Un piège à ours à Osse en Aspe

 

Les associations de protection de la nature et plus spécialement celles défendant l'idée d'une réintroduction dans les Pyrénées, s'efforcent de nous expliquer que l'ours fait parti de la culture pyrénéenne et qu'au nom de cette culture il doit être accepté.
Généreuse idée qui semble avoir été vécue différemment à une autre époque comme peut le prouver ces quelques témoignages.
A chacun sa vision des choses. L'essentiel étant de ne pas cacher la vérité et surtout la réalité de la situation à chaque période de l'histoire.

Journal "Le Patriote" du 8 juin 1939


"... sur le territoire d'Osse, à 3 heures de marche de ce village, en pleine montagne, dans la forêt d'Issaux, on a découvert le cadavre du metayer Miguel Brun, 53 ans, réfugié espagnol, qui vivait dans cette région depuis près de 3 ans, à la ferme de Bignalet, à Bedous.
...
"Un berger avait placé sur un "passage forcé", sentier que devait prendre obligaoirement quiconque, homme ou bête - passait là, un piège en vue de tuer l'ours qui pourrait s'aventurer dans ce passage.
"L'appareil était composé d'un fusil de 16 mm chargé à balle, dont la gachette était actionnée par un fil de fer tendu sur le chemin."


Un ancien se souvient....


Un ami de J.D. aujourd'hui âgé de 83 ans (août 2005… il avait 17 ans à l'époque des faits), habitait à Osse en Aspe en 1939. Il se souvient très bien de cette affaire qui avait fait grand bruit. Il raconte :

"Le piége était bien indiqué par un panneau et avait été installé dans un passage n'était pas " forcé pour quiconque, homme ou bête " comme l'indique l'article, mais un passage où il fallait passer, à quatre pattes entre les branches. Là, le pauvre réfugié espagnol qui s'y est fait tuer ne savait pas lire le français … "


Notre homme a bonne mémoire. Il donne le nom du poseur de piège (décédés depuis longtemps, mais, pour sa famille, nous resterons discrets) et de son village de résidence dans la vallée. Et il précise :

"L'affaire avait été jugée et le poseur de piège acquitté car il avait été considéré que toutes les précautions minimales pour l'époque avaient été remplies. "

Haut de page


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées

 

 

Faut-il mettre le nom des témoins ?


Des témoignages ont été recueillis au cours de ces dernières années parfois avec photos. Il s'agit soit de témoignages directs soit indirects.

  • Pour les témoignages directs, j'ai personnellement rencontré les personnes concernées.
  • Pour les témoignages indirects, deux situations existent :
    • Le témoignage écrit de la personne, décédée depuis, et remis par la famille
    • Le témoignage recueilli par la famille ou un proche de la famille auprès de la personne le plus souvent très âgée et qui m'a été transmis.

Dans les deux cas, l'autorisation de publication et de mention a été demandée. Pour ceux qui souhaitent l'anonymat, celui-ci a été respecté.

Dans un cas, je dispose de deux témoignages indirects de la même personne. L'un datant de plusieurs années pour lequel j'ai été autorisé à diffuser. L'autre datant du printemps 2005 pour lequel il n'y a pas eu d'autorisation de mentionner le nom eu égard aux pressions exercées par certaines personnes pour que le témoignage ne paraisse pas publiquement (principe du terrorisme intellectuel). Peu importe, les deux témoignages à plusieurs années de différence se trouvent être parfaitement les mêmes.

Haut de page


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées