En cas de problème : le protocole de gestion d'un ours à problème

 

 

La définition d’un ours à problème a été réalisée sans aucune concertation. Cette définition  relève d’une décision strictement administrative établie par des fonctionnaires de manière autoritaire sans tenir des contextes particuliers de types d’élevages, pratiques pastorales et milieux tels qu’accidentologie du terrain. Pour ces fonctionnaires tout est uniforme à partir de LEUR vision du pastoralisme et souvent très éloignée de la réalité voir des obligations légales des éleveurs telles que le décret d’AOC pour le mouton Barèges-Gavarnie.


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Présentation simplifiée du protocole "Ours à problème"


Si l'ours brun est un animal discret qui évite la présence de l’homme, il peut présenter parfois des comportements inhabituels. Ainsi certains individus au sein d'une population peuvent être amenés à attaquer, de façon excessive, des troupeaux d'animaux domestiques. De même certains individus peuvent présenter parfois un comportement familier et ne plus manifester de crainte par rapport à l’homme. Ce comportement se traduit par une absence de fuite à courte distance, voire une difficulté à faire fuir l’animal. Enfin, dans certains cas l’ours peut se montrer agressif envers l’homme. Ces exemples illustrent la nécessité de disposer d’un protocole d'intervention afin de gérer de telles situations de conflit entre l'ours et l'homme.

Dans le cas de la population actuelle d’ours brun dans les Pyrénées, le protocole d'intervention sur un ours à problème repose sur 5 étapes successives :

  1. mise en évidence et identification de l'ours au comportement atypique,
  2. mise en place, si nécessaire, de mesures de protection préventives adaptées à la situation (clôtures électriques, surveillance nocturne...) et assistance humaine par l’équipe technique ours et les membres du réseau ours brun,
  3. tentative d’effarouchement de l’animal vis à vis des situations où il manifeste un comportement atypique (l’effarouchement consiste à associer le comportement atypique avec une expérience douloureuse pour l’animal grâce à des tirs de balles en plastique),
  4. capture de l’ours pour équipement télémétrique et renforcement de l’effarouchement si celui-ci ne peut être obtenu sans le marquage de l’ours. Le but recherché par la capture et son équipement par un émetteur est de faciliter le repérage ultérieur de l’animal pour mener des interventions répétées plus efficaces,
  5. élimination (par capture ou destruction directe) de l'animal de la population d’ours si le comportement atypique se maintient et dans le cas où l’animal serait particulièrement dangereux ou impossible à isoler.
    En cas de danger immédiat par rapport à l’homme, il est prévu de pouvoir passer directement de l’étape 1 à l’étape 5

    Source : Ours-Ecologie

 

Discussion sur le protocole "Ours à problème" ou nouvelle manipulation ?

En mai 2012, lors d’une réunion publique à la mairie de Luz-Saint-Sauveur, le sous-préfet, accompagné de Pierre-Yves Quénette, chef de projet ours dans les Pyrénées à l’ONCFS, s’étaient engagés, en liaison avec la Préfecture de l’Ariège également confrontée aux questions d’ours, à réviser le protocole « ours à problème.

Au 20 avril 2013, il n’existe pas l’ombre d’une discussion / concertation. Pire encore, la DREAL Midi-Pyrénées tente de banaliser le protocole antérieur à 2009 en l’incluant discrètement dans la stratégie pyrénéenne de valorisation de la biodiversité discutée au niveau du comité de massif. Une manipulation supplémentaire ?


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