Mensonges ou désinformation du Préfet de région et du Groupe National Ours ?

 

Y a-t-il eu mensonge de la part du Préfet de région Dominique Bur ? Ou bien présentation erronée, enjolivée, idéalisée d'une situation qui n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera probablement jamais ?
Le fait est que la situation réelle sur le terrain n'est pas du tout celle décrite par le Préfet et rapportée par la Dépêche du Midi et autres organes de presse. Dominique Bur avait déjà manifesté publiquement un profond mépris à l'égard des opposants aux introductions d'ours en jetant à terre un rapport sur les " mensonges de l'Etat " que lui avait remis le président de l'ADDIP, Philippe Lacube. Son état d'esprit est-il toujours le même ou est-il vraiment ouvert à la discussion ?


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M. Le Préfet de Région, halte à la désinformation à propos des ours !


J'ignore qui a fourni à l'AFP les " informations " transmises le 24 juin 2009 sous le titre : " La cohabitation entre l'ours et les élevages s'améliore dans les Pyrénées ", et celles, plus détaillées, que la Dépêche du Midi a publiées le 25 avec ce sous titre : " Réuni hier pour la dernière fois, le Groupe ours réussit à calmer le débat entre associations, chasseurs et éleveurs ".
S'il s'agit de l'actuel Préfet de région comme semblent l'indiquer les propos rapportés entre guillemets, celui-ci alors se situerait dans la ligne de son prédécesseur lors des importations d'ours de 2006 ; ce dernier n'avait pas hésité à couvrir de sa signature ce qu'il faut appeler des faux et des mensonges :

  • publication d'un tableau " scientifique " bidouillé dans le document soumis à la soi disant " concertation ", masquage volontaire de certains problèmes sanitaires posés par ces importations ;
  • affirmation que les ours n'étaient plus nourris avec des carcasses de bétail en Slovénie alors qu'au même moment le propre responsable slovène de la faune écrivait dans un rapport public : " stations de nourrissage avec de la viande, ou avec du maïs " (voir : " The brown bear conservation and management in Slovenia (Long version) " p.7).

Oser dire, comme le rapporte La Dépêche: " Il fallait un endroit où débattre, un lieu pour l'expression des échanges. J'ai le sentiment que chacun nuance maintenant son propos. Tous les signes, les indices sont bons à prendre ", relève de la désinformation totale. Il eût alors pour le moins fallu vérifier la réalité de ce qui est de l'intox, au lieu d'écrire : " En parvenant à réunir autour d'une même table associations, éleveurs, agriculteurs, chasseurs et opposants à la réintroduction, le Groupe ours a visiblement réussi à détendre l'atmosphère au fil des mois ". Rapporter des propos est une chose, les entériner sans avoir cherché à recouper les faits en est une autre. Relève-t-elle de la déontologie du métier de journaliste ?

Car en effet ce qu'a " visiblement réussi " le groupe ours, c'est plus que jamais à élargir le champ de celles et ceux qui, sur le terrain, sont confrontés aux conséquences de ce programme imposé et ridicule : ridicule parce que, contrairement aux mensonges diffusés par l'ADET et Ferus (50 ours pour assurer la viabilité d'une population d'ours), " ce nombre devrait se situer aux alentours de 200 pour que la population soit viable à court terme " (cf. Trinidad Pérez et alii "Non-invasive genetic study of the endangered Cantabrian brown bear (Ursus arctos)" Conservation Genetics 10(2): 291-301 avril 2009) ".
" A court terme " ! On sait en effet qu'à long terme c'est " plusieurs centaines d'ours sur de milliers de km2 " qui sont indispensables comme l'indiquait par ailleurs en 2005 Javier Navez, l'un des spécialistes cosignataire de cet article.
Que deviendraient alors toutes ces activités humaines qui ont fait des Pyrénées ce qu'elles sont, qu'elles entendent rester, et que leurs visiteurs aiment y trouver : des paysages ouverts, accueillants, qui ne semblent " naturels " que parce que l'on oublie tout le travail des hommes qui, depuis le néolithique, les a transformés en un croisement entre ce que nature permet et ce que l'intelligence humaine sait construire avec elle ?

C'est en fait, " très visiblement ", cela qu'a montré le groupe ours : le refus, de plus en plus large à mesure que ses réunions se succédaient, de participer à ce ridicule programme dont les effets sont clairement devenus pour tous une rupture totale avec cette longue histoire entre des femmes, des hommes, des troupeaux, et leurs montagnes. Le front du refus s'est sans cesse élargi : l'ADDIP et les associations qu'elle fédère ont été à la pointe du comité d'alerte, elles ont été suivies par Conseils Régionaux, Généraux, Chambres d'Agriculture, très grande majorité des élus locaux, ANEM, tous les élus du Val d'Aran, aujourd'hui les dernières Fédérations de chasse qui avaient longtemps été bernées sur les conséquences de la présence de l'ours.

