L'ours en Slovénie

 

L'ours de Slovénie est prévue pour venir repeupler les Pyrénées..... Mais où se trouve la Slovénie, dans quelle région de Slovénie les ours seront-ils prélevés ? comment se passe la cohabitation localement, etc... autant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre.


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Connaître la Slovénie Les ours de Slovénie

La visite en Slovénie en février 2008 n'aura pas lieu pour les associations pyrénéennes

 

La chasse à l'ours et au loup en Solvénie


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Programme LIFE 2002-2005 de conservation de l'ours en Slovénie


Il est assez stupéfiant de découvrir que l'Union Européenne a financé avec des fonds LIFE un programme de conservation de l'ours dans ce pays lorsque l'on sait que, de tout temps, la chasse y est pratiqué en raison du nombre important de ces animaux qui ne sont pas menacé de disparition selon la liste rouge de l'UICN. Par ailleurs, avant ce programme, des prélèvements avaient été opérés en 1996 et 1997 avec 3 individus exportés vers la France.
La Slovénie serait-elle un lieu d'élevage, financée pat l'Union Européenne, destiné à fournir l'Europe ?

Ce programme LIFE de conservation des ours en Slovénie se situe entre septembre 2002 et août 2005. Le document présenté est très succinct. Il ne retient que quelques infos générales, les grands axes du projet, mais cela suffit pour que nous y trouvions des informations qui contredisent le " baratin " qui nous est fait sur la situation slovène. Quelques exemples :

  • La cohabitation ours / activité humaine.
    Si ça ne posait aucun problème pourquoi un des objectifs de ce programme serait-il, page 8 : "To improve the coexistence of humans and bears" (améliorer la coexistence ours/humains) ?
  • Le nourrissage.
    Il nous était dit avant les importations de 2006 que les ours étaient nourris autrefois mais que ce n'était plus le cas. Pourquoi, alors, le programme en question prévoit-il parmi les mesures visant à améliorer l'habitat, page 16, des "Feeding places"(emplacement de nourrissage) ? Pourquoi ces emplacements sont-ils cartographiés page 18 (point bleus sur la carte), et pourquoi, page 17, parmi les trois photos de "Areas of reach natural food sources" (emplacements fournissant des sources de nourriture naturelle) l'une d'elle montre-t-elle ce qu'il faut bien appeler un véritable "champ" de squelettes d'animaux (qui pourraient être des brebis à voir quelques têtes et une colonne vertébrale bien visibles, mais à confirmer) ?

Ceci montre bien que le rapport du Conseil Général des Hautes-Pyrénées de 2006 mais aussi celui de 1999 de l'IPHB étaient exacts alors que les associations environnementalistes criaient " à la désinformation."
Ne pourrait-on pas voir dans cette situation un mensonge de la part du Ministère de l'écologie, des DIREN, de l'ONCFS et des associations environnementalistes ?

Les programmes de financement européens LIFE et l'ours

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Quelques informations et statistiques sur la Slovénie


En construction

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Le choix du pays source pour les Pyrénées


Sans un renforcement, la population d’ours brun des Pyrénées était condamnée à disparaître, vu ses effectifs restreints (une quinzaine d’ours sur les versants français et espagnol à la fin de l’année 2005) et une présence quasi exclusive de mâles.

La réalisation d’un renforcement nécessite l’apport d’individus exogènes prélevés dans un autre pays, le pays-source, au sein d’une population sauvage d’ours brun dont les caractéristiques se rapprochent le plus possible de celles des ours autochtones des Pyrénées. La comparaison de l’ADN de différentes populations européennes d’ours brun montre 2 lignées distinctes : la lignée ouest présente depuis l’Espagne jusqu’au sud de la Suède en passant par la France, l’Italie, la Slovénie et la Croatie ; et la lignée est en Asie, en Europe centrale et du nord. Du point de vue de la proximité génétique, tous les pays de la lignée ouest sont acceptables comme pays-source.

