Les prédations de l'ours dans les Pyrénées en 2010

 

A partir des articles de presse et des informations que nous aurons pu recueillir, nous allons tenter de faire un inventaire des prédations de l'ours dans les Pyrénées au cours de l'année 2010.
En général, mais ce n'est pas une garantie, les prédations les plus importantes se trouvent au printemps et à l'automne.

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"Empreinte ours"
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Ours : attaques en série dans le Couserans


Une quarantaine de brebis sont mortes sur les estives d'Antras, en fin de semaine dernière. Les ours « Hvala » et « Pyros » sont pointés du doigt par les éleveurs, qui n'ont pas fini leurs tristes comptages.

« Depuis une semaine, dans la pluie et le froid, les ours sèment l'hécatombe au milieu des troupeaux. Vèle et veaux déchirés, laissés vivants dans des souffrances atroces, brebis lacérées, troupeaux explosés, disloqués par la crainte et la violence des attaques qu'il faut rechercher au milieu d'un brouillard glaçant où l'on ne voit rien sur deux mètres, des heures à monter, descendre pour trouver les cadavres ou les corps massacrés mais encore vivants avant que les vautours aient fini leur travail : voiclà ce que vivent les éleveurs des estives de Salau, à celles de Seintein, Antras, en passant par Soulas au-dessus d'Arcouzan » : c'est le cri d'alarme reçu hier par notre rédaction, sous forme d'un communiqué transmis par l'Aspap (1).

L'information a circulé en fin de semaine dernière, à mesure que les annonces d'attaque se succédaient : quatre en quelques jours, dans le secteur du Biros, en Couserans. « Nous en avons vécu une première il y a une semaine, puis une seconde le lundi soir, puis deux le week-end dernier, énumère Francis Ané, président du groupement pastoral de l'Isard. Au dernier comptage, nous avons relevé une quarantaine de brebis mortes. Mangées, esquintées, parfois à moitié mortes. Toutes ne sont pas à mettre sur le compte des ours. Mais ils sont responsables d'au moins la moitié de ces décès. Et les comptages ne sont pas terminés : des brebis ont sauté des barres rocheuses. Dans certains secteurs, les recherches sont trop dangereuses ». Tandis que l'Aspap promet une forte réaction, Francis Ané, lui, ne cache pas son abattement : « Il y a cinq ans que l'ours tape fort. Nous perdons beaucoup de bêtes chaque été. On le vit très mal. Ça énerve tout le monde ».

Lundi matin, le groupe de suivi de l'ours s'est rendu dans les estives, pour évaluer les dégâts, et voir si les ours en sont responsables. Mais pour deux brebis retrouvées mortes, voici une semaine, il avait rejeté toute indemnisation. L'éleveur, furieux, a décidé de porter plainte.

Les soupçons se portent vers « Hvala » et « Pyros », deux adultes souvent vus dans le secteur, avec deux oursons, sans doute « Noisette » et « Nheu », ainsi qu'un tout jeune adulte.

(1) Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées.

Une quarantaine de brebis sont mortes sur les estives d'Antras, en fin de semaine dernière. Les ours « Hvala » et « Pyros » sont pointés du doigt par les éleveurs, qui n'ont pas fini leurs tristes comptages.

Hvala filmée en famille, a Melles

D'après différents témoignages recueillis en Biros, ce morceau de Couserans compterait donc cinq ours. Il s'y trouverait « Hvala » (une femelle), « Pyros » (un mâle), « Nheu » et « Noisette » (deux oursons), ainsi qu'un tout jeune adulte. En avril et mai 2010, un caméscope automatique de l'équipe technique ours a filmé la petite famille sur un sentier pyrénéen. Des images exceptionnelles, que l'on peut trouver facilement sur internet www.paysdelours.com/fr avec des photos prises du côté du val d'Aran.

