Le procès en appel des opposants à l'ours

 

Le procès en appel de 10 éleveurs à la demande du maire d'Arbas n'est sûrement pas de nature à apaiser les tensions entre partisans de l'ours et éleveurs des Pyrénées hostiles à son introduction. Bien au contraire. L'ASPAP envisage de reprendre les actions de terrain face à l'inertie du Ministère de l'écologie et aux abus de financement des associations pro-ours qui disposent de moyens excessifs non justifiés.

 

Les éleveurs comdamnés doivent payer solidairement un montant total d'environ 20 000 Euros tous frais confondus. Même partagée, la grande majorité d'entre eux sont incapables de réunir une telle somme.
L'ASPAP fait appel à la solidarité pyrénéenne pour couvrir les frais.
Envoyer vos dons à ASPAP, 32 rue Général de Gaulle - 09000 FOIX


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Procès au civil de dix opposants à l'ours: décision mise en délibéré au 26 novembre


La cour d'appel de Toulouse a mis en délibéré lundi son jugement au 26 novembre dans l'affaire qui oppose dix opposants à l'ours à la mairie d'Arbas (Haute-Garonne), via son maire François Arcangeli.

Ce dernier réclame 17.000 euros pour le nettoyage de la façade de la mairie et 20.000 euros au titre de l'atteinte à l'image de la commune, suite aux dégradations effectuées lors d'une manifestation contre le lâcher d'ours slovènes dans les Pyrénées en avril 2006.

"La réconciliation doit se faire par la réparation", a commenté François Arcangeli, le maire du village d'Arbas, au sortir de l'audience, avant d'ajouter que le climat entre les pro et les anti ours s'était "apaisé". Le maire a précisé que les "discussions étaient ouvertes" et qu'un "terrain d'entente devait être trouvé".

Le 1er avril 2006, 350 opposants anti-ours avaient manifesté contre l'introduction du plantigrade à Arbas. Ils avaient incendié une statue et maculé le bâtiment municipal de sang de brebis.

Les dix opposants avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) en septembre 2006 à verser 4.000 euros de dommages et intérêts alors que la commune d'Arbas réclamait 60.000 euros. Par ailleurs, neuf des dix manifestants avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis.

Le maire d'Arbas avait fait appel des dispositions civiles du jugement de septembre 2006. Et réclame 37.000 euros de dommages et intérêts "considérant que l'indemnisation proposée était très éloignée du montant des réparations".

La commune d'Arbas avait accueilli trois des cinq ours slovènes lâchés entre le 25 avril et le 22 août 2006 dans les Pyrénées dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie.

A la question du remplacement de l'ourse Franska, tuée accidentellement en août dernier, le maire d'Arbas a déclaré que ce sujet était à l'ordre du jour des discussions. Concernant le lâcher d'un nouvel ours, M. Arcangeli s'est dit "prêt à le demander le moment venu".

En marge de l'audience, une centaine d'opposants à l'ours, selon la police, encadrée par une trentaine de policiers, s'était rassemblée pour soutenir les dix prévenus.

Source : AP / Nouvel Obs du 22 octobre 2007

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Des opposants à l'ours manifestent au procès en appel de dix éleveurs


Quelque 80 opposants à l'ours ont manifesté lundi, devant la cour d'appel de Toulouse, en soutien à 10 éleveurs qui comparaissaient au civil après avoir été condamnés en première instance pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en 2006.

Bérets vissés sur la tête et blousons noirs portant l'inscription "un ours en liberté, des vies en danger", de nombreux éleveurs ariégeois brandissaient des pancartes "Non à l'ours" et des photos de brebis mortes ou blessées.

Un important dispositif policier avait été déployé devant le tribunal et seuls les 10 éleveurs condamnés en première instance et quelques représentants d'associations ont été autorisés à assister à l'audience qui s'est ouverte dans un climat tendu. Deux personnes ont été expulsées de la salle.

Les éleveurs avaient été condamnés en septembre 2006 à verser solidairement 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas (Haute-Garonne), où avait eu lieu le 1er avril 2006 une violente manifestation contre l'introduction dans les Pyrénées d'ours slovènes.

Face à la forte opposition de nombreux éleveurs et d'élus locaux, la commune avait accueilli discrètement trois des cinq ours l?chés entre le 25 avril et le 22 août 2006.

