Les prédations des estives de Bruges : une affaire pas nette !

 

Il se passe des choses décidément assez curieuses du côté de Bruges dans les Pyrénées-Atlantiques. Ours ou pas ours ? Peut importe !. Le constat de prédations par une bête inconnue dont personne ne peut ou ne veut donner le nom ou déterminer l'origine. Et pourtant. Des bêtes ont été tuées, des constats ont été faites, mais… Quels constats ? Des doutes, des suspicions, des accusations… dans un climat pour le moins inquiétant. Nous reprenons ici un résumé de cette affaire qui conduit à la commission d'indemnisation le 5 décembre mais qui pourrait bien n'être que le début d'une procédure plus longue voir même plus accusatrice.


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Ours dans les Pyrénées
Prédations d'ours 2008 dans les Pyrénées

 

 

Attaque d’un ours entre Bruges et Castet (64)


Une chose est certaine, « ce n’est pas un chien errant » selon les techniciens qui, comme d’habitude et selon la procédure, ne se prononcent pas. Mais il est plus que probable qu’un ours ait attaqué un troupeau de moutons la nuit dernière entre Bruges et Castet au lieu dit « Le Mailh ». Cette estive se trouve à cheval sur les communes de Castet et Bruges. Les dégâts ont été constatés sur la commune de Bruges, au dessus du bois des Cigognes où Franska avait laissé quelques mauvais souvenirs. Une brebis a été retrouvée morte, trois blessées et « au moins une disparue mais nous n’avons pas eu le temps de regrouper tout le troupeau ce soir pour compter avec précision » nous a dit la bergère. Les brebis blessées portent des traces de « quatre trous de griffes. » Le troupeau était gardé par un chien de protection Patou qui semble avoir fait son travail en évitant plus de dégâts. Un vétérinaire et des gardes du Parc National se sont rendus sur place pour faire les constats. Compte tenu de ses déplacements récents, il est probable qu’il s’agisse de l’ours «Mohican» âgé de 3 ans, mâle issu de «Cannelle» tuée en novembre 2005 en vallée d’Aspe. Pour les randonneurs, ces estives sont facilement accessibles, soit par Castet soit par Bruges par la vallée de Pédehourat et le Merdanson où il y a un balisage de GR.

Auteur : Louis Dollo
Source : Lourdes-Infos du samedi 27 septembre 2008-8h00

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L’ours sévit toujours entre Bruges et Castet (64)


C’est un « ours maladroit… il taquine les brebis sans les tuer…Il ne sait pas chasser. » Ce sont quelques phrases, un peu naïves, tenues par les agents du parc National selon les éleveurs sur place que nous avons pu interroger hier soir par téléphone. Cet ours ne sait peut-être pas chasser, le fait est qu’une autre brebis et un veau ont été retrouvés morts à la cabane de Couscouilla à l’Oust (ça ne s’invente pas comme lieu dit = ours) sur la commune de Castet en vallée d’Ossau.


Brebis de Jean-Bernard Casau de Castet : la peau du gigot arrachée

Une panse de brebis a été retrouvée au col de Quiala entre le Mailhe et le Durban à la limite de Bruges. La colère semble monter dans ce coin des Pyrénées, selon les témoignages recueillis. « Ils savent mais ne nous disent rien pour que nous protégions les bêtes » dit un éleveur en voyant la ronde des voitures des « techniciens.» « Hier (vendredi) impossible de contacter le Parc National » nous dit un autre éleveur. Tiens, cela nous rappelle une histoire de vautours du côté d’Estaing et du val d’Azun… en définitive, c’est Jean-Michel, technicien de l’IPHB qui est monté aider les éleveurs pour rassembler les brebis éparpillées et affolées. Et pourtant, il y avait… un chien Patou. On ne pourra donc pas dire que le troupeau n’était pas protégé.

Bien sûr, on reprochera au berger de ne pas avoir attendu l’ours, assis sur un caillou, en regardant brouter les brebis comme sur une carte postale de Lourdes représentant Bernadette Soubirous à Bartrès.

Même chose samedi matin au Merdanson (Bruges) où la chienne Patou avait regroupé le troupeau au sommet pour le protéger. Brave chienne, d’ordinaire pas méchante et toujours en attente d’une caresse. Mais là, c’était différent. Elle était devenue agressive. Manifestement, l’ours était passé par cette estive. Aujourd’hui, il faudra essayer de récupérer les brebis dangereusement éparpillées à travers les barres rocheuses et qui, si elles dérochent, ne seront pas indemnisées. Et pourtant, qui les a poussées vers une telle situation ? Qui va rémunérer le temps et la peine passés par les éleveurs à courir la montagne au nom de la biodiversité et de la protection « du sauvage » ? Encore un sujet de préoccupation dont les éleveurs se passeraient volontiers en cette période d’épidémie de FCO et de difficultés financières pour tout le monde.