Le chiffre : 4
Attaques successives : Elles se sont produites au cours de la semaine passée. Deux estives ont été touchées,notamment celle située près de la chapelle de l'Isard, dans la vallée du Biros. Une bête a été également attaquée à l'Estremayre.

« Maintenant, ça suffit ! L'Aspap va prendre les mesures nécessaires […] Certaines seront publiques, d'autres invisibles et silencieuses »

Auteur : L.G.
Source : La Dépêche du Midi du 23/06/2010

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Vautours et ours passent à l'attaque

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Espèce protégée, le vautour fauve passe du rang de charognard à celui de prédateur. Les attaques nombreuses, ajoutées à celles de l'ours, exaspèrent les éleveurs.

Mais que se passe-t-il dans le monde des vautours ? Comment expliquer que ces rapaces à la réputation de charognards se rangent de plus en plus du côté des prédateurs ? Ces derniers jours, les éleveurs ont vu s'accumuler les mauvaises nouvelles. Plusieurs attaques de bétail ont été recensées dans la chaîne pyrénéenne au grand dam des propriétaires de troupeaux surpris de ne trouver, selon eux, que peu de soutien du côté de la préfecture.

Depuis quelques années, les vautours multiplient les agressions, et les critiques des éleveurs sont d'autant plus vives que les directives de Bruxelles encadrant l'installation de charniers pour les rapaces font l'objet de dérogations, s'appliquant différemment d'une région à l'autre.

Ainsi, dans la Drôme, l'Aveyron et les Cévennes, ont été installées des « placettes » de nourrissage où sont autorisés les dépôts des cadavres d'animaux pour rassasier les bêtes. Avec ces dérogations, on maintient à bon effectif une population à peine réintroduite. Dans les Pyrénées-Atlantiques où on dénombre 500 couples, La Direction des services vétérinaires applique à la lettre la directive de Bruxelles qui visait à l'époque à lutter contre l'ESB.

Sans doute l'absence de ces aires explique-t-elle les modifications de comportement des bêtes affamées. Dans les Hautes-Pyrénées, l'administration ne s'est pas positionnée, là où les éleveurs sont partout favorables à la multiplication de ces placettes. Côté espagnol, face à l'émotion suscitée par ces attaques, l'Aragon et la Navarre ont créé 90 charniers dont la gestion a été confiée à des sociétés privées. Mais sans doute ces placettes sont-elles en nombre insuffisant puisque ces attaques n'ont pas cessé.

Le Ministère de l'Écologie pourrait changer son fusil d'épaule à l'automne, en envisageant un système d'indemnisation des victimes, comme pour l'ours.

Le 16 mai, dans le Comminges, un poulain a été dévoré par soixante vautours. Une scène que Patrick Fachin, éleveur, garde encore en mémoire. Voici dix jours, à Hautacam (65), à Vier-Bordes, un randonneur filme la scène de deux vautours achevant des brebis, comme la preuve irréfutable qu'ils peuvent s'en prendre aux moutons, aux porcs noirs et aux veaux.

Mais les responsables du Parc Pyrénéen sont formels. « Les vautours sont d'abord des charognards qui n'ont aucune stratégie de chasse. Leur cohabitation avec les troupeaux a toujours existé, mais il est vrai qu'ils attendent moins qu'avant pour intervenir sur les animaux en difficulté, qu'ils soient blessés ou prêts à mettre bas », reconnaît Éric Sourp du Parc des Pyrénées.

