Renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées

 

La souche d'ours des Pyrénées s'est virtuellement éteinte par l'arrivée d'ours de Slovénie en 1996 et 1997. La date de l'extinction totale a été "avancée" par la mort prématurée de Cannelle, la seule ourse de souche purement pyrénéenne. Au 1er décembre 2004, il ne resterait que deux males purement de souche pyrénéenne. Nous ne pouvons donc plus parler aujourd'hui d'ours DES Pyrénées mais d'ours DANS les Pyrénées par l'introduction (et non ré-introduction puisqu'il s'agit d'un apport nouveau) d'ours de souche extérieure aux Pyrénées. Nous parlerons donc de "renforcement" de la population d'ours dans les Pyrénées.

Les forums sur l'ours

Renforcement de la population d'ours à partir de 2005
Avant la consultation / concertation
Grande consultation nationale sur le renforcement de la population d'ours bruns dans les Pyrénées
A partir de la consultation / concertation


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées
Renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées en 2006

 
 

 

Communiqué de Monsieur Jean Daubigny, Préfet coordonnateur du massif des Pyrénées


Monsieur Jean Daubigny, préfet coordonnateur du massif des Pyrénées, a annoncé la façon dont il compte conduire la concertation sur les modalités de mise en œuvre du renforcement de la population d’ours des Pyrénées décidé par le gouvernement et annoncé par le ministre de l’écologie le 13 janvier 2005.

La concertation aura lieu du 11 février à la fin avril. Un dossier propose les dispositions techniques et laisse largement ouverte la discussion sur les mesures destinées à rendre compatible la réintroduction des ours avec le maintien et le développement des activités humaines. Ces mesures poursuivrent trois objectifs principaux :

  • soutenir les activités qui sont confrontées à un impact direct de l’ours : élevage et agriculture,
  • accompagner la limitation des impacts de certaines activités sur la préservation de l’ours : gestion forestière et chasse,
  • soutenir des activités pouvant valoriser la présence de l’ours : tourisme, artisanat et développement économique plus général.

Une concertation spécifique sera organisée avec les professions concernées sur les activités pastorales et forestières. Elle débouchera sur des premières propositions qui seront exposées le 15 février et incluses dans la concertation générale.

Les maires et conseillers généraux de l’ensemble du territoire concerné de la montagne seront invités par les sous-préfets d’arrondissement à débattre des mesures à proposer. Les parlementaires du massif, les présidents des conseils généraux, les responsables des chambres d’agriculture et des activités pastorales, forestières, touristiques, cynégétiques, et d’associations seront sollicités par M. Alain Escafre, ingénieur général du génie rural, des eaux et des forêts et M. Eric Binet, chargé de mission à l’inspection générale de l’environnement. Le comité de massif, les comités départementaux de gestion de l’espace montagnard seront saisis par les préfets des propositions contenues dans le dossier de concertation. Les fédérations de chasseurs et les associations de protection de la nature seront invitées à débattre par le directeur régional de l’environnement de Midi-Pyrénées. Le comité scientifique du parc national des Pyrénées et le conseil national de protection de la nature se prononceront sur le dossier. Une démarche d’écoute d’habitants des Pyrénées sera réalisée, entre autre, au moyen du présent site Internet du 15 février au 15 avril (rubrique "Votre avis nous intéresse").

A l’issue de cette démarche concertée avec les acteurs locaux sera établi un plan de restauration global, intégrant les aspects biologiques (origine des ours, procédures techniques, sanitaires et administratives, lieux de lâchers…) et l’ensemble des mesures d’intervention économique et sociale enrichies par la concertation. Il sera présenté en juin à l’ensemble des comités, commissions et groupes de travail mentionnés ci-dessus.

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Extinction totale "avancée" de la souche d'ours des Pyrénées


Je sais que l'expression ci-dessus va choquer. Mais il faut parler vrai et regarder la réalité en face.

