Toutes les réponses sur l'ours selon les environnementalistes

Au 15 mai 2009, alors que nous nous dirigeons vers un abandon officiel des introductions d'ours, le WWF et l'ADET-Pays de l'ours engage un dernier round provocateur à l'égard des populations montagnardes en diffusant une brochure fort couteuse, via La poste, dans la boîte à lettre de chaque habitant des villes et villages des cantons de montagne des Pyrénées. Brochure entachée de nombreuses erreurs, sans parler de mensonges, qui constituent une nouvelle fois, une tentative de manipulation et de désinformation pour faire passer, non pas un projet de développement durable et de protection de la biodiversité, mais une idéologie du " tout sauvage " où l'homme n'a pas de place.
Nous analyserons chacun des points de cette brochure.


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Ours dans les Pyrénées

 

 

Ours : toutes les réponses ! (Communiqué de l'ADET)


Pays de l'ours-Adet lance aujourd'hui la plus importante campagne d'information du public sur l'Ours dans les Pyrénées.

On a tout lu et tout entendu, sur l’ours dans les Pyrénées.
Pourtant, le public, notamment local, reste en demande permanente d’informations.

Pays de l’Ours – Adet présente sa nouvelle brochure : « L’ours en question, questions sur l’ours ».

A partir d’aujourd’hui, elle sera distribuée dans l’ensemble des boîtes aux lettres de la zone à ours, des Pyrénées-Orientales au Béarn, soit environ 110 000 exemplaires.

Ce document recense et répond aux cinquante questions les plus posées sur l’ours, la restauration de la population et la cohabitation dans les Pyrénées.

Afin de diffuser l’information la plus juste, l’ensemble du document a été validé par les meilleurs experts : biologiste, vétérinaire …

Vous pouvez dès maintenant consulter et télécharger en ligne la brochure "Questions sur l'ours".

En diffusant ces informations, Pays de l'Ours - Adet souhaite faire sortir le sujet de l’ours des polémiques irrationnelles et des débats stériles.

Communiqué de l'ADET-Pays de l'ours du 11 mai 2009

Commentaire du communiqué de l'ADET-Pays de l'ours


Si " Pays de l'Ours - Adet souhaite faire sortir le sujet de l'ours des polémiques irrationnelles et des débats stériles ", il lui fallait se taire et ne rien diffuser. A lui seul, ce document participe aux "débats stériles" comme ces associations environnementalistes nous y habitué depuis plus de 20 ans.

Comme nous le dit fort justement le communiqué ci-dessus, et c'est la seule vérité diffusée par cette association, " on a tout lu et tout entendu, sur l'ours dans les Pyrénées ". Et nous continuons, par ce document, à en recevoir encore un peu plus. Prétendre que " le public, notamment local, reste en demande permanente d'informations " n'est pas tout à fait faux. Mais quelles informations ? Si ce sont des informations erronées, incomplètes ou tardives comme celles diffusées par l'Equipe de suivi de l'ours sur son répondeur pour ce qui concerne la localisation des ours, nous nous en passerions volontiers. Ces informations sont tellement peu fiables que l'ASPAP, pour l'Ariège, à mis en place son propre répondeur, avant tout destiné aux bergers mais également aux randonneurs et tous usagers de la montagne. Quant au reste, nous analysons ci-dessous chacun des 50 points de la brochure.

Prétendre également que le contenu de la brochure a été " validé par les meilleurs experts : biologiste, vétérinaire … " fait pour le moins sourire pour deux raisons.

  • La première, il aurait été intéressant de citer leurs noms pour apporter un peu de crédit au propos ;
  • La seconde, s'il s'agit toujours des mêmes (n'étant pas cités par l'ADET nous les citerons pas mais ils se reconnaîtront), leur crédit est pour le moins amputé par de nombreux mensonges et nombreuses manipulations de puis plus de 20 ans.

Quant aux vétérinaires, qui ne sont pas très nombreux, l'un de ceux ayant participés à l'importation d'ours de Slovénie a renvoyé sa carte à FERUS et a récemment découvert de quelle manière les vétérinaires avaient abusés et trompés dans cette opération idéologique plus qu'écologique.

