Hvala et ses deux oursons

 

L'ourse Hvala est une femelle importée de Slovénie et lâchée le 17 mai à Arbas en Haute-Garonne. Elle a, globalement, toujours vécue dans le secteur de Melles (Haute-Garonne / Val d'Aran) depuis son arrivée dans les Pyrénées.

 


Le Grand Charnier

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Ours dans les Pyrénées

 

 

Bonjour les petits


Si vous apercevez deux grosses peluches gambadant dans les environs de Melles, vous n'êtes pas victime d'une hallucination. Deux oursons sont venus cet hiver renforcer la population ursine des Pyrénées (1).

Fils de Hvala, une ourse de 5 ans, venue des montagnes slovènes, réintroduite dans les Pyrénées le 17 mai dernier, les deux oursons ont été aperçus avant-hier par l'un des membres du comité de suivi de l'office national de la chasse et de la faune sauvage. « Ils ont été localisés à la longue-vue sur la commune de Melles. Ils se déplaçaient en compagnie de leur mère. C'est la première fois qu'on les observe. » Pour le comité de suivi, il s'agit de l'une des premières sorties de tanière des bébés de Hvala (prononcer Walla). En raison de leur petite taille et de leur poids - 4 à 5 kg - le comité de suivi estime qu'ils sont nés en janvier.

Si, l'année dernière, l'hypothèse d'une gestation de l'ourse capturée au moment du rut avait été avancée, rien n'a permis de la confirmer.

QUI EST LE PÈRE ?
Les oursons sont-ils de père slovène ou pyrénéen ? L'équipe technique en saura davantage lorsqu'elle aura pu prélever des échantillons de crotte ou de poil pour essayer de déterminer le génotype. Ces prélèvements ne sauraient tarder car les oursons ont très envie de faire connaissance avec dame nature. Restés lovés dans la tanière maternelle jusqu'à avant-hier, ils ont été nourris au lait de Hvala. Tétant toujours leur mère, les petits, âgés de trois mois, sont en train de découvrir la nature. Leur nourriture, aujourd'hui toujours constituée du lait maternel, s'enrichit de végétaux et d'insectes.

Pour l'association « Pays de l'ours-Adet », la naissance de ces deux oursons est une excellente nouvelle et « une preuve supplémentaire de la bonne adaptation des ours dans les Pyrénées ». Les animateurs lancent une grande opération « Baptisez les oursons ».

La même opération pour les ours lâchés en 2006 avait permis de récolter plus de 10 000 propositions parmi lesquels les maires des communes de lâcher avaient choisi Palouma (morte accidentellement au mois d'août dernier), Hvala, Balou, Sarousse et Franska, qui elle n'a pas eu de petits.

Les derniers ours des Pyrénées ont presque tous un nom : Papillon, Juliette, Pyrène, Chocolat et Cannelle. En 1996 et 1997, ils ont été rejoints par Ziva, Mellba, Pyros, Boutxy (fils de Melba), Caramelles, Néré. Le fils de Cannelle, dont on est sans nouvelles, et les deux oursons de Hvala devraient eux aussi bénéficier de la tradition du prénom.

Auteur : Martine Cabanne
Source : La Dépêche du Midi du 25 avril 2007

(1)-16 ours en vie

Commentaire

Un article des plus délirants. Parfait exemple de comportement zoolâtre alors que la problématique de la reproduction de ces ours est bien plus complexe.
Une journaliste restée au stade de l'enfance, incapable de prendre de la hauteur, qui pren,d les lecteurs pour des débiles ou des gosses de maternelles. Ce n'est pas avec ce type de comportement que l'ours sera accepté par les populations locales des Pyrénées notamment des éleveurs.
Parles des ours comme des humains, c'est manifestement avoir un problème existentiel. Dans certaines circonstances, l'Etat met en place des cellules psychologiques. La Dépêche du Midi devrait sérieusement y penser.