Le maire d'Arbas, François Arcangeli, qui avait fait appel du premier jugement, réclamait comme en première instance 17.844 euros au titre de réparations des dégradations et 20.000 euros pour le préjudice lié à l'image du village.

"Les dégradations sont plus importantes que ce qui a été décidé par le juge", a déclaré lors de l'audience son avocat Me Guy Debuisson, qui a qualifié la manifestation du 1er avril 2006 d'"action commando".

La façade de la mairie avait été souillée, une statue d'ours en bois brûlée et des jardinières piétinées.

"Ce n'était pas une action commando mais une action concertée après que toutes les voies officielles possibles aient été épuisées", a répondu l'avocate des dix opposants à l'ours, Me Isabelle Gaye.

Elle a demandé que soit confirmé le jugement de première instance, au motif qu"'aucune pièce ne vient justifier le préjudice pour atteinte à l'image" d'Arbas.

A la sortie du tribunal, le maire a été hué par les anti-ours, qui ont ensuite entonné un chant traditionnel pyrénéen. Ils ont déclaré "assumer collectivement" ces dégradations tout en dénonçant l'appel de M. Arcangeli, "une attitude loin de prôner l'apaisement".

"La justice et la réparation sont préalables à la réconciliation", a déclaré de son côté le maire à l'issue de l'audience.

"Les gens auront beaucoup plus de difficulté à rediscuter avec les opposants s'ils ont le souvenir qu'ils n'ont pas été remboursés", a-t-il ajouté, en assurant que le montant des dégradations correspondait à 10% du budget de ce village de 250 habitants.

L'affaire a été mise en délibéré au 26 novembre.

Source : La Dépêche du Midi du 22 octobre 2007

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Pépé et Mémé se font sortir !


Je vais vous conter une anecdote qui s'est produite aujourd'hui lors du soutien à l'appel de Toulouse des dix éleveurs hostile à l'introduction d'ours dans les Pyrénées accusés de dégradations à Arbas.
Pour mémoire vous savez que le Couserans (Département républicain de l'Ariège - Pyrénées) est une frange de l'Ariège qui, depuis des siècle a toujours fait de la Résistance (c'est l'air du temps en ce moment) et s'est toujours élevé contre ou ignoré l'ordre établi.

Ce 22 octobre 2007 nous avions affrété un bus pour se rendre à Toulouse au procès en appel de nos camarades. Parmi nous deux "résistants" (70-75ans) Norbert et Germaine. L'un issu de la vallée de Balagué (berceau de la " guerre des demoiselles "), l'autre du castillonais. Le tribunal avait consenti la présence d'une vingtaine de personnes pour accompagner les prévenus, les familles prioritaires, le restant pour ceux qui le souhaitaient. Norbert et Germaine sont entrés.

Un quart d'heure plus tard Norbert et Germaine étaient ressortis.

- c'est déjà fini ?
- Pauvres ! 40 secondes j'y suis resté et elle pareil!
- qu'est ce qui s'est passé ?
- Putain! Je suis sourd ! Y avait un putain de bordel, On n'entendait rien ! Donc j'ai levé la main : " Monsieur Le Président, vous pouvez parlé plus fort j'entends rien " et il me répond "vous n'avez qu'à vous faire déboucher les oreilles". Alors je lui dis " mais je suis pas venu pour me faire déboucher les oreilles, je suis venu pour écouter ! ". - "Gendarmes, faites évacuer cet homme de ce tribunal". A la sortie, fouille au corps, ils ont failli me prendre l'harmonica que j'avais dans la poche, et ils m'ont sorti.

Il fallait le faire !
A la suite, Notre Germaine qui était entrée avec un appareil photo…

- Je voulais juste prendre des photos, pourtant j'étais sûre d'avoir enlever le flash! Mais ça n'a pas marché. Le président l'a vu et m'a fait raccompagner. Ils m'ont vidé l'appareil. Mais pourquoi ils ne veulent pas qu'on prenne des photos ?
- C'est interdit ! Tout simplement Germaine !
- Je faisais rien de mal!

Voilà je pense qu'il fallait que vous sachiez que les résistants ne sont pas tous morts. Fusillés ou emprisonnés, c'est peut-être les derniers de cette génération mais je leur prête longue vie.

