L'ours en Espagne - Val d'Aran

 

L'ours progresse de plus en plus en direction de l'Espagne, en particulier sur le Val d'Aran depuis les lâchers de 2006 où le majorité d'entre eux se trouvent en 2014. Selon les autorités catalanes, il y aurait 35 ours alors que les autorités françaises n'en comptabilisent que 25. Chiffres manifestement politiques ou militants variant en fonctions des intérêtes de part et d'autres de la frontière. Néanmoins, nous devons noter que le Conseil Général d'Aran reste hostile à la présence de l'ours sur son territoire.


L'ours dans les Pyrénées espagnoles

Declaracion de los Pirineos
Déclaration des Pyrénées

Déclaration commune entre l'ASPAP et le Val d'Aran du 31 mars 2006

Conduite à tenir face à un ours et un chien de protection

Aspects juridiques de la conservation des grands prédateurs en France : les cas du loup et de l'ours

Concernant l'Espagne, à partir de la page 128

Motion pour une montagne vivante et préservée
Ours et Chasse

Bilan à mi-parcours de l'ADDIP

Synthèse


Vidéo de la manifestation de Bagnères de Bigorre le 16 mai 2006 avec le Conselh Generau d'Aran

Manifestation du Val d'Aran
Samedi 6 décembre 2008

 

Historique


Les vidéos
 

   

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées
Environnement des Pyrénées
L'ours en Europe
Ours en Espagne

 

 

Les Espagnols veulent des aides


Le conseil général du Val d'Aran a demandé au gouvernement central et à la Généralité de Catalogne des crédits pour équiper les éleveurs de moyens destinés à la protection des troupeaux compte tenu de la présence de nouveaux ours réintroduits en France. La stratégie élaborée avec les agricultuers locaux serait d'aider les éleveurs à regrouper les troupeaux le soir pour qu'un berger puisse opérer une surveillance. Parmi les ours issus des réintroductions de 1996 et 2006, trois fréquentent régulièrement cette vallée espagnole frontalière de la Haute-Garonne où une opposition à l'ours s'est récemment manifestée

Source : La Dépêche du Midi du 24 aout 2006

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Un joven cazador de Les es embestido por un oso y sufre heridas leves al intentar huir


Un cazador de 24 años de la localidad aranesa de Les fue envestido por un oso y posteriormente lesionado cuando se encontraba en una batida de caza. Los hechos ocurrieron cerca de Era Bordeta, en el término municipal de Arres.

A primera hora del mediodía del pasado domingo un grupo de cazadores se había dividido. Los mayores se habían marchado ya de la batida al haber cazado a seis jabalíes, mientras que los jóvenes todavía se encontraban en la zona. Cuando éste último grupo estaba descansando, un oso pasó cerca de diversos cazadores que estaban en las paradas hasta encontrarse a pocos metros con el joven César E. El animal, al toparse cara a cara con el hombre y a muy poca distancia los dos, efectuó una carga intimidatoria contra el cazador. Éste creyó que en realidad se trataba de un ataque y corrió a esconderse, pero sufrió lesiones leves en una pierna y en la frente al esconderse atemorizado en unos matorrales habiéndo caído por un terraplén. El oso olisqueó a César E. pero se fué rápidamente sin causar ningún tipo de daño al cazador. Después el animal se dirigió a otro de los cazadores quedándose a medio metro del arma del cazador que lo estaba apuntando y desapareció sin dañar a nadie.

Según confirmó César E. el oso pesaba unos 300 kilógramos y por las características podía tratarse de un oso adulto, y no disponía de collarín identificativo. Este hecho indica que no era de la última partida francesa de liberación de osos en el Aran ya que éstos llevan el collarín para estar localizados, en cambio los osos de la partida del año noventa, también francesa, no llevan collarín por lo que no están localizados. En total el número de éstos asciende a 23 en todo el valle.
César E. también afirmó que no se percataron “en ningún momento de la presencia del oso cuando se dirigia hacia el grupo de los cazadores dado el sigilo con el cual se movía”.El joven cazador todavía está muy asustado y se pregunta qué es lo que habría pasado si el osos le hubiera atacado.Según destacaron los servicios técnicos del Departament de Medi Ambient i Pagesia del Conselh Generau, “hace falta remarcar el comporamiento ejemplar y la sangre fría del grupo de cazadores y del cazador agredido en particular”. El Conselh Generau pagará el servicio médico a César E., y éste organismo junto con la Generalitat y el Miniteri de Medi Ambient , están editando folletos informativos dirigidos a turistas, cazadores y agricultores donde se explica cómo actuar delante de la situación de encontrarse con un oso.

Source : La Manana du 6 novembre 2007

Un ours effectue une charge d'intimidation sur un chasseur

Un chasseur de 24 ans de la localité aranaise de Les fût poursuivi par un ours puis blessé alors qu'il participait à une battue. Les faits ont eu lieu près de Era Bordeta, sur la commune de Arres.

Dimanche dernier en début d'après-midi, un groupe de chasseur s'était divisé. Les plus âgés avaient quitté la battue après avoir tué six sangliers, alors que les jeunes se trouvaient encore sur place. Alors que ces derniers étaient en train de se reposer, un ours passa à proximité de plusieurs d'entre eux avant de se retrouver à quelques mètres du jeune César E. L'animal, se retrouvant nez à nez à quelques mètres de distance avec l'homme effectua une charge d'intimidation contre le chasseur. Ce dernier pensa qu'il s'agissait en réalité d'une attaque et couru se cacher. Il se blessa légèrement à la jambe et au front en se précipitant dans les buissons d'un remblai. L'ours renifla César E. puis s'en alla rapidement sans causer la moindre blessure au chasseur. L'animal se dirigea ensuite vers d'autres chasseurs, restant à 50cm de l'arme d'un chasseur qui le visait avant de disparaître sans blesser personne.

Selon César E., l'ours pesait 300Kg et au vu de ses caractéristiques, il pourrait s'agir d'un ours adulte. Il n'avait pas de collier de suivi. Cela signifie qu'il ne fait pas partie des derniers ours lâchés en France en Aran qui portent tous un collier pour être localisés.(1) Par contre les ours lâchés dans les années 90, également en France, ne portaient pas de collier et ne sont donc pas localisables. On en compte 23 dans toute la vallée.(2)
César E. affirme également qu'il ne se sont rendu compte "à aucun moment de la présence de l'ours alors qu'il se dirigeait vers le groupe des chasseurs démontrant la discrétion avec laquelle il se déplaçait". Le jeune chasseur est encore très choqué et se demande ce qui se serait passé si l'ours l'avait attaqué. Selon les observations des services techniques de l'environnement du conseil général "Il faut noter le comportement exemplaire et le sang froid du groupe de chasseurs et du chasseur poursuivi en particulier". Le conseil général paiera les soins médicaux de César E., et cet organisme avec la Generalitat et le ministère de l'environnement sont en train d'éditer des documents informatifs destinés aux touristes, chasseurs et agriculteurs dans lesquels est expliqué la conduite à tenir en cas de rencontre avec un ours.(3)

Traduction : C.L. / Pirca.com

Notes complémentaires de Louis Dollo
(1) - Les ours issus de la dernière introduction ne portent plus de collier émetteur. Ce dernier devait être automatiquement défait au bout d'un an. Ils ne sont d'ailleurs plus suivis de façon systématique. C'est dire qu'en espagne ils ne sont pas très informé de ce qui se passe en France.- Retour

(2) - Selon les informations officielles françaises il y aurait 22 ours sur la chaîne (Comunication faite par le Directeur du Parc National de Pyrénées au Conseil d'Administration du 21 novembre 2007). Y en aurait-il 23 supplémentaires dans le Val d'Aran ? - Retour

(3) - Si en France il fallu attendre l'été 2006 pour voir aparaître des recommandations écrites, les espagnols ont vraiment du retard. C'est dire le niveau de concertation qu'il existe de part et d'autre de la frontière. N'y a-t-il pas un véritable problème ? - Retour

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Un cazador herido, primera víctima de un oso desde su reintroducción en los Pirineos


Un oso ha atacado este mediodía a un cazador en Les (Lleida), a quien ha mordido en una pierna y le ha arañado en un brazo, en lo que supone el primer ataque de un plantígrado a un humano desde que se estos animales se reintrodujeron en el Pirineo catalán, en 1996.

Uno de los compañeros de batida, Jorge Fernández Capdevilla, explicó en declaraciones a 20minutos que el cazador herido, Luis T., que ya ha sido dado de alta tras recibir siete puntos de sutura en una pierna y siete en un brazo, es un vecino de Les, jubilado, que participaba esta mañana en una batida de jabalíes en la montaña de Portet, a unos 1.200 metros de altura.

El cazador vio a un gran oso pardo que pasaba frente a él, a tan sólo dos metros de distancia. El hombre empezó entonces a proferir todo tipo de gritos con el objetivo de asustar al plantígrado y evitar que se le acercara. Sin embargo, el oso, lejos de alejarse, se abalanzó sobre el cazador. Al escuchar sus gritos, tanto su hijo como otro compañero acudieron en su auxilio disparando dos veces al aire y asustando de este modo la animal que huyó del lugar.

Primer ataque directo
En el hospital, al cazador le han practicado siete puntos de sutura en el brazo y siete en la pierna y le han dado de alta hacia las 16.30 horas. Aunque ha sido ya dado de alta, y se encuentra en su casa, Jorge Fernández explicó que está "asustado y magullado". Este ha sido el primer caso conocido de ataque directo de un oso a un humano desde que se reintrodujeron los plantígrados en el Pirineo catalán.

Sin embargo, el 10 de noviembre del pasado año, otro cazador también resultó herido al caer mientras huía a toda prisa, asustado tras haber visto a este enorme animal. La población catalana de oso pardo en los Pirineos habita principalmente en las comarcas de la Val d'Aran, el Pallars Sobirà, la Alta Ribagorça, el Pallars Jussà y el Alt Urgell.

Autor : 20 minutos.es de 23/10-2008

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Un oso pardo hiere a un cazador en Lleida


El animal mordió al hombre en el pie y le arañó una mano

Un oso pardo ha herido hoy a un cazador en el Valle de Arán, en Lleida, por causas que por el momento se desconocen. El animal mordió al hombre en el pie y le arañó una mano, por lo que fue ingresado en el Hospital de Vielha para recuperrse de las heridas.

El hombre, Luis T., de 72 años, participaba en la batida del jabalí en la zona de Portet, cerca del núcleo de Lés, en el Baix Aran. El hijo de la víctima ha explicado que el oso venía de cara hacia su padre, cuando éste emitió un grito para asustarlo. Lejos de conseguirlo, el oso se abalanzó sobre el hombre, se puso de pie, le mordió en el pie izquierdo y le arañó la mano.

Se trata de la primera agresión conocida de un oso pardo a una persona desde que esta especie fue reintroducida en los Pirineos hace unos años.

La población catalana de oso pardo en los Pirineos habita principalmente en las comarcas de la Val d'Aran, el Pallars Sobirà, la Alta Ribagorça, el Pallars Jussà y el Alt Urgell. Los osos del Pirineo central provienen de Eslovenia, concretamente de las liberaciones efectuadas en los años 1996, 1997 y 2006.

Autor : El Païs de 23/10-2008

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El Sindic de Arán exige la retirada inmediata de todos los osos de la vall tras el ataque a un cazador


Un oso ha atacado este mediodía a un cazador en Les (Lleida), a quien ha mordido en una pierna y le ha arañado en un brazo, en lo que supone el primer ataque de un plantígrado a un humano desde que se estos animales se reintrodujeron en el Pirineo catalán, en 1996.


El gobierno de Arán ha lamentado el ataque y ha informado de que el Síndic del Arán, Francès Boya, ha exigido la retirada de todos los ejemplares de osos que hay en Val d'Aran.

Según han informado fuentes del Conselh Generau d'Aran, el cazador herido, Luis T., que ya ha sido dado de alta tras recibir siete puntos de sutura en una pierna y siete en un brazo, es un vecino de Les, jubilado, que participaba esta mañana en una batida de jabalíes en la montaña de Portet, a unos 1.200 metros de altura.

En un comunicado, el gobierno aranés señala que considera prioritaria la seguridad de las personas en la montaña "por encima de una convivencia con los osos que hoy se ha puesto en entredicho de manera incontestable".

El Síndic ha pedido al presidente de la Generalitat, José Montilla, y al conseller de Medio Ambiente, Francesc Baltasar, que convoquen una reunión con el Ministerio de Medio Ambiente la próxima semana para que se retiren del Val d'Arán los siete osos que hay en la comarca. Fuentes del departamento de Medio Ambiente han confirmado hoy que la citada reunión podría celebrarse con toda probabilidad el próximo lunes.

Boya ha exigido "la retirada de todos los animales, ya que en este momento no podemos garantizar que no se puedan producir nuevos ataques". Para el Síndic de Arán el trabajo más urgente es localizar al oso autor del ataque al cazador y llevarlo a una zona segura.

El ataque
Al parecer, el cazador, que se encontraba sólo acompañado por su perro, ha visto a un gran oso pardo que pasaba frente a él, a tan sólo dos metros de distancia. El hombre ha empezado entonces a proferir todo tipo de gritos con el objetivo de asustar al plantígrado y evitar que se le acercara. Sin embargo, el oso, lejos de alejarse, se ha abalanzado sobre el cazador, al que ha arañado con sus grandes zarpas en un brazo y posteriormente le ha mordido en una pierna.

El cazador ha podido finalmente parar el ataque y zafarse del acoso del plantígrado, al que ha asustado disparando dos veces al aire con su escopeta de caza.

El perro, por su parte, ya se había podido escapar rápidamente, asustado por el tamaño del oso.

El hombre herido ha podido finalmente contactar por su propio pie con sus compañeros de batida -entre los que se encontraba su propio hijo-. Al ver su estado, con una herida en el brazo y una mordedura en una pierna, han avisado a los Bomberos, que le han trasladado al Hospital de Vielha.

En el hospital, al cazador le han practicado siete puntos de sutura en el brazo y siete en la pierna y le han dado de alta hacia las 16.30 horas, según las mismas fuentes.

Este ha sido el primer caso conocido de ataque directo de un oso a un humano desde que se reintrodujeron los plantígrados en el Pirineo catalán.

Sin embargo, el 10 de noviembre del pasado año, otro cazador también resultó herido al caer mientras huía a toda prisa, asustado tras haber visto a este enorme animal.

La población catalana de oso pardo en los Pirineos habita principalmente en las comarcas de la Val d'Aran, el Pallars Sobirà, la Alta Ribagorça, el Pallars Jussà y el Alt Urgell.

Los osos del Pirineo central provienen de Eslovenia, concretamente de las liberaciones efectuadas en los años 1996, 1997 y 2006.

Actualmente se calcula que, tras este proceso de reintroducción, en los Pirineos central y oriental viven entre 15 y 20 ejemplares de oso pardo, si bien en los últimos años también se han detectado algunos ejemplares en lugares situados más al sur y al este, lo que evidencia una expansión de la especie por los hábitats pirenaicos de Catalunya.

Precisamente, en agosto pasado se confirmó la presencia de una osa parda con dos crías en la zona más occidental de la sierra del Cadí, en la comarca leridana del Alt Urgell.

Autor : Lavanguardia de 23/10/2008

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La Vall d'Aran exige que se retiren los osos de su territorio tras un ataque a un cazador


El síndic d'Aran (Lleida), Francesc Boya, ha exigido la retirada de los siete osos pardos que viven en el Pirineo después de que una osa, 'Arbala', haya atacado a un cazador en el término municipal de Lés, en la Val d'Aran. Ésta es la primera agresión conocida de un oso a una persona desde que la especie fue reintroducida en el Pirineo hace pocos años.

En rueda de prensa desde el Parlament, Boya ha dicho que el ataque de hoy pone de manifiesto que "no es compatible" la actividad humana con la presencia de osos en el Pirineo. Por ello, ha abogado por capturar a la osa 'Arbala', retirar los otros seis osos pardos y habilitar mecanismos de seguimiento por parte de las autoridades hasta que ello no ocurra.

"Aran y el Pirineo no son la sabana africana, son un territorio muy humanizado, donde el contacto de las personas con el medio ambiente es muy directo", ha considerado Boya, quien ha añadido: "No podemos permitir que la gente del territorio y las personas que están en las montañas sufran miedo por poder ser atacados por un oso".

Experimento fracasado
Boya ha abogado por la retirada de los osos y ha emplazado a la administración francesa a hacer la reintroducción de esta especie "en una zona donde no haya personas y nadie pueda hacerse daño".

"Es un experimento que ha fracasado", ha considerado Boya, quien ha recordado que "la presencia del hombre en las montañas es habitual", por lo que "la prioridad del Síndic es la seguridad de las personas, y no la reintroducción de los osos en el Pirineo tras su desaparición" hace décadas.

El Síndic ha explicado que hoy mismo se ha entrevistado con el presidente de la Generalitat, José Montilla, para comunicar su "cambio de inflexión" sobre la reintroducción de los osos en el Pirineo, y ha asegurado que formulará esta misma petición a la Conselleria de Medio Ambiente y Vivienda y al Ministerio de Medio Ambiente y Medio Rural y Marino.

Boya también ha hablado con el conseller de Medio Ambiente, Francesc Baltasar, sobre el asunto, y la próxima semana despachará con el Ministerio de Medio Ambiente para solicitarle la retirada de los osos pardos en el Pirineo.

Asimismo, el Síndic también presentará en el pleno de la próxima semana del Conselh Generau d'Aran una moción en este sentido.

Primer ataque
El ataque ha tenido lugar esta mañana, cuando la osa 'Arbala' ha atacado a un cazador que estaba en la zona de Portet, cerca de Lés. El cazador, que iba en grupo, "se vio sorprendido por la presencia del oso con posición amenazadora, y le arañó el brazo y luego la pierna".

"El cazador cayó al suelo y el arma que llevaba se disparó, y esto hizo que la osa marchara", explicó el Síndic, quien añadió que el herido está recuperándose "favorablemente".

Boya recordó que, hasta la fecha, los osos reintroducidos por la administración francesa habían atacado fundamentalmente a "ovejas y animales de corral". "Hoy ha habido un cambio de inflexión, porque este ataque tiene que hacer replantear cualquier posibilidad de seguir con la reintroducción del oso y retirar los ejemplares que están en libertad", aseguró.

Autor : El Mundo de 23/10/2008

Le Vall d'Aran exige le retrait de sours de son territoire après l'attaque d'un chasseur (Traduction du texte ci-dessus)


Les plantigrades ont été réintroduits dans la région il y a quelques années - Après une attaque contre un chasseur, le Val d'Aran exige que l'on retire les ours de son territoire
Ce matin, un ours brun a blessé un chasseur qui a déjà pu sortir de l'hôpital
Pour les autorités, la réintroduction a été un " échec ", et elles demandent qu'on y mette fin.

Après qu'une ourse, " Arbala " /transcription +/- phonétique de " Hvala "/ a attaqué un chasseur sur le territoire de la commune de Lés, en Val d'Aran, Francesc Boya, le Syndic d'Aran (Lerida) a exigé que l'on retire les sept ours qui vivent dans les Pyrénées. C'est la première agression connue d'un ours sur une personne depuis que l'espèce a été réintroduite dans les Pyrénées il y a quelques années.

Dans une conférence de presse depuis le Parlement /de Catalogne, où il est député/, Boya a déclaré que cette attaque rend évidente " l'incompatibilité " entre l'activité humaine et la présence de l'ours dans les Pyrénées.
Il a plaidé pour que l'on capture " Arbala ", que l'on enlève les six autres ours bruns, et que les autorités mettent en œuvre des mécanismes de suivi jusqu'à ce que cela ait lieu.

" Ni le Val d'Aran, ni les Pyrénées ne sont la savane africaine, c'est un territoire très humanisé, où le contact entre les personnes et l'environnement est très direct ", a fait remarquer Boya, qui a ajouté : " Nous ne pouvons tolérer que les gens de ce territoire et les personnes qui sont dans les montagnes vivent avec la peur d'être attaqués par un ours ".

Echec de l'expérience
Boya a insisté pour que les ours soient enlevés et a sommé l'administration française de faire la réintroduction de cette espèce " dans une région où personne ne vit et où il n'y aura aucun risque de dommages ". Il a fait remarquer que " cette expérience est un échec ", et a rappelé que " la présence de l'homme dans les montagnes est habituelle ", aussi " la priorité du Syndic est-elle la sécurité des personnes et non pas la réintroduction des ours dans les Pyrénées alors qu'il en ont disparu depuis des décennies ".

Le Syndic a expliqué qu'aujourd'hui même il avait rencontré le Président de la Généralité de Catalogne, José Monilla, pour lui transmettre cette demande de " changement d'inflexion " quant à la réintroduction des ours dans les Pyrénées, et il a assuré qu'il formulerait cette même demande au Conseil à l'Environnement et au Logement, ainsi qu'à la Ministre de l'Environnement, du Milieu Rural et de la Marine ( 1 ).
Boya a parlé aussi du problème avec le Conseiller à l'Environnement, Francesc Baltasar ( 1 ), et il s'entretiendra la semaine prochaine avec la Ministre pour lui demander que les ours bruns soient retirés des Pyrénées.
En outre, il présentera à la prochaine assemblée générale du Syndic d'Aran une motion en ce sens.

Première attaque

L'attaque s'est produite ce matin, quand l'ourse " Arbala " a agressé un chasseur dans la zone de Portet, proche de Lés. Le chasseur, qui avançait en groupe, " s'est trouvé surpris par la présence de l'ours dans une position menaçante, et elle lui a griffé le bras et ensuite la jambe ".
" Il est alors tombé à terre avec son fusil et dans la chute le coup est parti, ce qui a fait fuir l'ourse ", a expliqué le Syndic en précisant que " le blessé récupère favorablement ".

Boya rappelle que jusqu'alors les ours réintroduits par l'administration française avaient attaqué essentiellement " des brebis et des animaux de ferme. Mais aujourd'hui, il y a un grand changement, et cette attaque doit conduire à reconsidérer la poursuite de ces réintroductions, et à retirer les spécimens qui sont en liberté ".

(1) Note du traducteur : Conseil, Conseiller/-ère : dans les Régions autonomes d’Espagne c’est l’équivalent de Ministère et Ministre au niveau du Gouvernement central espagnol (Madrid). Conseil ou Ministère, l’Environnement est associé à d’autres domaines qui lui sont proches, différents selon les Autonomies et pour l’Etat central. En Catalogne où sont regroupés Environnement et Logement, Francesc Baltasar est chargé de cette fonction depuis avril 2006.- Traduction : B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP
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Commentaire


Après avoir laissé croire une éventuelle accomodation avec l'ours; le Sindic d'Aran actuel se range résolument contre les introductions et la présence des ours imposés par la France sur son territoire sans aucune concertation préalable. Il revient à la position de son prédécesseur qui s'était rangé du côté de l'ADDIP à l'occasion de la manifestation de Bagnères de Bigorre en mai 2006.

Aujourd'hui, la position de la France devient de plus en plus délicate et il faudra à la secrétaire d'Etat à l'Ecologie française beaucoup de capacité de persuasion pour inverser la situation. Mission pratiquement impossible lorsqu'on connait la position intransigeante de l'ADDIP à partir de sa motion 'pour une montagne vivante et préservée'.

A moyen terme, l'avenir des associations écologistes pro-ours doit être remis en cause compte tenu de la multitude d'erreurs et parfois de fautes graves dont elles sont responsables.

Une telle situation conflictuelle était à prévoir depuis plusieurs mois.

Louis Dollo, le 24 octobre 2008

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Generalitat pide calma para analizar causas del ataque antes tomar decisión


La consellería de Medio Ambiente ha pedido hoy 'calma' tras el primer ataque cometido por un oso a una persona en el Pirineo catalán y ha advertido que antes de tomar cualquier decisión se tienen que analizar en profundidad las causas del asalto sufrido este mediodía por un cazador en Les.

La osa que ha protagonizado el ataque ha sido identificada como Hvala, que llegó al Pirineo en la última reintroducción de 2006.

Hvala ha atacado hoy a un cazador en Les (Lleida), a quien ha mordido en una pierna y le ha arañado en un brazo, en lo que supone el primer ataque de un plantígrado a un humano desde que estos animales se reintrodujeron en el Pirineo catalán, en 1996, lo que ha llevado al Síndic de Arán, Frances Boya, a exigir la retirada de todos los ejemplares de osos que hay en Val d'Aran.

En declaraciones a Efe, la directora general de Medio Natural de la consellería de Medio Ambiente, Núria Buenaventura, ha lamentado estos hechos, ha enviado un mensaje de calma y ha pedido que no se tomen 'decisiones en caliente'.

En este sentido, ha remarcado que en doce años éste ha sido el primer ataque de un oso a un humano, lo que cree que demuestra que el hecho de que un plantígrado ataque a un humano 'no es normal' y supone un hecho 'muy extraordinario'.

'Antes de tomar cualquier decisión, tenemos que examinar detalladamente qué ha ocurrido', ha subrayado Buenaventura, que ha destacado que las gestiones del conseller Francesc Baltasar han permitido convocar una reunión el próximo lunes con el Ministerio de Medio Ambiente, la Generalitat y el Conselh Generau d'Aran para analizar la situación y tomar decisiones.

Hasta entonces, los agentes rurales ya han iniciado batidas en la zona donde se ha producido el ataque -en la montaña del Portet, a unos 1.200 metros de altura-, para tratar de localizar a la osa y descubrir si ésta sufre algún tipo de herida que pueda justificar su comportamiento violento.

Además, la Generalitat también quiere conocer la versión del cazador afectado, un vecino de Les ya jubilado, que ya ha sido dado de alta tras recibir siete puntos de sutura en una pierna y otros siete puntos en un brazo.

Según ha informado el Conselh Generau, al parecer, el cazador, que se encontraba sólo acompañado por su perro, ha visto a un gran oso pardo que pasaba frente a él, a tan sólo dos metros de distancia.

El hombre ha empezado entonces a proferir todo tipo de gritos con el objetivo de asustar al plantígrado y evitar que se le acercara.

Sin embargo, la osa, lejos de alejarse, se ha abalanzado sobre el cazador, al que ha arañado con sus grandes zarpas en un brazo y posteriormente le ha mordido en una pierna.

El cazador ha podido finalmente parar el ataque y zafarse del acoso del plantígrado, al que ha asustado disparando dos veces al aire con su escopeta de caza.

Según Buenaventura, los expertos recomiendan que cuando se esté frente a un oso se mantenga el silencio para no asustar al animal y se hagan movimientos con los brazos para ganar corpulencia y así desistir al plantígrado de un posible ataque.

Autor : Terra Actualidad - EFE de 23/10/2008

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Un chasseur blessé par un ours dans les Pyrénées espagnoles


Un chasseur espagnol a été attaqué et blessé par un ours, probablement l'un des plantigrades slovènes lâchés en 2006 dans les Pyrénées françaises, mercredi dans le val d'Aran (Pyrénées espagnoles), près de la frontière française, annonce La Dépêche du Midi dans son édition de vendredi.

