Renforcements de la population d'ours des Pyrénées au printemps 2006

 

Nous savions qu'en Slovénie, les journalistes et curieux étaient menés en bateau pour la capture de l'ours afin que l'information sur le départ de la camonnette ne soit pas connue. C'est un communiqué du Ministére de l'écologie, mardi 25 avril 2006 vers 11h 30 qui donna l'alerte générale pour un lâcher le soir même.
Un lâcher ou une fête à l'américaine ?

Après de nombreuses péripéties, le premier ours est arrivé en France. A partir de cet instant, nous allons suivre ce qui va se passer dans les mois qui suivent... un raté à Arbas, une réussite à Burgalays... et probablement un retour plus calme à Arbas, puis Luchon, puis Banères de Bigorre.

Les forums sur l'ours


Renforcement de la population d'ours en 2006
Depuis la décision de report en 2006
 
A partir de l'introduction au printemps 2006
Miel Suspect : le Préfet porte plainte
Lâchers d'ours : aucune considération pour les éleveurs et bergers
La mort de Palouma
Histoire de l'ourse Palouma

Balou en balade ou l'histoire d'un ours déporté


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées
Renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées en 2006

 

25 avril 2006 l'ourse Pamoula arrive à Arbas

Le premier ours slovéne pour les Pyrénées en cours de transfert


Le premier ours slovène qui doit être introduit dans les Pyrénées vient d’être capturé.

Il est en ce moment transféré par voie routière pour arriver ce soir sur la commune d’Arbas, lieu de son relâcher.

Nelly Olin, Ministre de l’Écologie et du Développement Durable et le représentant de l’équipe technique française de l’ONCFS tiendront une conférence de presse à la suite du relâcher et de la retransmission des images sur la place du village, en fin de journée à la mairie d’Arbas.
Un premier rendez-vous avec la presse est d’ores et déjà fixer devant la mairie à 17h00

Source : Communiqué du Ministére de l'écologie

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L'ours Palouma est à Arbas


L'ours slovène Palouma vient d'arriver a Arbas, retardé par des opposants qui s'étaient couchés sur la route pour empêcher le passage du camion.
De nombreux opposants à l'ours se sont également postés sur les crêtes des montagnes environnantes pour obliger la bête a redescendre vers le village.

Plus d'infos prochainement

Kairn.com, mardi 25 Avril 2006 19:26

L'ourse slovéne Palouma enfin lâchée... à Burgalays (Pyrénées - Haute-Garonne)


Ce n'est qu'à la tombée de la nuit que l'ours femelle d'origine slovène a été lâché sur les hauteurs de Burgalays petit village de Haute-Garonne de 115 habitants à 450m d'altitude sur la route de Luchon.

Après avoir été retardé par des opposants à cette introduction qui s'étaient couchés sur la route, le fourgon transportant le plantigrade était enfin arrivé à bon port. Mais c'était sans compter sur les éleveurs et bergers de l'Ariège qui s'étaient installés en montagne pour organiser une opération d'effarouchement afin de renvoyer l'ours au village d'Arbas.

Ces éleveurs qualifiés "d'imbéciles" par la mlinistre Nelly Olin ont obtenu satisfaction puisque le lâcher n'a pas pu avoir lieu à Arbas.

C'est, en définitive, à la tombée de la nuit que l'ours a été transporté vers Burgalays prévu pour un second lâcher. Cette commune a des estives frontières avec le Val d'Aran (Espagne).

Source : Kairn.com du mardi 25 Avril 2006 23:28

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Ours des Pyrénées : référé en annulation d'introduction pour le 12 mai


Selon nos informations, le jugement en référé contre la décision d’introduction d’ours slovènes dans les Pyrénées introduit auprès du Conseil d’Etat par un certain nombre de collectivités locales, associations et syndicats d’éleveurs ne sera connu que le 12 mai prochain.
Ce délai donne largement le temps aux services du ministère de l’écologie d’introduire deux autres ourses en Haute-Garonne, en particulier dans la région de Luchon.

Kairn.com

[Ndr : ce délai peut être mis à profit par le Ministère de l'Ecologie pour assurer toutes les introductions d'ours, sauf, peut-être, celle de Bagnères de Bigorre pour laquelle la Minsute s'est engagée à ne rien faire avant le 18 mai, date à laquelle le Conseil Général des Hautes Pyrénées doit se prononcer sur un rapport d'une commission interne.]

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Des opposants empêchent le lâcher de l'ourse Paloma à Arbas


Quelques dizaines de militants anti-ours ont provoqué mardi soir le report du lâcher. Vers 19H30, alors que le lâcher se préparait, quelques dizaines d'opposants, dissimulés au milieu des arbres à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour faire passer l'ourse à sa sortie du camion, ont commencé à manifester bruyamment. Ils ont poussé des cris, agité des clochettes et fait exploser quelques pétards pour effrayer la première ourse slovène à rejoindre les Pyrénées françaises.

Bêtise humaine
L'opération de lâcher a alors été suspendue et peu avant 20H30, le véhicule dans lequel se trouvait Palouma, une ourse de 4 à 5 ans capturée dans la nuit de lundi à mardi en Slovénie, est reparti pour une destination inconnue. La ministre de l'Ecologie Nelly Olin, présente sur place, a évoqué la mise en oeuvre d'un "plan dont je ne peux pas révéler la teneur". Dénonçant "la bêtise humaine, une manifestation indigne, inacceptable", elle a ajouté: "cette ourse sera lâchée". Dans son entourage, on a indiqué sans autre précision: "On va l(a) mettre en sécurité pour un moment".

Manifestations
La ministre a indiqué que "plusieurs interpellations" avaient été effectuées. Juste avant que le convoi n'arrive au village d'Arbas, dont les accès étaient filtrés par les forces de l'ordre, une dizaine d'autres manifestants avaient brièvement réussi à le retarder, se couchant sur un pont à un kilomètre du village avant d'être fermement évacués. "Nous demandons qu'on laisse les habitants de la montagne travailler et vivre en paix, ce qui sera de moins en moins possible avec l'ours", avait alors déclaré Augustin Bonrepaux, deputé (PS) et président du conseil général de l'Ariège, qui se trouvait parmi eux.

Suivie
Arbas, 250 habitants, est la première des quatre communes pyrénéennes volontaires pour accueillir cinq ours, qui viendront renforcer une population de 14 à 18 individus. Enthousiaste, le village a prénommé le sien Palouma, référence au massif de Paloumère dans lequel il devait être lâchée mardi soir. Palouma avait fait le voyage dans le plus grand confort: un camion à conteneur cylindrique pour éviter toute blessure. Elle a été marquée à l'oreille et munie d'un radio-émetteur au collier qui signalera sa position pendant deux à trois ans par satellite. Une fois la batterie vide, ce collier s'éjectera de lui-même.

Source : 7x7 du 25 avril 2006 à 22h28

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La femelle ours relâchée dans la discrétion


L'ours femelle Palouma, capturée et Slovénie et qui devait initialement être relâchée mardi en début de soirée sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne), a finalement été remise en liberté plus tard sur une commune voisine, en toute discrétion, suite à une action d'opposants à la réintroduction du plantigrade dans la montagne.

A 21h, Palouma était en "sécurité et à l'abri, entourée de spécialistes" dans un "endroit tenu secret", selon la ministre de l'Ecologie Nelly Olin. Palouma a ensuite été relâchée vers 22h en toute confidentialité et loin des caméras sur la commune de Burgalays (Haute-Garonne), a précisé la porte-parole du ministère de l'Ecologie Eva Quickert-Menzel.

Seuls les deux techniciens de l'équipe spécialisée accompagnaient l'ours femelle pour cette opération-discrétion. Palouma a très vite pris ses marques, en pleine forme, et "s'est mise à courir, saine et sauve", a-t-elle précisé.

Auparavant, expliquant que l'ours femelle ne serait pas une nouvelle fois anesthésié, la ministre n'avait pas voulu donner davantage de précisions sur les conditions du lâcher.

Au cours d'une conférence de presse organisée peu avant 21h avec le préfet de Haute-Garonne, Nelly Olin a exprimé son indignation face à l'action "d'une poignée" d'opposants "irresponsables" qui n'ont jamais participé à la concertation. Elle s'est dite "profondément choquée" par leur "manque de volonté de dialogue", leur "manque de respect" de la volonté de la population d'Arbas.

"Si nous avions lâché l'ours, ils l'auraient tué", a même affirmé la ministre, expliquant que des "coups de feu" avaient été entendus. "Il est évident qu'il y aura une enquête, nous n'allons pas en rester là", a-t-elle également précisé, parlant de suites judiciaires contre les personnes qui sont allées dans la montagne empêcher le lâcher.

Tout en rappelant un long travail de concertation qui a abouti à un "plan raisonné et raisonnable", Nelly Olin a précisé que le plan ours n'était "pas remis en cause", et que les quatre autres ours prévus seraient relâchés dans les mêmes conditions "dans la transparence". "Je ne céderai pas à la pression et je continuerai la concertation, comme pour le loup", a-t-elle assuré.

"C'est une triste journée", a estimé François Arcangeli, maire d'Arbas. "C'est une péripétie de plus mais notre détermination (à accueillir l'ours NDLR) reste entière", a-t-il déclaré, s'interrogeant sur une telle opposition, et avançant qu'en Italie, 10 ours avaient été réintroduits dans un climat bien plus pacifique.

Venus par petits groupes après plusieurs heures de marche dans la montagne, plusieurs dizaines d'anti-ours -la ministre ne pouvant préciser leur nombre- se sont positionnés dans la journée en face du site du lâcher et ont fait du bruit avec cloches et bidons, compromettant le lâcher de l'animal arrivé par camion de Slovénie.

Selon Philippe Lacube, président de l'ASPAP (Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées), présent sur les lieux, l'action des opposants permet de montrer le désaccord avec le renforcement de la population ursine. Elle fait savoir à Nelly Olin "que ce n'est pas notre façon de voir l'avenir des Pyrénées", a-t-il dit.

Trois autocars, soit près de 130 personnes, des habitants d'Arbas et la presse, devaient assister à l'événement, qui aura finalement lieu dans la discrétion, vraisemblablement dans les prochaines heures.

L'ours femelle Palouma, âgée de quatre ans et pesant 83 kilos, a été capturée lundi soir en Slovénie. Le plantigrade a subi des examens sanguins et un traitement antiparasitaire en injection musculaire. Anesthésié à la capture, l'animal a ensuite été transporté jusqu'en France dans un camion spécifique contenant une cage circulaire.

Source : La Tribune.fr du 25 avril à 21h 49

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L'ourse Palouma a gagné les vallées pyrénéennes


L'animal capturé en Slovénie a été transporté en Haute-Garonne sous très haute surveillance.

Quelsues 150 gendarmes mobilisés sur les routes menant à Arbas (Haute-Garonne) et un hélicoptère pour surveiller. Autant que pour une arrivée d'étape du Tour de France ! L'accueil d'une ourse slovène, hier en fin d'après-midi, a mobilisé la force publique. Ainsi qu'un cortège d'officiels. Nelly Olin, la ministre de l'Écologie venue de Paris flanquée du préfet, était entourée de pas moins d'une quinzaine d'élus et de dizaines de représentants d'associations, infatigables militants de la cause du plantigrade dans les Pyrénées.

Le lâcher, auquel seuls quelques personnes triées sur le volet étaient conviées, notamment pour des raisons de sécurité, devait avoir lieu à la tombée du jour, au fond de la vallée de Planque dans le massif de Paloumère. «C'est la raison pour laquelle l'ourse a été baptisée Palouma, (prononcer Paloumo), expliquait François Arcangeli, le maire d'Arbas. C'est aussi parce qu'en occitan, cela signifie colombe. Le symbole de la paix et donc un signe d'apaisement.»

La volonté inflexible de Nelly Olin de réintroduire cinq ours dans les Pyrénées avait en effet provoqué de vives réactions de la part des opposants.

«Un coup de force»
Et hier encore, Augustin Bonrepaux, député PS de l'Ariège et président du Conseil général, entouré d'élus et de bergers, s'est affronté symboliquement aux barrages des gendarmes. «Pour un ours, on réquisitionne un territoire de la République, a-t-il lancé. Cette situation ne m'étonne pas étant donné que cette arrivée ressemble à un coup de force réalisé au détriment du pastoralisme et des Pyrénéens.»

Hier soir, face à cette hostilité, la petite cérémonie officielle de lâcher de l'ourse slovène a dû être annulée. Palouma a retrouvé la liberté sur un site de secours, loin des contestataires venus gâcher la fête. Le ministre n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer le comportement de ces «ânes», ces «imbéciles», ces «voyous», « irres ponsables et lâches».

