Manifestation du Val d'Aran
Samedi 6 décembre 2008

Pour des Pyrénées vivantes et préservées

 

Cette manifestation réunie, sur invitation du Syndic d'Aran, les espagnols, notamment aranais et français hostiles aux importations d'ours dans les Pyrénées et au plan ours français qui a été imposé aux pyrénéens et pour un pastoralisme vivant avec maintien des activités humaines dans les montagnes.


L'ours dans les Pyrénées espagnoles

L'ours dans le Val d'Aran


Declaracion de los Pirineos
Déclaration des Pyrénées

Déclaration commune entre l'ASPAP et le Val d'Aran du 31 mars 2006


Vidéo de la manifestation de Bagnères de Bigorre le 16 mai 2006 avec le Conselh Generau d'Aran


Ours et Chasse

Val d'Aran : Attaque sur un chasseur - Toutes les infos en français et espagnol
Le Manifeste des Pyrénées signé au Val d'Aran
6 décembre 2008


Ce que veulent les Pyrénéens


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées
Pastoralisme dans les Pyrénées

 

Francés Boya, Syndic d'Aran, s'exprime et prend position....

Francès Boya, Syndic d'Aran
Avant tout, et pour tous ceux qui cherchent toujours dans ce que l'on dit d'autres raisons que celles strictement liées aux convictions personnelles, je veux préciser que je ne suis ni chasseur, ni éleveur. Je ne parle donc pas dans la situation compréhensible d'une personne très agacée de voir son loisir de fin de semaine menacé, ou qui a vu ses brebis ou juments éventrées par l'ours.

La chronologie des faits et de la prise de décision du programme Life est une chronologie tissée de maladresses et de visions simplistes de la complexité, qui a mésestimé la réalité de toutes les Pyrénées pour satisfaire une opération politico-médiatique sans précédent. Une opération destinée à créer une image de sensibilité environnementaliste qui contraste avec les expériences nucléaires et autres projets peu explicables de la fin du XX° siècle.

L'ours est arrivé dans les Pyrénées sans aucun allié dans ce territoire : ni les administrations locales, ni la population en général n'ont vu de bon gré cette réintroduction. Les raisons sont multiples, elles vont des conséquences profondes dont les éleveurs ont souffert, activité déjà à l'agonie dans notre territoire, à la peur atavique d'un animal qui a toujours appartenu à un imaginaire où s'exprimait son combat avec l'homme, ou encore à la crainte d'un effet négatif sur le tourisme en général. A quoi il faut ajouter, et ce n'est pas le moindre, l'absence de mesures pour contrôler l'espèce de la part des administrations.

La réalité est pourtant assez éloquente : l'évolution des Pyrénées a radicalement changé les habitats sauvages de cette région. L'Aran en est un exemple frappant. Plus de 400 kilomètres de pistes forestières à travers vallées et montagnes, l'accès à ce milieu pour des centaines de milliers de personnes qui, sous différentes formes, jouissent de la nature : ce sont là des évidences assez irréfutables.
Réintroduire l'ours sur la base d'une opportunité politique, dans des zones déprimées du sud de la France, frontalières avec des vallées développées comme la nôtre, a été, simplement, une manifestation d'opportunisme incompréhensible.

L'ours est devenu aujourd'hui une icône de l'incompréhension, une caricature qui exhibe sa lutte pour la survie dans une société, présentée comme primitive, ne sachant pas apprécier la valeur de la diversité naturelle. Une vision qui pousse les classes dirigeantes à accepter n'importe quel projet pourvu qu'il ne contrarie pas l'opinion majoritaire qui se meut à partir de la compassion, certes légitime et partagée par les habitants de cette région, pour cet animal si chèrement chéri.

La réalité est tout autre. Totalement différente et très nette.

Cette réalité montre que ce que nous faisons avec ce programme de réintroduction, c'est condamner l'ours à une situation de conflit permanent avec les communautés de montagnes qui vivent avec beaucoup de difficulté, dans des équilibres démographiques très délicats, et avec leurs propres choix de développement économiques situés dans le tourisme comme alternative ultime et désespérée.

Quelqu'un a décidé que l'ours devait sortir des bois slovènes pour arriver dans les Pyrénées, cela montre bien à quel point ces décisions sont injustes pour les Pyrénées, et pour l'ours en particulier. L'histoire de l'ours Balou dans les vallées voisines de l'Ariège est un exemple de cette tragédie. Avec un coup de feu à la patte droite, et un collier (outil destiné à le contrôler) qui l'asphyxiera inévitablement dans quelques mois, il montre comment l'orgueil de l'homme peut conduire à des situations d'une stupidité ignorante.

Les ours slovènes ont leur habitat chez eux, pas dans les Pyrénées. Et les Pyrénées ne peuvent revenir à la situation d'il y a 100 ans quand elles avaient une population stable d'ours, à moins d'envisager un exode massif de leurs habitants. Les administrations travaillent pour que cela ne se produise pas, du moins celles qui comme nous ont la responsabilité d'un territoire. Elles le font avec beaucoup de difficultés, et sans toujours obtenir les résultats voulus.

Peut-être l'heure est-elle venue de cesser de regarder la réalité pyrénéenne depuis les lointains bureaux métropolitains, et de dépasser les visions irréelles et fausses de " Pyrénées de fin de semaine ". L'heure d'être juste avec les Pyrénées et juste avec les ours, de placer au centre de nos préoccupations leurs habitants qui aujourd'hui encore n'ont pas tous les avantages des autres, qui n'ont aucune garantie d'équité dans l'accès aux services publics, et, en même temps, l'heure de laisser vivre les ours dans un espace où ils puissent le faire avec dignité, sans collier qui les étouffe ni coup de feu qui les persécute.

Ne masquons pas notre mauvaise conscience sous une photo médiatique et une image bucolique. Soyons cohérent avec la vérité, et honnêtes avec les ours et avec notre territoire.