Le chasseur, Luis Turmo, un retraité de 72 ans, a été attaqué alors qu'il participait à une battue au sanglier avec quatre autres personnes mercredi en milieu de journée, à près de 1.200 mètres d'altitude, indique le journal.

Griffé au bras gauche et mordu au mollet, il a été hospitalisé dans la commune espagnole de Vielha (Aragon), où 15 points de suture lui ont été appliqués.

"L'ours s'est dressé et jeté sur moi. Heureusement, dans la chute j'ai tiré deux coups de feu en l'air. Je pense qu'il a eu peur et s'est enfui", a déclaré le chasseur à un journaliste de La Dépêche.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'ours à l'origine de l'attaque serait l'ourse Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006.

Quatre femelles et un mâle slovènes avaient été lâchés dans les Pyrénées françaises, entre le 25 avril et le 22 août 2006, dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie et très fortement critiqué par des éleveurs et des élus locaux.

Source : AFP/Google du 23/10/2008

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El Síndic d'Aran exigeix la retirada immediata de tots els óssos de la comarca


La Generalitat envia un missatge de calma i demana que no es prenguin "decisions en calent"

El govern d'Aran ha lamentat avui l'atac d'un ós a un caçador a la població lleidatana de Les i ha informat que el Síndic d'Aran, Francesc Boya, ha exigit la retirada de tots els exemplars d'óssos que hi ha a la vall d'Aran.

Segons han informat fonts del Consell General d'Aran, el caçador ferit, Luis Turmo, que ha estat mossegat en una cama aquest matí i ha patit esgarrapades en un braç, ja ha estat donat d'alta després de rebre set punts de sutura, és un veí de Les, jubilat, que participava aquest matí en una batuda de senglars a la muntanya del Portet, a uns 1.200 metres d'altura.

En un comunicat, el govern aranès assenyala que considera prioritària la seguretat de les persones a la muntanya "per sobre d'una convivència amb els óssos que avui s'ha posat en entredit de manera incontestable".

L'óssa que ha protagonitzat l'atac ha estat identificada com a Hvala, que va arribar al Pirineu en l'última reintroducció del 2006.

Petició de tranquil·litat
La conselleria de Medi Ambient ha demanat avui "calma" després de l'atac i ha advertit que abans de prendre qualsevol decisió s'han d'analitzar amb profunditat les causes de l'assalt sofert aquest migdia pel caçador.

La directora general de Medi Natural de la conselleria de Medi Ambient, Núria Buenaventura, ha lamentat aquests fets, ha enviat un missatge de calma i ha demanat que no es prenguin "decisions en calent".

En aquest sentit, ha remarcat que en 12 anys aquest ha estat el primer atac d'un ós a un humà, cosa que creu que demostra que el fet que un plantígrad ataqui un humà "no és normal" i suposa un fet "molt extraordinari".

Batudes a la zona
Fins ara, els agents rurals ja han iniciat batudes a la zona on s'ha produït l'atac --a la muntanya del Portet, a uns 1.200 metres d'altura--, per tractar de localitzar l'óssa i descobrir si aquesta té algun tipus de ferida que pugui justificar el seu comportament violent.

A més, la Generalitat també vol conèixer la versió del caçador afectat, un veí de Les ja jubilat, que ja ha estat donat d'alta després de rebre set punts de sutura en una cama i set punts més en un braç.

Els experts recomanen mantenir el silenci
Segons ha informat el Consell General, segons sembla, el caçador, que es trobava sol acompanyat pel seu gos, ha vist un gran ós bru que passava davant d'ell, a tan sols dos metres de distància. L'home ha començat llavors a proferir tot tipus de crits amb l'objectiu d'espantar el plantígrad i evitar que se li acostés.

No obstant, l'óssa, lluny de distanciar-se, s'ha abalançat sobre el caçador, al qual ha esgarrapat amb les seves grans urpes en un braç i posteriorment l'ha mossegar en una cama. El caçador ha pogut finalment parar l'atac i escapar-se de l'assetjament del plantígrad, al qual ha espantat disparant dues vegades a l'aire amb la seva escopeta de caça.

Segons Buenaventura, els experts recomanen que quan s'estigui davant d'un ós es mantingui el silenci per no espantar l'animal i es facin moviments amb els braços per guanyar corpulència i així desistir el plantígrad d'un possible atac.

Autor : El Periodico de 23/10/2008

Le syndic d'Aran exige le retrait immédiat de tous les ours de la Comarca.

Luis Turmo à sa sortie d'hôpital

Après qu'un ours a mordu un chasseur, le Syndic d'Aran exige que l'on retire immédiatement tous les ours de la Région. La Généralité lance un appel au calme et demande que l'on prenne pas des décisions " à chaud ".

Le Gouvernement d'Aran a déploré aujourd'hui l'attaque par un ours d'un chasseur du village de Lès, comarque de Lerida, et il a informé que le Syndic d'Aran, Francesc Boya, a exigé que soient enlevés tous les spécimens d'ours qui se trouvent au Val d'Aran.
Selon des sources du Conseil Général d'Aran, le chasseur blessé ce matin, Luis T., a été mordu à une jambe et souffre de griffures à un bras. En retraite au village de Les, il participait ce matin à une battue au sanglier dans la montagne de Portet, à environ 1.200 mètres d'altitude. Il est sorti de l'hôpital après avoir reçu sept points de suture / En fait 7 au bras et 7 à la jambe, voir ci-dessous/.

Dans un communiqué, le Gouvernement aranais souligne qu'il considère comme prioritaire la sécurité des personnes en montagne, " bien au dessus d'une cohabitation avec les ours qui, aujourd'hui, s'est avérée impossible de manière incontestable ". L'ours responsable a été identifié comme Hvala, qui a été lâchée dans les Pyrénées lors des dernières réintroductions en 2006.

Appel au calme
Le Conseil à l'Environnement a lancé aujourd'hui un appel au calme après cette attaque, et a averti qu'avant de prendre quelque décision que ce soit il faut analyser de près les causes de l'attaque subie ce midi par la chasseur. Au Conseil à l'Environnement, la Directrice Générale du Milieu Naturel, Núria Buenaventura, a regretté les faits, lancé un appel au calme, et demandé que l'on ne prenne pas des décisions " à chaud ". En ce sens, elle a fait remarquer qu'en douze ans cette attaque était la première sur un humain, on peut alors penser que cela montre bien le fait que, pour un ours, attaquer un humain " n'est pas normal " et suppose " une situation très extraordinaire " (1)


Battues dans la zone
A l'heure actuelle, les agents ruraux ont déjà commencé des battues dans la zone où l'attaque a eu lieu - montagne de Portet, à environ 1200 m d'altitude -, pour tenter de localiser l'animal et savoir s'il n'aurait pas quelque blessure susceptible d'expliquer son comportement violent. La Généralité veut aussi connaître la version du chasseur concerné, un retraité de Les, qui est sorti de l'hôpital après avoir eu sept points de suture à la jambe et sept au bras.

Les experts recommandent de garder le silence
D'après les informations du Conseil général d'Aran, le chasseur, semble-t-il, se trouvait seul en compagnie de ses chiens. Il a vu un grand ours brun passer devant lui, à deux mètres à peine de distance. L'homme alors a commencé à proférer toutes sortes de cris afin d'effaroucher le plantigrade pour qu'il ne s'approche pas de lui. L'ours cependant, loin de prendre ses distances, s'est jeté sur le chasseur qu'il a lacéré au bras avec ses grandes griffes, et il lui a ensuite mordu une jambe.
Le chasseur a pu finalement parer l'attaque, se libérer de l'assaut du plantigrade qu'il a effrayé en tirant deux fois en l'air avec son fusil de chasse.
Selon Núria Buenaventura, les experts recommandent de garder le silence quand on se trouve devant un ours (2), pour ne pas l'effrayer, et de faire des grands mouvements avec les bras pour se donner davantage de corpulence et ainsi décourager l'ours d'éventuellement attaquer.

( 1 ) Note du traducteur : comme ses homologues français, la Directrice catalane du Milieu Naturel connaît très mal ou fait semblant de très mal connaître le dossier. Rappelons que c’est le Ministère slovène de l’environnement lui même qui indique les recrudescences d’attaques sur les humains au cours des dernières années, et fait appel à d’autres pays pour accueillir ces ours à problème qui l’embarrassent. Voir, la traduction du document slovène, original en anglais, « The brown bear conservation and management in Slovenia (Long version) » dans le Bilan à mi-parcours de l’ADDIP à propos du plan-ours, page 31 : « « Les cas de dommages causés par les ours, et le nombre de conflits avec les humains augmentent. La perception de l’espèce est donc en train de devenir négative. Ces dernières cinq années, plusieurs incidents sérieux ont été enregistrés concernant des attaques d’ours sur des personnes, suivies de graves blessures ».- Traduction : B.Besche-Commenge – ASPAP/ADDIP

(2) - Comportement (théorique) face à un ours

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Attaque d’un ours sur un homme de 72 ans dans le Val d’Aran en Espagne


Jeudi matin, Luis Turmo, 72 ans, participait à une battue aux sangliers, avec des amis retraités, au-dessus de Les dans le «Bas Aran » (Baix Aran) sur la montagne de Portet. Le groupe se trouvait à environ 1200 m d’altitude et à deux minutes de leur voiture. Vers midi, alors qu’il se tenait à l’écart des autres chasseurs, le retraité a été attaqué par un ours de forte corpulence, « plus grand qu’un homme » nous a dit un témoin de la scène.

En se protégeant le visage avec son bras il a été fortement griffé puis l’ours s’est attaqué aux jambes et pieds, notamment le gauche, heureusement protégés par des bottes. Alerté par les cris de Luis Turmo ses camarades ont, à leur tour, crié puis tiré en l’air pour faire partir l’ours. Luis Turmo. ne doit son salut qu’à l’intervention des autres chasseurs.

Transporté à l’hôpital de Vielha, il a reçu sept points de suture à une jambe et autant dans le bras. Il a pu quitter l’établissement hospitalier dans l’après-midi vers 16h30

Ce type d’attaque, directement sur un homme, est une première dans les Pyrénées catalanes depuis les introductions d’ours slovènes importés en France. D’autres attaques ont eu lieu dans les Monts Cantabrique (Espagne) notamment sur un homme de 72 ans. L’histoire de l’ours en France nous montre de nombreux autres cas malgré les affirmations contraires des associations environnementalistes pro-ours. Nous pouvons citer les cas récents des chasseurs qui ont eu la possibilité d’utiliser leur arme pour se protéger de Melba et Cannelle contrairement à Luis Turmo.

On se souvient aussi que le 6 novembre 2007 un chasseur de 24 ans de la localité aranaise de Les fût poursuivi par un ours puis blessé alors qu'il participait à une battue. Les faits ont eu lieu près de Era Bordeta, sur la commune de Arres.

Dans ces deux cas, les chasseurs espagnols n’ont pas pu faire usage de leur arme pour se défendre contrairement aux chasseurs français. Mais ces chasseurs auraient pu être des randonneurs, des promeneurs, des chercheurs de champignons solitaires qui n’auraient eu aucun moyen d’en réchapper. Que serait-il arrivé si c’était une famille avec des enfants ?

« C’est bien une preuve de plus que la cohabitation entre l’ours et les activités humaines est impossible » nous dit on du côté de l’ADDIP où les dirigeants réservent leur appréciation en attendant d’en savoir plus. Nous apprenons toute fois qu’un de leur membre se rendra dans le Val d’Aran dés vendredi matin

Actuellement la principale population d’ours semble vivre entre l’Ariège et la Catalogne tout en sachant que pèse de grosses interrogations sur la présence d’ours dans le Béarn suite à des constats surprenants dans le secteur de Bruges qu’il faudra très probablement éclaircir. Officiellement, la population catalane d’ours bruns dans les Pyrénées se situe dans les secteurs du Val d'Aran, Pallars Sobirà, le Haut Ribagorça, Pallars Jussà et l'Alt Urgell. Mais le décompte dépasse quelque peu toutes les prévisions de reproduction. Y a-t-il eu d’autres lâchers ? C’est la question que se posent de nombreux résidents pyrénéens. Jugez-en !

L’ours qui a attaqué Luis Turmo jeudi matin était muni d’un collier. Ceci laisse supposer qu’il s’agissait d’un ours introduit en 2006. Or, sur les 5 ours slovènes ayant eu un collier, deux sont morts, deux ont vu leur collier tomber comme cela était prévu et il restait Balou que l’on essai de capturer depuis le printemps pour lui retirer ce fameux collier qui ne s’est pas détaché automatiquement. Mais on nous dit que Balou est blessé et surveillé en Ariège avec impossibilité de le capturé. Quel est donc cet ours à collier en val d’Aran ?

D’autres interrogations existent quant à la présence d’un outre ours vu dans l’Aude tout comme sur l’identité exacte de celui qui a été accidenté par un minibus. Face à la culture du secret qui entoure tous ces ours autant que, très probablement, l’ignorance de la situation exacte de la part de ceux qui en on la charge et nous montre régulièrement leurs incohérences, la situation devient grave pour les habitants et les touristes qui s’aventurent en dehors des villages.

Le « Sindic de Aran » demande le retrait de tous les ours.

En juin 2007, il était demandé, en France, le retrait d’au moins Franska. Ce ne fut pas nécessaire puisque cette vieille ourse importée fut tuée dans un accident de voiture. Mais la question des retraits d’ours à problème n’est pas pour autant solutionnée.

Aujourd’hui, le problème se pose en Espagne, en Val d’Aran, pays qui n’a jamais sollicité d’introduction d’ours et qui subi une décision unilatérale française. En 2006, le Sindic d’Aran était hostile aux introductions et participait officiellement aux manifestations en France notamment à Bagnères de Bigorre. Suite à des élections, le nouveau Sindic encore en place actuellement, s’est déclaré favorable à la présence des ours pensant en faire un attrait touristique. Il avait même organisé le nourrissage, le suivi vidéo et le gardiennage des troupeaux notamment au-dessus de Canéjan, sur la frontière, à la limite de Melles en France.

Aujourd’hui, rien ne va plu, changement de ton. Il demande le retrait de tous les plantigrades. En effet, dans la soirée, le gouvernement aranais a déploré cette attaque et a précisé que son Président, Francès Boya, a exigé le retrait de tous les ours du Val d’Aran. Selon lui, «en ce moment, nous ne pouvons pas garantir qu'ils ne peuvent pas produire de nouvelles attaques.»

Voilà une sacré évolution qui se rapproche des opposants français. Pour le Sindic, le travail le plus urgent est de localiser l’ours auteur de l’attaque sur le chasseur et de l’amener dans une zone de sécurité. Reste à savoir s’il y restera…. La procédure ne parait pas très évidente. Néanmoins nous apprenons qu’une équipe de suivi est arrivé sur place jeudi soir sans qu’il nous soit dit si elle était française ou espagnole.

Selon la direction de l’environnement d’Aran, l’ours responsable de l’attaque serait Hvala, importée en 2006 et qui a eu deux oursons aujourd’hui autonomes. Hvala aurait donc encore son collier contrairement à ce qui nous a toujours été dit ? Voilà une nouvelle interrogation conséquence de la culture du secret du milieu environnementaliste français. Peu importe. Une fois encore l’incertitude et les incohérences persistent et alimentent la rumeur alors que dans un communiqué du gouvernement aranais dit qu’il accorde la priorité à la sécurité des personnes en montagne « plus que la coexistence avec l'ours qui, aujourd'hui, a été remise en question de façon incontestable. » Une position qui reste très proche de celle de l’ADDIP et de beaucoup d’élus de la montagne des Pyrénées notamment les maires.

Le Síndic d’Aran a demandé au président de la Generalitat de Catalunya, José Montilla, et au Conseiller à l'Environnement, M. Francesc Baltasar, de convoquer une réunion avec le ministère de l'Environnement dès la semaine prochaine afin de retirer d'Aran les sept ours qui sont dans ce secteur. Le ministère de l'Environnement a confirmé jeudi soir que la réunion pourrait avoir lieu très probablement lundi prochain tout en appelant au calme.

En effet, après cette attaque qui a soulevé une hostilité «dormante» contre l’ours, le Département de l'environnement a appelé au "calme" et a mis en garde sur le fait que toutes les décisions doivent être analysées en profondeur notamment les causes de l'agression subie par le chasseur de Les. Un discours tout à fait semblable et parfaitement connu en France, en totale contradiction avec le principe de précaution par ailleurs appliqué dans d’autres pays.

Dans une allocution tenue à Efe, la directrice générale du milieu naturel de la Conseillère à l'environnement, Nuria Buenaventura, a déploré ces faits, a lancé un appel au calme et a demandé de ne pas prendre de "décisions à chaud." Ben tient donc ! Qu’en pense le chasseur agressé ? Elle a également fait remarquer qu’en douze ans c’est la première attaque d’un ours sur un humain. Selon elle, ceci montre qu'une attaque de plantigrade sur l'homme "n'est pas normal". On s’en serait douté ! Mais faut-il attendre plus grave comme ce qui se passe en Roumanie pour commencer à réagir ? Ne pas réagir, serait-ce donner raison à l’ADDIP lorsque cette association, coordination pyrénéenne, parle de « secte du sauvage » pour laquelle l’homme a moins d’importance que l’ours ?

Selon Nuria Buenaventura, « avant de prendre toute décision, nous devons examiner en détail ce qui s'est passé» tout en confirmant que les efforts de Francesc Baltasar ont permis de convoquer une réunion lundi prochain avec le Ministère de l'Environnement, la Generalitat et le Conselho Generau d'Aran.

Depuis les multiples incidents qui se sont produits avec ces ours importés de Slovénie tel que problèmes de chasses, nombreuses prédations, abandons d’estives et d’exploitations, problèmes avec les randonneurs et bergers, problèmes de chiens, accidents de la circulations, etc… et ne parlons pas du coût annuel de l’opération, est-il nécessaire de conduire une Xème réflexion pour en tirer les conséquences ? Ne faut-il pas se poser d’autres questions autrement plus importantes tel que les conséquences directes et indirectes de la présence de l’ours sur la biodiversité générale des Pyrénées y compris au regard des races d’élevage en voie de disparition ? Quelles conséquences sur le développement durable ? Et surtout, que veut-on pour les Pyrénées ? Quel développement ? Sans omettre de préciser qui doit décider pour l’avenir des Pyrénées et les populations qui y vivent ?

Auteur : Louis Dollo / Kairn.com du 24 octobre 2008

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Val d'Aran. Un chasseur attaqué par un ours : «Je me suis vu mort !»


Luis Turmo, paisible retraité de 72 ans, a toujours été passionné de chasse. Mais ce matin, il n'ira pas à l'isard, comme il l'avait prévu. Ce mercredi, sur le coup de treize heures, alors qu'il partageait le plaisir d'une battue au sanglier avec Tonio, Daniel, Juan et son fils Jose-Luis, l'ours l'a attaqué, griffé au bras gauche puis mordu au mollet. La peur de sa vie. « Nous étions partis vers huit heures, juste au-dessus du village, à 1 200 mètres d'altitude. Nous avons rencontré deux gardes-chasse, des Français qui cherchaient des champignons. Nous étions deux à faire la traque, c'est à dire à pousser le gibier et trois aux postes », raconte Tonio Cambronero. Soudain, deux coups de fusil retentissent dans la montagne aranaise. Dans son talkie-walkie, Juan Bares a entendu les cris du papy : « L'ours m'a attaqué. Aïe, aïe, aïe, mamma… ». Juan voit la bête, tire une fois en l'air puis se précipite au secours de son ami. Luis Turmo a le bras en sang, mal à la jambe.

Après avoir repris ses esprits, il raconte sa frayeur : « Je l'ai vu passer à quatre mètres environ. Je n'ai pas bougé. Puis, soudain, il s'est arrêté, m'a regardé, est venu vers moi. Après avoir contourné une souche morte, il s'est dressé face à moi. J'ai crié pour l'effrayer...».Raccompagné à sa voiture puis transporté à l'hôpital de Vielha, Luis Turmo s'en tire avec quinze points de suture : sept au bras que l'on dû plâtrer, huit au mollet. » Juan Bares a son idée sur cette rencontre imprévue :« Il devait être à l'abri sous un rocher où l'on a trouvé des gâteaux de miel. L'herbe y était encore chaude. Ensuite, je crois que ce sont les chiens qui l'ont dérangé et fait lever. D'ailleurs, on en a perdu un. »

D'après les indications recueillies par les chasseurs, il s'agit probablement de la femelle Hvala, lourde d'un quintal environ, qui portait un collier émetteur autour du cou. Si elle revient rôder sur les hauteurs de Les, elle ne sera sûrement pas la bienvenue. « Jusqu'ici, tout le monde a respecté l'ours, même tous ceux qui sont contre sa réintroduction. Mais après ce qui s'est passé, dit Tonio, si on le croise, on sera tentés de « lui mettre un pet». Ces ours n'ont rien à faire ici. L'hiver dernier, il avait croisé un jeune homme lors d'une battue au-dessus de Bosost mais l'animal s'était écarté. Le garçon, pris de peur, avait effectué une chute de trois mètres. Et les ouvriers du chantier d'adduction d'eau, juste au-dessus du village ont déjà vu de près, deux ours, deux petits. Cette fois, il a agressé Luis Turmo. Donc, il n'a pas peur de l'homme. Et que se serait-il passé si au lieu du bras, il avait griffé à la gorge ? ». Comme Tonio, comme Juan, dans le Val d'Aran, ils sont nombreux à vouloir chasser l'ours… de leurs terres.

Surtout depuis hier. Car ils ont failli perdre leur ami Luis.
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«Il s'est dressé et s'est jeté sur moi»
Luis Turmo est assis dans sa salle à manger. Il a des bandages aux bras et à une jambe. 72 ans, des années de battues, des dizaines de sangliers à son palmarès, Luis chasse en Val d'Aran depuis 50 ans. Il a beau être solide il confie : « J'ai eu peur. Je me suis vu mort. Tout a été si vite. Il était, environ 12 h 30. J'étais à l'un des trois postes. J'ai vu arriver l'animal vers moi. Il était à quatre mètres environ. Il y avait juste un tronc d'arbre, un tronc de hêtre entre lui et moi. Je lui ai crié « hou » pour qu'il sorte de la zone de tir. Il s'est retourné, s'est dressé et s'est jeté sur moi.»

Instinctivement, Luis Turmo s'est protégé le visage. L'animal a lacéré son bras gauche. Le chasseur poursuit : « Il aurait pu me prendre à la gorge. Je suis tombé au sol. Quand j'ai senti l'ours me mordre le mollet j'ai cru que j'allais mourir. Heureusement dans la chute j'ai tiré deux coups de feu en l'air. Je pense qu'il a eu peur. Il s'est enfui. » Ses quatre compagnons de battue l'ont aidé à rejoindre le chemin forestier où était garée la voiture. « C'est en retirant la veste et les bottes qu'on a pu juger de la gravité des blessures » indiquent ses compagnons. Les pompiers de Les ont transporté Luis à l'hôpital de Vielha.

Il est 18 h 30. Luis vient de manger un peu. Le téléphone ne cesse de sonner, les enfants, les amis qui s'inquiètent. Rosita, sa femme essaie de garder son calme. Elle nous glisse : « C'est un bon mari. Mais cette chasse ! J'avais un pressentiment. » Luis, lui, entend bien reprendre le chemin de la montagne. « Et dire que je devais prendre le permis pour l'isard ce vendredi. Ce sera pour l'année prochaine. Quant à la chasse au sanglier, je compte bien y retourner dans quelques semaines. Et là, si je tombe sur l'ours, je le tue ».
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Réactions
Emilio Medan: «On demande le retrait de l'ours»
Maire de Les, Emilio Medan ne cache pas sa colère : « Le village est majoritairement contre l'ours. Nous avons organisé un référendum en 1993. 75 % des habitants ont dit non à sa présence. Maintenant on demande le retrait de l'ours. M. Boya président du conseil général du Val d'Aran va réclamer la capture des animaux et leur retrait. Lundi nous allons réunir le conseil en séance plénière et mardi en séance publique pour évoquer le problème. Aujourd'hui, les chasseurs qui étaient à la battue ont vu des Français qui se promenaient et cherchaient des champignons. Des ours nous en voyons régulièrement ici. L'animal n'a pas peur de l'homme. L'ours, je l'ai vu, voici quelques mois, un jour où je me promenais au-dessus de Les avec mon fils ».

Magali Boniface (ASPAP) : « Nous savions que Sarousse et Hvala, ainsi que ses deux oursons se trouvaient dans le secteur de Les. Il s'agit de deux ourses slovènes réintroduites. Cet incident montre bien que nous avons raison de refuser la présence de l'ours : si l'État veut faire des Pyrénées une réserve, alors les incidents de ce genre vont se multiplier. Déjà au printemps on a vu un ours entrer en collision avec un véhicule sur l'autoroute, en septembre, c'est un chasseur qui a blessé un ours, là c'est un ours qui blesse un chasseur… Si l'on maintient l'ours dans les Pyrénées avec la présence humaine forte qu'on y trouve et le pastoralisme, alors, il y aura forcément d'autres problèmes. »
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« L'ours a peur de l'homme »
Le directeur de l'association Pays de l'ours-Adet, Alain Reynes, est formel : « L'ours brun européen a peur de l'homme. Il le fuit. Il peut lui arriver d'être curieux quelques instants, ne pas s'échapper de suite, mais il ne s'approche pas ».

Et s'il se met debout ? « S'il se met sur ses deux pattes, ce n'est pas de l'agression. L'ours voit mal, c'est donc une façon de mieux percevoir les odeurs ».

Le risque possible, c'est « la femelle, comme dans n'importe quelle espèce, qui va vouloir défendre ses petits. Il faut éviter de se retrouver entre une ourse et ses oursons, mais c'est un cas très théorique. Il faut aussi toujours ménager une possibilité de fuite à l'ours, par exemple ne pas le coincer dans un cul-de-sac. C'était arrivé à un technicien espagnol, qui avait été légèrement touché au passage de l'ours. »

Face à un ours, que faire ? « L'attitude à avoir, c'est surtout de rester calme, éviter de lui faire peur. À l'inverse, il ne faut pas essayer de s'en approcher pour le prendre en photo, comme ce témoignage qu'on nous a rapporté cette année. Ce n'est pas une bonne idée… Pas la peine non plus de courir pendant deux heures pour lui échapper, l'ours ne poursuit pas l'homme ».

Au rayon des bons conseils, Alain Reynes explique qu'on « peut par contre, se faire identifier, tout simplement en parlant. L'ours quittera ainsi le secteur. Autrefois, dans les Pyrénées, on disait aux enfants qui partaient se promener en forêt qu'il fallait lui parler, et être très poli avec lui ».

Enfin, il y a « le cas particulier du chasseur qui traque un animal sauvage, souvent avec des chiens. Et si les chiens pistent l'ourson, la mère peut le charger et venir vers le maître. Il faudrait alors que le chasseur tire en l'air. Rappelons qu'il n'y a pas eu d'homme tué par un ours dans les Pyrénées depuis 1850. Il faut rester très serein».