Cannelle était la seule ourse (femelle) à être de souche pyrénéenne. Il reste également deux mâles. Cette femelle avait dans les 16 ans environ et été suité d'un ourson issu de relations avec un ours de souche slovéne.
Déjà sa descendance n'était plus purement des Pyrénées même si biologiquement les différences ne sont pas significatives (aspect que nous ne contestons pas). Compte tenu de son âge, cette ourse aurait au mieux, pu avoir une autre portée. Il est peu probable qu'elle ait pu assurer une descendance au-delà de 2009.
S'il est incontestablement regrettable que Cannelle ait été tuée en novembre 2004, ce n'est pas ça qui remettait en cause la disparition de la souche pyrénéenne. Cette souche était virtuellement déjà disparue.
Nous pouvons donc dire que la disparition totale de la souche d'ours des Pyrénées a été avancée dans le temps mais c'était un avenir qui était garanti. Dire le contraire relève du lobbying ou de la propagande par définition de mauvaise foi.

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Les élus boycottent une réunion de concertation


Aujourd'hui 8 mars 2005 à Toulouse, les cinq élus socialistes de Haute-Garonne, membres du Comité de Massif des Pyrénées, ont annoncé mardi leur refus d'assister à une des réunions de concertation prévues par l'Etat au sujet de la réintroduction d'ours dans les Pyrénées avant que l'Association Nationale des Elus de la Montagne (ANEM) ait rencontré le gouvernement.
Le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, a proposé le 13 janvier une "concertation approfondie" pour accompagner le doublement d'ici trois ans de la population d'une quinzaine d'ours bruns subsistant dans les Pyrénées.

Ours: des élus du comité de massif boycottent une réunion de concertation


Cinq élus socialistes de Haute-Garonne, membres du Comité de Massif des Pyrénées, ont annoncé mardi leur refus d'assister à une des réunions de concertation prévues par l'Etat au sujet de la réintroduction d'ours dans les Pyrénées avant que l'Association Nationale des Elus de la Montagne (ANEM) ait rencontré le gouvernement. Le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, a proposé le 13 janvier une "concertation approfondie" pour accompagner le doublement d'ici trois ans de la population d'une quinzaine d'ours bruns subsistant dans les Pyrénées. Le Comité de Massif, organe consultatif regroupant des élus, des associations et des organismes socioprofessionnels, a exigé dès le début février des réponses précises sur "les communes concernées (...) l'effectif maximum d'ours et les mesures de régulation prévues (...), les mesures prévues pour assurer la sécurité de tous les utilisateurs de la montagne (...) les moyens humains et financiers pour prévenir les prédations, indemniser les surcoûts de travail (...)". De son côté, l'ANEM a alors indiqué qu'elle ne participerait pas à la concertation en l'absence de réponses aux questions du comité de massif. Jean-Louis Idiart, député socialiste du Comminges (Haute-Garonne), explique mardi dans un communiqué cosigné par 3 conseillers généraux du département et un conseiller régional qu'une délégation de l'ANEM "va être reçue par le ministre de l'Intérieur Dominique de Villepin et ses collègues Serge Lepeltier et Dominique Bussereau, ministre de l'agriculture" sur ces "inquiétudes des populations pyrénéennes". "Il ne nous paraît pas convenable d'assister" avant cette rencontre à la réunion de consultation prévue le 10 mars à Saint-Gaudens, précisent les signataires. L'association "Pays de l'ours-Adet" s'est au contraire réjouie la semaine passée d'un sondage IFOP relevant 77% des habitants d'Ariège, Haute-Garonne et Hautes-Pyrénées favorables à l'introduction de nouveaux ours. Elle a appelé les élus locaux à "participer constructivement à la concertation lancée par l'Etat".
Source : France 3

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Béarn : tentative de dialogue

OURS. -- A l'initiative de l'Etat, la question du renforcement de la population devrait faire l'objet de trois réunions d'ici à fin avril

L'Etat tente de renouer le dialogue avec les élus : Patrice Sanchez

Les relations entre l'Etat et les élus locaux avaient pris un coup de froid à l'annonce, par le ministre de l'Ecologie, de la réintroduction, cette année, de cinq ours à l'échelle du massif. A ce jour, rien ne permet de parler de redoux. Mais le sous-préfet d'Oloron, Claude Gobin, reste optimiste. Il prépare l'organisation de trois réunions dans le but de renouer le dialogue avec le terrain et de préparer les conditions et les lieux d'implantation du renforcement de la population ursine. Ces rencontres se dérouleront d'ici à la fin du mois d'avril. Le calendrier n'a pas été, à ce jour, rendu public. « J'ai absolument tenu à mettre sur pied trois réunions et non pas une seule comme dans les autres zones concernées », commente le représentant de l'Etat. « Je rappelle que dans ce dossier, aucune décision n'a été prise à l'avance. Personne ne peut dire ce qu'il va se passer dans les Pyrénées-Atlantiques. Il est prévu cinq ours dans les Pyrénées. Reste à définir les lieux où ils se trouveront. »

