Pour une charte pyrénéenne

 

Renouer le dialogue, abandonner les décisions autoritaire, respecter les règles du dévelopement durable, penser en terme de biodiversité et non seulemnt en terme d'une seule espèce comme l'ours, respecter les hommes qui vivent dans le milieu.... ce sont des comportements de bon sens que le Ministre de l'écologie a quelque peu oubliés pour faire plaisir à une poignée d'individus excités et quelques associations à la représentativité locale discutable qui n'ont rien compris aux leçons du passé (voir les conclusions rapport de la DIREN Midi-Pyrénées de 2000).

La mise en place d'une charte pyrénéenne fait son chemin. Il serait souhaitable qu'elle aboutisse car aucune espéce ne peut être protéger et sauvegarder par la force et l'autoritarisme, méthode propre à toutes les dictatures.


Ours : Azavant plaide pour une charte pyrénéenne


Depuis l'annonce de réintroduction d'ours dans les Pyrénées, Georges Azavant, conseiller général du canton d'Argelès-Gazost et président du conseil d'administration du Parc national, ne s'était pas publiquement exprimé. C'est chose faite.

Quelle est votre opinion ?
Le Parc a des missions bien précises : suivi des plantigrades, indemnisation des dégâts causés. Ce sujet a été débattu lors des séances du conseil d'administration, prouvant que les positions de ses membres étaient divergentes, voire opposées. Je m'exprime en tant qu'élu cantonal, mes propos n'engageant en rien le Parc national. J'ai un sentiment d'amertume face à cette décision. Une opportunité a été gâchée. Le dialogue avait été renoué. L'IPHB, institution patrimoniale du Haut-Béarn, actait la réintroduction de deux ourses, l'ensemble des partenaires locaux y adhérant. L'État avait un interlocuteur identifié et la visite du ministre en vallée des gaves laissait augurer d'une suite favorable, bien que des points de litige subsistent encore. Cette réintroduction de cinq ourses est venue détruire ce fragile équilibre, donnant raison à ceux qui, pensant que les dés étaient pipés et que la décision finale tombera toujours d'en haut, pratiquent la politique de la chaise vide.

Que préconisez-vous ?
Il aurait été plus cohérent, suite à une concertation avec les acteurs locaux, d'effectuer une réintroduction progressive avec un suivi des comportements. Cette précipitation va créer des situations dangereuses, dramatiques. L'espace montagnard n'a pas été véritablement abordé. Les zones de moyenne montagne se ferment et les pâturages d'altitude sont envahis d'espèces parasites.

Comment renouer le dialogue ?
Il faut abandonner les prises de décisions autoritaires non négociées, bien phaser les étapes de réintroduction privilégiant la protection des personnes et respecter les intérêts économiques, prendre en compte les problèmes de l'espace montagnard avec mise en place de mesures d'accompagnement pour l'agropastoralisme : commercialisation des produits, aides au maintien ou à l'extension de la propriété foncière. Il est grand temps de comprendre que seul un dialogue constructif débouchera sur une charte de la montagne pyrénéenne qui débloquera la situation.

Propos recueillis par Philippe Champion.
Article paru le 09/02/2005
Source : La Dépêche du Midi

Commentaire sur les propos de Georges Azavant


Quoique Président du Parc National des Pyrénées, Georges Azavant a toujours eu tout faux en matière d'ours.

Alors que la direction du Parc et ses personnels se tenaient à l'écart des débats et des implications directes à cette opération d'importation d'ours de Slovénie par ailleurs critiquée par son Comité Scientifique, le Président a toujours souhaité un renforcement de deux femelles en Béarn. Début 2009, dans des réunions sur son canton, selon certains élus, il allait jusqu'à annoncer l'opération imminente.

Mai 2009, nous apprenons que ce projet est en cours d'abandon par le Ministère de l'Ecologie.
Tout au long de cette affaire, il aura toujours été à contre courant des réalités.

Louis Dollo, le 15 mai 2009

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Conclusions du rapport final LIFE 2000 (voir le rapport complet)

Les conclusions de ce rapport sont claires. Le traitement du dossier par le Ministre Lepeltier est édifiant d'incompétence et d'incapacité à se sortir du dogme autoritaire des écolos basiques de la rue.
Un seul mot : lamentable !

Le programme LIFE a permis de réintroduire 6 ours dans les Pyrénées. Si cette réintroduction est encourageante du point de vue biologique, elle a entraîné de fortes oppositions de la part du monde pastoral et des élus locaux.

Le principal reproche réside dans l’absence de consultation et le manque de concertation préalable auprès des populations locales.

L’objectif affiché à ce jour par le ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement est de rétablir une population viable dans les Pyrénées.

Face à un climat social difficile, il a été décidé pour les deux années à venir (2001-2002) de maintenir à la fois l’ensemble des mesures de prévention et d’accompagnement pour les éleveurs, le dispositif de suivi et de gestion de la population d’ours et déléguer la gestion de ces mesures au plan local.

Pendant cette même période, il s’agit de reconstruire un processus de dialogue et de concertation avec l’ensemble des acteurs locaux autour du thème de la restauration et la conservation de l’ours brun dans les Pyrénées. Il s’agit plus précisément de définir les conditions dans lesquelles une réintroduction peut se faire avec succès au bénéfice des populations locales et permettre une meilleure cohabitation entre l'homme et l'ours.

Ce processus doit conduire à la rédaction d’un document largement concerté pouvant comporter
plusieurs scénarios (arrêt de l’opération et retrait des individus, maintien de la population d’ours existante, réintroduction d’autres individus) et la définition des mesures nécessaires à leur application.

Ce document servira de base à l’organisation d’un débat public sur les conditions d’un projet de restauration de l’ours brun dans les Pyrénées.

Il sera nécessaire pendant la période 2001-2002 que l'Etat affiche et rappelle ses objectifs :

  • le premier qui s'impose à l'Etat , c'est la conservation de l'espèce et de ses habitats et plus largement de la biodiversité particulièrement remarquable sur ces territoires. Les engagements de l'Etat sont à cet égard nationaux, internationaux et communautaires,
  • le deuxième est le choix de développement local durable qui constitue un réel enjeu
    économique ainsi que certaines régions en Europe ou dans le monde l'ont démontré.

Source : DIREN Midi-Pyrénées Lire le rapport complet (pdf)
Voir également le bilan des actions de 1997 à 2000 (pdf)

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