Le procès de Saint-Gaudens

 

Le procès en correctionnel de 10 manifestants à Arbas opposés à l'introduction d'ours dans les Pyrénées, s'est déroulé le 20 juillet au Tribunal de Saint-Gaudens. La confrontation entre les accusations et la réalité des faits reprochés montre un véritable fossé entre les parties. Le jugement avait été mis en délibéré au 7 septembre. Vous trouverez ci-dessous tous les éléments de cette journée judiciaire ainsi que le compte rendu du jugement.



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Renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées en 2006


Compte rendu d'audience


Dans la salle d'audience du Tribunal de Saint-Gaudens, un auditoire choisi. D'un côté deux habitants d'Arbas et le maire, François Arcangéli représentant la commune, avec leurs deux avocats. De l'autre, les 10 accusés avec leurs deux avocats, accompagnés de 10 manifestants tirés au sort à l'entrée du tribunal et une dizaine de journalistes pour suivre l'événement.

Les 10 manifestants accusés de dégradations sur la commune d'Arbas ont reconnus les faits. Un seul a eu quelques difficultés mais… l'évidence des photos… mais chacun sait, dans la salle, qu'il y a eu une sorte de tirage au sort dans la foule des manifestants de ce jour là. C'est ainsi que lorsqu'il est évoqué la mise en place d'une clôture symbolique avec du barbelé, un agriculteur se penche vers moi et me dit :

- Tu as déjà mis en place du barbelé ?
- Oui
- Tu y arrives seul ?
- Non
- Et bien l'autre c'était moi. Pourquoi je n'ai pas été inquiété ?


Voilà une situation significative qui donne le ton de l'ambiance qui règne dans la salle. Dix accusés qui ont le sentiment qu'ils vont payer pour tous les manifestants présents et pour des faits bien moins graves que ce qui s'est passé, il y a quelques mois, dans les banlieues parisiennes.

Peu importe, les faits sont globalement connus et reconnus à quelques détails près.
Chacun sait ce qu'il risque et l'assume même si la pilule est peu dure à avaler.
Parfois très dure après les mots prononcés par certains écologistes à l'encontre d'une des accusés en particulier. Se voir qualifier de raciste pour ne pas accepter l'introduction alors que sa propre famille est multiraciale… lire les propos tenus par Farid Bénhammou dans certains de ses ouvrages, etc… nous prenons conscience que la violence des mots des écologistes va parfois plus loin que la violence des actes des opposants qui cherchaient à se faire connaître et reconnaître.

L'avocat général nous amuse une bonne heure par un gargarisme verbal sans grand intérêt pour en arriver à un réquisitoire assez sévère comparer à d'autres faits similaires. Mais il est bien connu que la logique judiciaire fait partie d'un autre monde. De 4 mois à 1 mois avec sursis avec pour certains des travaux d'utilité publique (d'ailleurs refusés par l'accusé) et un stage citoyen… nouvelle invention du langage politiquement correcte qui ne veut pas dire grand-chose à cette ingénieur agronome qui n'a pas fait pire que els écologistes sur les mairies du Béarn, les panneaux routiers entre Saint Gaudens et Luchon ou encore les murs de Bagnères de Bigorre en mettant quelques slogans de peinture en guise de traces sur les murs d'Arbas.

Quant aux personnes d'Arbas agressées, l'interrogatoire laisse planer de sérieux doutes quant à leurs affirmations. Mais dans ces cas là c'est toujours la parole de l'un contre la parole de l'autre. Un berger avec un bâton c'est normal mais dans une manifestation un bâton devient une arme. Difficile à expliquer à une personne qui n'est pas spécialiste du droit. Que l'on prévienne les handicapés qu'une canne peut être une arme en cas de défense ou d'agression. Y a-t-il eu coup ? Une chose est certaine, il n'y a pas de certificat médical. Y a-t-il eu dégradation d'un appartement ? Oui selon les photos mais curieusement il n'y a pas de facture de réfection.