Concertation. Faut-il y voir un signe d'ouverture ? Le sous-préfet d'Oloron n'a pas oublié les conclusions partagées le 8 décembre dernier par les membres de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn. A cette date, l'arrivée de deux ourses en Béarn avait été retenue. Mais le 18 janvier, en réponse au ministre, l'instance de décision de l'IPHB choisissait plutôt de se « désolidariser » et laissait le soin à l'Etat « d'assumer seul ».
« L'IPHB ne souhaite pas participer à cette phase de renforcement. Il faut quand même la préparer, observe Claude Gobin. C'est l'objet de ces réunions de concertation. Et, j'insiste, tout doit se dérouler d'un commun accord. On ne peut rien faire les uns sans les autres. »
Trois étapes sont prévues. D'abord, dans chaque vallée, la rencontre de l'ensemble des élus. Puis une nouvelle rencontre axée sur les mesures d'accompagnement. Enfin, une réunion de synthèse qui aura vraisemblablement lieu à Oloron, avec l'ensemble des acteurs (élus, associations de protection de l'environnement, chasseurs, bergers...). Le résultat de ce travail sera remis au préfet de région chargé du dossier.

Source : Sud-Ouest du 10 mars 2005
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Une réaction à la concertation

Ca y est j'ai déversé toute mon opinion sur le site ours.

En soulignant plusieurs fois que les internautes sont plutot des citadins et non des bergers pratiquant la montagne (terrain difficile, accidenté....)
En leur disant que j'espèrai qu'ils vérifieraient la proportion d'élèveurs ayant répondu avant de pondre un rapport.
En déplorant qu'au Pays Toy on ne peut se joindre à laconcertation faute d'ordinateur et de connexion internet

Na, non mais

Et puis j'ai dit que je voulais une réseve pour nounours et que je puisse aller en haut de l'Agnouède sans avoir peur..

Signé C.C. fille d'un éleveur du Pays Toy enseignante dans le nord de la France

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Réintroduction de l'ours: début de la concertation en Pyrénées-Atlantiques


Le processus de concertation des élus et acteurs locaux concernés par le plan de réintroduction de l'ours a débuté mercredi dans les Pyrénées-Atlantiques avec une première réunion à Aramits, a indiqué à l'AFP le sous-préfet d'Oloron Sainte-Marie, Claude Gobin. Le plan ours dévoilé en janvier par le ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier, à la suite de la mort de l'ourse Cannelle tuée par un chasseur, prévoit de doubler d'ici trois ans la population d'ours bruns dans les Pyrénées. Il a suscité de fortes réactions négatives dans le département chez les élus et agriculteurs de montagne. "Il ne s'agit pas d'une fausse concertation mais il doit y avoir un véritable dialogue sur les modalités d'introduction et sur le plan de soutien à l'économie de montagne qui accompagne ce programme", explique le sous-préfet en charge du dossier au niveau départemental. Quatre réunions sont prévues d'ici au 4 avril en Pyrénées-Atlantiques à l'issue desquelles un rapport sera remis par M. Gobin au préfet de la Région Midi-Pyrénées, Jean Daubigny, chargé de coordonner la concertation à l'échelle du massif. "L'objectif est d'être plus proche des élus et de ne pas se couper des problèmes de terrain", explique encore M. Gobin, joint par téléphone. Cinq ours seraient lâchés en 2005 dans les Pyrénées si le temps et les conditions le permettent. Les lieux de réintroduction n'ont pas encore été fixés. Ce choix sera notamment fonction du degré d'acceptation local, assure M. Gobin. Pour le département, "la réintroduction d'un ours seraient déjà bien", estime encore le sous-préfet alors que l'organisme en charge du dossier jusqu'en décembre, l'Institution patrimoniale du haut béarn (IPHB) avait préconisé l'introduction de deux ourses dès cette année pour renforcer une population réduite localement à quatre ours mâles.

