Ours et loups dans les Monts Cantabrique en Espagne

 

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La présence de l'ours et du loup dans le massif des Cantabrique et sa péripéhérie comme la sierra de Cuera (Asturies) en Espagne est souvent donnée en exemple. Selon différentes sources, il resterait 80 à 120 ours sur une zone qui n'a strictement rien à voir avec les Pyrénées contrairement à ce que laisse croire certaines informations propagandistes. Quant aux loups, ils débordent largement des zones dites "de protection".

La présence de ces grands prédateurs n'est pas sans poser de problèmes tant aux éleveurs et bergers qu'à ceux qui aspirent à un certain développement économique mais également sur un plan écologique par la disparition de l'élevage et la transformation profonde des milieux naturels et de leur biodiversité.

A noter que les Cantabriques en Espagne ne sont pas les Pyrénées. Voir la carte de situation géographique et le positionnement des ours en deux groupes

La Convention de Berne et ses recommandations

Le loup dans le massif Cantabrique en Espagne

Loup en Espagne

Informations diverses
Voyage d'étude d'une délégation française dans les Asturies, Espagne
du 26 au 29 novembre 2007

La chasse au loup ouverte en Asturies
L'ours en Espagne

Somiedo, l'exemple à ne pas suivre

 


Le Grand Charnier
   

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées
Environnement des Pyrénées
L'ours en Europe
Ours en Espagne

Projet de station de ski à San Glorio dans le massif de la Peña Prieta


Qui nous dit que tout se passe bien dans le meilleurs des mondes pour l’ours dans les Catabatique en Espagne ?
La CDT espagnole monte au créneau pour s’opposer à un projet de station de ski à San Glorio dans le massif de la Peña Prieta en plein coeur de zones à ours.

A lire (en espagnol) le site de la CGT espagnole - Information du 14 avril 2006
Voir la carte

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En Espagne, l'ours et l'homme vivent en harmonie


Dans les Asturies, l'ours a su trouver sa place. Il est même devenu un atout commercial et touristique. Mais on n'élève guère de moutons dans la région.

Défenseurs et opposants de la réintroduction des ours dans les Pyrénées sont suspendus à la décision du Conseil d'État, attendue aujourd'hui. Les pro-ours citent souvent en exemple l'Italie ou l'Espagne, où l'ours et l'homme vivent sans drame ni polémique. Cent quarante plantigrades prospèrent ainsi dans les Asturies, avec l'aide de la population.


Uune règle à la main, Roberto Fernandez mesure les pas de géants incrustés dans le sol encore humide. Il ne faut que quelques secondes à ce responsable de la Fondation pour la politique des animaux sauvages (Fapas), principal organisme de défense des ours en Asturies, pour livrer son verdict : «C'est un mâle, déjà âgé, il est passé par ici il y a deux jours.»

Ces traces encore fraîches se trouvent à seulement 800 mètres d'un petit village de la vallée de Proaza, au coeur des Asturies. Dans cette région du nord de l'Espagne, traversée par la chaîne de montagne des Cantabries, vivent environ 140 ours. Si ailleurs, leur présence peut semer la zizanie, ici elle représente un atout commercial et touristique. L'ours est même considéré comme le symbole des Asturies et personne, pas même les éleveurs, ne songe à remettre en question son existence.

Depuis une vingtaine d'années, aussi bien les autorités régionales que les nombreuses associations de défense de l'animal, mènent un véritable lobby pour redonner à l'ours ses lettres de noblesse. Alors qu'il y a encore trois décennies, les chasseurs d'ours recevaient une prime s'ils parvenaient à tuer la bête, ils risquent désormais une peine de cinq ans de prison et une amende pouvant aller jusqu'à 300 000 euros !

C'est surtout dans la politique de protection des plantigrades que l'effort a été porté. «Notre philosophie est fondée sur la cohabitation entre l'ours et l'environnement humain», explique Roberto Fernandez, au volant de son véhicule tout-terrain. Pour lui, le modèle français est erroné car il associe l'ours à un animal sauvage alors que les espaces vierges n'existent plus en Europe et qu'aujourd'hui, la survie de l'ours dépend de l'activité rurale des humains. «Le débat en France est voué à l'échec car il oppose les éleveurs et habitants aux écologistes utopistes qui s'entêtent à faire vivre l'ours dans un environnement dépourvu d'hommes», s'insurge Roberto Fernandez.

«Un animal timide»
A ses yeux, l'ours est complémentaire à la vie rurale. «La réapparition des ours permet de redonner vie à nos campagnes», assure-t-il. L'un des programmes phares de son association est la reforestation des Asturies avec la plantation de 107 000 arbres par an. Chaque année, il propose gratuitement aux propriétaires de terrains aux abords des villages ou dans les prairies abandonnées de replanter des arbres fruitiers (cerisiers et châtaigniers), considérés comme les principaux aliments des ours. «Tout le monde y trouve son compte : les jeunes ont du travail, les ours ont à leur disposition un supermarché de fruits et les agriculteurs pourront bénéficier de la vente du bois dans quelques années», commente-t-il. Autre initiative servant à redynamiser l'activité rurale : la mise en place de patrouilles destinées à surveiller les allers et venues de l'animal. Près de vingt groupes de cinq personnes, composés uniquement d'habitants du cru, travaillent toute l'année au service de l'ours.

Dans le petit village de Proaza, où l'ours a l'habitude de rôder, personne ne semble se méfier de sa présence. Faustino Garcia, 77 ans, accepte de bon gré que l'animal vienne la nuit faire sa cueillette dans son verger : «Je préfère mille fois régaler l'ours de quelques cerises que voir mon potager détruit par les sangliers.» Ici, comme dans la plupart des villages, la phobie de l'ours n'existe pas. «Tout le monde sait que c'est un animal très timide et peureux, et qu'il sort de sa tanière de préférence la nuit lorsque tout est calme», affirme Roberto Fernandez.

Chez les éleveurs, la passion pour l'ours est certes moins forte. «Comme nous n'élevons dans cette région que des vaches ou des chevaux, les risques sont moindres par rapport aux troupeaux de moutons ou chèvres», confie José Manuel Fernandez, à la tête d'un cheptel de 200 vaches. Pourtant, tout le monde a en mémoire la disparition d'un veau ou d'un poulain. Mais les subventions versées en échange font vite oublier ces désagréments. Selon Guillermo Palomero, président de l'association Oso Pardo (Ours brun), les dégâts commis par l'ours sont évalués à 1 000 euros par an et par animal. Bien moins que ceux occasionnés par les sangliers...

Auteur : Diane Cambon
Source : Le Figaro du 9 mai 2006

Observations


Dans les Monts Cantabrique nous ne sommes pas du tout dans le même cas de figure que les Pyrénées pour plusieurs raisons.

  • Il y a toujours eu des ours dans des proportions importantes alors que dans les Pyrénées certaines vallées en ont même perdu la mémoire et la culture.
  • La densité de population est faible et la politique franquiste pendant 40 ans y a fortement contribué.
  • Le système d'élevage est différent (bovins au lieu d'ovins plus vulnérables) et beaucoup moins développé.
  • Il existe un lien culturel vivant entre l'ours et la population locale qui est directement impliquée dans cette sauvegarde et non exclue comme dans les Pyrénées.
  • Les associations de protection de la nature mènent une politique de dialogue et non de conflit

Si nous devions résumer, nous pourrions dire que dans ce massif nous sommes proche d'une méthode de gouvernance du territoire tel qu'initiée par l'IPHB en Béarn alors que c'est justement ce système que combat la majorité des associations de protection de la nature en France avec la complicité de la DIREN Midi-Pyrénées.

Mais ne nous leurons pas. Les problèmes existent et ont tendance à s'emplifier ces dernières années.Il y a de plus en plus d'éleveurs mécontents, et ils le font savoir. Si pendant des années, comme dans les Pays d'Europe centrale, une apparence de cohabitation existait, c'était tout simplement parceque la dictature qui dirigeait ces pays ne permettait à personne de s'exprimer et parceque les contraintes sociales étaient assez différentes de celles de la France et de l'Europe naissante.

Voir le rapport de voyage d'Etude de Bruno Besche-Commenge

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Les éleveurs du Cuera mécontents


Alors que les associations de protection de la nature " pro-ours " explique avec force détail qu'il n'y a pas de problème de cohabitation entre les grands carnivores et les éleveurs, nous pouvons prouver, une fois encore, le mensonge propagandiste, sectaire et idéologique de ces organisations.
Fin juin, les éleveurs du Cuera ont manifesté leur mécontentement tout en précisant qu'ils devaient " se résigner à réduire leurs troupeaux " mais également à ne plus monter les animaux en haut.
En fait, dans les Asturies, les Picos de Europa, il y a le même problème de cohabitation avec les grands prédateurs que dans les Pyrénées.

Los ganaderos del Cuera convocan una concentración


El jueves a las 12 horas irán a declarar al juzgado llanisco los 15 ganaderos que identificó la Guardia Civil durante la lloquerada que efectuaron en la visita institucional de Areces a Porrúa. Acusados por una falta de desobediencia.que implica una multa entre los 180 y los 360 euros o bien entre 200 y 2.000 si no comparecen por una causa justificada, los denunciados no están solos. Tienen el apoyo de la Asociación de Pastores y Ganaderos del Oriente y "una conciencia muy tranquila". Además, han querido llamar a la ciudadanía, ya no sólo ganaderos "sino todos los que sientan sensibilidad con el problema y la desaparición del ganado en el Cuera", a participar en una concentración frente al juzgado llanisco paralela a la vista del juicio que será público. A la cita, han invitado a sindicatos y a diversas entidades y han querido aclarar que la concentración cuenta con los permisos pertinentes. Están preocupados y continuan defendiendo una forma de vida que consideran "el gobierno quiere hacer desaparecer".
El secretario de la asociación, Hilario Manjón, afirma que lejos de remediarse, el problema de agrava con la llegada de la temporada de pastos. "Arriba ya no subimos a los animales y se los dejamos sueltos tenemos que resignarnos a tener bajas en el rebaño con seguridad".

