Voyage d'étude de la délégation française en Slovénie
Fin janvier 2008

 

Les voyages d'étude prévus par le Ministère de l'Ecologie se poursuivent. Après les Asturies en Espagne, puis dans le Trentin, en Italie la délégation se rend Slovénie, là où les ours ont été capturés pour les exporter vers les Pyrénées et repeupler nos montagnes.


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La délégation pyrénéenne


Pour les associations membres de l'ADDIP, Coordination pyrénéenne, un voyage en Slovénie est inutile puisque nous disposons de toutes les éléments d'apréciation dans uen abondante littérature. Il n'est donc pas utile de dépenser de l'argent public pour aller en hiver dans ce pays alors qu'il y a de la neige et que rien, du pastoralisme, n'est visible. Voir le communiqué de presse explicatif ci-dessous.

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Pyrénées - Mensonges de l'ours : la Coordination pyrénéenne descend du minibus.


Après deux voyages d'étude dans des zones à ours en Espagne et en Italie dont les participants, même parmi les pro-ours, ont reconnu que ces exemples sont " intransposables aux Pyrénées ", le ministère de l'Environnement organise un 3ème minibus pour la Slovénie, pays d'origine de la population actuelle d'ours en France. Non Madame la Ministre ! Ni L'ADDIP ni les associations de sauvegarde du patrimoine pyrénéen n'iront en Slovénie. Assez de discours angéliques sur la cohabitation avec l'ours de la part de pays sans troupeaux ovins. Assez de rapports de force, comme en Italie, pour obtenir le simple droit de parler à un berger non prévu à votre programme.

Pourquoi ne nous montrez-vous pas les Abbruzes en Italie, où ours et loups sont retrouvés empoisonnés ? Ou l'Autriche, où après 22 naissances la population d'ours est mystérieusement plus basse que celle d'avant les introductions d'ours slovènes ? Nous n'avons encore vu aucun exemple comparable aux Pyrénées : des ours sortis de leur réserve surprotégée, lâchés dans nos territoires immenses, animés d'activités économiques, touristiques, rurales, montagnes exemplaire de biodiversité et de développement. Parce ce modèle idéal de cohabitation n'existe pas !

Nul besoin d'aller en Slovénie, 10 missions l'ont fait sans que vous ne teniez compte de leurs conclusions. Avant votre départ, lisez donc ce que le ministère slovène de l'environnement ne vous dira pas : il le publie pourtant sur son site internet.


On y parle de stations de nourrissage avec de la viande, de postes d'observations où l'homme approche 70 % des ours, de conflits avec les populations en constante augmentation, d'accidents sur les personnes et de … la gestion des ours les plus difficiles : " dans le cas spécifique des conflits en zone rurale des ours ont été enlevés au milieu concerné et transférés dans des zones éloignées et isolées. Mais / au bout de quelques jours les animaux reviennent alors dans leur zone d'origine. Il nous intéresse beaucoup de transférer ces ours dans quelques uns des pays qui ont foi en la population d'ours slovènes. " Oui c'est bien de la France dont on parle. La France où les extrémistes de l'écologie persistent à réclamer deux nouvelles ourses !

Le 1er Février 2008, l'ASPAP à l'origine du soulèvement populaire pyrénéen de 2006 tiendra son assemblée générale près de Foix. Les inspecteurs montés dans les Pyrénées évaluer le plan ours ont relevé, en public, " que la situation dans les Pyrénées s'était considérablement durcie ces trois dernières années ". Et se sont étonnés que "l'information circule aussi bien d'un bout à l'autre de la chaîne". Oui Messieurs, " on se parle " dans les Pyrénées, et au-delà. Une délégation Pyrénéenne sera présente à notre assemblée générale. A l'initiative de l'ADDIP, une réunion Asturies/Alpes/Pyrénées aura lieu au printemps autour de l'avenir de nos territoires, de la biodiversité, de l'ensauvagement des espaces et lancera une démarche européenne commune.

Symbole d'unité, la souscription Pyrénées Solidaires a déjà collecté plus de 12.000 € pour les 10 manifestants d'Arbas. Les témoignages de soutien affluent de Français de toutes régions. Leur lucidité sur l'absence de justification écologique à implanter des ours slovènes, leur colère devant ce gaspillage scandaleux de fonds publics, leur attachement au monde paysan pyrénéen et à la liberté et la sécurité en montagne sont un encouragement fort à poursuivre ensemble notre combat. Nos associations pyrénéennes ont recueilli des milliers d'adhésions et continuent à en recevoir.

L'ADDIP et les associations pyrénéennes descendent du minibus. Le pire serait que les Pyrénéens ne se contentent plus du dialogue engagé par leurs associations pour expliquer les raisons de la colère, et décident de régler directement, sur le terrain, le problème des ours slovènes qu'on leur a imposés. Nous faisons tout pour l'éviter, mais l'actualité, et les responsables de ce dossier, semblent s'y employer sans en imaginer les effets. Nous demandons solennellement à l'Etat français de retirer à ceux qui en ont la gestion la responsabilité de ces programmes.

