Chambres d'Agriculture et syndicats agricoles majoritaires pour la biodiversité en zone d'élevage


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La notion de biodiversité n'a pas le même sens selon que l'on est agriculteur / éleveur en zone de montagne ou que l'on est écologiste. Pour les uns, il s'agit d'une biodiversité à visage humain, où l'éleveur intervient, vit, entretien. Pour les autres, c'est le tout sauvage avec un retour en arrière de 2000 ans selon les propos tenus par Stéphan Carbonnaux de FERUS. (2008 - Bilan intermédiaire ours - WWF, ADET, FERUS)
L'éleveur et habitant des vallées parlent de développement durable avec ses trois piliers : environnement, social et économique. Les autres n'ont qu'une vision limitée à UNE espèce emblématique : l'ours. Vision pour le moins réductrice.

Pastoralisme de montagne et environnement

La biodiversité appliquée à la montagne et dans les Pyrénées


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Ours réintroduits : il faut "protéger les troupeaux", selon Lemétayer (FNSEA)


Le président de la FNSEA, principal syndicat agricole, Jean-Michel Lemétayer a souligné jeudi l'importance de "protéger les troupeaux" face aux attaques d'ours slovènes nouvellement introduits dans les Pyrénées.

S'exprimant lors de la visite d'une exploitation agricole en Pays Basque français, à Itxassou (Pyrénées-Atlantiques), M. Lemétayer a déclaré: "Je préfère qu'on protège les éleveurs (et leurs troupeaux, ndlr) plutôt que les ours."

"On peut toujours entendre certaines voix sur la bio-diversité et l'intérêt de sauvegarder tels ou tels animaux, mais ce qui est important c'est d'abord de ne pas mettre en danger les éleveurs et leurs troupeaux", a insisté le patron de la FNSEA.

Cette visite était organisée dans le cadre de la campagne de la FNSEA en vue des élections aux Chambres d'agriculture prévues en janvier 2007. Selon un responsable local de la FNSEA, Jean-Marc Prim, Franska, l'un des cinq ours slovènes introduits en 2006 pour renforcer la population ursine des Pyrénées, a tué au moins 70 ovins cet été dans un secteur à cheval entre les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées où cette ourse a élu domicile.

L'Equipe technique ours, organisme officiel en charge du suivi des ours nouvellement introduits, estimait à la mi-septembre que Franska avait causé la mort de 47 brebis, tout en reconnaissant qu'il s'agissait d'un chiffre sous-estimé.

Les éleveurs de cette région, la vallée de l'Ouzom, avaient tenté de repousser l'animal vers un autre secteur, durant l'été, en organisant une "traque d'effraiement" mais sans parvenir à éloigner durablement l'animal.

Ces éleveurs demandent que Franska soit capturée et relâchée ailleurs, dans une zone où il n'y a pas de troupeau et ont organisé plusieurs manifestions à ce sujet ces derniers mois.

Source : Agrisalon du 9 novembre 2006

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Signature d'un manifeste "pour le maintien de la biodiversité en zone d'élevage"


Les présidents de la FNSEA, des JA, de l'APCA, de la FNO (ovins) et de la FNEC (caprins) réunis hier à Paris dans le cadre de la première journée nationale des présidents de massifs ont signé un manifeste " pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage ", dans lequel ils exigent l'arrêt de la réintroduction de l'ours, le retrait des loups en zone d'élevage et la régulation des populations de vautours et de lynx.

Pour les organisations agricoles l'installation durable des prédateurs est incompatible avec l'activité agricole et qu'elle menace la biodiversité des zones d'élevage.

D'autant, est-il souligné qu'à l'échelle européenne, loups, ours, lynx et vautours ne sont pas, selon eux, des espèces menacées de disparition.

" Les contraintes liées à la présence des prédateurs viennent s'ajouter aux difficultés de revenus rencontrés dans l'élevage, dissuadant de ce fait l'installation des jeunes " estiment-ils.

Source : Agrisalon du 11 octobre 2007

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Manifeste “pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage”


Les présidents de la FNSEA, des JA, de l’APCA, de la FNO (ovins) et de la FNEC (caprins) ont signé un manifeste ” pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage exigeant l’arrêt de la réintroduction de l’ours, le retrait des loups en zone d’élevage et la régulation des populations de vautours et de lynx. »

« L’installation durable des prédateurs est incompatible avec l’activité agricole, elle menace la biodiversité des zones d’élevage. Aux contraintes liées à la présence des prédateurs viennent s’ajouter les difficultés de revenus rencontrées dans l’élevage, dissuadant l’installation des jeunes.

