Le Sénat veut réduire le budget 2010 des grands prédateurs

 

Alors que le budget de l'Etat bat tous les records de déficit, que le monde traverse une crise financière et la tendance est aux économies, dans le cadre du projet de loi de finance pour 2010, le Sénat a adopté un amendement tendant à réduire le budget des grands prédateurs, ours, loup et lynx. Cette mesure n'est pas appréciée par les défenseurs des grands prédateurs.

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Les sénateurs réduisent les crédits pour la préservation des prédateurs


Le Sénat a adopté mardi un amendement au projet de budget 2010 réduisant de 500.000 euros les crédits destinés à la préservation des espèces de grands prédateurs, "pour répondre à l'attente des éleveurs".

Cet amendement a été voté dans le cadre du projet de budget de la mission "Ecologie, développement et aménagements durables".

"Au moment où l'Europe sensibilise les éleveurs aux bien-être animal, est-il normal de laisser déchiqueter, égorger des ovins qui agonisent pendant des heures? Cela les bergers ne le comprennent pas", a lancé l'auteur de l'amendement, Gérard Bailly, sénateur (UMP) du Jura.

"Concernant les loups, ce n'est pas par la suppression de crédits que vous parviendrez à résoudre cette difficulté", a répondu la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, qui a demandé en vain au sénateur de retirer son amendement.

Source : Romandie/AFP du 1 décembre 2009

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Le pavé de l’ours du sénateur Bailly …


« Rien n'est si dangereux qu'un ignorant ami ; mieux vaudrait un sage ennemi » concluait M. de la Fontaine dans la fable « L’ours et l’amateur des jardins », d’où l’expression « le pavé de l’ours ».

Il aurait pu écrire cette histoire du sénateur qui « tire une balle dans le pied » des éleveurs en croyant les défendre :

Le 1er décembre 2009, le Sénat a voté sur la proposition de M. Bailly un amendement à la loi de finances 2010, prévoyant de réduire de 500 000 € le budget consacré aux grands prédateurs (loup, lynx, ours) en France.

Il a ainsi justifié sa proposition : « L'amendement propose donc de réduire les crédits consacrés à la préservation des grands prédateurs, qui vont d'ailleurs aux associations de défense que nous connaissons. » « Le vote de cet amendement serait profitable à ce budget, permettrait de répondre à l'attente des éleveurs et éviterait la mort de tant d'agneaux. »

Pourtant, M. Bailly n’ignore pas que :

  • Les actions d’information et activités partenariales (ligne sur laquelle « émargent », entre autres, lesdites associations …) ne représentent que 6% du budget global consacré aux grands prédateurs en France (390 000 € sur 6 300 000 €);
  • 82% de ce même budget sont consacrés au soutien au pastoralisme et à l’indemnisation des dégâts.

Il est donc évident que les 500 000 € d’économies qu’il a fait voter le 2 décembre seraient prélevés sur le soutien au pastoralisme et les indemnisations plutôt que sur les subventions des associations visées.

Le budget consacré à la conservation de la grande faune est objectivement très faible, probablement trop pour faire face aux obligations internationales de la France.

Alors que 2010 sera l’année mondiale de la biodiversité, puissent les députés, qui devront trancher en seconde lecture sur ce texte, épargner à la France d’être une nouvelle fois ridicule aux yeux de l’Europe sur une question environnementale !

Source : ADET-Pays de l'ours du 3 décembre 2009

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Une mesure salutaire attendue depuis longtemps

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