Puis vient la plaidoiries des avocats de l'accusation assez banal et sans grand intérêt pour celui des deux arbassiens mais assez amusant pour celui de la commune d'Arbas. Après avoir passé son temps à se ventiler avec son éventail dans une salle surchauffée (pas par l'ambiance mais par la canicule qui sévit en ce 20 juillet 2006) le voici qui se lance dans un jeux de manche bien rodé pour une pièce de théâtre pour nous décrire les événements comme si nous nous trouvions à Beyrouth aux heures les plus sombres d'un bombardement. Apocalypse Arbas ! Bien entendu ils demandent des dommages et intérêts totalement démesurés. Nous pouvons citer 20 000 Euros pour une statue sans grande facture dont l'artiste n'existe pas (ou plus, nous ne saurons jamais) et, coup de théâtre, refuse la statue d'un véritable artiste offerte en remplacement par les éleveurs. Puis il demande des dommages et intérêts pour perte de notoriété touristique…. Du comique ! Pour un village qui n'a même pas un hôtel et qui, avant l'arrivée de l'ours, était totalement méconnu. Et il en rajoute avec le ravalement de la façade de la mairie pour éliminer les traces de sang… etc….

Puis c'est le tour des avocats de la défense. De jeunes avocats qui, à la grande surprise de tout le monde ont fait preuve d'un grand talent. Pas de jeux de manches ni d'éventail mais des faits précis et concrets sur des dommages hypothétiques qui n'existaient que dans les fantasmes de certains. Malins nos éleveurs. Quelques jours après les faits, ils ont fait faire un constat d'huissier des dommages dans le village. Pas malin le maire d'Arbas : il suffisait de voir les photos du week-end suivant avec pique-nique écolo pour constater que les dégradations avaient disparues. Et puis, l'absence de factures, des devis originaux de ravalement ou de réfection de la place alors qu'il n'y avait aucune dégradation (tentative de faire passer des travaux sur le compte des éleveurs qui n'avaient détérioré que le bitume en brûlant la statue), remplacement d'une fontaine qui n'avait été que tagguée, etc… Nous avons pu voir clairement la manœuvre et l'instrumentalisation du système. Une aubaine pour Arbas pour se faire refaire quelques mobiliers urbains. Est-ce vraiment honnête ? Nous verrons ce que décidera le tribunal…

Le jugement sera rendu le 7 septembre 2006

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François Arcangéli, Maire d'Arbas, se ravise pour la statue


La réponse ambiguë du Maire d'Arbas et de son avocat en cour d'audience laissait à penser qu'il s'agissait d'un refus de la statue d'ours proposée par les éleveurs. Ceci devient tout à coup un malentendu. Nouveau rebondissement dans une affaire où manifestement l'avocat d'Arbas était plus préoccupé par son éventail que par le sujet traité.
François Arcangéli s'exprime enfin plus clairement…. A défaut de produire une facture, un devis ou une valeur de la statue dont il semble bien qu'elle était fortement amputée par l'âge et le temps.

 

Extrait du forum de l'ADET - Pays de l'ours


Auteur: François Arcangeli Contacter (86.207.254.154)
posté le: 24-07-2006 19:00

J'étais bien sûr au Tribunal de Saint-Gaudens jeudi. Je suis arrivé avant les manifestatnts, et je n'ai donc pas vu cette statue.
A l'intérieur du Tribunal, des journalistes m'ont fait part de la démarche des opposants qui ont fait réaliser cette statue en réparation leur acte du 1er avril.

Je leur ai fait part de la sympathie que j'avais pour cette démarche (je ne sais pas si c'est passé sur les ondes) tout en précisant que je ne pourrai pas accepter cette statue sans avoir préalablement consulté sur le village.

J'ai dit la même chose à mon avocat, qui l'a traduit lors de sa plaidoirie par "ça coince un peu" et qui a été compris par d'autres par "le Maire d'Arbas n'en veut pas".

Et c'est vrai que ça coince un peu car rien ne pourra remplacer la statue qui a été brûlée et dont l'un des deux artistes est depuis décédé.

Pour autant, je fais partie de ceux qui pensent qu'il faut accepter cette statue, en signe d'ouverture et d'apaisement. Elle ne remplacera pas la statue brûlée, ne sera pas probablement remise au même endroit, et rien ne nous interdit d'en faire une autre si nous le souhaitons. Dans la consultation qui est en cours (et tout le monde peut donner son avis, y compris sur le forum), il y a consensus pour l'accepter.

Et cette statue, offerte en signe de réparation, sera d'une certaine façon l'ours des pro et des antis.

Un espoir donc.