Source : La Voz de Asturias du 20 juin 2006

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Planter des arbres fruitiers


L'ours ne reste que dans les zones où il a à manger. Son objectif journalier est de trouver de la nourriture quoiqu'il arrive. Les poubelles d'un village peuvent être une solution.
Une autre solution envisagée dans les Cantabriques pour éloigner les ours des habitations est de planter des arbres fruitiers au lieu de continuer à planter des forêts monospécifiques de Conifères. Ce qui, indirectement, revient à assurer un nourrissage naturel. C'est peut-être aussi la preuve qu'il y a un manque de nourriture naturelle qui participe à la dégradation de la population d'ours. La FAPAS (Asociación de Reforestadores para el Oso Pardo Cantábrico) se charge de ces plantations. Il lui aura fallu du temps pour ce rendre compte de ce problème.

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Ours et éleveurs se disputent la montagne. Vu d'Espagne


De l'autre côté des Pyrénées, le plantigrade est un véritable emblème culturel
En vingt ans, le regard des habitants à l'égard de l'ours a fondamentalement changé du côté du voisin espagnol.


En une vingtaine d'années, les relations entre l'ours et les populations locales ont fondamentalement changé en Espagne, en particulier au nord, sur la cordillère Cantabrique, où vivent près de 140 plantigrades. « En 1985, c'était une espèce peu valorisée. Les ours étaient rendus responsables des dommages dans le monde rural. Les chasser constituait donc un motif d'orgueil », explique Roberto Hartasanchez, président du Fonds pour la protection des animaux sauvages (Fapas), fondé en 1983. « Les ours provoquaient effectivement des dommages dans les années 1960 lorsque l'économie reposait sur une activité rurale précaire mais, depuis les années 1970, les populations ont émigré et l'ours n'a plus été une source d'ennui. Notre travail a donc été d'éliminer cette mémoire faussée », poursuit le président de la Fapas

La première tâche de ce fonds, comme des autorités régionales fut donc, dès 1985, d'obtenir que soient versées aux agriculteurs et aux éleveurs des indemnisations en cas de dommages. Rapidement, tout le monde constate que ces indemnisations ne sont pas si nombreuses, l'ours n'étant pas aussi responsable que cela pouvait paraître. Depuis, de l'autre côté des Pyrénées, l'ours est devenu un emblème culturel et de la nature. Mieux, « une conscience nouvelle s'est créée », lance de son côté Clara Casanova, qui travaille sur les projets au sein du Fapas, « l'ours est aujourd'hui une ressource économique et touristique ». Certaines vallées se sont ainsi revitalisées, centrant leurs activités autour de cet animal. Mieux, en 2000, après un programme de marquage par radio des ours, programme qui n'avait pas totalement fonctionné, certains spécimens ont été tués. Ce sont alors les éleveurs des villages de la vallée de Somiedo qui se sont unis pour défendre ces animaux.

Outre les patrouilles pour surveiller les allers et venues de ces plantigrades, le Fapas est allé plus loin dans une politique de cohabitation entre l'ours et l'environnement humain. Des arbres fruitiers, considérés comme les principaux aliments des ours, ont été plantés. 100 000 espèces (cerisiers, châtaigniers) viennent ainsi d'être installées sur 250 hectares à Belmonte de Miranda. « L'idée est de profiter de terrains privés mais abandonnés dans des zones où l'ours s'est toujours déplacé », explique Clara Casanova. Un accord est passé avec chaque propriétaire, le Fapas assumant le coût de la plantation. Certes, explique-t-on, la situation est plus simple en Espagne où les éleveurs possèdent surtout des chevaux et des vaches et non des moutons comme en France. « Et puis la France considère cette espèce comme sauvage alors que la survie de l'ours dépend en fait de l'activité rurale des hommes », estime Roberto Hartasanchez. Pourtant cet équilibre reste à tout moment fragile. « L'interdiction depuis 2001 par l'Union européenne de laisser des cadavres d'animaux pour éviter l'extension de la vache folle pose un problème pour les ours qui, du coup, se sont davantage attaqués aux ruches et aux arbres », explique Clara Casanova qui appelle à une solution urgente.

Auteur : Valérie Demon
Source : La Croix, no. 37809 du 26 juillet 2007

Nota : en guise de réponse à cette article, voir quelques réalités.... L'activité rurale à Somiedo est très marginale. Par contre nous pouvons parler d'une "usine à gaz" touristique aux résultats assez médiocres comparés à ce qu'il existe dans les vallées pyrénéennes. Le modèle espagnole n'est pas transposable dans les Pyrénées même s'il satisfait, pour l'instant, les habitants concernés. A long terme, le conflit parait évident.

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La cifra de animales muertos a causa del lobo en los Picos se redujo en un 85% desde 2003


Parques Nacionales ratificó el pasado año 23 ejemplares muertos de ganado menor frente a los 159 de 2004 La incidente en terneros, al contrario, se ha incrementado de 15 a 36 muertes en sólo tres años

El total de animales muertos a causa de ataques del lobo en los Picos de Europa se ha reducido en un 85% en los últimos cuatro años, lo que supone una importante y buena noticia para los ganaderos del parque nacional que han visto cómo esta especie protegida acababan con la vida de 2.500 cabras y ovejas en los últimos quince años, según estudios ya publicados.

Los datos más recientes los facilita el director del Parque Nacional de los Picos de Europa, Rodrigo Suárez Robledano, y se retrotraen al año 2003 cuando los daños causados por los lobos acabaron con la vida de 400 cabezas, la cifra más alta registrada desde el año 1997. Al año siguiente, estas estadísticas se reducían bruscamente para satisfacción de los ganaderos que veían y ven con preocupación cómo este cánido está acabando con todos sus rebaños y poniendo en peligro la continuidad del pastoreo en el parque.

Aún así, los ganaderos tramitaron en el año 2004 un total de 102 expedientes por daños de lobo y fueron ratificadas las muertes de 226 animales a manos de este depredador, de las que la gran mayoría, 159, corresponden a ganado menor.

En 2005 se reduce a 167 el número de animales muertos, y también lo hizo la tramitación de expedientes por daños de esta especie (que pasan de 102 a 79); pero esa disminución no sería tan relevante si se refiere únicamente a la muerte de ganado ovino (de las 159 en 2004 pasan a 138 en 2005) y, lo que es mucho peor, las estadísticas comienzan a mostrar un preocupantes incremento en la afección de ganado vacuno, que prácticamente se duplica de un año para otro.

Estos números vienen a confirmar los miedos de muchos ganaderos de la zona que explican que, primero, los continuos ataques del lobo en los rebaños de ovino motivaron la transformación del sector ganadero, volcado ahora mucho más en el ganado vacuno; y ahora, el lobo está comenzando a atacar a los terneros, lo que explicaría el incremento de daños a ganado mayor registrado en los últimos cuatro años (que pasa de quince animales muertos en 2004 a 36 el año 2006) y también el descenso en el número total de muertes en los últimos cuatro años ya que los lobos no causan bajas con la misma facilidad en un rebaño de vacas que en un rebaño de ovejas.

En 2006
De hecho, la tónica de 2005 se repitió el año pasado, con una importante reducción en el número de expedientes abiertos por daños de lobo, que pasó de los 79 del año anterior a sólo 35 en esta ocasión. También se reduce, y mucho, el número de ganado muerto a manos de estos cánidos ya que en 2006 sólo se registraron 59 casos y, además, la disminución también ha sido notable, al contrario de lo que había sucedido el año anterior, en lo que se refiere a ganado ovino, que pasa a 23 frente a los 138 de 2005 y los 159 de 2004. El problema radica ahora en los ataques a ganado mayor, que aumentan a la par que se reducen los daños a ovejas, y que el año pasado se encontraban ya en los 36 animales muertos.

Las cifras vienen por tanto a ratificar los temores de los ganaderos que opinan que a estas alturas sería difícil alcanzar una convivencia entre la actividad ganadera y el lobo en lugares como los Picos de Europa porque opinan que, si el lobo ya no mata tantas ovejas como hace años, es porque ya no quedan pastores.

En su afán de buscar soluciones, la Consejería de Medio Ambiente y Desarrollo Rural está poniendo en marcha algunas medidas y mejorando otras como la compensación a los ganaderos o las becas para fomentar el pastoreo en el Parque Nacional de los Picos de Europa.

Tres compromisos
Coincidiendo con la Fiesta del Pastor el pasado 25 de julio, la titular de Medio Ambiente, Belén Fernández, se comprometió con los ganaderos a reducir este mismo año el plazo para indemnizar los daños que ocasionan los cánidos a un máximo de 45 días, cuando existan discrepancias sobre los orígenes, y a quince días si las circunstancias de la muerte de los animales están claras.

La medida, que se aplicará también en los ataques registrados dentro del territorio de los Picos de Europa tan pronto como se haga efectivo el traspaso de competencias a la comunidad autónoma, fue muy bien recibida por los ganaderos.

Además, la premura en el pago de las indemnizaciones no fue el único compromiso hecho público por la consejera en aquella fiesta. También anunció su intención de constituir una mesa sectorial con las organizaciones agrarias para intercambiar conocimientos y experiencias sobre los problemas y las aspiraciones del campo como, por ejemplo, el tratamiento del pago de daños y su valoración; y se comprometió a revisar el Plan del Lobo para avanzar en los controles y en las investigaciones de la especie.

Auteur : Ana Moriyon
Source : El Comercio Digital du 28 août 2007

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Témoignage d'un couple d'éleveurs ariégeois en vacances dans les Picos de Europa


Mail de D.... et G...., éleveurs à B......, Haute-Ariège. Leur estive, aux B...., est particulièrement touchée par les attaques.


Retour de vacances.
Nous avons passé quelques jours dans " la Bretagne " espagnole, au nord ouest, du côté de Santander. Là se trouve le parc national de los picos de Europa. Vaste de 65 000 ha, il est à cheval sur plusieurs régions : Cantabriques, Asturies, Castille et Léon.
Un des objectifs, était de rencontrer des paysans. Un temps lamentable ne nous a permis de voir que 2 éleveurs de bovins lait avec qui nous avons discuté de la cohabitation.
Dans les Asturies et les Cantabriques on rencontre le loup, les ours sont dans une vallée de Castille Léon (nous ne sommes pas allés jusque là).