Le ministre de l'Ecologie affirmait cependant lors d'un point de presse : «Je pense que nous avons pris une décision raisonnable et raisonnée parce que j'ai entendu tout le monde, et qu'il aurait été excessif de faire venir quinze ours, comme prévu initialement».

Auteur : Marielle Court, avec Philippe Motta (à Arbas)
Source : Le Figaro du 26 avril 2006

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Une ourse lâchée dans la nuit


Faune. Trop médiatisée, l'opération s'est déroulée avec retard.

La réintroduction dans les Pyrénées de Palouma, la première des cinq ours slovènes à rejoindre ces montagnes, aurait pu avoir les couleurs d'un joli conte écologique, hier à Arbas (Haute-Garonne). Elle a été bloquée au dernier moment par une cinquantaine d'opposants à l'opération, qui, cachés derrière des arbres à quelques dizaines de mètres du couloir aménagé pour permettre à l'ourse de sortir de son camion, ont manifesté si bruyamment leur hostilité à l'animal qu'il a été décidé de mettre celui-ci «en sécurité pour un moment».

L'énorme barnum médiatico-policier mis en place tout au long de la journée par la ministre de l'Ecologie a été, momentanément, réduit à néant. L'ourse devait peut-être être lâchée dans la nuit. Plus discrètement. «J'ai honte de leur comportement, s'est emportée Nelly Olin en évoquant les manifestants. C'est un comportement d'ânes et d'imbéciles.» De quoi encourager le difficile dialogue entre pro et antiours...

«Ecolos de salon».
Quelques heures plus tôt, pourtant, celle-ci se montrait conciliante. «Je suis disposée à entendre l'inquiétude des bergers et des éleveurs, expliquait-elle sur la place du village transformée en place forte. Ma porte a toujours été ouverte, mais les opposants à l'ours ne l'ont jamais poussée.» L'heure est alors à la fête. Devant la mairie, des enfants distribuent un poème à la gloire de la bête. Des chansons de Renaud, le parrain de l'ours, sont diffusées. Journalistes et gendarmes se bousculent. Sur le pont en contrebas, les éleveurs du cru observent l'agitation. Sans humeur particulière. Sans enthousiasme non plus.

«Nelly Olin n'est ici que pour la journée. Les touristes des villes qui veulent voir l'ours n'y seront que pour un week-end, peste le président du conseil général et député PS de l'Ariège, Augustin Bonrepos. Nous, c'est toute l'année qu'il nous faudra vivre avec.» L'ours Boutxi, lâché en 1996, a tué deux brebis dimanche, il en a aussi tué 165 cet été au pied du plateau Beille. «D'abord, on résiste en manifestant, commente l'élu. Après, on le fait autrement... Les gendarmes ne seront pas là toute l'année.» Augustin Bonrepos a quitté l'Assemblée nationale hier midi pour venir buter sur un barrage de gendarmes à l'entrée d'Arbas, avec interdiction de le franchir. «Cette armada de forces de l'ordre, moque-t-il, est bien le signe que la réintroduction de l'ours est, comme on nous le dit, acceptée par l'immense majorité de la population...» «M. Bonrepos est bloqué sur un barrage», vient-on souffler à la ministre. «Qu'il y reste !» répond son entourage.

«Mépris».
«Nos élus viennent de voter des crédits pour l'installation de jeunes agriculteurs en montagne. Et il nous faudrait applaudir quand on nous envoie le bestiau qui va ruiner tout ça ?» demande un éleveur de Montesquieu-Volvestre, animateur de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées (Aspap). Stéphane Lessieu se dit fatigué du discours des «écolos de salon». «L'ours brun n'est pas une espèce en voie de disparition», répète-t-il. Cet éleveur n'est pourtant pas «montagnard de la montagne». C'est un néorural, lui-même neveu d'un néorural venu s'installer là dans les années 70. «J'ai toujours eu la sensibilité écolo, dit-il. La seule idée qu'on puisse être amené à devenir violent sur le dos de cet animal qui n'a rien demandé est loin de me convenir. Si l'ours se fait tirer, ça ne sera qu'un acte désespéré dont personne ne sera fier. Mais bon ! J'assume.»

L'Aspap a adressé un courrier à Jacques Chirac lui demandant de décréter un moratoire sur la réintroduction, la réponse est concrètement tombée, hier, avec l'annonce de l'opération. «C'est tout le mépris auquel les montagnards ont droit», commente Marylise Roueilh, [Ndr : il s'agit de Marie-Lise Broueilh, présidente de l'ASPP 65] éleveuse à Luz-Saint-Sauveur. «On ne nous écoute pas, reprend Stéphane Lessieu. On demande aux Parisiens ce qu'ils pensent de l'ours dans les Pyrénées, on ne demande jamais notre opinion quand il s'agit de lignes de métro. Ceux qui n'habitent pas la montagne sont toujours là pour nous expliquer comment nous devrions l'aménager.» Il résume à leur adresse : «Notre montagne ne sera pas votre zoo.» Soupire de Jean-Pierre, accompagnateur de montagne qui a roulé quatre heures, depuis Banyuls, pour être là au moment du lâcher : «J'ai manqué celui de 1996, je ne voulais pas louper celui-là.» Raté.

Auteur : Gilbert LAVAL
Source : Libération du 26 avril 2006

Observations et commentaires


De touts ces articles de presse nous pouvons retenir trois choses.

1/ La naïveté et l'imbécillité du montage de cette opération. Les "écolos" ont pris l'habitude de faire de vraies kermesses à chaque événement… naturel. Dans les Alpes, lorsqu'il y a un lâcher de rapaces, de suite il y a un pique nique pour fêter l'événement. Il y a une manifestation à Arbas, c'est aussi un pique nique. Il y a un lâcher d'ours, ça devient une fête à l'américaine : Ministre, écran géant, service d'ordre musclé, VIP, bus pour le transport des personnes, accréditation de la presse, etc….
S'imaginer que les opposants à ce projet ne se manifesteraient pas c'est ne pas avoir grand chose dans la cervelle.

2/ Interdire l'accès au site à un élu de la République qui a quand même le droit, voir même le devoir, de savoir ce qui se passe et comment ça se passe, ne serait-ce que pour "contrôler" l'usage des fonds publics, c'est un peu fort. Les propos de l'entourage de Nelly Olin sont le reflet d'un comportement dictatorial, presque fascisant, d'un certain milieu écologiste. Mais ça nous le savions déjà. Ce n'est qu'une confirmation face à la presse.

3/ Les propos de Nelly Olin reflètent parfaitement tout le mépris que cette ministre peut avoir pour les hommes qui habitent les vallées pyrénéennes et pour ces "bouseux" de paysans qui ne sont que des imbéciles. Ce type de comportement ne peut qu'entraîner des désordres, attiser la haine les uns contre les autres et creuser un peu plus le fossé de l'incompréhension en mettant en évidence l'incapacité de dialogue de la part de ce Ministère qui cherche, depuis toujours, à imposer son point de vue.

En conclusion : Le Ministère de l'Ecologie, ses antennes régionales (DIREN) et la Ministre Olin, peuvent-ils toujours être des interlocuteurs valables ? Il y a un sérieux doute qui s'installe !

Louis Dollo, le 26 avril 2006

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«On ne fait que réparer une erreur»


LE FIGARO. – Pourquoi êtes-vous favorable au retour de l'ours ?

Guillaume CHAPRON. – Il y a toujours eu des ours dans les Pyrénées et c'est tout simplement une erreur de retirer des animaux qui font partie de la faune européenne et qui ont été constamment présents en France comme les cerfs ou les sangliers. Ils ont été supprimés, on ne fait que réparer cette erreur.

Y a-t-il un intérêt écologique à la présence de l'ours ?

Il n'y a pas de données pour dire qu'il sert à quelque chose. Mais on disait la même chose pour le loup. Or, ce prédateur a été réintroduit dans le grand parc de Yellowstone aux États-Unis, ce qui a permis de rééquilibrer un écosystème qui s'était dégradé.

Il me paraît très dangereux de raisonner sur la seule utilité. Il ne faut pas avoir à se justifier pour exister.


Mais les éleveurs jugent l'ours dangereux pour leurs troupeaux, voire pour eux-mêmes ?

Il est plus facile de crier contre l'ours que contre la libéralisation du marché et la concurrence très sévère des moutons néo-zélandais. C'est vrai qu'il y a des brebis tuées, mais il faut savoir également que chaque année en France, quelque 700 000 brebis partent à l'équarrissage, car elles n'ont pas pu être vendues. Tout ça avec l'argent public. Enfin, depuis la précédente réintroduction des ours en 1996, il n'y a jamais eu d'attaque sur les humains dans les Pyrénées.

Propos recueillis par M. C.
Source : Le Figaro du 26 avril 2006

Observations et commentaires


Guillaume CHAPRON : Laboratoire d'Ecologie, CNRS, Ecole Normale Supérieure.
Sans doute une personne très instruite à partir des livres sur la base de raisonnement théorique mais totalement stupide face aux réalités du terrain. Ecolo de salon ou de laboratoire incapable de passer du raisonnement à l'application. Découvreur de la nature au travers de quelques illuminations scientifiques jamais prouvées.
Guillaume CHAPRON est l'exemple même du personnage dangereux pour l'avenir de la nature. La preuve : ses propos au Figaro.

" Il y a toujours eu des ours dans les Pyrénées ….Ils ont été supprimés, on ne fait que réparer cette erreur. "
Ne devrions-nous pas dire que pour le plus grand malheur des pyrénéens, ceux-ci n'ont pas exterminé tous les ours comme ce fut le cas dans d'autres régions de France et d'Europe. S'il n'en était pas resté quelques-uns uns, personne n'aurait eu l'idée d'en importer de Slovénie. Monsieur Chapron serait-il d'accord pour en réintroduire dans le reste de la France y compris en Ile de France ?

Comparer Yellowstone aux Etats-Unis et les Pyrénées c'est faire preuve d'une profonde stupidité pour ne pas dire d'une manifeste imbécillité. Comparons aussi la densité de population entre les deux territoires, leur superficie, l'activité humaine existante, etc… et, tant que nous y sommes, les moyens mis en place et leurs conséquences.

Parler de la concurrence néo-zélandaise et en même temps dire que 700 000 brebis partaient à l'équarrissage relève d'une totale incohérence dans les propos et ce n'est pas faire preuve d'une grande connaissance du marché. Comparer les brebis des Pyrénées (lesquelles, compte tenu de la diversité du sujet) avec celle de Nouvelle Zélande c'est se comporter comme un lamentable consommateur basique de supermarché parisien. Je parie que ce grand intellectuel va par ailleurs faire la leçon sur le commerce équitable… tellement plus facile et politiquement correct de vouloir l'appliquer uniquement au pays en voie de développement.

Dans tout ceci, il semble évident que ces grands penseurs et bienfaiteurs de l'univers animal ont une totale méconnaissance de ce que nous appelons le développement durable mais aussi un très grand mépris à l'égard de leurs semblables : l'homme.

Louis Dollo, le 26 avril 2006

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Paloma finalement relâchée


Le silence absolu s'était fait dans le vallon. Dans les trois autobus où quelque 200 villageois et officiels avaient pris place pour assister au spectacle, on retenait son souffle. Nelly Olin, la ministère de l'Ecologie, le nez appuyé sur la vitre, racontait à ses voisins que la porte du camion venait d'être ouverte lorsque, soudain, le bruit d'une détonation provenant de la forêt voisine sema la stupeur. Tout le monde se regardait, incrédule, lorsque des hurlements, des explosions de pétards, des sons de cloche se mirent à monter du bois. En dépit d'une énorme présence policière dans le village, mais aussi dans la zone du lâcher, et des rondes d'un hélicoptère survolant le massif tout l'après-midi, une centaine d'opposants à la réintroduction de l'ourse étaient parvenus à s'approcher à moins d'une centaine de mètres du lieu prévu pour empêcher la remise en liberté de l'ourse slovène.