Auteur : Louis Dollo
Source : Lourdes-Infos du dimanche 28 septembre 2008-7h35

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L'ours Mohican poursuit le massacre


Mohican, c'est le nom donné par les écologistes pro-ours au rejeton de l'ours Cannelle tuée par un chasseur en vallée d'Aspe le 1 novembre 2005. Certain parleront abusivement de " l'ourson ". A 3 ans, la bête est adulte et a besoin de manger en cette période de l'année où la nourriture se fait rare et le besoin en protéine avant l'hiver particulièrement nécessaire pour survivre.

" La bête velue " comme disent certains paysans, s'en est prise la semaine dernière a un troupeau de Castet (Pyrénées-Atlantiques). Des traces ont été repérées du côté du Jaout et il avait fait un passage sans arrêt ni prédation aux alentours du Merdanson au-dessus de Bruges où la chienne Patou de Bernard Alaigre l'avait quelque peu perturbé.


Chienne Patou blessée par l'ours Mohican : la peau de l'épaule arrachée
Brave chienne ! Elle avait fait son travail. D'ailleurs, le technicien de l'ACP (Ex-Pastorale, association pro-ours) envoyé par la DDA l'avait bien expliqué il y a déjà 3 ans. " Vous ne risquez plus rien. " C'est un fait. Plus aucune attaque ce qui faite remonter le niveau de statistiques diffusés par FERUS et l'ADET : un troupeau protégé ne craint rien. Ils ont parfaitement raison… lorsqu'il n'y a pas d'ours.

Puisque le Patou fait bien son travail, qu'il y a de l'herbe en montagne, de la nourriture pour le chien fourni par un distributeur automatique fabriqué " maison ", il fait beau… tout est bon pour laisser les brebis à l'estive continuer à bien s'engraisser.

C'était sans compter sur la faim vorace de l'ours Mohican. Une grande faim d'autant qu'il ne reste plus beaucoup de troupeaux en montagne.

Cette fois, profitant du brouillard, notre grand prédateur préféré des Pyrénées, est venu tenter le tout pour le tout pour se nourrir. Et là c'est la guerre ! Hier, jeudi, Bernard et Jean-Louis qui viennent presque tous les jours voir les brebis, trouvent une grande débandade. Curieusement, en bas de la forêt, les vaches regagnent seule la vallée du Pédehourat. Puis, 4 brebis en un lieu inhabituel, à une heure de marche de l'estive, peureuses, effrayées…


Ce qu'il reste d'une brebis tuée quelques heures avant la prise de photo

Les chevaux de Jean-Louis disparus, il ne pourra d'ailleurs pas les retrouver de la journée. Plus haut c'est pire. Deux brebis mortes, une blessée au museau et 29 manquantes sur un total de 103. Mais le pire était de voir la chienne Patou blessée, un morceau de peau arraché. Elle avait fait son travail. Mais à quel prix !

Avec le brouillard, impossible de retrouver toutes les brebis, donc impossible de les redescendre. Et puis elles sont tellement affolées…. Des traces d'ours ont été relevées au col de la glacière entre le Merdanson et le Jaout.

Et bien maintenant, il faut monter vendredi matin pour faire les constats, regrouper les bêtes et les redescendre. La solidarité s'organise entre éleveurs. Même l'IPHB met son technicien à disposition pour aider aux recherches et regroupement quoique cette estive soit en dehors de sa zone d'intervention. Même chose pour un garde du Parc National.

Plus d'informations demain…

Louis Dollo, le 1 octobre 2008

Nota : Toutes ces photos ont été transmises à Pyrenees-Pireneus par les éleveurs par téléphone mobile au fur et à mesure des découvertes


Brebis griffée au museau par un ours

Restes d'os d'une brebis

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" On est démuni "


BRUGES. De nouvelles brebis découvertes portant des traces d'attaques. Les bergers cherchent des solutions pour l'avenir

Le week-end a apporté son nouveau lot de mauvaises nouvelles, pour Bernard Allègre. Le berger brugeois a découvert de nouvelles brebis tuées ou mutilées sur son estive, au pic du Merdanson.

Au total, l'éleveur déplore la mort de neuf bêtes. Trois ont disparu, sept sont blessées. Et il ne sait toujours pas quel prédateur a bien pu causer ces déprédations. Dans le même secteur, un veau a été retrouvé sans vie, aux fontaines du Merdanson. Et une trace de patte a été découverte dans la neige, près de la cabane Louscuts.