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Le jugement et les communiqués des opposants à l'introduction d'ours


Le jugement a été rendu le 7 septembre 2006. Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur en alourdissant la peine pour une des personnes : 1 mois de prison avec sursis au lieu d'un stage citoyen. Condamnation neutre et sans effet à l'approche des élections présidentielle et du 14 juillet 2007 qui pourrait bien voir une amnistie. Après tout, nous n'avons pas affaire à des délinquants mais à des personnes qui ont exprimés leur colère face à la destruction de leur outil de travail : l'élevage.

Les dommages et intérêts ?

C'est toujours trop à payer. Mais passer de 60 000 Euros demandés 4 300 Euros c'est bien la preuve que la Mairie d'Arbas a sérieusement exagéré et diabolisé les dégâts. Mais nous sommes habitués aux excès pro-ours qui conduisent par la suite à des manifestations violentes.
D'ailleurs, n'a-t-il pas été repéré des agitateurs professionnels parmi les manifestants ? Personnes qui n'ont rien à voir avec le milieu des éleveurs pyrénéens mais qui auraient peut-être tout intérêt à ce que la situation dégénère. Nous avons bien été témoin d'un certain terrorisme intellectuel avec des délinquants informatiques sans parler des menaces de mort et des courriers d'insultes.

Communiqué de la Fédération Régionale des Syndicats d'Exploitants Agricoles (FRSEA)


Le tribunal correctionnel de Saint-Gaudens vient de rendre son jugement dans l'affaire de la manifestation des opposants à la réintroduction de l'ours, à Arbas.
Des peines de prison ont été prononcées. Ainsi que des amendes et des dommages et intérêts pour la mairie d'Arbas et l'un des résidents.

C'est lourd ! Car même si les peines d'amende et les dommages et intérêts ont été ramenés par le tribunal à un niveau bien inférieur à ce que demandait le maire d'Arbas, il n'en demeure pas moins que les dix prévenus écopent d'un à quatre mois de prison. Cela les place dans le cadre d'une condamnation pour délit de droit commun. En réalité ils se trouvaient dans une action de rébellion collective face à une pression de l'Etat et de quelques complices gestionnaires de commune qui devraient, eux, être condamnés pour trouble de l'ordre public. Car leur projet destiné à satisfaire quelques rêveurs illuminés vient troubler la quiétude de populations entières et vient mettre en péril le pastoralisme et la biodiversité.

Nous restons entièrement solidaires, y compris financièrement, de nos amis qui ne sont ni des délinquants, ni des voyous, mais seulement des pyrénéens comme nous tous opposés à ce projet irréalisable et dangereux pour les territoires que nous travaillons, préservons et rendons accueillant pour le bonheur de ceux qui y vivent ou qui les visitent.

Bernard MOULES
FRSEA Midi-Pyrénées

Communiqué de l'ASPAP


Jugement du jeudi 7 septembre contre 10 manifestants opposés au plan de réintroduction des ours

En ce qui concerne les sommes faramineuses demandées par la commune d'Arbas, la Justice a tranché pour un verdict plus réaliste : sur les 60 000 euros demandés, 4300 euros ont été retenus, soit 14 fois moins.

Nous considérons malgré tout que ce verdict, qui va pour certains des manifestants au-delà des réquisitions du procureur, reste sévère, notamment 1 mois avec sursis pour de simples slogans sur des murs.

Cette sévérité vise sûrement à casser la formidable dynamique de l'opposition au plan ours.

Dans la même logique, la Justice interdit aux 10 militants de manifester sur les communes de lâcher des ours : nous estimons de toutes façons qu'il ne reste plus grand chose de particulier à faire sur ces communes, où les ours ont déjà été lâchés.

L'enjeu est maintenant ailleurs : nous continuerons à développer nos arguments pour mettre en évidence les incohérences du plan ours et ses conséquences désastreuses sur l'économie et l'écologie des Pyrénées
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De 1 à 4 mois de prison avec sursis pour 10 anti-ours


Dix militants anti-ours ont été condamnés jeudi à des peines allant de un à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour des dégradations de biens publics lors d'une manifestation contre la réintroduction de l'ours.

Le manifestant considéré comme meneur se voit infliger une peine de quatre mois de prison avec sursis et 80 euros d'amende "pour les délits constatés et pour violences n'ayant pas entraîné d'arrêt de travail", conformément aux réquisitions du procureur à l'audience du 20 juillet.

Il devra également verser 150 euros de dommages et intérêt à un retraité, qui a porté plainte après cette violente manifestation du 1er avril à Arbas (Haute-Garonne), où 200 à 300 personnes avaient notamment souillé la façade de la mairie par des jets de sang et détruit la statue d'un ours en bois.