L'ADET tente de façon désespérée de faire croire qu'elle réussit la mission pour laquelle elle est subventionnée : faciliter la " cohabitation ". Son échec de plus en plus évident devait quand même amener un jour l'Etat à s'interroger sur la façon dont il dilapide à fond perdu des subventions qui, en période de crise plus encore, devraient être distribuées avec prudence et obligation de résultat. L'ADET cependant est dans son rôle : elle défend son fond de commerce.

Qu'un Préfet de Région joue du même violon, inquiète davantage. Heureusement nous savons, par d'autres canaux, que l'Etat connaît la réalité du terrain ; encore faudrait-il qu'il jouât son rôle : regarder l'intérêt général, et pas celui de sectes du sauvage dont il ne suffit pas qu'elles aient infiltré certains rouages pour faire la pluie et le beau temps.

B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP - 25 juin 2009

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Ours dans les Pyrénées et Groupe National ours : le Préfet de région a-t-il menti ?


Y a-t-il eu mensonge de la part du Préfet de région Dominique Bur ? Ou bien présentation erronée, enjolivée, idéalisée d'une situation qui n'existe pas, n'a jamais existé et n'existera probablement jamais ?

Le fait est que la situation réelle sur le terrain n'est pas du tout celle décrite par le Préfet et rapportée par la Dépêche du Midi et autres organes de presse. Dominique Bur avait déjà manifesté publiquement un profond mépris à l'égard des opposants aux introductions d'ours en jetant à terre un rapport sur les " mensonges de l'Etat " que lui avait remis le président de l'ADDIP, Philippe Lacube. Son état d'esprit est-il toujours le même ou est-il vraiment ouvert à la discussion ?

C'est un article de La Dépêche du Midi qui a mis le feu aux poudres. " Nous ne nous reconnaissons pas dans ce qui est dit " disent les opposants à l'ours.

De fait, il y a de nombreuses incohérences. Il n'est pas difficile de savoir qu'il n'y avait pas grand monde autour de la table. A peu près tous les acteurs locaux ont refusé de siéger à ce Groupe National Ours qui, en définitive, s'est sabordé hier matin. C'était un des objectifs des opposants qui le réclamaient depuis longtemps au Ministre. Pour eux, il existe assez de structures de dialogue officielles sans en créer d'autres. Le problème pour les écologistes c'est qu'ils n'y sont pas représentés. Par contre, du côté des éleveurs, une association, l'ASPP 65, a reçu un agrément environnemental qui lui confère autant de droit que les autres sur les Hautes-Pyrénées. Et puis l'ADDIP, coordination pyrénéenne, avec ses 4 associations, est bien ancrée sur les territoires de montagne en étant présente directement ou indirectement dans toutes les instances y compris dans la plus petite commune des Pyrénées. Il semble naturel qu'elle ait son mot à dire.

Mais alors pourquoi le Préfet dit-il le contraire de la vérité ?
C'est un mystère.

Par dépit, peut-être ? Constat d'échec personnel ? Probablement. Le Préfet de Région, Dominique Bur n'a jamais été capable de se mettre en position de discussion avec toutes les parties. Aucune ouverture d'esprit. Un autoritarisme déconcertant et une haine des opposants. Il n'a jamais engagé aucun dialogue. Par ailleurs, la DIREN est toujours fermée à l'extérieur, toujours penchée sur sa bible " le Plan Ours ". Incapable de réflexion et de constat d'erreurs évidentes, elle est restée et reste toujours dans son monde en parfaite osmose avec une seule vision de l'écologie, celle des associations établies depuis 30 ans et largement subventionnées selon plusieurs rapports parlementaires et d'inspection générale des finances et de l'environnement. Deux mondes qui se regardent et ne se comprennent pas. Celui de l'écologie littéraire et idéologique et celui du terrain quotidien. Et puis, une vision très administrative de la protection de la nature en contradiction avec ceux qui la vivent au bout de leurs doigts et sous leurs pieds sans jamais rien écrire. Mais aussi une autre vision de la démocratie. Celle, peu développée du milieu écologiste et celle développée depuis des siècles dans les vallées qui, dans certaines vallées, étaient déjà des modèles en 1789.