Trois pays-source potentiels (Espagne, Slovénie, Croatie) ont été envisagés. Les deux petites populations des Monts Cantabriques en Espagne n’étaient pas dans un état de conservation suffisant pour permettre un prélèvement. La Croatie a été écartée en raison de la présence de rage. C’est donc la Slovénie qui a été retenue. Le risque sanitaire associé aux translocations d’ours slovènes a été examiné par les vétérinaires de l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) avec l’appui scientifique et technique de l’agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). L’analyse effectuée montre clairement que ce risque est faible et que la mise en œuvre de mesures simples suffit à le rendre négligeable.

Les ours slovènes et les ours autochtones sont identiques.
L’ours slovène est fréquemment présenté comme une espèce complètement différente de « l'espèce pyrénéenne » qui, elle, est décrite comme moins dangereuse, moins prédatrice et comme la seule adaptée aux Pyrénées et aux activités humaines.

En fait, tous ces ours appartiennent à la même espèce et à la même sous-espèce ! Sur le plan de la distance génétique, il y a autant de différence entre un ours brun slovène et un ours brun pyrénéen qu'entre un homme slovène et un homme pyrénéen. L’étude du comportement des ours issus de la réintroduction de 1996-1997 (d’origine slovène) montre qu’ils ont bien un comportement analogue aux ours pyrénéens.

Source : Ministère de l'écologie et développement durable

Commentaires sur ce choix


Le choix d'ours slovènes est le pire des choix qui ait été fait. Si leurs " caractéristiques se rapprochent le plus possible de celles des ours autochtones des Pyrénées " il n'en reste pas moins vrai que leur comportement n'a plus rien à voir avec les caractéristiques su " sauvage " tel que nous l'imaginons.

Dès 1998 (rapport remis en 1999 au Ministère de l'écologie) le rapport d'un voyage d'étude de l'IPHB en Europe centrale concluait que la Slovénie était à exclure. Motif : les ours sont alimentés notamment avec de la viande.
En 2006, un rapport de mission du Conseil Général des Hautes-Pyrénées fait le même constat.

Qu'à cela ne tienne. Les soi-disant " experts " du Ministère de l'écologie et de l'ONCFS choisissent la Slovénie comme indiquée ci-dessus. Nous avons vu les conséquences : perturbation importante dans les troupeaux, ours se rapprochant des villages, deux ours sur cinq morts accidentellement, etc…

Mais peu importe. Les " spécialistes ", forts de leurs certitudes sans aucune base scientifique, persistent en qualifiant leurs détracteurs de menteurs. En fait de mensonges, ce sont bien les associations environnementalistes, toutes confondues, sans aucune exception, et les fonctionnaires du Ministère de l'écologie qui organisent un nouveau grand mensonge d'Etat pour satisfaire leur vision idéologique de la faune pyrénéenne sans aucun soucis pour l'humain. Nous savons, aujourd'hui, et sans aucune ambiguïté, que les ours slovène sont nourris contrairement à ce qui se passe en France afin des " fixer " aussi bien pour la chasse que pour la vision touristique.
Est-ce bien ce que veulent les pyrénéens ?
Leur a-t-on demandé leur avis ?

A voir :

Auteur : Louis Dollo, le 20 novembre 2007

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Une centaine d'ours seront abattus en 2007


La Slovénie compte abattre cette année jusqu'à 106 ours bruns afin d'éviter une surpopulation et de garder un équilibre écologique, a indiqué le ministère de l'Environnement jeudi.

"Après large consultation avec une série d'experts, un accord s'est fait sur un chiffre de 80 à 106 animaux à tuer", l'institut forestier recommandant de choisir le chiffre le plus élevé, a indiqué à l'AFP Darja Dolenc, porte-parole du ministère.

Une décision plus précise sera prise par le ministre Janez Podobnik courant février, selon elle.