D'après les bergers, la trace ressemble à une empreinte d'ours. Une photographie a été transmise à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Des images des blessures très particulières infligées aux brebis devraient également être envoyées à l'école vétérinaire de Toulouse, pour expertise. "

" On ne sait plus où on en est ", confie Jean-Louis Birou, le président pastoral. " Hier, une battue administrative au sanglier était organisée dans le secteur, mais rien n'a été vu du tout. On est toujours dans l'incertitude. " En effet, certaines constatations laissent penser que le prédateur pourrait être un canidé (notre édition de samedi). " Mais lequel ? s'interroge le président du Groupement pastoral. Si c'est un chien, on aimerait le retrouver. Et si c'est un ours, on aimerait pouvoir le valider ". Et vite. Le problème, c'est que la commission censée trancher la question ne se réunira pas avant un mois.

Une caisse " coup dur " ? L'ampleur des dégâts subis par Bernard Allègre pousse la profession à se poser des questions.

Et celles-ci dépassent le seul problème de l'ours. " On est démuni, explique Jean-Louis Birou. Dans le cas présent, c'est 20 % d'un cheptel qui est fichu. On n'est plus dans le cadre de déprédations ''acceptables''. Et on n'a pas de réponse. Attendre un mois, c'est ingérable. "

Et le président du groupement pastoral de lancer quelques pistes : " Il faut trouver un outil de gestion pour ce type de sinistre. Et quand la survie d'une exploitation est en jeu, arriver à mutualiser les dégâts, quels qu'ils soient : moustique, virus ou ours, sans avoir à chercher des traces de poils ni perdre de l'énergie en querelles stériles. " Bref, mettre sur pied une caisse " coup dur " financée par différents acteurs institutionnels et professionnels.

Reste à trouver des partenaires pour tracer cette piste de sécurité avec les éleveurs de montagne.

Auteur : Gwenaël Badets
Source : Sud-Ouest du 6 octobre 2008

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Extrait d'un article de la République des Pyrénées


BRUGES : la piste du chien... Le rapport d'expertise de l' ONCFS, sans conclure pour autant, privilégierait la thèse du chien errant ;

Nature des blessures des brebis : - Une constante semble se dégager : de nombreuses brebis attaquées portent des traces de lésions sur le museau, à la base du cou et de profondes entailles derrière la tête . D'autres ont été assaillies au niveau de l'arrière train et sur le flanc .

Pourquoui écarter la piste de l'ours ? - D'après l' ONCFS les ours ont plutôt l'habitude de frapper au sternum . Le diamètre de croc relevé serait trop petit pour correspondre au plantigrade ... pas de colonne vertèbrale disloquée ... dispersion maximale entre les cadavres ( 800M ) . Un éparpillement qui ne collerait pas avec la piste ursine .... Enfin aucune trace relevée officiellement alors que les conditions étient propices au marquage ... Quant aux clichés photographiés par un éleveur et transmis à l'ONCFS et à l'équipe technique ours , les avis autorisés sont plutôt réservés quant à l'origine ursine de la trace .

Pourquoi privilégier la thèse du chien : - A cause du nombre de blessures causées et du faible nombre de bêtes consommées ... Nous avons affaire à des attaques par comportement ...Ca a mordu de partout ... On évoque en sous main un témoignage attestant de la présence d'un chien dans le secteur .

L'hypothèse du loup est-elle farfelue ? - Dans l'absolu non. Il y en a sur le versant espagnol tout proche . Il peut y avoir des incursions indique l'ONCFS ... mais là , il n'y a pas de trace, et une meute de loups ça fait des dégats . Là aussi le mode opératoire, le faible degré de consommation et de pénétration des crocs ne plaident pas en faveur de cette piste ... Et quand le loup attaque c'est à la gorge, il n'y a pas de blessures ailleurs . Et puis pourquoi à Bruges , il y a des endroits dans le massif beaucoup plus favorables .

Et le lynx alors ? Thèse non développée mais avancée en "off " par ceux qui écartent l'ours et le loup mais ne croient pas non plus au chien errant qui attaque souvent le jour et ne cherche pas à se cacher . On raconte ici ou là que des lynx auraient été repérés dans le secteur de Bruges à une époque ... à ma connaissance il n'y en a pas répond un spécialiste , et on aurait constaté une baisse anormale de la population de chevreuils .

Pourquoi ne peut-on être affirmatif ? - Parcequ'on est dans la nature explique t-on à l'ONCFS . Les suppositions on ne connait pas. Il faut des preuves et elles ne sont pas rassemblées . Dans ce cas il y a des marques un peu atypiques . Il faudra savoir s'il y a continuité dans le phénomène et à un moment donné, on tombera bien sur des traces ....