Les cheptels bovins et équins sont aussi touchés par des attaques de prédateurs, qui n’opèrent plus seulement en zone pastorale. Les systèmes de protection classiques présentent de nombreuses limites et ne peuvent constituer une solution durable.”

Auteur : Gilbert
Source : Le Sillon 38 du 11 octobre 2007

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Signature d'un manifeste contre la réintroduction des loups et des ours


Dans le cadre de la « Journée nationale des présidents de massifs » organisée par la Fnsea, un manifeste a été signé «pour le maintien de la biodiversité en zone d'élevage»… sans les loups, ni les ours.

Dans ce manifeste, les présidents de la FNSEA, des JA, de l'APCA, de la FNO (ovins) et de la FNEC (caprins) exigent : l'arrêt de la réintroduction d'ours et son cantonnement dans des zones appropriées ; le retrait des loups dans les zones d'élevage et la régulation des populations de vautours et de lynx.

Ils estiment, en effet, que « l'installation durable des prédateurs est incompatible avec l'activité agricole » et qu'elle « menace la biodiversité des zones d'élevage ». D'autant qu'à l'échelle européenne, loups, ours, lynx et vautours ne sont pas, selon eux, des espèces menacées de disparition. « Les contraintes liées à la présence des prédateurs viennent s'ajouter aux difficultés de revenus rencontrés dans l'élevage, dissuadant de ce fait l'installation des jeunes » estiment-ils.

Source : PleinChamp du 11 octobre 2007

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Les écologistes restent dans leur bulle


Pour une bonne information, nous reproduisons ici les divers propos tenus par la mouvance écologiste qui est rarement une réflexion ou une démarche écologue. Ils sont incapables de sortir de leur utopie idéologique du grand retour aux espaces sauvages sans hommes, sans activités humaines, aux forêts profondes peuplées d'animaux sauvages comme il y a plus de 2000 ans. Pour eux, l'homme est source des tous les maux, à se demander si, au lieu d'introduire des espèces sauvages il ne faudrait pas éliminer l'homme… en commençant par lequel ? Ils sont incapables de réflexion globale sur la nature et la biodiversité en étant au plus proche du terrain avec les hommes qui y habitent. Ils ont seulement été capables de se faire rejeter par cette population qui n'adhère pas à leur idéologie sans avenir.

Nous apportons quelques commentaires aux textes des écolos pour tenter de mieux comprendre la situation. Mais à chacun de se faire son opinion in fine.

Un manifeste contre ours, loup, lynx, vautour....


Une biodiversité contrôlée et choisie : c’est le délire total !

[Ndr : FERUS reprend l'article de Pleinchamp.com que nous reproduisons ci-dessus avant de débuter son article]


Ce qu’il en est :

Avant l’arrivée des éleveurs, les prairies naturelles étaient créées par des avalanches, des incendies, et entretenues par des gros herbivores (aurochs, bisons) moyens (chevaux sauvages, cerfs) et petits. La moins mauvaise substitution est le mélange de bovins, de chevaux, de moutons et d’ongulés sauvages, cerfs, chevreuils et chamois/isards, le plus important étant la représentation des plus grandes espèces (vaches et chevaux).

L’élevage bovin qui était très représenté dans les Alpes a beaucoup régressé au point que la majorité des alpages ne sont aujourd’hui pâturés que par les grands troupeaux ovins, en particulier dans les Alpes du sud. Et dans les Pyrénées, il n’y a plus que 150 000 vaches et 12 000 chevaux. Le pâturage par des grands troupeaux ovins seulement a des impacts écologiques majeurs.

Les moutons ne bloquent pas la progression d’espèces végétales qu’ils ne consomment pas (fougères, rhododendrons, saules, airelles, genévriers par exemple). Ces plantes envahissent le terrain et favorisent la présence d’insectes qui leurs sont inféodés. A l’inverse le surpâturage des moutons finit par interdire la floraison, la reproduction et finalement la présence de nombreuses espèces végétales, entraînant à sa suite la disparition des insectes qui en dépendaient. Cette tendance s’accroît avec la montée précoce en alpage grâce aux camions, alors qu’autrefois la floraison de printemps intervenait avant l’arrivée des troupeaux. Les produits vétérinaires rejetés par les moutons détruisent les scarabées qui se nourrissent de leurs déjections, et les oiseaux qui mangent ces insectes. Une grande concentration de moutons a déjà provoqué des épidémies de kératoconjonctivite ou de brucellose, mortelles pour les isards et les bouquetins. Enfin les troupeaux laissés libres ne contournent plus les petites zones humides d’altitude, oasis d’une biodiversité rare et concentrée. Leur piétinement et leurs déjections dessèchent les sols et polluent les eaux.