La population de plantigrades en Slovénie, une petite république alpine couverte pour moitié de forêts, a augmenté ces dernières années en raison de conditions écologiques favorables.

D'après les estimations des experts, le pays abrite de 500 à 700 ours sauvages, principalement dans les régions de Sneznik et de Kocevje (sud-est).

La Slovénie a accepté l'an dernier de livrer à la France cinq ourses dans le cadre d'une tentative controversée de réintroduction de l'espèce dans le massif des Pyrénées, à la frontière espagnole.

En 2006 déjà, le gouvernement de Ljubljana avait autorisé des battues pour éliminer plus de cent ours, afin d'éviter une trop grande proximité avec humains et animaux domestiques. Une vingtaine d'ours sont aussi morts dans des accidents sur des routes et voies ferrées.

Source : Le Monde du 1 février 2007

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En Slovénie, les ours meurent sous les balles et sur la route


Ce texte répond en partie à ceux qui s’indignent du sort des ours dans les Pyrénées (la vie n’est pas plus rose en Slovénie qu’en France) ou à ceux qui prétendent que la Slovénie est bien plus sauvage que les Pyrénées (le nombre d’accidents routiers et ferrovières prouve le contraire).
Pourtant, l’ours évolue à merveille en Slovénie, avec une population de près de 500 animaux sur un territoire grand comme la région Midi-Pyrénées.


Lovec, Juillet – Août 2007 ( p.355) (Revue de l’association des chasseurs slovènes)

Ces cinq dernières années, 103 ours ont été tués en Slovénie du fait de la circulation
Selon Slovenske Novice, Vecer, Delo (Milan Glavonjic, Marjan Tos) (journaux et reporters slovènes).

Ces cinq dernières années, sur la période 2002-2006, 489 ours ont été « arrachés » à la nature. De ce total, 269 ont été tirés par balle dans le cadre du plan de chasse, 109 ont été tirés et éliminés à cause d’évènements conflictuels avec des personnes, 8 ont été capturés vivants à des fins de réintroduction dans d’autres pays (Italie et France), enfin, 103 ont été qualifiés comme « pertes », principalement dues au trafic.
Ces pertes peuvent se classer comme suit : 20% ours ont été tués sur des portions d’autoroutes, 40% par des collisions sur les voies ferrées et 40% sur l’ensemble du réseau routier secondaire. » (Selon Marko Jonozovic, directeur du département de la chasse et des animaux forestiers auprès de l’Institut Slovène des Forêts). (…)

Marko Jonozovic donne aussi des explications sur le tir des ours pour le trophée, pour lequel il faut évidemment payer. Le prix n’est pas lié au poids de l’animal, mais à la valeur du pelage de l’animal. Les chasseurs, qu’ils soient étrangers ou slovènes doivent s’acquitter du même prix. Prix qui varie de 2 000 à 10 000 euros selon l’animal.

Traduction : Marc Baldec
Source :
FERUS dimanche 26 août 2007

La situation de l'ours en Slovénie n'est donc pas celle que l'on nous dit !


A voir le nombre d'ours tués, y compris par la chasse officielle, tout en constatant que la population d'ours a besoin d'être régulée, il est claire que l'espèce n'est pas en danger et nous comprenons mieux pourquoi elle n'est pas sur la liste rouge de l'UICN.

Mais dans ces conditions, pourquoi en importer dans les Pyrénées ?
Pour faire un second espace d'élevage pour la chasse ?

Il faudra aussi s'intéresser à la nature du pastoralisme ovin dans ces régions. Peut-être est-il aussi inexistant que dans les Cantabrique en Espagne, ce qui pourrait bien prouver une fois encore que la situation dans un pays n'est pas exportable dans un autre.

A voir une telle prolifération en Slovénie, nous avons au moins une certitude : ils sont bien nourris.

Louis Dollo, le 20 août 2007 complété le 25 novembre 2007

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