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La concertation dans les Pyrénées-Orientales


Pas d'articles de presse et pas d'informations sur le site gouvernemental décidément bien en panne depuis quelques semaines...

Il nous a été rapporté par un "spécialiste" (encore que selon lui le terme est exagéré) que dans les Pyrénées-Orientales (Réunion de Font-Romeu), ça a été pire (Cf les Pyrénées-Atlantiques) :

  • Les syndicats agricoles se sont invités
  • Les responsables politiques (maires, etc...) sont partis avant même les débats.
  • Le Préfet dit que de toutes façons l'Etat va passer en force malgré ce genre de comportement plus que puéril...
  • Des élus disent (SIC) "quand il n'y aura plus que des Ours en Cerdagne, il n'y aura plus d'Homo sapiens" (on se demande bien où sont les sapiens)...
  • Conclusion : laissons empirer les choses, c'est mieux pour la politique...

Nota : le terme de "spécialiste" est effectivement exagéré "puisque aucun vrai spécialiste international de l'Ours n'a été consulté - cf Tony Clevenger)". A noter également que le Comité scientifique du Parc National des Pyrénées n'a pas été consulté, selon son président André Etchélécou.

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Concertation édifiante en vallée d'Aure


Nous apprenons que seuls quelques élus de la vallée ont été conviés à une réunion. Enfin... ce n'est pas tout à fait exact... seuls quelques élus ont reçu la convocation. Les autres... une perte de La Poste, sans doute...

Affaire à suivre... mais néanmoins il apparaît de curieuses méthodes d'exercice de la démocratie dès qu'il s'agit de l'ours comme les méthodes employées par BVA.
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Une concertation déconcertante dans les Hautes-Pyrénées

COHABITATION. RÉUNION DE CONSULTATION À L'AÉROPORT TARBES-LOURDES-PYRÉNÉES DANS LE CADRE DE LA RÉINTRODUCTION DU PLANTIGRADE.

Depuis plusieurs semaines, l'État «teste» les réactions de la population locale en vue d'une prochaine réintroduction de l'ours dans les Pyrénées. La préfecture de région a chargé la mission d'animation des agrobiosciences, un organisme scientifique proche de l'INRA, à Toulouse, d'organiser une série de «réunions de concertation» sur l'ensemble du massif pyrénéen dont une à l'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées. Mais il ne s'agissait pas d'un débat pour ou contre la réintroduction de l'ours. Le ministère de l'Écologie, qui a annoncé officiellement sa décision de réintroduire des ursidés sur la chaîne, est passé à l'étape suivante : comment faciliter la cohabitation entre la population locale, les activités de montagne et le plantigrade ? Trois réunions ont eu lieu courant mars : à Lavelanet, pour les Pyrénées-Orientales, la Haute- Ariège et l'Aude, à Aspet pour la Haute-Garonne, le Couseran et la partie Est des Hautes-Pyrénées et à l'aéroport de Tarbes-Lourdes-Pyrénées pour le reste des Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Atlantiques.

«LE SUJET ETAIT POSÉ D'EMBLÉE»
Mais les participants à ces trois réunions ont été soigneusement choisis ce qui ne semble pas du goût de tout le monde, notamment en pays Toy. C'est l'institut de sondage BVA qui a été mandaté pour «sélectionner» «un panel représentatif (agriculteurs, professionnels du tourisme, étudiants, ouvriers, infirmières, médecins, enseignants, artisans, etc.) de 80 personnes du secteur montagne.

Répartis par table de 10 personnes dans la plus grande salle de l'aéroport, les heureux élus ont été invités «à formuler des propositions pour améliorer le dispositif d'accompagnement du programme de réintroduction de l'ours», selon la préfecture de région.