Trois des cinq personnes poursuivies pour "agression sur une personne" ont également été condamnées à trois mois de prison avec sursis comme demandé par le ministère public, et doivent verser 1.000 euros de dommages et intérêt. Les autres ont tous été sanctionnés d'un mois de prison avec sursis.

Agés de 19 à 53 ans, ces neuf hommes et une femme se sont également vu interdire pour 6 mois toute manifestation sur les quatre communes volontaires à la réintroduction de cinq ours slovènes, Arbas, Burgalays, Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

S'exprimant au nom des prévenus absents à l'audience, Me Isabelle Gaye a qualifié d'"un peu sévères" les peines d'emprisonnement avec sursis, certaines pour "des faits de taggages".

Cette décision montre cependant que "la justice a reconnu qu'il n'y avait pas eu de violence si ce n'est la violence légère, avec une contravention de 80 euros".

La justice n'a pas été "dupe", selon Me Gaye en condamnant les prévenus à verser "solidairement" 3.800 euros de dommages et intérêts contre plus de 60.000 réclamés par la commune d'Arbas, qui a accueilli en catimini, face à la forte opposition de nombreux éleveurs, trois des ours slovènes lâchés entre le 25 avril et le 22 août.

Bernard Moules, secrétaire général de la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles Midi-Pyrénées, a soutenu les dix personnes engagées "dans une action de rébellion collective face à une pression de l'Etat et de quelques complices gestionnaires de communes".

Les quelques pro-ours présents à l'audience, notamment le directeur de l'Adet-Pays de l'ours (Association pour le développement durable des Pyrénées), Alain Reynes, se sont dit "satisfaits de ces condamnations claires, qui ne sont pas trop lourdes".

"Ce sont dix personnes qui payent pour l'ensemble", a cependant regretté le maire d'Arbas et président de l'Adet, François Arcangeli. L'Adet met notamment en cause la responsabilité, dans ces "exactions", de l'association des anti-ours "ASPAP" et d'élus, en particulier le président socialiste du conseil général de l'Ariège, Augustin Bonrepaux.

Pour "tourner la page", M. Arcangeli souhaite "que l'on se remette autour d'une table pour discuter des vraies difficultés". Son conseil municipal a fait un premier geste en acceptant une nouvelle statue d'un ours offerte par des éleveurs.

Du côté des militants anti-ours, qui ont multiplié depuis le printemps les manifestations plus pacifiques, une réunion était prévue jeudi soir pour décider de la suite des actions.

Source : La Dépêche du Midi du 7 septembre 2006

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Prison avec sursis pour des anti-ours


Dix militants anti-ours ont été condamnés jeudi à des peines de un à quatre mois de prison avec sursis
Poursuivis devant le tribunal de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour dégradations de biens publics lors d'une manifestation contre la réintroduction de l'ours, ils ont aussi été condamnés à des amendes.

Le 1er avril à Arbas, 200 à 300 personnes avaient notamment souillé la façade de la mairie avec du sang et détruit une statue d'ours en bois.

Les prévenus, neuf hommes et une femme âgés de 19 à 53 ans, se sont également vu interdire pour 6 mois toute manifestation sur les quatre communes volontaires à la réintroduction de cinq ours slovènes, Arbas, Burgalays, Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) et Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

S'exprimant au nom des prévenus absents à l'audience, Me Isabelle Gaye a qualifié d'"un peu sévères" les peines d'emprisonnement avec sursis, certaines pour "des faits de taggages".

L'Association de sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (Aspap) a aussi jugé "sévère" le jugement du tribunal de Saint-Gaudens.

Source : France 2 du 7 septembre 2006

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Saccage d’Arbas : les dix prévenus condamnés, les vrais responsables épargnés


Les dix manifestants poursuivis pour avoir participé au saccage d’Arbas le 1er avril dernier ont tous été déclarés coupables aujourd’hui par le Tribunal de Saint Gaudens.

Les dix manifestants poursuivis pour avoir participé au saccage d’Arbas le 1er avril dernier ont tous été déclarés coupables aujourd’hui par le Tribunal de Saint Gaudens.

Tous sont condamnés notamment à de la prison avec sursis, allant jusqu’à quatre mois, et à une interdiction de manifester pendant 6 mois sur le territoire des communes de lâcher des ours ce printemps (Arbas, Burgalays, Luchon et Bagnères de Bigorre).