Auteur : J.-M. D. et J.-A. L

Comminges : « mon père n'avait jamais vu ça… »

La série noire des attaques de vautours contre des jeunes animaux semble prendre de l'ampleur. Dernière en date, celle survenue samedi à Raoux, commune d'Aspet, sur les terres de Frédéric Ruau, éleveur à Girosp. Dans un pré, au lieu-dit Clarines, une de ses vaches venait à peine de mettre bas lorsque des vautours se sont abattus sur le nouveau-né, ne lui laissant aucune chance. « J'étais monté au pré la veille et j'avais bien vu que la vache était prête à vêler » précise le jeune éleveur. « Mais ce qui m'a surpris, c'est le groupe de vautours qui était déjà là, autour de la mangeoire. Comme s'ils attendaient. » Soucieux, Frédéric s'arrête chez son père, Auguste, qui habite le hameau, et lui conseille de monter de bonne heure le lendemain. Mais dès 7 heures, le samedi, rien à faire. Quinze vautours s'acharnaient sur la dépouille. « C'est la deuxième fois. Il y a quinze jours, c'est arrivé sur l'autre versant, les mêmes charognards. Mon père n'avait jamais vu ça, il les avait à 15 mètres, c'était la bagarre générale », s'insurge Frédéric. « On ne peut pas toucher ces bêtes protégées. J'ai rempli un dossier pour la sous-préfecture, j'ai déclaré la perte de mon veau, les gardes-chasse doivent me remettre un papier confirmant la mort de l'animal et les circonstances, que puis-je faire d'autre ! », clame-t-il. Frédéric craint désormais pour sa centaine de vaches.

Auteur : J.-M. D.

L'ours préfère les chèvres

En avril, dans le val d'Azun, l'ours s'en est pris à deux reprises aux chèvres de Jean-Pierre Cerrada près du village de Sireix (65). Cette attaque reste sans doute la plus agressive de ces derniers mois. Le Parc des Pyrénées a recensé ainsi depuis le début de l'année trois sorties avérées de l'ours, dans le val d'Azun donc, mais aussi sur le plateau de Saugué où des brebis ont été tuées, et dans la vallée d'Aspe où le plantigrade est sorti vainqueur d'une confrontation musclée avec un sanglier.

« L'ours est là et bien là avec une population comprise entre 15 et 20 sujets dans l'ensemble du massif, français et espagnol compris », rappelle Philippe Hospital. Le directeur adjoint du Parc Pyrénéen (1) dont le territoire couvre quelque 265 000 hectares, a observé la présence de l'ours pas plus tard qu'hier au-dessus de la station de Luz-Ardiden. Voilà quinze jours, on a relevé quelques indices dans les Pyrénées-Atlantiques. L'équipe du suivi de l'ours du conseil général du Val d'Aran a photographié à deux reprises, ces dernières semaines l'ours Pyros en compagnie de la femelle Hvala. L'ourse d'origine slovène a donné naissance depuis sa réintroduction à Arbas à quatre petits, dont deux en mai 2007 et deux autres en mai 2009. Il ne reste plus qu'à attendre mai 2011…. Le plantigrade multiplie visiblement ses apparitions. Sans doute à la recherche d'une femelle, Balou, le plus célèbre des ours slovènes importés en 2006 dans les Pyrénées, s'est aventuré dans les Corbières à une trentaine de kilomètres de Narbonne et de ses plages, dans les environs de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse (Aude),

Ces jours-ci, un pêcheur se serait retrouvé en présence d'un ours à Boutx, avant de détaler en vitesse. Dans le Val d'Aran, du côté de Camejan, on ne dénombre pas moins de six animaux.

Mais il se révèle bien difficile de procéder à un repérage précis des ours. Tous n'ont pas leur collier. « On s'en tient à des suppositions et peu d'observations avérées sont validées. On ne compte pas assez de gardes », souligne encore le représentant du Parc.

(1) Note de Louis Dollo : Il s'agit du Parc National des Pyrénées et non des autres parcs pyrénéens tels que les parc régionaux - Philippe Ospital est directeur adjoint du Parc National des Pyrénées

Le chiffre : 500

Couples de vautours. C'est ce que dit l'inventaire du ministère de l'Ecologie. Mais ce nombre de rapaces a baissé depuis 2005, année où on avait comptabilisé 580 couples du côté des Pyrénées françaises.

«Pas d'indemnisation pour le vautour. Un rapport a été transmis au ministère pour étudier d'éventuelles actions en cas de dommages.» Philippe Hospital, directeur-adjoint Parc pyrénéen.