En pleine période de crise économique et sociale, où tout le monde cherche à limiter ses dépenses et alors que beaucoup peine à boucler les fins de mois notamment chez les éleveurs des Pyrénées, annoncer et réaliser la distribution "dans l'ensemble des boîtes aux lettres de la zone à ours, des Pyrénées-Orientales au Béarn, soit environ 110 000 exemplaires " de cette brochure, relève de la provocation indécente. Sans parler des quantités non moins impressionnantes arrivées dans de nombreux offices de tourisme que la majorité d'entre eux ont mis à la poubelle. Une opération estimée à environ 150 000 Euros selon nos informations…. Espérons qu'il ne s'agisse pas, encore une fois, de subventions du Secrétariat d'Etat à l'environnement ou des DIREN. Au mieux, s'agit-il, peut-être, de dons d'entreprises qui, parfois, achètent leur tranquillité en répercutant la charge sur les prix à la consommation.

Il reste aux Pyrénéens, aux touristes et usagers de la montagne une satisfaction : il y a encore quelques bergers pour entretenir la beauté des paysages des Pyrénées et produire une alimentation de qualité alors que dans les années 1990-1992 plusieurs rapports préconisaient le " déplacements " des populations vers les villes de Tarbes et Pau ainsi que la destruction des cabanes pour être assuré qu'elle ne serait plus jamais occupée et ainsi laisser la place… aux ours. A cette époque, c'était bien la finalité de ces pseudos-écologistes dont nous savons aujourd'hui que l'écologie est le dernier de leur souci.

Louis Dollo, le 15 mai 2009

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L'ADET-Pays de l'ours écrit à l'Elysée


Sur la forum de l'ADET-Pays de l'ours, Alain Reynes, Directeur, précise le 13 mai 2009 :

Nous sommes à l'initiative de ce courrier-type à envoyer à l'Elysée et nous avons proposé aux associations-amies de s'y associer, ce que ferus, FIEP, Uminate et Nature Midi-Pyrénées ont fait à ce jour.

Pour ce qui nous concerne, le courrier-type est intégré à notre nouvelle brochure "Questions sur l'ours", qui est en cours de distribution dans 110 000 boites aux lettres des Pyrénées.

Lorsque nous savons qu'en privé, en réponse à une question posée par un dirigeant agricole de Savoie, le Président de la République a répondu par cette autre question : "Est-ce que vous croyez qu'aller cheercher des ours en Slovénie pour les amener dans les Pyrénées c'est faire de l'écologie ?"... La question à elle seule est une réponse qui rejoint les propos de Chantal Jouanno rapporté par Henru Nayrou; Président de l'ANEM, qui ne laisse guère la place à l'importation d'autres ours voir même à la poursuite du plan ours.

Un élément suplémentaire pour conforter l'idée que les associations environnementalistes, notamment le WWF, FERUS, l'ADET-Pays de l'ours et le FIEP ne font que rajouer de l'huile sur le feu pour créer des conflits comme c'est le cas depuis plus de 20 ans.

Louis Dollo, le 15 mai 2009

Rappel des conclusions du rapport final LIFE 2000 (voir le rapport complet)


Les conclusions de ce rapport sont claire. Le traitement du dossier par le Ministre Lepeltier sont édifiante d'incompétence et d'incapacité à se sortir du dogme autoritaire des écolos basiques de la rue.
Un seul mot : lamentable !


Le programme LIFE a permis de réintroduire 6 ours dans les Pyrénées. Si cette réintroduction est encourageante du point de vue biologique, elle a entraîné de fortes oppositions de la part du monde pastoral et des élus locaux.

Le principal reproche réside dans l’absence de consultation et le manque de concertation préalable auprès des populations locales.

L’objectif affiché à ce jour par le ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement est de rétablir une population viable dans les Pyrénées
[Ndr : ce qui signifie environ 200 ours].

Face à un climat social difficile, il a été décidé pour les deux années à venir (2001-2OO2) de maintenir à la fois l’ensemble des mesures de prévention et d’accompagnement pour les éleveurs, le dispositif de suivi et de gestion de la population d’ours et déléguer la gestion de ces mesures au plan local.

Pendant cette même période, il s’agit de reconstruire un processus de dialogue et de concertation avec l’ensemble des acteurs locaux autour du thème de la restauration et la conservation de l’ours brun dans les Pyrénées. Il s’agit plus précisément de définir les conditions dans lesquelles une réintroduction peut se faire avec succès au bénéfice des populations locales et permettre une meilleure cohabitation entre l'homme et l'ours.