« Notre dernier cri ».
Paloma, ourse capturée lundi soir à Sneznik, dans le sud de la Slovénie, âgée de 4 ans et pesant 85 kilos, venait d'effectuer plus de vingt heures de route dans sa cage cylindrique pour se retrouver bloquée aux portes de son nouveau territoire. Soudain, un homme brandissant une cloche de vache à bout de bras sortit du couvert du bois et s'approcha des gendarmes paraissant médusés par tant d'audace. C'était Philippe Lacube, membre de l'Association de protection du patrimoine pyrénéen, qui venait dire aux officiels et à la France entière que l'Ariège ne voulait pas de cette ourse supplémentaire. « C'est notre dernier cri, notre façon de faire savoir que l'on ne nous a pas écoutés, s'exclamait-il. Ce matin, un ours est encore passé à quelques mètres d'une maison du village voisin. L'ours, ce n'est pas un nounours pour faire joli que l'on relâche devant les caméras, sous l'oeil de personnalités triées sur le volet. Le pays de l'ours, ce n'est pas ici, à Arbas, c'est de l'autre côté, en Ariège. C'est là-bas que vivent les ours. L'avenir des Pyrénées, ce n'est pas cette pantomime, c'est une montagne avec des troupeaux et des bergers vivants ! »

« Des imbéciles ! »
De l'autre côté de la prairie, dans le bois, les manifestants cachés dans les taillis vociféraient toujours. Dans le bus où elle avait pris place, Nelly Olin, d'abord stupéfaite par la scène, reprenait ses esprits pour qualifier l'intervention d'« indigne et inacceptable. Ces gens manquent de courage. Au lieu de faire ce tintamarre avec leurs casseroles et des armes à feu, ils auraient pu venir avant et parler avec moi. Ma porte leur a toujours été ouverte. Mais ils n'ont jamais voulu venir. Et voilà, c'est la catastrophe pour tous ceux qui ont oeuvré afin que cette fête soit magnifique. Ce sont des imbéciles ! Je suis désolée pour ces enfants qui étaient venus ici en rêvant et emporter pour leur vie une superbe image. »
Au fil des mots, la ministre, qui, tout au long de l'après-midi, n'avait pas caché sa passion pour cette opération, affermissait son discours et sa position face aux opposants. « Je ne renoncerai pas à ce plan de renforcement, martelait-elle. La racine ursine ici est en voie de disparition et il faut arrêter de dire que les ours représentent un danger. Nous allons protéger cette ourse pour qu'elle ne se fasse pas tuer par des irresponsables, mais nous la relâcherons. A la place de ces gens, j'aurais honte. »

Pas de plan B.
Des applaudissement saluèrent cette intervention, mais Paloma restait enfermée dans sa cage, et les opposants hurlaient toujours dans la forêt voisine, malgré la présence de plus en plus pressante de gendarmes mobiles arrivés en renfort. La confusion était totale et personne ne savait dans l'immédiat que faire de l'encombrant paquet cadeau arrivé de Slovénie. Les quatre hommes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage qui venaient de se relayer pour conduire le véhicule étaient épuisés et accablés. Dans les autobus, des gosses pleuraient, les adultes disaient leur colère devant l'attentisme des forces de l'ordre qui, selon eux, ne faisaient pas respecter la loi républicaine. Il était plus de 20 heures et la fête était bien finie.
Pierre-Yves Quenette, le biologiste responsable de l'équipe de suivi, expliquait qu'il était impossible de toutes les façons de relâcher l'ourse immédiatement, après qu'elle eut subi un tel stress en entendant les hurlements et les détonations de pétards depuis sa cage. Mais il laissait comprendre tout autant qu'il était impossible de garder longtemps encore le plantigrade dans le véhicule. Apparemment, aucun plan B n'avait été prévu par les autorités pour faire face à un tel événement que d'aucuns avaient pourtant affirmé inéluctable.

Attendre la nuit.
En début d'après-midi, sur la place d'Arbas, alors que des centaines de personnes suivaient impatiemment la progression du camion à l'ours sur les routes de France, le maire, François Arcangeli, ne cachait pas son inquiétude après avoir vécu les événements d'il y a un mois, où de véritables commandos avaient saccagé son village. « Je sais qu'il y a des tentatives d'infiltration par les crêtes, nous confiait-il. C'est vraiment consternant quand je pense qu'à la même période, en Italie, des lâchers d'ours se font sans aucune polémique. Les opposants peuvent s'exprimer mais je pense que certains d'entre eux sont manipulés. Ils ne supportent pas que nous ayons réussi à nouer le dialogue avec des gens proches d'eux, et ils ne reculent devant rien pour essayer de nous intimider. »
Il ne croyait pas si bien dire. Les opposants n'ont reculé ni devant la ministre ni devant les forces de l'ordre. On voit mal comment l'opération de réintroduction des cinq ours slovènes prévus pourra se poursuivre malgré la volonté affichée par la ministre. En début de soirée, après de longues discussions, le camion de l'ours redescendait vers le village. Les techniciens de l'Office national de la chasse et les autorités se concertaient pour trouver un nouveau site de lâcher. Paloma aura fait une bien triste entrée dans son nouveau territoire. Placée en sécurité le temps qu'elle retrouve son calme, l'ourse devait être relâchée durant la nuit dans un endroit cette fois tenu secret.

Auteur : Pierre Verdet
Source : Sud-Ouest du 26 avril 2006

Observations et commentaires


Le spectacle :
C'est une constante dans le milieu écologiste lorsqu'un événement naturel se produit. Dans les Alpes, ce sont les lâchers de rapaces qui font le spectacle mais dans les Pyrénées, c'est l'ours. Ceci m'inspire deux observations :

  • Ce sont les mêmes personnes qui vont se plaindre des montreurs d'ours dans les fêtes de village ou dans les cirques. Mais ici on vient voir l'ours… comme au cirque. En fait nous sommes bien là dans la tradition culturelle pyrénéenne des… montreurs d'ours. Nous voyons toute l'ambiguïté de la situation.
  • L'ours n'est plus considéré, ici, comme un animal faisant partie de la nature sauvage. C'est un emblème élever au niveau de la personne humaine : on lui donne un nom, on le visite, on le protége comme un enfant…. Est-ce que le terme de sauvage a encore une signification où sommes-nous déjà dans le domaine du zoo grandeur nature ?

Gendarmes médusés : Les gendarmes, qui ne sont probablement pas originaires de la région, pouvaient être médusés. Mais que des gens de la région s'imaginent que le lieu n'était pas accessible relève d'une naïveté coupable. C'est même un exemple d'incompétence et d'absence de préparation de l'opération…. Un peu comme tout le reste dont le " Plan Ours ".

Des imbéciles ! Une Ministre traitant des interlocuteurs d'imbéciles c'est assez nouveau. C'est pire que le coup du "karcher". Mais qui est plus imbécile que l'autre ? Celle qui vient au cirque ou ceux qui tentent de se faire entendre ? Curieusement, Madame la Ministre, votre porte est ouverte. Pour faire quoi ? Ecouter ou entendre ? Les revendications sont les mêmes aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Et qu'a-t-il été fait ? RIEN !
Malheureusement, pour se faire entendre, il faut des coups d'éclat médiatique. Sur ce plan là les ariégeois ont réussit grâce à votre comportement, Madame la Ministre !

"Il n'y a pas de sots métiers, il n'y a que de sottes gens !"

Nelly Olin ne renoncera pas... D'autres ministres ont dit la même chose. Ils ont reculé ou sont partis. Des exemples ?

Pas de plan B : Naïf ou imbécile ? Surement les deux pour ne pas prévoir de plan de remplacement et surtout avoir fait autant de bruit autour de ce non événement aussi contesté. En tout cas une preuve de plus que cette réintroduction est mal ou pas préparée.

François Arcangeli : le faux candide qui joue parfaitement le rôle de la vierge outragée. Ne pas avoir imaginé un seul instant que des opposants trouveraient une solution pour s'infiltrer en montagne c'est manifestement manquer de culture montagnarde. Une preuve de plus que toute cette affaire est montée par des amateurs.

Lieu tenu secret : rien de secret. Elle a été relâchée loin d'Arbas en un lieu ou une autre ourse devait être lâchée : Burgalays. Voir la vidéo

Louis Dollo, le 26 avril 2006

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Les anti-ours controlés mais pas interpellés


La gendarmerie a procédé à des contrôles d'identité mais il n'y a pas eu d'interpellation mardi soir après que des militants anti-ours aient empêché le lâcher d'une ourse slovène à Arbas (Haute-Garonne. "Il n'a pas été constaté d'infractions lors de la série de contrôles effectués à Arbas", a précisé Dominique Alzerari, procureur de la République de Saint-Gaudens. Dans un premier temps, la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, venue assister au lâcher prévu à Arbas, avait indiqué que "des interpellations" avaient eu lieu et dénoncé "la bêtise humaine, une manifestation indigne, inacceptable". Plusieurs militants anti-ours venus à pied à travers la montagne avaient poussé des cris et agité des cloches, cachés dans les bois, quelques minutes avant que l'ourse Palouma ne soit libérée de sa cage, obligeant les autorités à reporter le lâcher, qui a finalement eu lieu vers 22H00 sur la commune voisine de Burgalays (Haute-Garonne), en toute discrétion. Mardi, quelque 150 gendarmes, appuyés par un hélicoptère de surveillance, avaient été positionnés à Arbas et sur les routes y menant, autorisant l'accès aux seuls journalistes, officiels et habitants de la commune.

Source : France 3 Aquitaine du 26 avril 2006

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Les pro-ours dénoncent un lâcher trop médiatique


Les conditions du lâcher de l'ourse slovène Palouma dans les Pyrénées, perturbé mardi par des militants anti-ours, ont soulevé une polémique entre la ministre de l'Ecologie et certains amis de l'ours qui déplorent une "surmédiatisation" ayant facilité la tâche des opposants.

Des dizaines de journalistes dûment accrédités par la préfecture avaient convergé dès midi vers Arbas (Haute-Garonne), première commune volontaire pour accueillir l'animal, où la ministre Nelly Olin est arrivée dès 15H00. En attendant le lâcher prévu en fin de journée, ils ont filmé, photographié et interviewé à tout va dans ce village qui avait pris un air de fête, avec chapiteau et musique. "On a eu un magnifique service d'ordre sur Arbas, et là-haut, il ne s'est rien passé. Les pro-ours ont perdu, les anti-ours sont très contents, ils vont faire la fête", a lancé dans la soirée à la ministre un habitant de la commune, furieux de l'impuissance des 200 gendarmes mobilisés face aux anti-ours disséminés dans la montagne.

Pour lui, la solution est simple: "si on n'en parle pas au journal national du midi, personne ne sera au courant et l'ours sera lâché. Jusqu'ici c'était dans le secret et c'était très bien comme ça". Le peloton de gendarmerie de haute-montagne et les motards en tout-terrain avaient été de peu de secours une heure plus tôt, lorsque quelques dizaines d'opposants avaient pu s'approcher discrètement du lieu du lâcher. Sans commettre de dégradations comme ils l'avaient fait le 1er avril à Arbas, ils déclenchaient un concert de cris et bruits de cloches, obligeant les autorités à différer la mise en liberté de Palouma. Au grand dam de quelques 150 personnes (Mme Olin, sa suite, les officiels, les militants pro-ours et les enfants de la commune), Palouma repartait, escortée par des motards. Elle devait finalement être lâchée en toute discrétion 40 km plus loin à Burgalays (Haute-Garonne), vers 22H00.

Source : France 3 Aquitaine du 26 avril 2006

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Jean Lassalle : Je veux assurer le suivi de la bataille de l’ours


KTL : Et le dossier de l’ours ?

Jean Lassalle : Je veux assurer le suivi de la bataille de l’ours que Nelly Olin semble vouloir imposer aux Pyrénéens contre leur gré. Voilà bien la caricature de l’action conduite aujourd’hui par certains lobbies dits de protection de la nature, avec la complicité de l’Etat qui continue la politique de désertification de nos vallées, en abandonnant tous les espoirs, les derniers bergers, les derniers travailleurs de la montagne. Comme si c’était là la cause du réchauffement de la planète, alors que d’immenses sites pétroliers et leurs raffineries à ciel ouvert doivent, eux, très certainement contribuer à la « réoxygénation » de la terre, puisqu’ils ne font l’objet d’aucun reportage ni d’aucune critique provenant précisément de ces lobbies dits de protection de la nature. Dans quel curieux monde vivons nous, qui consiste à tout mettre sous cloche là où la mort s’est déjà malheureusement installée et à faciliter la pollution à des puissances inimaginables dans des lieux où tout semble permis

KTL : Justement que comptez-vous faire contre la désertification de nos campagnes ?
Jean Lassalle : Je veux continuer la bataille pour une reprise en compte des campagnes et d’une véritable politique de territoires, qui n’existe pas. C’est un travail que lequel je dois m’engager car on ne peut continuer à laisser se vider nos campagnes qui sont dans un état d’appauvrissement redoutable. C’est un combat pour la reconquête de notre territoire, surtout celui des vallées et des campagnes, car il ne faut pas laisser faire les concentrations terrifiantes en zones périurbaines. Il faut remettre nos campagnes à la mode, les rendre attractives et cela donnera à chacune envie de construire. Il faut aller de l’avant ensemble ! La France n’est pas faite pour être un pays recroquevillé sur 30% de son territoire. Sinon, se produisent des ravages, comme les torrents de boues déversés par les montagnes et les vallées qui ne sont plus entretenues ou comme les feux de forêt qui gagnent de plus en plus de régions de part le manque d’entretien des bois.