Source : La Manyana - Lerida 1° novembre 2008
Traduction : B.Besche-Commenge ASPAP/ADDIP

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Lettre d'invitation de Franès Boya, Syndic d'Aran


Aran 16 novembre 2008

Francés X. Boya Alós
Conseil Général d'Aran
25530 Vielha

Chère amie, cher ami,

Plusieurs associations et institutions des deux versants des Pyrénées avons convenu de la nécessité d'unir nos efforts pour mettre en place une plate-forme de débat et de suivi des projets environnementaux en œuvre dans nos montagnes. Comme vous le savez, ces projets sont liés aux réintroductions d'espèces qui handicapent gravement les activités exercées depuis des siècles dans nos vallées : elles se trouvent aujourd'hui gravement menacées.

L'attaque subie par un habitant de Les le 23 octobre dernier, a été un nouveau cri d'alarme : il doit conduire les communautés pyrénéennes où nous vivons à réagir pour défendre un projet qui nous soit propre et définisse quel doit être notre avenir. Cet avenir ne peut en aucune façon être basé sur une régression de nos montagnes à l'état sauvage, avec des grands prédateurs qui en finiraient avec la pastoralisme et la culture qui, depuis des siècles, ont modelé nos paysages.

Le Conseil Général d'Aran a rejeté, sans équivoque, la réintroduction de l'ours et ses conséquences, mais nous voulons que la voix de l'ensemble des Pyrénées résonne avec force face à ceux qui nous imposent leurs projets contre la volonté de ceux qui vivent et travaillent dans ces vallées.

Pour toutes ces raisons, nous vous invitions à participer à la réunion organisée à Les, le prochain samedi 6 décembre, ainsi qu'à la manifestation qui suivra.

Je souhaite pouvoir compter sur votre présence, elle est importante. Dans l'attente de pouvoir vous saluer personnellement, acceptez mon salut cordial,

Francés X. Boya Alós
Syndic d'Aran

Aran, 16 novembre 2008

Version originale en castillan


Francés X. Boya Alós
Conselh Generau d'Aran
25530 Vielha

Distinguido amigo/amiga

Diversas asociaciones e instituciones de ambas vertientes del Pirineo hemos convenido en la necesidad de aunar esfuerzos para impulsar una plataforma de debate y seguimiento de los proyectos ambientales que se desarrollan en nuestras montañas. Estos proyectos, como sabes, están vinculados a reintroducciones de especies que perjudican gravemente las actividades que secularmente se han desarrollado en estos valles y que ahora están gravemente amenazadas.

El ataque sufrido por un vecino de Les el pasado día 23 de octubre ha significado una nueva voz de alarma que debe hacer reaccionar a las comunidades que vivimos en el Pirineo, para defender un proyecto propio que defina como ha de ser nuestro futuro. Un futuro que de ninguna manera puede basarse en devolver nuestras montañas a un estado salvaje, con grandes depredadores que acaben con el pastoreo y la cultura que durante siglos ha moldeado nuestros paisajes.

Desde el Conselh Generau de Aran hemos rechazado frontalmente la reintroducción del oso y sus consecuencias, pero queremos que la voz del conjunto del Pirineo se oiga con fuerza ante aquellos que nos imponen sus proyectos en contra de la voluntad de los que viven y trabajan en estos valles.

Por todo ello me complace invitarte a la reunión y posterior manifestación que tendrá lugar en Les el próximo sábado día 6 de diciembre.

Esperando contar con tu importante presencia y a la espera de saludarte personalmente recibe un cordial saludo.

Francés X. Boya Alós
Sindic d'Aran

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L'appel à manifestation


ADDIP - Coordination Pyrénéenne
32 rue Général de Gaulle 09000 FOIX



Se joignant au Syndic d'Aran, l'ADDIP, Coordination Pyrénéenne, souhaite pouvoir compter sur votre présence, afin de constituer une importante délégation française,

le samedi 6 décembre
à Les (Val d'Aran) à 12H 00


Dans une motion commune avec l'ASPAP, le Conseil Général d'Aran a rejeté dès 2006, sans équivoque, la réintroduction de l'ours et ses conséquences.

L'attaque de l'ourse Hvala subie par un habitant de Lès le 23 octobre dernier, a été un nouveau cri d'alarme face aux projets d'introduction et d'expansion des grands carnivores qui comme vous le savez, menacent gravement les activités exercées depuis des siècles dans nos vallées. Cette menace doit conduire nos communautés pyrénéennes à réagir.

Le Samedi 6 Décembre, les associations, institutions et élus des deux versants se retrouveront à Lès à l'invitation de Francès X. Boya, Syndic (président) d'Aran, pour une plateforme transfrontalière de travail. Nous mettrons en commun nos forces pour défendre un projet d'avenir qui nous soit propre. Cet avenir ne peut en aucune façon être basé sur une régression de nos montagnes à l'état sauvage, livrées aux ours et aux loups : l'ensauvagement c'est la mort de ce pastoralisme qui a modelé nos paysages depuis des siècles. Inestimable patrimoine culturel, le pastoralisme est le garant de nos productions, de nos emplois, des loisirs et d'un espace montagnard préservé et sûr.

Nous voulons que la voix de ceux qui veulent continuer à vivre, travailler et profiter des loisirs dans ces vallées résonne avec force face à ceux qui veulent y imposer leurs projets, contre notre volonté.

Nous souhaitons pouvoir compter sur votre présence à ce rassemblement, elle est importante.
Dans l'attente de vous retrouver, acceptez nos plus cordiales salutations,

Philippe Lacube, Président de l'ADDIP.
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L'ADDIP, Coordination Pyrénéenne :
Aspap 09 : 32 rue Général de Gaulle 09000 FOIX 06 30 29 90 86
Adip 31 : Mairie 23 allée d'Etigny 31110 Bagnères de Luchon 06 19 65 17 47
Aspp65 : 16 rue Docteur Bergugnat 65400 Argeles-Gazost 06 30 36 97 52
Ftem 64 : BP 17 mairie 64440 Laruns 06 87 66 29 03

 


Informations pratiques :

- Réunion à partir de 10 h 00, rassemblement à 12 h 00. Parking à l'entrée de Lès, accès à pied en 5mn jusqu'à "l'ayuntamiento" (mairie)
- Les élus sont attendus pour la réunion à 10 h avec écharpes pour les députés et les maires.
- Toutes les associations membres de l'ADDIP (ASPAP 09, ADIP 31, ASPP 65, FTEM 64) participent à la délégation avec le plus possible de membres et élus.
- La commune de Lès se situe sur la N230 (prolongement de la N125 française), 5km après la frontière du " Pont du Roy ".
Accès : direction Luchon, puis direction Llérida.