Auteur : Olivier Auradou
Source : La Dépêche du Midi du 24 octobre 2008

Commentaire : De qui se moque Monsieur Reynes ?

Monsieur Reynes nous sort encore les grandes théories livresque développées par les propagandistes des sectes du sauvage qui veut à tout prix faire croire que l'ours est un gentil fauve avec les humains.
Idiotie ? Stupidité ou incompétence ?
Jugez-en !

Dans le cas précis de ce chasseur nous pouvons que tous les témoignages concordent :
1/ il s'est identifié
2/ il n'a pas tiré sur l'ours en prévention
3/ l'ours lui est sauté dessus.

Partant de là, les explications infantiles de Reynes relève de l'histoire du petit chaperon rouge. Il ne faut pas confondre la vie réelle et les comtes de fées pour gosses. Il est facile d'aller prodiguer des conseils aux autres quand on a soi-même jamais été confronté à la situation.

La preuve est faite depuis longtemps que l'ours peut ne pas avoir peur de l'homme. Franska l'a prouvé en venant dans les poubelles d'un restaurant, un autre se fait poursuivre par le berger qui le caillasse comme au temps de cromagnon, cemui-ci qui saute sur un homme sans parler de tous les cas existant en Europe dont la presse se fait écho (et sans doute pas de tous)

Il n'y a pas de cas connu d'homme tué par un ours depuis 1850. Et pour cause ! A cette époque, on n'attendait pas d'être mort pour discuter. On tuait et on discutait après.
Il suffit de voir ce qui se passe dans d'autres pays. Soit la zone se dépeuple car les activités humaines n'y sont plus possibles, soit on se fait manger comme en Roumanie. Mais une chose est certaine, les agressions contre l'homme sont monnaie courante en Europe. Il suffit de lire la presse des divers pays pour en être convaincu : en Russie, en Grèce des personnes âgées dans un village, en Roumanie plusieurs accidents dont un mort en pleine ville, en Slovaquie une réglementation draconienne pour les randonneurs, quant à la Slovénie….

C'est le Ministère slovène de l'environnement lui même qui indique les recrudescences d'attaques sur les humains au cours des dernières années, et fait appel à d'autres pays pour accueillir ces ours à problème qui l'embarrassent. Voir, la traduction du document slovène, original en anglais, " The brown bear conservation and management in Slovenia (Long version) " dans le Bilan à mi-parcours de l'ADDIP à propos du plan-ours, page 31 : " " Les cas de dommages causés par les ours, et le nombre de conflits avec les humains augmentent. La perception de l'espèce est donc en train de devenir négative. Ces dernières cinq années, plusieurs incidents sérieux ont été enregistrés concernant des attaques d'ours sur des personnes, suivies de graves blessures "

Compte tenu de sa position et de son implication dans le système depuis de nombreuses années, Alain Reynes ne peut pas ignorer un tel document d'origine slovène. Il ne peut donc qu'être de mauvaise foi et par ce comportement contribue à entretenir un grand mensonge depuis les années 80.

Mais ce n'est qu'un mensonge parmi beaucoup d'autres….


Alors, comme je l'ai déjà écrit, faut-il attendre qu'il y ait des enfants morts ou blessés ? Combien de morts ? Pour qu'au moins le principe de précaution soit assuré.

Et s'il y a mort d'homme, de femme ou d'enfant, Monsieur Reynes sera-t-il responsable ?

Louis Dollo, le 24 octobre 2008

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Un cazador sufre el ataque de un oso en un bosque cercano a Les


Lluís Turmó Cortina, vecino de Les de 72 años, tuvo que ser ingresado ayer en el Hospital de Vielha tras sufrir el ataque de un oso cerca de Les. Los hechos ocurrieron durante la mañana de ayer cuando un grupo de cinco cazadores, entre los que se encontraba el hijo de la víctima, José Luis, salió hacer una batida del jabalí en la zona conocida como Portet, una lugar frondoso, ubicada en la parte alta del municipio.

El cazador se mantenía a la espera en una posición alta del bosque cuando se percató de la presencia del plantígrado. Según explica el hijo de la víctima, su padre se mantuvo inmóvil esperando pasar inadvertido para el animal, éste detuvo su ruta y pareció oler al cazador. Ante la reacción del oso, Lluís Turmó decidió asustarlo con un grito, sin embargo, provocó la reacción contraria a la esperada y el animal se abalanzó contra él rasgándole en un brazo y mordiéndole en una pierna.

El cazador, que en el momento de la agresión iba armado, disparó el arma de forma accidental con la caída lo que provocó la huida del animal. Según explica José Luis Turmó, tras oír los disparos en ningún momento pensaron que se trataba del ataque de un oso, pues antes de entrar en el bosque vieron guardas forestales por la zona.
La Conselleria de Medi Ambient confirmó en la noche de ayer la identidad del oso agresor. Se trata de la hembra Hvala, uno de los últimos ejemplares introducidos en Francia en el año 2006. El animal está equipado con un collar identificativo, que viene equipado con un chip, lo que permite a la guardería francesa la localización de los plantígrados vía satélite. Sin embargo, según fuentes de la guardería aranesa, no recibieron ningún aviso de la presencia del animal. De la misma manera, los cazadores tampoco fueron avisados.

“¿Qué hubiera pasado si en lugar de un cazador provisto con un arma hubiera sido un boletaire o un senderista? Deben localizar el ejemplar y devolverlo a Eslovenia. Otra opción es dejarlo en los Campos Elisios de París”. Así de tajante se mostraba ayer el ex Síndic d’Aran, Carlos Barrera, conocido por su oposición a la reintroducción de los osos, tras ir al hospital a visitar al accidentado.

Barrera recordó a las administraciones que bajo ninguna justificación la reintroducción de los plantígrados por parte de Francia debe comportar ninguna modificación de los usos y tradiciones del pueblo aranés, siendo la caza uno de ellos. Barrera anunció que a nivel del Conselh Generau, el grupo de Convergència Democràtica Aranesa solicitará la captura y el retorno del plantígrado al lugar de origen, puesto que al disponer de chip es fácilmente localizable.

El cazador herido tuvo que ser intervenido con siete puntos de sutura en el brazo y otros siete puntos en la pierna. Fue dado de alta a primera hora de la tarde y salió por su propio pie del centro hospitalario. El hombre, aún aturdido por lo sucedido, no quiso hacer declaraciones a los medios allí presentes.

Por su parte, tras conocer el ataque, el Síndic d’Aran, Francesc Boya, pidió la retirada de los siete osos reintroducidos que se calcula que actualmente hay en la Val de Aran. Boya aseguróque este accidente supone un “punto de inflexión” porque hasta ahora los ataques se habían producido a “ovejas y ganado”, pero ahora ya se ha producido un ataque a una persona.

Por eso, exigió que los osos sean capturados y trasladados a un lugar en el que no comporten peligro “para las personas”, a pesar de que eso signifique encerrarlos. También contempló la posibilidad de retornarlos a Eslovenia, de donde provienen estos animales.

Boya habló ayer por la tarde con el conseller de Medi Ambient, Francesc Baltasar, para pedir una reunión conjunta entre la Consellería, el Ministerio de Medio Ambiente y el Conselh General d’Aran que servirá precisamente para pedir la retirada de los osos.
La osa ‘Hvala’, en el punto de mira

En este sentido, exige como medida prioritaria la captura de la osa Hvala, identificada como autora del ataque, para sacarla de “nuestro territorio”. También pide la creación de un equipo de seguimiento para saber dónde se encuentran los siete osos que hay actualmente en el territorio de la Vall d’Aran. El pleno del Conselh Generau d’Aran de este próximo martes votará una moción donde habrá todas estas peticiones para hacerlas llegar después a la Generalitat y el Estado.

Boya explicó que también ha hablado con el presidente de la Generalitat, José Montilla, para expresarle su voluntad de retirar los osos. Según Boya, el presidente también está de acuerdo. Aun así, el Síndic recordó que el programa de reintroducción de los osos es un proyecto del Gobierno francés que fue hecho con “poca complicidad” a ambos lados de los Pirineos.

Autor : La Manyana de 24/10/2008

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L’ours qui a vu le chasseur qui a vu l’ours - AVES-France


Et voilà, "ce matin un ours a blessé un chasseur..." au Val d’Aran (à fredonner sur l’air de la fameuse chanson de Chantal Goya...). Branle-bas de combat chez les anti-ours, la Dépêche du Midi en tête, qui croient saisir l’occasion de prouver que la cohabitation est impossible entre l’ours et l’homme.

Bon, reprenons depuis le début. D’abord cet article est à lire avec précautions, c’est la Dépêche quoi ! Quels sont les faits qu’il faut retenir ? Un ou une ourse, dérangé(e) par un chasseur lors d’une battue aux sangliers, a décidé de montrer sa réprobation envers l’importun (enfin si cet incident a vraiment eu lieu).

Forcément, qui dit battue au sanglier dit chiens. Imaginez la panique de l’ours qui voit son territoire envahi par une meute hurlante et des hommes armés.

Le plantigrade a fait preuve de bon sens, passé le premier instant de surprise, à savoir se retrouver nez à nez avec un bipède armé.

Les nouvelles circulent vite en montagne. Instruit des précédents accidents, l’ours s’est dit "pourvu que ce type ne me prenne pas pour un sanglier, prenons les devants !".

L’ours, qui s’est senti menacé sur son territoire, s’est défendu. Magnanime, la bête a ensuite filé... Le chasseur s’en tire bien, l’ours aussi.

Par ailleurs, remarquons une fois de plus que l’ours ne s’est pas retrouvé face à un cueilleur de champignons ou un randonneur. Non, un chasseur !

Ce chasseur est rentré chez lui égratigné certes, mais bien vivant ; on est bien loin de l’image de l’ours sanguinaire dévorant les malheureux promeneurs... D’ailleurs, aucun homme n’a été tué par un ours dans les Pyrénées depuis plus d’un siècle.

Pour le sensationnel, les anti-ours repasseront... mais c’est vrai que c’est plus glamour de se vanter d’avoir été attaqué par un ours que par une vache... cas pourtant beaucoup plus fréquent qu’on le pense !

Si nous admettons, toujours d’après cet article, que c’est l’ourse Hvala qui s’est défendue contre le chasseur (tout n’est qu’hypothèse avec ce type de médias...), n’oublions pas qu’elle est accompagnée de deux oursons. Quoi de plus normal qu’un animal sauvage défendant son territoire et sa progéniture ? Il n’y a que les médias hystériques et les anti-tout remplis de haine pour s’émouvoir d’un fait somme toute banal.

Dernière chose, toujours selon la Dépêche, inestimable source d’information, je cite : "Magali Boniface (ASPAP) : « Nous savions que Sarousse et Hvala, ainsi que ses deux oursons se trouvaient dans le secteur de Les."
Tiens donc, ils savaient ! Pourquoi autoriser une battue aux sangliers dans le secteur alors ?

« Jusqu’ici, tout le monde a respecté l’ours, même tous ceux qui sont contre sa réintroduction. Mais après ce qui s’est passé, dit Tonio, si on le croise, on sera tentés de « lui mettre un pet ». Ces ours n’ont rien à faire ici. »

Nous nous posons donc la question : qui du chasseur ou de l’ours était à sa place le jour de l’incident ? Pourquoi un ours qui blesse un chasseur est-il considéré comme dangereux alors qu’un chasseur qui blesse ou tue un ours s’en sort toujours avec les honneurs ?

Cet incident illustre bien les dangers à autoriser les battues dans les zones à ours. On le dit et on le répète sur tous les tons, nous voulons des réserves intégrales pour l’ours en France.

Sylvie CARDONA
Co-Fondatrice d’AVES FRANCE
Chargée de mission
Adresse de contact : Bureau local AVES FRANCE - Nièvre
A l’attention de Sylvie Cardona
16 Montbernard 58390 Dornes
sylvie.cardona@aves.asso.fr
Tél. : 06.28.08.23.46

Source : AVES-France du vendredi 24 octobre 2008

Commentaire


AVES-France nous crédite une nouvelle fois d'un texte tout à fait remarquable de stupidité.

Cette association qui n'a strictement aucune activité dans les Pyrénées et doit se réduire à quelques personnes domiciliée bien loin des Pyrénées en vient à mettre en doute les propos rapportés par la Dépêche du Midi y compris l'attaque d'un chasseur par un ours.

Par ailleurs elle semble s'imaginer que le Val d'Aran c'est la France et que les battues se passent comme en Sologne avec des meutes de chien comme à Chambord ou Cheverny. Il ne s'agissait en fait que de 4 chasseurs et quelques chiens dont un a disparu.

Il faut donc recadre l'affaire dans sa réalité ce qui n'est pas très facile, j'en conviens, lorsque est loin des Pyrénées et qu'on n'y a jamais mis les pieds.

Louis Dollo, le 24 octobre 2008

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Un chasseur blessé par un ours : la réaction de Ferus


Ce mercredi 22 octobre, un ours aurait attaqué un chasseur lors d’une battue au sanglier dans le Val d’Aran (Espagne). Nous attendons de plus amples informations.

Dans un premier temps, Ferus s’estime heureux que le chasseur n’ait pas été grièvement blessé et qu’il ait eu le bon réflexe de tirer en l’air pour éloigner l’ours.

Par ailleurs, nous pouvons d’ores et déjà signaler que l’ours, comme la très grande majorité des espèces animales sauvages, peut blesser un humain, notamment lorsqu’il est traqué. Des chasseurs blessés par des cerfs, des sangliers et même des chevreuils, il y en a pas mal chaque année ! En règle générale l’animal fait tout pour s’enfuir, d’ailleurs même l’ours malgré sa force ne s’en est pas réellement pris au chasseur, il l’a légèrement blessé et s’est enfui.

La chasse en battue est très perturbatrice pour l’ours ; les chiens des chasseurs peuvent déranger et être agressifs vis-à-vis des ours, notamment des oursons, ce qui entraîne une réaction de défense de la part des ours. Le chasseur attaqué il y a 2 jours le dit d’ailleurs lui-même : « je crois que ce sont les chiens qui l’ont dérangé et fait lever » (Source : La Dépêche du Midi du 24 10 08). Après la mort de Cannelle et l’ours Balou blessé, des zones de tranquillité sans battue sont décidément nécessaires.

C’est déjà arrivé par le passé avec les « anciens ours pyrénéens »

L’ours, même s’il peut vivre tranquillement près des villages, reste un animal craintif qui évite le contact avec l’homme. Il serait abusif d’utiliser cette attaque défensive pour agiter le spectre de la peur de l’ours. Ce n’est pas aussi une raison pour annoncer qu’on le tuera à la première occasion, ni qu’il faut enlever les ours de la montagne. Ou alors interdisons immédiatement le ski, l’alpinisme et la chasse qui tuent et blessent tellement de gens.

Non, l’ours fait partie de la nature, qui est belle mais n’est pas un jardin public, c’est pour cela que nous l’aimons.

L’ours a définitivement sa place dans les Pyrénées.
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Rappelons que dans les Pyrénées, l’ours n’a jamais agressé sans raison un homme !

Ce qui ne signifie pas que l’ours ne puisse pas devenir menaçant dans des circonstances très particulières : une ourse défendant ses oursons, un ours acculé ou surpris à courte distance par exemple. Mais c’est également le cas de nombreuses autres espèces domestiques ou sauvages (chiens, taureaux, cerfs, sangliers…).

Notons que le 18 août dernier, un enfant de 10 ans a été grièvement blessé à la cuisse droite par une vache sur le plateau de Beille en Ariège et a du être transporté à l’hôpital par hélicoptère (source La Dépêche du Midi 19 août 08). Idem le 27 juillet à l’étang de Quérigut où un enfant de 3 ans a été piétiné par une vache qui a préalablement chargé la maman (source La Dépêche du Midi 28 juillet 08).

L’ours a généralement peur de l’homme et cherchera à vous éviter. En cas de rencontre, quelques recommandations :

  • ne cherchez pas à vous approcher de l’ours,
  • manifestez-vous calmement (bougez, parlez) pour l’aider à vous identifier,
  • éloignez-vous progressivement sans courir.

Source : Communiqué de Ferus, 24 octobre 2008

Commentaire


FERUS semble faire une découverte en nous indiquant que " l'ours, comme la très grande majorité des espèces animales sauvages, peut blesser un humain, notamment lorsqu'il est traqué. " Voilà un grand progrès dans l'évolution des esprits.
Son problème est dans la notion de traque et de battue. Ici, il y avait 4 chasseurs pour une battue avec quelques chiens et non une meute. En définitive, il y avait 4 hommes qui auraient pu être 4 randonneurs avec leurs chiens d'autant qu'en Espagne les chiens sont acceptés dans les Parcs Nationaux.

Mais le plus extraordinaire est de faire le parallèle catastrophique avec des animaux d'élevage. Oui, il y a bien eu des accidents de ce type mais pourquoi ? Il est assez courant de voir des parents vouloir faire caresser les animaux par leurs enfants et même mettre l'enfant sur le dos d'une vache. Est-ce la même chose avec un ours ?

Faire des amalgames est assez courant avec FERUS / ARTUS qui n'a fait, depuis 20 ans que raconter des mensonges sur l'ours et continue de prendre cet animal aujourd'hui reconnu comme sauvage, pour une peluche à laquelle on parle avec douceur pour ne pas se faire attaquer.

Ignorance ? Naïveté ? Ou stupidité ?
Peut-être manipulation idéologique ?

Louis Dollo, le 24 octobre 2008

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Un ours blesse un chasseur dans les Pyrénées espagnoles : quelles leçons en tirer ?


Comme à chaque accident homme – ours dans les Pyrénées depuis plus de dix ans, cela s’est produit avec un chasseur, lors d’une battue aux sangliers.

Jeudi 23 octobre, un ours a blessé un chasseur lors d’une battue au sanglier en Val d’Aran.

Comme à chaque accident homme – ours dans les Pyrénées depuis plus de dix ans, cela s’est produit avec un chasseur, lors d’une battue aux sangliers.
Tous les chasseurs le savent, ce mode de chasse est accidentogène, pour la faune (y compris protégée), comme pour l’homme. Des chasseurs sont très régulièrement blessés, ou même tués, par des sangliers, des cerfs, voire même des chevreuils.

Ce jeudi 23 octobre, rien ne devait se passer, si ce n’est une rencontre homme-ours dans les Pyrénées, lors de laquelle chacun a pris soin de fuir l’autre. Une rencontre certes impressionnante, mais sans problème si ce n’est une belle peur.

Le témoignage du chasseur est formel : l’ours était passé, l’avait dépassé sans se soucier de lui, quand le chasseur a cru devoir l’effrayer pour qu’il parte plus vite … L’ours a interprété cette attitude comme une agression ; il s’est défendu, fort heureusement en ne blessant qu’assez légèrement l’imprudent.

Il est donc clair que l’ours n’a pas spontanément attaqué l’homme.

Il est important de rappeler ici les consignes en cas de rencontre avec tout grand mammifère :

Ne pas avoir de comportement agressif, ne pas chercher à approcher l’animal
Se signaler à l’animal, en l’interpelant calmement s’il n’a pas détecté votre présence
Quitter calmement le secteur en ménageant à l’animal une possibilité de fuite.

L’ours brun reste un animal craintif, fuyant l’homme, ne présentant donc pas plus de danger que tout grand mammifère sauvage (sanglier, cerf …) ou domestique (taureau, vache, cheval).

En cas de rencontre à courte distance, un comportement calme et respectueux permet d’en rester à une peur ... réciproque.

Source : Communiqué de l'ADET-Pays de l'ours du 24 octobre 2008

Commentaire


Ce qui est remarquable dans ce communiqué c'est que l'ADET nous décrit exactement ce qui se serait passé avec un randonneur. Le fait qu'il s'agisse d'un chasseur ou d'un joueur de pétanque n'a rien à voir d'autant que l'accident s'est produit à 2mn de la voiture.

L'ADET nous confirme donc qu'il y a danger pour tous les promeneurs et randonneurs dans les Pyrénées.

Merci de le reconnaître enfin.
Il serait mieux d'en tirer les conséquences.

Louis Dollo, le 24 octobre 2008

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Los ecologistas creen que Hvala atacó porque se sintió "acorralada"


La organización ecologista Depana defendió ayer que la conservación de osos en libertad y la caza de otras especies son actividades totalmente compatibles como desde hace años ha quedado demostrado en la sierra cantábrica. Depana lamentó el insólito incidente --a través de un comunicado le deseó al cazador una pronta recuperación--, pero consideró que el detonante fue, precisamente, el modo en que se organizan las batidas en busca de jabalís, muy estridentes, con gritos, perros y disparos. Por eso, los ecologistas sospechan que la osa Hvala se sintió "asustada y acorralada".

Source : El Periodico de 25/10/2008

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DEPANA vol que els óssos continuïn al Pirineu (en catalan)
DEPANA veut que les ours vivent dans les Pyrénées


La batuda de porcs senglars és la causa de l'accident entre l'home i l'ós a la Val d'Aran
La battue aux sangliers est la cause de l'accident entre l'homme et l'ours dans le Val d'Aran

L'entitat ecologista DEPANA, en primer lloc, vol lamentar les ferides que es va fer el caçador amb la topada amb l’ós a la Val d’Aran i li desitja una ràpida recuperació. Tot i aquest lleu accident, DEPANA afirma que la conservació de l’ós i la caça ben gestionada són perfectament compatibles, tal com ho demostra la llarga experiència a la Serralada Cantàbrica i la resta del territori europeu on hi ha óssos. Així mateix, DEPANA pot afirmar que ha estat la pròpia batuda de senglars la causant de l'accident.

Segons l'experiència dels responsables del seguiment de l'ós bru de DEPANA així com els tècnics d'altres organitzacions com la Fundación Oso Pardo, el comportament de l'ossa Hvala respon al d'un animal que se sent espantat i acorralat i que intenta fugir. En una batuda, els crits de persones, trets i gossos són la tònica habitual. Per això, no es pot afirmar que l'ossa hagi agredit deliberadament a una persona, en tot cas ha reaccionat a l'estridència de la batuda.

Experiència de convivència positiva

Durant els 12 anys que han estat els óssos al Pirineu Central, en concret Val d’Aran, no hi ha hagut cap atac a una persona. Al Pirineu Occidental (Aragó-Navarra), on l’ós no ha desaparegut mai, no s’ha registrat cap atac a cap persona. D'altra banda, a la Serralada Cantàbrica hi ha una població de 150 óssos que conviu perfectament amb l’home. La Fundación Oso Pardo, màxim coneixedor de l’espècie, diu que els óssos no ataquen mai a les persones de forma deliberada.

Cacera d'óssos

Malauradament, hem de recordar que durant aquests darrers anys, 2 femelles d’ós han estat abatudes per caçadors, deixant 4 cadells orfes, i no hi ha hagut cap conseqüència pels infractors.

Amb aquests arguments i després de sentir les declaracions en les que s'exigeix la retirada dels óssos del Pirineu, DEPANA demana prudència i sentit comú al Síndic d’Aran en les seves declaracions i actuacions. Així mateix, recorda a tots els responsables polítics que l'ós bru és una espècie en perill d'extinció que ha estat declarada de protecció prioritària per la Unió Europea i que tots els governs europeus tenen el deure de vetllar per la seva conservació així com la protecció dels seus hàbitats.

Source : DEPANA de 24/10/2008

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Ataque en el bosque de Lès : La Generalitat colaborará en la captura de la osa que atacó a un cazador


Agentes rurales del Vall d'Aran han realizado batidas durante todo el día y reanudarán mañana la búsqueda con un helicóptero

   

El Departament de Medi Ambient de la Generalitat ha confirmado hoy que mañana colaborará con el Conselh Generau d'Aran en la captura de la osa Hvala, que ayer atacó a un cazador en un bosque de Les, causándole heridas en un brazo y una pierna. El cazador, Lluís Turmo, de 72 años, recibió varios puntos de sutura.

Fuentes de la conselleria han explicado que se trabajará de forma coordinada con el gobierno del Vall d'Aran en la captura de la osa con el único objetivo de comprobar su estado de salud. El Gobierno catalán no ha avanzado qué se hará después con el animal.

Los técnicos de Medi Ambient temen que la osa pueda estar herida y que esa sea la causa de que atacara al cazador, ya que en los 12 años que lleva funcionando el programa de reintroducción de osos en el Pirineo catalán nunca se había producido un ataque.

Búsqueda de dos cachorros
Además, la Generalitat quiere ver también si cerca de Hvala, que es una osa eslovena de seis años de edad y unos 100 kilos de peso reintroducida en el 2006, se encuentran sus dos cachorros, Polem y Bambou.

"Colaboraremos en su búsqueda y cuando la encontremos la dormiremos, pero no sabemos aún qué haremos con ella", han explicado las mismas fuentes.

Reunión el próximo lunes
El futuro de la osa se tiene que decidir el próximo lunes en una reunión que mantendrán representantes de la Generalitat y del Ministerio de Medio Ambiente con el Síndic de'Aran, Francesc Boya, a petición de este último. Boya reclamó ayer en el Parlament de Catalunya que se retiren todos los ejemplares de osos de Val d'Aran para evitar nuevos ataques.

Los agentes rurales del Departament de Medi Ambient del Conselh Generau d'Aran han estado realizando durante todo el día de hoy las labores de búsqueda de la osa, que se reanudarán mañana con la ayuda de un helicóptero.

Según las previsiones de este departamento, se prevé que puedan participar en la captura una quincena de personas, entre agentes rurales del Aran, de la Generalitat y del gobierno francés.

Source : El Periodico de 24/10/2008

Attaque dans le bois de Les : La généralité de catalogne collaborera à la capture de l'ourse qui a attaqué un chasseur.


Toute la journée les agents ruraux du Val d'Aran ont participé à des battues qui reprendront demain avec l'appui d'un hélicoptère

Le département de l'Environnement de la Généralité a confirmé qu'il collaborerait demain avec le Conseil Général d'Aran à la capture de l'ourse Hvala qui a attaqué hier un chasseur dans le bois de Les, le blessant à un bras et à une jambe. Le chasseur, Luis Turno, 72 ans, a eu plusieurs points de suture. Des sources du Conseil catalan à l'Environnement ont expliqué que le Conseil travaillerait à cette capture en coordination avec le gouvernement du Val d'Aran, dans le seul but de connaître l'état sanitaire de l'ourse.
Le gouvernement catalan n'a pas indiqué ce qu'il ferait ensuite de l'animal. Les techniciens de l'Environnement craignent que l'ourse ne soit blessée, ce qui expliquerait l'attaque, alors que le programme de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées catalanes est en marche depuis 12 ans et qu'aucune attaque n'avait jamais eu lieu.