Source : Extrait du site Web de Jean Lassalle du 25 avril 2006

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Jean Lassalle réagit : " c'est un viol "


Le député UDF des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle a dénoncé mercredi les conditions du lâcher la veille au soir en Haute-Garonne du premier de cinq ours slovènes devant être introduits dans les Pyrénées.

"Les retrouvailles des hommes et des ours dans les Pyrénées doivent être un acte d'amour, hier cela a été un viol", a regretté M. Lassalle, interrogé par l'AFP.
"Dans notre région (...), les ours sont en voie de disparition, mais les hommes aussi", a ajouté le député, qui se remet à l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine) d'une grève de la faim de 39 jours, citant "les travailleurs de la montagne, bergers, forestiers".

Pour lui, "qu'on ait besoin de déployer contre eux des dizaines d'hommes en armes pour libérer un ours résonne très cruellement".

Mardi, quelque 150 gendarmes, appuyés par un hélicoptère de surveillance, avaient été positionnés à Arbas (Haute-Garonne) et sur les routes y menant, pour effectuer le lâcher de l'ourse Palouma malgré l'opposition des militants anti-ours. En raison d'une manifestation d'opposants, le plantigrade a finalement dû être relâché sur la commune voisine de Burgalays.

"On est revenu 200 ans en arrière, où le roi se permet d'imposer à ses sujets sa propre volonté", a ajouté M. Lassalle, qui estime que la ministre de l'écologie Nelly Olin a piloté l'opération sans "concertation".

Pour le député, qui avait préconisé fin 2004, après la mort de l'ourse Cannelle, l'introduction de deux ourses dans les Pyrénées, c'est "la manière de faire" qui est en cause, car "tout cela doit être basé sur la confiance".

Extrait d'une dépêche de l'AFP du 26 avril 2006

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Le dialogue confisqué


Jusqu'à la tentative de lâcher à Arbas, la Ministre de l'écologie est restée dans un mutisme totale. Dans le même temps elle prône le dialogue en traitant les gens d'imbéciles et d^énes.

Stéphane Lessieux de l'association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP) nous dit :
"Notre association a envoyé un courrier à madame la ministre de l'écologie le mercredi 12 avril depuis les locaux de la DIREN, par l'intermédiaire de son directeur M. Sénégas. Cette lettre a été publiquement lue devant les médias.

"Dans celle-ci nous demandions un entretien à madame la ministre sur la capture des ours divaguant et anntaquant dans nos village ainsi qu'un moratoire d'un an avant tout lâcher d'ours supplémentaire, ceci afin d'écouter enfin les populations concernées autour d'une vraie concertation. Neuf jours plus tard, nous apprenons que ce courrier est resté en attente sur le bureau de M. Caron, conseiller technique et que le chef de cabinet en charge des demandes de rendez-vous pour la ministre, M. Lecuy n'a apparemment jamais vu passer ce courrier.

"Scandalisé une fois de plus par cet autisme et ce mépris nous dénonçons le décalage entre les beaux discours d'ouverture et de dialogue et la politique de la sourde-oreille et du passage en force.

"En effet lors de l'annonce le 13 mars des nouveaux lâchers, la ministre nous avait dit en substance «Je suis prête à vous recevoir à n'importe quel moment».

"Cette attitude est pour nous bien révélatrice de la manière dont s'est passée la concertation préalable.

"Nous constatons que la ministre reste également sourde aux demandes des préfets qui demandent le retrait des ours jugés dangereux, sourde face au refus du ministre de l'agriculture de financer son plan ours. Pour les populations confrontées quasiment tous les jours aux attaques des ours dans leur village, ce mépris et ce silence sont ressentis comme une terrible violence.

"A l'image du CPE quand toute tentative de discussion est refusée, quelles possibilités d'expression rsete-t'il ?» interroge Stéphane Lessieux pour terminer"

 

Nous avons également découvert que des usagers de loisir du milieu montagnard pyrénéen, c'est à dire les fédérations sportives de nature et en particulier la FFME, la FFRP et la FCAM, n'ont jamais été conviées à la concertation et n'ont jamais été sollicités pour exposer leur position quelqu'elle soit.
Pat ailleurs, dans les Hautes-Pyrénées, la charte signée avc l'Etat n'a jamais été respectée.

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Dans les Hautes-Pyrénées, les opposants à l'ours sortent déjà les griffes

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Président de la Chambre d'agriculture, Jean-Louis Cazaubon parle d'« entêtement », argumentant que dans trois jours, l'ours sera dans le Couserans. Il ironise : « Avec cinq ours on va être bien dotés ! » Et de fustiger « un concept écologique urbain qui vit loin de ces zones ». Il craint, dans la foulée, le déclin du pastoralisme et assure : « Quand ces gens-là auront disparu, la biodiversité sera mise à mal. » Envisageant difficilement l'entretien du milieu montagnard par des brigades vertes, il privilégie le traditionnel « couple homme-animal. » Selon lui, l'avenir du tourisme est aussi en jeu.

Ce représentant estime d'autre part, que « le patou n'est pas l'arme absolue. Car il faudrait que l'ours attaque quand il ne dort pas. » Enfin, il se dit aigri par ce diktat alors qu'on accorde à des peuples les plus reculés, le droit à l'autodétermination ».

De son côté, Daniel Borderolle, président de l'Amicale des maires du Pays toy s'étonne qu'on veuille implanter un ours slovène qui n'est pas en voie de disparition. « Ici, les moutons sont en liberté dans les estives. C'est d'ailleurs indiqué dans le cahier des charges AOC ». Il n'en démord pas : « Chez nous, la biodiversité n'est pas en danger ». Puis ajoute : « Quand l'ours est sur un territoire, celui-ci est interdit aux chasseurs, ce qui entraîne une prolifération de sangliers ». Il considère qu'il faut aussi prendre en compte le risque de voir les prairies de fauche retournées. « La cohabitation va être très difficile, voire impossible, conclut-il. On va faire le bilan dans 10 ans ».

Pour Jacques Pelegry, président de l'interprofession AOC Barèges Gavarnie, cette réintroduction « est une bêtise pure et simple ». Déjà, il prédit : « Ca ne servira à rien, les ours n'auront pas la vie belle, surtout ceux qui nous les auront mis. On va faire en sorte qu'il ne nous gêne pas trop? » La partie s'annonce plutôt rude.

Auteur : Josiane Battoue.
Source : Extrait de La Dépêche du Midi du 26 avril 2006

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Le Peuple des Pyrénées


Le comportement de Nelly Olin, Ministre de l'écologie, et de ses invectives à l'encontre des Pyrénéens opposés à l'introduction d'ours slovènes ne restera pas sans conséquence.

Le 10 mais prochain aura lieu à Castillon (Ariège-Pyrénées) une réunion entre tous les élus politiques et socioprofessionnels des deux versants des Pyrénées (nord et sud) afin de travailler à la mise en forme d'une structure représentant LE peuple pyrénéen face à ses pouvoirs politiques centraux ou européens.

L'objectif est que " rien ne se fasse sans notre approbation, c'est notre territoire, c'est nous qui y vivons, c'est nous qui le gérons. La colonisation c'est fini .... théoriquement, même lorsqu'elle prend le visage d'un ours. "

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Position des Pyrénées Sud


L'opinion française oublie un peu facilement que l'ours va d'un côté et de l'autre des Pyrénées en s'affranchissant totalement des frontières administratives. Les Pyrénées ce sont trois pays avec leurs propres structures :

  • La France que nous connaissons
  • Le Royaume d'Espagne avec ses autonomies beaucoup plus indépendantes et autonomes que les régions françaises avec
    • La Catalogne (Catalunya) à l'intérieur de laquelle il y a le particularisme du Val d'Aran
    • L'Aragon
    • La Navarre (Navarra)
  • L'Andorre avec ses paroisses.

Contrairement à ce qu'une émission de RTL l'a laissé entendre, en Espagne il n'y a strictement aucun projet d'introductioon d'ours dans les Pyrénées, pas plus que de bouquetins d'ailleurs.

Les positions sont les suivantes :

  • Autonomie de Catalunya : pas de position officielle mais n'a pas signé la charte avec la France
  • Gouvernement du Val d'Aran (dépendant de l'autonomie de Catalunya) : contre. A envoyé un bus à Bagnéres avec le Président de l'autonomie, a participé à la réunion du "Peuple des Pyrénées" à Castillon et à signé la "déclaracion de los Pirineos"
  • Autonomie d' Aragon : Contre l'introduction et n'a pas signé la charte. Compte tenu des lâchers français elle a demandé de signer un accord avec la France pour les indemnisations de bétail. La France ne répond pas car elle estime que son interlocuteur est Madrid (la France ne reconnais pas l'indépendance des autonomies). Au sein de l'autonomie, ont pris une position "contre" : la Junte de Roncal et la deputacion de Lleida (Huesca-Saragoza ne se sont pas prononcés)
  • Navarra : contre

Ont signé la "déclaracion de los Pirineos" + participé à la réunion de Castillon ("Peuple des Pyrénées") + délégation à Bagnères de Bigorre : Aran, Roncal et ADELPA (100 communes d'Aragon)

Sont venus à Bagnères : une délégation d'éleveurs de la vallée de Broto (Aragon - deputacion de Saragoza), un bus du Val d'Aran.

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Lâcher de la troisième ourse dans les Pyrénées

Communiqué du Ministère de l’Ecologie, 17 mai 2006

Lâcher de la troisième ourse dans les Pyrénées

La troisième ourse en provenance de Slovénie vient d’être lâchée cette nuit, sur la commune d’Arbas dans les Pyrénées.

Cette ourse de 100 Kg, âgée de 5 ans, est prénommée Hvala, qui signifie « merci » en slovène. Elle sera parrainée par Carla Bruni et Stéphane Sanseverino.

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Selon FERUS, elle a été baptisée Hvala

Une prédation ce matin 17 mai dans le Biros. Serait-ce cette ours ? Le passage d'Arbas au Biros est trés rapide puisque les estives d'Arbas sont pratiquement négligeables et en basse altitude.

Une troisième ourse slovène lâchée à Arbas dans une ambiance tendue


Une troisième ourse a été lâchée dans la nuit de mardi à mercredi à Arbas (Haute-Garonne), l'une des quatre communes ayant accepté d'accueillir des plantigrades en provenance de Slovénie, malgré la présence d'opposants à la réintroduction, a-t-on appris mercredi auprès du ministère de l'Ecologie.

L'ourse, âgée de 5 ans, est prénommée Hvala (Merci en slovène) et pèse 100 kg, a-t-on indiqué de même source.

Le plantigrade, qui a été capturé en Slovénie dans la nuit de lundi à mardi, sera parrainé par les chanteurs Carla Bruni et Sanseverino, précise le communiqué du ministère de l'Ecologie reçu à l'AFP.

On indiquait de source ministérielle que le lâcher de Hvala s'était passé "dans une ambiance tendue" en raison de la présence d'opposants à la réintroduction d'ours slovènes "pas très nombreux mais très déterminés". L'ours a cependant été libérée sur le site prévu, a-t-on poursuivi de même source

Depuis le 25 avril, deux autres ourses slovènes portant les noms de Palouma et Franska, avaient été lâchées dans la plus grande discrétion dans les Pyrénées, sur les communes de Burgalays (Haute-Garonne) et de Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

Le lâcher du premier plantigrade femelle en provenance de Slovénie, prévu à Arbas en présence de la ministre de l'Ecologie Nelly Olin, avait été dans un premier temps suspendu en raison de l'intervention de manifestants anti-ours et reporté à Burgalays, une commune distante d'une trentaine de km.

Depuis les deux premiers lâchers, les opposants ont organisé deux manifestations à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre pour exprimer leur opposition au plan de réintroduction des ours prévoyant l'arrivée dans les Pyrénées françaises, qui en comptaient de 14 à 18, de quatre femelles et d'un mâle.