Transport individuel.
Organisez un co-voiturage à partir de chaque villes et villages

Pour l'ASPAP, transport par car :
Départ St Girons/Couserans : G. Dubuc au 05 61 04 97 91
V. Estrémé au 05 61 96 07 76
Départ Ax/Tarascon/ Foix : M. Mathe au 05 61 05 69 40

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Le Manifeste des Pyrénées signé au Val d'Aran


Ce projet de manifeste élaboré par les élus du Conseil Général d'Aran sera soumis à la signature de l'ensemble des participants élus aranais et français qui se rendront à la manifestation du 6 décembre 2008.

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NOUS, QUI VIVONS DANS LES PYRÉNÉES,

NOUS ADOPTONS CE MANIFESTE :

1) - Depuis des centaines d'années les éleveurs et les habitants de ces montagnes ont modelé le paysage : vallées dessinées par les prés, forêts façonnées depuis des temps immémoriaux par le travail anonyme de nos ancêtres. Ils nous ont légué cet héritage : une biodiversité qui est le fruit de la culture pastorale, et du travail des femmes et des hommes de ces montagnes.

2) - Dans le premier Manifeste des Pyrénées, signé à Vielha le 31 mars 2006, nous avons déjà dénoncé les plans de réintroduction de l'ours et autres grands prédateurs qui nous ont été imposés sans aucune concertation, ni le moindre respect pour la volonté des habitants de ces vallées.
Depuis leur lancement en 1996, ces plans ont entraîné la réintroduction d'espèces animales qui ont affecté gravement l'activité dans ces montagnes. Ce faisant, on a oublié de prendre les mesures réelles et concrètes pour assurer la survie de secteurs d'activité qui sont, eux, aujourd'hui, les grands menacés de disparition dans les Pyrénées.

3) - Aux portes du XXI° siècle, à l'entrée du troisième millénaire, nous, habitants des Pyrénées, nous manifestons notre ferme conviction de vouloir continuer à exister dans des montagnes où l'homme, comme il l'a fait pendant des siècles, occupera toute sa place dans un projet de vie digne et respectable. Nous ne voulons pas disparaître.

4) - Nous voulons continuer à œuvrer à la conservation de nos montagnes, mais nous voulons que cette conservation soit aussi celle de notre façon de vivre, celle de notre culture et de nos traditions. Car en effet, sans la présence active de leurs habitants, de leurs éleveurs, de leurs troupeaux, de leur culture, les Pyrénées seraient irrémédiablement conduites à perdre leurs caractéristiques essentielles.

5) - Depuis des temps immémoriaux, là où on trouvait un berger et son troupeau, le loup et l'ours sont arrivés. Mais jusqu'à l'apparition de l'actuelle législation moderne de l'environnement, les bergers ont toujours su et pu défendre leurs bêtes contre les attaques des ours et des loups. Les règles actuelles nous laissent les mains liées pour contrer ces attaques, et le paiement des dommages, unique alternative que l'Administration Publique nous propose, ne peut devenir une solution définitive. Si son action se limite simplement au paiement des dommages, alors l'Administration aura contribué à transformer l'ours et le loup en prédateurs exclusifs des troupeaux.
D'autre part, les incessants dommages de ces grands prédateurs sur le bétail, non seulement déstructurent les troupeaux et rendent invivable le travail pastoral du berger, mais ils découragent les éleveurs. Aussi nous demandons que l'Etat français et ses complices des gouvernements espagnol, catalan et andorran, mettent un terme à ces programmes de réintroduction de grands prédateurs, car ils sont incompatibles avec notre élevage extensif.

6) - Pour exister, les Pyrénées ont besoin de leurs éleveurs et de leurs habitants, elles doivent alors continuer à être une montagne vivante, dynamique, capable d'intégrer la modernité sous tous ses aspects.
Transformer les Pyrénées en un sanctuaire de quelques espèces animales en éradiquant des montagnes bergers et activités humaines, est une agression contre toute une culture vieille de milliers d'années qui a contribué à ce qu'un équilibre s'établisse assurant la biodiversité de la flore. Cette culture a créé les pâturages et les paysages qui, aujourd'hui, permettent le développement d'une industrie touristique devenue vitale pour de nombreux secteurs économiques de nos territoires.

7) - En ce début de XXI° siècle, après des décennies d'oubli, alors que l'ensemble de nos sociétés modernes montre de l'intérêt pour des modes de production agroalimentaire plus sains, les Pyrénées offrent la possibilité de produire ces aliments de qualité, à partir d'une relance de leurs races autochtones, de leurs produits, et de leurs savoirs.
Nous savons entretenir nos forêts, nos prés, éviter l'embroussaillement qui prolifère et génère les incendies, nous voulons continuer à le faire pour maintenir nos montagnes et nos pâturages d'altitude dans de bonnes conditions, et pour cela nous demandons l'appui des Administrations publiques.

8) - Comme nous l'avons prouvé pour la préservation d'autres espèces, nous nous sommes toujours impliqués dans la conservation de la montagne, depuis toujours cette attitude caractérise notre façon de vivre.
Mais nous ne voulons pas vivre en permanence comme de simples survivants. Nous voulons, dans les Pyrénées, un avenir pour nos enfants. Nous voulons continuer à voir des éleveurs et des troupeaux, mais pas dans les conditions actuelles d'abandon ni avec le manque de considération dont nous sommes l'objet.
Nous voulons contribuer à maintenir vivantes et à conserver les Pyrénées, parce que, plus que tout, c'est le paysage de nos ancêtres et, aujourd'hui, le nôtre.


POUR CELA, NOUS VOULONS ET NOUS DEMANDONS :

1) - Nous voulons et demandons que les Administrations publiques utilisent les ressources publiques pour mettre en œuvre des projets garantissant la présence des éleveurs et des activités traditionnelles dans nos montagnes, en tenant compte des facteurs sociaux et humains qui en dépendent.