On ne peut donc affirmer que la présence de moutons est dans tous les cas bénéfique pour la biodiversité, cela dépend de la conduite des troupeaux et du nombre de têtes. On ne peut évidemment pas dire qu’éradiquer l’ours, le loup ou le lynx améliorerait la biodiversité, sauf à décréter progressivement que la biodiversité c’est l’ensemble des espèces moins celles qui déplaisent, l’ours pour les uns, le héron ou le renard pour les autres, le frelon ou le moustique pour beaucoup...

Pour favoriser la biodiversité, maintenir un pastoralisme de montagne, oui mais pas n’importe lequel.

Document Férus : : Réflexions sur le pastoralisme et la qualité biologique des milieux naturels de montagne

Source : Ferus du 11 octobre 2007

Commentaire de cet article


Une fois encore, FERUS, dont nous voyons qu'elle donne le ton à toutes les associations, veut revenir plusieurs milliers d'années en arrière pour assurer l'existence d'un massif montagnard totalement dédié au sauvage excluant l'homme, principale espèce à éradiquer.

FERUS nous amène la preuve de sa totale ignorance de la biodiversité pyrénéenne, de son histoire et de son développement. Pour cette association qui manifeste au quotidien un extrémisme écologique à l'égard des éleveurs, ne voit la biodiversité qu'au travers d'une seule espèce : l'ours. Et plus tard, le loup et le lynx. Pour eux, l'homme ne fait pas partie du vivant et au diable le développement des espèces végétales qui n'existent que dans un milieu maintenu ouvert grâce à l'élevage. Dans son propos, l'homme est le principal exclu.

Partant de là, il n'est pas utile d'expliquer pourquoi la résistance s'organise. Elle est légitime et humaine.

Mais cette résistance n'est pas négative puisqu'il est propose dans le manifeste une autre vision du maintien et du développement de la biodiversité au travers le développement durable.

Manifestement, FERUS n'a pas lu le manifeste et s'obstine à rester dans sa bulle sans aucun soucis pour les femmes et les hommes qui habitent et vivent sur les territoires de montagne et qui font et développement la biodiversité par leurs activités raisonnées et raisonnables. FERUS s'enferme dans ses certitudes sans enrichir sa réflexion à partir de documents scientifiques. Pour eux " favoriser la biodiversité, maintenir un pastoralisme de montagne, oui mais pas n'importe lequel. " Et ce doit être eux qui fixent les conditions et les méthodes d'élevage sans aucune concertation comme c'est le cas depuis plus de 20 ans. Ils détiennent la vérité.

En fait, pour des éleveurs dont beaucoup sont diplômés d'écoles d'agriculture ou même, pour certains, sont ingénieurs et ont des bac +++ en même temps qu'ils sont les détenteurs d'un savoir faire autochtones qu'ils détiennent de leurs ancêtres de puis de très nombreuses générations, ces apprentis sorciers ne sont que des clowns qui font des contorsions littéraires derrière un ordinateurs. Ils n'ont strictement aucune légitimité même lorsqu'il s'agit de hauts fonctionnaires de l'inspection générale de l'environnement.

Louis Dollo, le 2 novembre 2007

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Signature d’un manifeste - « L’installation durable de prédateurs incompatible avec l’activité agricole »


Les présidents d’organisations professionnelles agricoles majoritaires réunis hier à Paris dans le cadre de la première journée nationale des présidents de massifs ont signé un manifeste « pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage », dans lequel ils exigent l’arrêt de la réintroduction de l’ours, le retrait des loups en zone d’élevage et la régulation des populations de vautours et de lynx.

Le loup et l’ours sont dans la ligne de mire des représentants du monde agricole : Les présidents des organisations signataires, la FNSEA, les JA, l’APCA, la FNO (Fédération nationale ovine) et la Fnec (Fédération nationale des éleveurs de chèvres), considèrent que "l’installation durable de prédateurs est incompatible avec l’activité agricole."

La présence de ces prédateurs "menace la biodiversité de nos zones d’élevage étroitement liée à la présence d’une activité agricole." Les signataires estiment que le loup et l’ours ajoutent "aux difficultés de revenus rencontrées dans l’élevage". Selon eux, "les cheptels bovins et équins sont aussi touchés par des attaques de prédateurs", qui n’opèrent "plus seulement en zone pastorale." Autre argument avancé dans ce manifeste : "les systèmes de protection classiques présentent de nombreuses limites et ne peuvent constituer une solution durable."

