Les prédations de l'ours en Ariège

 

Nous essayons, dans la mesure du possible, de rassembler ici les faits de prédation de l'ours en Ariège - Pyrénées, du Couserans au Pays d'Olmes en passant par le Haut Ariège, les vallées de Foix et le Donezan...

 


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Un ours a provoqué la mort de 160 ovins en Ariège


Un ours a provoqué la semaine dernière la mort d'environ 160 moutons, brebis et quelques béliers sur une estive dans les Pyrénées sur la commune d'Aston, en Ariège, a-t-on appris lundi auprès du préfet du département.
Les faits ont eu lieu vraisemblablement dans la nuit de vendredi à samedi, dans l'estive de Sénard à presque 2.000m d'altitude, qui accueille environ un millier de bêtes en été. L'ours, qui fréquente habituellement cette estive, avait été signalé 48 heures avant.

«On ignore si l'ours a directement attaqué des bêtes, mais celles-ci ont été très certainement effrayées par l'animal et se sont engouffrées dans un couloir rocheux au bout duquel elles se sont précipitées dans un ravin», a expliqué le préfet Yves Guillot.

Sur les quatre éleveurs qui possédaient des bêtes dans ce troupeau, un, le propriétaire de l'estive, un paturage d'été en montagne, en a perdu 140 sur les 160 qui sont mortes.

Des expertises ont été menées dimanche par des membres de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), afin que les dossiers d'indemnisation soient «très rapidement finalisés», selon la promesse du préfet, qui s'est rendu sur place lundi en hélicoptère.

Une réunion doit avoir lieu mardi à la Direction départementale de l'Agriculture et de la Forêt entre le propriétaire de l'estive, des représentants de la fédération du pastoralisme et de l'ONCFS, afin d'envisager toutes les mesures possibles pour protéger l'estive de l'ours, qui n'a pas été identifié.

Source : AFP/Nouvel Obs
Dépêche du 27 juin 2005

Observation : une telle situation se passe de commentaires. La lecture des fauts suffisent en eux-mêmes. Les éleveurs de l'Ariège ou qui transhument en Ariège ne sont pas de gris propriétaires. L'avenir de celui qui a perdu ces bêtes est surement compromis. Encore une estive qui risque de perdre ses brebis.

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Terrorisées par l'ours, 162 brebis périssent

Ariège : un troupeau apeuré par l'arrivé du prédateur tombe dans un précipice

Ce week-end les vautours ont fait ripaille dans le massif de l'Aston, près des crêtes des Calmettes (2 000 mètres ). L'ours Boutxy a encore attaqué des brebis. Mais cette fois-ci, il s'agit d'un véritable désastre, du jamais vu en Ariège, puisque 162 brebis, selon un premier bilan, ont péri. L'ours a attaqué plusieurs animaux, mais le troupeau, qui pacageait non loin d'un précipice, a pris peur et a paniqué. Les bêtes ont trébuché et sont tombées dans le vide, se tuant sur des barres rocheuse en contrebas. Le préfet de l'Ariège a survolé le site en hélicoptère hier matin, mais l'appareil n'a pas pu approcher tellement les vautours étaient nombreux, c'était dangereux. Le cheptel appartenait en grande partie à Jean-Pierre Mirouze, président du groupement pastoral de Sénard installé sur les estives d'Aston. Celui-ci était très choqué, il a perdu 141 bêtes sur un troupeau de 640 unités. Il sera indemnisé, mais les répercussions se feront sentir pendant deux ans car il y avait des bêtes en gestation qui ne donneront pas d'agneaux, des bêtes blessées aussi qu'il faudra achever. Dans ce coin d'Ariège, on est en train de perdre le compte des apparitions de Boutxy et de ses attaques qui ont été multiples ces dernières semaines. Jean-Pierre Mirouze, qui achevait la transhumance ce week-end, en a fait l'amère expérience. J.M.