Auteur : J.-A. L.
Source : La Dépêche du Midi du 23 juin 2010

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Une quarantaine de brebis mortes dans les Pyrénées : pros et antis ours s'affrontent


La semaine dernière une quarantaine de brebis sont mortes dans les estives (pâturage de montagne) d'Antras (Ariège).

Les éleveurs "n'ont pas fini leur triste comptage", rapporte La Dépêche.

Et ce sont les ours qui, une nouvelle fois, sont pointés du doigt par l'Association de sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (Aspap).

"Veaux déchirés, laissés vivants dans des souffrances atroces, brebis lacérées, troupeaux explosés, disloqués par la crainte et la violence des attaques qu'il faut rechercher (...)", se désole l'Aspap.

Sur Le Post, Bruno Besche-Commenge, membre de l'Aspap, estime que "la cohabitation avec les ours est impossible".

"Il y a entre 30 et 40 brebis retrouvées mortes mais avec le temps, ce chiffre va augmenter. Il y a les bêtes qui ont pris la fuite et ça ne va pas être facile de les retrouver. Et il y a des brebis blessées, coincées dans des clôtures. On retrouve des bêtes très abîmées, les tripes à l'air, tombées dans des ravins. C'est un saccage très impressionnant", nous confie Bruno Besche-Commenge.

Pour lui, ça ne fait pas de doute: "il s'agit d'ours".

Au total cinq ours sont soupçonnés: 2 adultes (Hvala, Pyros), 2 oursons (Noisette et Nheu) ainsi qu'un jeune ours, précise La Dépêche.

"Les pro-ours, qui ne connaissent rien à la réalité disent 'mais il faudrait que les troupeaux soient gardés par des bergers, les ours ne viendraient pas'. En l'occurence, les troupeaux attaqués étaient gardés", explique le représentant de l'Aspap.

"Ça prouve bien qu'on ne peut rien faire et que la cohabitation est impossible".

"C'est complètement ridicule et incohérent cette réintroduction des ours. Les généticiens disent que pour véritablement pérénniser les ours dans les Pyrénées, ce n'est pas 2 ours qu'il faut réintroduire mais 200! Alors que fait-on? Si on veut transformer les Pyrénées en zone sauvage vidée des éleveurs, on en met 200. Mais là, deux ours c'est vraiment ridicule", s'insurge Bruno Besche-Commenge.

Egalement contacté par Le Post, Alain Reynes, directeur de l'association Pays de l'ours Adet, favorable aux ours, estime que ces éleveurs "maximisent l'impact de l'ours".

"Il faut rester très prudent sur ces cas précis. C'est certainement exagéré et l'Aspap choisit de communiquer avant les résultats des expertises...", explique Alain Reynes.

"Les pertes dues à l'ours représentent seulement 1 % des pertes globales de bêtes dans les Pyrénées pendant l'été. Les éleveurs maximisent l'impact de l'ours".

Alors pourquoi ce rejet? "Les ours sont responsables d'une infime partie des dégâts mais ils bousculent surtout les habitudes, les mauvaises habitudes, précise Alain Reynes. L'ours n'interdit rien: l'élevage, le tourisme, etc. On peut faire tout ce qu'on veut à condition de ne pas le faire n'importe comment".

"Quand on dit que la cohabitation est impossible, c'est faux. Ça a toujours été une réalité dans les Pyrénées. Et aujourd'hui, il y a coexistence de fait. Il n'y a pas une seule exploitation qui ait cessé de fonctionner en raison de l'ours", affirme le directeur de l'association Pays de l'ours Adet.


Dans le communiqué que l'Aspap a transmis aux médias locaux, une phrase témoigne du ras-le-bol des éleveurs: "L'Aspap va prendre les mesures nécessaires (…) Certaines seront publiques, d'autres invisibles et silencieuses".