Jacques Pélegry, du camping Pyrénévasion, à Sazos, et ancien éleveur, a été convié à la réunion : «Le sujet était posé d'emblée : proposer des mesures d'accompagnement à la réintroduction de l'ours. Mais à part les indemnisations déjà existantes et le gardiennage des troupeaux avec les chiens patou, on tournait un peu en rond. Si on avait la mauvaise idée d'exprimer son opposition à la réintroduction de l'ours comme je l'ai fait, on était rapidement recadré par les animateurs de la réunion». Ancien élu du pays Toy, René Prissé a également répondu à l'invitation de BVA : «On pouvait s'exprimer librement pour ou contre la réintroduction de l'ours. Mais on voyait bien que la décision était déjà prise. Moi j'ai proposé la création d'un parc animalier sur toute la chaîne, bien clôturé afin d'éviter le dégât sur les moutons».

La préfecture de région assure que l'État accordera une attention particulière aux propositions de la population locale pour mettre en œuvre ses mesures d'accompagnement. Mais comment va-il convaincre ceux qui ne veulent pas de l'ours ?
Cyrille
Article paru le 18/04/2005
Source : Dépêche du Midi

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Deuxième réunion transpyrénéenne sur l'ours brun


Une deuxième réunion de responsables de l'environnement des pays et régions transpyrénéens concernés par le renforcement de la population d'ours bruns a eu lieu mercredi à Toulouse, avec pour optique la rédaction d'un mémorandum commun en juin prochain, ont annoncé les participants lors d'un point de presse. Une série d'actions franco-hispano-andorranes portant notamment sur les modalités de gestion de la chasse, et la sensibilisation des populations à la présence de l'ours sera proposée à la signature des trois gouvernements, a expliqué Philippe Sénégas, directeur régional de l'environnement en Midi-Pyrénées. Ces rencontres, auxquelles ont participé des responsables des régions espagnoles de Catalogne, Aragon, Navarre et du Val d'Aran, interviennent après l'annonce, faite le 13 janvier par le ministre de l'Environnement Serge Lepeltier, du "plan ours" à la suite de la mort de l'ourse Cannelle tuée par un chasseur dans les Pyrénées-Atlantiques. Ce plan, qui a suscité de fortes réactions négatives chez les élus et agriculteurs de montagne, prévoit de doubler d'ici trois ans dans les Pyrénées la population d'ours bruns, estimée à une quinzaine d'individus. Intervenant à la réunion de Toulouse, Jon Swenson, expert norvégien auprès de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a indiqué que la réintroduction de l'ours "pose plus de problèmes si elle intervient dans des zones où il a complètement disparu". Interrogé sur la survie de l'ourson de Cannelle, vu pour la dernière fois, âgé de 10 mois, le 23 décembre 2004, ce spécialiste a précisé que le seuil à partir duquel les oursons orphelins survivaient seuls était d'environ 7 mois.

NDR : une première réunion avait eu lieu à Vielha dans le Val d'Aran

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Entretiens du 25 avril entre parlementaires et ministres


Ours : rien de nouveau après la visite des parlementaires aux ministres - Plusieurs parlementaires du massif pyrénéen, dont Chantal Robin-Rodrigo (PRG) et François Brettes, président de l'association des élus de montagne (ANEM) ont rencontré hier soir, à Paris, Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture et Serge Lepeltier, ministre de l'Ecologie ainsi que la directrice de cabinet de la ministre déléguée de l'Intérieur sur la question de l'ours. Commentaires de Chantal Robin-Rodrigo : "Si M. Bussereau comprend tout à fait les difficultés des éleveurs, M. Lepeltier nous a indiqué que la décision de réintroduction était déjà prise et que la concertation, actuellement en cours, portait exclusivement sur les modalités de compensation. C'est seulement à l'issue de cette concertation qu'il souhaite faire le point. Une date de rencontre a été fixée au 15 juin prochain". Haut de page

 

Le ministre tient bon

Les élus pyrénéens étaient reçus hier au ministère de l'environnement pour faire fléchir Serge Lepeltier. Ils devront repasser.