Source : Loup.org du 11 octobre 2007

Commentaire de cet article

Un article équilibré qui aurait mérité qu'il y soit joint le texte intégral du manifeste pour une information plus compléte.

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Il est manifeste que la FNSEA n’aime pas la biodiversité !

Le 10 octobre 2007, dans le cadre d’une journée baptisée « Journée nationale des présidents de massifs » organisée par la Fnsea, un manifeste a été signé « pour le maintien de la biodiversité en zone d’élevage »… Un biodiversité sans les loups, ni les ours, etc..

Dans ce manifeste, les président de la FNSEA, des JA, de l’APCA, de la FNO (ovins) et de la FNEC (caprins) exigent : l’arrêt de la réintroduction d’ours et son cantonnement dans des zones appropriées ; le retrait des loups dans les zones d’élevage et la régulation des populations de vautour et de lynx.

Ils estiment, en effet, que l’installation durable des prédateurs est incompatible avec l’activité agricole et qu’elle menace la biodiversité des zones d’élevage. D’autant qu’à l’échelle européenne, loups, ours, lynx et vautours ne sont pas, selon eux, des espèces menacées de disparition. « Les contraintes liées à la présence des prédateurs viennent s’ajouter aux difficultés de revenus rencontrés dans l’élevage, dissuadant de ce fait l’installation des jeunes » estiment-ils.

Ce qu’il en est :
Avant l’arrivée des éleveurs
, les prairies naturelles étaient créées par des avalanches, des incendies, et entretenues par des gros herbivores (aurochs, bisons) moyens (chevaux sauvages, cerfs) et petits. La moins mauvaise substitution est le mélange de bovins, de chevaux, de moutons et d’ongulés sauvages, cerfs, chevreuils et chamois/isards, le plus important étant la représentation des plus grandes espèces (vaches et chevaux).

L’élevage bovin qui était très représenté dans les Alpes a beaucoup régressé au point que la majorité des alpages ne sont aujourd’hui pâturés que par les grands troupeaux ovins, en particulier dans les Alpes du sud.

Et dans les Pyrénées, il n’y a plus que 150 000 vaches et 12 000 chevaux. Le pâturage par des grands troupeaux ovins seulement a des impacts écologiques majeurs.

Les moutons ne bloquent pas la progression d’espèces végétales qu’ils ne consomment pas (fougères, rhododendrons, saules, airelles, genévriers par exemple). Ces plantes envahissent le terrain et favorisent la présence d’insectes qui leurs sont inféodés.

A l’inverse le surpâturage des moutons finit par interdire la floraison, la reproduction et finalement la présence de nombreuses espèces végétales, entraînant à sa suite la disparition des insectes qui en dépendaient. Cette tendance s’accroît avec la montée précoce en alpage grâce aux camions, alors qu’autrefois la floraison de printemps intervenait avant l’arrivée des troupeaux.

Les produits vétérinaires rejetés par les moutons détruisent les scarabées qui se nourrissent de leurs déjections, et les oiseaux qui mangent ces insectes. Une grande concentration de moutons a déjà provoqué des épidémies de kératoconjonctivite ou de brucellose, mortelles pour les isards et les bouquetins. Enfin les troupeaux laissés libres ne contournent plus les petites zones humides d’altitude, oasis d’une biodiversité rare et concentrée. Leur piétinement et leurs déjections dessèchent les sols et polluent les eaux.

On ne peut donc affirmer que la présence de moutons est dans tous les cas bénéfique pour la biodiversité, cela dépend de la conduite des troupeaux et du nombre de têtes. On ne peut évidemment pas dire qu’éradiquer l’ours, le loup ou le lynx améliorerait la biodiversité, sauf à décréter progressivement que la biodiversité c’est l’ensemble des espèces moins celles qui déplaisent, l’ours pour les uns, le héron ou le renard pour les autres, le frelon ou le moustique pour beaucoup...

Pour favoriser la biodiversité, il faut maintenir un pastoralisme de montagne, oui mais pas n’importe lequel.

A lire absolument sur le site de la FERUS (dont sont extraites les informations de cette page) : Réflexions sur le pastoralisme et la qualité biologique des milieux naturels de montagne

Source : CPEPESC du 11 octobre 2007

Commentaire de cet article


Le frère de la tante du facteur de ma concierge m'a dit que….

C'est à peu près le sens de cet article d'une organisation qui diffuse une appréciation sans aucune connaissance de la problématique et, en ayant à ce jour, aucune base dans les départements de montagne.

C'est ainsi que l'on fait l'opinion….

Louis Dollo, le 2 novembre 2007

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