Véronique E. le 22 octobre 2007

Observation : Parler de tension et d'expulsion de la part de certains journalistes relève ouvertement du comique. Les accusés obligés de conserver leur sérieux n'en ont pas moins été amusés. La justice manque autant d 'humour que d'humanité... c'est bien connu dans ce type d'enceinte qui n'a pas beaucoup évoluée depuis 1789. Germaine et Norbert ne voyagent pas tous les jours. Ils se souviendront de cette excusrsion à Toulouse. Mais parrions qu'ils en feront d'autres avec l'ASPAP dont les déplacements sont sérieux mais se passent toujours dans la bonhumeur.

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Hormis le fait que le maire d'Arbas " essaie de se faire payer la réfection de la place du village qui n'a été que très partiellement détériorée par l'incendie de la statut et une façade qu'il veut faire refaire " alors qu'un constat d'huissier prouve qu'il n'y a plus de trace pas plus qu'une facture de nettoyage, il semble bien qu'il n'a rien compris.

Nous passerons sur la notoriété du village " qui n'avait pas besoin d'une manifestation pour l'acquérir, tout le monde sachant qu'il n'est qu'un repère de talibans de l'écologie ", François Arcangéli croit toujours au père Noël ou, plus exactement, " prend ses interlocuteurs pour des naïfs ou des " ânes et des imbéciles " comme l'avait si bien exprimé la Ministre Nelly Ollin le jour de la tentative de premier lâcher. "

Il est bien connu que François Arcangéli se répand auprès des médias pour " réclamer le dialogue, apaiser les tensions, etc… " à la condition que ce soit à SES conditions.

Au cours de l'audience de lundi, il a confirmé son comportement en disant que "la justice et la réparation sont préalables à la réconciliation" ou encore "la réconciliation doit se faire par la réparation". C'est " être aveuglé par son sectarisme et sa haine des éleveurs pyrénéens " nous dit un randonneur toulousain non éleveur qui a fait le déplacement jusqu'au tribunal. " La justice était passé à Saint Gaudens et il en veut encore plus sans apporter aucun élément supplémentaire ". Et il poursuit : " ce n'est plus la justice et la réparation mais de l'acharnement. "

Pour Philippe Lacube, le leader de l'ASPAP, Arcangéli peut dire ce qu'il veut, " il n'est pas notre interlocuteur, c'est l'Etat et pas des associations de talibans de l'écologie. " Et il poursuit, " réparation ou pas, ce sera la même chose. " Il est donc claire qu'il n'y aura jamais aucune réconciliation ou discussion avec Arcangéli ou quiconque de l'ADET ou de l'ACP. Un autre éleveur nous indique qu'à Toulouse " il demande beaucoup plus que les dégradations qui ont été faites. Il y a une disproportion considérable entre ce qui a été fait et ce qui est demandé. "

De fait, il y a des choses surprenantes.
Il suffit de regarder les photos de cette journée d'avril 2006 pour se rendre compte que tous les responsables ne sont pas présents au tribunal et un peu de bon sens pour savoir que celui qui a mis en place 2 rangées de fils de fer barbelés devant la mairie ne pouvait pas le faire seul. Et pourtant, il n'y en a qu'un seul à la barre. L'autre est dans la salle à se dire " quelle mascarade ! " Mais la solidarité existe chez les éleveurs et personne ne dira rien… surtout que " ce ne sont pas des barbelés qui ont détérioré la façade et la place de la mairie. Ce n'est pas sérieux ! "

Et puis les tags… autre mascarade ?
Lorsque nous voyons tous les tags pro-ours dans les Pyrénées qui n'ont jamais été punis…. Mieux encore, les responsables n'ont jamais été recherchés. N'y aurait-il pas là une justice à deux vitesses ? Et Monsieur Arcangéli voudrait se faire passer pour une vierge ? Difficile à croire lorsque nous pouvons constater les faits tous les jours sur les bords de routes et… " le forum de l'ADET-Pays de l'ours qui déverse tous les jours son flot de haine et d'insultes." "Comment ne pas réagir ?" "Comment prendre ce maire, président d'une association pro-ours, au sérieux lorsqu'il parle de réconciliation ?" Autant de questions et d'incompréhension chez les éleveurs.