Le plan de réintroduction devrait être poursuivi, a-t-on souligné auprès du ministère de l'Ecologie, qui s'est cependant déclaré "inquiet" de la situation, notamment en raison des incidents intervenus à Arbas, samedi, après la manifestation ayant regroupé 5.000 personnes, venues de toute la chaîne des Pyrénées françaises et d'Espagne.

Source : AFP/Yahoo du 17 mai 2006

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«Le Ministère de l’Environnement sourd aux appels des pyrénéens»


Communiqué de l'ASPAP: «Le Ministère de l’Environnement sourd aux appels des pyrénéens»

Sourd aux appels des Pyrénéens, le Ministère de l’Environnement poursuit en catimini les lâchers d’ours slovènes dans les Pyrénées.
Ces méthodes marquent une rupture profonde entre le monde montagnard et les élites parisiennes, la sécurité et la survie des premiers étant sacrifiées aux rêves de nature des seconds.

D’ores et déjà, le Ministère a choisi de ne pas appliquer les mesures de sécurité préconisées par le plan ours (page120).

Il ne divulgue aucune information sur la localisation des deux premiers fauves lâchés en avril, signifiant ainsi son grand désintérêt pour la sécurité des personnes et des troupeaux et bafouant une fois de plus ses propres engagements.

Oserons nous rappeler encore une fois qu’un tel programme ne peut réussir sans l’assentiment des populations locales et que l’enjeu dépasse largement quelques discrets lâchers.

La situation est de plus en plus tendue dans les Pyrénées. Il est grand temps que la Ministre, avant de s’obstiner dans de nouvelles introductions, réunisse et écoute les populations concernées.

C’est pourquoi, les Pyrénéens réitèrent leur demande d’un moratoire d’un an avant la poursuite de l’opération d’introduction.

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Réintroduction de l'ours : Nelly Olin persiste


Venue hier à Toulouse pour donner son feu vert à la construction du barrage de Charlas en Haute-Garonne, Nelly Olin, ministre de l’Ecologie, en a profité pour faire un point sur la réintroduction de l’ours. Elle a annoncé que Balou dont on avait été sans nouvelle début juin allait être prochainement capturé afin d’être rééquipé d’un nouveau collier permettant de le suivre à la trace. On se souvient que l’ours slovène s’était quelque peu éloigné de son habitat traditionnel, curieux de déambuler dans la plaine toulousaine. Nelly Olin a aussi redit une fois encore sa motivation d’aller jusqu’au bout de son plan de réintroduction de l’ours. Un cinquième ours sera bien lâché à l’automne dans les Pyrénées. Et rien ne l’empêchera de mener son projet à terme, pas même les rumeurs qui circulent sur de possibles attaques de touristes cet été dans nos montagnes. En experte qu'elle doit être assurément être, elle a déclaré : "Ce ne sont pas des grizzlis qu’on a mis dans les Pyrénées, c’est évident. L’ours a peur des hommes. Donc, dès l’instant où il verra un humain qui se comportera sans hurler et sans courir, l’ours s’en ira le premier. Il y a beaucoup de déraisons, il y a beaucoup de passions, peut-être pas forcément qu’honnêtes, je tiens aussi à le dire. Je n’en tiens plus compte. J’ai toujours dit que j’irai jusqu’au bout. Je pense que tout le monde devrait s’apaiser".

Source : Lourdes-Infos - Mis en ligne mardi 4 juillet 2006 - 8h10

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Déjà trois ours lâchés, les éleveurs haussent le ton


Le plan de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées s'est poursuivi avec le lâcher dans la nuit de mardi à mercredi d'une troisième ourse à Arbas (Haute-Garonne), malgré l'opposition de nombreux éleveurs et habitants des vallées.

Avec l'arrivée de Hvala ("Merci" en slovène), une ourse de 100 kg âgée de cinq ans, le plan de réintroduction a repris après un arrêt de près de trois semaines en raison d'une requête d'éleveurs auprès du Conseil d'Etat.

En prenant une décision défavorable aux requérants, ce dernier avait permis l'arrivée de nouveaux plantigrades dans les Pyrénées françaises, quatre communes dont Arbas ayant accepté de les accueillir.

Selon le plan du ministère de l'Ecologie, qui a déjà permis le lâcher de deux femelles, Palouma et Franska, respectivement à Burgalays (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées), deux autres plantigrades, une femelle et un mâle, devraient être capturés en Slovénie puis libérés d'ici l'été à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre.

"Le lâcher de Hvala à Arbas s'est déroulé sans difficulté particulière", a indiqué Francis Soutric, directeur de cabinet du préfet de la Haute-Garonne, contredisant en partie les informations du ministère de l'Ecologie selon lesquelles Hvala avait été libérée "dans une ambiance tendue".

De même source, on indiquait que "deux barrages d'opposants, avec sur chacun de 30 à 50 personnes, avaient été mis en place", à Marignac et Bagnères-de-Luchon en raison de la présence d'opposants à la réintroduction d'ours slovènes "pas très nombreux mais très déterminés".

L'ourse a cependant été libérée sur le site prévu et "est partie sans difficulté dans les bois" proches d'Arbas en présence de techniciens de l'Office national de la chasse et de quelques gendarmes, a-t-on poursuivi de même source.

Du côté des communes favorables à l'arrivée d'ours slovènes, on s'est satisfait de l'arrivée du plantigrade, à l'image de François Arcangeli, maire d'Arbas, où avait eu lieu le 1er avril une violente manifestation d'anti-ours.

"Je suis très satisfait et particulièrement que le lâcher se soit passé dans le calme", a déclaré l'élu, également président de l'association Adet-Pays de l'ours, qui a appelé à la poursuite de la réintroduction des plantigrades en provenance de Slovénie.

"Il faut qu'on finisse par se parler et échanger car on vit dans les mêmes vallées", a lancé M. Arcangeli, appelant au dialogue avec les opposants au plan de réintroduction.

Depuis l'annonce du lancement du projet, les anti-ours, dont certains éleveurs ariégeois avaient empêché le lâcher de la première ourse le 25 avril sur le site prévu, ont multiplié les rassemblements à Bagnères-de-Luchon et Bagnères-de-Bigorre pour exprimer dans le calme leur opposition au plantigrade d'origine slovène.

Source : AFP du 19 mai 2006

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Les prochains lâchers seront discrets


La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a assuré vendredi que les lâchers d'ours allaient se poursuivre mais de "manière extrêmement discrète" afin d'éviter de nouvelles violences.

"Je ne pense pas qu'il faille céder à une poignée d'excités" opposés à la réintroduction d'ours, a estimé Nelly Olin sur Canal+. "Nous allons faire cela (le lâcher) d'une manière extrêmement discrète puisqu'on ne peut pas travailler dans la transparence, ce que je regrette".

Selon la ministre de l'Ecologie, les plantigrades "ont réussi" à déjouer les pots de miel 'piégés' déposés par les anti-ours. Trois ours doivent être encore lâchés dans les Pyrénées après les deux femelles, Palouma et Franska.
Après le feu vert du Conseil d'Etat, Nelly Olin a "espéré" que les prochains lâchers "ne finiront pas mal". "Tout le monde peut s'exprimer mais la violence n'est pas une manière de s'exprimer".
Rappelant qu'il y a eu "concertation partout", la ministre a souligné que le plan initial prévoyait la réintroduction de "15 ours" contre cinq aujourd'hui.

Quant à de nouveaux ours dans les Pyrénées, "il faut voir dans l'avenir comment les choses se passeront", mais "pendant de longues années, nous n'avons plus à réintroduire d'ours", a-t-elle préconisé.
"Il faut attendre comment ces ours se reproduisent et voir comment les choses se passent", a conclu la ministre de l'Ecologie.

Source : AFP du 12 mai 2005

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Arbas : nouveau face à face des pro et des anti-ours


Nouvel épisode juridico-clochemerlesque dans la bataille de l'ours. De retour de la manifestation de Bagnères-de-Bigorre qui a réuni 5 000 personnes pour demander l'arrêt du programme ours, cinq autocars et plusieurs voitures immatriculées en Ariége se sont arrêtés à Arbas, village où aurait dû avoir lieu le premier lâcher et où se trouve le siège de l'association Adet-pays de l'ours. Selon Philippe Alard de l'association anti-ours ASPAP,

« Nous avons agité des cloches sur la place et une petite échauffourée sans gravité a eu lieu quand un de nos membres Philippe Lacube a été pris à partie par un agriculteur d'Arbas ». Autre version, sur le site internet de l'ADE : « ces Ariégeois ont fait un détour pour aller agresser les Arbasiens. Les enfants jouant sur la place du village ont été visés d'entrée par des jets de pétard et les adultes venus à leur secours violemment battus. Le village est sous le choc, les habitants excédés par ces violences gratuites ».

Devant ces propos, hier matin, Claude Carrière, maire d'Ascou et Philippe Lacube ont décidé de porter plainte contre l'ADET. À Arbas cependant, plusieurs personnes envisagent aussi de porter plainte pour provocation, injures et violences (La scène aurait été filmée). Les pro-ours appellent à un rassemblement le 3 juin dans les rues de Bagnères-de-Luchon pour demander la restauration de la population ursine. Ce face à face sonnait aussi comme une fin de non recevoir à la proposition de dialogue formulée dans ces colonnes samedi par le président de l'Adet Pays de l'ours François Arcangeli. Quant aux ours, ils vont bien. Pendant la manif, en Ariège, deux brebis à Rabat-les-3-Seigneurs et Tignac ont été tuées probablement par l'ours Boutxy.

Source : La Dépêche du Midi du 15 mai 2006

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Plaintes, menaces et climat haineux


Un agriculteur d'Arbas (Haute-Garonne) a déposé plainte après avoir été roué de coups par six ou sept militants anti-ours ariégeois samedi. Ces derniers membres de l'association anti-ours ASPAP qui revenaient de la manifestation contre l'ours de Bagnères-de-Bigorre avaient fait un crochet par Arbas « pour une démonstration civique et pacifique » selon leur porte-parole Stéphane Lessieux. Ils ont porté plainte pour diffamation contre l'association pays de l'ours qui sur son site internet qualifie ces événements de raid sauvage. « Nous avons été agressés physiquement par deux habitants d'Arbas » explique Stéphane Lessieux, porte-parole de l'ASASP. Le maire d'Arbas François Arcangeli a demandé au préfet de l'Ariège de dissoudre l'Asasp après cette expédition punitive et un tract menaçant diffusé à Arbas. En référence à la guerre des Demoiselles qui ensanglanta l'Ariège en 1830, l'ASPAPS rappellent que « les demoiselles agissent par vague, suscitant la peur, harcelant l'adversaire quand gendarmes et gardes sont partis ».

« Une logique de haine, de menace de terreur est en marche » estime François Arcangeli.

Source : La Dépêche du Midi du 17 mai 2006

Observations


Le problème n'est pas tout à fait celui exposé par François Arcangeli qui a une fâcheuse tendance à aimer se faire plaindre. Il faut préciser que :

  1. François Arcangeli était absent d'Arbas et son épouse, qui s'est largement répandue auprès des médias, n'a jamais été témoin direct de la scène.
  2. Une ariégeoise d'Ax-les-Thermes qui prenait des photos a été molestée par une personne qui pourrait peut-être bien être celui qui a dépose plainte comme indiqué ci-dessus (l'enquête déterminera les responsabilités).
  3. L'Axéenne a due se rendre chez un médecin pour y recevoir des soins et a également déposé une plainte en présentant un certificat médical.
  4. En matière de "logique de haine, de menace de terreur", François Arcangeli n'a pas de leçon à donner. Dans ce domaine, il sait se distinguer à titre personnel. Nous pourrions diffuser quelques unes de ses interventions sur le Forum de l'ADET qui a d'ailleurs été expurgé de ses propos avant le procès des éleveurs le 20 juillet à Saint-Gaudens.
  5. L'ADET, dont François Arcangéli est Président, au travers de son forum, montre parfaitement ce que sont la haine et la terreur. Elle est relayée par les nombreux mails que nous pouvons recevoir. La diversité d'idées n'est manifestement pas bien vue dans certains milieux écologistes ou, du moins, pas à l'ordre du jour.

    Il est surprenant que le Président d'une telle association, maire d'Arbas, qui prétend être "responsable" propose le dialogue face aux caméras et, dans le même temps, refuse par mail toutes les propositions de dialogue dés lors que TOUT ne va pas dans SON sens suivant SES idées et, par la même occasion, poursuit systématiquement des actions judiciaires entretenant le climat de haine. Rien, dans les faits, ne montre sa volonté d'appaisement et de conciliation.