Source : Article paru dans La Dépêche du Midi du 28/06/2005

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Plus de 160 brebis tuées par l'attaque de l'ours


Cela devient vraiment récurrent depuis quelques semaines : l'ours a encore frappé dans le secteur d'Aston. Mais cette fois-ci les dégâts sont énormes puisque 162 brebis ont péri selon les premières estimations. Il s'agissait du cheptel du groupement pastoral de Sénard, présidé par Jean-Pierre Mirouze. Lequel a perdu à lui seul 141 animaux. L'ours, probablement Bouxty, a attaqué au cours de la nuit de vendredi à samedi, mais il avait été vu auparavant : « Le vendredi soir vers 21 h 20, raconte Jean-Pierre Mirouze, mon père l'a vu sur une caminole près du col de Sounac. Il avait été vu aussi le week-end d'avant par des randonneurs, et il nous avait tué cinq brebis, quatre autres avaient fini empalées dans les rochers. Ce week-end, on finissait la transhumance et on transportait les animaux au cours de la nuit. Vers 11 h 30 mon oncle a entendu des bêlements et des bruits de cloches. Ça lui a paru bizarre. Le lendemain matin mon père a aperçu beaucoup de vautours et s'est dit qu'il y avait du avoir une catastrophe. Mais on n'a pas osé y aller. On a essayé d'aviser l'équipe du suivi de l'ours. Il nous fallait finir la transhumance des vaches.». Ce n'est que dimanche, tôt le matin, que les bergers ont découvert le désastre près de la crête des Calmettes. «D'habitude les brebis pacagent par là sans problème, mais si elles sont poursuivies, ça fait comme un entonnoir, elles trébuchent en groupe, et tout part.»

Des répercussions sur deux ans
En fait l'ours a tué quelques bêtes, mais la peur s'est emparée du troupeau qui s'est précipité dans le vide. Jamais on a vu un tel carnage. Le préfet a survolé le secteur hier en hélicoptère. Jean-Pierre Mirouze était à bord : « On n'a pas pu s'approcher tellement il y avait de vautours, c'était dangereux.»

L'éleveur n'est pas contre l'ours, mais émet de sérieuses réserves : « On sera indemnisé pour les bêtes mortes, mais il faut voir sur le long terme : des bêtes vont avorter, il n'y aura pas d'agneaux cet automne, sans parler des brebis blessées et de celles que l'on n'a pas pu récupérer. Les répercussions vont s'étaler sur deux ans. Il nous faudrait des mesures exceptionnelles. Que l'on puisse se défendre. Ne faudrait-il pas recapturer l'ours ? C'est un fauve, est-ce qu'il n'est pas dangereux pour l'homme ? Tant qu'il n'y a pas eu d'accident, on ne sait pas. Mon père l'a vu à 25 mètres. Pas à 30 ou 35 mètres. C'est impressionnant ! Le chien a eu peur. Il faudrait au moins que ce carnage serve à quelque chose. Que cela ne se reproduise plus ! »

Jean Martinet
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L'insécurité en montagne
Dès dimanche soir, Augustin Bonrepaux, député et président du conseil général, s'est ému de l'affaire: «J'ai rencontré les ministres la semaine dernière et expliqué nos inquiétudes. Ils veulent la sécurité dans les banlieues et l'insécurité en montagne. Des problèmes de sécurité réels existent pour les populations. Que va-t-il falloir faire pour vivre à Orlu ou à Aston: se barricader ? Je ne cache pas que ce problème devient énorme et que les dégâts vont se multiplier».
Source : Article paru dans La Dépêche du Midi du 28/06/2005

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Des réactions à faire vomir !
Communiqué de l'ADET - Pays de l'ours


Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, 160 brebis d’un troupeau en comptant plus de 1000 sont mortes d’une chute dans une zone très escarpée.

L’observation d’un ours dans le secteur par les éleveurs laisse penser qu’elles cherchaient à le fuir quand elles sont tombées, sans pour autant qu’aucun indice de présence d’ours n’ait été relevé sur les lieux.
Cependant, le doute devant profiter aux éleveurs, toutes les bêtes perdues seront indemnisées par l’Etat, ce qui n’aurait pas été le cas s’il s’était agit d’un chien.

Pays de l’Ours-Adet, association attachée autant au pastoralisme qu’à la préservation de l’ours, comprend et partage le sentiment de déception de l’éleveur propriétaire de ces bêtes.
Toute prédation est une perte de trop pour un éleveur.