Ce processus doit conduire à la rédaction d’un document largement concerté pouvant comporter
plusieurs scénarios (arrêt de l’opération et retrait des individus, maintien de la population d’ours existante, réintroduction d’autres individus) et la définition des mesures nécessaires à leur application.

Ce document servira de base à l’organisation d’un débat public sur les conditions d’un projet de restauration de l’ours brun dans les Pyrénées.

Il sera nécessaire pendant la période 2001-2002 que l'Etat affiche et rappelle ses objectifs :

  • le premier qui s'impose à l'Etat , c'est la conservation de l'espèce et de ses habitats et plus largement de la biodiversité particulièrement remarquable sur ces territoires. Les engagements de l'Etat sont à cet égard nationaux, internationaux et communautaires,
  • le deuxième est le choix de développement local durable qui constitue un réel enjeu
    économique ainsi que certaines régions en Europe ou dans le monde l'ont démontré.

Source : DIREN Midi-Pyrénées Lire le rapport complet (pdf)
Voir également le bilan des actions de 1997 à 2000 (pdf)

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Analyse du contenu de la brochure


Face aux nombreuses erreurs, manipulations et mensonges contenus dans cette brochure, une analyse complète des 50 points est en cours de préparation afin de rétablir la vérité avec des liens vers divers argumentaires et justifications.

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'ours


Combien y a-t-il d'ours dans les Pyrénées ? Comment le plantigrade se reproduit-il ? Comment sont-ils suivis ? L'ours brun est-il menacé ? Près de 110 000 Pyrénéens, de Bayonne jusqu'à Perpignan, vont recevoir dans leur boîte aux lettres, une brochure répondant pratiquement à toutes ces questions.

« Nous nous sommes rendu compte que beaucoup de gens se posaient des tas de questions sur l'ours » explique Alain Reynes, directeur de Pays de l'Ours Adet, qui édite la brochure. Par exemple : que faire en cas de rencontre ? « Rester calme, ne surtout pas chercher à l'effrayer : se manifester calmement s'il ne vous a pas repéré ; s'éloigner sans courir en lui ménageant un chemin de fuite. »

« Cela peut paraître comique, avoue Alain Reynes. Mais en l'espèce, ce que nous enseigne la tradition rejoint les observations contemporaines. La légende voulait qu'à l'origine du monde, hommes et ours étaient très proches et se parlaient. L'ours ne parle plus, mais il continue de comprendre ce que lui dit l'homme. Une personne âgée nous a raconté que dans son enfance, on lui avait expliqué qu'il fallait parler à l'ours. Or, récemment, elle en a rencontré un. Elle lui a dit « Bonjour, Monsieur l'ours, comment allez-vous ce matin », comme on le lui avait enseigné.

Et l'ours a passé son chemin. « Pour mémoire, en France, aucun homme n'est mort entre les pattes ou les mâchoires d'un ours depuis 1 850 ! La brochure aborde bien d'autres aspects de la vie de l'ours dans les Pyrénées. Pas besoin d'un petit lexique humain-ours : ils nous comprennent !"

Auteur : Dominique Delpiroux
Source : La Dépêche du Midi du 18 mai 2009

De la naîveté insolente


Il n'est pas besoin de faire un grand discours pour comprendre le niveau de naïveté des propos d'Alain Reynes. Naïveté ou propagande sectaire ?

Cette brochure contient de nombreuses erreurs, omissions, inexactitudes et mensonges sur lesquels nous reviendrons. Mais dire qu'il n'y a pas eu de mort depuis 1850, si le propos est exact, il veut dire qu'il y en a eu avant lorsqu'il y avait plus d'ours. Parler gentiment à l'ours… c'est dans les contes pour enfants que nous lisons à la veillée avant de s'endormir.

Plus il y a d'ours plus il y a de risques d'accidents. Inversement, moins il y en a…. et c'est bien ce qu'on voulu nos ancêtres… et c'est ce qui s'est produit depuis 1850.

Depuis 2006, quelques illuminés veulent inverser la tendance. Il faut donc dire que plus nous avancerons dans le temps, plus nous prenons le risque d'accident mortel ou non.

D'ailleurs, s'il n'y a pas eu de mort depuis 1850, il y a eu des blessés avec handicap graves. Est-ce la volonté d'Alain Reynes ?

Ce sont quelques vérités cachés comme l'encéphalite des tiques, mortelle pour l'humain, qui ne sont pas dites. Nous nous emploierons à le faire.

Louis Dollo, le 18 mai 2009

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