Pour le futur ?
Philippe Lacube nous fait remarquer qu'en Ariège, il y a 8 à 12 ours. " C'est une réalité " nous dit-il. Une réalité vécue par tous les éleveurs avec la crainte journalière de " voir son troupeau décimé même à proximité d'une grange ou d'un village ". " Il est évident que nous allons revenir sur le terrain. " Depuis Bagnères de Bigorre, il n'y a eu aucune manifestation. Aucun grand mouvement. Il y a eu des élection et " nous avons travailler sur le fond notamment pour la venue de NKM et pour le Grenelle de l'environnement. On y a cru. Mais dans les faits, les problèmes restent les mêmes, il n'y a rien de changé. " Nous pourrions même dire que " le problème à empiré puisqu'il y a eu des naissances supérieures aux morts. " Alors que va-t-il se passer ? " Nous continuerons à travailler sur le fond en particulier avec des chercheurs, des structures juridiques, etc… " Mais il précise " pour le reste nous en parlerons le moment venu mais nous ne resterons pas les bras croisés à attendre que tous nos troupeaux soient dévorés alors que des associations comme l'ADET et l'ACP encaissent et dilapident 300 000 Euros d'argent public pour rien. " Il est vrai que pour le tiers de cette somme correspondant à un travail effectif pour le pastoralisme en Béarn, le Ministère de l'écologie a supprimé toutes ses aides à l'IPHB. Curieuse incohérence qui n'est pas faite pour calmer les esprits. Bien au contraire. Mais depuis 25 ans " l'état n'a eu comme seul programme que d'attiser les braises. " Il faut dire que lorsque nous discutons avec certains préfets, ils semblent bien formés dans ce seul but : créer le désordre.

Grâce au maire d'Arbas, la commune d'Arbas puisqu'il s'agit bien de son action judiciaire, nous pouvons dire que les habitants d'Arbas auront contribué lundi à raviver les tensions. Faut-il attendre les prochaines élections municipales ? "Nous bougerons avant" nous dit Philippe Lacube et "pas forcément à Arbas pour ne pas leur faire de la publicité."

Louis Dollo, le 23 octobre 2007

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La presse en parle


Le résultat de ce jugement est rendu dans des conditions bien particulières. En effet, alors que le verdict était rendu, François Arcangéli, maire d'Arbas, déjeuner à la même table un mauvais menu dans un mauvais restaurant de Pau en présence d'Augustin Bonrepaux, deux représentant de l'ASPAP et la présidente de l'ASPP 65. A l'invitation de Ministère de l'écologie des acteurs locaux se rendaient dans les Monts Cantabrique. Ambiance garantie !

Des anti-ours condamnés à 6.796 euros pour dégradation de biens publics


Dix éleveurs ont été condamnés lundi par la cour d'appel de Toulouse à 6.796 euros de réparations pour dégradation de biens publics lors d'une manifestation anti-ours en 2006 à Arbas (Haute-Garonne), a-t-on appris auprès d'une association d'opposants à la réintroduction de l'ours.

Les éleveurs devront également régler 2.000 euros de frais de justice pour ces dégradations commises dans la commune d'Arbas, le 1er avril 2006, lors d'une violente manifestation contre le lâcher dans les Pyrénées d'ours slovènes.

En première instance, les dix prévenus avaient été condamnés en septembre 2006 à verser solidairement 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas, dont le maire François Arcangeli a favorisé la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées centrales.

"Pour nous, la somme d'environ 6.700 euros reste importante, mais nous avons la satisfaction de savoir qu'elle ne représente que 10 à 11% des demandes du maire d'Arbas", s'est satisfait Philippe Lacube, un des porte-parole de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen (Aspap).

M. Lacube, qui a indiqué que les éleveurs n'engageraient pas de pourvoi en cassation, a en revanche critiqué l'attitude "dans cette affaire" du maire d'Arbas qui les poursuit en justice et "se répand néanmoins dans la presse pour enterrer la hache de guerre".

Le maire d'Arbas réclamait comme en première instance 17.844 euros au titre de réparations des dégradations et 20.000 euros pour le préjudice lié à l'image du village.

Pour lui, "c'est un jugement mesuré même si pour eux c'est une somme pas négligeable". "Le premier jugement était très en deçà d'un équilibre et là, on s'y est approché", a poursuivi le maire, qui a évalué le montant des dégradations (façade souillée, jardinières piétinées, etc.) à 10% du budget de la commune.

Ce village de 250 habitants avait discrètement accueilli, face à la forte opposition de nombreux éleveurs et élus locaux, trois des cinq ours slovènes lâchés entre le 25 avril et le 22 août 2006 dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie.

Deux de ces ourses sont mortes accidentellement dans les Hautes-Pyrénées, Palouma en août 2006 et Franska un an plus tard. Une autre femelle, Hvala, a donné naissance début 2007 à deux oursons prénommés Pollen et Bambou.