Quelques exemples.
A l'occasion du GNO de décembre, la presse avait le communiqué officiel une heure après le début de la réunion. Preuve que rien n'était discutable et que tout était préparé à l'avance. Pour les opposants, pas dupes de la situation, à quoi bon perdre son temps dans des palabres inutiles puisque tout était ficelé par avance. Où est la démocratie ?
Et puis, Monsieur le Préfet n'aimait pas la contestation. La preuve ! Alors que le président de l'ADDIP voulait lui remettre une enveloppe contenant un dossier relatant les divers mensonges d'Etat passés, celui-ci le refusait et l'a jeté à terre. Quelle ouverture d'esprit ? Pour quel genre de dialogue ? La situation n'était pas meilleure avec le représentant des Chambres d'Agriculture.

Quant aux chasseurs, faire des groupes de travail pour en arriver à proposer une restriction au droit de chasse, c'était vouloir créer le conflit. Même chose lorsque l'ADET faisait un communiqué triomphant immédiatement remis en cause par la fédération des chasseurs de l'Ariége. Pire encore ! Parler de èonsensus et de calme entre les chasseurs et associations pro-ours est une pure provocation de la part du Préfet de Région. Les chasseurs de l'Ariège venaient de créer une association qui décide à l'unanimité d'adhérer à… l'ASPAP, association clairement hostile à l'ours.

Mieux encore. Au sein même du Groupe National Ours et au cours des ateliers, ne siégeaient pratiquement que les associations écologistes et les fonctionnaires. Le consensus pouvait être garanti…. Mais 99% de la population pyrénéenne qui refusait de siéger. Il y a comme un problème…

Où est la vérité ?
Elle est très simple. Les associations environnementalistes, seules à siéger au GNO aux côtés des fonctionnaires n'avaient aucune légitimité territoriale. Il en est ainsi depuis 29 ans lorsque les premières décisions de protection puis de renforcement de la population d'ours des Pyrénées ont été engagées. Aujourd'hui, éleveurs et chasseurs ont compris qu'ils avaient été floués et que l'on voulait leur départ des territoires de montagne pour assurer un ensauvagement de la nature et laisser libre cours aux idées philosophiques et non écologistes d'une petite poignée d'illuminés qui voulait, non pas des ours ou des loups, mais un retour 2000 ans en arrière. Un certain parti politique, peu recommandable, des années 30, développait une philosophie similaire : " le tout sauvage ". Difficilement acceptable par ceux dont la culture pastorale a plus de 9000 ans.

La force de l'histoire….
Il suffit de revenir aux fondamentaux de l'ancien ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, qui, à Chèze (Hautes-Pyrénées) en décembre 2004 posait cette question très pertinente : " est-ce que la France est prête à accepter des ours ? Est-ce qu'elle peut les accepter ? " A cette époque déjà, la réponse des Toy par la voix de Marie-Lise Broueilh, Présidente de l'ASPP 65, avait été " non ". Le problème pour Serge Lepeltier c'est qu'il posait des questions pertinentes mais il avait des réponses pas du tout pertinentes. Il décide, le 13 janvier 2005, l'importation de 15 ours. Un délire ramené à 5 ours par la ministre suivante, Nelly Olin.
Aujourd'hui, nous constatons que la réponse de Marie-Lise Broueilh était la bonne. " Non, nous ne sommes pas en mesure d'accueillir des ours ". On comprend facilement. Les Pyrénées du XXIème siècle ne sont pas celles du XIXème et prétendre revenir en arrière reste une idée fumeuse loin d'être partagée par une majorité. Il faut donc faire le constat, comme le rapport final Life de 2000, par lequel il n'est pas possible de revenir en arrière et qu'il n'y a pas d'acceptation sociale de l'ours. Toutes les déclarations des acteurs locaux, en dehors de quelques très rares exceptions, en atteste. Les expériences de développement économique autour de l'ours ont été un fiasco. Les exemples à l'étranger ne tiennent pas la route sauf dans les anciennes dictatures ou la population a été déplacée forcée et contrainte. Sommes-nous sous une dictature ? Parfois nous doutons. Une dictature écologiste ? C'est probable.

Quelles solutions pour l'avenir ?
Pour les opposants aux introductions, pas question de gérer l'existant. Les ours importés et leur descendance sont le résultat d'une erreur de jugement et d'une volonté d'imposer un point de vue sans tenir compte de l'avis majoritaire des populations locales. Comme le dit le communiqué de l'ADDIP, " le compte n'y est pas ". Le syndic d'Aran disait que comme les autres, ces ours disparaîtraient.
Pourquoi ?
Le manque de nourriture. Partout où ils se développent, notamment en Slovénie, ils sont nourris pour la chasse. Une chasse de loisir commercial. Les Pyrénées sont-elles destinées à devenir une grande zone de chasse ? Décidée par qui ? Et puis, voulons-nous des ours sauvages ou des ours d'élevages ? Disposons-nous d'espaces sauvages ? La réponse est non. Il n'y a donc pas de place pour des animaux sauvages en quantité suffisante. Nos espaces sont des espaces préservés grâce à des pratiques pastorales anciennes qu'il convient de conserver. Là est la vraie culture pyrénéenne, le vrai patrimoine. C'est celui des hommes qui vivent sur un territoire. Pas celui des animaux et de la faune sauvage disparue que l'on veut ramener artificiellement.
Pour l'avenir, il n'y a pas d'autres solutions que de retirer les ours importés et leurs descendances des territoires pyrénéens. Comment ? En faire quoi ? Selon les responsables de l'ADDIP, c'est à l'Etat de prendre ses responsabilités, pas aux pyrénéens. D'où leur refus de siéger au GNO pour gérer une situation qui leur a été imposée.