On recherche deux oursons
En outre, la Généralité voudrait voir si deux oursons, Pollen et Bambou, ne se trouveraient pas à côté de Hvala, une ourse slovène âgée de 6 ans, qui pèse environ 100 kilos, et a été réintroduite en 2006. Les mêmes sources ont expliqué : " Nous collaborerons à sa recherche, et quand nous la trouverons nous l'endormirons, mais nous ignorons ce que nous en ferons ensuite ".

Réunion prévue lundi prochain
L'avenir de l'ours se décidera lundi prochain, lors d'une réunion qui regroupera des représentants de la Généralité, du Ministère espagnol de l'Environnement, et le Syndic d'Aran, Francesc Boya, à la demande de ce dernier.
Boya a demandé hier au parlement catalan que tous les ours soient retirés du Val d'Aran pour éviter de nouvelles attaques. Toute la journée, les agents ruraux du Département de l'Environnement du Conseil Général d'Aran ont travaillé à chercher l'ourse, les recherches reprendront demain avec l'appui d'un hélicoptère.
D'après ce que prévoit ce Département, une quinzaine de personnes pourraient participer aux recherches, agents ruraux de l'Aran, de la Généralité, et techniciens du gouvernement français.


Commentaires à l'article - 127 commentaires

/Comme en France, les partisans des réintroductions interviennent avec le même argumentaire, ces deux exemples recoupent toutes les interventions:

" Pourquoi ne font-ils pas une battue contre les chasseurs et ne laissent-ils pas en paix cette pauvre bête qui n'a fait que se défendre, chez elle, d'une agression avec arme à feu ? "

" Ceux qu'on devait sortir du bois, ce sont les chasseurs et tous ceux qui font du mal à la faune. Qu'ils laissent tranquilles l'ourse et toutes les bestioles. Elles, elles ne sont pas remontées contre nous. Dehors les chasseurs ! Qu'est-ce que tu ressens à tuer des animaux sans défense ? "

Et, pour les autres :

" Mon message s'adresse à une grande partie d'entre vous, parce que, pour ce que j'ai lu, aucun de vous n'a le cran de dire qu'il n'habite pas le Val d'Aran. Alors c'est facile de dire une telle quantité d'ânerie sans connaître le territoire ni les façons de vivre des gens sur ce territoire.
Tenez compte de ce que nous sommes, et un peu moins du Canada, de Barcelone, et de trucs qui épatent, c'est tout ce que vous savez écrire. Le seul ours que vous ayez vu, ça a été le matin, au saut du lit, dans votre miroir, avant de courir attraper le métro ".

" Moi, je demanderai au gouvernement français qu'ils lâchent des ours au Tibidabo, et des loups au Parc Güell, parce qu'au Moyen-Age il y en avait " / Tibidabo : parc d'attraction et point le plus élevé de Barcelone, très belle vue sur la ville et le port. Parc Güell : réalisé par Gaudí, le plus célèbre des parcs de Barcelone est aujourd'hui inscrit par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité/

" Flanquer l'ours sur les ramblas de Barcelone, c'est là qu'il y a la jungle, et laisser les gens du pays tranquilles. J'aimerai voir la photo d'un " pixapin " /sobriquet donné aux Barcelonais/ dans la bouche d'un petit ours "

" J'ai honte en lisant certaines opinions de lecteurs. Et si on lâchait un ours chez vous, en plein Barcelone, quelle opinion auriez-vous de votre gouvernement chéri ? C'est ce qui s'est passé au Val d'Aran. Nous ne sommes pas contre l'ours. Ce qui nous semble mal, c'est que tu ne puisses pas te promener dans le bois à la recherche de champignons par peur d'être attaqué. Vous, quand vous vous promenez sur le Maremagnum, à la Ciutadella etc. si vous vous trouviez nez à nez avec un ours on verrait si vous écririez les commentaires sur l'espèce en extinction, les chasseurs ivres etc. "

" Qu'ils capturent l'ours, qu'ils se le reprennent en France, et qu'ils se le mettent où ils veulent. Il ne faut pas oublier que l'ours vivait tranquillement en Slovénie, que les Français l'ont capturé, et l'ont ensuite abandonné dans les Pyrénées pour qu'il morde les Catalans. Chasseur mordu : attaque la France en justice pour voir ce qu'ils disent "

TRADUCTION : B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP

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Francia recuerda que los osos están protegidos


El Gobierno francés se mantiene en un prudente segundo plano en el caso del ataque sufrido por un cazador español por parte de la osa Hvala - liberada en la parte francesa de los Pirineos en el 2006-, bajo el argumento de que son las autoridades españolas las competentes para actuar en su territorio. Un portavoz de la secretaría de Estado de la Ecología aseguró que Francia no ha pedido "ninguna garantía particular" a España sobre la vida de la osa, aunque recordó que los osos gozan de "la misma protección legal a un lado y otro de los Pirineos". Técnicos franceses, agregó, están ultimando un acuerdo de cooperación con las autoridades de Val d´Aran. La política de reintroducción del oso en el Pirineo cuenta con el apoyo de la primera dama francesa, Carla Bruni, que además es madrina de Hvala....

Source : La Vanguardia de 25/10/2008

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Operación ´Hvala´


La operación Hvala - nombre de la osa que atacó el jueves a un cazador en Les- se ha puesto en marcha. Aunque lo ha hecho por cuatro caminos distintos. Mientras el Conselh Generau d´Aran montaba ayer las primeras batidas para localizar al animal, los cazadores consideraban la posibilidad de organizar hoy una salida para expulsar a la osa del territorio, siempre y cuando esa acción no entorpeciese el trabajo de los técnicos. Grupos conservacionistas amenazaban, por su parte, con denuncias si se causan daños al animal y la Conselleria de Medi Ambient hacía un llamamiento a la calma. Las posturas entre partidarios y detractores del oso vuelven a estar en un punto desde el que se apunta casi imposible un acercamiento. Es como si se hubiese borrado de un plumazo el trabajo hecho los últimos doce años. El ambiente que ayer se respiraba en Baish Aran recuerda a la frontal oposición a la llegada, en 1996, de los primeros osos. El ataque de Hvala a un cazador de Les es la prueba, según sus vecinos, de la peligrosidad de esa especie. "No queremos más experimentos de laboratorio y lo único que nos preguntamos es si hay que esperar a que el oso mate a un niño para retirarlos", afirma Emili Medan, alcalde de Les. ...

Auteur : Javier Ricou
Source : La Vanguardia de 25/10/2008

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El Síndic d'Aran busca a la osa para evitar la 'vendetta' de los cazadores
    • Los partidarios de acabar con la presencia de Hvala dan un día a las autoridades para capturar al animal
    • El Conselh Generau dice que el ataque demuestra que la especie es un peligro para los araneses

El Conselh Generau d'Aran iniciará hoy las batidas destinadas a capturar la osa Hvala, que el pasado jueves atacó e hirió a un cazador en el municipio de Les, con el objetivo de comprobar su estado de salud, expulsarla de la zona y evitar males mayores, tanto para las personas como especialmente para el propio plantígrado. Técnicos araneses y franceses coordinarán el dispositivo de rastreo, según anunció ayer el máximo representante local, el Síndic d'Aran, Francesc Boya. Las autoridades competentes, incluyendo el Conselh, Francia, la Generalitat y el Ministerio de Medio Ambiente, se reunirán el lunes para analizar el futuro de la osa y en general de todos los osos reintroducidos en el Pirineo y sus descendientes, que son una veintena en total.
La operación oficial de rastreo logró detener las batidas populares que el pueblo de Les, con objetivos menos amistosos, ya había organizado para hoy mismo. En cualquier caso, el alcalde Emili Medán aseguró que, si la operación dirigida por los técnicos no les convence, mantendrán la convocatoria para mañana. Núria Buenaventura, directora general de Medi Natural de la Generalitat, apeló a la tranquilidad y el consenso, pero también recordó que los osos pardos están protegidos y que matarlos es un delito.
Boya reconoció la dificultad de la operación de captura, teniendo en cuenta los rápidos desplazamientos de los plantígrados y la proximidad de la frontera francesa, pero insistió en que es necesario actuar "para calmar la alarma social y la intranquilidad que se ha generado entre la población". "Todavía está por determinar si se emplearán trampas, narcotizantes u otra alternativa para capturar la osa", añadió el Síndic d'Aran. La Generalitat ha facilitado un helicóptero para contribuir a la búsqueda. Aunque no está confirmado, es muy posible que Hvala, osa de origen esloveno de unos seis años de edad y unos 100 kilos de peso, liberada en el 2006, esté acompañada por dos cachorros: Polem y Bambou.

ESCARMENTADOS
Boya explicó que, hasta ahora, los araneses se aferraban a la teoría de que los osos se alejaban de cualquier tipo de presencia humana. "Sin embargo --insistió--, ya hemos comprobado que no es así. Esta experiencia tiene que servir para que se actúe". Los habitantes del Vall d'Aran coinciden mayoritariamente a la hora de afirmar que la reintroducción del oso, iniciada por Francia en 1996, se tenía que haber materializado a través de un proyecto más controlado y buscando la complicidad del territorio.
Javier Cardenhes, profesor de esquí y empresario de excavaciones, comenta que "mucha gente está en contra de la reintroducción". "A mí no me importa que estén los osos --prosigue--, pero sí me opongo a todo lo que eso supone, porque nos está restringiendo el uso que hasta ahora hacíamos de la montaña. A mí me perjudica su presencia, ya que voy en moto de trial y no puedo pasar por los mismos lugares y hay mucha más vigilancia".
Este es uno de los aspectos que resalta el Síndic: "Han traído un oso a un espacio que está humanizado y ahora quieren que no vayamos a lugares frecuentados por diferentes actividades. Los propietarios de las montañas --añade-- son los pueblos y la liberación del oso se ha llevado a cabo sin su consentimiento".
Las actividades relacionadas con la naturaleza son un reclamo turístico en la zona, que ahora puede verse afectado por esta situación, según opina el alcalde de Les. "Con la reintroducción del oso se quiso hacer un planteamiento urbanita porque se recurría al discurso de que formaba parte de la cadena natural. Pero el problema lo tenemos nosotros, con las reiteradas quejas de los ganaderos que han perdido parte de sus rebaños y ahora con una agresión a un cazador". La directora general Núria Buenaventura, no obstante, recuerda que en el Pirineo siempre ha habido osos y que se están pagando sin apenas problemas las indemnizaciones por ataques a ovejas y colmenas.

Auteur : Dolors Ortin
Source : El Periodico de 25/10/2008

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Liberados y recién nacidos


Francia, con el visto bueno de las autoridades europeas, españolas y catalanas, puso en marcha en 1996 el programa de reintroducción de osos en el Pirineo central y oriental. La especie se había extinguido en la zona en 1991, aunque siempre sobrevivió algún ejemplar en el núcleo occidental. Se optó por osos eslovenos porque, salvando la delicada población cantábrica, eran genéticamente los más similares. Ahora hay una veintena, fruto tanto de la liberación directa como de nuevos nacimientos, de los cuales 12 han sido vistos

Source : El Periodico de 25/10/2008

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El ataque de ‘Hvala’ moviliza a favorables y contrarios a los osos


El ataque de la osa Hvala a un cazador la mañana del pasado jueves en el bosque de Eth Portet en Les ha abierto el debate entre los contrarios a la reintroducción de estos animales en los Pirineos y los favorables. En el Aran, la opinión de políticos, ganaderos, cazadores y hosteleros es la de eliminar cualquier presencia de osos en el valle, mientras que ecologistas y el sector del turismo de montaña siguen apostando por ellos. Mientras, agentes forestales de la Val d’Aran realizaban ayer sin éxito una batida para intentar dar con Hvala, búsqueda que se reprendrá hoy con la ayuda de un helicóptero.

Lejos del bosque, los representantes de la hostelería, la ganadería y la caza del Aran se significaban. Así, Manuel Gil, presidente del Gremio de Hostelería de la Val d’Aran, lamentaba la mala imagen que ha dado al valle este incidente, porque cree que puede incidir, por ejemplo, en la decisión de los turistas para acercarse al Aran a buscar setas. Gil, que mostraba su apoyo a la postura del Síndic d’Aran, Francesc Boya, consideraba que, si es necesario, “hay que devolver a los osos a su país de origen”.
Por su parte, Josep Maria Moga, concejal de Naut Aran y presidente de la Asociación de Vacas de la Val d’Aran, criticaba la manera con que se ha realizado la reintroducción de los osos, “ya que no se ha contado con la opinión de todos los implicados”. Moga denunciaba que los políticos sólo han reaccionado tras el ataque a una persona, ya que “si los ataques son al ganado, se nos calla a base de subvenciones”.

En cuanto a los cazadores, el presidente de la Sociedad de Caza y Pesca de la Val d’Aran, Jacinto Cuny, exigía la captura y devolución inmediata de la osa Hvala y del resto de osos del valle, ya que “no se puede permitir que ataquen a personas y no aportan beneficios económicos al valle”. Por último, Andreu Gimeno, un experto boletaire aranés, mostraba su preocupación e inquietud por no encontrarse con algún oso en sus salidas al bosque.

Pero en el Aran no hay sólo voces críticas. La gerente de la empresa La Petjada, dedicada a servicios medioambientales, Juditn Mira, reconociendo que cada vez es más amplia la presencia de osos en el valle y que son inevitables los choques con el hombre, lamentaba la actitud de los cazadores, ya que con sus perros y sus tiros “no sólo asustan a los osos, sino también a las personas que van al bosque”. Por su parte, Patricia Sala, trabajadora de la empresa de senderismo Camins, explicaba que es muy difícil encontrarse con un oso y de hacerlo hay que saber cómo actuar.
En cuanto a los ecologistas, los araneses de Avalon lamentaron el incidente y lo que consideran una provocación al animal por parte de la partida de cazadores, y reclamaron que se pongan los medios para la consistencia entre los osos y los habitantes del valle. Si no se hace, creen que debería pararse la reintroducción de osos.
Más duros se mostraron las asociaciones ecologistas Ipcena, Depana y la Fundación Oso Pardo, quienes defendieron ayer la coexistencia entre osos y hombres. Ipcena amenazó con denucias al juzgado si se toca a los osos, “una especia protegida”, mientras que Depana culpaba a la batida de jabalíes del incidente y pedía la continuidad de los osos en el Pirineo.

Por otro lado, el Departament de Medi Ambient anunció ayer que hoy colaborará con el Conselh Generau para intentar la captura de Hvala, aunque no quiso adelantar qué harán si la “cazan”. La Conselleria justifica su participación en la batida en que su único objetivo “es conocer el estado de salud de la osa y por qué actuó como actuó”.

Autors : S. Casanovas / G. del Castillo
Source : La Manana de 25/10/2008

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Le Val d'Aran en colère ne veut plus de l'ours au lendemain de l'attaque d'un chasseur


Luis Turmo a mal dormi. Il a tourné et retourné. L'épaule lui faisait mal. Surtout il revoyait l'ours se jeter sur lui, lui lacérer le bras gauche, il avait dans l'esprit l'instant où il est tombé, où les crocs de l'animal se sont enfoncés dans son mollet, les coups de feu qui ont suivi, les cris, la douleur. C'était jeudi, vers 13 heures, au-dessus de Les, lors d'une battue au sanglier. Luis Turmo, 72 ans était attaqué par l'ourse Hvala.

Hier, si le ministère de l'Environnement français et son homologue espagnol faisaient preuve d'une grande discrétion se refusant à tout commentaire, la colère grondait dans le Val d'Aran. Francisco Boya, syndic du territoire, lors d'une conférence de presse a demandé, avec insistance le retrait de tous les ours. Le maire de Les, Emilio Medan va proposer lors du conseil municipal mardi d'organiser une grande manifestation contre la présence de l'ours.
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Les, le village aux 800 chasseurs
L'ours, l'ours, l'ours. Hier à Les, il n'y avait plus de Real ou de Barça. On ne parlait que de Hvala et de ce « pobre Luis ». Ramona, la postière connaît tout de l'histoire. Il y a les télés, les radios, le journal aranais « Segre » qui titre « Aran exige de retirer l'ours » et les habitants qui expriment leur colère en ouvrant leur courrier. « Tout le monde en parle. Tout le monde est contre. Tout le monde connaît Luis, un homme apprécié. » Alors, dans ce village de 1 000 habitants qui en cette journée d'automne ressemble à Canet-Plage un jour d'hiver, pas question de trouver une âme pour défendre Hvala. Installé au bar « Es Neres », Juan, la moustache noire situe le contexte : « Dans le village il y a deux à trois chasseurs par maison. On est 800 chasseurs à la société qui va jusqu'à Vielha ». Derrière le zinc où s'alignent les tapas, Imma acquiesce : « C'est très joli l'ours. Mais c'est dangereux. Le cerf, le sanglier quand il voit un homme, il s'enfuit. L'ours, lui, ne veut pas partager la montagne. Ce n'est pas la première fois que quelqu'un voit un ours. Maintenant on a tous la trouille ». Daniel Boya, lui parle de son père et de son g rand-père chasseurs d'ours. « À cette époque ils étaient sauvages. Ils fuyaient l'homme. Il n'est pas normal de trouver des ours à 900 mètres là où les gens se promènent, font du vélo, cherchent les champignons. » Tonio Cambronero qui n'arrête pas de répondre aux télévisions répète à l'envi : « Il faut les sortir. »

Plus haut, dans le village, sur la route de Vielha, chez Enrique, à la casa Truste, José-Luis, Ernesto et Antonio qui s'appellent tous Boya ont leur idée sur la question : «L'ours ? Il est Français. Qu'il rentre chez lui».
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Pourquoi ils n'ont pas tué l'ours
« En France, si on avait vu l'ours attaquer un copain, on n'aurait pas hésité : on aurait tiré sur l'animal » confiaient, hier matin des Commingeois. A Les, les cinq chasseurs qui ont participé à la battue ont fait preuve de sang-froid. Trois coups de feu ont été tirés en l'air. « J'ai réagi par réflexe » confie Luis Turmo. Juan Bares qui était posté à 60 mètres explique : « Je n'ai pas voulu blesser l'animal. Si tel avait été le cas, nous aurions eu beaucoup de problèmes avec la police. » Quant à avoir voulu effrayer l'animal, Luis réfute l'idée. « J'ai simplement fait « hou » pour qu'il s'éloigne du lieu de chasse ».

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Réaction
« Les battues au sanglier sont accidentogènes »
Alain Reynes, directeur de l'association ADET (association développement économique et touristique), a violemment réagi à l'annonce de l'attaque de l'ours dans le Val d'Aran.

« L'ours a peut-être blessé un chasseur mais il ne l'a pas attaqué. Et une fois de plus, cela s'est déroulé lors d'une battue au sanglier, un mode de chasse très accidentogène. Depuis 12 ans, on commence à en avoir l'habitude. On a affaire à quelqu'un qui est avec des chiens lesquels traquent des animaux sauvages. Si j'ai bien lu votre récit, le chasseur a eu un geste agressif envers l'animal ; C'est cela qui a entraîné sa blessure. » Alain Reynès ne veut pas pour autant interdire la chasse au sanglier : « Il faut simplement être vigilant, poursuivre le travail d'information. Mais vous savez, chaque année, il y a de nombreux chasseurs blessés par les sangliers. Cet été, dans le Quérigut, une famille a été blessée par une vache. Doit-on interdire les vaches ? ». Le directeur de l'ADET a moins d'humour à propos de la prise de position de Francisco Boya : « De la part d'un élu, ce n'est pas sérieux. c'est démagogique de surfer sur un événement comme il le fait. Dire que le public est en danger est un pseudo-argument. Je rappelle en tout cas que l'ours reste une espèce protégée, y compris en Espagne et qu'il n'a pas le droit d'organiser une battue pour capturer Hvala. ».

Auteur : J.-P.R.
Source : La Dépêche du Midi du 25 octobre 2008

Commentaire


Les propos d'Alain Reynes sont d'une naïveté déconcertante. Continuer à faire croire que l'on parle à un ours, un vrai, comme à une peluche relève d'une totale irresponsabilité. S'imaginer une battue avec 4 chasseurs et penser qu'il y avait des meutes de chiens est pour le moins caricatural et significatif d'une incompétence débordante. Penser, que l'ours n'attaque pas alors que c'est exactement ce qui se passe à chaque fois est la preuve d'une évidente mauvaise foi.

Des propos peu sérieux d'une personne qui n'a même pas osé se rendre sur place pour rencontrer les intéressés.
D'ailleurs, ces temps-ci, à Lès et dans le Val d'Aran, les associations pro-ours se font très rares pour ne pas dire absentes.
Signe des temps !

Louis Dollo, le 25 octobre 2008

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L'Association de la race ovine aranaise demande le retrait des ours dans les Pyrénées


Après la récente attaque contre un chasseur, l'Association de la Race Ovine Aranaise demande que les ours soient retirés des Pyrénées.

Eric Espagna, Président de l'Association (1) qui regroupe des éleveurs de brebis et de chèvres du Val d'Aran, a apporté sa signature à la pétition du gouvernement aranais pour que soient retirés les ours introduits dans les Pyrénées catalanes, et pour éviter que ne se reproduisent des attaques contre les humains comme celle de jeudi dernier.

Sur la commune de Les (Province de Lerida), l'ourse Hvala a attaqué hier un chasseur de 73 ans dont les blessures à la jambe et au bras ont nécessité treize points de suture.

Eric Espagna, Président de l'Association des Brebis de Race Aranaise, a expliqué aujourd'hui à l'agence EFE que depuis des années les éleveurs ne cessent d'alerte du danger pour les personnes et les animaux qu'entraîne la présence d'ours dans les montagnes pyrénéennes.

" C'est une misère qu'il ait fallu une attaque contre un être humain pour que l'on se rende compte du danger que représentent les ours. Pendant des années et des années ils ont tué des brebis sans qu'on s'en préoccupe, jusqu'au jour où c'est une personne qui y a eu droit. Par chance c'était un chasseur, et il avait une arme. Qu'est-ce qui se passerait demain si c'était un ramasseur de champignons qui le rencontrait ? "
Eric Espagna est éleveur de brebis dans le Val d'Aran, et il a ajouté que depuis l'introduction des ours slovènes dans les Pyrénées catalanes, il y a douze ans, dans le cadre d'un programme de réintroduction lancé par le Gouvernement français, de nombreuses attaques se sont produites sur les brebis.
" J'ai la chance que la montagne où je tiens mes brebis ne soit pas une zone accessible aux ours et ils ne m'en ont jamais tué aucune, mais j'ai un ami, assure Espagna, qui, de cent bêtes qu'il avait passées à la montagne n'en a redescendu que quarante ".

Eric Espagna a critiqué aussi le programme de regroupement des troupeaux mis en place ce printemps par le gouvernement aranais pour éviter les attaques, il considère en effet que les mesures adoptées ne sont pas satisfaisantes: " ça va très bien pour ceux dont l'élevage n'est pas l'activité principale, parce qu'ils ont ainsi quelqu'un qui leur garde les bêtes gratis, mais ce n'est pas la solution.
Ceux qui comme moi ont des troupeaux importants, nous prenons soin nous mêmes de nos bêtes et nous voulons qu'on enlève ces ours qui sont un vrai problème pour les troupeaux et nos brebis ".

Selon Espagna, il y a aujourd'hui entre 3.500 et 4.000 têtes de brebis et chèvres en Val d'Aran, mais, comme il l'indique, des éleveurs dont c'est la seule activité professionnelle, il n'en reste que deux.

Source : Libertat digital du 24 octobre 2008

( 1 ) Note du Traducteur – B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP : Comme tous les sites consacrés dans les autonomies espagnols aux races d’élevage autochtones, le site de la Race aranaise est très riche et complet. Il est en catalan comme il se doit. En cliquant sur bibliografia on accède à tous les travaux scientifiques concernant cette race. Situation normale en Espagne, mais exceptionnelle en France même si l’on progresse un peu, tous les travaux sur cette race, même les plus récents, y sont disponibles en pdf. On y trouvera notamment le thèse récente (2006) de P.M. Parés, vétérinaire à la Seu d’Urgell, et chercheur au Département des Sciences Animales et de l’Alimentation de la Faculté de Médecine Vétérinaire de Barcelone. C’est grâce à Eric Espagna que nous nous sommes rencontrés, et avons pu initier un travail en cours sur les races ovines des deux versants des Pyrénées Centrales auquel ont collaboré plusieurs éleveurs de l’ASPAP 09 et de l’ASPP 65, dont Marie-Lise Broueilh pour la race barégeoise.

La Asociación de la Oveja Aranesa pide que se retiren los osos del Pirineo


Enric España, presidente de la Asociación de la Oveja Aranesa, que agrupa a ganaderos ovinos y cabrunos de Val d'Aran, se ha sumado a la petición del gobierno aranés de que se retiren los osos reintroducidos en el Pirineo catalán para evitar que se vuelva a producir nuevos ataques a humanos como el ocurrido este jueves.

La osa Hvala atacó ayer en el término municipal de Les (Lleida) a un cazador de 73 años y le causó heridas en una pierna y en un brazo que precisaron un total de 13 puntos de sutura.

El presidente de la Asociación de la Oveja Aranesa, Eric España, ha explicado este viernes a Efe que desde hace años los ganaderos vienen alertando del peligro que supone para las personas y los animales la presencia de osos en las montañas del Pirineo.

"Es una pena que haya tenido que haber un ataque a una persona para que la gente se dé cuenta de los peligrosos que son los osos. Llevan años y años matando ovejas y no pasa nada, hasta el día que han agredido a una persona. Por suerte era un cazador e iba armado, pero, ¿que pasa si mañana es una persona que está cogiendo setas la que se lo encuentra?, se pregunta España.

En este sentido, Enric España, que también es ganadero de ovejas de Val d'Aran, ha explicado que desde la introducción de osos eslovenos en el Pirineo catalán hace doce años en el marco de un programa de recuperación iniciado por el Gobierno francés se han producido numerosos ataques a ovejas.

"Yo tengo suerte de que donde tengo mi ganado no es una zona accesible para los osos y nunca me han matado ninguna oveja, pero tengo un compañero que de cien cabezas que tenía sólo le han bajado de la montaña cuarenta", asegura España.

Por otro lado, Enric España también ha criticado el programa de reagrupación de rebaños de ovejas llevado a cabo esta primavera por el gobierno aranés para evitar los ataques de osos al considerar que no se está llevando a cabo correctamente. "Ha ido muy bien para los que no se dedican exclusivamente a esto, ya que así tienen a alguien que les guarda las ovejas gratis, pero esa no es la solución. Los que tenemos grandes ganados nos cuidamos nosotros las ovejas y queremos que se retire el oso, porque es un problema para el ganado y para las ovejas", explica el presidente de la asociación de ganaderos de ovejas del Aran.

Según España, en la actualidad en Val d'Aran hay entre 3.500 y 4.000 cabezas de oveja y cabruno, aunque, según ha señalado, de ganaderos que se dediquen en exclusiva al cuidado de ovejas sólo hay dos.