2) - Nous voulons et demandons qu'à l'avenir les principes de la biodiversité soient abordés dans une perspective globale de la réalité de nos montagnes, en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux, et économiques, afin d'assurer un développement durable sous tous ses aspects, et pas uniquement sous l'angle d'espèces emblématiques.

3) - Nous voulons et demandons qu'au lieu des groupes de travail spécialisés " ours et loups ", soit créé un groupe de travail qui envisage comme une totalité le problème de la conservation de nos montagnes : en tenant compte des aspects environnementaux, économiques, professionnels, et sociaux ; en associant des chercheurs et spécialistes de ces divers domaines et des acteurs représentatifs de l'ensemble du territoire.

4) - Nous voulons et demandons que, compte tenu de l'échec social du programme Life, les Administrations responsables récréent dans nos montagnes les conditions qui prévalaient avant le début des opérations initiées en 1996, afin que, de façon définitive, soient écartés les effets négatifs qui pèsent actuellement sur nos économies et sur le développement durable de nos territoires.

Institutions publiques, représentants élus des populations, éleveurs, groupements économiques et associations, signataires de ce manifeste, nous le portons devant les diverses autorités de l'Union Européenne, de l'Etat espagnol, de l'Etat français, de la Généralité de Catalogne, du Gouvernement d'Andorre, et devant toutes les personnes et institutions concernées.

Fait à …. Le …..

Les signataires.

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Communiqué de presse de l'ADDIP


Après l'attaque de l'ourse slovène Hvala subie par un habitant d'Aran, le Syndic (gouverneur) d'Aran fera se rencontrer les montagnes de France et d'Espagne le Samedi 6 décembre à Lès.

Opposés dès 2006 au plan d'introduction d'ours français, les autorités du Val d'Aran, en Espagne, lanceront une plateforme de travail transfrontalière le samedi 6 décembre à Lès, près de la frontière française. Depuis que l'ourse Hvala, femelle slovène introduite en France, y a blessé un chasseur le 23 octobre, cette petite commune fait les feux de l'actualité dans toute la presse espagnole.

C'est à Lès que Francès X. Boya, Syndic d'Aran, a choisi d'inviter les associations, dont l'ADDIP et les 4 associations pyrénéennes, les élus et représentants des deux versants des Pyrénées " à défendre ensemble un projet d'avenir qui nous soit propre, qui ne peut en aucune façon être basé sur une régression de nos montagnes à l'état sauvage ".

A l'issue de la réunion, une manifestation est organisée, à laquelle participera une délégation venue des départements pyrénéens français.

Un manifeste sera signé par tous les représentants, scellant notre cause commune : des deux côtés de la frontière, au delà de la question de l'ours, ou du loup, c'est bien le devenir des territoires de montagne qui est en jeu. Document complet ci-joint (ainsi qu'une intervention de F.Boya dans le quotidien la manana), en voici quelques extraits :

" Depuis des centaines d'années les éleveurs et les habitants de ces montagnes ont modelé le paysage : vallées dessinées par les prés, forêts façonnées depuis des temps immémoriaux par le travail anonyme de nos ancêtres. Ils nous ont légué cet héritage : une biodiversité qui est le fruit de la culture pastorale, et du travail des femmes et des hommes de ces montagne.

Depuis leur lancement en 1996, les plans de réintroduction d'espèces animales ont affecté gravement l'activité dans ces montagnes. Ce faisant, on a oublié de prendre les mesures réelles et concrètes pour assurer la survie de secteurs d'activité qui sont, eux, aujourd'hui, les grands menacés de disparition dans les Pyrénées.

Transformer les Pyrénées en un sanctuaire de quelques espèces animales en éradiquant des montagnes bergers et activités humaines, est une agression contre toute une culture vieille de milliers d'années qui a contribué à ce qu'un équilibre s'établisse assurant la biodiversité de la flore. Cette culture a créé les pâturages et les paysages qui, aujourd'hui, permettent le développement d'une industrie touristique devenue vitale pour de nombreux secteurs économiques de nos territoires.

Comme nous l'avons prouvé pour la préservation d'autres espèces, nous nous sommes toujours impliqués dans la conservation de la montagne, depuis toujours cette attitude caractérise notre façon de vivre. Mais nous ne voulons pas vivre en permanence comme de simples survivants. Nous voulons, dans les Pyrénées, un avenir pour nos enfants.
Nous voulons et demandons qu'à l'avenir les principes de la biodiversité soient abordés dans une perspective globale de la réalité de nos montagnes, en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux, et économiques, afin d'assurer un développement durable sous tous ses aspects, et pas uniquement sous l'angle d'espèces emblématiques. "

Informations pratiques :

  • Réunion à partir de 10 h 00, salle des fêtes de Lès. Possibilités interview en français (Francès X. Boya et la plupart des intervenants sont parfaitement bilingues)

  • Manifestation à 12 h 00, devant la mairie (ayuntamento)

  • La commune de Lès se situe sur la N230 (prolongement de la N125 française), 5km après la frontière du " Pont du Roy ". Accès : direction Luchon, puis direction Llérida. Votre itinéraire ici

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Contact ADDIP : M. Boniface 06 30 29 90 86
Contact ASPP 65 : Marie-Lise Broueilh : 06 30 36 97 52 (Hautes-Pyrénées)

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Ours : le Manifeste des Pyrénéens


Val d'Aran. Pyrénéens espagnols et français se donnent rendez-vous demain, à Les.

Samedi matin, en bus et par covoiturage, une forte délégation d'Ariégeois rejoindra le Val d'Aran. Comme d'autres Pyrénéens du versant nord de la chaîne, ils ont rendez-vous avec élus, éleveurs, associations aranaises qui, à 10 heures, organisent une plate-forme de travail. Elle sera suivie d'une manifestation dans les rues du village de Les.

Initiateur de cette rencontre transpyrénéenne : le syndic d'Aran (gouverneur), député au parlement de Catalogne, Francès Boya. Le 1er novembre dernier, à Lerida, Francès Boya a alerté la presse espagnole sur une affaire qu'elle a amplement relayée à l'échelle de la péninsule ibérique : « l'affaire du chasseur de Les blessé par un ours ». Un peu plus tard, le député aranais portera cet ancien problème « de la réintroduction des ours à la française » à la tribune de Barcelone.