Ce type d’accident regrettable, le plus souvent causé par des chiens, n’est malheureusement pas exceptionnel dans les Pyrénées, mais c’est la première fois depuis 10 ans qu’un ours en serait responsable.

Le programme d’aide au pastoralisme accompagnant la réintroduction de l’ours peut contribuer à réduire ce type de risque.
Grâce aux mesures financées par l’Etat, dont le montant représente la moitié du programme « Ours », les éleveurs qui le souhaitent peuvent embaucher des bergers, s’équiper de chiens de protection, de radiotéléphones, bénéficier de transports de matériel par hélicoptère et de l’aide d’une équipe de bergers itinérants.

L’ours reste une cause marginale de dégâts au bétail, de l’ordre de 1% des pertes globales.
Les chiens divagants, les maladies, les accidents, les vols, les phénomènes climatiques et les autres prédateurs (renards, corbeaux, sangliers ...) étant responsables des 99% restants, soit environ 20 000 bêtes par été, dans l’indifférence générale.

Les mesures de protection du programme « Ours » permettent chaque année de sauver plus de brebis que n’en tuent les ours. Mais il reste encore tant à faire en faveur de l’élevage pyrénéen et chacun doit y contribuer dans un esprit de conciliation des enjeux et de responsabilité.

Pays de l’Ours-Adet met en garde les médias contre les tentatives des opposants à l’ours d’exploiter ce regrettable accident, de monter en épingle les dégâts d’ours, au besoin en niant les autres causes de mortalité, ceci dans le seul but d’essayer d’obtenir le gel du programme de restauration d’une population viable d’ours dans les Pyrénées.

Arbas, le 28-6-2005
Extrait du Forum du "Pays de l'Ours" - Présenté sur le forum par Alain Reynes

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Commentaires au communiqué de l'ADET


L'ADET se comporte comme si l'ours était un animal serein, gentil qui n'effectuait aucune prédation. L'ADET feint d'ignorer les conditions de vie des bergers dans les estives et s'imagine que tout se passe comme derrière une console de jeux vidéos.
L'ADET pense naïvement qu'une clôture va résister à l'ours où la pression d'un troupeau pris de panique.
Enfin l'ADET s'imagine que tout se règle à coup d'Euros comme s'il n'y avait que l'argent qui motivait un éleveur de brebis. L'ADET dénonce les aides reçues par ce groupement pastoral… soit mais il faut nous fournir des preuves, avec documents. Pas de simples déclarations par communiqués de presse. S'il y a malversation dans l'affectation des aides et si l'ADET est si bien renseignée que ça, pourquoi :

  • le dénonce-t-elle seulement aujourd'hui ?
  • n'engage-t-elle pas une procédure judiciaire contre les auteurs de ce détournement d'affectation ?

Ces accusations ne semblent pas claires.
En bref, l'ADET, depuis des années, se comporte comme s'il n'y avait qu'elle qui sait faire et que les éleveurs ne savent pas faire.
Bien sûr il y a des éleveurs adhérents à l'ADET qui n'ont pas eu de problème, (nous dirons encore… pas eu de problème) et qui montrent que le chien fait tout. Mais combien sont-ils à tenir ce discours ?
Pas nombreux !
Garder et regrouper les troupeaux la nuit… l'efficacité n'est pas prouvée. C'est ce qui se passe en Béarn depuis toujours et des attaques il y en a.

Alors où est la solution ?
Apparemment personne ne l'a encore trouvée.

Intervention publique sur une liste de dialogue

Pour ma part, après avoir bien lu l'article:

  • La faute n'est pas celle de l'ours, qui n'a suivi que son instinct de prédateur occasionnel.
  • La faute incombe aux bergers de ne pas avoir surveillé leurs troupeaux la nuit, surtout que l'ours a été signalé 48h auparavant dans le secteur (qu'il fréquente, d'ailleurs, habituellement).
  • Il existe des moyens efficaces de protection dissuasive: par des chiens de dissuasion, des bergers qui surveillent l'estive la nuit, des moyens de parquer les moutons en bergerie pour rendre la protection plus efficace encore...
  • Les bergers (certains, beaucoup, la plupart ?) continuent de les ignorer et perdent ainsi, par leur faute uniquement (et non celle de l'ours), leur gagne-pain.