Que faut-il comprendre par "invisibles et silencieuses"? "C'est assez clair, ça veut dire ce que ça veut dire, répond le membre de l'Aspap. Je me contenterai de citer le cas de la Haute-Ariège. Ils ont connu le même problème. Mais il n'y a plus d'attaques parce qu'ils ont fait le ménage".(1)

Des "menaces" pour Alain Reynes qui constate que "l'Aspap se radicalise". "Une radicalisation qu'il faut inscrire dans un contexte. Le gouvernement doit annoncer une poursuite du plan de restauration de la population des ours. Alors c'est une façon d'utiliser la communication pour décourager le gouvernement".

Pour info, nous avons suspendu temporairement les commentaires de plusieurs posts, en raison d'un souci technique. Nous les rouvrons dès que possible. (2)
La rédaction


Source : Lepost.fr du 23 juin 2010

(1) - Dans une interview à France 3 Sud fin août 2009, Philippe Lacube avait déclaré : " Parce qu'ici en Haute-Ariège, il y a des gens qui ont fait le ménage. Voilà, moi je peux vous dire, les yeux dans les yeux et très franchement, qu'il y a deux ours qui ont été tués ce printemps en Ariège, et particulièrement en Haute-Ariège. Alors, les gens de la DIREN peuvent se gausser qu'il y aie moins d'attaques, mais les attaques, il y en a moins, parce qu'il y a moins d'ours."

(2) - La violence de certains propos des militants de la cause de l'ours a conduit de nombreux forum à fermer ou supprimer les dialogues sur l'ours. Les forums pro-ours tel que celui de l'ADET ou de la Buvette des Alpages mais également des groupes de dialogue naturalistes son tpurement et simplement interdit aux opposants aux introductions de l'ours. Par ailleurs, les mises à jour des sujets ours et pastorialisme dans les Pyrénées traités sur Wikipédia sont interdites à toutes personnes référencés comme étant "anti-ours". Les informations extérieures à une certaine "maffia" sont systématiquement effacées.


Commentaire des propos d'Alain Reynes

Pour Alain Reynes, et d’autres responsables et militants de la cause de l’ours, tout ce qui ne va pas dans le sens de ses idées et de ses connaissances est faux et constitue une menace. Pour lui, l’ASPAP a toujours eu une position radicale et extrémiste. Il est vrai que ses communiqués cachent bien la réalité d’une volonté de conflit permanent. Il suffit de voir les dialogues sur le forum du site Web de l’ADET pour comprendre.

Prétendre que la radicalisation vient d’une prochaine annonce de la poursuite du plan ours est totalement stupide.  Ce nouveau plan est attendu depuis 6 mois et Jean-Louis Borloo a fixé les conditions : diagnostique partagé  et dialogue au sein du Comité de Massif. Actuellement, les conditions d’un nouveau plan ne sont pas réunies et la majorité des élus politiques et socioprofessionnels sont de toute manière hostile à de nouvelles introductions. Faut-il rappeler à Alain Reynes que la démocratie ne s’exerce pas à travers les fantasmes de l’association qu’il dirige mais à travers les personnes et les instances démocratiquement élues.

Quant à la communication utilisée pour décourager le gouvernement, je pense que celui-ci n’est pas du genre à se laisser manœuvrer surtout sur un sujet assez marginal au regard des enjeux du pays. Dans ce domaine de la communication, les pro-ours ont su en user et en abuser pendant plusieurs décennies. Le mensonge a toujours des limites. Ces limitées sont peut-être atteintes.

Peut-être faut-il voir dans les propos d’Alain Reynes une sorte de désespoir de ne plus avoir le monopole de la pensée en matière de protection de l’environnement. Peut-être, prend-il conscience que la biodiversité ne se limite pas aux seuls ours et loups mais qu’il existe d’autres éléments à prendre en compte dans un cadre de développement durable. Nous pourrions parler des races d’élevage en voie de disparition bien plus nombreuses que les grands prédateurs et des réalisations en cours dans le domaine de la reconquête des zones intermédiaires de montagne et de la flore des prairies. Ce sont des notions que les environnementalistes n’abordent jamais.