Il y a dénoncé « la chronologie des faits et de la prise de décision du programme Life, tissées de maladresses et de visions simplistes de la complexité ; décision qui a mésestimé la réalité de toutes les Pyrénées pour satisfaire une opération politico-médiatique sans précédent. » Il parle de « l'ours, devenu aujourd'hui, une icône de l'incompréhension » et évoque une situation « injuste pour les Pyrénées et pour l'ours slovène ». Poursuivant : « la réalité montre qu'avec ce programme de réintroduction, c'est condamner l'ours à une situation de conflit permanent avec les communautés de montagne. » Il conclut : « Assez, des visions irréelles de Pyrénées de fin de semaine… Il est l'heure d'être juste avec les Pyrénées et honnêtes avec les ours ; d'être cohérent avec la vérité ».

Francès Boya continue là, le combat engagé par son prédécesseur, le syndic Carlos Barera qui, en 2006, s'était opposé aux « introductions d'ours à la française » et avait interpellé le gouvernement français. Les Aranais ont travaillé avec les représentants français de l'Association de développement de l'identité des Pyrénées (ADIP), dont les Ariégeois de l'ASPAP. Ces réunions transfrontalières ont abouti à un manifeste que Pyrénéens espagnols et français sont invités à signer, samedi matin, à Les. Un manifeste pour défendre « la culture pastorale qui a créé les pâturages et les paysages » et mise sur « un XXIe siècle qui relance les races autochtones, les produits de la montagne et les savoir-faire, ainsi que l'entretien des forêts ». Le développement durable est aussi cheval de bataille de l'autre côté des Pyrénées.
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Le texte envoyé à l'UE et à trois gouvernements
Le manifeste que les Pyrénéens des deux versants de la chaîne sont invités à signer, samedi, à Les sera ensuite adressé aux autorités de l'Union Européenne, de l'État espagnol, de l'État Français, de la Généralité de Catalogne, du gouvernement d'Andorre.

Il demande, premièrement : « que les administrations publiques utilisent les ressources publiques pour mettre en œuvre des projets garantissant la présence des éleveurs et des activités traditionnelles dans nos montagnes ».

Deuxièmement : qu'à l'avenir, les principes de la biodiversité soient abordés dans une perspective globale de la réalité de nos montagnes, en tenant compte des facteurs environnementaux, sociaux et économiques, afin d'assurer un développement durable sous tous ses aspects et pas uniquement sous l'angle d'espèces emblématiques ».

Troisièmement : « qu'au lieu des groupes de travail spécialisés « ours et loups », soit créé un groupe qui envisage comme une totalité le problème de la conversion de nos montagnes ».

Quatrièmement : « compte tenu de l'échec social du programme Life, que les administrations responsables recréent dans nos montagnes les conditions qui prévalaient avant le début des opérations initiées en 1996, afin que soient écartés les effets négatifs qui pèsent actuellement sur nos économies ».

* Lire l'intégralité du discours de Francès Boya et le texte du manifeste

* Bus pour le Val d'Aran. L'ASPAP affrète un bus pour Les. Départ demain à 6h30 d'Ax-les-Thermes, arrêts à Foix, à 7h, à St-Girons, à 8h. 12€. Résa Couserans: 0561049791; Haute Ariège : 0561056940.
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Le silence de Kosciusko-Morizet
Silence, on observe ! C'est la politique que suit actuellement Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, sur la question de l'ours. Pas question pour elle de monter en première ligne pour l'instant. « Elle délègue, explique-t-on dans son entourage. Une des fortes revendications des acteurs locaux, c'était de se réapproprier le sujet, C'est pour cela que nous avons mis en place le groupe ours. Nathalie Kosciusko-Morizet ne veut intervenir que si cela s'avère nécessaire, mais elle reste attentive à la situation. »

La secrétaire d'État n'a pas l'intention de participer à la réunion du groupe ours le 18 décembre. « Nous verrons comment cela se passe, affirme-t-on à son cabinet. La secrétaire d'État interviendra ensuite si les choses se gâtent. Notre objectif est d 'amener à la table des discussions ceux qui n'en sont pas. » Dans ce contexte flou, Kosciusko-Morizet n'entend pas se prononcer sur l'opportunité de nouveaux lâchers d'ours en 2009. « C'est encore trop tôt », déclare-t-on dans son entourage.

Auteur : Jean-Pierre Bédéï
Source : La Dépêche du Midi du 5 décembre 2008

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Manifestation anti-ours franco-espagnole dans les Pyrénées


Quelque 400 personnes (1) de nationalités espagnole et française ont manifesté samedi à Lès (Val d'Aran), près de la frontière franco-espagnole, contre la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées et les politiques de la montagne menées par leur pays respectif, a constaté un journaliste de l'AFP.

La manifestation, à laquelle participaient plus d'une centaine de personnes venues de plusieurs départements pyrénéens français, avait notamment pour but d'interpeller les autorités des deux côtés de la frontière afin d'exiger la prise en compte de la volonté des populations locales du massif pyrénéen.

Les responsables du rassemblement, élus du Val d'Aran et de localités françaises et dirigeants d'associations espagnoles et françaises opposés à la réintroduction de l'ours, ont signé à cette occasion un manifeste transfrontalier sur le devenir des territoires de montagne pyrénéens.

"Depuis leur lancement en 1996, les plans de réintroduction d'espèces animales ont affecté gravement l'activité dans ces montagnes. Ce faisant, on a oublié de prendre les mesures réelles et concrètes pour assurer la survie de secteurs d'activité qui sont, eux, aujourd'hui, les grands menacés de disparition dans les Pyrénées", affirme le texte.

Source : Romandie / AFP du 6 décembre 2008

Commentaire


Le correspondant de l'AFP devait être pressé de faire son papier afin d'être le premier pour être "pigé". Les autorités locales dont la Guardia Civil annonce 700 personnes. Chiffre repris fort justement par la La Dépêche du Midi. C'est également le chiffre repris dans Lourdes-Infos

Par ailleurs, parler de "anti-ours" est très réducteur. Il s'agit de toute une population qui avait envoyé ses représentants pour dire qu'elle ne voulait pas que d'autres décident pour elle. L'ours n'étant qu'un élément de la problématique.