L'ADDIP - Communique. Foix, le 29 Janvier 2008

Ci-après : la réalité sur la gestion des ours en Slovénie, par B. Besche-Commenge

Version PDF du communiqué

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Les anti ours en remettent une couche


Les opposants à la réintroduction de l'ours de l'Association de sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées et de l'Association de défense de l'identité Pyrénéenne, ASPAP et ADDIP, sont têtus.

«Non!» lancent-ils au ministère de l'Environnement qui organise un troisième voyage vers la Slovénie après deux déplacements sous son égide dans les Alpes italiennes et les Asturies espagnoles :

Les anti ours disent en avoir assez du discours «angélique» sur la cohabitation avec le plantigrade de la part de pays sans troupeaux ovins. Et de devoir se bagarrer «pour obtenir le simple droit de parler à un berger non prévu au programme».

Il n'y aura pas de troisième caravane écologique dans les supposés paradis de l'homme et de l'ours pour eux: «La Coordination pyrénéenne descend du minibus».

Les raisons de leur colère, ces éleveurs en ont trouvé confirmation sur le site du minsitère de l'Ecologie lui-même.
Photo: au parc de vision de l'ours des Asturies.

«Nous n'avons encore vu aucun exemple comparable aux Pyrénées : des ours sortis de leur réserve surprotégée, lâchés dans nos territoires immenses, animés d'activités économiques, touristiques, rurales, montagnes exemplaire de biodiversité et de développement. Parce ce modèle idéal de cohabitation n'existe pas !» proteste ladite coordination.

Ce ne sont pas les éleveurs pyrénéens qui le disent. C'est le ministère de Nelly Ollin. Sur son site internet [Ndr : en fait il s'agit du site Internet du Ministère de l'environnement Slovène et non celui de Nelly Olin qui a disparu de l'horizon politique depuis mai 2007] :

«Dans le cas spécifique des conflits en zone rurale, y lit-on, des ours ont été enlevés au milieu concerné et transférés dans des zones éloignées et isolées. Mais, au bout de quelques jours les animaux reviennent alors dans leur zone d'origine. Il nous intéresse beaucoup de transférer ces ours dans quelques uns des pays qui ont foi en la population d'ours slovènes», témoignent des responsables Slovènes de la faune sauvage.

Autrement dit: ces responsables sont enchantés de pouvoir exporter leurs problèmes chez les gros naïfs qui ne veulent pas croire qu'il puisse y avoir en Slovénie «augmentation constante des conflits avec la population» et des «accidents sur les personnes».

Ces associations pyrénéennes se sont retrouvées ce vendredi 1° Février à Serre sur Arget près de Foix pour redire leur opposition au programme de réintroduction de l'ours. Elles demandent «solennellement» à l'Etat de «retirer à ceux qui en ont la gestion la responsabilité de ces programmes». Ces derniers ne feraient selon elles qu'envenimer le dossier.

Le chiffon rouge est agité: ASPAP et ADDIP disent tout faire pour «éviter» que les Pyrénéens décident de régler le problème «directement» sur le terrain.

Le printemps des ours sera chaud.

Source : Libé Toulouse du 3 février 2008

Le problème de l'ours dans les Pyrénées : un grand mensonge !


Toute la problématique de l'ours est, depuis 1982, basée sur le mensonge, la manipulation et l'incompétence.

Au début des 1990, ce fut les tentatives de corruption d'élus, des manipulations et menaces.

En 1996, dans le cadre de " l'état des lieux de la population ursine et de son habitat dans le Haut-Béarn - Stratégie de conservation et de renforcement éventuel " que devait réaliser le cabinet AScA dans le cadre de la Charte de l'IPHB nouvellement créée, c'est une odieuse tentative de manipulation et de tromperie dans laquelle Laurent Mermet (Universitaire environnementaliste " pro-ours ") n'est pas étranger. Cette affaire se terminera par un accord amiable de plus de 400 000 FF. TTC payé par l'Etat pour éviter une procédure judiciaire sur un marché d'un total 960 660 FF. TTC.

En 1999, c'est le constat par une mission d'étude de l'IPHB qu'il fallait exclure toute importation d'ours de Slovénie du fait qu'ils étaient régulièrement nourris. Mais, déjà à cette époque, l'IPHB, collectivité territoriale, était montrée du doigt par les environnementalistes pour arriver 6 ans plus tard à l'arrêt des subventions du Ministère de l'environnement alors que les associations étaient largement dotées (Cf . Rapports parlementaires et rapports de l'inspection générale de l'environnement et des finances)

En 2006, c'est le rapport d'une mission d'étude du Conseil Général des Hautes-Pyrénées qui conclue à la même chose.

Et pendant ce temps, le Ministère de l'Ecologie français et les associations environnementalistes continuaient à entretenir leur lobbying et leurs mensonges auprès de toute la population française en faisant passer les éleveurs pyrénéens pour des demeurés, des arriérés lorsque ce n'était pas " des ânes et des imbéciles."