Quelques infos :

  • nous vivons en France aujourd'hui ce que eux ont vécu il y a 10 ans
  • il ne reste plus de moutonniers, ils ont arrêté ou se sont reconvertis. Il reste quelques élevages de brebis laitières, avec la panoplie de moyens de protection : chiens, clôtures etc.
  • il existe aussi là bas des protocoles de tir quand les loups sortent du parc pour aller visiter des élevages dans les villages environnants. 11 ont été tués depuis mai 2006, ça a donc l'air de fonctionner là bas
  • ils sont aussi confrontés aux écolos purs et durs
  • on leur fait souvent le coup des chiens errants
  • le business autour de l'ours fonctionne à merveille : dans plusieurs villages du parc, on trouve des produits alimentaires et touristiques se vantant de provenir de la vallée des ours, le loup ne provoque pas le même enthousiasme
  • on leur a expliqué qu'ils étaient cités en exemple en France pour leur savoir faire en matière de cohabitation. Ils nous ont rétorqué que l'info qu'ils avaient de nous, c'est que tout allait très bien, que nous cohabitions très bien,sic… C'est le genre de désinformation que nous connaissons à merveille.

Voilà, c'est peu comme infos, mais suffisant pour voir que les procédés sont les mêmes partout, nous sommes bien face à une écologie de marché régentée par les technocrates européens et pas uniquement nationaux.
A bientôt
Signe D....

[NDR : le coup de dire que tout va bien en France se joue de la même manière en Suisse. Et en France on nous dit que tout va bien en Suisse et dans les Cantabrique / Asturies. Mensonge et manipulation quand tu nous tiens... une vraie spécialité environnementaliste.]

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Ganaderos de toda la región reclaman en Infiesto "el mismo trato que se le da a los profesionales de los Picos"


La plataforma pide participar en el Plan Gestión del Lobo y «que se agilice el pago de daños»

La plataforma de asociaciones ganaderas del Principado, Megadal, trasladó ayer sus reivindicaciones entorno al problema del lobo hasta el concejo de Piloña. En su capital, Infiesto, varios responsables de estos colectivos ofrecieron una rueda de prensa en la que dejaron claro que los daños que estos depredadores están causando hieren gravemente la economía de estos pastores.

Su próximo paso será solicitar el apoyo de las distintas corporaciones asturianas, para que la administración busque soluciones urgentes para esta problemática.

Entre los diez colectivos representados, que pertenecen a 30 concejos asturianos, está la Asociación de Pastores y Ganaderos del oriente de Asturias (APGOA), cuyo vicepresidente, Ángel Fernández, pide más apoyo para todos los ganaderos asturianos, «y no sólo para los de los Picos de Europa».

Fernández considera que los pagos por los daños deben llegar más rápido, «porque tenemos muchos casos en los que año y medio o dos años después aún no se han cobrado y es rara la ocasión en la que se pagan antes de los seis meses». Entiende que planes como el Pastores Siglo XXI, «deben llegar a todo el colectivo, porque parece que sólo están en este siglo los de los Picos, al resto se les está discriminando».

Además de la Asociación de Ganaderos del Oriente forman parte de esta plataforma otras nueve como, por ejemplo, los ganaderos de la Mancomunidad del Monte Llosorio, la Asociación de Ganaderos Lenenses, la Asociación de Profesionales de Aller y la Unión Rural Allerana y Comarca del Alto Nalón.

Pese a los daños que está sufriendo la cabaña ganadera por los ataques de los lobos, este colectivo deja claro que el animal no es su enemigo, «porque es un ser noble que se tiene que alimentar». Consideran, sin embargo, que la administración, y especialmente la consejera de Medio Ambiente, Belén Fernández, no está atendiendo a sus peticiones.

En su opinión, el Plan del Lobo es «un fracaso» y recuerdan que todo este problema se remonta ya, al menos, a seis años atrás. «Queremos dejar claro que saldremos a la calle las veces que sea necesario porque es preciso poner en marcha actuaciones inmediatas», añaden.

También rechazan algunas soluciones propuestas por la administración, como el uso de pastores eléctricos, «porque no resultan apropiados; tendrían efectos medioambientales negativos».

Solicitud de reunión

El pasado 19 de julio, este colectivo presentó en la consejería de Medio Ambiente un escrito en el que se solicitaba una reunión con la titular para debatir varias peticiones encaminadas a abordar esta problemática. Se reclama la reducción de la población del lobo, «hasta niveles compatibles con la actividad ganadera»; un informe concluyente de la guardería sobre las causas de los daños, «no causas indeterminadas, como posibles cánidos; o perros o lobos»; revisión de los baremos de indemnización de daños; declaración de zonas libres de lobo; representación de esta plataforma en el comité consultivo del Plan de Gestión del Lobo en Asturias; actuaciones de inmediato en caso de daños reiterativos; el acortamiento del plazo de pago de los daños a un máximo de 40 días y el apoyo al pastoreo tradicional. Este colectivo ha sido invitado a participar, a finales de este mes, en un encuentro internacional de pastores en Francia.

Auteur : E. CARBALLEIRA
Source : El Comercio Digital su 13 septembre 2007

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Commentaires sur "Somiedo.... des voix différentes"


La Sierra Cantabrique a son modéle : Somiedo. Pour les dirigeants politique, Somiedo est une sorte de paradis. C'est du moins présenté ainsi pour la... clientèle. Business oblige !

Il suffit d'aller surfer, si on lit un peu l'espagnol, sur le forum de la Nueva España concernant Somiedo pour se rendre compte que ce n'est pas le paradis pour tout le monde. Il aurait été intéressant, pour être complet et objectif, que la délégation française rencontre des "contestataires" afin de se forger une opinion plus large et éviter de tomber dans le piège de la propagande gouvernementale asturienne. L'objectivité passe par les diversité des opinions.

Les questions posées : croyez vous que Somiedo soit un exemple de conservation et développement du milieu rural ? Que pensez-vous des changements qui commencent à être mis en oeuvre dans l'urbanisme de la capitale du consejo ? Quel est le principal problème de Somiedo ?

Autant de question qui n'ont jamais été abordés par les inspecteurs du Ministère de l'écologie français qui reste encrés à une seule espèce sans être capable de s'élever et de prendre la problématique dans son ensemble avec le développement durable et la glabalité complexe de la biodiversité.

Louis Dollo, le 1er décembre 2007

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"El futuro del medio ambiente pasa por que el ADSL y la oveya xalda puedan convivir" - "Pour l'environnement, l'avenir passe par la cohabitation de l'ADSL et de la brebis xalda"


"Las montañas no son un museo y los pastores forman parte del medio, ellos han mantenido el paisaje; hay que sostener y extender la ganadería" Bruno Besche-Commenge, en Cangas de Onís.

"Les montagnes ne sont pas un musée, et les éleveurs font partie du milieu, ce sont eux qui ont préservé le paysage ; il faut soutenir et relancer l'élevage " Bruno Besche-Commenge, à Cangas de Onís.


Bruno Besche-Commenge, profesor retirado de Literatura y Lengua francesas en Sant Girons, localidad de la región de Ariège, en los Pirineos centrales franceses, es además lingüista, historiador y etnólogo. Durante décadas se ha volcado en el estudio de la tradición y costumbres del pastoreo en los Pirineos y los aspectos zootécnicos de las razas de ganado autóctonas de la zona. El pasado 5 de agosto firmó, junto a otros intelectuales, científicos, pastores y ganaderos del Pirineo francés, el "Manifiesto del Tourmalet", una llamada a la unión de pastores y ganaderos europeos para conseguir que las administraciones cambien las políticas ecológicas de reintroducción y protección integral de los grandes depredadores, y se adopten medidas para preservar la biodiversidad de los cultivos y el ganado autóctono, así como la ganadería y el pastoreo, que, según entienden, es el pilar que sostiene la conservación ecológica. Durante estos días descansa en Cangas.

Bruno Besche-Commenge, professeur retraité de Littérature et de Langue française à St. Girons, Ariège, dans les Pyrénées françaises, est aussi linguiste, historien et ethnologue. Pendant des dizaines d'années, il s'est consacré à l'étude des traditions et coutumes des bergers des Pyrénées et aux aspects zootechniques des races autochtones de cette région. Avec d'autres intellectuels, scientifiques, bergers et éleveurs des Pyrénées françaises, il est signataire du " Manifeste du Tourmalet " adopté le 5 août dernier. Ce manifeste est un appel à l'union des bergers et éleveurs européens afin d'obtenir que les Administrations modifient leur politique de réintroduction et protection intégrale des grands prédateurs, et adoptent des mesures de protection de la biodiversité agricole : cultures et races d'élevage autochtones ; pour les signataires de ce Manifeste, l'élevage et le pastoralisme sont les piliers qui assurent la conservation écologique des milieux. En ce moment, Bruno Besche-Commenge se repose à Cangas de Onís.

-¿La situación de los ganaderos del Pirineo francés es similar a la de los asturianos?

-El período difícil que están viviendo aquí se vivió en el Pirineo francés hace años. El sector estaba en decadencia, se ganaba poco. En los últimos diez años muchos jóvenes con estudios se afincaron en el Pirineo para retomar las explotaciones tradicionales de sus abuelos o abrir otras nuevas y preservar razas autóctonas de ganado, entre las que figura un caballo natural del Pirineo francés parecido al asturcón. A la vez, se afincaron extranjeros, alemanes y belgas. Y proliferó la explotación doble, a la par ganadera y turística. En cada región se crearon asociaciones muy activas y numerosas, en las que están integrados, además de pastores y ganaderos, recolectores de setas, montañeros, propietarios de establecimientos del entorno, intelectuales y científicos. Todas las asociaciones del Pirineo se englobaron en una mayor, la ADDIP, para disponer de más fuerza. En los Picos de Europa hay menos pastores y ganaderos, y el movimiento asociativo es menor. Pero el problema que existe aquí con el daño ganadero que produce el lobo lo hay en el Pirineo francés con los ataques del oso.