Source : Libertat digital du 24 octobre 2008


Commentaire


Nous pouvons constater qu'en moins de 20 ans les paysages ont changé. Le Baix Aran est devenu une forêt avec des villages de vacances et non des villages et une montagne vivante avec une diversité paysagère et biologique. C'est le parfait exemple de ce que les pyrénéens français refusent en termes de développement.

Aujourd'hui, dans le Val d'Aran, c'est une activité de loisir qui est touchée. C'est-à-dire l'activité principale de la vallée à défaut d'éleveurs. Le loisir est sa seule activité économique. L'ours, dont certains disent qu'il est l'avenir de l'homme, un espoir économique, devient tout à coup une entrave et un vrai problème de développement.

En France, les associations membres de l'ADDIP disent la même chose depuis de nombreuses années. Cette fois la preuve est faite que la présence de l'ours n'est pas compatible avec le loisir…. Avec l'ensemble des activités humaines. En conséquence, nous voyons mal comment l'Etat pourrait prendre des initiatives totalement opposées à ce qui a été fait jusqu'à maintenant.

Louis Dollo, le 25 octobre 2008

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L'AFP, une opposition et une interprétation stupide


A la suite de la publication du communiqué de l'ADDIP, l'AFP diffuse une dépêche pour le moins stupéfiante et dans la plus pure tradition de la manipulation médiatique que nous avons connus à la fin des années 80 et début des années 90 pour " entretenir un conflit permanent " selon les termes d'un grand patron de presse de l'époque.
Que dit l'AFP ?

Un chasseur blessé par un ours: pro et anti-ours s'opposent à nouveau


Les associations pro et anti-ours qui s'affrontent en France depuis la réintroduction de plantigrades dans les Pyrénées en 2006 se sont à nouveau opposées après les blessures légères infligées par un ours à un chasseur espagnol jeudi dans le val d'Aran (Pyrénées espagnoles).

L'ADDIP, association pour le développement de l'Identité pyrénéenne, qui regroupe les opposants à la réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées françaises, estime samedi que cet accident "n'est pas une surprise".

"L'Etat français a choisi de faire des Pyrénées une grande réserve, en refusant de reconnaître qu'elles sont un territoire ouvert, humain, très fréquenté: plus le nombre d'ours augmente, plus les problèmes vont se multiplier", estime l'ADDIP qui regroupe notamment des éleveurs et des élus.

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'ours à l'origine de l'attaque serait l'ourse Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006.

Le chasseur qui a été attaqué tout près de la frontière française dans le val d'Aran a été griffé au bras gauche et mordu au mollet. Il a été hospitalisé dans la commune espagnole de Vielha (Aragon), où 15 points de suture lui ont été appliqués.

La victime participait à une battue au sanglier.

Pour l'association "Pays de l'ours - ADET (association pour le développement durable des Pyrénées)" qui promeut la présence des ours dans le massif, "ce mode de chasse est accidentogène".

L'association assure que "le chasseur a cru devoir effrayer (l'ours) pour qu'il parte plus vite (...) il est donc clair que l'ours n'a pas spontanément attaqué l'homme". L'ADET souligne qu'il convient de "ne pas avoir de comportement agressif" et ajoute "qu'en cas de rencontre à courte distance, un comportement calme et respectueux permet d'en rester à une peur...réciproque".

L'ADDIP réaffirme au contraire son opposition à "l'ensauvagement programmé des territoires" et réclame "une biodiversité à visage humain".

Source : AFP/Google du 25 octobre 2008

Il suffit de lire les communiqués des associations pro-ours que nous reproduisons ci-dessus (FERUS, AVES-France, ADET) d'une part et le communiqué de l'ADDIP d'autre part pour constater que, dans le meilleurs des cas les associations s'ignorent totalement et que l'interprétation de l'AFP pour le moins hasardeuse.

Il s'agit d'une part, d'un idéologie de l'ensauvagement proposé par des associations n'ayant aucune consistance et accroche sur les territoires de montagne qui veulent imposer leur point de vue à toute une population et d'autre part de gens qui vivent et travaillent sur ces territoires et qui ont une conception de leur développement différente et basée sur le développement durable et la démocratie de proximité autour de leurs élus.

Vouloir opposer des " pro " et des " anti " est totalement ridicule. Les enjeux ne sont pas entre les personnes et les associations mais dans ces questions simples : que veut-on faire des Pyrénées ? Qui doit décider de l'avenir des Pyrénées et de leur développement ? L'ours n'est ici qu'un bouc émissaire sans aucun intérêt pour que quelques uns, chez les pro-ours, puissent bénéficier de l'argent public et maintenir leur emploi fictif depuis 20 ans.

Louis Dollo, le 25 octobre 2008

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Battue dans le bois


Au Val d'Aran, les gardes forestiers localisent l'ourse qui a attaqué un chasseur

Un récepteur électrique avec une puce d'identification a permis de délimiter la zone de recherche
Quand l'ourse sera capturée, elle sera transportée au centre de protection de Arties ou de Vallcalent


Des forestiers préparent la carabine avec la flèche anesthésiante - Photo : Nurya Pujol

Dans le but de capturer l'ourse Hvala un garde forestier charge une arme avec un anesthésiant - Photo : EFE/Laurent Dominique

Les gardes forestiers ont réussi à localiser l'ourse Hvala qui a attaqué un chasseur jeudi dernier dans un bois du Val d'Aran, et se préparent à la capturer au moyen d'une flèche anesthésiante ou d'un piège.
Selon des sources de l'Environnement, une trentaine de gardes forestiers de la Généralité de Catalogne et du Conseil Général d'Aran ont participé à cette battue, coordonnés par un biologiste, et avec l'appui d'un hélicoptère qui a survolé le bois de Portet où l'attaque s'est produite.
L'ourse a pu être localisée grâce à la puce d'un récepteur électrique qui a permis de délimiter le périmètre dans lequel elle se déplace, mais des heures et même des jours peuvent passer avant qu'on ne réussisse à la capturer au moyen d'une carabine qui tire des flèches d'anesthésiant ou d'un piège. Elle sera ensuite transportée au centre de protection d'Arties (Val d'Aran) ou de Vallcalent (comarque de Segria), dans la Province de Lerida.

Le Syndic d'Aran demande qu'elle soit retirée

Dans ses déclarations à la presse, Francesc Boya, le Syndic d'Aran, a bien précisé : " il ne s'agit pas d'une battue parce que les chasseurs n'y participent pas ", et il a rappelé que la capture est placée sous le contrôle d'une équipe technique. Boya a insisté sur la nécessité d'expulser du Val d'Aran les ours réintroduits dans les Pyrénées en 1996 parce que, pour lui : " ils attaquent les gens et génèrent un sentiment de crainte dans la population ". De fait, un groupe de chasseurs du Val d'Aran avaient menacé de s'occuper eux mêmes de cette capture si les autorités ne s'en chargeaient pas.
Une fois qu'ils auront capturé Hvala, les techniciens de l'Environnement étudieront les raisons pour lesquelles elle a attaqué le chasseur, et si cette agression ne s'explique pas par le fait qu'elle ait été blessée.

Source : El Periodico de 25/10/2008
Traduction : B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP

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Los agentes rurales pueden tardar varios días en capturar a la osa del Vall d'Aran


Suspendida hasta mañana la operación de búsqueda del animal, ya localizado

El Síndic d'Aran, Francesc Boya, ha explicado esta tarde que el despliegue para la captura de la osa Hvala, el ejemplar que atacó el pasado jueves a un cazador, se reanudará mañana después de que este mediodía se haya localizado al plantígrado cerca de Les. El dirigente ha advertido que la operación puede durar varios días.

"Hoy hemos empezado el operativo que ha permitido localizarla cerca del lugar donde sucedió la agresión y mañana continuaremos trabajando y todos los días que sea necesario. Esperamos tardar lo menos posible, pero se trata de una animal que está en cotas muy altas y hay que acceder a él con todas las medidas de precaución necesarias", ha explicado.

La osa se ha podido localizar gracias a que lleva un receptor eléctrico con un chip de identificación, de manera que se ha logrado delimitar la zona en la que se encuentra.

En total, en el despliegue llevado a cabo hoy han participado una treintena de agentes rurales pertenecientes al Departament de Medi Ambient de la Generalitat, al Conselh Generau d'Aran y al Gobierno francés.

Dardos tranquilizantes
Los agentes iban equipados con dardos tranquilizantes con los que poder dormir a la osa para su captura. En este sentido, Boya ha explicado que cuando se le dé alcance se decidirá cuál es el mejor sistema para ello. La utilización de sedantes o de redes específicas son algunas opciones que se barajan para capturarla, ha comentado.

Tampoco se ha decidido aún, según Boya, qué se hará con la osa una vez capturada. "Una opción es llevarla al centro de Fauna Salvaje de Vallcalent, en Lleida, pero tenemos que acabar de decidirlo junto con la dirección de Medi Natural", ha explicado.

Reunión en Vielha
Está previsto que el lunes se celebre en Vielha una reunión para decidir el futuro del animal, un encuentro en el que participará el síndico, representantes de Medi Ambient de la Generalitat y también representantes del Ministerio de Medio Ambiente.

El pasado jueves, tras el ataque de la osa el cazador, Boya reclamó en el Parlament que se retiren todos los ejemplares reintroducidos en los últimos años en el Pirineo catalán en el marco de un programa de recuperación de la Unión Europea al considerar que su presencia es incompatible con el desarrollo normal de la vida de las personas en la montaña.

Source : El Periodico de 25/10/2008

 

Un ours blesse un chasseur : le débat relancé


L'ADDIP, association pour le développement de l'Identité pyrénéenne, qui regroupe les opposants à la réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées françaises, estime que cet accident "n'est pas une surprise".

Les associations pro et anti-ours qui s'affrontent en France depuis la réintroduction de plantigrades dans les Pyrénées en 2006 se sont à nouveau opposées après les blessures légères infligées par un ours à un chasseur espagnol jeudi dans le val d'Aran (Pyrénées espagnoles).
L'ADDIP, association pour le développement de l'Identité pyrénéenne, qui regroupe les opposants à la réintroduction d'ours slovènes dans les Pyrénées françaises, estime samedi 25 octobre que cet accident "n'est pas une surprise".

"L'Etat français a choisi de faire des Pyrénées une grande réserve, en refusant de reconnaître qu'elles sont un territoire ouvert, humain, très fréquenté: plus le nombre d'ours augmente, plus les problèmes vont se multiplier", estime l'ADDIP qui regroupe notamment des éleveurs et des élus.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'ours à l'origine de l'attaque serait l'ourse Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006.

15 points de suture
Le chasseur qui a été attaqué tout près de la frontière française dans le val d'Aran a été griffé au bras gauche et mordu au mollet. Il a été hospitalisé dans la commune espagnole de Vielha (Aragon), où 15 points de suture lui ont été appliqués.

La victime participait à une battue au sanglier.
Pour l'association "Pays de l'ours - ADET (association pour le développement durable des Pyrénées)" qui promeut la présence des ours dans le massif, "ce mode de chasse est accidentogène".

L'association assure que "le chasseur a cru devoir effrayer (l'ours) pour qu'il parte plus vite (...) il est donc clair que l'ours n'a pas spontanément attaqué l'homme". L'ADET souligne qu'il convient de "ne pas avoir de comportement agressif" et ajoute "qu'en cas de rencontre à courte distance, un comportement calme et respectueux permet d'en rester à une peur...réciproque".

L'ADDIP réaffirme au contraire son opposition à "l'ensauvagement programmé des territoires" et réclame "une biodiversité à visage humain".

Source : Le Noubel Obs du 26 octobre 2008

Commentaire : le débat n'est pas relancé


Contrairement à ce que peut annoncer le titre, le débat n'est pas relancé puisqu'il n'existe pas et il n'existera plus de débat entre "pro" et "anti" selon des responsables de l'ADDIP.

En effet, pour l'ADDIP le débat ne se situe pas entre associations sur le thème de l'ours mais entre les populations des territoires de montagne des Pyrénées et l'état sur le thème de l'avenir des vallées, du développement durable et du développement de la biodiversité. Pour eux, les associations dites "pro" ours n'ont rien à proposer et ne constituent pas des interlocuteurs mais comme des "éléments retardateurs au développement économique, social et environnemental des Pyrénées". Pour les associations membres de l'ADDIP, "les commentaires sur les différents forums ne présentent aucun intérêt pas même celui d'être lu puisqu'ils sont fait par des personnes qui ne vivent pas sur les territoires." Selon nos informations, le Président de l'ADDIP, Philippe Lacube, a lui même demandé, à l'issu d'un Conseil d'Administration de "ne plus lire ces forum ou règne la haine et l'insulte afin de ne pas se faire mal et pouruivre la réflexion sur notre devenir."

Louis Dollo, le 26 octobre 2008

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El 'caso Hvala' une a los araneses contra el oso y contra Medi Ambient - Le cas de Hvala unit les Aranais contre l'ours et contre le Ministère de l'Environnement
  • El pleno de Les y el Conselh Generau exigen que todos los plantígrados del valle sean capturados
  • El 'conseller' Baltasar tacha de "incidente aislado" el ataque y alerta de que es "una especie en extinción"

El caso Hvala, llamado así por el apodo de la primera osa que pegó un zarpazo y un mordisco a un humano en el Vall d'Aran, dejó al cazador Lluís Turno, vecino del municipio de Les, con 13 puntos de sutura entre la pierna izquierda y el brazo derecho, pero también está provocando, por vez primera, que prácticamente todo este territorio pirenaico se levante para reclamar que todos los plantígrados sean expulsados. No solo la osa Hvala, que ayer seguía sin ser capturada por los técnicos del Conselh Generau d'Aran y la Generalitat que desde hace un par de días intentan apresarla, sino todos.
El Ayuntamiento de Les votará mañana un texto --que de acuerdo con el alcalde, Emili Medán, será aprobado por unanimidad-- en el que pedirá que estos animales, reintroducidos en el Pirineo a través de un programa de la UE, se despidan para siempre del valle. Un escrito similar prepara para el martes el Conselh Generau d'Aran. Y enfrente, por el momento, está la Generalitat.

El conseller de Medi Ambient i Habitatge, Francesc Baltasar, sostuvo ayer que el caso Hvala era un "incidente aislado", por lo que sería "un error muy grande" frenar el programa de reintroducción de osos. Baltasar admitió la necesidad de "afinar medidas" para garantizar la seguridad en la zona, pero añadió: "El oso es una especie en peligro de extinción". Plantearse su segunda erradicación en el Pirineo --tras la primera de hace unas décadas-- porque ha atacado a un cazador, vino a decir el conseller, no tendría sentido.

Quien sí se solidarizó con las administraciones aranesas fue el presidente de Aragón, Marcelino Iglesias. Tras un acto en Boí con José Montilla, Iglesias mostró "todo su apoyo" al Síndic d'Aran, Francesc Boya, y afirmó que "son más importantes las personas que los animales".

20 OVEJAS EN EL 2007
El oso pardo autóctono formó parte del paisaje del Pirineo de Lleida hasta la década de los 80 y, según la Conselleria de Medi Ambient, hay informaciones de que en el valle fue posible ver ejemplares vivos hasta 1992. Pasaron cuatro años sin plantígrados en estas montañas hasta que comenzaron a reintroducirse estos animales, importados desde Eslovenia. Desde entonces, su presencia ha generado controversia por los destrozos que causan en los rebaños, pero el levantamiento antioso nunca había llegado al punto en el que se encuentra ahora. Al fin y al cabo, solo atacaban a otros animales y, de acuerdo con los datos de Medi Ambient, de manera escasamente relevante, tanto más cuando hay pocos araneses que vivan de la ganadería. En el 2007, según un informe de la conselleria, los osos protagonizaron 16 ataques que causaron la muerte de 20 ovejas y la destrucción de dos colmenas. También se zamparon los cadáveres de un ternero y un caballo.

Ahora se trata de ataques a humanos. Este extremo es el que ha motivado que Boya, de Unitat d'Aran-PSC y tradicionalmente a favor de la presencia de los plantígrados en su territorio --"forma parte de la cultura aranesa", decía hace unos años--, haya dado el salto y hable de que el programa de reintroducción de los osos "es un experimento que se ha realizado sin tener en cuenta las posibles consecuencias", de que el valle, por su densidad poblacional y elevada actividad económica, no está ahora preparado para ellos, de que "se está intentando volver 100 años atrás cuando el Pirineo no tiene nada que ver con el de hace 100 años". El caso Hlava, para él, "lo cambia absolutamente todo".

CRÍTICAS AL SÍNDIC
Muchos en el Vall d'Aran pronuncian el habitual "ya lo decía yo" cuando escuchan estos días a Boya. Otros, como su antecesor, Carles Barrera, de Convergència Democràtica Aranesa, quien ocupó el cargo entre los años 1995 y el 2007, van un poco más allá. "Boya intenta ahora maquillar su incoherencia", afirmó ayer Barrera, alineado con los cazadores y siempre crítico con la presencia de los osos.
Después recurrió a un gráfico símil: "La osa Hvala ha puesto a Boya la camiseta como si fuera un top".

Mientras tanto, en Les, el pueblo de la víctima humana de Hvala y donde los cazadores llevan planteándose desde el jueves pasado organizar su propia batida popular para acabar con la osa en lugar de capturarla y trasladarla a un centro especializado, los ánimos seguían crispados, si bien algo menos que en días anteriores. Su alcalde, Emili Medán, dijo que le sorprendería que los amantes de la cinegética decidieran tomarse la justicia por su mano. "Estamos viendo que las autoridades están moviéndose, que tienen interés en encontrar al animal, así que creo que el pueblo esperará a ver qué ocurre", explicó. Unas 15 personas participaron ayer en el dispositivo para capturar a Hvala, mientras que el sábado pasado fueron más de 30. El plantígrado, por el momento, continúa en libertad.

POCO VISIBLES
No resulta fácil encontrar en Les a alguien que se haya encontrado con un oso esloveno. Sus habitantes aseguran que los nuevos animales están mucho más acostumbrados a la presencia humana que los antiguos, los autóctonos, y que, por tanto, se dejan ver mucho más, pero lo cierto es que quienes los han visto con sus propios ojos pueden contarse con los dedos de dos manos. Los osos, desde 1996 hasta ahora, han sido una presencia fantasmal para los vecinos del pueblo. De vez en cuando aparecía una oveja muerta o algún cazador se topaba con la huella de un plantígrado, pero la cosa no pasaba de ahí.

¿Qué ocurrirá con Hvala? En principio, si es capturada, será trasladada a un centro especializado para que sea examinada, pues se especula que quizá su ataque al cazador se debió a que estaba herida, pero hay muchos que abogan por una solución más drástica. Barrera, el antiguo Síndic, ofrece dos posibilidades: "Ha atacado a una persona, así que habría que eliminarla o capturarla y soltarla de nuevo en los Campos Elíseos, pues Francia es la responsable".

Está previsto que hoy se celebre una reunión a tres bandas entre la Generalitat, el Síndic d'Aran y responsables del Ministerio de Medio Ambiente, que también se encuentra involucrado en el programa de reintroducción del plantígrado en el Pirineo, para decidir qué medidas tomar ante el primer ataque de un oso a un ser humano.

Autor : Juan Ruiz Sierra
Source : El Periodico de 27-10-2008

Le cas " Hvala " unit les Aranais à la fois contre l'ours et contre le Ministère de l'Environnement


- Le Conseil municipal de Les en séance plénière et le Conseil général d'Aran exigent que soient capturés tous les plantigrades présents dans la vallée
- Le Conseiller à l'Environnement de la Généralité de Catalogne qualifie l'attaque de " incident isolé " et avertit qu'il s'agit " d'une espèce en extinction " (1)

Le cas Hvala, c'est ainsi qu'on parle de la situation, d'après le surnom de la première ours à avoir donné un coup de griffe et de dent à une personne, ce qui a valu 13 points de suture au bras droit et à la jambe gauche du chasseur Lluís Turno, habitant du village de Les ; le cas Hvala a aussi provoqué, pour la première fois, la levée en masse de pratiquement tout ce territoire pyrénéen pour réclamer que tous les plantigrades en soient expulsés. Non seulement l'ourse Hvala - hier, elle n'avait toujours pas été capturé par les techniciens du Conseil Général d'Aran et de la Généralité qui tentent de le faire - mais tous les ours.
La Municipalité de Les votera demain un texte qui, selon le Maire, Emili Medàn, sera approuvé à l'unanimité, et où sera demandé que ces animaux, réintroduits dans les Pyrénées dans le cadre d'un programme européen, soient définitivement renvoyés de la vallée. Le Conseil Général d'Aran prépare un texte similaire pour mardi. Et, pour le moment, s'oppose sur ce point à la Généralité.
Francesc Baltasar, le Conseiller à L'Environnement et au Logement de la Généralité, a soutenu hier que le cas Hvala était un " incident isolé " et que ce serait donc " une très grande erreur " de mettre un terme au programme de réintroduction des ours (2). Baltasar a reconnu la nécessité "d'afiner les mesures " pour assurer la sécurité dans la zone, mais il a ajouté : " L'ours est une espèce en voie d'extinction ". Et le Conseiller en est venu à dire que, parce qu'il a attaqué un chasseur, programmer sa seconde éradication des Pyrénées, après la première il y a quelques décennies, n'aurait aucun sens.
Par contre, si quelqu'un s'est solidarisé avec les administrations aranaises, c'est bien le Président de l'Aragon, Marcelino Iglesias. A la suite d'une rencontre de travail avec José Montilla, Iglesias a assuré le Syndic d'Aran " de tout son appui ", et affirmé que " les personnes sont plus importantes que les animaux ".

20 BREBIS EN 2007
L'ours brun autochtone a fait partie du paysage des Pyrénées de Lerida jusqu'à la décennie 80, et d'après le Conseil à l'Environnement des informations laissent penser qu'il était encore possible d'en voir dans la vallée jusqu'en 1992. Quatre années se sont écoulées sans ours, jusqu'à ce que l'on commence à en réintroduire venus de Slovénie. Depuis lors, leur présence a généré des controverses pour les dégâts causés aux troupeaux, mais la levée de boucliers anti-ours n'avait jamais atteint l'intensité actuelle.
En tout et pour tout les ours attaquaient uniquement d'autres animaux, et, comme l'indiquent les chiffres de l'Environnement, de façon très marginale, d'autant plus que peu d'Aranais vivent de l'élevage. Selon les sources du Conseil, en 2007 les ours attaquèrent 18 fois, causant la mort de 20 brebis et la destruction de deux ruches. Ils dévorèrent aussi les cadavres d'un veau et d'un cheval.
Mais à présent il s'agit d'attaques aux humains. C'est le franchissement de ce cap qui explique pourquoi Boya - de Unitat d'Aran PSC, et traditionnellement en faveur de ce plantigrade : " il fait partie de la culture aranaise ", disait-il alors - a lui aussi franchi le pas. Il explique à présent que le programme de réintroduction des ours " est une expérience qui a été réalisée sans tenir compte des conséquences possibles " auxquelles la vallée n'est pas adaptée aujourd'hui de par sa densité de population et son activité économique élevée : " on a essayé de revenir 100 ans en arrière alors que les Pyrénées n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient il y a 100 ans ".

CRITIQUES CONTRE LE SYNDIC
Ces derniers jours, quand ils entendaient Boya, beaucoup au Val d'Aran répétaient la formule courante : " ça, je l'avais bien dit ". D'autres comme son prédécesseur au poste de Syndic de 1995 à 2007, Carles Barrera, de Convergència Democràtica Aranesa, vont un peu plus loin. " Boya essaie à présent de masquer ses incohérences ", affirmait hier Barrera, en phase avec les chasseurs et toujours critique quant à la présence des ours. Puis il employait cette image : " L'ourse Hvala a obligé Boya à se retrouver habillé pour l'hiver d'un tee-shirt qui ressemble à un "top" ".
Et pendant ce temps, à Les, le village de la victime humaine de Hvala, où les chasseurs envisagent depuis jeudi dernier d'organiser leur propre battue pour en finir avec l'ourse au lieu de la capturer et la transporter dans un centre spécialisé, pendant ce temps les esprits restent énervés même si un peu moins que les jours précédents. Le maire, Emil Medán, dit qu'il serait étonné que les amoureux de la chasse se fassent eux-mêmes justice : " on voit bien que les autorités s'agitent, qu'elles cherchent à trouver l'animal, aussi je crois que le village attend de voir ce qui va se passer ".
Environ 15 personnes ont participé hier au dispositif mis en place pour capturer Hvala, alors que samedi dernier elles étaient 30. Pour le moment, le plantigrade est toujours en liberté.

PEU VISIBLES
Il n'est pas facile de trouver à Les quelqu'un qui ait vu l'ours slovène. Les habitants assurent que les nouveaux animaux sont beaucoup plus familiers que les anciens, les autochtones, et qu'ils se laissent voir beaucoup plus, mais le vrai est que ceux qui les ont vus de leurs propres yeux peuvent se compter sur les doigts des deux mains. De 1996 à aujourd'hui, les ours ont été une présence fantomatique pour les habitants. De temps en temps apparaissait une brebis morte, ou un chasseur tombait sur la trace d'un plantigrade, mais les choses n'allaient pas plus loin.

Que va-t-il arriver à Hvala ? En principe, si on la capture, elle sera transportée dans un centre spécialisé pour être examinée puisqu'on se demande si son attaque ne serait pas due au fait qu'elle serait blessée, mais nombreux sont ceux qui plaident pour une solution plus radicale. Barrera, l'ancien Syndic, propose deux solutions : " elle a attaqué une personne, aussi il faudrait ou l'éliminer ou la capturer et la relâcher sur les Champs Elysées puisque la France en est responsable ".

Une réunion tripartite est prévue aujourd'hui entre la Généralité, le Syndic d'Aran, et des responsables du Ministère espagnol de l'Environnement qui se trouvent aussi impliqués dans le programme de réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées, pour décider des mesures à adopter à la suite de cette première attaque sur des humains.

Traduction et notes : B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP

( 1 ) Note du traducteur : Mensonge ou ignorance ? c’est comme en France, et nous ne nous permettrons pas de choisir entre ces deux incompétences chez des « responsables » … assez inquiétants s’ils fonctionnent ainsi pour tout ce qui concerne leur champ de "responsabilité".
Rappelons à ce Conseiller (équivalent d’un Ministre pour les autonomies espagnoles) que l’ours n’est pas du tout une « espèce » en extinction : sur la liste rouge de l’UICN, il est classé dans la catégorie LC qui correspond aux animaux "largement répandus et abondants", et dans la catégorie NT qui regroupe les espèces ne correspondant pas aux catégories critiques, qui sont : "En danger critique d’extinction, En danger ou Vulnérable".
Quant à la population pyrénéenne, tous les spécialistes reconnaissent qu’elle n’existe plus : on peut le regretter ou non c’est un autre problème, mais, de fait, il n’existe plus quelque population d’ours pyrénéen que ce soit à sauver. Et cela est indirectement reconnu par les documents officiels actuels qui ne parlent pas du tout d’ours « pyrénéen » mais d’ours "dans les Pyrénées" ce qui est bien autre chose ! L’article parle d’ailleurs très justement de réintroduction des ours.

