sont apparus les derniers ours morts, l'organisation de battues dans les zones en réserve, et autres actions qui ne favorisent en rien une population d'ours dont à l'heure actuelle, et comme conséquence des empoisonnements, nul ne sait en quel état elle se trouve.

Il est évident que la Junte de Castille-León n'est pas coupable du massacre, il n'aurait plus manqué que ça! Mais ce dont sont responsables l'Administration, et plus particulièrement en ce qui concerne l'ours brun les directives de la Conseillère à l'Environnement et du Service Territorial de Palencia, c'est de ne pas avoir pris la moindre mesure effective ni efficace pour mettre un terme à ces empoisonnements, alors que c'est faisable.

Dire que le poison est destiné aux loups et s'arrêter là ce n'est qu'une théorie non prouvée de plus, très audacieuse et dont nous ne savons pas bien à quoi elle prétend.
C'est aux fonctionnaires, payés pour cela, qu'il revient de travailler pour inverser cette tendance et changer la politique néfaste de conservation de l'ours brun à Palencia, qui depuis quinze ans entraîne un gaspillage de moyens et de crédits.

Le Parc Naturel est malade, il a le cancer, il a besoin d'une chimiothérapie urgente pour en finir avec ses cellules malignes, et elles sont très nombreuses.

Source : Ecologistas en Acción - Palencia - 15- 11 -2009 (Traduction B. Besche Commenge)

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Commentaire de la situation


Au delà de l'empoisonnement et des réprobations qu'il suscite, il faut voir aussi dans la réaction du FAPAS qui relaie cet article un enjeu dans les stratégies et rivalités à la fois politiques et entre associations autour de la sauvegarde de l'ours cantabrique. L'opposition dont se plaint le FAPAS à ce que la Junte de Castille-León le laisse intervenir sur son territoire, est d'abord une guerre de fonds de commerce entre le FAPAS et la FOP (Fondation Ours Brun) de Palomero García qui lui intervient, entre autres, dans cette communauté autonome.

La Junte d'autre part est gouvernée par des élus du PP espagnol (droite), tandis que les Asturies, camp de base du FAPAS, le sont par le PSOE (socialiste). En juillet 2007 le président du FAPAS était allé au Parlement européen pour plaider la cause de l'autorisation à laisser à l'extérieur les cadavres de bétail mort afin de nourrir les vautours, les ours et les loups. Le site du FAPAS en rendait alors compte en mettant en évidence sa rencontre à Bruxelles avec l'Eurodéputée Rosa Miguélez Ramos élue du PSOE et membre du Groupe socialiste au Parlement européen en tant, et en précisant qu' " elle s'est engagée à ce que son groupe parlementaire mette en œuvre des initiatives " permettant de résoudre ce problème.

Ces enjeux locaux, politiques pour les uns, de prestige associatif pour les autres, sont de bonne guerre, ils existent partout ! Ils sont aussi une des faces cachées des réprobations affichées : ici comme chez nous capter les voix de telle ou telle association peut être le petit pourcentage en plus qui permet de battre l'adversaire politique.

Ces "dessous" politiques de l'indignation ne doivent cependant pas faire oublier que c'est unanimement que tous les partis espagnols ont voté au Sénat récemment une motion rejetant toute nouvelle réintroduction d'ours dans les Pyrénées qui se ferait sans l'accord unanime des collectivités locales concernées sur les deux versants.

Auteur : B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - 20 novembre 2009

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La conservacion del oso pardo en Castille y Leon


La voz de alarma dada desde la propia Castilla y León por los grupos conservacionistas sobre la situación real de la supervivencia del oso pardo en el núcleo oriental de esta Comunidad autónoma, está dando lugar a ciertos movimientos de contestación por parte de la propia Junta de Castilla y León, rechazando determinadas acusaciones o haciendo llegar al mundo conservacionista determinados criterios que tratan de contrarrestar las denuncias que se vienen sucediendo sobre esta situación por la que atraviesa el oso.

En síntesis, la Junta de Castilla y León se encuentra en una cruzada de defensa de su acción en relación a la conservación de los osos, cruzada con la que trata de hacer creer a la sociedad de la buena situación por la que atraviesa la población osera oriental, con argumentos tales como que la población evoluciona favorablemente y para ello se justifica en ridículas cantidades de hembras reproductoras que para un territorio como el que alcanza la población oriental y la cantidad de dinero invertido durante todos estos años, lo único posible de deducir es el rotundo fracaso de esta estrategia de conservación.

Reproducimos la Web de Ecologistas en Acción para poder estar enterados de un aspecto importante vinculado a la conservación del oso en estos territorios y que hace referencia al uso de veneno y la presencia de osos muertos en las áreas supuestamente más protegidas del parque natural palentino donde la Junta de Castilla y León trata de impedir con todas sus fuerzas que el FAPAS pueda trabajar con los mismos medios y técnicas que lo hace en otros territorios de la Cordillera Cantábrica.

Source :

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Oso envenenado abril 2009, conclusiones


En el mes de abril aparecieron los restos de un oso pardo en el Parque Natural de Fuentes Carrionas (Palencia) en una zona donde, en los últimos diez años, se han encontrado los cadáveres de otros tres osos envenenados y uno más disparado.