Quand bien même se feront-ils indemniser, mais il leur faudra tout de même s'adapter à l'ours, qui a sa place légitime dans les Pyrénées...
L'ours, ou des chiens errants, fréquents en montagne, ou encore, des bergers (ou chasseurs) anti-ours?

La dernière est délibérément provocatrice.
Il faut arrêter de se focaliser uniquement sur ce qu'on croit être le problème, car ce n'est pas celui-là.
Le véritable problème est ailleurs: savoir vivre avec.

Cordialement,

V. B.

Ps:
Vivent les Ours, les Loups, les Lynx!
Vivent les Bergers, les Chasseurs, les Non-chasseurs qui les acceptent et qui savent prendre leurs dispositions pour vivre avec.

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Commentaires sur cette intervention


Ce type d'intervention sectaire n'est sûrement pas faite pour trouver des solutions en bonne intelligence entre tous.
Lorsque l'on part du postulat :

  • " La faute n'est pas celle de l'ours, qui n'a suivi que son instinct de prédateur occasionnel… "
  • " La faute incombe aux bergers … "

... sans jamais chercher à savoir exactement ce qui s'est passé, dans quelles conditions et circonstances et encore moins comment est la vie dans une estive, c'est qu'on ne recherche pas des solutions acceptables par tous et encore moins les conditions d'un dialogue.

Partant de là on ne fait qu'accroître un conflit au lieu de trouver des accords. La question devient donc :
Les associations qui soutiennent de tels propos ont-elles encore leur place dans le dialogue ?

La colère monte chez les anti-ours

Manifestation à la Préfecture où les éleveurs de brebis réclament l'éviction de l'animal slovène


L'énervement était palpable hier devant les grilles de la préfecture de Foix. Une centaine d'éleveurs d'Ariège, mais aussi du Béarn et du Pays Basque étaient venus dire leur colère après le désastre qui s'est produit le week-end précédent sur les estives d'Aston en haute vallée de l'Ariège. 162 brebis ont péri, la plupart ayant sauté dans le vide d'un ravin, à la suite d'une attaque imputée à l'ours.

Les éleveurs seront indemnisés puisque, d'après le préfet de l'Ariège, un lien de causalité entre la présence de l'ours et ce carnage peut être établi, ce qui ouvre droit à cette indemnisation.

Néanmoins, pour calmer les esprits, il a demandé au préfet une expertise scientifique sur le comportement de l'ours depuis trois ans. Elle sera publiée à la mi-juillet et, dit-il, « on en tirera les conséquences ».

Par ailleurs, il souhaite des liaisons radio entre éleveurs et responsables de la surveillance de l'ours. Des crédits seront affectés à cela.

Le préfet souhaite un débat ouvert pour que l'on gère les aléas liés à la présence de l'ours. Il semble que certaine mesures ne sont pas adaptées et causent le refus de certains éleveurs. Ils récusent notamment l'efficacité du chien de berger «patou » et l'utilisation d'enclos. Les éleveurs et bergers, eux, refusent de nouvelles introductions d'ours. Mieux : ils réclament la capture des ours slovènes pour les renvoyer… aux communes qui adhèrent à l'ADET (Association pour le développement durable des Pyrénées centrales). Laquelle fait remarquer que les éleveurs de l'Aston, qui ont perdu 162 brebis, empochent « près de 2000 € par mois d'aides publiques contre l'engagement d'embaucher deux bergers, conduire le troupeau à l'estive durant la journée et regrouper le troupeau chaque nuit ». D'après l'ADET, le groupement pastoral n'a pas rempli ces conditions. D'autre part, elle rappelle que la responsabilité de l'ours dans ces dégâts n'est pas certaine, mettant en cause d'autres prédateurs comme les chiens. Le débat s'échauffe : les éleveurs parlent de mener « des actions dures et ponctuelles. »

Article paru dans la Dépêche du Midi le 01/07/2005

Observation : Où est la majorité de pyrénéens pour l'ours mentionnée dans les sondages ? Cette majorité semble vraiment TRES difficile à trouver.
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La colère contre l'ours en train de monter

