Août 2014 : l'offensive écologiste pro-ours

 

Les années précédentes, en plein été, seul "Parole d’ours" de Férus apparaissait comme manifestation en faveur de l’ours dans les Pyrénées. Cette année, probablement en l’absence de moyens humains et financiers, cette opération a disparu de l’horizon médiatique au profit d’une tentative de valorisation des échecs de l’ADET-Pays de l’ours et du FIEP Groupe-Ours qui est d’ailleurs le seul groupe qui lui permet d’exister médiatiquement.


Des projets sans avenir

Introduire en Béarn est une option qui n’avait jamais existé en 1994 / 1997 puis en 2005 / 2006 pour des raisons stratégiques et financières (l’argent a toujours une place importante dans les questions environnementales). Le hasard de l’irresponsabilité et de l’incompétence passée avait laissé deux mâles sans femelles entre Bigorre et Béarn. Selon le concept humanisé de la nature des mâles se devaient d’avoir des femelles à leur disposition… A moins que ce ne soit un concept d’éleveurs d’ours pour assurer le développement du cheptel de zoo.

En 2011, l’ONCFS et les associations écologistes relancent l’idée d’introductions de femelles en Béarn. Projet fortement repoussé par les populations locales est totalement abandonné en mai 2011 par Nicolas Sarkozy, Président de la République.

Constat d’un échec non avoué des introductions dont les bêtes ne se sont pas développées sur l’ensemble de la chaîne. Peut-être bien que le biotope n’est pas aussi favorable que ce que les « spécialistes » et les idéologues associatifs prétendent. Mais l’obscurantisme idéologique n’a pas de limite. Fin 2013 et début 2014, une offensive, essentiellement médiatiques, est lancée en faveur d’une introduction de femelles en Béarn.

Forte déconvenue

Un changement de Ministre de l’Ecologie en avril et voilà que la nouvelle, Ségolène Royal, reprend ce qui était dans les cartons de son prédécesseur, Philippe Martin. Fin juillet, à la faveur du lâcher de bouquetins dans le Parc National des Pyrénées elle annonce qu’il n’y aura plus de lâchers d’ours au milieu des troupeaux, c’est-à-dire sur tout le versant nord des Pyrénées. En quelques secondes, Gérard Caussimont présent à Cauterets, se décompose. Voilà que toute la communauté pro-ours devient orpheline de projets et d’objectifs après 30 ans de manipulations et de mensonges dénoncés par une majorité d’élus et d’habitants des vallées. Il faut donc, aux associations, relancer la machine médiatique pour tenter de convaincre alors qu’ils n’ont réussi que l’inverse en 30 années d’obstinations laissant les éleveurs à l’écart de toutes décisions et initiatives.

A l’assaut des médias

Au cours des derniers mois, notamment cet été, les associations écologistes pro-ours ont été remarquablement absentes du terrain des vallées, ce qui, en fait, est devenu une habitude depuis une dizaine d’années. Ils se sont limités aux médias, sans doute faute de moyens humains et financiers. Ils se partagent les rôles pour, comme toujours, faire illusion de quantité et d’importance.

C’est Férus et l’ASPAS, les moins dépendant de fonds publics, qui ouvrent le bal en demandant la démission de la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal. Lorsque l’on n’a plus rien à proposer, c’est un bon moyen pour se faire remarquer et se faire entendre de médias complaisants. Une revendication qui a peu de chance d’aboutir. Ségolène Royal sera d’ailleurs renouvelée et confortée dans ses fonctions en août 2014.

Le 14 août, France Inter lance un débat sur le thème un peu dépassé de la réintroduction. Débat qui ne marquera pas l’histoire sur un sujet qui n’a plus lieu d’être discuté puisqu’abandonné. Il aurait sans doute été plus judicieux de débattre de l’avenir des ours qui sont encore sur la chaîne : capture ou abattage ? Peu importe, ce débat permettait à ces associations sans avenir d’exister encore un temps en faisant, au rabais, leur promotion.

Après une brève promotion, à travers la presse locale, de la qualité des produits avec la marque commerciale de l’ours, comme s’ils étaient très différents des autres, voilà que le FIEP écrit à la Ministre qui n’a pas démissionné sur les injonctions de Férus et de l’ASPAS. Le partage des rôles entre les méchants et les bons est parfait et correspond à une stratégie parfaitement rôdée et recommandée par France Nature Environnement (FNE). En même temps que cette lettre ouverte demandant l’introduction d’ours, le Fiep diffuse des photos des ours mâles en manque de femelles : Cannellito et Néré obtenues dans des conditions très discutables.

Conformément aux procédures de FNE, il faut s’attendre à passer prochainement à la phase contentieuse contre la France. Une de plus. Tout est bon, tout est possible lorsque nous avons affaire à des idéologues et non des écologues passionnés.

Louis Dollo, le 30 août 2014

 

Rappel....


L’article 22 de la Directive Habitats

Dans la mise en application des dispositions de la présente directive, les États membres:

a) étudient l'opportunité de réintroduire des espèces de l'annexe IV, indigènes à leur territoire, lorsque cette mesure est susceptible de contribuer à leur conservation, à condition qu'il soit établi par une enquête, tenant également compte des expériences des autres États membres ou d'autres parties concernées, qu'une telle réintroduction contribue de manière efficace à rétablir ces espèces dans un état de conservation favorable et n'ait lieu qu'après consultation appropriée du public concerné;

 

L’article 2 de la Directive Habitats

3. Les mesures prises en vertu de la présente directive tiennent compte des exigences économiques, sociales et culturelles, ainsi que des particularités régionales et locales.

 

 

 

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