Louis Dollo, le 6 décembre 2008

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Manifestation anti-ours franco-espagnole


Près de 400 personnes (1) ont défilé à Lès pour protester contre la réintroduction de l'ours dans les Pyrénées.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, samedi 6 décembre, contre les politiques de la montagne de la France et de l'Espagne, qui visent entre autre à réintroduire l'ours dans les Pyrénées. A Lès (Val d'Aran) près de la frontière franco-espagnole, les 400 mécontents dont une centaine de français, souhaitaient attirer l'attention des élus locaux sur la nécessité de prendre en compte la volonté des populations pyrénéennes.

Les responsables du rassemblement, élus du Val d'Aran et de localités françaises et dirigeants d'associations espagnoles et françaises opposés à la réintroduction de l'ours, ont signé à cette occasion un manifeste transfrontalier sur le devenir des territoires de montagne pyrénéens.

"Depuis leur lancement en 1996, les plans de réintroduction d'espèces animales ont affecté gravement l'activité dans ces montagnes. Ce faisant, on a oublié de prendre les mesures réelles et concrètes pour assurer la survie de secteurs d'activité qui sont, eux, aujourd'hui, les grands menacés de disparition dans les Pyrénées"
, affirme le texte.

Non à l' "ensauvagement"

"Transformer les Pyrénées en un sanctuaire de quelques espèces animales en éradiquant des montagnes bergers et activités humaines est une agression contre toute une culture vieille de milliers d'années qui a contribué à ce qu'un équilibre s'établisse, assurant la biodiversité de la flore", souligne plus loin le manifeste, qui doit être remis aux gouvernements espagnol et français et à l'Union européenne.
"On est là pour dire à nos administrations qu'on ne veut pas qu'elles prennent de décisions sans nous écouter, loin de nous. On veut être écoutés, on veut participer à la gestion de nos territoires", a expliqué Francès Boya, président du conseil du Val d'Aran.
"On ne veut pas être transformés en Indiens", s'est exclamé Bruno Besche-Commenge, estimant que, plus que l'ours, "c'est le berger pyrénéen qui est une espèce menacée". Comme d'autres responsables d'associations et élus français, il dénonçait la politique d'"ensauvagement" de la montagne.

Attaqué par un ours slovène

"Non à l'ours", "Les Pyrénéens veulent décider", "Ni ours, ni indemnisation, Les Pyrénées vivantes et tranquilles", "Réintroduction de l'ours au bois de Boulogne", les pancartes et banderoles des manifestants donnaient le ton en plusieurs langues. Les habitants ont défilé au son d'un accordéon et de cloches de troupeaux dans la localité, dont un habitant avait été attaqué et blessé en octobre dernier par un ours, probablement l'ours slovène Hvala.
Quatre femelles et un mâle slovènes avaient été libérés dans les Pyrénées françaises, entre le 25 avril et le 22 août 2006, dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie. Ce plan avait soulevé la colère des éleveurs et élus locaux.

Source : SIPA / Nouvel Obs du 6 décembre 2008

Commenatire


SIPA a envoyé sa dépêche une heure après l'AFP avec un peu plus de commentaires (le temps des écrire). Mais le correspondant n'a assisté qu'au départ de la manifestation quant au nombre de participants.

Même le titre est le même que l'AFP. Voir autre commentaire

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Tous unis contre l'ours


Val d'Aran. Espagnols et Ariégeois dans les rues de Lès

Les Pyrénéens ont affirmé leur volonté de décider eux-mêmes de leur avenir. Photo DDM, J.C.Placa der Haro, au pied de l'église San Juan de Lès, on parle la langue des Pyrénées : aranais, castillan, catalan, gascon de l'Ariège, de Bigorre, du Béarn et même basque. Ceux qui sont là sont affublés du qualificatif « d'antiours » Sans doute, « l'oso » stigmatise-t-il la colère. Mais la lutte contre le plantigrade n'est jamais qu'un symbole. Francès Boya que tous appellent, ici, « Paco », syndic du Val d'Aran, député de Catalogne, à l'origine de ce rassemblement explique : « On a une culture que l'on veut défendre. On ne veut pas qu'on décide pour nous de ce que l'on veut faire en montagne depuis Barcelone, Madrid ou Paris. Aujourd'hui on rassemble toutes les Pyrénées. On réclame des solutions. Nous voulons revenir aux conditions qui étaient les nôtres avant 1996. »

C'est-à-dire avant les premières réintroduction de l'ours. Les Aranais ont été peu bavards, peu vindicatifs jusqu'à présent. Alors on se demande ce qui pousse Paco Boya et toute la vallée à se mobiliser désormais. « On a attendu pour voir, aujourd'hui on peut juger. »

Sur ce territoire de 9 communes où vivent 10 000 habitants, qui accueille 1,2 million de visiteurs par an on dénombre 11 ours, « ceux qui ont été lâchés en France et leurs petits. La protection des troupeaux, des ruchers des apiculteurs, la mise en place d'équipes de suivi de l'ours etc. nous coûtent 450 000 euros par an. » Alors l'ours…

Journée symbolique
Le cortège de 700 manifestants (selon la guarda civil) remonte la rue principale. Au coude à coude élus français ceints de leur écharpe tricolore, et espagnols marchent derrière une banderole : « Enes pirineos volem decidir ».

« Oui, dans les Pyrénées nous voulons décider », affirme Francis Ader. Il représente les chambres d'agriculture du massif Pyrénéen. « Cette journée est plus que symbolique. Cinquante associations aranaises, des élus, des syndicalistes des différentes régions des deux versants de la chaîne viennent de signer le manifeste de revendications et de propositions. C'est déterminant. L'Europe va constater que la problématique se pose sur deux pays européens. Au niveau des chambres, à quoi peut nous servir d'engager des financements, de travailler sur des productions de montagne, des plans de dévelopement si tout doit être anéanti par des prédateurs ? »

La manifestation s'achève. Au balcon de la mairie, Paco Boya parle aux Pyrénéens. « On ne peut décider, ailleurs, notre futur. Aujourd'hui nous mettons en place une organisation pour un projet de vie dans notre montagne. Le combat sera long et difficile. »

Dans la foule, il manque un homme, Luis Turmo, ce chasseur, âgé de 72 ans agressé et blessé par l'ourse Hvala le 23 octobre dernier au-dessus du village. Les volets de sa maison devant laquelle on est passé sont clos. On s'inquiète de son état. Marie Hélène, sa fille, qui est dans le cortège confie : « Il a encore mal. Lundi il doit passer un scanner. Il a été très affecté par le fait que certains disent qu'il aurait menti. Mais on ne veut pas polémiquer. On veut, juste, pouvoir vivre dans nos Pyrénées. »

« Long, difficile. »
Tout à l'heure Placa der Haro, à deux pas du brandon que l'on brûle pour la San Juan, Paco nous a glissé : « Il y a l'ours. Mais on sait que le loup arrive. Quelle place, demain, pour l'Homme ? ».