La situation des éleveurs pyrénéens est-elle semblable à celle des Asturiens ?

La période difficile que vous vivez en ce moment, nous la connaissions il y a peu encore. Le secteur était en décadence, il rapportait très peu. Depuis une dizaine d'années des jeunes, après avoir fait des études, s'installent pour reprendre les exploitations traditionnelles de leurs grands-parents ou en créer de nouvelles et ils travaillent à préserver les races autochtones, parmi lesquelles un cheval originaire des Pyrénées, proche de l'Asturcon. Des étrangers aussi se sont installés, Allemands, Belges. Sur de très nombreuses exploitations on pratique une double activité, à la fois élevage et tourisme.
Dans chaque département ont été créées des associations, très actives, avec de nombreux adhérents, qui rassemblent non seulement bergers et éleveurs, mais aussi chercheurs de champignons, usagers de la montagne, propriétaires d'entreprises et commerces des environs, intellectuels et scientifiques. Pour être plus fortes, ces associations locales se sont rassemblées dans une plus vaste, l'ADDIP. Dans les Picos de Europa /la partie centrale du Parc/, il y a moins de bergers et d'éleveurs, et le mouvement associatif est plus faible. Mais le problème posé ici par les attaques de loups sur le bétail se pose chez nous avec les attaques d'ours.

-¿Es ése el germen del "Manifiesto del Tourmalet" ?

-Efectivamente. En 1994, a través del programa "Europe Life", el Gobierno francés inició la reintroducción de osos eslovenos en el Pirineo central, donde hacía tiempo que no había. Comenzaron a reproducirse y a disponer de estatus de especie protegida. Los daños fueron devastadores, llegando a peligrar la existencia del ganado menor en la zona, donde tantos esfuerzos se hicieron para recuperar las razas autóctonas. La Administración tardó en reconocer los daños. Pero el asunto no se arregla pagando la indemnización real de los daños: hay unos efectos colaterales enormes cuando el ganado es sistemáticamente atacado por un depredador sobreprotegido. No hay equivalente en dinero que compense la readaptación de nuevos animales al entorno. Lejos de enfrentarse al problema, la Administración proponía, para evitar los ataques del oso, concentrar todo el ganado en una zona y mantenerlo vigilado las 24 horas. Pero esa medida es insostenible por dos razones: los pastores no pueden cuidar del ganado todo el día y tampoco pueden contratar a varias personas para cuidar los rebaños por turnos. Y lo más grave, se alteraría la esencia de las razas autóctonas de alta montaña, cuyo estilo de vida es pastar en pequeños grupos dispersos de animales. Sería una manera de alteración de su instinto, de su genética. Sería una forma industrial de cría.

C'est là l'origine du " Manifeste du Tourmalet " ?

Effectivement. En 1994, à travers le programme " Life-Europe ", le Gouvernement a commencé à réintroduire des ours slovènes dans les Pyrénées Centrales, alors qu'il n'y en avait plus depuis longtemps. Ils ont commencé à se reproduire et jouissent du statut d'espèce protégée. Les dégâts ont été dévastateurs, ils mettent en péril l'existence du petit bétail dans la zone, alors que tant d'efforts ont été faits pour récupérer les races autochtones. L'Administration met du temps à reconnaître les dommages. Mais le problème ne se limite pas à l'indemnisation réelle de ces dommages : il y a des effets collatéraux énormes lorsque le bétail est systématiquement attaqué par un prédateur surprotégé.
Aucun équivalent en argent ne peut compenser la difficile réadaptation de nouvelles bêtes au milieu. Loin de reconnaître le problème, l'Administration propose pour éviter les attaques de regrouper tout le troupeau dans une zone et de le garder 24 heures sur 24. Cette solution est impraticable pour deux raisons : il est impossible aux bergers de surveiller le troupeau toute la journée, et il leur est impossible d'embaucher plusieurs personnes pour assurer cette surveillance à tour de rôle. Mais il y a plus grave : ce mode de garde altèrerait l'essence même des races autochtones de haute montagne, dont la façon de vivre consiste à paître en petits groupes dispersés. Ce serait une façon d'altérer leur instinct, leurs potentialités génétiques. Ce serait une forme d'élevage industriel.

-¿Cuál es el objetivo del "Manifiesto del Tourmalet" ?

-Abordar el problema de fondo. Existe una postura ecologista que es casi como una religión, extremista. La defienden los "talibanes del ecologismo", que focalizan la protección de animales salvajes como el oso, el lobo y el buitre. Es una postura mediática, que queda bien y da buena imagen, pero que no es equilibrada y se olvida del resto de la biodiversidad. Por el contrario, la preocupación de los "ecologistas científicos" es el peligro de desaparición de una biodiversidad más común, presente en cultivos agrícolas y en especies ganaderas tradicionales amenazadas por los modos de producción industrial y la rentabilidad comercial. La sobreprotección de ciertos animales hace que se rompa el equilibrio y crea problemas. Para un desarrollo ecológico sostenible es imprescindible que se mantengan las formas de vida tradicionales, las explotaciones ganaderas de las razas autóctonas. Las montañas no son un museo, y los pastores y ganaderos forman parte del medio, son los que han mantenido el paisaje. Las medidas políticas y ecológicas han de estar dirigidas a mantener y extender la actividad ganadera, conservar las técnicas tradicionales, además de utilizar la tecnología. El futuro pasa por que el ADSL y la oveya xalda puedan convivir.

Quel est l'objectif du " Manifeste du Tourmalet " ?

Aborder le problème de fond. Il y a une posture écologiste qui est une sorte de religion extrémiste. Elle est défendue par les " talibans de l'écologie ", qui se focalisent sur la protection d'animaux sauvages comme le loup, l'ours et les vautours. C'est une posture médiatique, qui donne une bonne image, mais qui n'est pas équilibrée et oublie le reste de la biodiversité. A l'inverse, la préoccupation des " écologistes scientifiques " est le risque de disparition d'une biodiversité plus ordinaire, présente dans les espèces cultivées et les races d'élevage traditionnelles, menacées par des modes de production industrielle et par la rentabilité commerciale.
La surprotection de certains animaux rompt l'équilibre et crée des problèmes. Pour permettre un développement écologique et durable, il est indispensable que soient maintenues les formes de vie traditionnelles et les exploitations consacrées à l'élevage des races autochtones. Les montagnes ne sont pas un musée, bergers et éleveurs font partie du milieu, ce sont eux qui ont préservé le paysage. Les mesures politiques et écologiques doivent être orientées vers le maintien et le développement de l'activité d'élevage, à la fois en conservant les techniques traditionnelles et en utilisant les techniques modernes. L'avenir passe par la cohabitation de l'ADSL et de la brebis xalda /race autochtone en cours de relance, mais directement menacée par les attaques de loups au point que certains éleveurs se retirent des opérations de relance pour passer à des modes d'élevage industriels, ou gardent en plaine ces bêtes alors que ce n'est qu'en montagne qu'elles expriment et conservent leurs caractéristiques génétiques et comportementales/.

-¿Cómo se puede aplicar el "Manifiesto del Tourmalet" en Asturias?

-Estoy aquí en calidad de observador, no he venido a decir a los asturianos lo que tienen que hacer. En Francia se nos vendía que en Asturias había un modelo ideal de convivencia entre el lobo y la ganadería. Cuando se habló con la Asociación de Pastores y Ganaderos del Oriente de Asturias supimos que no era así. Las gentes y los problemas allí y aquí son los mismos. Comprendo que los ganaderos de la sierra del Cuera quieran suprimir el lobo. No es acabar con la especie, sino reducirla a sus límites para que no invada el resto de los hábitats. Si esta asociación pide apoyo a la ADDIP para recurrir a instancias europeas, se lo daremos. En el caso de los Picos, estoy de acuerdo con Roberto Hartasánchez, del FAPAS. El lobo es un animal salvaje y ha de habitar zonas salvajes, pero no áreas humanizadas, como las majadas. Si antiguamente no lo hacía era porque se le cazaba, pero ahora no está permitido espantarlo. Estoy de acuerdo con que se permita a los pastores matar a los lobos para defender su actividad.

Comment le " Manifeste du Tourmalet " pourrait-il concerner aussi les Asturies ?

Je suis venu à titre d'observateur, mais je ne suis pas là pour dire aux Asturiens ce qu'ils doivent faire. En France on nous vend comme parole d'Evangile le fait que, dans les Asturies, on trouve un modèle idéal de cohabitation entre le loup et l'élevage. Lorsque j'ai pris contact avec l'APGOA (Association des Bergers et Eleveurs de l'Est des Asturies), j'ai compris que ce n'était pas du tout ça. Les gens et les problèmes sont les mêmes ici et là. Je comprends tout à fait que les éleveurs de la Sierra de Cuera veuillent supprimer le loup /Chaîne intermédiaire, entre les Picos proprement dits et l'Océan/. Cela ne veut pas dire supprimer l'espèce, mais la maintenir dans ses limites traditionnelles afin qu'elle n'envahisse pas les autres habitats. Si cette association fait appel à l'ADDIP pour un recours au niveau européen, nous la soutiendrons.
En ce qui concerne les Picos, je suis d'accord avec Roberto Hartasánchez, le Président du FAPAS (Fonds Espagnol pour la Protection des Animaux Sauvages). Le loup est un animal sauvage qui doit vivre dans des habitats sauvages, mais pas dans des zones humanisées comme les " majadas " /équivalent des estives pyrénéennes/. Si jadis il n'y vivait pas, c'est parce qu'on le chassait, mais à présent il n'est même pas permis de le faire fuir. Je suis pour que l'on permette aux bergers de tuer les loups afin de protéger leur travail.

-¿Habrá un "Manifiesto del Tourmalet" europeo?

-La idea es hacer una asociación europea de pastores y ganaderos. En calidad de representante del ADDIP, estoy esta semana visitando la cornisa cantábrica y contactando con pastores y ganaderos de Asturias, Cantabria, País Vasco y Galicia. Ya hemos entablado relación con los ganaderos del valle de Arán y de los Alpes suizos. Deseamos la próxima primavera hacer una gran reunión y elaborar un "Manifiesto del Tourmalet II" para hacerlo llegar a la Unión Europea.