Aujourd'hui, grâce au développement d'Internet et à un large accès à l'information y compris en Slovénie, nous savons que l'Etat français et les associations environnementalistes notamment le WWF, FERUS, l'ADET-Pays de l'ours et le FIEP ont largement entretenu le mensonge.

Maintenant, les associations membres de l'ADDIP, la très grande majorité des élus locaux (communes, départements et régions), les institutionnels, les syndicats et les Chambres d'Agricultures disent STOP à ce scandale. Il convient de remettre les pendules à l'heure après deux voyages qui confortent la position des éleveurs pyrénéens. Il convient également d'arrêter de dilapider inutilement l'argent des contribuable dans des voyages qui ne servent à rien d'autant que la documentation et les communications scientifiques slovènes sont abondantes et qu'à cette période de l'année tout ce qui est à voir en Slovénie est sous une épaisse couche de neige.

S'il existe des urgences, c'est de cesser de verser des sommes impressionnantes aux associations environnementalistes dont l'activité est plus le lobbying que la protection de l'ours, renforcer le pastoralisme qui est source de biodiversité et dont la France a besoin pour couvrir 62% de ses besoins alimentaires en viande ovine, mettre un terme au plan ours dont on sait que l'espèce n'est pas en danger en Europe et dans le monde selon l'UICN et remettre tout le monde au travail plutôt que de perdre son temps dans des voyages et palabres sans fin et inutiles.

Louis Dollo, le 3 février 2008

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Voyages d'étude : les opposants déclarent forfait


Une fois de plus, les anti-ours rompent le dialogue. Ils viennent de faire connaître leur décision de ne plus participer aux voyages d’étude organisés par l’Etat. A court d'arguments, ils radicalisent le débat.

Ces déplacements en Europe permettent pourtant d’apprécier comment nos voisins organisent cette cohabitation que les opposants français sont les seuls à refuser.

Après que les anti-ours aient réclamé la concertation, après avoir revendiqué et obtenu de participer à ces voyages en surnombre, après avoir affirmé abandonner les actions violentes pour le dialogue et les propositions, l’espoir de discussions apaisées renaissait. En vain.

Il est vrai que les premiers voyages en Espagne et en Italie ont mis à mal leur discours, en révélant la faiblesse ou la malhonnêteté de leurs arguments.

Ils y ont vu et entendu avec nous qu’en Espagne comme en Italie :

  • l’ours n’est pas un animal dangereux ;
  • l’ours ne menace pas l’activité pastorale ;
  • la cohabitation élevage – ours s’organise, et ce n’est qu’une question de bonne volonté et de moyens;
  • la présence de l’ours est un atout pour le développement du territoire.

Face à de telles évidences, et malgré toute la mauvaise foi dont certains ont fait preuve dans les médias à leur retour, on comprend qu’ils ne puissent plus gérer le gouffre qui les sépare de la réalité. Ils préfèrent stopper là l’expérience qu’ils avaient pourtant eux-mêmes réclamé.

Si la gestion de l’ours était si désastreuse qu’ils le prétendent en Slovénie, ils seraient au contraire venus avec enthousiasme le constater avec nous.

Ce forfait au milieu de la mission, à laquelle ils s’étaient pourtant engagés à participer, traduit au contraire un malaise qu’ils cherchent à dissimuler derrière des argumentations et des revendications toujours plus extrémistes. Jusqu’à brandir la menace de s’en prendre directement aux ours, tout en prétendant vouloir l’éviter, comme pour s’en dédouaner à l’avance...

On voudrait encourager des destructions d’ours dans les Pyrénées qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Source : Communiqué de presse de l'ADET du 1er février 2008

Et FERUS en rajoute.... en préambule à la présentation du communisué de l'ADET


Les anti-ours radicalisent encore leurs positions

Nous publions ici un communiqué de Pays de l’ours-Adet. FERUS a participé au voyage dans le Trentin. Il a salué le projet italien du retour du "Seigneur des forêts", a noté l’acceptation locale des ours (72% d’opinions favorables, comme dans les Pyrénées malgré la propagande orchestrée par quelques-uns), a rencontré des maires très heureux du retour de l’ours, a écouté comme toute la délégation le président des apiculteurs de la province parler des très faibles dégâts commis par les ours (ceux causés par les pesticides dans les vergers de la basse vallée sont infiniment supérieurs, a-t-il dit) et a même applaudi le président des chasseurs de la province de Trento après son plaidoyer généreux et sensible pour la grande faune, ours, loup et lynx réunis ! Comme il fallait s’y attendre, les éleveurs pyrénéens présents n’ont retenu qu’une chose : l’élevage ovin est faible dans le Trentin, qui accueille bien plus de vaches. Oui, mais il nous a été démontré, grâce à un cas bien précis, que la pose de clôtures et l’utilisation de chiens de protection font considérablement baisser les pertes, faibles malgré tout puisque pour 8 ours différents repérés autour du même alpage !, seules 30 brebis sur 1 000 (soit 3%) ont été tuées.

Source : FERUS le vendredi 1er février 2008

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