( 2 ) Note du traducteur : Cas isolé ? A propos des ours importés de Slovénie ? Bis pour le Conseiller, il ne connaît toujours pas son dossier …
C’est le Ministère slovène de l’Environnement lui-même qui indique qu’en Slovénie, je cite : "Les cas de dommages causés par les ours, et le nombre de conflits avec les humains augmentent. La perception de l’espèce est donc en train de devenir négative. Ces dernières cinq années, plusieurs incidents sérieux ont été enregistrés concernant des attaques d’ours sur des personnes, suivies de graves blessures".
Et il précise à propos de ces ours à problème, devenus trop familiers parce que nourris avec des cadavres de bétail: "Il nous intéresse beaucoup de transférer ces ours dans quelques uns des pays qui ont foi en la population d’ours slovènes". (voir « The brown bear conservation and management in Slovenia (Long version) - 2007» sur le site du Ministère slovène, et la traduction d’autres passages dans le Bilan de l’ADDIP sur la plan-ours, mai 2008, page 31.

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Contre la volonté du Val d'Aran, la Généralité de Catalogne refuse de retirer les ours des Pyrénées - La Generalitat rebutja retirar els óssos del Pirineu, en contra de la voluntat d'Aran (Texte en catalan)


Debat L'associació ecologista avalon presentarà avui una denúncia al jutjat de vielha contra el conselh generau

Aquest dilluns se celebra una cimera a la seu del Conselh Generau per decidir la política a seguir

La vigília de la reunió prevista per aquest dilluns entre responsables del Conselh Generau, la Generalitat i el Govern central per tractar sobre el futur de l'óssa Hvala, el conseller de Medi Ambient, Francesc Baltasar, va avançar diumenge que no es retiraran els set óssos bruns que habiten al Pirineu català després de l'atac de Hvala a un caçador a Les dijous passat. Baltasar va declarar que "aquests dies s'estan dient coses profundament errònies i no s'han de prendre decisions a cop calent".

El conseller va insistir que l'espècie a la qual pertany Hvala "està amenaçada" i va destacar que en període de reintroducció "no hi ha hagut cap incident", així que "el projecte no es pot qüestionar perquè és correcte".

Per la seua part, una quinzena de guardes forestals del Conselh Generau van seguir ahir les tasques de control de l'óssa Hvala, localitzada dissabte a la zona d'Eth Portet, on es va produir l'atac a Luis Turmo. Segons fonts del Conselh, els guardes es van dedicar ahir a instal·lar noves trampes per a Hvala, tot i que no per capturar-la, sinó per dissuadir-la de sortir del perímetre en què està controlada.

Auteur : Neus Marti
Source : Segre.com du 27-10-2008

Contre la volonté du Val d'Aran, la Généralité de Catalogne refuse de retirer les ours des Pyrénées


Le débat - L'association écologique Avalon a déposé une plainte aujourd'hui auprès du Tribunal de Lléida contre le conseil général d'Aran


Ce lundi se tient un sommet au Conseil Général d'Aran pour décider de la politique à suivre

À la veille de la réunion prévue pour ce lundi entre Conselh Generau (Conseil général d'Aran), le gouvernement (Ndr : de catalogne) et le gouvernement central pour discuter de l'avenir de l'ourse Hvala, le Conseiller à l'Environnement (Ndr : Generalitat de Catalunya), M. Francesc Baltasar, a dit dimanche que les sept ours bruns des Pyrénées catalanes ne seront pas supprimés après l'attaque de Hvala sur un chasseur jeudi dernier. M. Francesc Baltasar a déclaré que "ces jours-ci il s'est dit des choses profondément erronées et qu'il ne prend pas de décisions à chaud."

Le conseiller a souligné que l'espèce à laquelle appartient Hvala "est menacée" et a noté que, dans période de réintroduction "il n'y a eu aucun incident" et que "le projet ne peut pas être remis en question parce qu'il est correcte. " Pour sa part, un quinzaine de gardes forestiers du Conselh Generau ont assuré hier la surveillance de l'ourse Hvala dans le secteur où elle a attaqué Luis Turmo. Selon des sources du Conselh, hier, les gardes ont créé de nouveaux pièges pour Hvala, sans l'attraper, mais pour la dissuader de quitter le périmètre qui est sous contrôlé.

Traduction (approximative) : Louis Dollo


Commentaire : Mauvaise foi ou manipulation ?


Comme depuis 20 ans en France, les autorités sont soit ignorante, soit incompétence, soit de mauvaise foi ou bien participe à une vaste opération de manipulation. Quelques exemples à travers les propos rapportés par la presse espagnole et catalane.

  • "Espèce menacée" : Faux selon l'UICN. Ce n'est qu'une espèce protégée par ailleurs chassée dans d'autres pays notamment en Slovénie.
  • " Aucun incident " : Faux. Il suffit de lire le communiqué de l'ADDIP pour les trois derniers mois et avant les épisodes Palouma, Franska, etc…
  • Le projet est correct : Faux. Aucune concertation par ailleurs obligatoire et opposition claire et quasi unanime des élus français des Pyrénées.

Il faut par ailleurs noter qu'au Val d'Aran, l'actuel Syndic, Francesc Boya (Unitat d'Aran-PSC) est traditionnellement en faveur du plantigrade. Mais la situation a brusquement changé avec l'attaque sur le chasseur et il a reçu le soutien du Président d'Aragon, Marcelino Iglesias. Sur la question de l'ours, Boya rejoint son opposant l'ancien Syndic, Carles Barrera (Convergència Democràtica Aranesa) qui a toujours été opposé à l'ours et était venu manifester à Bagnères de Bigorre (Voir la Vidéo). Carles Barrera était également signataire de la "Declaracion de los Pirineos"

Il semble donc qu'aujourd'hui, une certaine unanimité pyrénéenne se renforce contre les introductions mais aussi contre la présence d'ours issus de Slovénie et leurs descendances. Il est de plus en plus évident que le " Plan Ours " doit cesser.

Nous constatons également, qu'après nous avoir mainte fois répétée que la cohabitation ours - homme se passait bien en Espagne contrairement à la France, les associations écologistes pro-ours sont totalement discréditées par leurs mensonges et leurs manipulations qui durent depuis plus de 20 ans. Selon des responsables de l'ADDIP, " la situation actuelle rend la " Motion pour une montagne vivante et préservée " de plus en plus réaliste et d'actualité. "

Louis Dollo, le 27 octobre 2008

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Un chasseur mordu par un ours (Communiqué du FIEP)


Le 22 octobre 2008, un ours a mordu un chasseur au val d’Aran (Espagne).
Heureusement, le chasseur n’a pas été gravement blessé.

Au cours d’une battue au sanglier, il semblerait que l’ours aurait été dérangé dans sa couche, sous un rocher, où on a trouvé des restes de nourriture.
En s’enfuyant l’ours serait tombé sur un chasseur qui, alors que l’ours était passé devant lui, s’est mis à crier.

Ceci a-t-il été pris comme une menace par l’ours et aurait-il provoqué une charge d’intimidation marquée par une morsure ? Seule l’enquête permettra de l’établir. Mais l’ours n’a pas délibérément chargé de prime abord. S’il avait voulu tuer l’homme, il aurait pu le faire.

Cet ours serait l’ourse Hvala, était-elle blessée ou accompagnée de ses oursons ? Ce qui aurait pu la faire réagir à la « menace ».

Rappelons que l’ours est un animal sauvage qui en règle générale fuit l’homme, comme la plupart des animaux sauvages. Mais face à une attitude qu’il peut identifier comme une agression, il peut, comme un chien, un cerf, un sanglier, une vache, etc. s’en prendre à celui qu’il pense le menacer.

Tous les ans, il y a dans les Pyrénées des accidents avec des chiens, des cerfs, des sangliers, des vaches, etc. sans que cela ne fasse la une des médias et ne provoque la demande d’éliminer l’espèce.

Encore une fois un conflit avec la chasse en battue

Après Claude, Cannelle, Mellba, Balou, combien faudra-t-il de chasseurs mis en danger et d’ours morts, pour que l’on comprenne enfin qu’il faut véritablement prendre en compte sur le terrain, par des mesures spécifiques, la présence de l’ours brun lors des parties de chasse en battue ?

Source : FIEP du 27 octobre 2008

Commentaire


Ce communiqué est assez exceptionnel car en s'enfonçant dans l'incohérence, le FIEP confirme son incompétence autre que livresque.

Nous ne pouvons que remercier le FIEP de nous rappeler qu'il s'agit d'un animal sauvage. A voir certains dialogues sur les forums voir même les propos d'Alain Reynes, directeur de l'ADET nous aurions pu avoir des doutes. Ce n'est donc pas une peluche. Il peut y avoir danger comme avec d'autres animaux nettement plus nombreux que les ours dans les Pyrénées.

Il peut y avoir un risque avec des vaches, sangliers, etc… mais la potentialité de se faire agresser reste pour le moins faible. Très faible, surtout si on ne va pas les ennuyer. Et encore !

Par contre, avec l'ours, nous le voyons dans la description du FIEP, un simple comportement de randonneur suffit pour être attaqué. Un mot de travers, un cri mal placé lié à la peur ou la surprise et c'est la catastrophe.

Merci donc au FIEP de nous confirmer que l'ours est potentiellement dangereux, non seulement pour un chasseur, mais aussi pour un berger ou un randonneur. Mais dans cette affaire d'introduction, est-ce que les décideurs d'importer des ours ont appliqué le principe de précaution quant aux risques potentiels en rapport avec toutes les activités humaines ?
Sûrement pas !
La preuve : les fédérations sportives représentant les sports de nature, pas plus que le CNOSF n'ont été consulté pas plus que n'ont été respecté certaines conventions liant les services de l'Etat dont la DIREN Midi-Pyrénées aux fédérations sportives. Quant aux éleveurs, nous savons ce qu'il en est.

Bravo pour les amalgames avec les divers types d'accidents. Est-ce pour autant une raison pour ajouter un risque supplémentaire non souhaité ?

Bravo pour l'amalgame autour des accidents des ours lorsque l'on sait que pour trois des quatre cités il n'y a pas eu de suite judiciaire.

A l'évidence les associations pro-ours jouent la division entre elles. Pas de cohérence dans les idées. De plus, elles n'ont pas grand-chose à opposer, voir même rien du tout face à une telle problématique. Est-ce pour ces absences de raison que l'on doive conserver des ours importés des Slovénie dans les Pyrénées ?

Louis Dollo, le 27 octobre 2008

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La Generalitat seguirá reintroduciendo el oso en el Pirineo pese al desacuerdo del Conselh d'Aran - Le gouvernement de Catalogne continuera de réintroduire l'ours dans les Pyrénées malgré le désaccord du Conselho d'Aran


El síndic afirma que se realizará una captura segura de la osa Hvala tras la agresión a un cazador

La directora general de Medio Natural, Núria Buenaventura, afirmó hoy que la Generalitat continuará con el proceso de reintroducción del oso en el Pirineo, ya que la agresión que sufrió un cazador el jueves por parte de la osa Hvala es "un incidente aislado".

Sin embargo, el Conselh Generau d'Aran reitera que no ha modificado su oposición a reintroducir el oso.

Así lo manifestaron ambas administraciones hoy en Vielha durante una reunión en la que también estuvo representado el Ministerio de Medio Ambiente, Medio Rural y Marino por parte del coordinador de la Dirección Generalita de Medio Natural y Política Forestal, Sixto Martínez del Valle, que rehusó hacer declaraciones durante la rueda de prensa.

El síndic d'Aran, Francèsc Boya, pidió a la administración que "se pare el programa Life de la reintroducción del oso, y que no se juegue más a probar experimentos que perjudican al oso y al territorio aranés".

Boya se comprometió a realizar una captura con seguridad para restaurar la calma tras la reciente agresión, aunque advirtió de que la osa puede pasar la frontera a Francia.

Núria Buenaventura afirmó que la Generalitat pondrá todos los medios posibles para que no se repita ningún caso como el de la semana pasada.

Para ello se creará un equipo técnico que realice un seguimiento del oso en el Pirineo. Debido al gran volumen de población de oso en la Val d'Aran, se formará un equipo más completo para este territorio.

El viernes, el Conselh Generau pidió la colaboración del cuerpo de Agentes Rurales de la Generalitat y del equipo técnico de la administración francesa, aunque los técnicos franceses no respondieron positivamente a la petición del síndic.

En cuanto a los cazadores del Baish Aran, se concentraron en el Ayuntamiento de Les para protestar por los ataques y realizar ellos mismos la caza del oso.

Como respuesta a esta decisión, el síndic convocó una reunión con el responsable general de Medio Ambiente del Conselh Generau, Antonio Cuito, con el objetivo de disuadir a los cazadores y dejar que los agentes de la Generalitat llevaran a cabo el trabajo de encontrar y capturar al oso.

Source : Europa Press du 27 octobre

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Iglesias alerta de que el oso pone en peligro la ganadería - Iglesias averti que l'ours menace le bétail


El presidente tercia en la polémica por el ataque de un plantígrado en Cataluña.

En plena polémica por el ataque sufrido por un cazador por parte de un oso en la localidad catalana de Les, el presidente de Aragón, Marcelino Iglesias, alertó ayer en el pueblo leridano de Tahull, donde se reunió con el presidente catalán, de los riesgos que entraña la reintroducción del plantígrado. "Si no hacemos un buen plan de reintroducción, pondremos en peligro la ganadería extensiva", afirmó el jefe del Ejecutivo aragonés. Iglesias, que habló indistintamente en catalán y aranés, se dirigió al síndico (presidente del ente comarcal) para mostrarle "todo" su apoyo. "Las personas son más importantes que los animales", dijo el presidente de la DGA.

Sus palabras recordaron a todos los presentes el caso Hvala, llamado así por el apodo de la primera osa que pegó un zarpazo y un mordisco a un humano en el Valle de Arán. En este episodio, el cazador Lluís Turno, vecino de Les, tuvo que recibir trece puntos de sutura entre la pierna izquierda y el brazo derecho. El ataque ha provocado por primera vez que todo este territorio pirenaico se levante para reclamar la expulsión de todos los plantígrados. No solo de la osa Hvala, que ayer seguía sin ser capturada por los técnicos del Consejo General de Arán y la Generalidad, que desde hace un par de días intentan apresarla, si no de todos los plantígrados.

Por ello, el Ayuntamiento de Les votará mañana un texto en el que pedirá que estos animales, reintroducidos en el Pirineo con un programa de la UE, se despidan para siempre del valle. Un escrito similar prepara para el martes el Consejo General de Arán, y enfrente, por el momento, está la Generalitat.

El consejero de Medio Ambiente catalán, Francesc Baltasar, sostuvo ayer que el caso Hvala era un "incidente aislado", por lo que sería "un error muy grande" frenar el programa de reintroducción de osos, que hasta ahora ha estado impulsado por Francia y gracias al cual hay cerca de una veintena en las montañas pirenaicas. Baltasar admitió la necesidad de "afinar medidas" para garantizar la seguridad en la zona habitada por los plantígrados, pero añadió algo que ayuda a poner en perspectiva de qué animal se está hablando: "El oso es una especie en peligro de extinción". Plantearse su segunda erradicación en los Pirineos --tras la primera de hace unas décadas-- porque ha atacado a un cazador, vino a decir el consejero, no tendría sentido.

El oso pardo autóctono formó parte del paisaje del Pirineo hasta la década de los 80 y hay informaciones de que en el Valle de Arán fue posible ver ejemplares vivos hasta 1992. Pasaron cuatro años sin plantígrados en estas montañas hasta que comenzaron a reintroducirse estos animales, importados de Eslovenia. Desde entonces, su presencia ha generado controversia por los destrozos que causan en los rebaños, pero el levantamiento antioso nunca había llegado al punto en el que se encuentra ahora.

Al fin y al cabo, solo atacaban a otros animales y, según los datos disponibles, de manera poco relevante. De hecho, hay muy pocos araneses que vivan de la ganadería. En el 2007, los osos protagonizaron 16 ataques que causaron la muerte de 20 ovejas y la destrucción de dos colmenas. También se zamparon los cadáveres de un ternero y un caballo. Pero ahora se trata de ataques a humanos. Este extremo es el que ha provocado que el síndico de Arán, Francesc Boya, hable de que el programa de reintroducción de osos "es un experimento que se ha realizado sin valorar las consecuencias".

Auteur : Juan Ruiz Sierra
Source : El Periodico de 27-10-2008

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Ours en Val d’Aran en Espagne : désaccord entre le Conseil Général d’Aran et la Generalitat de Catalunya


La controverse sur la présence de l’ours dans ce coin des Pyrénées qu’est le Val d’Aran en Espagne fait grand bruit. Le Syndic d’Aran veut les capturer tandis que le gouvernement de Catalogne estime que l’attaque sur un chasseur est un "un incident isolé."

Ce n’est pas pour autant que le calme est revenu. Il sera créé un groupe de travail pour le suivi de l’ours en catalogne mais le Syndic d’Aran, Francesc Boya, persiste dans l’idée de la capture. Pour lui, il faut « arrêter le programme LIFE de réintroduction de l'ours. » Et il demande « qu’on ne joue plus à faire des expériences qui sont préjudiciables à l’ours et au territoire aranais. »

Dimanche, le président de l'Aragon, Marcelino Iglesias, en visite au village de Tahull en Catalogne, s’est exprimé sur les risques qu’implique la réintroduction du plantigrade. "Si nous ne faisons pas un bon plan de réintroduction, nous allons mettre en péril l'élevage» dit-il. C’est exactement ce qui se passe en France selon la coordination pyrénéenne ADDIP et les syndicats agricoles. Mais au-delà, le problème de la sécurité des personnes reste à résoudre de même que la problématique de la biodiversité et du développement durable. Curieusement, personne n’en parle.

Auteur : Louis Dollo
Source : Kairn.com du 27 octobre et Tarbes-Infos du 28 octobre 2008

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La cercanía del santuario francés da a Hvala una oportunidad de escape

• Las nevadas dificultarán la captura mientras dure el temporal, pero después la osa será un blanco fácil

• El Conselh d'Aran y la Generalitat crean un equipo de seguimiento de los plantígrados en el Pirineo

En versión antropomórfica, la osa Hvala, que el jueves pasado atacó a un cazador en el Vall d'Aran, vendría a ser uno de esos raros fugitivos que ni siquiera saben que están siendo buscados, pero a quienes todas las condiciones les son favorables para seguir con su vida en libertad. La captura de un plantígrado es siempre un asunto complicado, pero en este caso se complica aún más por dos motivos: la cercanía entre Francia y la zona por la que se mueve el animal y, en segundo lugar, la meteorología de los próximos días, que pre-
vé nevadas abundantes. Tanto si cruza la frontera como si se encierra en una cueva, el dispositivo de búsqueda diseñado por el Conselh Generau d'Aran y la Generalitat para apresarla con vida tendría que suspenderse.
Hoy, como mañana y el jueves, se espera que nieve en el Vall d'Aran, una situación compleja para el avistamiento de Hvala: por una parte, la osa tiene el mal tiempo a su favor, sobre todo si las condiciones son tan difíciles que dificultan el movimiento de los técnicos; por otra, lo tiene en contra porque, una vez concluyan las nevadas, se convertirá en un blanco más fácil al dejar sus huellas marcadas en el terreno. En cualquier caso, el invierno está cada día más cerca. "En cuanto se ponga a hibernar, posiblemente a principios de diciembre, esto se ha acabado", decía ayer uno de los guardias forestales encargados de apresar al plan-
tígrado. La detención, entonces, podría demorarse meses.
Más optimista se mostró el Síndic d'Aran, Francesc Boya, tras una reunión con representantes de la Generalitat y el Ministerio de Medio Ambiente en la que se decidió crear un cuerpo de agentes rurales específico para el seguimiento de los osos en el Pirineo catalán. "Es pronto --señaló el Síndic--. Podemos capturarla".

CÓMO ARRESTARLA
El dispositivo para detener a Hvala y llevarla a un centro especializado recibió ayer las críticas tanto de colectivos ecologistas --la asociación Avalon denunció en los juzgados de Vielha al Conselh Generau d'Aran-- como de Guillermo Palomero, presidente de la Fundación Oso Pardo y uno de los mayores expertos españoles sobre la especie. "No sería bueno someterla al estrés de una batida que, además, no tiene garantizado su éxito-- sostuvo Palomero--. Por ejemplo, no creo que lanzarle un dardo sea buena idea porque, antes de caer dormido, el animal saldría corriendo y perde-
ríamos su rastro
". En su opinión, lo que debería hacerse es colocar una trampa inocua en alguna zona por la que supuestamente puede pasar el animal y luego esperar a que caiga, "aunque sean varios meses".
Palomero, coordinador de un nuevo programa del Ministerio de Medio Ambiente para sensibilizar a los ciudadanos y hacer compatible en el Pirineo la presencia de los plantígrados y las actividades humanas, no descarta que Hvala esté embarazada. Se la ha visto en compañía de un macho. La osa, eso sí, ya no viaja acompañada de sus dos cachorros. Ahora tienen año y medio y son suficientemente mayores como para valerse por sí solos, aunque puede que alguno de ellos se encuentre cerca y busque ocasionalmente la protección de su madre.
Sin ninguno de sus hijos a su cargo, Hvala se ha trasladado. Tras permanecer en las cercanías de la zona de Les, donde atacó el jueves al cazador, ahora, según explicó el Síndic, se encuentra en las proximidades de la frontera con Francia. Si la cruza, "el asunto dependerá de Francia", dijo la directora general de Medi Natural de la Generalitat, Núria Buenaventura. Y Francia, al menos hasta ahora, no ha dado muestras de querer capturar a la osa. Hvala lleva insertado un pequeño transmisor en el estómago, pero no es válido para localizarla en grandes distancias.

LA CONCIENCIA
Buenaventura y Boya sentaron las bases para crear algo que ya existe en Asturias y Cantabria: un equipo, formado por agentes rurales especializados, encargado del seguimiento actualizado de los osos. ¿Cómo es posible que haya tenido que ocurrir un accidente como el del ataque de Hvala al cazador Lluís Turno para que se tome esta medida? "Quizá antes no había conciencia", contestó Boya, tras una reunión en la que volvió a quedar patente las diferencias de criterio sobre el futuro de los osos en el valle: el Conselh Generau d'Aran aboga por expulsarlos; la Generalitat, por continuar con el programa europeo de reintroducción, que comenzó en 1996 y gracias al cual hay una veintena de plantígrados en el Pirineo.
Según Palomero, uno de los graves problemas de los osos en el Vall d'Aran es que nunca, hasta ahora, había habido un programa de seguimiento exhaustivo: "La Generalitat tiene muy buenos especialistas en osos, pero hace falta que la gente del territorio se implique en el control de los animales, que se vea que no ocasionan problemas". Gracias a un cuerpo de agentes especializados, en los dos núcleos oseros del Cantábrico --que suman más 130 osos-- se dispone de un censo con los nacimientos, las principales zonas de paso y las guaridas de hibernación. "Sabemos, por ejemplo, que el año pasado hubo un récord de reproducción: parieron 21 hembras y nacieron 39 oseznos", concluye el experto.

Autor : Juan Ruiz Sierra et Antonio Madriedejos
Source : El Periodico de 28-10-2008

La proximité du sanctuaire français donne à Hlava une occasion de s'échapper


- Tant qu'elles durent, les chutes de neige rendent difficile la capture de l'ourse, mais ensuite elle sera une cible facile
- Le Conseil Général d'Aran et la Généralité créent une équipe de suivi des plantigrades dans les Pyrénées

En version anthropomorphique, l'ourse Hvala, qui jeudi dernier a attaqué un chasseur dans le Val d'Aran, finirait par être un de ces rares fugitifs qui ne savent même pas qu'ils sont recherchés, mais pour qui toutes les conditions sont favorables afin de continuer à vivre en liberté. La capture d'un plantigrade est toujours une affaire compliquée, en l'occurrence elle se complique pour deux raisons : la proximité entre la France et la zone où se déplace l'animal, et la météorologie des prochains jours, qui prévoit d'abondantes chutes de neige.
Qu'elle passe en France ou qu'elle se terre dans une grotte, le dispositif de recherche mis en place par le Conseil Général d'Aran et la Généralité pour la capturer vivante devra être suspendu.

Aujourd'hui, comme hier et comme jeudi, on attend la neige au Val d'Aran, une situation complexe pour réussir à trouver Hvala ; d'une part le mauvais temps est favorable à l'ourse, surtout si les conditions deviennent si difficiles qu'elles compliquent les déplacements des techniciens ; d'autre part, et à l'inverse, une fois qu'auront cessé les chutes, il lui sera plus facile de laisser ses traces dans le blanc de la neige. Dans tous les cas, l'hiver se rapproche chaque jour, " et quand elle sera en hibernation, sans doute début décembre, on ne pourra plus rien faire ", disait hier un des gardes-forestiers chargés de la capture du plantigrade. L'arrestation alors pourrait attendre des mois.
Francesc Boya, le Syndic d'Aran s'est montré plus optimiste à la suite d'une réunion avec les représentants de la Généralité et ceux du Ministère espagnol de l'Environnement où il a été décidé de créer un corps d'agents ruraux spécifiques pour le suivi des ours dans les Pyrénées catalanes. " Il est encore temps, signale le Syndic, on peut la capturer ".

COMMENT L'ARRÊTER
Le dispositif adopté pour capturer Hvala et la transférer dans un centre spécialisé a reçu, hier, les critiques aussi bien des collectifs écologistes - l'association Avalon a déposé plainte contre le Conseil Général du Val d'Aran devant les tribunaux de Vielha (1)- que de Guillermo Palomero, président de la Fondation Oso Pardo et un des meilleurs spécialistes espagnols de cette espèce qui soutient : " Il ne serait pas bon de la soumettre au stress d'une battue dont en outre on n'est même pas sûr de la réussite. Par exemple je ne crois pas que tirer une flèche anesthésiante soit une bonne solution, avant de tomber endormi l'animal s'enfuirait en courant et nous perdrions sa trace ". A son avis, ce qui devrait être fait est de tendre un piège inoffensif dans une zone où l'ours " pourrait éventuellement passer et ensuite attendre qu'elle y tombe, " ce qui pourrait prendre des mois ".
Palomero (2), coordonnateur du nouveau programme du Ministère de l'Environnement destiné à sensibiliser les citadins et à rendre compatible présence du plantigrade et activités humaines dans les Pyrénées, n'écarte pas la possibilité que Hvala soit pleine. On l'a vue en compagnie d'un mâle. L'ourse déjà ne se déplace plus accompagnée de ses deux oursons. Ils ont à présent un an et demi et sont suffisamment grands pour subvenir d'eux-mêmes à leurs besoins, mais il n'est pas impossible que l'un d'eux se trouve dans les environs et cherche occasionnellement la protection de sa mère.
Sans petits à sa charge, Hvala s'est déplacée. Après être restée aux environs de Les, où elle a attaqué le chasseur jeudi, à présent, comme l'explique le Syndic, elle se trouve à proximité de la frontière française. Si elle la franchit, " l'affaire concernera la France ", explique le Directeur général au Milieu naturel de la Généralité, Núria Buenaventura. Et le France, au moins jusqu'à présent, n'a pas donné le moindre signe de vouloir capturer l'ourse. Hvala a toujours un petit transistor inséré dans le ventre, mais il ne permet pas de la localiser à grande distance.