Source : AFP du 27 novembre 2007

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Les dix anti-ours condamnés à verser des indemnités


La cour d'appel de Toulouse a condamné lundi les dix opposants à l'ours à verser 6.796 euros d'indemnités à la commune d'Arbas (Haute-Garonne), via son maire François Arcangeli, après des dégradations commises lors d'une manifestation contre le lâcher d'ours slovènes dans les Pyrénées en avril 2006.

"Cette condamnation est lourde mais son montant est largement inférieur à ce que demandait le maire d'Arbas", a expliqué à l'Associated Press Philippe Lacube, porte-parole de l'Aspap, l'Association de sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées. "La justice a rétabli un certain équilibre", a-t-il ajouté.

François Arcangeli réclamait 17.000 euros pour le nettoyage de la façade et 20.000 euros au titre de l'atteinte à l'image de la commune.

Le 1er avril 2006, 350 opposants anti-ours avaient manifesté contre l'introduction du plantigrade à Arbas. Ils avaient incendié une statue de l'ours et maculé le bâtiment municipal de sang de brebis.

Les dix opposants avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) en septembre 2006 à verser 4.000 euros de dommages et intérêts alors que la commune d'Arbas réclamait 60.000 euros. Par ailleurs, neuf des dix manifestants avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis.

Le maire d'Arbas avait fait appel des dispositions civiles du jugement de septembre 2006. Et réclamait en totalité 37.000 euros de dommages et intérêts, "considérant que l'indemnisation proposée était très éloignée du montant des réparations".

La commune d'Arbas avait accueilli trois des cinq ours slovènes lâchés entre le 25 avril et le 22 août 2006 dans les Pyrénées dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie.

Concernant le remplacement de l'ourse Franska, tuée accidentellement en août 2007, le maire d'Arbas avait alors déclaré être "prêt à le demander le moment venu".

Source : AP du 26 novembre 2007

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Pas d'hibernation pour les anti-ours : ils ont 20.000 euros à trouver


Le ton monte dans les vallées enneigées de l’Ariège. Au village des Cabanes, l’éleveur Philippe Lacube met en garde: «L’Etat doit faire attention à ce qu’il va proposer pour l’évolution du plan ours. Ici, les gens sont sur les dents. Certains sont armés».

En attendant, c’est un problème de sous qui occupe les opposants à la réintroduction du plantigrade dans les Pyrénées. Il y a 20.000 euros à régler pour les dix éleveurs condamnés pour destruction de biens publics suite à la manifestation d’Arbas (Haute–Garonne) d’avril 2006.
L’association de sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées (ASPAP) lance une souscription pour payer la facture.

La manifestation d’Arbas a fait des dégâts ? «Nous assumons, indique le porte-parole de l’ASPAP. Si c’était à refaire nous le referions : ce rassemblement a été le point de départ de la résurgence de l’identité pyrénéenne».

De son côté, François Arcangeli, le maire d’Arbas et président de l’Association Pays de l’ours, partisan de la réintroduction des plantigrades venus de Slovénie, s’inquiète de la «radicalisation annoncée» : «Ces propos mettent de l’huile sur le feu. C’est regrettable car les voyages d’études organisés par le ministère de l’Ecologie dans les Asturies et le Trentin où le pastoralisme fait bon ménage avec les grands prédateurs ont créé un climat de dialogue entre opposants et partisans avec les services de l’Etat», indique l’élu.

Pour l’heure, le bilan de la réintroduction du côté français des Pyrénées est mitigé : deux des cinq ours slovènes réintroduits sont morts accidentellement. Palouma en août 2006 et Franska un an plus tard. Une autre femelle, Hvala, a donné naissance, début avril 2007, à deux oursons prénommés Pollen et Bambou.

Ce mois de décembre, la saison est à l’hibernation pour les bêtes. Pas pour les éleveurs.

Auteur : J-M.E
Source : LibéToulouse du 25 décembre 2007

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Ultra solidarité : la honte des Pyrénées


Suite au saccage de la commune d’Arbas (Haute-Garonne) le 1er avril 2006, 10 anti- ours ont été condamnés à verser des indemnités (6 796 euros de réparations pour dégradation de biens publics, 2 000 euros de frais de justice et 4 300 euros de dommages et intérêts à la commune d’Arbas).
L’association de sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées (ASPAP), anti-ours, a lancé une souscription pour payer la facture.
Nous publions ici l’irrésistible réaction de Baudouin, le copain de la Buvette des Alpages.