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France-Espagne-Slovénie : Pourquoi doit-on « ré-introduire » des ours dans les Pyrénées ?


Car il s’agit bien là d’une question trans-européenne puisque les ours sont slovènes, et les Pyrénées hispano-françaises ; et que sur le fond, cette question de « ré-introduction » d’espèces sauvages dans les zones rurales européennes touche plusieurs régions de l’Union européenne.

Pétitions espagnoles et françaises, pugilats bien intra-français, mise à sac de mairies, protestations, manifestations, articles et contre-articles, … l’ours slovène est en train de devenir aussi célèbre en 2006 que le plombier polonais l’était en 2005 !

Heureusement, aucun référendum n’est prévu pour qu’il devienne un facteur politique majeur. Pourtant, cette politique de « réintroduction » des ours dans les Pyrénées pose une question importante, qui touche au rapport même que les Européens d’aujourd’hui et de demain ont/auront avec la nature et leurs zones rurales. Pourquoi réintroduit-on l’ours dans les Pyrénées ?

C’est une question anodine en apparence mais je me suis rendu compte que si les médias couvraient beaucoup le sujet et exposaient largement les griefs des « anti-ours », à savoir essentiellement le coût économique pour les bergers et la dangerosité de l’animal y compris pour les humains, il n’y avait pas de présentation des arguments des « pro-ours ». En fait, les « anti-ours » étaient mis dans la position de gens voulant s’opposer à la loi, à une décision souveraine, dont la légitimité et la motivation devaient être une évidence pour tous. Ce n’est qu’après plusieurs semaines que soudain je me suis rendu compte qu’en fait je n’avais aucune idée de pourquoi il fallait à tout prix réintroduire des ours dans les Pyrénées.

Alors, j’ai essayé de trouver les réponses à cette question. Et, en fait je n’ai rien trouvé d’autre qu’un choix idéologique : c’est bien de réintroduire des animaux sauvages (même dangereux) dans la nature ; et c’est mal de s’y opposer.

On peut bien entendu être contre les arguments des « anti-ours » et estimer que les pertes économiques imputables aux ours seront marginales (notamment par rapport à l’attrait touristique accru de la région dû à leur présence). On peut considérer légitimement que le risque d’attaque d’êtres humains est très limité et qu’il peut être intégré au risque général de vie en zone rurale. Mais il n’en reste pas moins que ce sont des arguments défendables et surtout qui se placent du point de vue de l’individu et de l’habitant, de celui qui au jour le jour vivra les conséquences du choix politique concerné. En démocratie, ce point de vue là ne peut pas être supérieur à celui du plus grand nombre ; mais il ne peut pas être balayé du revers de la main non plus.
Et cela d’autant plus que « le plus grand nombre » n’a jamais été consulté en la matière. Les Français n’ont jamais élu de gouvernement « vert ». Après plus de 20 ans de présence, les mouvements politiques « verts » restent en effet marginaux aux élections en France (autour de 5%). Donc, d’où vient cette « norme » qui dit qu’il est « bon », « sain » de réintroduire des animaux qui sont potentiellement dangereux pour l’être humain, qui ne sont pas en danger de disparition (l’ours brun se porte très bien de part le monde) et qui affectent directement l’activité humaine de la région (élevage de brebis et moutons en particulier).

En la matière, je n’ai pas de religion. Je ne suis ni pour, ni contre la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées. En revanche, je crois qu’on est face à un problème démocratique emblématique d’une faiblesse affectant toutes les démocraties dans l’Union européenne, et qu’illustre également le problème de ratification du projet de Constitution européenne. Qui définit la norme quand les populations directement concernées ne sont pas consultées ? D’ou vient la légitimité d’une position de principe, ou idéologique, quand aucun débat public n’a eu lieu ? Dans le cas qui nous intéresse, de quelle nature parle-t-on ? Est-il plus naturel de transporter un ours en camion d’une région d’Europe à une autre, en lui faisant effectuer un trajet qu’il n’aurait jamais fait « naturellement » ? Ou d’élever des moutons ou des brebis dans la montagne ? Qui décide de ce qui est « naturel » ou pas dans un domaine qui finalement est éminemment social et culturel et donc politique ? Qui est moderne et qui est archaïque, puisque ces étiquettes ont largement été utilisées dans ce débat en montrant généralement les « autochtones » comme archaïques et les autres (les citadins, les associations écolos) comme modernes : celui qui pense que la nature appartient d’abord à celui qui en vit et qui y vit, ou bien à celui qui s’y promène le temps des vacances ? Quel est celui le plus légitimement préoccupé par l’avenir : la mère dont la maison jouxte la forêt et qui a peur que son enfant soit agressé par un ours ou bien le cadre d’ONG dans son bureau de lobbying à Paris, Bruxelles ou ailleurs qui frémit à l’idée que l’ours brun ait disparu des Pyrénées ?

Ces questions sont complexes. Contrairement aux idées reçues et largement colportées par le discours dominant dans l’UE aujourd’hui, et en France en particulier, la modernité n’est pas forcément du côté de celui qui traite l’autre d’archaïque, le plus « conservateur » des deux n’est pas nécessairement celui qu’on croit ; et celui qui néglige l’humain réel pour favoriser le principe théorique a peu de chances d’être le plus démocrate des deux.

Ces questions du droits des minorités face aux majorités, du droit de ceux qui vivent les conséquences d’une décision par rapport à ceux qui n’en ressentent pas les effets négatifs, du pouvoir de ceux qui perçoivent la réalité comme un espace homogène et isotrope où leurs idées et leurs principes peuvent/doivent s’appliquer sans discernement par rapport à ceux qui vivent dans des réalités très diverses les unes des autres … sont au cœur de la réflexion et de la pratique démocratiques que Newropeans développe actuellement à l’échelle trans-européenne.

Car n’oublions jamais que désormais au sein de l’UE nous sommes tous des minorités face à nos 500 millions de concitoyens. Et que si nous sommes tous des plombiers polonais, nous courrons également tous le risque que quelqu’un veuille introduire demain un ours slovène dans notre jardin.

Auteur : Franck Biancheri*Paris (France)
Source : Newropeans vendredi 19 mai 2006

*Franck Biancheri est President de Newropeans

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L'ourse s'invite au restaurant à Saint-Savin


Franska, l'ourse slovène lâchée dans le secteur de Bagnères-de-Bigorre, le 28 avril, s'est invitée, mardi, à Saint-Savin, au restaurant Le Viscos tenu par le chef de renom Jean-Pierre Saint-Martin.

C'est peu avant 7 heures que Jean-Pierre Carassus, qui ouvrait ses volets depuis le balcon de son appartement, a vu le plantigrade rôder autour des poubelles de l'établissement. L'animal, subitement apeuré par les aboiements de son chien qui se trouvait à ses côtés, a pris la fuite en sautant le grillage bordant l'auberge. Il s'est alors retrouvé dans le jardin de Léonie Omisos : « Je l'ai aperçu en train de courir, tourner et virer dans mon potager avant de franchir la haie », relate la retraitée. Des traces de pattes sont d'ailleurs encore visibles autour de ses pieds de tomates. « Il n'était pas trop gros et portait un collier autour du cou, poursuit la vieille dame qui confie avoir eu un peu peur car on ne sait jamais avec une bête pareille ».

Gérard Petitjean, a, lui aussi, relevé des empreintes de Franska dans son jardin : « Chez moi, elle a fait tomber une grosse pierre du sentier en s'agrippant dessus. Elle s'est ensuite évaporée dans la forêt après avoir traversé la prairie où se trouvent les vaches. Moi, je dormais. Je crois bien qu'elle était apeurée ».

Très peu, dans le village, se disent véritablement inquiets par cet événement même si certains concèdent que « si un jour elle a un petit et surgit avec, alors là les choses pourraient bien tourner autrement en cas de rencontre avec l'homme ».

Jean-Pierre Saint-Martin, s'amuse : « Elle est descendue ici et comme elle n'a pas entendu parler slovène mais bigourdan elle est repartie pensant s'être perdue ».

Plus sérieusement, le cuisinier, qui est aussi président de la commission tourisme à la chambre de commerce et d'industrie, considère : « Le climat est passionnel mais il faut faire la part des choses. Il y a une forte demande « nature » de la part des gens. Les Pyrénées, avec l'ours, correspondent à cette attente. Le plantigrade est donc un atout pour le pays. Il ne faut cependant pas que le monde agricole y perde. Si l'ours les menace il faudra savoir dire basta ! »

Hier, des techniciens de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) étaient sur place pour effectuer des relevés de traces et d'indices. Un spécialiste du suivi de l'ours pense qu'« il est possible que Franska soit désorientée. Qu'elle cherche ses congénères et n'ait pas encore trouvé son territoire ». Selon nos informations, il n'est pas exclu que le collier émetteur servant à la localiser connaisse quelques défaillances techniques.

Auteur : Guillaume Atchouel.
Source : La Dépêche du Midi du 19 mai 2006

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Quatre mois apres le premier lacher, le village qui a dit oui a l’ours


Manifestations, affrontements... la polemique n'a pas faibli de l'ete. Reportage a Burgalays, ou les "pro" et les "anti" ours commencent a se reconcilier.
Qui a peur du grand mechant ours ? Dans les massifs escarpes des Pyrenees, la "bete" a bien malgre elle mauvaise reputation. Selon la legende, Pyrene, la maitresse des lieux, fut sauvagement tuee par un ours brun. Paysans laceres a coups de griffes, enfants dechiquetes, moutons egorges... la memoire collective ne lui fait vraiment pas de cadeaux.

Un symbole pour les uns, un predateur pour les autres
Alors que, depuis le 25 avril, le plantigrade peuple a nouveau ces augustes montagnes, les peurs ancestrales refont surface. Quatre mois apres l'arrivee du premier specimen, le petit village de Burgalays (Haute-Garonne) porte encore les stigmates de la colere des eleveurs. Un magistral "non a l'ours", grave sur le sol a la craie, en dit long sur la vindicte. Meme si le calme est revenu, les gens du coin n'ont pas oublie ces heures agitees. Sylvie, qui tient la Chambre d hotes de Burgalays, ne comprend pas : «L'ours fait partie des Pyrenees depuis des lustres, c'est normal qu'on le protege. » Son mari rencherit: « Les Pyrenees forment un territoire de 400 kilometres de long, il y a de la place pour tout le monde! Ce n'est pas une quinzaine d'ours qui va bouleverser le paysage. »

C'est en mars dernier que Nelly Olin, la ministre de l'Ecologie, a presente son plan de renforcement de l'ours dans la region. Principale annonce : l'arrivee de cinq ours slovenes, quatre femelles et un male, pour completer une population menacee de consanguinite et d'extinction sans renfort exterieur. Apres consultation, quatre communes, toutes volontaires, ont ete choisies pour accueillir les nouveaux venus. «L'ours est un moyen formidable pour faire parler de nous et vehiculer l'image d'un pays protege qui defend sa faune, souligne Alain Ladeveze, le maire de Burgalays. C'est un attrait pour faire venir les vacanciers et les inviter sur nos sentiers ou nos parcours de randonnees et de VTT.» Monsieur le Maire reve aussi de retombees durables pour sa commune. « L'ideal, ce serait quelqu'un qui arrive avec un projet a long terme pour mettre de la vie dans le village toute l'annee. Par exemple, l'installation d'un centre equestre ou la reouverture du cafe ferme il y a trois ans.» Au-dela de son impact touristique, le plantigrade est surtout un patrimoine pour les Pyrenees. Lors d'un sondage lfop realise en fevrier 2005, 68 % des habitants de la region estiment que le plantigrade est l'espece animale sauvage qui symbolise le mieux les Pyrenees. Les memes etaient favorables a 77 % a l'introduction d'ours supplementaires dans le massif. Mais, pour la grosse majorite des eleveurs (soit 7 % de la population pyreneenne), le son de cloche est tout autre. Pour eux, l'ours reste un animal qui croque leurs brebis ou les pousse, par frayeur, a se jeter au fond des ravins. C'est une realite, meme si les pertes sont minimes : 200 a 300 animaux par an sont victimes du predateur, sur plus de 570 000 ovins. Des pertes bien sur indemnisees, en moyenne trois fois le prix de la brebis. Danger pour les betes, danger pour l'homme aussi, disent les eleveurs. « Avec les annees, l'ours s'est habitue a la presence humaine, prévient Francis Ader, eleveur et président de l'Adip (Association de defense de l'identite pyreneenne). C'est un risque pour les randonneurs. Moi, je ne laisse plus mes enfants se balader dans la montagne. » Pourtant, en cent cinquante ans, on ne compte aucune attaque d'un ours sur l'homme. Quand ils se rencontrent - cela arrive -, l'animal fuit. Peu de risque qu'il s'aventure de jour pres d'une zone habitee. «J'ai plus peur de tomber sur un sanglier, tranche Claude Castex, adjointe au maire de Burgalays. C'est dangereux aussi mais la, personne ne dit rien! »