LA CONSCIENCE
Buenaventura et Boya ont jeté les bases pour créer quelque chose qui existe déjà dans les Asturies et la Cantabrie : une équipe d'agents ruraux spécialisés, chargés du suivi actualisé des ours (3). Comment se fait-il qui ait fallu attendre cet accident pour qu'une telle mesure soit adoptée ? " Peut-être la conscience n'existait-elle pas ", répond Boya, au sortir de la réunion où est restée évidente la différence d'appréciation sur l'avenir des ours dans la vallée : le Conseil Général d'Aran plaide pour les expulser ; la Généralité pour continuer le programme de réintroduction qui a débuté en 1996 et grâce auquel il y a aujourd'hui une vingtaine d'ours dans les Pyrénées.
Pour Palomero, un des graves problèmes posé par les ours dans le Val d'Aran, c'est que jamais jusqu'à aujourd'hui il n'y a eu de programme de suivi exhaustif : " La Généralité possède de très bons spécialistes en ours, mais il manque que les habitants du territoire s'impliquent dans le contrôle des animaux, ils verront alors qu'ils ne posent pas de problème " (4).
Grâce à un corps d'agents spécialisés, dans les deux zones à ours des Monts cantabriques - où on arrive à un total de plus de 130 ours - on dispose d'un recensement des naissances, des principales zones de passage, et des tanières d'hibernation. " Par exemple, nous savons que l'an dernier il y a eu un record de reproduction : 21 femelles ont mis bas, et 39 oursons ont vu le jour ".

Traduction : B.Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP

( 1 ) Note du traducteur : El Segre, dans son édition de ce jour, signalait à ce propos: « Le juge de Vielha a classé la plainte pour tentative de capture de l’ourse Hvala que l’association écologiste aranaise Avalon avait déposée ce lundi contre le gouvernement aranais. Selon des sources du Conseil Général, le juge n’a pas trouvé d’indices que le plantigrade ait été maltraité en quoi que ce soit, et surtout soutient que la plainte n’a pas de fondement juridique et n’apporte aucune preuve, à la suite de quoi il a signalé que l’affaire était close »

( 2 ) Note du traducteur : sur les analyses à géométrie variable de Guillermo Palomero selon qu’il s’exprime en scientifique ou en militant de son association asturienne, voir le Bilan de l’ADDIP sur le plan-ours, mai 2008, page 32. On lui doit notamment, en 2006, à propos de l’avenir des ours asturiens cette phrase : « hay que poner al oso a producir » = il faut rendre l’ours productif. Ce qui entraîna de nombreuses réactions, dont celle de Javier
Naves, biologiste du Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique espagnol, et Conseiller à l’environnement du gouvernement asturien, dont El Comercio du 18 mai 2006 rendait compte ainsi : « Le biologiste rejette totalement la proposition faite par la Fondation Oso pardo d’organiser des visites guidées dans la zone. De fait, Naves trouve “ graves et préoccupants, non seulement l’idée elle-même, mais le fait qu’elle vienne de qui elle vient : une personne ayant des responsabilités en matière de conservation. D’une entreprise consacrée au tourisme, je n’aurais pas été surpris” ».

( 3 ) Note du traducteur : à notre connaissance, les équipes des Monts cantabriques n’ont pas pour mission de prévenir les populations de la présence des ours, mais il est vrai que leurs ours n’ont rien à voir avec les ours slovènes que nous importons : nourris de carcasses de bétail, ne craignant pas l’homme au contraire, ceux-ci, selon les propres analyses du Ministère slovène, depuis quelques années attaquent de plus en plus fréquemment les humains, avec de graves blessures à la clef. Conséquence : en Slovénie, « La perception de l’espèce est donc en train de devenir négative ». Là encore, nous renvoyons au bilan de l’ADDIP pour les références.
Quant à l’efficacité et la communication des équipes françaises de l’ETO / ONCFS … il a fallu attendre l’attaque sur le chasseur de Les pour que leur bulletin « d’information » hebdomadaire fasse état de la présence de cette ourse en Val d’Aran dans le n° 28 de ce bulletin, la semaine précédente le n° 27 précisait, très angéliquement : « Hvala et Sarrousse n’ont pas été localisées cette semaine ».
Heureusement qu’il y a des chasseurs à Les et que l’ourse les attaque ! L’ETO devrait reverser à cet homme une partie de son salaire, ce ne serait que justice …

( 4 ) Palomero ne manque pas d’air après ce qui vient de se passer ! Lui-même d’ailleurs, dans ses conférences pyrénéennes souligne que la grande différence entre Pyrénées et Massif cantabrique, c’est que, « dans la cordillère cantabrique il n’y pas d’élevage ovin », ce qui au demeurant n’est vrai que pour Somiedo, la zone emblématique des ours asturiens.

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Le Val d'Aran veut capturer l'ourse Hvala


La réunion avec le gouvernement ne change rien à la détermination.

Depuis jeudi, le village de Les au Vaql d'Aran est en effervescence. L'attaque de Hvala a ranimé les craintes chez les habitants. Durant tout le week-end les gardes forestiers espagnols ont envahi le territoire où Luis Turmo a été attaqué par l'ourse, interdisant l'accès de la piste forestière à tout véhicule et tout promeneur. Avec l'appui d'un hélicoptère, ils ont tenté de localiser l'animal dont le collier émetteur ne fonctionne plus. Ils étaient seuls pour effectuer les recherches, l'équipe française du suivi de l'ours n'étant pas présente sur les lieux. Ils ont réussi à identifier le secteur où se trouvait Hvala : une zone plutôt accidentée faite de nombreux rochers. Des pièges ont été disposés, non pour tenter d'attraper l'ourse, mais pour l'empêcher de quitter l'espace contrôlé. Pourtant aujourd'hui, Hvala s'est bien déplacée.

Divergences avec Madrid
Chacun sait que le retrait des sept ours bruns qui vivent dans les Pyrénées catalanes n'est pas souhaité par le gouvernement espagnol. Le ministre de l'environnement, Francesco Baltasar, s'est exprimé clairement sur la question durant le week-end. Le sujet est sensible, divisant encore une fois, les pros et les anti-ours. Devant la gravité de la situation, une réunion rassemblant des membres du gouvernement espagnol, de la Généralitat de Catalogne et du conseil général du Val d'Aran a eu lieu hier en milieu de journée. À l'issue des discussions, faisant fi des souhaits du gouvernement central de Madrid, la décision de capturer Hvala a été annoncée. Pour l'heure, l'ourse a été repérée sur le secteur de Canéjan et tout porte à croire que si cette dernière repassait la frontière, le problème posé aux autorités espagnoles ne serait plus d'actualité. Du côté des chasseurs, une réunion était organisée hier soir entre les délégués de la société de chasse de Vielha car l'attaque d'un des leurs a marqué les esprits.

Le bras de fer est engagé avec les écologistes espagnols qui ont menacé les Aranais d'engager des poursuites si Hvala était capturée et transportée jusqu'à un enclos dans la région de Lerida comme il est envisagé. Les chasseurs au nombre de 800 dans la société de Les sont prêts à passer outre. Soit ils capturent l'animal, soit ils parviennent à le repousser jusqu'en France. Quoi qu'il en soit, il n'est pas question, pour eux, que Hvala demeure dans le massif de Bourrut au-dessus du village. Ils sont déterminés. D'autant plus qu'ils ont le soutien de Francisco Boya, syndic du Val d'Aran.
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Des éleveurs pas toujours dédommagés
La présence de l'ours à proximité des élevages inquiète. Dans le Val d'Aran, ces derniers sont souvent de petite taille et ne comptent que quelques têtes. Cependant les modes d'indemnisation engendrés par l'attaque de l'ours ne sont pas dispensés de la même manière selon que l'on vive d'un côté ou de l'autre des Pyrénées. En France, il suffit que l'attaque de l'ours soit authentifiée et avérée pour que le propriétaire puisse prétendre à l'indemnisation.

Dans le Val d'Aran, les animaux victimes d'une attaque d'ursidé, ne seront pas dédommagés à l'éleveur, si celui-ci a décidé de faire garder son troupeau sur ses terres. Seuls les animaux rassemblés sur un site répertorié, en l'occurrence Baqueira, seront susceptibles d'être dédommagés.

Auteurs : Jean-Jacques Dard et Joëlle Calmels
Source : La Dépêche du Midi du 28 octobre 2008

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Le Conseil général du val d'Aran demande le retrait des ours


Le Conseil général du val d'Aran (nord-est de l'Espagne) a demandé mardi le retrait des ours et l'arrêt de la réintroduction de ces plantigrades dans les Pyrénées catalanes, après l'agression d'un chasseur espagnol par un ours jeudi dernier.

Une motion en ce sens a été adoptée à l'unanimité par le Conseil, a indiqué l'agence Europa Press, alors que la polémique sur la reintroduction des ours dans les Pyrénées a été relancée en Espagne comme en France après cet incident.

Le chasseur qui a été attaqué tout près de la frontière française dans le val d'Aran a été griffé au bras gauche et mordu au mollet et hospitalisé brièvement dans la commune espagnole de Vielha (Aragon).

Les autorités espagnoles s'efforcent de capturer l'ours impliqué dans l'incident, qui serait l'ourse slovène Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006. L'ourse a été localisée, mais l'opération est rendue difficile par les conditions climatiques (pluie et neige).

Plusieurs associations écologistes espagnoles s'y opposent. Selon certaines, citées mardi par les médias, Hvala pourrait être enceinte, d'où son agressivité, et sa capture pourrait être préjudiciable à sa santé.

Par ailleurs, un jeune ours a été tué mardi par un camion sur une autoroute de la région de Leon, dans le nord-ouest de l'Espagne, le premier accident de ce type depuis longtemps, selon les autorités espagnoles.

Il y aurait de 100 à 150 ours dans cette région, leur population ayant tendance à augmenter légèrement.

Source : Le Monde du 28 octobre 2008

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Crean un equipo de seguimiento de los osos en todo el Pirineo


La reunión a tres bandas celebrada ayer entre el Ministerio de Medio Ambiente, Generalitat y Conselh Generau d’Aran para solucionar la captura de la osa Hvala se cerró con la decisión de crear un equipo técnico que controle el seguimiento de los osos en todo el Pirineo. Dicho equipo será quien tome las decisiones sobre lo concerniente a la osa Hvala como, por ejemplo, si deben o no enviarla a un centro de fauna.

De momento, el operativo para capturar la osa Hvala se mantiene abierto. El cuerpo de agentes de medio ambiente del gobierno aranés, con el apoyo del Ministerio de Medio Ambiente y la Generalitat, pudieron localizar ayer al animal en las cercanías de la zona Honeria en el término municipal de Canejan. En el intento de localización, los guardas requirieron el uso del helicóptero, sin embargo, no fue suficiente.

La directora General de Medio Natural de la Generalitat, Núria Buenaventura, manifestó ayer la intención de capturar al animal con el objetivo de analizar su estado y obtener información sobre porqué atacó el pasado sábado a una persona. Asimismo reiteró la voluntad de mantener activo el programa de reintroducción del oso Life en el Pirineo aunque explicó que pondrán todas las medidas necesarias para que la población se sienta segura. En este sentido, el Síndic d’Aran, Francesc Boya, reiteró su oposición a la reintroducción del oso y manifestó que es necesario el apoyo de todas las administraciones para lograr la reiterada total de los plantígrados en Aran. Boya también lamentó la imagen que se está proyectando de la Val d’Aran puesto que “no somos un país que persigue el oso a tiros”. Asimismo reprochó a aquellos que afirman que se intenta ganar tiempo con el operativo y explicó que se está actuando con prudencia para garantizar la seguridad de las personas.

Avalon presenta una denuncia contra el Conselh Generau d’Aran

La entidad ecologista Avalon presentó ayer ante el juzgado de Vielha una denuncia contra el Conselh Generau d’Aran El presidente de la entidad ecologista, Carlos Montero, ha explicado hoy a Efe que la osa pertenece a una especie protegida especialmente por la Unión Europea y que, por lo tanto, no se puede capturar sin decir cómo ni qué se va hacer con el animal una vez capturado.
Tal y como ya avanzó LA MAÑANA el pasado domingo, la entidad quería denunciar la forma en que el Conselh Generau había desarrollado el operativo para capturar a Hvala.Sin embargo, según informó ayer Catalunya Ràdio, el juez de Vielha podría haber archivado la denuncia al considerar que no existían pruebas de negligencia. Ipcena explicará hoy su postura sobre este tema.

Podría suspenderse la búsqueda si la osa cruza la frontera francesa

El responsable de Medio Ambiente del Conselh Generau d’Aran, Francesc Bruna, manifestó ayer que en caso de que la osa entre en territorio francés podría suspenderse el operativo de búsqueda del animal.
En este sentido, el Síndic d’Aran, Francesc Boya, habló ayer por la tarde con el cónsul general de Francia para intentar llegar a un acuerdo en lo referente al seguimiento mutuo de los animales y evitar situaciones como la del ataque al cazador.

Detectan la presencia de un segundo plantígrado en el término de Vielha

Mientras sigue en marcha el operativo para capturar a la osa Hvala, que el pasado jueves atacó a un cazador en Les, otra osa, Sarousse, ha sido detectada en la Val d’Aran, concretamente en Vielha.
Cada lunes el equipo técnico francés encargado de la gestión del oso emite un informe con las localizaciones de los plantígrados durante la última semana, ya sea a través de sus collares emisores o de otros indicadores, como las huellas que dejan los animales o el chip que llevan en su cuerpo.
No obstante, el parte de ayer traía consigo una sorpresa: no sólo Hvala había estado durante toda la semana pasada en la Val d’Aran, un segundo plantígrado, la osa Sarousse, también estaba en el valle, solo que un poco más abajo, en Vielha.
La osa Sarousse, la quinta y última reintroducida por Francia en el 2006, fue localizada entre el 20 y el 26 de octubre moviéndose por una amplia zona del termino municipal de Vielha y Mijaran, donde es probable que todavía siga.
Sarousse, de 7 años y procedente de Eslovenia, fue liberada por Francia en el 2006, en un momento de fuerte oposición ganadera al proyecto, y fue el quinto y último plantígrado que se reintrodujo en aquel momento.
La osa se liberó en el departamento francés de la Alta Garona, a sólo 20 kilómetros de la Val d’Aran y, desde entonces, se ha detectado varias veces en el valle, aunque también se cree que en una ocasión pudo llegar hasta Navarra.
Equipo francés en el operativo
Por otro lado, sobre la participación del equipo francés en el intento de captura de Hvala, parece ser que hay una predisposición aunque es un tema que aún está pendiente de cerrarse en próximas reuniones.
Cabe destacar que el equipo francés dispone de experiencia y medios más avanzados en la captura de estos animales.
Sin embargo, aún con ello el equipo de fauna galo lleva dos meses intentando capturar un ejemplar en su territorio. Por el momento, no se ha confirmado su participación en el operativo.

Autor : S. Casanovas
Source : La Manana de 28-10-2008

Une équipe de suivi de tous les ours sera créée dans les Pyrénées

Le réunion tripartite d'hier entre le Ministère espagnol de l'environnement, la Généralité de Catalogne, et le Conseil général d'Aran pour solutionner la capture de l'ourse Hvala s'est soldée par la décision de créer une équipe technique qui assure le suivi de l'ours dans toutes les Pyrénées. C'est cette équipe qui prendra les décisions concernant l'ourse Hvala comme, par exemple, de savoir s'il faut ou non l'envoyer dans un centre d'accueil de la faune.

Pour le moment, on maintient l'objectif de capturer l'ourse. Le corps des agents de l'environnement du Gouvernement aranais, avec l'appui du Ministère et de la Généralité, a pu localiser l'animal hier sur le territoire municipal de Canejan. Pour tenter de la localiser, les gardes avaient requis l'aide d'un hélicoptère, mais ce ne fut pourtant pas suffisant.
Núria Buenaventura, la Directrice générale du Milieu Naturel pour la Généralité, a manifesté hier son intention de capturer la bête dans l'objectif d'analyser son état afin de savoir pourquoi elle avait attaqué une personne samedi dernier. Par la même occasion, elle a réitéré sa volonté de maintenir actif le programme Life de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées mais elle a expliqué que toutes les mesures seraient prises pour que la population se sente en sécurité.
Sur ce point, Francesc Boya, le Syndic d'Aran, a réitéré son opposition à la réintroduction de l'ours, et souligné que l'appui de toutes les administrations était indispensable pour obtenir le retrait total des plantigrades en Aran. Boya s'est plaint aussi de l'image que l'on donne de la vallée : " nous ne sommes pas un pays qui poursuit l'ours à coups de fusil ". Il en a profité pour adresser des reproches à ceux qui affirment qu'on essaie de gagner du temps avec cette opération, et a expliqué qu'il est nécessaire d'agir avec prudence pour garantir la sécurité des personnes.

Avalon dépose plainte contre le Conseil général d'Aran

Le groupe écologiste Avalon a déposé hier devant le tribunal de Vielha une plainte contre le Conseil Général. Carlos Montero, le président de l'association a expliqué aujourd'hui à l'agence EFE que l'ourse appartient à une espèce spécialement protégée par l'Union Européenne et qu'elle ne doit donc pas être capturée sans que soit précisé ce que l'on en fera ensuite.
Comme notre journal l'annonçait déjà dimanche dernier, l'association entend dénoncer la façon dont le Conseil Général à mis en place les opérations de capture. Cependant, d'après une information de Catalunya Radio, le juge de Vielha aurait classé l'affaire sans suite en considérant qu'il n'y avait aucune preuve de négligence. IPCENA /Association regroupant diverses groupes écologistes catalans/ expliquera demain sa position sur ce problème.

Les recherches pourraient être suspendues si l'ours passait la frontière française
Le responsable à l'environnement du Conseil général d'Aran, Francesc Bruna, a indiqué hier que si l'ours entrait sur le territoire français, les opérations de recherche de l'animal pourraient être suspendues
En se sens, le Syndic d'Aran, Francesc Boya, s'est entretenu hier soir avec le Consul français afin d'essayer d'arriver à un accord sur le suivi mutuel des animaux pour éviter des situations comme celle de l'attaque sur le chasseur.

Un second plantigrade est repéré sur le territoire de Vielha

Tandis que se poursuivait l'opération pour tenter de capturer Hvala qui avait attaqué le chasseur jeudi dernier à Les, une autre ourse, Sarousse, était repérée dans le val d'Aran, précisément à Vielha.
Chaque lundi l'équipe technique française chargée du suivi des ours publie un rapport sur les localisations des ours au cours de la semaine précédente, obtenues à partir de leurs colliers émetteurs, ou d'autres indicateurs comme les traces de l'animal ou la puce qu'ils portent dans leur corps.
La publication d'hier a été une surprise : non seulement Hvala avait passé toute la semaine au Val d'Aran, mais Sarousse aussi était dans la vallée, à peine un peu plus bas, à Vielha.

L'ourse Sarousse, cinquième et dernière à avoir été réintroduite par la France en 2006, a été localisée entre le 20 et le 26 octobre en train de se déplacer dans une vaste zone du territoire de la municipalité de Vielha et Mijaran, où il est probable qu'elle se trouve encore. Agée de 7 ans et venant de Slovénie, elle fut libérée par la France en 2006, à un moment de forte opposition des éleveurs à ce projet, c'était le cinquième et dernier plantigrade réintroduit à ce moment.
Elle fut libérée en Haute-Garonne, à seulement 20 kilomètres du Val d'Aran, et depuis lors a été détectée plusieurs fois dans la vallée, bien qu'on pense qu'elle ait pu aussi en une occasion arriver en Navarre.

Participation de l'équipe française

D'autre part, quant à la participation de l'équipe française au projet de capture de Hvala, il semblerait qu'il y ait un obstacle bien que le problème reste ouvert pour des décisions lors de prochaines réunions.
Il faut souligner que pour la capture de ces animaux, l'équipe française a une expérience et des moyens techniques plus avancés. Cependant, malgré tout cela, l'équipe de la faune sauvage française essaie en vain de capturer un spécimen depuis deux mois. Pour l'instant, leur participation n'a pas été confirmée.

Traduction et petite note rigolote ci-dessous : B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP

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A propos des cow-boys de " l'équipe de la faune sauvage française ", pleins d'outils mais pas très efficaces, deux choses, parmi bien d'autres et nous y reviendrons, il y a matière, et à des niveaux très graves :

1) - Les aranais ont un vieux contentieux avec le Gouvernement aranais, et c'est déjà la surnommée Hvala qui en est non pas la cause (la pauvre bête n'est pour rien dans les folies des hommes), mais l'objet. Le 19 mai 2006, à 23 h 15, le Syndic d'Aran de l'époque, Carles Barrera, fit paraître un communiqué de presse qu'il m'envoya aussitôt et que l'ASPAP traduisit et diffusa en France. Texte du communiqué du Conseil Général d'Aran de 2006

2) "Avaient adopté un accord technique à Barcelone où était établi qu'il y aurait une information constante sur le déplacements des ours à l'intérieur des divers territoires" écrivait alors le Syndic d'Aran en avril 2006.
En novembre 2008, nos cow-boys franco-français continuent leur petite chevauchée solitaire, oublieux des accords mais toujours fiers et droits sur leurs éperons. En effet, ces bulletins d'information dont parle l'article ci-dessus, ont un point commun avec certains carabiniers : ils arrivent après la bataille, y a moins de risque, ça c'est sûr !
Le bulletin auquel se réfère l'article est le bulletin n° 28. Publié APRES l'attaque de Hlava dont a été victime le chasseur aranais, voir page 2 et les cartes qui suivent montrent effectivement la présence de Hlava et Sarousse sur ces deux territoires respectivement. Voir tous les bulletins de localisation hebdomadaire

M A I S …

le non moins délicieux bulletin de la semaine précédente, n°27, lui, notait simplement à propos de ces deux femelles :

Les pages suivantes sont les cartes de localisation des 3 ours lâchés en 2006 et toujours équipés d'un émetteur. Hvala et Sarousse n'ont pas été localisés cette semaine.

Étranges quand même ces " localisations télémétriques " qui ne permettent pas de localiser les nounours la semaine A, mais comme par hasard se remettent à fonctionner la semaine A+1, justement celle, quel hasard, où Hvala agresse un homme et où il devient alors difficile de faire comme si " on ne savait pas où ces " putains " d'ourses sont passées et pourtant, Messieurs Dames, croyez bien qu'on fait tout ce qu'il faut pour les repérer les chéries ".

Ah, nos cow-boys franco-français, quels poètes du télémètre !

Traduction et commentaires : B. Besche-Commenge - ASPAP/ADDIP

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L'ourse Hvala sera capturée et déplacée


Les autorités aranaises en accord avec le ministre de l'Environnement du gouvernement central ont décidé de capturer l'ourse Hvala qui a agressé un chasseur au-dessus de Les jeudi dernier lors d'une battue au sanglier. L'animal sera déplacé sur un autre site du massif pyrénéen et non sur Lerida comme envisagé dans un premier temps. Des techniciens sont chargés de ce déplacement.

Au préalable Hvala sera soumise à un examen vétérinaire pour déterminer si « son comportement agressif vis-à-vis de l'Homme est la conséquence d'une quelconque blessure. » Pour l'heure, l'animal a été repoussé jusqu'à Canejan.

D'autre part, le conseil général du Val d'Aran et le ministère ont annoncé la création de patrouilles chargées du suivi de l'ours. Pour sa part, le conseil général réuni en session extraordinaire hier matin à Vielha sous la présidence de Francisco Boya a décidé de se tourner vers la communauté européenne pour réclamer l'interdiction de toute réintroduction de l'ours dans les Pyrénées.

De leur côté, les habitants du Val d'Aran ont en préparation l'organisation d'une grande manifestation transfrontalière qui devrait avoir lieu d'ici une dizaine de jours dans la commune de Les où Luis Turmo se remet progressivement de l'attaque de l'ours qu'il a subi.

Auteur : Jean-Jacques Dard
Source : La Dépêche du Midi du 29 octobre 2008

[Nota : Selon nos informations, une importante manifestation internationale transfrontalière aurait lieu à Les le 7 ou le 8 novembre. Les opposants aux importations d'ours semblent se mobiliser de part et d'autre de la frontière dans un parfait élan de solidarité même si celle-ci est restée discréte jusqu'à maintenant.]

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Les ours ne s’y connaissent pas en frontières (ni en politique)


L’agression d’Hvala, un des ours du programme de réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées Françaises mis en place par l’Union Européenne , sur un chasseur dans la municipalité de Les, Val d’Aran, a ouvert à nouveau le débat sur la viabilité de la cohabitation entre les ours et les êtres humains dans une zone de haute montagne qui, ces dernières années, a connue un développement économique et urbanistique dut à la construction et au tourisme d’hiver.

Les réactions du monde politique aranais (le Val d’Aran, dont la culture est Occitane, est un territoire autonome de la Catalogne) ont été immédiates. Le President du Conselh Generau de la Val d’Aran, Francés Boya, réclame "le retrait des ours du territoire" au territoire français et affirme que "la réintroduction de l'ours a été un échec". C’est une opinion que ne partage pas le Conseiller pour l’environnement de la Generalitat de Catalunya, Francesc Baltasar, qui explique "qu’on ne peut pas arrêter le programme de réintroduction" seulement à cause d’une rencontre fortuite.

Quoiqu’il en soit, Hvala est devenue l’objectif numéro 1 pour les gardes forestiers de la vallée pyrénéenne lesquels ont déjà commencé leur propre recherche avec l’aide de l’émetteur porté par l'ourse brune. Cette chasse n’est pas partagée par les mouvements conservateurs, par exemple l’association Ecologistes en Action, qui jugent la mesure prise par le Conseil d’Aran disproportionnée et inappropriée et proposent une régulation plus grande de la chasse pour éviter les rencontres entre les hommes et les ours.

Tout ceci rappel beaucoup le débat qui a surgit il y a quelques années dans les départements frontaliers français quand le programme de réintroduction négocié par l’UE, la France et l’Espagne a commencé. Un débat qui éclate maintenant en Espagne du fait que la plupart des ours préfèrent vivre en terre aranaise que dans les bois du Midi-Pyrennées. C’est vrai que les ours ne s’y connaissent ni en frontières ni en politique.

Traduction: Núria Hernández
Source : Barcelona du 30 octobre 2008

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Nueve entidades de Aran piden respeto a su 'no' al oso El Estado dará la jaula y un veterinario para capturar a Hvala
Nueve entidades aranesas entregaron ayer un manifiesto al Conselh Generau en el que expresan su rechazo a lo que consideran una "campaña de descalificaciones" contra la Val por la oposición de las instituciones aranesas a la reintroducción del oso en el Pirineo y la operación para capturar a la osa Hvala, que el pasado 23 de octubre hirió a un cazador en Les.