Est-ce qu'il y aura un " Manifeste du Tourmalet " européen ?

Notre idée est de créer une association européenne des bergers et des éleveurs. En tant que représentant de l'ADDIP, je suis cette semaine dans la cordillère cantabrique pour prendre contact avec les éleveurs et bergers des Asturies, de Cantabrie, du Pays Basque et de la Galice. Et nous avons établi des relations avec ceux du Val d'Aran et des Alpes suisses. Au printemps prochain, nous envisageons d'organiser une grande réunion afin d'élaborer le " Manifeste du Tourmalet II " et le faire parvenir à l'Union Européenne.

Auteur : Ana ZAPICO
Source : La Nueva España - Vendredi 31 août 2007

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"Es contradictorio invertir en Gamonéu y apostar por el lobo" - " Il est contradictoire d'investir à Gamonéu et de miser sur le loup.


El estudioso francés Bruno Besche visitó Asturias "para ver si era cierta la perfecta convivencia entre el cánido y las ovejas"

" Il est contradictoire d'investir dans l'aménagement des estives où l'on fabrique le fromage Gamonéu et de miser sur le loup. Le spécialiste français Bruno Besche visite les Asturies " pour voir si la parfaite cohabitation entre le canidé et les brebis est bien une réalité ".


Bruno Besche-Commenge es un francés, de 60 años, que ya se encuentra jubilado como profesor de Lengua y Literatura francesa. Su afición, de más de treinta años, es la de estudiar a fondo el pastoreo y las razas autóctonas de los Pirineos y para ampliar conocimientos acaba de visitar la comarca oriental asturiana.
¿El motivo? Que el Ministerio de Medio Ambiente de Francia emite documentos en los que sotiene que los responsables de la política mediomabiental asturiana han conseguido "un perfecto modelo de convivencia entre pastores, lobos y ovejas".
Tras montear por diferentes parajes de la sierra del Cuera y los Picos de Europa, donde mantuvo largas conversaciones con ganaderos locales, regresa a su país convencido de que "los políticos franceses nos toman el pelo al ofrecer una imagen falsa de la ganadería asturiana".

Bruno Besche-Commenge est un Français de 60 ans, professeur retraité de langue et littérature française. Depuis plus de trente ans, sa passion est l'étude approfondie du pastoralisme et des races autochtones des Pyrénées. Pour élargir ses connaissances, il achève de visiter la région de l'est des Asturies.
Le motif ? Le Ministère de l'Environnement français publie des documents dans lesquels il affirme que les responsables asturiens de la politique de l'environnement ont réussi " un parfait modèle de cohabitation entre bergers, loups et brebis ".
Après avoir visité divers secteurs de la Sierra de Cuera et des Picos de Europa où il a eu de longues conversations avec les éleveurs locaux, il revient en France convaincu du fait que " les politiques français se payent notre tête en nous proposant une image aussi fausse de la réalité asturienne ".

Bruno Besche entabló contacto con miembros de la Asociación de Pastores y Ganaderos del Oriente de Asturias (APGOA), quienes pusieron en sus manos decenas de documentos en los que la Consejería de Medio Ambiente del Principado rechaza el pago de indemnizaciones por daños causados por el lobo. Invitó al colectivo de pastores a que se desplacen en setiembre a París "donde se van a establecer las bases para una asociación de ganaderos a nivel europeo. Allí van a ser escuchados por la prensa internacional y es el foro adecuado para sus problemas".

Bruno Besche a pris contact avec les membres de l'APGOA (Association des Bergers et Eleveurs de l'Est des Asturies), qui lui ont remis des dizaines de documents par lesquels le Ministère de l'Environnement refuse de payer les indemnisations pour les dégâts dus aux attaques de loups. Il a invité les éleveurs à venir à Paris " où vont être posées les bases d'une association d'éleveurs au niveau européen ". Là, ils seront écoutés par la presse internationale et ce sera le forum adéquat pour poser leurs problèmes.

Pero no todo iba a ser negativo en la visita de Besche a Asturias. Le sorprendió positivamente el trabajo de recuperación de las majadas en la zona de producción del queso de Gamonéu y comentó que "es un ejemplo que debemos seguir en los Pirineos".
No obstante, consideró "absurdo y contradictorio invertir dinero en algo tan magnífico y a la vez apostar por introducir lobos". Y para ello ofreció un simil: "Es como si alguien compra una motosierra y continuación inutiliza los dientes de la máquina".

Mais Besche n'a pas vu que du négatif au cours de sa visite dans les Asturies. Il a été très favorablement impressionné par le travail de reprise des "majadas" /à peu près l'équivalent de nos estives fromagères/ dans la zone de production du Gamonéu et il précise même : " c'est un exemple que nous devrions suivre dans les Pyrénées ". Mais, il considère comme " absurde et contradictoire d'investir tant d'argent pour quelque chose d'aussi magnifique et en même temps y introduire les loups ". Il propose même cette image : " c'est comme si quelqu'un achetait une tronçonneuse et ensuite rendait inutilisables les dents de la machine ".

El estudioso francés sostiene que los responsables de la política medioambiental no tienen que invertar nada, sólo aplicar las directrices de la conferencia de Río de Janeiro de 1992 y las de la Unión Euopea. Y explica que en ellas se defiende que "las poblaciones y comunidades autóctonas tienen que desempeñar un papel vital en la gestión del entorno y del desarrollo, por el conocimiento que tienen del medio y de las practicas tradicionales".
Aplicando esos criterios a la sierra del Cuera y a los Picos de Europa, aseguraba que "ambos espacios forman una montaña humanizada y la biodiversidad que hoy conocemos fue creada por el hombre y así debe de continuar, sobre todo desarrollando las razas y especies autóctonas".

Le spécialiste français affirme que les responsables de la politique environnementale n'ont pas besoin d'inventer quoi que ce soit, il suffit de mettre en pratique les directives de la Conférence de Rio en 1992 et celles de l'Union Européenne. Et il explique que ces directives défendent l'idée que: " les populations et communautés autochtones ont un rôle vital à jouer dans la gestion de l'environnement et le développement, du fait de leurs connaissances du milieu et de leurs pratiques traditionnelles ".
Appliquant ces critères à la Sierra de Cuera et aux Picos de Europa, il affirme: " ces deux espaces constituent une montagne humanisée, la biodiversité que nous connaissons a été créée par l'homme et nous devons alors assurer sa continuité, notamment en développant les races et les espèces autochtones ".

Auteur : Guillermo F. Buergo
Source : El Commercio Digital du 2 septembre 2007

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Conservacionismo mal entendido


Siento estupor e impotencia al contemplar cómo una persona, amparándose en una asociación ecologista de la que él es el único componente (ULEX) y con afán vengativo contra el organismo que le dio de comer durante largos años (el parque nacional de los Picos de Europa) trata de jugar con el pan de tantas y tantas familias que, aun hoy, con la difícil situación que atraviesa el campo asturiano, tienen que vivir del duro trabajo de la ganadería. Alfredo Menéndez, antiguo guarda del parque nacional de Covadonga (hoy de los Picos de Europa), fue persona ligada a conflictos laborales y estuvo enfrentado constantemente con el organismo para el que trabajaba mientras duró su relación laboral. Con razón o no, aspecto al que no debemos entrar. Ahora se empeña en que los lobos campen a sus anchas por nuestro espacio protegido (algo que nunca ha sucedido), que maten un día sí y otro también piezas de ganado menor (cabras y ovejas) y ahora piezas de ganado mayor (terneros y potros), principal sustento de las familias ganaderas de la comarca. ¿Dónde está el equilibrio buscado por este tipo de organizaciones? ¿Quién mejor que los pastores para mantener el equilibrio que estas «personas dicen defender» después de siglos de historia de desempeño de actividades tradicionales? Porque, estoy de acuerdo. El equilibrio se ha perdido. Hoy la balanza se inclina a favor de la alimaña. El pastor y su rebaño están ya en inferioridad de condiciones. El lobo mata lo que le apetece, y el pastor tiene que criar la res, alimentarla y ponerla a su disposición. Y después vendrá el asunto del cobro de la indemnización, algo que llega mal y nunca, pero que no resarce al ganadero, ya que la res perdida para el pastor no tiene el valor real en el que se tasa; tiene un valor potencial, un valor añadido, el valor del animal que se cría en un determinado hábitat, con un determinado rebaño, para «parir» de nuevo en ese hábitat y dentro de ese rebaño, algo irreemplazable y menos con un puñado de euros que «ni paren ni preñan».

Por favor, no saquemos el tema de contexto. No dejemos que este individuo en su afán de «subirse encima de los dirigentes de su antigua empresa» deje a la gente que ejerce una profesión milenaria como es el pastoreo sin la comida que se «zampa» el lobo. Que si alguien sabe velar por la naturaleza no son los «ecologistas de ciudad», más bien lo serán los «pastores del puerto», encargados de hacerlo desde hace cientos (si no miles) de años. No estemos a la expectativa viendo pasar las cosas por delante de nuestras narices sin hacer nada y tomemos decisiones que garanticen en cierta medida el futuro del pastor, del ganadero, de nuestros hijos. Conservemos el pastoreo, recuperemos el equilibrio. Controlemos la población del lobo en nuestro hábitat, porque ya ha acabado con cabras, con ovejas, con el queso de Gamonedo del puerto y ahora pone en peligro la única especie que le permite al ganadero subsistir, nuestras vacas.

Source : La Nueva España du 20 juillet 2007
Auteur : José Antonio García Álvarez es regidor de pastos del puerto de la montaña de Covadonga.

Conservationnisme mal compris


On se sent stupéfait et impuissant lorsqu'on est confronté à cette situation: pleine d'une ardeur vengeresse contre l'organisme qui lui a assuré de quoi manger pendant de longues années (le parc national des Picos de Europa), une personne se retranche sous le parapluie d'une association écologiste dont elle est le seul membre (ULEX), et se permet de juger la façon dont tant et tant de familles, aujourd'hui même, essaient de gagner leur pain quotidien avec leur dur travail d'éleveur, dans le contexte difficile que traverse la campagne asturienne.