Les Béarnais étaient allés chercher une reculade du ministre de l'écologie. Ils n'ont rien obtenu. Pire, Serge Lepeltier s'est montré plus déterminé que jamais. Son plan de renforcement de la population d'ours bruns dans les Pyrénées n'est absolument pas remis en cause. « Nous sommes extrêmement déçus », a confié Louis Althapé, maire de Lanne-en-Barétous et président départemental de l'Association nationale des élus de montagne (ANEM) au sortir de la réunion. « Nous avons discuté très longuement avec le ministre, une heure et demie. C'était très courtois mais il s'est montré déterminé. »
Jean Lassalle n'est pas très surpris. « Cela ne m'étonne qu'à moitié, mais je pensais quand même qu'il tiendrait compte des réunions de concertation qui se sont déroulées. Nous lui avons dit que le climat s'était terriblement dégradé sur le terrain. J'attendais un bémol, mais rien n'y a fait. »

Pas de réponses précises. Le seul doute du ministre est venu sur la question de la sécurité et de la responsabilité des maires en cas d'accident. D'après les élus présents, Serge Lepeltier a avoué que des points d'interrogation demeuraient. Pour le reste, il n'a pas varié ce qui a le don d'agacer François Maïtia, conseiller régional et maire d'Ispoure (canton de Saint-Palais) qui faisait partie de la délégation. « Moi, j'attendais des réponses plus précises sur les mesures d'accompagnement. On ne sait même pas s'il aura les moyens de son plan. C'est décevant, j'ai l'impression que le ministre ne mesure pas l'état de colère qui existe chez nous. » Les élus n'ont même pas obtenu le moindre soutien de Dominique Bussereau, le ministre de l'agriculture présent à la réunion.

En Béarn, les rendez-vous se poursuivent. Demain, le sous-préfet d'Oloron Claude Gobin fournira son analyse aux deux inspecteurs généraux des ministères de l'écologie et de l'agriculture qui sont en tournée dans la région. Ils sont également attendus à l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn.

Une nouvelle rencontre entre le ministre et les élus devrait ensuite avoir lieu à la mi-juin. « S'il n'y a pas de remaniement ministériel », conclut Jean Lassalle, ne se privant pas d'ajouter que la position du ministre hier n'est peut-être pas sans rapport avec la prochaine échéance électorale : le referendum sur la Constitution européenne le 29 mai. « Il a besoin des voix du oui en ce moment ! »
Auteur : Odile Faure
Source : Sud-Ouest

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Le Président de la fédération des chasseurs des Hautes-Pyrénées...


Jean-Marc Delcasso, président de la Fédaration des Chasseurs des Hautes-Pyrénées, prend clairement position avant l'assemblée générale qui aura lieu samedi au parc des expositions de Tarbes : il est opposé à toute réintroduction de l'ours, quelque soit leur origine. Haut de page

 

Ours, quel flot de paroles pour lui !


"Bien sûr, la conférence sur la biodiversité qui s'est tenue à Paris, en janvier, était utile parce qu'il faut parler de son érosion, l'évaluer, constater la tendance à la dégradation continuelle… En France, on se polarise sur une ou deux espèces emblématiques : l'ours et le loup, qui cachent la situation alarmante de beaucoup d'autres espèces. En tout cas, l'ours fait couler beaucoup d'encre et de salive depuis longtemps, et cela s'est accéléré depuis la mort de la dernière ourse de souche pyrénéenne.

"L'Etat s'est récemment empressé d'annoncer le doublement de la population d'ours, qui passerait ainsi d'une quinzaine à une trentaine d'individus… Et tant pis si le Béarn avait décidé d'en accepter deux après de longues années de concertation locale… (position qui méritait d'être saluée !). Alors pas étonnant que les relations entre l'Etat et certains élus des Pyrénées-Atlantiques soient devenues glaciales. L'organisation de réunions semble ne rien y changer et on assiste à une guerre de tranchées.
Finalement l'Etat va prendre, cette année, la responsabilité de lâcher 5 ours sur la chaîne des Pyrénées sans le soutien de l'IPHB, l'Institution Patrimoniale du Haut Béarn qui regroupe 16 communes… une situation assurément inquiétante, l'ours ayant besoin d'un accueil favorable.

"La population ursine pyrénéenne réduite à quatre mâles ne peut transmettre ses gènes si aucune femelle n'est fécondée. Peut-on compter sur l'hypothétique attraction des femelles lâchées bien loin des mâles, pour que des oursons naissent et perpétuent l'espèce ? Pourtant Jon Swenson, expert norvégien auprès de l'Union mondiale pour la nature, estime que la réintroduction de l'ours est plus aisée dans une zone où il n'a pas disparu. Mais un lâcher de deux ourses dans le Béarn est-il encore envisageable ?