Así dicho podría parecer que la zona descrita es, al estilo de los elefantes, un santuario donde nuestros plantígrados deciden morir cuando les llega su hora. Hasta puede que este supuesto argumento sirviera para elaborar un documental a algún sesudo experto en osos.

La cruda realidad y sobre todo los análisis toxicológicos practicados, muestran que en este espacio de apenas dos kilómetros de extensión hay un grave problema con el veneno, pues todos los ejemplares encontrados habían ingerido una importante cantidad de tóxico antes de morir. En este caso el veneno utilizado en grandes dosis ha sido el Aldicarb.

Como en los casos anteriores de osos pardos encontrados muertos dentro del Parque Natural, se dio traslado al Juzgado de Instrucción de Cervera de Pisuerga donde se practican las diligencias de este asunto. En esta ocasión, como novedad más llamativa, la Consejería de Medio Ambiente de la Junta de Castilla y León nos ha sorprendido, por estos motivos principalmente:

A finales de mayo el Servicio Territorial de Medio Ambiente de Palencia conocía el envenenamiento, pero el informe de tóxicos enviado al juzgado ha sido remitido directamente por el Laboratorio Forense de Vida Silvestre (LFVS) de Madrid a finales de septiembre, por un requerimiento que hizo el propio juzgado instructor a petición de Ecologistas en Acción.

Sobre esto nos cabe hacernos las siguientes preguntas :

  • ¿Por qué no se ha aportado este informe?, los grupos ecologistas estamos acostumbrados a que la Junta haga de su capa un sayo, pero comienza a ser preocupante que se sigan las mismas pautas también con el estamento judicial y fiscal.
  • ¿Por qué el Servicio Territorial sigue sin aportar los resultados toxicológicos y la necropsia al juzgado, para que se puedan practicar las diligencias oportunas?
  • ¿Se puede considerar esta actuación del Servicio Territorial de Medio Ambiente un acto de ocultación de pruebas y obstrucción a la labor de la Justicia?

El LFVS pidió más material/restos para realizar un análisis en condiciones, pues el material enviado inicialmente no era representativo para hacer una valoración seria. Tras este segundo análisis no hay duda que el veneno había sido la causa de la muerte. Sin embargo, hemos sabido que la Junta había solicitado un tercer análisis para confirmar esta afirmación, así pues:

¿Por qué no se envió todo el material disponible para ser analizado desde el principio?

¿Por qué siendo el resultado del segundo análisis tan contundente la Junta solicita un tercer informe con cargo al erario de todos los castellanos y leoneses? En el mes de marzo el Procurador del Común de Castilla y León elaboró un informe donde daba cuenta de tres aspectos que conciernen directamente a la conservación del Oso Pardo:

  • Plan de Recuperación del Oso Pardo en nuestra comunidad.
  • Compatibilidad de la protección del oso pardo con la Actividad Cinegética.
  • Falta de desarrollo del Plan Rector de Uso y Gestión del Parque Natural.

Finalizaba dicho informe con una Resolución Formal que instaba a la Consejería de Medio Ambiente a que aceptara o rechazara las cuestiones que se le planteaban en dicha resolución, encaminadas todas ellas a mejorar las deficiencias que existen actualmente en la gestión del espacio natural.

En el momento de escribir este artículo el Procurador del Común ante la falta de respuesta de la Consejería de Medio Ambiente se ha visto obligado a archivar la queja que recogía todas estas propuestas.

Podemos comprobar como dar la callada por respuesta, incluso a un estamento como el Procurador del Común, manifiesta la nula voluntad de aportar soluciones prácticas para invertir la tendencia regresiva que sufre la subpoblación oriental de osos de la Cordillera Cantábrica.

No afrontar con prontitud la toma de decisiones contundentes y mirar para el lado equivocado en busca de culpables, está asomando al abismo a los osos del Parque Natural de la Montaña Palentina.

La Junta de Castilla y León aplica en Cotos Privados de Caza medidas de cierre que extrañamente no aplica en los terrenos públicos de la Reserva Regional de Caza, donde han aparecido los envenenamientos y se permite la licencia de cazar sin Plan de Ordenación Cinegética (POC), de permitir cazar en batida con nieve, de mantener abierto el cuartel de caza donde han aparecido los últimos osos pardos muertos, de realizar batidas en Zonas de Reserva y de otras pocas actuaciones que en nada favorecen a una población de osos que, en la actualidad y como consecuencia de los envenenamientos, nadie sabe en que estado se encuentran.

Es evidente que la Junta de Castilla y León no es culpable de esta masacre, era lo único que faltaba, pero de lo que sí es responsable la administración y, en especial, los directivos de la Consejería de Medio Ambiente y del Servicio Territorial en Palencia relacionados con la conservación del oso pardo es de no haber tomado ni una sola medida efectiva ni eficaz para frenar estos envenenamientos, y las hay.

Decir que el veneno es para los lobos y no hacer nada más es una teoría además de no probada, muy arriesgada que no sabemos muy bien que pretende.

Son estos funcionarios, que cobran por ello, los que deben trabajar por invertir esta tendencia y por cambiar la nefasta política de conservación del oso pardo en Palencia, que ha supuesto un despilfarro de medios y recursos durante más de 15 años.

El Parque Natural está enfermo, tiene cáncer, necesita urgentemente sesiones de quimioterapia para acabar con las células dañinas que tiene, y son muchas.

Source : Ecologistas - Palencia - 15/11/2009

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