Tant qu'il a été en activité, Alfredo Menéndez, ancien garde du parc national de Covadonga (devenu parc des Picos de Europa), a toujours été en conflit dans le cadre de son travail avec l'organisme pour lequel il travaillait. A tort ou à raison, cela ne nous regarde pas. A présent, il s'escrime à vouloir ce qui ne s'était jamais produit : que les loups agissent à leur guise dans notre espace protégé, qu'ils tuent un jour quelques têtes de petit bétail (chèvres et brebis), d'autres le jour suivant, et s'en prennent aujourd'hui au gros bétail (veaux et poulains), animaux qui sont le gagne-pain principal des habitants de la région.

Où se situe l'équilibre que recherche ce type d'organisations ? Qui mieux que les bergers peut maintenir l'équilibre que ces gens " disent défendre ", alors que ces activités traditionnelles ont des siècles d'histoire derrière elles ? Sur un point, je suis d'accord, l'équilibre s'est perdu … aujourd'hui la balance penche en faveur des bêtes nuisibles. Le berger et ses troupeaux sont devenus gens de condition inférieure. Le loup tue ce dont il a envie, le berger lui n'a qu'à élever son bétail, l'alimenter, et le mettre à sa disposition. Arrive ensuite le problème du montant des indemnisations, non pas mieux vaut tard que jamais, mais mal et jamais ! Parce que ce n'est pas cela que recherche le berger : pour lui, la bête perdue ce n'est pas simplement la valeur que lui fixe le taux d'indemnisation. Elle a une valeur potentielle, une valeur ajoutée, celle d'un animal élevé dans un habitat précis, à l'intérieur d'un troupeau précis, dans le but de mettre bas à nouveau dans ce lieu et dans ce troupeau : quelque chose d'irremplaçable, et surtout pas par une poignée d'euros qui " ni ne mettent bas ni ne saillissent ".

S'il vous plaît, ne sortons pas le problème de son contexte. Dans son ardeur à " se placer au dessus des dirigeants de son ancienne entreprise ", ne laissons pas cet individu mettre les gens qui exercent cette profession millénaire qu'est le pastoralisme, dans une situation où le fruit de leur travail c'est le loup qui " le bouffe " /que se " zampa " el lobo/.

S'il y en a qui savent prendre soin de la nature, ce ne sont pas " les écologistes des villes " mais bien " les bergers des estives ", en charge de cette fonction depuis des centaines si ce n'est des milliers d'années.
Ne restons pas dans l'expectative en train de regarder la réalité filer sous notre nez sans rien faire, prenons des décisions qui garantissent au moins dans une certaine mesure l'avenir du berger, des troupeaux, de nos fils. Conservons le pastoralisme, récupérons cet équilibre. Contrôlons les populations de loups sur notre habitat, parce que s'il en a déjà fini avec les chèvres, avec les brebis, avec le Gamonedo del puerto /fromage mixte typique, fabriqué jusqu'à présent en estive avec le lait des vaches, chèvres et brebis/, à présent il met en péril la dernière espèce qui permet à l'éleveur de subsister : ses vaches.

Auteur : José Antonio García Álvarez (régisseur des estives de la montagne de Covadonga)

Voir le commentaire : Les Pyrénées de l'ouest vues au filtre de l'ours

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El oso hallado muerto en el Parque Fuentes Carrionas falleció por accidente


El oso que fue encontrado muerto el pasado fin de semana en el Parque Natural de Fuentes Carrionas, en el norte de la provincia de Palencia, falleció accidentalmente, según han informado hoy a Efe fuentes del Gobierno regional

Esta es la conclusión que se deriva de los primeros resultados de la necropsia del ejemplar de oso pardo encontrado muerto en Resoba, de acuerdo con el informe elaborado por el Centro de Recuperación de Animales Silvestres de Burgos, donde fue trasladado el cadáver.

La Junta de Castilla y León ha subrayado que en cualquier caso, y para descartar cualquier otra causa, se han tomado muestras para su análisis.

Los restos corresponden a un ejemplar de menos de dos años, en avanzado estado de descomposición.

En el análisis de sus restos se ha detectado una contusión fronto-nasal con hemorragia interna, mientras que en los demás restos no se han podido apreciar otras lesiones.

El contenido estomacal estaba formado por bellotas y pequeños huesos y se han detectado parásitos en el intestino delgado, algunos de 30 centímetros, lo que indicaría que se trata de un caso de mortalidad accidental, según las mismas fuentes.

El cadáver fue encontrado por un cazador el pasado sábado y el hecho fue puesto en conocimiento de personal dependiente de la Junta de Castilla y León y del Servicio de Protección de la Naturaleza (Seprona) de la Guardia Civil.

En el levantamiento del cadáver participaron miembros de la Guardería Medioambiental de la Consejería de Medio Ambiente de la Junta de Castilla y León, la patrulla de Barruelo de Santullán del Servicio de Protección de la Naturaleza de la Guardia Civil (SEPRONA) y la patrulla de la Fundación Oso Pardo.

Los restos debidamente precintados fueron trasladados al Centro de Recuperación de Animales Silvestres (CRAS) de Burgos el pasado lunes.

Source : Actualidad Terra du 4 janvier 2008

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Attaqué par un ours, un vieil homme a dû parcourir deux kilomètres le genou brisé par les coups de griffes


Agé de 75 ans, Prudencio Tejerina, connu sous le sobriquet de " Tano ", a été attaqué, samedi dernier, par un ours brun à Lebanza, au nord de Palencia, alors qu'il cherchait des champignons dans les bois de la montagne de Pravillar. A l'hôpital général Río Carrión de Palencia, où il se trouve actuellement, il a raconté à Ical comment il a dû parcourir deux kilomètres jusqu'à son village avec le genou et un poignet cassés, avant d'être secouru.
" Tano " a été attaqué à coups de griffe dans la région sacro-lombaire sans que le muscle soit atteint. Un de ses beaux-frères l'a d'abord transporté au centre de soins de Cervera, d'où il a été ensuite conduit à Palencia. Au Río Carrión il a été opéré de la fracture au genou droit, avec pronostic grave selon des sources hospitalières qui ajoutent qu'il souffre aussi d'une fracture du poignet, de coups de griffe et de polytraumatismes qui l'obligeront à rester hospitalisé au moins une semaine.

Comme il le raconte, le vieil homme se trouvait au Pravillar, près de la célèbre abbaye de Lebanza, quand il a rencontré l'animal pendant quelques secondes. " Je me suis trouvé face à lui quelques brefs instants, le temps de lui tourner le dos pour fuir, j'ai senti un coup dans mon dos, et je suis tombé en roulant jusqu'en bas avec une houlette de berger que j'avais à la main. J'ai très vite ressenti une forte douleur à la jambe, et que ma main se déboîtait. Quand je me suis relevé j'ai regardé derrière moi, j'ai simplement entendu les rugissements puissants de l'ours qui devait s'éloigner, et je n'ai pas pu me rendre compte si elle avait des petits et avait voulu les défendre en s'en prenant à moi ", explique Prudencio, qui peut au moins le raconter, et est un des peu nombreux habitants de la comarque ( 1 ) de La Pernía à avoir vu de près un des rares ours encore présent dans la Montagne Palentine.

Sa dureté physique lui a permis de descendre deux kilomètres à pied jusqu'à Lebanza, un petit hameau d'à peine 12 habitants enclavé dans le Parc Naturel de Fuentes Carrionas et Fuente del Cobre, et qui fait partie du territoire de la commune de La Pernía avec 11 autres hameaux, dans une comarque de montagne très dépeuplée où résident à peine environ 500 habitants.

Ours en chaleur
L'animal qui a attaqué Tano était une ourse en chaleur, comme l'ont montré hier des membres de la Seprona de la Garde Civile ( 2 ), du Service de l'Environnement, ainsi que les patrouilles de la Fondation Oso Pardo dont le Président, Guillermo Palomero, a expliqué que, "très probablement", l'attaque avait été menée par un couple en rut.

Relevé de poils et d'excréments
" La personne attaquée est bien connue dans la comarque, habituée à parcourir ces montagnes et attachée à la protection de l'ours. Le travail de terrain de ces dernières heures, explique Palomero, effectué à partir de traces récentes et de relevé d'excréments et de poils, nous permet de penser ceci: comme se produisait à cet endroit une de ces habituelles parades mâle-femelle fréquentes à l'époque du rut, il a été confronté à un animal qui a voulu le dissuader de rester en réagissant de façon très rapide. "
Palomera pense que les traces montrent clairement la présence de trois bêtes : une femelle déjà localisée et qui l'an passé avait mis bas, un ourson, et un mâle qu'il faudra identifier de façon plus précise pour connaître son origine.
" L'époque du rut génère beaucoup de tension, au moins durant une journée, et le petit est séparé de la mère pour que pendant une semaine le mâle puisse effectuer sa parade et assurer ensuite la reproduction "
En ce qui concerne les restrictions que le Gouvernement de Castille et León a imposé du 7 avril au 31 mai aux visiteurs des zones à ours de la Montagne Palentine afin de faciliter la reproduction, Palomero assure que " le Conseil de l'environnement agit comme il le faut, mais cette limitation ne concerne que les touristes, et pas ceux qui vivent ici toute l'année comme Tano, que nous connaissons bien, que nous apprécions, et à qui nous souhaitons un prompt rétablissement après ce malheureux et fortuit accident ".

Source en espagnol : ABC - Palencia du 17 mai 2004.
Traduction et notes : B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP - 7 mai 2008

Notes du traducteur:
( 1 ) Comarque = unité administrative entre nos cantons et nos sous-préfectures.
( 2 ) Le Seprona est le service de protection de la nature propre à la Garde Civile.

Note contextuelle de B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP : dans la Castille et León, la province de Palencia monte jusqu'au versant est des Picos de Europa où elle est voisine des Asturies. On y trouve le second noyau d'ours des Monts Cantabriques : autour d'une vingtaine d'individus. C'est pour permettre la jonction entre cette très petite population et celle de l'ouest (120 individus environ) que l'association conservationniste Fundacion Felix Rodriguez de la Fuente, vient de proposer de créer une " réserve de paysans " /sic, reserva de paisanos / dans le territoire qui les sépare.