Extrait de l'article : " Bruges : la piste du chien " signé Eric Bély , paru dans la République des Pyrénées

Ours, indemnisation et eau trouble


Alors qu’un ours de sexe et d’origine indéterminés semble avoir élu domicile pour l’hiver dans le secteur haut-pyrénéen du Viscos, nous en sommes encore à nous interroger sur la nature de la bête qui a procédé au sacrifice suprême du sang sur 17 brebis à l’estive du Merdanson à Bruges (64).

Vendredi soir, nous devrions savoir si le responsable est une bête velue ou un fantôme, nouvelle espèce en voie de développement dans les Pyrénées selon les services de l’ONCFS pour qui ce n’est ni l’ours, ni le loup, ni le lynx. Mais qui donc ??

La rumeur dit que…. des chiens étaient en vadrouille. En effet, des forums Internet pro-ours ont fait circuler cette information tout à fait fantaisiste en prétendant que « tout le monde sait ». Après 3 jours passés sur le terrain, éleveurs, journalistes et agent de l’ONCFS et du PNP n’y ont jamais vu de chien. La gendarmerie a été saisie par le maire de Bruges, Xavier de Canet. A ce jour, silence radio. Mais la rumeur est une chose redoutable qui sait se faire entendre lorsqu’en plus elle est alimentée par une lettre.

Une nouvelle option s’ouvre donc : le corbeau. Un corbeau d’un nouveau genre qui aurait des crocs plus larges que ceux d’un chien, qui fait des griffures comme celles d’un ours, qui fracture les colonnes vertébrales des brebis, qui laisse des hématomes sous-cutanés et qui, comble de l’affaire, abandonne une brebis morte, encore toute chaude, sous une chute de neige, à quelques mètres des agents en charge des constats. Que de mystères auxquels devra répondre une commission qui se réunit vendredi après midi à la sous-préfecture d’Oloron ?

Parions qu’il pourrait bien y avoir quelques rebondissements....

Auteur : Louis Dollo
Source : Lourdes et Tarbes-Infos - Mis en ligne jeudi 4 décembre 2008-19h19

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Les prédations de Bruges ne seront pas indemnisées

Contre l’avis de la commission d’indemnisation, le sous-préfet d’Oloron, Philippe Jamet, a décidé de ne pas indemniser l’éleveur victime de prédations sur l’estive du Merdanson à Bruges. Fait nouveau qui interroge sur l’utilité d’une commission d’indemnisation et le sens que l’Etat peut donner au mot « concertation ». Ceci pourrait bien préfigurer d’autres cas à venir, notamment dans les futures relations entre les citoyens, leurs élus et le Parc National par exemple…

Alors que le rapport d’expertise de l’ONCFS établi par 3 des 4 personnes qui n’ont jamais mis les pieds sur les lieux indique que « des morsures ne permet pas d’écarter l’ours brun », le sous-préfet, manifestement plus compétent précise dans son courrier « j’ai rappelé qu’il n’y a aucun doute sur le fait qu’il ne s’agit pas de dommages dus à l’ours, ni au loup… »

Décision politique et unilatérale de l’administration face à ces incohérences et peut être aussi incompétences ?

Le dossier complet sera publié dans quelques jours. Nous vous proposons actuellement :

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Quand l'ONCFS confond loup et chien loup....

Beiko, paisible chien loup tchécoslovaque


Le sous-préfet d'Oloron, Philippe Jamet, a su se tailler un nom et une réputation sans précédent en moins de deux mois de présence en Béarn. Du jamais vu.

Après son revirement de décision au sujet des prédations de l'estive du Merdanson, il se fait malmener par les élus de la montagne samedi à Lanne en Barétous au point de ne pas rester au repas. A cette occasion, le maire de Bruges n'a pas mâché ses mots pour qualifier le représentant de la République qui, jeudi, en Préfecture de Toulouse à l'occasion de la réunion du Groupe National Ours pensait que la colère ne serait que passagère. C'est bien mal connaître les pyrénéens.

Pour le premier magistrat de Bruges " ce sous-préfet est pagnolesque ". Des mots qui ne plaisent pas. Normal. Ce n'était pas fait pour plaire.
Du coup, lundi, en début d'après midi, trois agents de l'ONCFS se présentent au domicile du maire, Xavier de Canet. Après avoir tergiversé durant une heure, ils finissent par avouer qu'ils sont " en mission " et qu'ils viennent contrôler les papiers du chien.

