Le Préfet des Pyrénées-Atlantiques, de la crise à l'ours

 

A l'occasion de ses voeux pour 2009, le Préfet des Pyrénées-Atlantiques évique en vrac la crise, l'ours et les vautours. Néanmoins il précisequ'il n'y aura pas de lâchers.

 

« Le département sera touché par la crise » Ours et vautours


À l'occasion de ses voeux à la presse, le préfet a balayé les sujets sensibles de l'année à venir. La lutte contre la crise fait office de priorité

«J'évite d'employer le mot crise pour ne pas répandre un sentiment de crainte irraisonnée. Mais notre département sera touché ». À l'occasion de ses voeux à la presse, Philippe Rey, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a dressé la liste des dossiers prioritaires de l'année qui s'ouvre. La situation économique arrive en haut de la pile. Les premiers effets se font déjà sentir. En novembre, le chômage a accusé une subite envolée (plus 12 %) par rapport à 2007. Le taux départemental - 6,4 % reste toutefois en deçà de la moyenne régionale. Philippe Rey a rappelé l'action des comités mis en place pour lutter contre la crise. Comité qui est intervenu dans 40 demandes de médiation entre entreprises et banques (34 ont eu une issue favorable). Les secteurs les plus touchés sont l'immobilier, la construction et la sous-traitance automobile. Quant aux immatriculations de véhicules neufs, elles ont baissé de 10 %. Pour juguler le trou d'air économique il a détaillé quelques mesures d'aides aux entreprises, notamment l'exonération de charges sociales pour les entreprises de moins de dix salariés, l'assouplissement des mesures de chômage partiel et l'augmentation de l'enveloppe pour les emplois aidés. « Notre tâche est de limiter les conséquences de ces difficultés ».

Sur le volet infrastructures, Philippe Rey n'a fait aucune annonce. Les dossiers Nationale 134 comme la Pau-Oloron sont encore au point mort

Lors de cette rencontre, le préfet a évoqué les dossiers agricoles évoquant une année «difficile pour l'élevage». Il a abordé la question de l'ours : « L'objectif de l'État est de maintenir la population. Le comité en charge de la question n'a pris aucune décision. Une réintroduction n'est pas prévue ».

À propos des vautours et de leurs attaques, le représentant de l'État la expliqué réfléchir à la mise en place d'aires de nourrissage «qui permettrait une coexistence avec l'élevage».

Auteur : Xavier Sota
Source : Sud-Ouest du 10 janvier 2009


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