Comme le déclarait le concepteur du projet au journal La Nueva España le 6 février 2008, étant donné la présence de plus en plus forte des loups dans la même région, ces Indiens version nouveau millénaire joueraient un double rôle :

" "Des gens qui produisent de la viande, il y en beaucoup, signale Varillas. Mais il y en a beaucoup moins qui produisent à la fois de la viande et des loups" . Chèvres et brebis agiront comme des débroussailleuses efficaces, elle éviteront que ne se ferment les pâturages et contribueront à lutter contre les incendies de forêt. Mais ce sont aussi des espèces qui favorisent la présence d'oiseaux charognards et de prédateurs comme le loup. /…/ " L'aire d'action, ce sont les quarante kilomètres qui séparent les populations d'ours cantabrique de l'est et de l'ouest afin d'essayer de les relier". ".

Là, produire à la fois de la viande et des loups, et des ours puisqu'ils sont aussi au programme, on s'incline, plein d'une dévotion sacrée : depuis St François d'Assise, on ne l'avait plus fait. Et le lieu devrait très vite devenir terre de pèlerinage si l'on en croit ce que déclarait Guillermo Palomero, le président de la Fondation Oso pardo, à ce même journal en 2007 : : "Il faut rendre l'ours productif /Hay queponer al oso a producir/".

L'ours productif, nouvelle espèce, mieux que les OGM et sans manipulation bio-chimique. C'est beau.

On peut aussi appeler ça : vendre la peau des ours avant des les avoir réunis, ce qui donne quand même aux grandes proclamations sur Mère Nature et ses petits bêtes, un air de sonnerie qui pour n'être pas de cloches (quoique …) s'apparente furieusement à celle des tiroirs-caisses. Et vive la Nature !

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El Fapas alerta del peligro que supone para los osos la temporada de caza


El Fondo para la Protección de los Animales Salvajes (Fapas) alerta del riesgo para la supervivencia de los osos pardos de la Cordillera Cantábrica por su inusual actividad durante la temporada en que está abierta la veda de caza para otras especies como el jabalí.
Los técnicos del FAPAS han constatado que este comportamiento se debe a que algunos ejemplares no han podido acumular las grasas que les sirven como reserva durante la hibernación por la ausencia de alimento.

Una alteración que afecta con más intensidad a las hembras con crías pero que puede observarse también en machos adultos que durante estos meses recorren las montañas en busca de alimento.

Por otro lado, el Fapas apunta al cambio climático (por el cual se han registrado temperaturas extremadamente altas durante este invierno), como el segundo causante de la alteración del ciclo biológico de los plantígrados.

Desde esta organización conservacionista se advierte de que las áreas oseras cantábricas coinciden "en gran parte" con las áreas donde se realizan las batidas de caza de jabalí y alertan del riesgo de que los cazadores confundan ambas especies.

Asimismo, critica la normativa europea que obliga a la retirada de los animales domésticos muertos en las áreas de montaña porque ha hecho disminuir la comida y ha llevado a los osos a atacar las colmenas de las zonas de montaña.

En este sentido y según un estudio realizado por el Fapas en Asturias, la media anual de expedientes de daños a colmenas tramitados antes de la aprobación de dicha normativa era de 35 hasta el año 2001, mientras que con el vigor de la norma la media de los años 2002 a 2006 ha ascendido a 117.

Según este mismo estudio, en el año 2006 con la aplicación del Reglamento Europeo de Control de la encefalopatía espongiforme bobina se recogieron en los concejos oseros asturianos del occidente un total de 5.586 cadáveres, 4.746 más que en 2001.

Autor : 20 minutos.es de 24/03/2008

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Los valles del Trubia ven nacer nuevas crías de oso pardo


Las osas Paca y Tola tardarán al menos un año en enseñarnos a su oseznos si finalmente quedan preñadas por el macho que les acompaña.

Y si no consiguen reproducirse, las montañas de los Concejo de Proaza, Quirós y Santo Adriano compensarán esta falta de reproducción en cautividad con la presencia de al menos dos osas que durante el año 2008 deben de reproducirse para continuar con la recuperación de esta especie en lo que ya todo el mundo conoce como el Valle del Oso.

El Fondo para la Protección de los Animales Salvajes (Fapas) estima que, tras el proceso de aumento de la población osera que se viene constatando durante los últimos años, la previsión de osas reproductoras que pueden ocupar los valles de Trubia (entre las montañas de los Concejo de Proaza, Quirós y Santo Adriano), será de 10 hembras.

Si en 2007 se detectó la presencia de al menos 16 osos diferentes (dos eran hembras acompañadas de sus crías), esta primavera el Fapas ya ha localizado a la primera hembra reproductora en la zona acompañada de un osezno que aparentemente se encuentra en buen estado de salud, al igual que su madre.

Los próximos meses permitirán determinar el número de osas que pueden haberse reproducido y que será de entre dos ó tres, según Fapas.

A juicio del Fondo, la especie del oso pardo, que prácticamente llegó a desaparecer como especie reproductora, está consiguiendo recuperarse a un ritmo muy alto desde el año 2004, en el que se consiguió detectar por primera vez la presencia de una osa reproductora.

De continuar esa evolución, según Fapas se consolidará la conservación de esta especie en la zona central de Asturias y se avanzará para que los osos comiencen a colonizar nuevas áreas entre las dos zonas oseras que existen la Cordillera Cantábrica y que actualmente se encuentran incomunicadas entre sí.

Autor : 20 minutos.es de 6/06/2008

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El hallazgo de animales envenenados en Picos de Europa hace temer por los osos


Uno de los buitres envenenados localizados en la comarca de Cistierna y Riaño

Los responsables medioambientales dicen que es la primera vez que se utiliza veneno en la zona
Los agentes localizan muertos cuatro buitres leonados y dos zorros en Cistierna y Riaño
Un censo de apenas 130 ejemplares

Los agentes medioambientales de las comarcas de Cistierna y Riaño han encontrado envenenados cuatro ejemplares de buitre leonado y dos de zorros. Los animales fueron localizados entre el martes y el domingo de la semana pasada y por su «excepcionalidad» ha provocado la preocupación de los catorce agentes que trabajan por el mantenimiento del ecosistema en esta zona de los Picos de Europa.

Pese a que la población de buitre leonado y de zorro no está amenazada, los agentes están preocupados por los ejemplares de oso, que suele alimentarse de carroña, «el uso del veneno no se sabe cómo puede acabar porque hay animales como el oso que se come la carroñas y el veneno puede ser mortal para ellos», dice Pablo Cano, uno de los agentes medioambientales que trabajan en la zona.

Los agentes medioambientales recibieron una llamada de un particular el pasado martes y, acompañados por un celador, se desplazaron para rastrear la zona alertada, en la que encontraron los primeros cadáveres de buitre leonado en los términos municipales de Prioro y Riaño. Una vez localizados se procedió a sus retirada y su remisión y análisis al Centro de Recuperación de Animales Silvestres de la Consejería de Medio Ambiente.

Los agentes forestales denunciaron los hallazgos en el juzgado de Primera Instancia de Cistierna, por un presunto delito que está penado con hasta dos años de cárcel.

Desde el martes y durante toda la semana se han encontrado cadáveres de animales silvestres. Los agentes levantaron el domingo el último ejemplar de un zorro envenenado.

El equipo de agentes medioambientales aseguran que hasta ahora nunca se habían producido envenenamientos de animales en la zona, «nosotros vigilamos el furtivismo, los incendios forestales y la calidad medioambiental, pero es la primera vez que nos encontramos con casos de envenenamiento», dice el agente Cano.

Casos extraños
Los agentes utilizan las estadísticas para indicar que la mayoría de los envenenamientos son originados con la intención de eliminar especies que causan daño tanto a la ganadería como a especies silvestres que compiten con otras en el aprovechamiento cinegético, como el lobo, «o las mal llamadas alimañas, como zorro, gato montés, gineta, garduña o marta», aseguran los agentes medioambientales que destacan la «sensibilidad ambiental de la zona» a la que definen como uno de los enclaves mejor conservados de la provincia, ya que se encuentra dentro del Parque regional de Picos de Europa, lugar de Interés Comunitario, Zona de Especial Protección de Aves y del ámbito de los planes de recuperación del urogallo cantábrico y del oso pardo cantábrico, además de ser una zona de expansión del quebrantahuesos. «Los agentes forestales tienen presentes todas estas consideraciones, con especial atención a la conservación y protección del oso pardo por tratarse de la especie más sensible, ya que consume carroñas».

Llamamiento
La Asociación Profesional de Agentes Medioambientales de León (Apafle) hace hincapié en la gravedad de la utilización de veneno para matar a la fauna silvestre. «El uso ilegal e indiscriminado de veneno, utilizado en ocasiones como método de control de la población de predadores silvestres, constituye un delito, penado con hasta dos años de prisión, ya que se trata de un método masivo y no selectivo que puede llegar a afectar a numerosas especies (como las protegidas) y sin tan siquiera llegar a conocer todo su alcance, pudiendo incluso llegar a afectar a la salud humana -pensemos que ocurriría si un animal envenenado muere en las inmediaciones de una captación para suministro de agua-», dicen los agentes.

Desde Apafle también se recomienda que en caso de hallar un cadáver animal o cebo envenenado, no se manipule y se comunique lo antes posible a los teléfonos de las oficinas comarcales del Servicio Territorial de Medio Ambiente.

Autor : Carmen Tapia
Source : Diario de Leon du 28 juillet 2008

Observations


Face aux contraintes imposées par la direction des parcs, au comportement des personnels, aux exigences impossibles à tenir demandées aux éleveurs et à l'opposition de plus en plus forte de la population contre l'ensauvagement du milieu et la perte de biodiversité, les actions hostiles aux loups et ours, qui ont toujours existé, pourraient se développer dans les mois qui viennent selon nos observations sur place.