Louis Dollo, le 30 juin 2010

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L'ours est-il passé par Bessède-de-Sault ? ( Villages de Quillan)

Une brebis a été tuée et éventrée. L'éleveur affirme que c'est l'oeuvre de l'ours. Les experts de l'Office national de la chasse sont réservés.

L'ours est suspecté d'une attaque de troupeau qui se serait produite aux alentours du 25 juin, au bout de la route menant au "Pla des ribes", à quelques centaines de mètres au dessus du village. Une brebis appartenant au troupeau de J. Mege a été trouvée morte au bord du chemin. Eventrée. Les experts de l'Office national de la chasse de l'Aude sont venus constater les dégats afin de déterminer si la brebis a été victime de l'ours. Ces experts restent réservés sur une éventuelle attaque de l'ours...

Contrairement au propriétauire de la bête tuée qui affirme "J'ai reconnu les indices d'une attaque de l'ours. Ma brebis présente des fractures au niveau des cervicales. L'ours a certainement été dérangé par "Quiriquou", le patou des Pyrénées qui garde le troupeau". Selon lui "la technique opératoire de l'ours est toujours la même. Il ne tue pas pour manger de grandes quantités de viande. D'abord, il neutralise la brebis d'un coup de patte au niveau du dos - d'où les fractures des cervicales- puis il ne consomme que les parties riches en protéines : les cartilages de la cage thoracique, le pis riche des protéines de lait, le museau". Alors, ours, pas ours ? Officiellement, la question reste sans réponse.

Source : L'Indépendant du 30 06 2010

Observation


Il est pratiquement jamais possible d'obtenir une information et encore moins une affirmation de l'ONCFS. Deux raisons à cette situation.

1/ Ce ne sont pas des experts mais des techniciens établissant un constat

2/ Le constat est transmis à un administratif de la DDT (ex-DDA) qui aporte une réponse sans jamais avoir été sur le terrain ni même avoir vu les bêtes autrement que par photos.

Ce n'est qu'à la suite de cette seconde partie que l'éleveur sait si la prédation est reconnue ou doit être soumise à l'avis d'une commission. Dans ce dernier cas le bénéfice du doute doit bénéficier à l'éleveur. Dans la réalité la décision reste essentiellement politique puisqu'il n'existe aucun avis d'un véritable expert.

Louis Dollo, le 1 juillet 2010

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Salau : de la rumeur à la réalité.


Si les services officiels restent discrets, depuis quelque temps déjà nous savions que sur le secteur de Salau il y avait 5 ours présents entre Aourénère et Pouilh sur Arréou. Le bilan des attaques aurait été de 3 brebis tuées.

Le Président du Groupement pastoral Pouilh/Salau contacté par téléphone par un responsable de l’ASPAP, il nous est précisé que : « C'est bien 5 ours en permanence. Bénazeth, le berger (1) les voit tous les jours et/ou des traces. Il les chasse les ours des troupeaux en criant! » Il serait peut-être oportun de lui payer un appareil photo pour convaincre ceux qui n’y croient pas comme du côté d’Arbas qui n’a plus vu d’ours depuis leur lâcher en 2006.
Il nous est précisé que les attaques ont eu lieu mercredi dernier, dimanche soir et hier soir (mardi 29 juin) par une femelle et 2 oursons. Jusqu’à quand cette affaire va-elle durée : le berger devant laisser l’ours manger ses brebis devant ses yeux. Est-ce une situation normale ?

Dans tous les cas, les attaques d’ours sur ce secteur  ne sont plus des rumeurs mais bien une réalité.

(1) - Le berger est de ceux que nous pouvons qualifier de "vieux de la vielle" donc pas un débutant.

Louis Dollo, le 30 juin 2010

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