" Vous avez un loup ? "
Difficile de le cacher il est dans la maison… Pas de chance, le chien appartient à sa femme et celle-ci est partie skier…. Qu'à cela ne tienne, nos agents préviennent qu'ils reviendront mardi matin vers 10h pour contrôler les papiers et ils laissent, à la réflexion du maire un document officiel : " Arrêté du 19 mai 2000 soumettant à autorisation la détention de loups ". Dès fois que le chien du maire soit l'auteur des prédations du Merdanson sur le troupeau de Bernard Allègre…


La coupe gagnée par Beiko

Les écolos en toile de fond
Le bas de la page du document est intéressant puisque celui-ci est issu d'une page Internet imprimé. Il indique l'origine… Le site internet d'un organisme écologiste en faveur du loup : http://www.loup.org/jo_19_07.htm (édité le 22/12/2008). Nous aurions pu croire qu'un tel service de l'Etat tirait ses informations d'un site de l'Etat, mais bon…. Le texte est le même… sauf que….

Souvenons-nous qu'au moment de ces prédations un certain " Pierre " (pseudo sur Internet) qui se dit être de Bruges, se répandait sur les forums Internet expliquant que " tout le monde sait que ce sont des chiens qui ont tués les moutons " ou encore " c'est un montage du maire et de Birou pour donner des aides à Allègre. "
Ben tient donc… Les éleveurs vont se faire bouffer les bêtes par le chien du voisin pour obtenir une indemnisation aléatoire alors qu'il est plus simple et plus sûr des vendre au marché ou de se les faire rembourser par l'assurance du propriétaire du chien lorsqu'il est connu.
A cette époque, le maire était intervenu auprès de la gendarmerie pour enquêter sur cette question. Mais rien n'y a fait,… sans doute sont-ils plus occupés à des gardes à vue surprenantes faisant les titres du Canard Enchaîné.

Une visite presque amicale
Toujours est-il que lundi après midi, le bruit s'est propagé dans les milieux de la chasse et chez les éleveurs. " Les fédéraux en veulent au maire.. " Bientôt relayé par le réseau Internet de l'ADDIP puis les journalistes. Et oui, depuis 2006, l'info circule vite avec les moyens modernes. Rendez-vous est donné mardi matin à 9h30 sur la place de la mairie. Plusieurs chasseurs et éleveurs sont présents bien décidés à accompagner leur maire face aux agents de l'ONCFS d'autant que tous les " papiers " sont en règle, photos copies distribuées, consultés par les présents y compris les journalistes. Rien n'est caché.

La surprise
Grande surprise des agents de l'ONCFS lorsque tout le monde arrive au domicile de Xavier de Canet. Surprise aussi de voir une tête déjà rencontrée sur l'estive du Merdanson pour faire les constats des prédations. Après ne pas avoir su déterminer la bête qui avait tué les brebis, allons nous confondre un chien avec un loup ?
L'affaire tourne au gag. Car c'était bien le cas.

Le gag
Beiko est en fait un " chien loup Tchécoslovaque " de sexe mâle, né le 12 novembre 2006, identifié 2EZD 355 et ayant un pédigrée. De plus, il a gagné un concours le dimanche 18 mai 2008 à Tarbes avec un prix d'excellence et une coupe. Le juge Alain Pécoult signale dans sa note " un peu trop timide." Pour un chien qui ne serait pas en règle et un loup potentiellement dans l'illégalité….

Pour un gag, ce n'est qu'un de plus de la part de l'ONCFS dont les agents devraient quand même penser à un recyclage. La situation, à Bruges, devient de plus en plus ridicule entre les écolos " pro-ours " qui racontent n'importe quoi, un sous-préfet qui danse la valse des décisions, l'ONCFS qui ne sait plus reconnaître la faune sauvage de la faune domestique et…. Ce sera pour le prochain épisode… parce que quelque chose nous dit que ce n'est pas terminé contrairement à ce que pense Philippe Jamet.

Et l'ours dans tout cela ?
Il n'est pas très loin…
Selon la rumeur que nous devrions qualifier de témoignage non avoué publiquement, des chasseurs ont bien vu des traces d'ours. Mais il convenait (et convient toujours) de ne rien dire pour ne pas se voir interdire la chasse. Sûrement la conséquence des récentes décisions du Tribunal Administratif de Pau.

Avec de telles embrouilles, parions que l'année prochaine personne ne dira rien et chacun réglera ses comptes à sa manière dans la plus grande discrétion. En fait, comme à partir de 1962, l'histoire se répète lorsqu'on ne veut pas prendre en considération les avis des acteurs des territoires.

Louis Dollo, le 23 décembre 2008

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