Résultats des analyses génétiques sur les ours dans les Pyrénées

Les éléments trouvés concernant les ours, tels que poils et crottes, permettent d'en faire une analyse génétique afin d'identifier l'animal. Les délais d'analyse se situent entre 3 et 9 mois selon la date de prélévement. Un tel délai relativise l'intérêt des résultats qui restent purement historiques. Ils n'ont aucun sens pratique pour les habitants des territoires de montagne, les professionnels de l'élevage et les touristes randonneurs. Cette méthode permet, théoriquement, de déterminer de façon certaine le nombre d'ours vivant dans les Pyrénées,.... du moins pour ceux dont les éléments traçables ont pu être prélevés.

La fiabilité des informations transmises est discutée par les associations hostiles aux importations d'ours. Selon elles, toutes les informations ne seraient pas diffusées notamment sur la localisation des plantigrades au point d'avoir créé leur propre réseau d'observations. En est-il de même pour les informations génétiques ? La question mérite d'être posée.

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Ours dans les Pyrénées

 

Commentaire sur les analyses génétiques 2008- 2ème session

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Commentaire sur les analyses génétiques 2009- 1ère session


De janvier 2007 à septembre 2009, seulement 14 ours auraient été individualisés de " façon certaine ". Il s'agirait de :

  • dans le "noyau" occidental, Aspe Ouest, Néré et Cannellito (fils de Cannelle), soit 3 mâles. Néanmoins, des doutes sérieux existent sur le sérieux de l'information concernant l'individu issu de Cannelle. Selon certaines informations, ce serait une femelle et non un mâle. Dans ce cas, reste à déterminer qui est l'individu qui rôde sur la commune de Laruns alors que deux autres se partagent la Navarre et la haute-Soule.
    Les spécialistes ont tendance à dire que le vieil ours Camille serait vraisemblablement mort. Rien ne permet de le prouver. Quant au dernier ours autochtone " Aspe Ouest ", probablement né en 1998, il est reconnaissable à une pelade sur son dos.
  • dans le "noyau" central, Pyros, Ziva, Caramelles, Sarousse, Hvala, une femelle identifiée en 2003 et probablement née en 2002 (fille de Caramelles ??), Bambou et Pollen (filles de Hvala), soit 1 mâle et 7 femelles,
    La majorité de ces ours se trouvent dans le Val d'Aran et l'Alt Anéou (Pallars) en Espagne où ils sont nourris pour éviter la dispersion et les prédations sur les troupeaux. Certains font des incursions en France dans le secteur de Melle (31) et Saint-Lary (09)
  • dans le " noyau " oriental, Boutxy, Balou et un mâle repéré depuis 2005, soit 3 mâles.
    Cette information laisse perplexe. Su Balou est bien vivant, rien ne permet de dire qu'il en est de même pour Boutxy et, depuis le printemps pour l'individu non identifié. A la fin du 1er semestre 2009, il est probable qu'il ne restait plus qu'un seul individu en haute-Ariège. Mais rien ne permet de le prouver comme l'indique une récente enquête de gendarmerie.

    D'autres interrogations…
    L'une des 2 femelles identifiées en 2003, ainsi que l'ourson mâle identifié la même année n'ont plus été individualisés depuis.
    Quant aux 2 ours (probablement un mâle et une femelle) qui aurait hiberné dans le secteur du Viscos au cours de l'hiver 2008-2009, ils sont purement et simplement occultés. Pourquoi ? Et pourtant, ils ont été vu et photographiés.

    Conclusion
    Il est pour le moins aventureux de déterminer avec précision un nombre d'ours. Rien ne permet de le faire. S'il n'en reste que 14 officiellement nous pouvons en conclure que c'est un fiasco comme le constat de 2000 (Cf. rapport final Life).
    Si nous tenons compte des 6 à 9 ours disparus depuis 2006 par accident, mort naturelle ou motifs indéterminés, nous pourrions dire qu'il y a inadaptation de ces ours au milieu ou un biotope inapproprié ou encore une inacceptation sociale. Ce serait également le constat d'un fiasco de ces importations d'espèces qui ne sont pas en danger de disparition.

Louis Dollo, le 24 novembre 2009

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L'ADN donne des nouvelles de la famille


Une femelle de retour, un mâle identifié… Les analyses génétiques précisent l'état actuel de la faune.

Autrefois, les oracles lisaient l'avenir dans les entrailles des animaux… Aujourd'hui, ce sont dans les crottes que les scientifiques arrivent à extraire des tonnes d'informations ! Dans les crottes et dans les poils, où se trouve la carte d'identité de l'animal qui en est l'auteur : l'ADN !

Dans les Pyrénées, la population d'ours est bien sûr sous surveillance. Et les dernières analyses sont plutôt rassurantes : la famille se porte bien : « Avec un bon nombre de femelles, ce qui est rassurant pour l'avenir » estime Alain Reynes.

Les équipes du suivi de l'ours ont donc cette année récolté une petite centaine d'échantillons, dont la moitié étaient exploitables. Cette collecte s'est déroulée entre le début de l'année 2009 et le début du mois de septembre. Ce qui permet aux termes des analyses de se faire une idée assez précise de la position des plantigrades dans la montagne. En tout, les traces de douze ours ont été traitées : » Ce n'est pas l'état de la population, avertit Alain Reynes. Ainsi, on n'a pas l'ADN de Sarrousse ou de Giva, dont on a, par ailleurs, parfaitement repéré la présence ».

En revanche, on a retrouvé la trace d'une femelle qui avait été identifiée pour la première fois en 2003, et née vraisemblablement en 2002. On n'avait plus de nouvelle de cette ourse : peut-être avait-elle émigré vers l'Espagne. Le phénomène n'est pas extraordinaire : on est ainsi resté sans nouvelles de Giva pendant cinq années. En tout cas, on a de nouveau trouvé les déjections de cette femelle du côté du Mont Vallier dans le Couserans. Il s'agit de la fille de Caramelles et de Pyros. Là voilà de retour après exil. On a aussi des nouvelles des oursons de Hvala ? Les plus vieilles, Pollen et Bambou, nées en 2007 ne se promènent plus bras dessus, bras dessous dans le massif. Toutes les deux sont plutôt dans le Val d'Aran, mais Pollen plutôt côté Melles, et Bambou plutôt du côté espagnol.

Par ailleurs, on a bien récolté des déjections des deux autres bébés de Hvala, nés en 2009, mais on n'a pas réussi à déterminer si ce sont des filles ou des garçons.

Enfin, dans le noyau central, on sait désormais qu'il y a un troisième mâle, en plus de Boutxy et de Balou. Un mâle qui n'a pas de surnom, une bête qui avait été repérée depuis 2005, et il s'agit vraisemblablement d'un jeune adulte né en 2001 ou en 2002.

Des analyses qui donc nous permettent de comprendre qui fait quoi dans les Pyrénées, et qui fricote avec qui, qui fait des bébés avec qui… Voilà qui est même un poil indiscret !

Auteur : D.D.
Source : La Dépêche du Midi du 28 novembre 2009

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