« On a une culture que l'on veut défendre. On ne veut pas qu'on décide pour nous depuis Barcelone, Madrid ou Paris ».

Auteur : Jean-Jacques Dard
Source : La Dépêche du Midi du 07/12/2008

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"En Pirenèu, volem decidir"


En Pirenèu, volem decidir qu'a estat eth lèma escuelhut pes representants deth mon locau e regionau d'Aran e es Pirenèus catalan, aragonés, navarrés, andorran e francés amassadi aué en Les entà pr'amor de preservar "eth dret des persones en desvolopament deth sòn projècte vitau" e entà "possar politiques conservacionistes" entàs activitats ambientaus, sociaus e economiques presentes en territòri, atau coma a referit en nòm d'eri eth sindic d'Aran, Francés Boya.?

En ua trobada plan participada, s'i a signat eth manifèst -qu'a dat nòm ara amassada e ara posteriora manifestacion- per miei deth quau s'inste as institucions dera Union Europèa, er Estat espanhòu, francés e andorran atau coma ara Generalitat de Catalonha entà crear un grop de trabalh qu'abòrde "es factors de conservacion des nòstes montanhes", esvitar "definitivament" es efèctes negatius deth programa LIFE e garantir era activitat ramadèra e des activitats tradicionaus, segontes se recuelh en document (veir adjunh).

Damb aguest esperit e entà que fin finau amassades coma era d'aué devenguen un vertadèr "Senat deth Pirenèu", eth Sindic s'a felicitat pera capacitat de respòsta des congregadi "contra era imposicion des politiques promoigudes des de París, Madrid o Barcelona" qu'acuelh eth territòri, e a emplaçat as representants entà "articular ua estratègia de futur" a trauèrs deth trabalh conjunt ena creacion des grops de gestion territoriau en matèria mieiambientau.

Source : Conseil Général d'Aran du 6 décembre 2008

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700 persones i representants d'institucions es manifesten a Les contra l'ós


Unes 700 persones entre veïns i representants institucionals de l'Aran, Catalunya, l'Aragó i el sud de França s'han manifestat aquest migdia a Les (Vall d'Aran) per reivindicar que es defensi la supervivència dels sector agrari i ramader al Pirineu per sobre de la continuïtat de l'ós bru. La protesta arriba després que el passat 23 d'octubre un caçador va ser atacat per l'óssa Hvala a Les.

Després de recórrer els principals carrers de Les, la marxa encapçalada pel Síndic d'Aran, Francesc Boya, i la resta de representants polítics de la Val d'Aran i les comarques veïnes ha finalitzat davant de l'Ajuntament de Les on s'ha llegit un manifest consensuat entre tots els sectors; caçadors, pagesos, polítics i altres entitats de les dos bandes dels Pirineus.

Abans de llegir el manifest, el Síndic d'Aran ha advertit a les administracions de la Generalitat i dels Governs de Madrid i París que a partir d'ara al Pirineu no existeix ideologia política per reivindicar que es mantingui la presència de les persones i les seves activitats socio-econòmiques per damunt de la presència d'espècies reintroduides com els óssos.

El Síndic ha dit que l'Aran no està d'acord amb el programa Life de reintroducció de l'ós iniciat l'any 1996 sense el consens del territori. Boya ha qualificat aquest programa de fracàs social i ha demanat a les administracions que retornin les muntanyes a la situació d'abans de 1996 per evitar els efectes negatius que la presència de l'ós produeix actualment a les economies dels Pirineus.

El Síndic també ha criticat que no se'ls hagi tingut mai en compte en cap decisió referent als óssos i ha assegurat que si no es fa res perquè la pagesia es mantingui al Pirineu acabarà desapareixent.

El manifest, que ha estat signat per desenes de persones, lamenta que les normes actuals no permeten a pagesos i ramaders defensar-se dels atacs d'óssos i llops als seus ramats i que el pagament de danys, l'única alternativa que planteja actualment l'administració, no és una solució definitiva. El manifest també demana que s'acabin els programes de reintroducció d'espècies de grans depredadors per part de l'estat francès, amb la complicitat dels governs espanyol, català i andorrà.

La manifestació també ha servit per demanar que s'utilitzin els recursos públics a garantir la supervivència de ramaders i de les activitats tradicionals al Pirineu i que en lloc de grups de treball especialitzats en 'óssos i llops' es creï un grup de treball per abordar els factors de conservació de les muntanyes del Pirineu.

Escrit per ACN
Source : Dissabte 06, Desembre de 2008 14:14

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Set-centes persones es manifesten contra l'ós a la Vall d'Aran


El síndic i la resta de participants creuen que el programa 'Life' de reintroducció dels óssos impedeixen el desenvolupament normal de les activitats tradicionals als Pirineus. Es queixen que les lleis ambientalistes impedeixen als pastors i ramaders defensar el bestiar dels atacs d'animals depredadors

Unes 700 persones dels dos vessants dels Pirineus s'han manifestat aquest dissabte a Les, a la Vall d'Aran, per demanar a les administracions que escoltin el territori, que s'oposa a la presència de l'ós perquè, segons els manifestants, "condicioni la manera de viure d'aquestes terres". ??El col·lectiu que es queixa del programa de reintroducció de l'ós reclama que els pagesos puguin seguir fent la seva activitat sense que sigui "condicionada" per les restriccions que comporta la presència de l'espècie protegida. El síndic d'Aran, Francesc Boya, ha considerat "històrica" la jornada d'aquest dissabte, ja que s'hi ha vist "la manifestació més multitudinària del darrer mig segle" a l'Aran.