Louis Dollo, le 28 juillet 2008

 

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Asturies : Moins de loups, mais toujours aussi nuisibles.


Dans la région cette espèce passe sous la barre des 200 individus, qui causent la mort de 2000 têtes de bétail par an.

Dans les Asturies la population de loups tourne aujourd'hui entre 120 et 200 individus selon les estimations de la révision du plan de gestion du loup dans la Principauté : ces chiffres contrastent avec ceux de l'année précédente où cette population atteignait les 235 exemplaires.
Malgré cette diminution, les dommages causés par cette espèce sont très importants. L'Administration régionale estime que chaque année environ 2000 bêtes sont tuées par le loup dans toutes les Asturies, ce qui entraîne un montant d'indemnisation annuel proche du demi million d'euros.

Les données de la Principauté indiquent une baisse notable du nombre de ces animaux dans la zone de montagne, bien que les éleveurs continuent à exprimer leurs préoccupations devant les dommages aux troupeaux.

Dans les Asturies la révision du plan de gestion du loup vient d'être rendu publique ( 1 ), son principal objectif est d'assurer une conservation de l'espèce qui reste compatible avec le développement adéquat des exploitations d'élevage. A cet effet sept zones ont été fixées dans toute la Principauté où la présence du loup est habituelle et une population permanente est fixée.
L'Administration cherchera à y optimiser la politique de compensation des dommages, avec des procédures visant à minimiser les attaques aux troupeaux. De la même façon, elle continuera à poursuivre les actions de chasse illégale et l'usage des pièges et du poison.

L'une des principales nouveautés du nouveau plan de gestion consiste à autoriser les battues contrôlées contre le loup durant toute l'année, y compris en période de mise bas et d'élevage des petits, ce qui entraîne une polémique avec les défenseurs de la conservation de l'espèce.

D'autres objectifs sont inclus dans la révision du plan, comme celui de mettre en œuvre des actions pour sensibiliser les divers groupes sociaux concernés, plus particulièrement les éleveurs, afin de favoriser les activités touristiques ou récréatives autour de cette espèces, comme cela a déjà été fait dans le cas de l'ours brun ( 2 ).

L'Exécutif régional ouvrirait ainsi la porte au développement d'activités complémentaires qui pourraient injecter un supplément économique dans les zones où vit le loup, une sorte de compensation pour les dommages causés par l'espèce. De le même façon on cherche un moyen de valoriser le loup " comme une des grandes singularités du riche patrimoine naturel asturien ", avec le difficile objectif de concilier toutes les parties du conflit.

La proposition du Gouvernement de contrôler la population de loups au moyen de battues tout au long de l'année a entraîné un nouveau débat entre l'Exécutif et les groupes conservationnistes.
La conciliation des intérêts entre les bergers et l'animal n'a jamais été facile, et à travers la révision de ce plan la Principauté s'est donné pour but de répondre aux revendications des éleveurs et des experts qui considèrent comme prioritaire le contrôle de la population afin d'éviter les dommages au bétail. Mais d'un autre côté on trouve ceux qui plaident pour que le loup soit déclaré espèce protégé et donc à conserver, à cet effet divers groupes écologistes ont annoncé qu'ils présenteraient des allégations contre le document; ils considèrent en effet comme illégal que l'on puisse tuer les loups en période de reproduction.

Jusqu'à présent la Principauté interdisait d'agir contre les loups à certaines périodes de l'année, temps de neige ou époque de mise-bas chez les louves. En outre, à l'inverse de ce que certains demandent, le Gouvernement continue à ne pas définir si les loups sont une espèce cynégétique - que l'on peut chasser - ou protégée à un certain degré.

Les battues pour contrôler la population sont la principale méthode retenu dans le document de révision du plan, mais d'autres formules sont aussi proposées, comme la chasse à l'affût, et l'enlèvement des portées quand les louves ont mis-bas.

Auteur : Luján PALACIOS à Oviedo
Source : La Nueva España - 19 août 2008 (Traudction et notes: B. Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP)

( 1 ) Notes du traducteur - Voir traduction article du 15 aout 2008

( 2 ) sur les limites de cette activité, les polémiques qu’elle entraîne entre conservationnistes stricts et “exploitants” de l’ours, voir le bilan à mi parcours du plan ours français de l’ADDIP, “Ecologie, un vrai problème manipulé de façon inquiétante”, pages 16-18:

La situation réelle de l’ours asturien et son avenir correspondent-ils d’ailleurs vraiment à l’image officielle que l’on en donne ? Lors de notre dernier séjour à Cangas de Onís, à la fin du mois dernier (juillet 2008), les discussions que nous avons eues avec des personnes officiellement concernées par les opérations de gestion de la faune sauvage permettent de poser la question. Nous y reviendrons. La réalité est bien plus complexe.

Menos lobos, pero igual de dañinos

La población de la especie desciende en la región por debajo de los 200 ejemplares, que causan la muerte de 2.000 cabezas de ganado al año

La población de lobos en Asturias está en la actualidad entre los 120 y los 200 individuos, según las estimaciones de la revisión del plan de gestión del lobo en Asturias. Los datos ofrecidos por el Principado contrastan con las cifras del año pasado, cuando se estimaba que la población de lobos llegaba a los 235 ejemplares.

Los daños ocasionados por la especie son muy abultados, a pesar del descenso en el número de ejemplares. La Administración regional estima que cada año se producen en Asturias unas 2.000 muertes de cabezas de ganado en toda la región por la acción de los lobos, lo que supone una cuantía próxima al medio millón de euros anuales en indemnizaciones.

Los datos que maneja el Principado suponen un descenso notable del número de estos animales en las zonas montañosas de la región, si bien los ganaderos siguen expresando su preocupación por los daños en sus rebaños.

La revisión del plan de gestión del lobo en Asturias, que se encuentra estos días a exposición pública, tiene como objetivo principal una conservación de la especie que resulte compatible con el adecuado desarrollo de las explotaciones agrarias. Para ello se han establecido siete áreas de gestión en todo el Principado en las que la presencia del lobo es habitual, en las que se persigue una población permanente.

Para ello, la Administración persigue optimizar la política de compensación por daños, con actuaciones que permitan minimizar los ataques sobre la cabaña ganadera. Del mismo modo, se perseguirán las actuaciones de caza ilegal y el uso de trampas y venenos.

Una de las principales novedades que se establecen en la revisión del documento es la de la autorización de batidas controladas contra el lobo durante todo el año, incluso en la época de cría, una medida con polémica para los que defienden la conservación de la especie.

A todo ello se unen otra serie de objetivos recogidos en la revisión del plan, como son el diseño de actuaciones para sensibilizar a los distintos grupos sociales implicados, especialmente de la población rural, para favorecer actividades turísticas o recreativas en torno a la especie, como ya se ha planteado en el caso del oso pardo.

Con ello, el Ejecutivo regional abriría la puerta al desarrollo de actividades complementarias que pudieran suponer una inyección económica para las áreas en las que vive el lobo, a modo de compensación por los daños causados por la especie. Del mismo modo, también se busca una valoración del lobo "como una de las grandes singularidades del rico patrimonio natural asturiano", en la difícil tarea de conciliar los intereses de todas las partes en conflicto.

La propuesta del Gobierno del Principado para el control de la población de lobos mediante batidas en todas las épocas del año ha abierto de nuevo el debate entre el Ejecutivo y los grupos conservacionistas.

La conciliación de intereses entre los pastores y los animales nunca ha sido fácil, y el Principado se ha propuesto con esta revisión del plan atender las reivindicaciones de los ganaderos y los expertos que consideran prioritario el control poblacional, para así evitar los daños al ganado.

Por otro lado, se encuentran quienes abogan por declarar al lobo especie protegida que debe ser conservada, por lo que varios grupos ecologistas ya han anunciado que presentarán alegaciones al documento, pues consideran ilegal que se mate a los lobos en época de cría.

Hasta ahora el Principado prohibía actuar contra los lobos en determinadas épocas del año, como en tiempo de nevadas o en época de cría de los lobeznos.

Además, el Gobierno sigue sin definir si los lobos son especie cinegética -que se puede cazar-, o protegida en algún grado, como reclaman algunos sectores.

Las batidas para controlar la población son el principal método contemplado en el documento de revisión del plan, si bien también se proponen otras fórmulas, como el rececho y la retirada de camadas de lobeznos cuando las hembras hayan parido.

Autor : Luján PALACIOS
La Nueva España - 19-08-2008

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Muere atropellado un oso pardo en León


Se trataba de un ejemplar joven de esta especie, sumamente escasa

Un oso pardo ha muerto esta mañana atropellado en un accidente ocurrido en la autopista A-6, en el inicio del entorno del Puerto de Piedrafita, en la provincia de León, han informado fuentes de la Fundación Oso Pardo. Al parecer se trataba de un ejemplar joven, que fue alcanzado por un camión con tráiler que apenas sufrió desperfectos.

El accidente tuvo lugar a las seis de la mañana en el municipio de Vega de Valcarce, en la comarca del Bierzo. Vega de Valcarce, sin ser una zona de gran densidad osera, es un área de "dispersión", al que llegan con frecuencia osos del Alto Sil y la comarca de Los Ancares, a caballo entre las provincias de León y Lugo, según fuentes de asociaciones ecologistas.

La pérdida de un ejemplar de oso siempre es lamentable, ha argumentado uno de los expertos en este tipo de ejemplares, porque se trata de un animal sumamente escaso, aunque en los últimos años su declive se ha detenido.

Según datos de la Fundación Oso Pardo, la población osera cantábrica permanece fragmentada desde la primera mitad del siglo XX en dos poblaciones. La población oriental ocupa unos 2.500 kilómetros cuadrados y se extiende por el noreste leonés, norte de Palencia, Cantabria y oriente de Asturias, un núcleo en el que se calcula que sobreviven actualmente entre veinticinco y treinta ejemplares. El núcleo occidental es más importante, ocupa unos 2.600 kilómetros y cuenta con unos cien osos, que permanecen en el Alto Sil de León, en el límite oriental de Lugo y suroeste de Asturias.

Source : El Païs du 28-10-2008

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