Louis Dollo, le 26 avril 2007

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Des outils pour les éleveurs


Le groupement pastoral de Melles réunit six éleveurs qui possèdent 1 200 bêtes. Hier après-midi, Francis Ader, leader du mouvement anti- ours, représentait ces éleveurs en tant que membre de la chambre d'Agriculture à une réunion consacrée à ce groupement pastoral. « J'étais avec les techniciens des services de l'État. On a travaillé sur le diagnostic pastoral et de vulnérabilité de l'estive de la commune de Melles pour gérer, au mieux, la présence des prédateurs vu le nombre d'attaques ayant eu lieu l'an passé. Les services de l'État vont faire des propositions financières d'outils : installation de parcs de nuit, mise en place d'un deuxième ou troisième berger, chiens patou, etc. Ce qui est important c'est que ce sont les services de l'État qui prennent en charge la protection des troupeaux. Ce n'est plus aux éleveurs de le faire. On aura, ainsi, la preuve de l'efficacité ou non du dispositif. C'est une expérience. En 2006, on a reconnu, sur ce territoire de Melles 4,5 % de pertes du cheptel dues à l'ours quand, en réalité, les éleveurs ont constaté 9 % de bêtes manquantes. Les années précédentes (N.D.L.R. avant la réintroduction), il y en avait 1 %. Quant à la naissance de ces deux oursons, je ne ferai aucun commentaire. »

Daniel Grand, président du groupement pastoral de Melles constate : « L'an passé mes pertes ont représenté mon revenu d'exploitation annuel. Le berger que l'on avait depuis 3 ans est parti, car dérouté par toutes les attaques. Il faudra reformer quelqu'un. Aujourd'hui, l'arrivée de ces oursons n'est pas une surprise, l'ourse est restée sur place depuis très longtemps. Sa tanière est à 1 kilomètre de chez moi ».

Auteur : Jean-Jacques Dard
Source : La Dépêche du Midi du 25 avril 2007

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Les voeux de bonheur de l'ours des Pyrénées au jeune couple présidentiel


Les militants pro-ours des Pyrénées manient un drôle d’humour people.

L’association ADET qui défend la réintroduction du plantigrade vient d’adresser les vœux de bonheur de l’ourse slovène Hvala à sa marraine Carla Bruni pour son récent mariage avec le président Nicolas Sarkozy.

L’ours est déjà le sujet de quelques vigoureuses frictions en Ariège, Haute-Pyrénées et Haute-Garonne. Dans ces montagnes très largement acquises à la gauche, l’ADET a certainement jugé indispensable d’ajouter une pincée de sel politique sur la plaie.

Auteur : GLv.
Source : Libé Toulouse du 5 février 2008

Commentaire


A ce niveau de "connerie humaine" il risque d'être difficile pour un éleveur de dialoguer avec certaines associations.

Dans le milieu agricole parions qu'il y en a qui ont une vache et un taureau pour les appeler Carla et Nico et envoyer un faire part de baptéme à l'Elysée

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Ours : lancement des patrouilles "Vigie-Hvala"


OPERATION VIGIE-HVALA

Ferus, comme d’autres ONG, a été alarmé par les menaces d’empoisonnement de Hvala et de ses oursons. Elles ont suscité diverses réactions, des courriers aux autorités, des mises en garde de l’Etat et de ses services dont la responsabilité serait engagée si par malheur Hvala était éliminée.

Nous avons décidé de patrouiller volontairement dans la montagne pour contribuer à prévenir un empoisonnement ou des dérangements et des harcèlements comme ceux qui ont fini par coûter la vie à Franska en 2007.

Nous avons attendu de disposer de plus d’une quinzaine de patrouilleurs volontaires pour commencer effectivement. C’est désormais chose faite.

L’ensemble des associations de Cap Ours ont été approchées par Ferus aux fins de monter cette opération. Certaines ont décidé d’en être partenaires, d’autres se sont déclarées intéressées. A ce jour APATURA, le CEA, Pays-de-l’Ours ADET et FERUS fournissent des patrouilleurs et participent au dispositif. Ils espèrent que d’autres le rejoindront rapidement.