Bouc emissaire des difficultes rencontrees par l'elevage ovin
En fait, l'ours revele les difficultes des eleveurs de montagne. «L'elevage ovin est en crise, comme toute l'agriculture, et l'ours sert de bouc emissaire, explique Alain Reynes, directeur de Pays de l'Ours - ADET (Association pour le developpement durable des Pyrenees centrales), qui plaide pour la presence de l'animal comme facteur de developpement pour la region. Plutot que d'adapter leurs pratiques, les eleveurs s'enferment dans une opposition de principe. » Faux, repond Francis Ader qui ne veut pas revenir cent ans en arriere: « Vivre avec l'ours, ca veut dire passer ses jours et ses nuits pres du troupeau. Est-il normal d'imposer ca a une profession? » Amer, il se sent mal aime parleslocaux: «Nous, les eleveurs, on sent mauvais avec nos moutons, on est mal vus. Personne ne veut se battre pour nous. »

Les chiens patous assurent une surveillance musclee
Pourtant, des solutions existent pour proteger les troupeaux : barrieres electrifiees, gardiennage d'un berger sur l'estive (les paturages de montagne) et, surtout, surveillance musclee des chiens patous. Son patou, Valerie Daude, 40 ans, ex-Parisienne qui a repris l'exploitation de ses grandsparents a Cier-de-Luchon, y tient pour proteger ses 160 betes. Grace a lui, son troupeau ne subit plus d'attaques d'ours ni de chiens errants. «C'est vrai, concede-t-elle, un patou, ca demande du travail. Il faut l'eduquer, le soigner, le nourrir. Mais les resultats sont la. » D'apres une enquete de I'ADET menee aupres de 37 elevages equipes de chiens, les pertes annuelles sont passees de 332 avant le patou a 27 apres le patou.

Mais le dispositif a beau etre pris en charge par le programme de reintroduction de l'ours, les eleveurs rechignent. «Accepter les chiens, ca veut dire cautionner l'ours. Et l'ours, ils n'en veulent pas ! », tranche Valerie Daude. Pour exprimer leur malaise, les eleveurs organisent des manifestations et des barrages. Certains ont dissemine des pots de miel pieges dans la montagne. Cependant, rien n'y fait, les ours sont bien de retour. Le calme et la serenite, eux, se font attendre.

Auteur : Charlotte Fouilleron
Source : Femme actuelle n°1143, 21 au 27/08/06

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Des agriculteurs de montagne manifestent à Pau contre l'ourse Franska


Plusieurs dizaines d'agriculteurs de montagne ont manifesté vendredi après-midi devant la préfecture de Pau avec quelques brebis pour exprimer leur "exaspération", après les attaques commises cet été sur leurs troupeaux par l'ourse slovène Franska, introduite fin avril.

Selon la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), Franska serait responsable de la mort d'au moins 68 ovins, tandis qu'environ 190 autres bêtes auraient disparu durant l'été à la suite d'attaques dans la région située entre les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées où l'ourse d'origine slovène a élu domicile.

"Nous sommes là pour dire au préfet que si Franska reste là, ce sera la mort du pastoralisme dans cette région", a expliqué Henri Bies-Péré, président de la FDSEA des Pyrénées-Atlantiques, syndicat qui appelait au rassemblement.

Une centaine d'éleveurs selon la FDSEA, entre 60 et 80 selon la police, se sont massés contre les grilles de la préfecture, en compagnie d'une quarantaine de brebis amenées en bétaillère.

Les éleveurs demandent que Franska soit recapturée et relâchée ailleurs, dans une zone où il n'y a pas de troupeau. Une délégation d'une dizaine de personnes a été reçue pendant environ deux heures par le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Marc Cabane.

Source : Le Monde du 15 septembre 2006

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Les aventures de Sarousse


Il n'y a rien de surprenant que Sarousse trouve gîte et couvert en si basse altitude. Ce qui est surprenant, c'est la surprise des " spécialistes " qui sont un peu désemparés que leur protégées ne respecte pas ce qu'ils avaient imaginé. Encore une belle preuve que les défenseurs des ours dans les Pyrénées (dits " pro-ours ") réagissent en fonction de leur imaginaire et en aucune manière en fonction d'une réalité de terrain.

Un ours à si basse altitude n'est pas très nouveau. Pourquoi ?
En dehors du fait que la Slovénie n'est pas un pays à l'altitude moyenne de 1500 m, dans les Pyrénées, il n'est pas rare de voir des ours à proximité de la plaine sans que personne n'en fasse toute une histoire. C'est ainsi que des restes d'ours ont été retrouvés dans des grottes de Dordogne mais aussi du piémont pyrénéen attestant d'une présence hors de la chaîne proprement dite.

Plus récemment, Franska est passée à proximité de Lourdes entre le Castelloubon et le Béout (sommet à 792 m) en traversant le Gave de Pau (environ 360 m), sans parler de ses intrusions dans le vallée de l'Ouzom (Ferrières est à environ 550 m) et à proximité d'Asson (environ 400 m)
Dans la nuit du 6 au 7 juin 2003, un ours est allé à Thilhouse (532 m) à proximité de Lannemezan dans la plus totale indifférence

L'ourse a perdu le collier et la boussole


Il faudra bien qu'à moment donné, cette ourse aille voir ailleurs. Les techniciens de l'équipe de suivi des ours qui pistent pas à pas l'ourse Sarousse aux portes de Saint-Girons, ne tiendront pas longtemps à ce régime. Antennes à la main, ils sont en effet sur le terrain nuit et jour, connectés 24 heures sur 24 avec l'abdomen de Sarousse ! Depuis qu'elle a perdu son collier, cette ourse lâchée le 31 août à Arbas (Haute-Garonne) est localisée grâce à une puce émettrice placée dans son ventre.

Or Sarousse a aussi perdu… la boussole. Depuis une semaine, au lieu de se diriger vers les sommets, elle est descendue à moins de 500 m d'altitude, arpentant les communes couseranaises de Montjoie, Saint-Lizier et Gajan, baguenaudant d'un bois à l'autre à moins de 200 m des habitations et même de la salle des fêtes de Gajan. Pour arriver aussi bas et aussi loin, aux marches de la Haute-Garonne, elle a traversé la rivière Salat et la RN 117 entre Saint-Girons et Montsaunès (31). Elle tourne carrément le dos aux Pyrénées, cherchant sa voie et son territoire dans la plaine.

OURS DANS LA PLAINE
Son comportement est identique à celui de Balou. Cet ours introduit en Pyrénées au mois de juin à Arbas avait été capturé dans le Muretain puis relâché aussitôt à Luchon, après avoir parcouru près de 60 kilomètres vers le nord depuis Arbas. La même procédure pourrait être appliquée dans la semaine à Sarousse si elle s'obstinait à préférer la plaine aux montagnes. Car à l'approche de l'hiver, il est impensable de laisser un plantigrade s'installer aussi bas. Son hibernation s'en trouverait réduite et la cohabitation risque de s'avérer délicate au début de l'hiver quand la nourriture sera plus rare.

« Elle n'a pas de raison de quitter cette zone forestière où elle trouve tout ce qu'il faut pour s'abriter et se nourrir. Elle devra quitter cette zone pour trouver de la nourriture » expliquent les techniciens. Châtaignes et charognes, baies et champignons abondants suffisent à Sarousse. Elle n'a même pas besoin de s'attaquer aux troupeaux qui paissent alentour. Par mesure de précaution, certains éleveurs ont déplacé brebis et chevaux. Le député Augustin Bonrepaux (PS) en profite pour dénoncer l'inadaptation de « ces ours qui échappent à l'autorité de la ministre » et demande « leur placement dans un parc de plusieurs milliers d'hectares ».

Sur la porte de la mairie de Gajan, des consignes de précaution sont affichées et actualisées tous les matins. De mémoire d'autochtone, au temps où les ours peuplaient le massif, ils ne s'aventuraient pas dans le secteur. « Les populations locales et les éleveurs sont informés. Nous redoutons surtout des promeneurs qui auraient envie de s'aventurer dans les bois en espérant prendre une photo de l'ourse » indique Monique Boutonnier, maire de la commune qui ne s'attendait pas à un tel remue-ménage. Elle redoute un contact avec l'homme. Les cèpes attirent en effet beaucoup de monde dans les bois ariégeois depuis 15 jours. Sarousse se déplace peu dans la journée, bouge davantage la nuit, ce qui est une réaction normale face à une présence humaine proche.

En tout cas, si les ours réintroduits en 1996 avaient pris les sentiers d'altitude pour découvrir les grands espaces pyrénéens où ils se sont vite sentis comme chez eux, la génération 2 006 n'a pas le pied aussi montagnard.

Hasard ? Hostilité des populations des villages d'altitude qui se traduit par des casserolades et autres manifestations bruyantes. Héritage d'une enfance slovène passée à basse altitude ? Les explications à cette fuite vers la plaine se valent. De gré ou de force Sarousse devra remonter.

Auteur : Pascal Jalabert
Source : La Dépêche du Midi du 17 octobre 2006

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Ce qui est surprenant, ce sont les propos de Monique Boutonnier qui craint le contact avec l'homme en cette période de champignons : " Nous redoutons surtout des promeneurs qui auraient envie de s'aventurer dans les bois en espérant prendre une photo de l'ourse ". Par contre, il serait normal que l'ours soit plus haut sans trop se soucier de savoir s'il peut aussi être en contact avec la population locale comme nous l'avons vu dans plusieurs villages de l'Ariège et des Hautes-Pyrénées depuis plusieurs années (pas seulement récemment). C'est à croire que la peau d'un touriste vaut mieux que celle d'un de ces paysans des montagnes…

Déjà, laisser penser que la présence de l'ours aussi bas serait la conséquence de l' "hostilité des populations des villages d'altitude qui se traduit par des casserolades et autres manifestations bruyantes. " est tout aussi stupéfiant pour plusieurs raisons :
1/ Contrairement à ce qui se passe en bas, personne ne suit l'ours en montagne et les villageois doivent se débrouiller seuls (si mon propos était faux il y aurait des certitudes de casserolades avec établissement de PV par l'ETO)
2/ Manifestement, vu l'activité humaine existante en basse altitude, casserolades ou non, l'homme ne semble pas impressionner " lo Mossur "

Cessons de dire n'importe quoi et admettons que l'ours constitue un véritable problème de cohabitation, notion purement imaginaire et littéraire.

Louis Dollo, le 18 octobre 2006

Nelly Olin annoncée au sommet d Ax


Toujours pas disposée à quitter le piémont pyrénéen, l'ourse Sarousse est suivie à la trace par les techniciens chargés des réintroductions de plantigrades dans les Pyrénées.

Elle demeure obstinément dans le secteur de Monjoie et Saint-Lizier, aux portes de Saint-Girons, dans une zone très boisée située à moins de 500 m d'altitude. Sa capture n'a pas encore été envisagée malgré l'insistance des élus locaux. Elle interviendra en tout état de cause avant le sommet des élus de montagne prévu en Ariège. Les ours seront malgré eux les stars de cette rencontre qu'organise l'association des élus de la montagne du 26 au 28 octobre à Ax-les-thermes. La ministre Nelly Olin est décidée à se joindre à ses collègues Christian Estrosi (Aménagement du Territoire) et Dominique Bussereau (Agriculture) pour expliquer les modalités du repeuplement du massif en ours. Parmi les trois thèmes de débat retenus, les élus aborderont « la gestion équitable et durable de la faune sauvage, l'interaction entre la faune et le milieu naturel ».

Source : La Dépêche du Midi du 18 octobre 2006

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Vraiment curieuse cette Ministre.
Après avoir humilié tous les élus pyrénéens avec les ours et plus particulièrement ceux du Haut-Béarn avec son comportement vis-à-vis de l'IPHB, elle a encore le culot de venir expliquer aux élus pyrénéens ce qu'il faut faire.
Du courage, de l'inconscience, de la provocation ou sacrément gonflée ?