Les éleveurs et bergers veulent renvoyer l'ours à l'ADET et le ton se durcit

Après le désastre du week-end dernier qui a vu le groupement pastoral de Sénard perdre 162 brebis sur les estives d'Aston, la colère est montée de plusieurs crans chez les éleveurs et bergers pyrénéens. Nombre d'entre eux, sans doute plus d'une centaine d'Ariège, mais aussi du Béarn et du Pays basque, se sont regroupés devant les grilles de la préfecture, hier en début d'après-midi, pour demander des mesures contre l'ours. Le préfet Guillot a reçu une délégation à laquelle participaient André Rouch, conseiller général, et Jean-François Rummens, de la fédération pastorale. Elle a fait connaître au préfet les principales revendications des professionnels de l'élevage en montagne. Ceux-ci considèrent que l'on méprise leur travail , que le drame d'Aston, prévisible, était incontestablement dû à l'ours et qu'il se reproduira. Les éleveurs demandent donc à l'État d'abandonner le projet de nouvelles introductions d'ours, de capturer les ours slovènes et leur descendance pour les restituer aux communes de l'ADET (Association pour le développement durable des Pyrénées centrales), celles-ci ayant l'obligation d'assumer la responsabilité de leur choix. Les éleveurs demandent par ailleurs à tous les responsables d'estive «de refuser catégoriquement la présence des gardiens itinérants sur leur territoire et d'être très vigilants lors des expertises, le doute devant toujours profiter à l'éleveur.» Les éleveurs ont également annoncé leur intention de «cibler des actions dures et ponctuelles».

Le préfet, pour sa part, a demandé une expertise scientifique dont les résultats seront publiés à la mi-juillet. Il s'agira d'expertiser les comportements de l'ours depuis trois ans. «On en tirera les conséquences». Il souhaite que les éleveurs s'insèrent dans le dispositif préventif prévu pour les troupeaux et que des liaisons radio puissent s'établir entre éleveurs et dispositif de surveillance. Un financement sera prévu à cet usage. Il souhaite en tout cas un «débat ouvert»sur la question. L'ADET estime que l'on n'a pas la preuve de la responsabilité de l'ours et parle de dégâts commis par d'autres prédateurs (chiens, rapaces..). L'association insiste sur les mesures de protection du programme ours et «met en garde les médias contre les tentatives des opposants à l'ours d'exploiter ce regrettable accident». Les voilà prévenus les médias et ce ne sera pas la première fois qu'ils seront placés entre le marteau et l'enclume dans un débat qui est devenu très chaud hier après-midi.

Auteur : Jean Martinet
Article paru dans la Dépêche du Midi le 01/07/2005

Observations : il faut avoir du ventre pour prétendre que l'on a pas la preuve de la responsabilité de l'ours. Ce n'est pas avec ce genre de discours que l'on va rétablir la paix dans les estives entre l'homme et l'ours. Par ces simples propos, l'ADET et ceux qui la soutienne sont totalement discrédités du monde pastoral.
Vouloir à tout prix obtenir la satisfaction de ses propres idées par la confrontation sans se soucier de l'avis des autres conduit automatiquement à l'échec.
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Les dégâts seront indemnisés

Communiqué de l'ONCFS/ réseau Ours brun :

Dans la nuit du 24 au 25 juin 20005, un dérochage a eu lieu sur la commune d'Aston, estive de Sénard en Ariège.
Suite à une demande d'intervention de l'éleveur le samedi 25 juin, un gardien itinérant de l'ETO s'est rendu sur l'estive le jour même.
C'est le dimanche matin que les experts ont été contactés pour réaliser l'expertise (un agent de l'ONCFS et un membre de l'ETO).
158 ovins ont été répertoriés au pied d'un couloir très pentu.
Une observation visuelle d'un ours a été faite par le berger le vendredi 24/6 à 21H15, à environ 1000 m du lieu de la couchade.
Dans la mesure où aucune carcasse expertisée ne présentait des indices de prédation, ni de consommation, ni d'indice à proximité immédiate des dépouilles, ce dégât a été classé incertain par les experts.
Lors de la commission dommages du 30 juin ce dossier a été examiné et au vu des éléments M. le Préfet a décidé d'indemniser les éleveurs concernés.

 

 


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