Les avantages de cette démarche sont multiples :

  • elle peut contribuer directement à empêcher un empoisonnement en cas de découverte de carcasses suspectes ou de charognards morts, même si c’est très aléatoire.
  • elle peut dissuader certains candidats-braconniers de passer à l’acte.
  • elle montre que le terrain n’est pas abandonné par les amis des ours aux ennemis du plantigrade.
  • elle permettra de recueillir des informations, des données, de nouer des contacts qui seront utiles par la suite, et de mieux appréhender la réalité.
  • elle redonnera bon moral aux adhérents et sympathisants qui penseraient à tort que nous ne travaillons pas directement à la protection des ours.
  • elle est un message adressé aux services de l’Etat et de l’ONCFS qui de leur côté doivent maintenir leur vigilance et leur propre dispositif anti-braconnage.

Les patrouilleurs et le centre de coordination des opérations agissent en fonction d’un protocole d’action dont voici l’essentiel :

Protocole d’intervention

Les volontaires qui participent aux opérations de prévention contre l’empoisonnement de Hvala et ses oursons sont appelés "patrouilleurs". Les personnes qui assurent la coordination des opérations et le contact avec l’extérieur (notamment les autorités et les ONG concernées) sont appelées "vigie".

1) adhérents, sympathisants ou simplement partenaires occasionnels d’une association, les patrouilleurs participent volontairement à l’opération à titre individuel et personnel.

2) les patrouilleurs ont pour objectif de parcourir en véhicule (sur les voies autorisées) et à pied la zone fréquentée par Hvala et ses oursons pour limiter les risques de braconnage, notamment d’empoisonnement. Plus tard et si nécessaire la prévention contre les dérangements volontaires pourra être ajoutée. D’autres ours menacés pourront bénéficier du présent dispositif.

3) en aucun cas leurs actions ne doivent contribuer à déranger les animaux : ils s’engagent à ne pas chercher à observer l’ourse à tout prix et à ne pas affûter à cette fin.

4) les patrouilleurs n’auront pas d’armes à feu sur eux.

5) ils s’efforceront d’agir en bonne intelligence avec l’ETO et tout autre service de l’Etat qui contribuerait sur le terrain au suivi ou à la protection de l’ours. La vigie leur fournira les renseignements dont elle disposera.

6) ils se déplaceront si possible par deux, munis de jumelles et d’un appareil de photo numérique ou d’un portable capable de prendre des photos. Ils en prendront systématiquement une de leurs véhicules en les quittant, même en milieu urbain. Ils photographieront tout élément suspect, sans mettre leur sécurité en péril, carcasses bien entendu, animaux sauvages morts, véhicules inquiétants.

7) ils chercheront des traces d’empoisonnement, cadavres d’animaux charognards, carcasses de bétail, et observeront les allées et venues des hommes dans la zone supposée être celle de la présence de Hvala. Ils noueront contact avec ceux avec lesquels ils estimeront pouvoir dialoguer, et leur diront, si les circonstances leurs paraissent favorables, pourquoi ils sont là. Dans le cas contraire ils seront des randonneurs.

8) ils rapporteront tout incident à la vigie. Ils seront munis des numéros d’appel d’urgence de la gendarmerie et du service départemental de l’ONCFS. S’ils sont en présence d’éléments précis et inquiétants ou douteux (cadavres inexpliqués), ils les appelleront sans délai.

La vigie doit être informée de chaque patrouille (date et lieu supposé) par un mail ou un coup de fil. Elle tient à jour mais ne divulgue à personne le nom de tous les patrouilleurs. Elle est en contact avec les services officiels pour veiller si possible à la coordination des opérations, éviter les double-emplois, et transmettre aux patrouilleurs les dernières informations sur les ours. Elle peut ainsi conseiller aux patrouilleurs certains secteurs.

Elle informe aussitôt les autres patrouilleurs des résultats de la dernière mission, avec sa localisation. Les patrouilleurs peuvent s’informer les uns les autres directement.

Elle tient informé l’ensemble des associations partenaires des missions accomplies et des événements.

L’opération est activée, suspendue, relancée en fonction des informations dont disposeront les associations organisatrices. La vigie a tout pouvoir pour prendre les décisions en cas de nécessité et d’urgence (envoi, rappel de patrouilles).

L’opération est définitivement arrêtée sur décision conjointe des associations partenaires.

Source : Ferus du jeudi 27 mars 2008

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