Ce sont deux grandes idées de l'écologie qui s'affrontent. L'une tournée vers le sauvage et l'autre qui veut protéger un patrimoine naturel autour et avec l'homme. Sauvage et homme n'ont jamais pu cohabiter sauf par contrainte naturelle ou politique. C'est un fait historique. Aujourd'hui, personne ne veut accepter cette contrainte naturelle avec tous ses risques. Il faut donc en tirer les conséquences. Il revient sans doute à l'Etat de réparer ses erreurs. Dans le cas contraire, pourquoi persister dans l'erreur ?

Le probléme du Préfet de région est peut-être son incapacité de choisir et dire la vérité à tous les acteurs de l'écologie.
Attendons la suite.

Louis Dollo, le 26 juin 2009

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Après la guerre à l'ours, deux associations déclarent la guerre au Préfet !


Tableaux «bidouillés» par la préfecture, affirmations erronées : «Faux et mensonges» !

Si, comme La Dépêche du Midi le rapporte jeudi 25 juin, la hache de guerre est «enterrée» entre anti et pro ours sur les pentes des Pyrénées, la guerre est en revanche déclarée entre le préfet de région et les associations opposées à la réintroduction du plantigrade.

L'Aspap et l'Addip soupçonnent sans autres formules de courtoisie le préfet Dominique Bur d'avoir fourni à la presse régionale un compte-rendu à sens unique de la dernière réunion du Groupe National Ours sous le contrôle du ministre de l'Environnement et de son secrétariat à l'Écologie.

Pour bien faire, ces deux associations s'en prennent d'abord au groupe ours, «cartel de fonctionnaires et d'ssociations qui vient des crédits de l'ours», dont l'Adet-Pays de l'ours, fer de lance de cette réintroduction.

Le plande ce Groupe ours serait en fait «un naufrage», affirment l'Association de défense de l'Identité Pyrénéenne et l'Association de sauvegarde du patrimoinse Ariège-Pyrénées : Les «éleveurs, institutions pastorales, associations départementales, les 6 chambres d'agriculture du massif, puis les 3 conseils régionaux, 6 conseils généraux, l'Association Nationale des Elus de la Montagne, et désormais les fédérations de chasse» y sont en fait opposés.

Le nombre d'attaques de troupeaux aurait diminué ? Mais c'est tout simplement, selon l'Addip et l'Aspap que le nombre d'ours a lui-même diminué. «Ce n'est un secret pour personne, expliquent les anti, sauf pour Monsieur Bur, Préfet de région peut-être».

L'Italie a mis fin à son plan-ours, l'Autriche ne compte plus d'ours du tout. En Espagne, le Sénat vient de voter une motion appelant la France à cesser les réintroductions, rapportent les associations en question. Le massif des Pyrénées est bien entouré. Surtout chapeauté par le Préfet Dominique Bur. L'été des amis des bêtes promet d'être chaud.

Source : LibéToulouse du 26 juin 2009

Commentaire


L'ADDIP, coordination pyrénéenne, regroupe quatre associations départementales : ASPAP 09, ADIP 31, ASPP 65 et FTEM 64. Il n'y a donc pas 2 associations en guerre contre le Préfet mais 4 associations regroupées dans l'ADDIP.


Le Préfet ne semble pas clair si nous regardons la réalité du terrain (les nombreux absents au GNO) et l'annonce de la dernière séance du GNO ce qui équivaut à sa dissolution comme demandé par l'ADDIP dans son manifeste pour une montagne vivante.

Il est évident que le Préfet manipule les médias et fait de la désinformation. Par ce comportement, nous comprenons mieux les conflits manifestement voulus par les services de l'Etat mais également par les associations environnementalistes dont on sait qu'elles touchent de grosses subventions pour soi-disant trouver des solutions depuis.... 20 ans.
Tout ceci coûte cher aux contribuables qui, lui, se serre la ceinture pour que quelques bobo associatifs profitent. Il serait grand temps d'arrêter toute cette mascarade d'ours.

Louis Dollo, le 26 juin 2009


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