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Augustin Bonrepaux, Député de l'Ariège écrit au Premier Ministre concernant l'introduction des ours dans les Pyrénées


Monsieur le Premier Ministre,

L’introduction d’ours slovènes dans les Pyrénées atteint chaque jour davantage les sommets du ridicule.
La médiatisation de la première introduction pour laquelle Madame Nelly OLIN, Ministre de l’Ecologie et du Développement Durable avait fait le déplacement à Arbas a été perturbée malgré la protection de trois escadrons de gendarmerie mobile et la mobilisation de toutes les brigades du secteur. De ce fait les autres lâchers n’ont pu avoir lieu que nuitamment, en catimini.

Pour autant, le ridicule s’est amplifié car l’ours Balou échappant à l’autorité de Madame la Ministre et à la vigilance de ses gardiens a vagabondé pendant près d’un mois en direction de Toulouse mobilisant l’équipe chargée du suivi mais aussi les brigades de gendarmerie, la protection civile ainsi que les préfectures des départements de l’Ariège et de Haute-Garonne.

Ce n’est qu’après des journées de survol en avion de tourisme que ce fauve a pu être localisé en Basse Ariège.
Sa présence dans cette zone boisée paraissant dangereuse pour la population, il a été capturé et transporté par hélicoptère dans la zone qui lui avait été affectée.

De son côté, l’ourse Palouma, mal adaptée au relief difficile de la haute montagne, a eu moins de chance en faisant une chute mortelle dans la haute vallée du Louron en Hautes-Pyrénées.
Les gendarmes ont une nouvelle fois été sollicités pour se rendre sur le lieu de l’accident, l’hélicoptère de la gendarmerie a procédé à son transport jusqu’à l’école vétérinaire chargée de l’autopsie.

…/…

Maintenant c’est l’ourse Sarousse qui a quitté à son tour la haute montagne provoquant la même perturbation de la population, la mobilisation de la gendarmerie, des services de la Préfecture et le survol par un avion de tourisme qui a permis de la localiser à proximité de la ville de Saint-Girons.
Elle sera peut être reconduite pour les mêmes raisons et avec les mêmes moyens dans la zone qui lui a été assignée.

Un esprit objectif pourrait tirer quelques enseignements de ces expériences:

1) Les ours qui vivent dans les forêts slovènes très denses, peu accidentées et peu fréquentées par les touristes, alimentés régulièrement au maïs et à la viande sur les aires de nourrissage ne sont pas adaptés à la haute montagne et ne peuvent y vivre que de prédations sur les troupeaux.
2) Leur biotope est plutôt dans la moyenne montagne où se trouvent les hommes et les femmes qui vivent dans les vallées pyrénéennes ce qui présente beaucoup de risques.
3) Si les ours nécessitent le déploiement de mesures de sécurité aussi importantes dans les zones habitées voisines des villes, c’est qu’ils peuvent être dangereux dans les vallées pyrénéennes.
4) Au moment où le Gouvernement prétend diminuer le déficit de l’Etat en réduisant les personnels et les moyens des services publics, il sollicite fortement ceux des préfectures, gendarmeries, protection civile, ONF en sus de ceux qui sont directement financés par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable.

Afin de rechercher une solution plus économe des crédits publics pour cette caricature d’écologie, je vous saurais gré de bien vouloir faire étudier par vos services la possibilité de créer un parc à ours de plusieurs milliers d’hectares sur les terrains domaniaux propriété de l’Etat où ils pourraient être suivis par ses services comme en Slovénie et où ils pourraient se reproduire en toute liberté sans perturber la vie des habitants et les différents services de l’Etat et des collectivités locales.

Dans cette attente,
Je vous prie d’accepter, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Lettre ouverte d'Augustin Bonrepaux au Premier Ministre, M. De Villepin

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"Ne pas passer l'été prochain avec Franska"


Polémique. Alors que Franska a élu domicile sur les hauteurs de Saint-Pé, le débat autour de l'ours n'hiberne pas. D'autant que l'actualité n'en finit pas de rebondir autour du plantigrade.

Dernier épisode de cette série sur la vie des animaux : l'Assemblée nationale a rejeté l'amendement qui proposait de réduire les crédits de 1 million d'euros. Résultat des courses : 2M € seront consacrés au suivi des 17 ours exilés sur le massif et à l'aide aux bergers. Une décision qui n'est pas à la veille d'amadouer les anti-ours. Présidente du syndicat des éleveurs Barèges-AOC, Marilyse Broueilh déclare avec fermeté : « Notre position ne change pas. On a déjà démontré que la cohabitation n'est pas possible ». Et de rappeler que toutes les dispositions qui sont prises «sont inefficaces et inadaptées. C'est pas un patou qu'il faudrait mais plusieurs. Mais dans 99 % des cas, il n'est pas un bouclier efficace. En plus, c'est dangereux pour les randonneurs».

« Le gouvernement à côté de la plaque »
Elle indique par ailleurs que les clôtures électriques sont dangereuses en cas d'attaque : « Les bêtes se réfugient dans un coin et s'étouffent. Sans parler des effets sanitaires désastreux. » Enfin, elle reproche au gouvernement de vouloir « planifier à la place des autres » et trouve qu'il est « à côté de la plaque ». Selon elle, c'est des centaines de bergers qu'il faudrait. « Entre leur idéal de métier et la réalité, celle-ci est cruelle », poursuit cette représentante d'un label haut de goût.

Quant à Bernard Moules, secrétaire général de la FDSEA, sa position n'a pas non plus changé d'un iota. Il rappelle que déjà, en 2005, les groupes montagne de la FNSEA, JA (Jeunes agriculteurs), APCA (Assemblée permanente des chambres d'agriculture) avaient demandé que les crédits destinés au pastoralisme soient déconnectés des crédits ours. «Nous venons d'aboutir avec la mise en place de ce plan pour la période 2007-2013. Ça va faire l'objet d'une convention qui sera signée dans les prochains jours, entre le préfet de région et les organisations agricoles».

Sur ce point, il se dit satisfait mais insiste : « Nous ne connaissons pas l'ours dans cette affaire. Même s'il y a une volonté de mélanger la chèvre et le chou. »

Il le répète donc à l'envi : « Le plan de réintroduction, nous sommes toujours contre. Nous n'avons pas l'intention de passer l'été prochain avec Franska sur le massif du Pibeste ».

Dans les estives, la trêve risque d'être de courte durée.

Auteur : Josiane Battoue
Source : La Dépêche du Midi du 27 novembre 2006

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L'Ours Franska devrait hiberner dans le secteur de Saint-Pé


Franska qui s'est stabilisée du côté de Saint-Pé, Asson, Salles et Ouzous, est prête à hiberner. Les techniciens de l'Equipe Technique Ours précisent dans le Loc'Hebdo n°26 que "Franska semble se stabiliser sur son site de tanière". Selon Frédéric Decaluwe, ingénieur adjoint à l'office de national de la chasse et de la faune sauvage en charge du suivi des ours, Franska a pu faire des réserves de graisse pour tenir l'hiver

Source : Lourdes-Infos du 28 novembre 2006

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Un chasseur rencontre l'ourse Sarousse


La douceur qui s'est installée sur le Comminges a pour conséquence de perturber l'hibernation des ours. S'ils ne se déplacent plus guère pour éviter de perdre la graisse qu'ils ont emmagasinée (1), ils n'ont pas encore rejoint leur tanière. C'est le cas de Sarousse, une des ourses slovènes lâchée au printemps dans le cadre du plan de réintroduction dans les Pyrénées. L'ursidée s'est installée dans le secteur de Marignac-Burat, mais continue à se déplacer.

Pour preuve un chasseur, Gérard Valle, employé communal de la commune de Cierp-Gaud, a croisé l'animal à moins de trente mètres dimanche dernier.

Son frère, Jacques Valle, président de l'association communale de chasse, témoigne : « On organisait une battue au sanglier et au cervidé. Sachant que Sarousse est dans le secteur, nous avons téléphoné au suivi de l'ours. La battue se déroulait sur Cierp, au-dessus de la chapelle de Soueste. Nous étions onze. On a fini par trouver des traces de sanglier. Nous nous sommes postés. Mes frères ont lâché les chiens. Un sanglier est parti que nous avons tiré. »

Un peu plus loin, Jacques à entendu du bruit. « Bien sûr, poursuit Gérard, il a pensé à un sanglier. Mais c'est un ours qui est apparu. » Le chasseur a posé son fusil pour prendre un appareil de photo numérique. « Dans l'excitation, il a eu du mal à s'en servir. L'ourse était sous un sapin, à 25 30 mètres de lui, au lieu-dit « La Majou ». Elle est partie tranquillement. Mon frère a crié : « Ho ! » pour faire une photo. Elle s'est retournée, a regardé, puis a disparu. » Hélas, la prise de vue n'était pas bonne. Quoi qu'il en soit la battue a immédiatement été interrompue.

Néanmoins, cette présence de l'ourse ne manque pas d'inquiéter les chasseurs. Jacques Valle déclare : « Cela pose un problème. Mon frère comme moi, on avait l'habitude d'amener nos fils de 14 et 10 ans. On ne le fait plus. On ne veut prendre aucun risque. Cette fois, les choses se sont bien passées, mais on ne sait jamais. »

« Nous sommes des chasseurs d'expérience qui respectons les règles de sécurité. Mais une autre fois… On n'est pas tranquille. Il faut cohabiter, mais on peut craindre l'accident. L'ours est un prédateur. Et encore, nous sommes armés. Dimanche, il y avait des promeneurs que nous avons alertés de la présence de l'animal.

Ce que nous avons constaté, c'est que Sarousse reste très près des maisons. Ces derniers jours, on a relevé des excréments à 200 mètres du village.

Auteur : Jean-Jacques Dard
Source : La Dépêche du Midi du 6 décembre 2006

(1) Où sont les ours? Les ours n'effectuent plus de déplacements significatifs depuis la fin du mois de novembre constate l'équipe du suivi. C'est ainsi que Balou s'est installé sur le secteur de Melles, Franska dans le massif de Saint-Pé-de-Bigorre, Hvala dans le val d'Aran dans le secteur de Canejan et Sarousse au-dessus de Marignac.

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Ils ont rencontré l'ours


La douceur qui sévit sur la montagne perturbe les ours qui n'ont pas regagné leurs tanières. S'ils n'effectuent plus de déplacements significatifs depuis la fin du mois de novembre, ils continuent néanmoins à circuler sur le territoire qu'ils ont choisi pour passer l'hiver.

C'est ainsi qu'un chasseur a croisé Sarousse, dimanche, non loin de Cierp-Gaud. Gérard Valle participait à une battue au sanglier et cervidé organisée par l'association de chasse. Jacques Valle, son frère, président de la société explique : « Nous étions onze. On a trouvé un sanglier. Les chiens ont été lâchés. La bête est partie. On a tiré. » Au même moment, Jacques Valle, qui était posté, a entendu du bruit. Mais, en fait de sanglier, c'est l'ourse Sarousse qui est apparue à moins de 30 mètres. Il a posé son fusil pour saisir un appareil photo. Dans l'excitation, il a raté le cliché. L'animal est reparti. La battue a été arrêtée. Mais cette présence inquiète les chasseurs. « Les choses se sont bien passées. Mais l'ours est un prédateur et on peut craindre l'accident ».

Auteur : J.J.D.
Source : La dépêche du Midi du 6 décembre 2006

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Sarousse ne dort pas


À quinze jours de Noël, l'ourse Sarousse ne sait toujours pas où elle va crécher. « On s'y attendait un peu, avoue Pierre-Yves Quenette, du groupe de suivi ours. C'est la moins sédentaire de nos ourses. Elle était du côté de Saint-Mamet ce week-end, elle est passée sur Montauban de Luchon. Elle se maintient dans des altitudes voisinant les 1 000 mètres. Elle montre des signes d'activité. Elle n'a pas encore trouvé sa tanière. Ce n'est guère étonnant, vu son histoire… » Eh oui ! Sarousse, lâchée dans un premier temps à Arbas le 22 août, elle a été repêchée le 7 novembre à Camarade en Ariège, puis relâchée quelques heures plus tard à Marignac, en Haute-Garonne. Il faut donc qu'elle explore un nouveau territoire. Et n'est pas trop talonnée par les rigueurs de la météo. « Par ailleurs, les ours peuvent se manifester, l'hiver, même en tanière, poursuit Pierre-Yves Quenette. Ainsi, en 2001-2002, nous avions observé que Boutxy sortait quotidiennement pour aller faire un petit tour, à 500 ou 1 000 mètres, notamment par beau temps. »

Avec des lunettes de soleil et une crème bronzante ?

Source : La Dépêche du Midi du 13 décembre 2006

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Le Grand Charnier

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Ours dans les Pyrénées
Renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées en 2006