El manifiesto está firmado por los gremios de Hostelería y de Comercio, Deportur, Aplec deth Bolet, las dos sociedades de caza de Aran y tres asociaciones agrícolas y ganaderas. Asimismo, el texto apoya la moción en la que el Conselh reclama la retirada de todos los osos en la Val.

Durante el encuentro, el síndic de Aran, Francès Boya, dijo que los trabajos para capturar a la osa Hvala seguirán adelante y que la empresa estatal Tragsa les ha proporcionado una jaula y el material necesario para llevar a cabo la captura, aunque Boya lamentó que la conselleria de Medio Ambiente aún no se haya pronunciado sobre el destino de la osa tras ser capturada.

Boya recordó que el Conselh estima en 400.000 euros anuales el coste necesario para vigilar al oso y evitar que ocasione daños, y afirmó que sería una falta de ética efectuar este gasto en una época de crisis.

Autor: Neus Martí
Source : Segre de 05/11/2008

Neuf organisations du Val d'Aran demandent que l'on respecte leur " non " à l'ours. L'Etat fournira la cage et le vétérinaire pour la capture de Hvala


Neuf organisations du Val d'Aran ont remis hier au Conseil Général un manifeste où elles expriment leur rejet de ce qu'elles considèrent comme " une campagne de dénigrement " contre le Val d'Aran pour l'opposition des institutions aranaises à la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées, et pour l'opération de capture de l'ourse Hvala, qui, le 23 octobre dernier, a blessé un chasseur à Les. Le manifeste est signé par les chambres de Commerce et d'Hôtellerie, Deportur, Aplec deth Bolet (1), les deux sociétés de chasses d'Aran, et trois associations d'agriculteurs et éleveurs. Par ailleurs, le texte soutient la motion par laquelle le Conseil réclame que soient enlevés tous les ours du Val d'Aran.
Lors de l'entrevue, le Syndic d'Aran, Francès Boya, a indiqué que les actions pour capturer Hvala suivraient leur cours et que l'entreprise d'Etat Trasga avait fourni une cage et le matériel nécessaire pour mener la capture à son terme. Il a cependant regretté que le Conseil à l'Environnement ne se soit prononcé sur le destin de l'ours après sa capture.
Boya a rappelé que le Conseil estime à 400.000 euros annuels le coût nécessaire pour surveiller l'ours et éviter qu'elle n'occasionne des dommages, il affirme que ce serait une faute morale de faire une telle dépense à une époque de crise.

Traduction et notes : B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP

(1) Deportur = entreprise aranaise d’activités sportives et de loisir ; l’Aplec deth Bolet (Rassemblement des amis du Champignon) organise, entre autres, des foires et rencontres gastronomiques autour des champignons. Retour

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El Sobirà se posicionará en contra del oso - Prepara un manifiesto de apoyo al Conselh (1)


El consell del Pallars Sobirà se posicionará en contra del oso en una declaración institucional de apoyo al Conselh Generau de Aran, que ha solicitado la retirada de todos los plantígrados de la Val. Así lo confirmó ayer el presidente, Vicenç Mitjana (PSC), que indicó que el texto deberá acordarse en los próximos días, en una sesión del consell de alcaldes. "No estamos de acuerdo con la reintroducción tal y como se ha llevado a cabo", explicó Mitjana. Por otra parte, el Síndic de Aran, Francès Boya, inició contactos con las asociaciones ecologistas que defienden la reintroducción del oso en el Pirineo y han puesto en duda la legalidad de la campaña de captura de la osa Hvala, tras el ataque a un cazador en Les.

Source : Sègre du Vendredi 7 novembre 2008

Le Pallars Sobirà prendra position contre l’ours et prépare une manifestation de soutien au Conseil /Général d’Aran/


Lérida Le Conseil du Pallars Sobirà prendra position contre l’ours dans une déclaration institutionnelle d’appui au Conseil Général d’Aran, qui a demandé que tous les plantigrades soient retirés du Val d’Aran. C’est ce qu’a confirmé hier son Président, Vicenç Mitjana (PSC), qui a indiqué que le texte sera adopté dans les prochains jours, en session du conseil des maires. « Nous ne sommes pas d’accord avec la réintroduction comme elle a eu lieu », a explique Mitjana (2). De son côté, le Conseiller Général d’Aran, Francès Boya, a pris contact avec les associations écologistes qui défendent la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées et ont mis en doute la légalité de la campagne pour la capture de l’ourse Hvala, après son attaque sur un chasseur de Les.

Traduction et notes : B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP

(1) Notes du traducteur : la graphie « - lh » de « Conselh » est celle, gasconne, du Conseil Général d’Aran. Au début de l’article, orthographié, « Consell », c’est alors la graphie catalane du Pallars. Retour

(2) : Rappelons qu’au niveau du Gouvernement catalan, le Conseiller à l’Agriculture (équivalent du Ministre pour les Autonomies), Joaquim Llena, a pris position contre ces réintroductions et s’oppose sur ce plan à Francesc Baltasar, le Conseiller à l’Environnement. Llena est originaire du Pallars Sobirà : Maire de la commune de Alt Anéu à l’époque, il s’est toujours prononcé contre la réintroduction des ours. Retour

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Una cumbre de expertos descarta la captura de Hvala


Los técnicos piden la creación de "patrullas oso" para seguir de cerca a los animales

La osa Hvala puede seguir campando tranquila por el Pirineo. Al menos, de momento. Técnicos del Ministerio de Medio Ambiente español, del departamento francés de Ecología, de la Generalitat de Catalunya y del Gobierno de Aragón, asesorados por un equipo de expertos en la materia, se reunieron ayer y acordaron aplicar medidas específicas para fomentar "el conocimiento y el seguimiento de la población de osos pardos en el Pirineo", sin por ahora abordar la captura de Hvala, el plantígrado que el pasado 23 de octubre hirió a un cazador aranés. La recomendación ignora la petición hecha hace unas semanas por el Conselh Generau d'Aran, que reclamó que el animal fuera atrapado y trasladado fuera del valle.
Sin mencionar cuánto dinero será necesario para desarrollar el paquete de medidas propuesto --eso es cosa de los políticos, que tienen previsto un encuentro para dentro de unas semanas--, el grupo de trabajo técnico considera que hace falta insistir en la necesidad de "hacer compatibles las actividades humanas en la montaña con la conservación de la población de osos pardos", según recogió el Ministerio de Medio Ambiente en un comunicado emitido al término de la reunión.
Entre otras propuestas, los técnicos, reunidos ayer por primera vez con presencia francesa tras el ataque de Hvala, recomiendan crear las denominadas "patrullas oso", unos equipos formados por guardas forestales especializados que siguen sobre el terreno las evoluciones de los plantígrados. Estas patrullas funcionan con éxito desde hace ya unos años en la cordillera Cantábrica, donde habita una importante colonia de osos.

DECEPCIÓN Y CAUTELA
Las cosas en el Vall d'Aran seguirán, pues, más o menos como hasta ahora. Todas las esperanzas puestas en la reunión técnica de ayer cayeron en saco roto. Sobre todo, porque los políticos responsables habían dicho públicamente que acatarían las recomendaciones que se les hicieran llegar tras el encuentro. De este se esperaba que, entre otras cosas, saliera una solución para la captura de Hvala.
Lejos de eso, los expertos abogan por "conocer mejor la población de osos pardos y brindar una mejor atención a los ciudadanos en materia de información, asesoramiento o construcción de sistemas temporales de prevención". Un cúmulo de buenas intenciones, en definitiva.
Ajeno al desánimo, el Conselh Generau d'Aran prefirió mostrarse cauteloso. "Habrá que analizar las recomendaciones de los expertos y ver si realmente se descarta la captura de la osa", señaló anoche un portavoz. Sea como fuere, el Gobierno aranés, indicó la misma fuente, debe dar cumplimiento a la moción aprobada por unanimidad a finales del pasado octubre por el pleno del Conselh en que se reclama el traslado de la osa. Por eso, el Síndic d'Aran, el socialista Francesc Boya, convocará una reunión urgente con todos los responsables políticos de los departamentos implicados en este asunto para comunicarles su postura.

Auteur : Maria Jesùs Ibanez
Source : El Periodico du 14-11-2008

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Ourse Hvala : la Generalitat accusée


Les Ecologistes pour la Catalogne (Ecologistes per Catalunya) ont indiqué hier que l’attaque d’un chasseur par l’ourse Hvala aurait pu être évitée si la Generalitat* avait approuvé le plan de gestion de l’ours. “Il aurait été normal que la Generalitat présente le plan afin que nous puissions l’amender ; mais comme 12 ans se sont passés depuis le retour de l’ours en Catalogne et que la Generalitat n’a pas fait son travail, nous avons décidé d’élaborer un projet de plan que nous présenterons au conseiller de l’Environnement” a annoncé Joan Vázquez, le secrétaire général de Ipcena, association appartenant à la fédération des Ecologistes pour la Catalogne.

Le porte-parole de la fédération des Ecologistes pour la Catalogne, Victor Mitjans, a ajouté que le projet souhaite « éviter les interactions ours / chasseurs » et « qu’on respecte l’habitat des ours ».

Le 23 octobre dernier, l’ourse Hvala avait blessé un chasseur de 74 ans dans la forêt de Les en Val d’Aran.
Selon Vázquez, cet incident aurait pu être évité si les chasseurs connaissaient les protocoles en cas de rencontre avec un ours et s’il y avait une surveillance plus effective.

Pour cette raison, les écologistes considèrent « prioritaire » l’élaboration un plan qui garantit la prévention au moyen de campagnes de formation, de sensibilisation et de surveillance.
Vázquez a rappelé que les Asturies ont approuvé une série de mesures en ce sens avec les décrets de 1991 et 2002, la Navarre l’a fait en 1996, la Castilla-Leon en 1990, la Région Cantabrique en 1989 et l’Aragon a déjà fait toutes les démarches nécessaires.
« Mais Catalogne n’a aucun plan de rétablissement de l’espèce », a rappelé le secrétaire général d’Ipcena, qui considère que cette inactivité montre « l’incapacité et le manque de responsabilité du gouvernement catalan ». Le plan que les Ecologistes pour la Catalogne présenteront au conseiller de l’Environnement, Francesc Batasar, propose d’augmenter la surveillance pour mettre fin au braconnage et d’augmenter les effectifs d’agents ruraux et de la garderie rurale.
Concrètement, le texte propose la création d’un corps spécifique formé par quatre agents ruraux et un technicien pour chaque secteur touché qui renforce le dispositif d’agents et de techniciens existants. De même, ils demandent un plan de prévention qui inclut des campagnes de sensibilisation et de formation destinées à tous les groupes d’acteurs concernés.
En ce qui concerne les chasseurs, Vázquez a rappelé qu’il existe un protocole que les chasseurs doivent suivre si ils rencontrent un ours et que le chasseur blessé n’a pas suivi par ignorance.
Selon sa version, « Hvala n’a pas attaqué le chasseur, mais a interprété les cris du chasseur comme une attaque, elle lui a donné un coup et s’est enfuie ».
Selon les Ecologistes, Hvala n’est pas une ourse agressive ; c’est pourquoi « l’idée initiale de la capturer et l’enfermer était totalement illégale ».
« Heureusement, le ministère de l’Environnement a changé d’avis et ne captura finalement pas l’ourse », a ajouté Vázquez, qui cependant insiste sur le fait que « la Generalitat aurait du avoir une position plus ferme dès le départ ».

* Note : La Généralité de Catalogne (Generalitat de Catalunya) est l’organisation politique de la Catalogne. Elle formée de trois institutions : le Parlement de Catalogne (Parlament de Catalunya), le Conseil exécutif (Consell executiu) qui est le gouvernement catalan (govern) et le Président de la Généralité de Catalogne (President de la Generalitat de Catalunya), nommé par le roi.

Source et traduction : FERUS du mardi 18 novembre 2008

Los ecologistas culpan a la Generalitat del incidente de la osa Hvala y piden medidas


Ecologistes per Catalunya ha asegurado hoy que el ataque de la osa Hvala a un cazador se podría haber evitado si la Generalitat hubiera aprobado el plan de recuperación del oso pardo, por lo que han presentado una propuesta de plan que entregarán al conseller de Medio Ambiente.

"Lo normal sería que la Generalitat presentara el plan y nos lo diera a nosotros para enmendarlo, pero como han pasado doce años desde la introducción del oso pardo en Cataluña y la Generalitat no ha hecho su trabajo, nosotros hemos decidido elaborar una propuesta de plan que presentaremos al conseller de Medio Ambiente el próximo 25 de octubre", ha anunciado el secretario general de Ipcena -organización integrada en Ecologistes per Cataluña-, Joan Vázquez.

El portavoz de la federación Ecologistes per Catalunya, Victor Mitjans, ha añadido que la propuesta pretende "evitar las intervenciones de cazadores" y "que se respete el hábitat de los osos".

El pasado 23 de octubre, la osa Hvala hirió a un cazador de 74 años en el bosque de Les, en la Val d'Aran.

Según Vázquez, este incidente se podría haber evitado si los cazadores conocieran los protocolos que se deben utilizar en caso de encuentro con un oso pardo y si hubiera una vigilancia más efectiva.

Por esta razón, los ecologistas consideran "prioritario" elaborar un plan que garantice la prevención mediante campañas de formación, sensibilización y vigilancia.

Vázquez ha recordado que Asturias aprobó una serie de medidas en este sentido en los decretos aprobados en 1991 y 2002, Navarra lo hizo en el año 1996, Castilla-León en 1990, Cantabria en 1989 y Aragón ya ha hecho todo los trámites necesarios y está apunto de aprobar su plan de recuperación del oso pardo.

"Sin embargo Cataluña no tiene ningún plan de recuperación", ha recordado el secretario general de Ipcena, que considera que esta inactividad demuestra "la incapacidad y falta de responsabilidad del Govern".

El plan que Ecologista per Catalunya presentará al conseller de Medio Ambiente, Francesc Batasar, propone incrementar la vigilancia para erradicar la caza furtiva y aumentar los efectivos de los cuerpos de agentes rurales y de la guardería rural.

Concretamente, el texto propone la creación de un cuerpo específico formado por cuatro agentes rurales y un técnico por cada comarca afectada, que refuerce el cuerpo de agentes y técnicos existentes.

Asimismo, piden un plan de prevención que incluya campañas de sensibilización y formación destinadas a todos los colectivos afectados.

En el caso de los cazadores, Vázquez ha recordado que existe un protocolo que los cazadores deben seguir si se encuentran un oso y que el cazador herido no siguió por desconocimiento.

Según su versión, "Hvala no atacó al cazador, sino que interpretó los gritos del cazador como una provocación, le dio un golpe y huyó".

Según los ecologistas, Hvala no es una osa agresiva, por lo que "era totalmente ilegal la idea inicial de capturar de la osa y encerrarla".

"Afortunadamente Medio Ambiente ha cambiado de opinión y finalmente no capturarán a la osa", ha añadido Vázquez, quien, no obstante, insiste en que "la Generalitat tenía que haber tenido una postura más firme desde el primer momento".

Source : Eco Diario.com du 17-11-2008

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L'ours a bon dos ...


Certains ne reculent devant rien pour assouvir leur aspiration à le voir disparaître...

Il y a maintenant trois semaines, un chasseur espagnol a affirmé avoir été blessé par un ours. Le monde des opposants à l’ours s’est immédiatement et fortement mobilisé.

Chacun, élu, chasseur, ou éleveur, espagnol ou français, a rivalisé à grands renforts médiatiques de propositions les plus radicales, de la capture immédiate de l’animal, au retrait sans délai de tous les ours présents dans les Pyrénées…

Pourtant, trois semaines plus tard, rien n’est venu confirmer le témoignage de ce chasseur prétendument agressé par un ours : pas de rapport d’expertise d’un médecin–légiste, aucune confirmation qu’un ours est bien à l’origine de ces blessures, ni même de la nature réelle de ces blessures…

Ce silence en devient suspect. Les nombreuses incohérences dans le récit du chasseur n’ont pas été levées…

Et si tout cela avait été inventé ?

Plus récemment, nous apprenons qu’un sanglier a grièvement blessé un chasseur en Haute-Ariège, il y a une dizaine de jours. Transporté en urgence dans un hôpital toulousain, l’homme y restera en soins intensifs pour de longues semaines encore.

Pourtant, rien. Pas un communiqué, pas une déclaration tonitruante contre les sangliers, effectivement bien plus dangereux que les ours, pas un article…
Comme si l’homme blessé n’avait d’intérêt que par l’origine de ses blessures…

Le silence autour de cette seconde affaire est aussi assourdissant que le vacarme créé au prétexte de la première.

Décidément, comme pour les dégâts, l’ours a bon dos dans les Pyrénées et certains ne reculent devant rien pour assouvir leur aspiration à le voir disparaître.

Communiqué de l'ADET-Pays de l'ours du 25 novembre 2008 à 12:52

Et si l'ours n'avait pas attaqué le chasseur dans le Val d'Aran ?


C'est la nouvelle question, peut-être même affirmation, trouvée par l'ADET-Pays de l'ours pour tenter de discréditer les personnes hostiles aux importations d'ours slovènes.

Pour cette association pro-ours " trois semaines plus tard, rien n'est venu confirmer le témoignage de ce chasseur prétendument agressé par un ours "… " Ce silence en devient suspect. " et mieux encore : " Les nombreuses incohérences dans le récit du chasseur n'ont pas été levées… " Ce chasseur de 72 ans se serait donc blessé seul pour faire croire que… et discréditer la présence de l'ours. Et pour tenter de se justifier, cette association fait l'amalgame avec l'accident d'un chasseur de sangliers de l'Ariège dont la presse n'aurait pas parlé selon eux.

Pas de chance. La Dépêche du Midi a relaté les faits dans son édition ariègeoise du 9 novembre. La Gazette Ariégeoise en a fait état dans son édition électronique du 13 novembre. Mais selon l'ADET il aurait fallu " un communiqué ", " une déclaration tonitruante " et pourquoi pas une manifestation. Manque de chance pour ces défenseurs de la nature, il n'existe pas d'association de défense des chasseurs (quoiqu'il existe le syndicat national de la chasse) ni de pro et anti sangliers. Peut-être un créneau de reconversion pour Alain Reynes, Directeur de l'ADET qui pourrait être en difficulté d'emploi ?

En effet, dans une motion largement signée par des élus, la coordination pyrénéenne ADDIP demande la suppression des importantes subventions versées par l'Etat aux associations pro-ours (ADET, FIEP, la Pastorale, FERUS, etc….). Or, le Directeur de l'ADET a lui-même annoncé sur Sud-Radio qu'il était payé sur des " fonds ours ". L'ADET aurait donc tout intérêt à entretenir le système conflictuel sous toutes ses formes pour tenter de conserver ses subventions. A défaut, peut-être fera-t-elle comme la SEPANSO : demander 300 000 € à l'IPHB et 1 millions d'euros à l'Etat pour ne pas avoir assuré la protection des ours… histoire de faire payer un peu plus les contribuables.

Bref !
Tout ceci manque de sérieux. Depuis 20 ans tout le système vit sur le mensonge et la manipulation. Peut-être assistons-nous à l'agonie de ce système ? D'où ce communiqué assez pitoyable.

Petit point de détail qui semble avoir échappé aux écologistes : le Val d'Aran, est en Catalogne espagnole. Les Aranais disposent d'une certaine autonomie. Respectons leur avis, leur point de vue, leurs pratiques. Il est peut-être un peu excessif d'imaginer que c'est l'ADET qui va gérer ces territoires de montagne comme elle a tenté de le faire dans les Pyrénées françaises.

Louis Dollo, le 27 novembre 2008

Un commentaire parvenu par Mail de M. L... :

"L'ADET, et l'ensemble des pro-ours, s'imagine que tout le monde fait comme eux : de la manipulation et du mensonge."


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Val d'Aran. L'ours a-t-il vraiment attaqué le chasseur ?


Après l'agression dont a été victime un Espagnol à Les, les défenseurs du plantigrade ont des doutes…

.Luis Turmo a-t-il fait un mauvais rêve le 23 octobre dernier ? Ce jour-là, ce paisible retraité de 72 ans participait à une battue au-dessus de Les quand il fut attaqué par l'ourse Hvala.

Une version que conteste Alain Reynes, directeur du Pays de l'Ours-Adet qui s'interroge : « Trois semaines plus tard, rien n'est venu confirmer le témoignage de ce chasseur prétendument agressé par un ours : pas de rapport d'expertise d'un médecin légiste, aucune confirmation qu'un ours est bien à l'origine de ces blessures, ni même de la nature réelle de ces blessures. Ce silence en devient suspect. Les nombreuses incohérences dans le récit du chasseur n'ont pas été levées. Et si tout cela avait été inventé ? » Le directeur de l'Adet poursuit : « Il y a une dizaine de jours un sanglier a grièvement blessé un chasseur à Ascou en Haute-Ariège. Pas un communiqué, pas une déclaration tonitruante contre les sangliers, pas un article » (lire La Dépêche du Midi édition Ariège du 9 novembre).Campé sur ses certitudes, Alain Reynes ne voit aucune contradiction dans ses propos avec les conclusions du groupe technique de coopération franco-espagnole-andorrane réunie le 13 novembre à Barcelone : « D'après les éléments recueillis par les autorités, notamment le témoignage du chasseur concerné, seul témoin direct, l'attaque de l'ourse est liée à une erreur de comportement du chasseur (crie alors que l'ourse s'éloignait). L'animal ne peut, donc, pas être considéré comme ours familier, agressif ou dangereux. »

Chez lui, devant sa cheminée, Luis, est bien loin de toutes ses polémiques. Si les plaies sont pratiquement cicatrisées, les blessures morales sont encore bien présentes. « C'est la nuit le plus dur. Je me réveille souvent et je revis cet instant terrible. La chasse, je n'y suis pas retourné et si le lendemain de l'accident, je disais que j'y repartirai, depuis, je n'en ai pas eu envie. »

Il sortira, néanmoins, le 6 décembre prochain. Une grande manifestation anti-ours est prévue à Lès. Elle rassemblera Français et Espagnols. Ce jour-là, Luis espère chasser ses mauvais rêves.

Auteur : Jean-Jacques Dard
Source : La Dépêche dui Midi du 26 novembre 2008

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Le pro ours Alain Reynes accuse le chasseur Luis Turmo d'avoir «tout inventé»


Et si le récit du chasseur Aragonais Luis Turmo n’était que du boniment ?

Le militant pro-ours Alain Reynès suspecte aujourd’hui le traqueur Espagnol de sangliers d’avoir menti le 24 octobre dernier, présentant à la presse ses blessures à la jambe comme le résultat d’une attaque du plantigrade Hvala.

Le débat n’était déjà pas des plus sereins entre les deux camps pro et anti. Dans la série coups bas, mauvaise foi et suspicion de mensonges, la bataille de l’ours dans les Pyrénées vient de produire un nouvel et brillant épisode.

Ce coup-ci, c’est le patron de l’association Adet-Pays de l’ours qui en remet une couche. Comme un contre feu à la manifestation prévue à Les en Espagne, le 6 décembre, pour exiger le départ de la bête des Pyrénées.

Trois semaines après cet accident, écrit Alain Reynes à Arbas (Haute-Garonne), rien ne confirme le témoignage de ce chasseur «prétendument» agressé par un ours au cours d’une battue en montagne. «Pas de rapport d’expertise d’un médecin légiste», «aucune confirmation qu’un ours est bien à l’origine de ces blessures», développe-t-il, allant même jusqu’à douter de «la nature réelle de ces blessures».

Les journalistes qui se sont rendus à Les le lendemain de l’accident ont pourtant vu Luis Turmo la jambe bandée dans ses pansements, la tête bouleversée par l’émotion et son épouse aux petits soins.

Mais Alain Reynes n’y croit pas : «Et si tout cela avait été inventé ?»

Contacté ce matin par téléphone dans son village, Luis Turmo en rit, d’abord, et de bon coeur. Il explique ensuite que les partisans de l’ours cherchent à «défendre leur cause». Il évacue enfin, très tranquillement: «demandez plutôt à ce monsieur s’il était avec moi quand l’attaque s’est produite».

S’il y a bataille de communication au sujet de l’ours, cet Aragonais de 72 ans ne sera en tout cas pas l’agresseur. Il laisse ce rôle à son accusateur. Lequel aura réussi à faire la démonstration que les gentils et les méchants ne sont pas tous dans le camp que l’on croit.

«Décidément, l’ours a bon dos, développe Alain Reynés. Certains ne reculent devant rien pour assouvir leur aspiration à le voir disparaître». Certains ne reculent devant rien, non plus, pour le voir s’installer…

Auteur : GLv.
Source : Libé Toulouse du 26 novembre 2008

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L'ours a-t-il vraiment attaqué le chasseur ?


Comme on sait, un Espagnol aurait été victime de l’attaque d’un ours alors qu’il chassait dans le Val d’Aran. C’était le 23 Octobre dernier.

En fait, ce retraité de 72 ans participait à une battue au-dessus de Lès quand il a été attaqué par l'ourse Hvala.

Mais, maintenant, voilà que les défenseurs des plantigrades ont des doutes…

Selon Alain Reynes, directeur de l’association "Pays de l'Ours-Adet", il n’y a rien qui soit venu confirmer le témoignage du chasseur victime d’une attaque de l’ours… « pas de rapport d'expertise d'un médecin légiste, aucune confirmation qu'un ours est bien à l'origine de ces blessures, ni même de la nature réelle de ces blessures ».

Il va même jusqu’à se demander si tout cela n’a pas été inventé !

Les conclusions du groupe technique de coopération franco-espagnole-andorrane réunie le 13 novembre à Barcelone sont les suivantes : « D'après les éléments recueillis par les autorités, notamment le témoignage du chasseur concerné, seul témoin direct, l'attaque de l'ourse est liée à une erreur de comportement du chasseur (crie alors que l'ourse s'éloignait). L'animal ne peut, donc, pas être considéré comme ours familier, agressif ou dangereux. »

Alain Reynes ne voit pas de contradiction entre ses propos et cette déclaration.

Du côté du chasseur « victime », on a appris que ses plaies s’étaient cicatrisées mais qu’il reste traumatisé… « C'est la nuit le plus dur. Je me réveille souvent et je revis cet instant terrible. La chasse, je n'y suis pas retourné et si le lendemain de l'accident, je disais que j'y repartirai, depuis, je n'en ai pas eu envie. » dit-il.

Le 6 décembre prochain, il est prévu une grande manifestation anti-ours à Lès. Des Français et des Espagnols y participeront et notre chasseur espère bien y participer aussi…

Selon La Dépêche : « ce jour-là, Luis espère chasser ses mauvais rêves ».

Etait-ce vraiment un mauvais rêve ?

Source : Le Post du 26-11-2008

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