"Il faudrait une médiation, un médiateur qui comprenne les opposants à l'ours, ceux qui vivent dans la montagne des métiers manuels difficiles. Un médiateur qui sache dire que l'ours n'est pas la seule espèce à sauver ; qu'il faut sauver les bergers et leurs troupeaux, ... et l'ours, et toutes les espèces qui contribuent à l'identité des Pyrénées, lesquelles ne sont ce qu'elles sont que parce qu'il y a eu des hommes et des ours."

Louisa Mathelin
Source : Univers Nature

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Ariège - Pyrénées : L'ours, une chance ou une calamité


Répondant à l'invitation du Conseil de Développement du Pays Couserans, présidé par Paul Rogalle et du collège "Ressources naturelles et espaces", représenté par Gabriel Fauré un important auditoire réuni salle Max Linder, a débattu sur le thème " réintroduction de l'ours, chance ou calamité ". Ce débat animé par Amélie Chaoui et Jean-Louis Péguilhan faisait suite à la décision du ministère de l'écologie de réintroduire dans les Pyrénées centrales quinze ursidés en trois ans. Cinq femelles devraient être lâchées dés septembre 2005. Pour Etienne Dubarry de l'office National de la chasse et de la faune sauvage, l'objectif de l'Etat vise à obtenir d'ici 2 008 une population de 30 ours. Chaque animal sera équipé d'un système GPS, permettant plusieurs localisations journalières et d'un dispositif classique pour prévenir les utilisateurs du milieu. Vu les moyens physiques dangereux dont dispose l'ours, il a été précisé que l'Etat serait seul responsable en cas d'accident. Les chasseurs, forestiers, bergers et éleveurs, venus en masse, ont manifesté, parfois de façon bruyante mais bon enfant, leur désarroi face à cette " réintroduction autoritaire ". Rappelant à plusieurs reprises le combat des anciens, ils mettent en doute la volonté des pouvoirs publics de maintenir l'agriculture de montagne. André Rouch, président de la fédération pastorale a, au terme de son intervention, exprimé la crainte de voir un jour les pâturages sans berger ni troupeaux. Cependant des éleveurs ont insisté sur l'importance de la biodiversité et souhaité que chaque agriculteur puisse vivre du produit de son exploitation De leur côté, les écologistes ont mis en exergue l'ancienneté de l'ours par rapport à l'homme et son caractère emblématique, précisant que selon un sondage de l'IFOP, une majorité d'Ariégeois était favorable à la réintroduction.

Article paru le 29/04/2005
Source : La Dépêche du Midi

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Les élus fâchés du plan ours


Les délégués de l'Association nationale des élus de montagne (Anem) se disent déçus après leur rencontre avec le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, qui reste ferme sur le nombre d'ourses qu'il entend introduire. Le plan ours, dévoilé après la mort de l'ourse Cannelle en janvier, prévoit de doubler d'ici à trois ans la population d'ours bruns dans les Pyrénées. Les élus n'hésitent pas à parler d'oukase du ministre et craignent la fermeture de l'accès à la montagne pour la population.

Source : vendredi 29 avril 2005 (Liberation)

Des bergers plutôt que des ours


Une délégation de la fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles, des jeunes agriculteurs, de la fédération nationale ovine et de l'assemblée permanente des chambres d'agriculture, a rencontré le directeur de cabinet auprès du ministre de l'agriculture. Face à la décision des pouvoirs publics de reporter au printemps prochain les premiers lâchages d'ours, les représentants de la délégation ont estimé « qu'il était impératif que le gouvernement utilise ce nouveau délai pour « tirer toutes les conséquences d'une politique de réintroduction d'un prédateur qui conduirait à l'abandon de tout un pan de l'élevage dans le massif. »

Source : La Dépêche du Midi du 28 juillet 2005

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Pas plus de 5 ours (2 août 2005)

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Au sujet de la réintroduction de l'ours dans les pyrénées, dont son prédéceseur avait annoncé que la population actuelle (14 à 18 ours) serait portée à "une trentaine d'ours dans les 3 ans", elle a indiqué pour sa part que l'"on ne va pas les réintroduire en grand nombre, on s'arrêtera à 5".
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Source : Kairn.com

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