La marxa ha recorregut els carrers principals de Les, el poble on el 23 d'octubre un caçador va ser atacat per l'óssa Hvala. Entre els manifestants hi havia representants de tots els territoris pirinencs on hi ha l'ós reintroduït, tant els que depenen administrativament de l'Estat espanyol com els que estan sota l'administració francesa.

Boya ha encapçalat la protesta, que ha finalitzat davant de l'Ajuntament de Les, on s'ha llegit un manifest consensuat per tots els sectors: caçadors, pagesos, polítics i altres entitats de les dues bandes dels Pirineus.

Abans de llegir el manifest, el síndic ha anunciat que la marxa d'avui ha demostrat que "en la defensa dels pirinencs solament hi ha una veu i que no hi compta la ideologia política". Boya ha advertit a la Generalitat i als governs de Madrid i París que "a partir d'ara al Pirineu no existeixen ni esquerres, ni dretes, ni centres alhora de reivindicar que es mantingui la presència de les persones i les seves activitats socio-econòmiques per damunt de la presència d'espècies introduïdes com els óssos".

Ha assegurat que l'Aran no està d'acord amb el programa Life de reintroducció, iniciat l'any 1996 "d'esquena al territori". Davant del "fracàs social" del programa, ha demanat a les administracions que retornin les muntanyes a la situació d'abans del 1996.
El manifest llegit argumenta que fins a l'aparició de la legislació ambiental moderna, els ramaders sempre havien pogut defensar els seus animals dels atacs dels llops i dels óssos. I lamenta que les normes actuals els lliguen de mans i que el pagament dels danys, l'única alternativa que planteja actualment l'administració, no és una solució definitiva.

Escriba : AVUI.cat det 06.12.2008 - 17:25 hs

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Unas 700 personas reivindican en el Aran que la presencia del oso no les condicione la manera de vivir


En Les, lugar donde la osa Hvala atacó a un cazador, los manifestantes han pedido voz propia en las decisiones que afecten su territorio

Unas 700 personas han recorrido hoy las principales calles de Les, localidad donde el pasado 23 de octubre un cazador fue atacado por la osa Hvala, para reivindicar poder vivir en los Pirineos y que la presencia del oso no condicione la manera de trabajar de ningún sector. Entre las 700 personas manifestantes había representantes de todos los territorios del Pirineo tanto españoles como franceses con presencia del osos en sus montañas.

La marcha encabezada por el Sindic d'Aran, Francesc Boya, y el resto de representantes políticos de la Vall d'Aran y las comarcas vecinas ha finalizado ante el Ayuntamiento de la localidad, desde dónde se ha leído un manifiesto consensuado entre todos los sectores; cazadores, campesinos, políticos y otras entidades de las dos lados de los Pirineos.

Previo a la lectura del manifiesto, el Sindic ha dirigido unas palabras a los manifestantes en las que les ha recordado que se trata de un día histórico en el que se ha demostrado que en este aspecto, en la defensa de los pirenaicos sólo hay una voz sin que tenga nada que ver la ideología política.

Boya ha dicho que el trabajo que queda por hacer será duró y ha advertido a las administraciones de la Generalitat y de los Gobiernos de Madrid y París que a partir de ahora en el Pirineo no existen ni izquierdas, ni derechas, ni centros; al tiempo que ha reivindicado que se mantenga la presencia de las personas y sus actividades socio-económicas por encima de la presencia de especias reintroducidas como los osos. ??El Sindic ha sido muy duro en sus palabras ha recordado que el Aran no está de acuerdo en el programa 'Life' de reintroducción iniciado el año 1996, hecho "de espaldas en el territorio". El síndico ha recordado que desde entonces "han sido invitados de piedra" y no se les ha tenido en cuenta por ninguna de las decisiones que se han cogido referentes a los osos.

Boya ha dicho que tampoco entiende que no se haga nada para que el campesinado se mantenga en las montañas del Pirineo y no acabe desapareciendo. El Sindic ha dicho que ante el fracaso social del programa Life pide a las administraciones que las montañas vuelvan a la situación de antes de 1996, para evitar definitivamente los efectos negativos que actualmente producen a las economías de los Pirineos la presencia del oso.

El manifiesto, en el que se han adherido decenas de personas, expresa que donde ha habido un pastor con una manada han aparecido el lobo o el oso, pero hasta la aparición de la legislación ambiental moderna, los ganaderos han sabido y han podido defender sus animales de los ataques de los lobos y de los osos. Y lamentan que las normas actuales no les da la oportunidad de defenderse de estos ataques.

El manifiesto también pide que se acaben los programas del estado francés de reintroducción de grandes depredadores, con la complicidad de los gobiernos español, catalán y andorrano.

La marcha también ha servido para pedir que se utilicen los recursos públicos destinados a determinados proyectos que garantizen la presencia de los ganaderos y de las actividades tradicionales en las montañas del Pirineo y que en lugar de grupos de trabajo especializados en "osos y lobos" se cree un grupo de trabajo para abordar los factores de conservación de la cordillera pirinaica .

Source : Lavan guardia du 06/12/2008 avec vidéo de 2 minutes 40

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Set-centes persones es manifesten pels carrers de Les per reclamar la retirada dels óssos brun


Autoritats franceses, catalanes i aragoneses signen un manifest contrari a la presència dels plantígrads a la Val d'Aran

Cinc-centes persones participen des de les 12 d'aquest migdia en una manifestació a Les, a la Val d'Aran, contra la presència de l'ós bru al Pirineu. Primer, diferents càrrecs electes i representants d'institucions de Francça, Aragó, Aran i Catalunya han signat un manifest en contra de la presència de l'ós en que reclamen també la retirada de l'óssa Hvala, que va atacar un caçador el passat 23 d'octubre, precisament en aquesta mateixa població, a Les. Els més de 500 manifestants, vinguts especialment de França, d'Aragó i de diferents indrets de la Val d'Aran, reclaman que es retirin els óssos perquè consideren incompatible la presència d'aquests animals amb l'activitat tradicional agrària i ramadera de la zona.

Source : Sègre.com du 6 décembre 2008

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