Ultra solidarité, la honte des Pyrénées

Les ultra pastoraux lance une souscription pour payer leurs condamnations en justice. A vos poches pigeons chéris !

Nous cassons, vous payez ! Nous ne gardons pas nos brebis, vous nous indemnisez ! Nous travaillons à perte, vous nous subsidiez ! L’Etat consulte, nous boycottons. L’Etat tient ses engagements et réintroduit des ours, nous les éliminons ! Nous ne respectons pas les lois, nous sommes condamnés, vous payez nos condamnations ! Nous détruisons la faune mais nous nous présentons dans la presse comme les vrais défenseurs de la biodiversité et comme les jardiniers de la montagne. Elle est pas belle la vie. Plus c’est gros, plus celà marche.

"Vous pouvez mentir tout le temps à quelqu’un ou quelque temps à tout le monde. Mais vous ne pouvez pas mentir tout le temps à tout le monde !" Le pastoralisme français se fout de tout et se moque des gens.

Une souscription "Pyrénées solidaires" afin de "partager les sanctions financières qui pèsent sur les dix militants ariégeois condamnés en novembre dernier pour dégradation de biens publics lors d’une manifestation anti-ours en 2006", a été lancée lundi par l’ADDIP de Philippe Lacube, le "paysan libre" tel que présenté dans la dernière émission de Yann Arthus Bertrand. Libre quand il s’agit de casser, entretenu, dépendant et larmoyant quand il s’agit de payer les sommes auxquelles ils ont été condamnés.

L’association ASPAP par exemple, largement financée par les deniers du CG de l’Ariège comporte dans ses statuts une clause déchargeant l’association de ses responsabilités pour des actes délictueux commis par ses membres.

Le montant total des souscriptions récoltées (J’espère que cette opération sera un bide complet) sera remis symboliquement lors de l’assemblée générale de "l’Association pour la sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées" (ASPAP), le 1er février prochain près de Foix, "par les représentants des vallées, des élus et des responsables associatifs, professionnels, institutionnels et syndicaux de tout le massif". Ah les valléens chers à l’IPHB, cette minorité d’éleveurs et de politiciens extrémistes pour qui la montagne se limite à un tas de brebis mal élevées, mal entretenues et non gardées. Les éleveurs créent des associations de sauvegarde de leurs PRIVILEGES.

Dix éleveurs ont été condamnés par la cour d’appel de Toulouse à 6.796 euros de réparations pour dégradation de biens publics lors d’une manifestation anti-ours en avril 2006 à Arbas (Haute-Garonne). Ces casseurs doivent aussi régler 2.000 euros de frais de justice ainsi que 4.300 euros de dommages et intérêts à la commune d’Arbas. A vos poches citoyens pigeons !

Le message est clair, au moins pour la justice. Si elle désire mettre fin aux pratiques ultra pastorales illégales, il faudra mettre la barre bien plus haut la prochaine fois, augmenter les montants et les accompagner de peines de prison. Peut-être feront-ils alors une demande pour que "les représentants des vallées, les élus et les responsables associatifs, professionnels, institutionnels et syndicaux de tout le massif" aillent dormir a leur place derrière les barreaux.

"Nous sommes loin de disposer des énormes ressources financières des associations pro-ours", a souligné l’association dans un communiqué : et bien assumez vos actes, comme tout un chacun devant la justice : travaillez pour réparer les dommages commis. Les ultras pastoraux ne sont pas au dessus des lois, mais habitués à l’impunité et à une liberté extrême, sans les limites contraignantes des lois qui ne s’appliquent pas dès que le territoire devient pentu. L’ultra pastoralisme en appelle à la charité des français, puisque la justice n’a pas entendu leur appel à la clémence. Payez braves citoyens, pendant ce temps là, nous organisons nos prochaines sorties délictueuses, nos prochaines dégradations car nous sommes à bout, vous savez, car l’Etat ne nous entend pas, nous allons continuer à mettre le feu à la montagne, et vous à payez pour nous, amendes, subsides, indemnisations, voyages culturels...

Je trouve ce procédé dégoutant et espère que la prochaine fois, la justice sera bien plus sévère car il semble que le portefeuille soit l’endroit où cela fait mal

Source : FERUS le jeudi 27 décembre 2007

Un exemple de terrorisme intellectuel
 

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