Ce jugement confirme la gravité des violences et dégradations commises à Arbas ce jour-là, que les manifestants avaient cherché à minimiser depuis.

S’il est normal que ces personnes aient eu à répondre de leurs actes, nous considérons que les organisateurs de la manifestation, notamment l’association ASPAP, mais aussi les élus présents, sont aussi responsables des exactions d’Arbas.

Ce jugement devrait faire réfléchir les élus en écharpe qui ont soutenu et encouragé les violences par leurs propos ou leur présence.

Il éclaire également d’un jour nouveau les propos de Monsieur Augustin Bonrepaux, qui, au lendemain du saccage d’Arbas avait déclaré qu’il regrettait « de n’avoir pu se joindre à cette manifestation » et annonçait « d’autres incidents, plus graves ».

En finançant largement l’opposition à l’ours via le Conseil Général de l’Ariège et l’association ASPAP, Augustin Bonrepaux apparaît personnellement comme le vrai responsable de ce climat de violence, bloquant concertation et dialogue, et empêchant la mise en œuvre d’une cohabitation élevage – ours pourtant possible et souhaitée par la majorité des Pyrénéens et des Français.

Source : ADET - Pays de l'ours du 7 septembre 2006

Observations


Nous ne pouvons que constater que l'ADET et Arbas pensent toujours avoir vécu une aventure à Beyrouth comme l'indiquait leur avocat dans sa plaidoirie.
Il est toujours possible de vivre avec ses fantasmes comme certains vivent avec leurs fantômes.

Ce qui est le plus surprenant c'est que par ailleurs, François Arcangéli, Maire d'Arbas et Président de l'ADET, appelle les parties à "se mettre autour d'une table". Avec de tels propos émanant de l'association qu'il préside en plus d'être maire du village, nous sommes persuadé qu'il est sur la bonne voie...

Ne pas oublier que d'autres procès en correctionnel sont à venir où la situation pourrait bien être inversée.

Voir la réaction du Président du Conseil Régional de l'AZriège, Augustin Bonrepaux.

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Dix militants anti-ours condamnés pour les incidents à Arbas


Dix militants de l'ASPAP (Association pour lasauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées) ont été condamnés jeudipar tribunal correctionnel de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) à despeines allant d'un à quatre mois de prison avec sursis pourdégradations de biens publics et privés, et violences sur personnelors d'une manifestation contre la réintroduction de l'ours dansles Pyrénées à Arbas (Haute-Garonne) le 1er avril dernier, a-t-onappris de source judiciaire.

Leur avocate, Me Isabelle Gaye, a précisé qu'ils avaient par ailleurs tous été interdits de manifester pendant six mois sur lescommunes où ont eu lieu les lâchers de plantigrades (Arbas,Burgalays, Luchon et Bagnères-de-Bigorre).Concernant les réparations civiles, trois militants accusés deviolences écopent chacun de 1.000 euros d'amende et 600 euros defrais de justice, tandis qu'un militant accusé de violence légère est condamné à 150 euros d'amende et 600 euros de frais de justice.Pour les dégâts commis à Arbas, l'ensemble des prévenus a étécondamné à 3.800 euros et 600 euros de frais de justice.

Parmi eux, deux auteurs de graffitis écopent devront également verser chacun 500 euros à la commune.«Je suis très satisfaite du verdict puisque le tribunal a démontré qu'il n'est pas dupe du grossissement orchestré par lacommune d'Arbas. C'est une juste mesure car je vous rappele que lacommune d'Arbas réclamait 60.000 euros de dédomagement», a déclaré Me Gaye. «Si pour moi, juriste, ces peines ne me semblent pas trop sévères, je sais que pour eux, qui sont primo-délinquants, c'est-à-dire avec un casier vierge, cela leur parait très dur. Je vais toutefois leur déconseiller fermement de faire appel», a-t-elle ajouté.

Stéphane Lessieux, l'un des porte-parole de l'ASPAP, tout en critiquant la «sévérité» du jugement, assure que son association continuera à développer ses arguments «pour mettre en évidence les incohérences du Plan ours et ses conséquences désastreuses sur l'économie et l'écologie des Pyrénées».

Du côté des pro-ours, on juge «normal» que ces militants aient eu à répondre de leurs actes, tout en considérant que les organisateurs de la manifestation, notamment l'ASPAP, «mais aussi les élus présents, sont aussi responsables des exactions d'Arbas. Ce jugement devrait faire réfléchir les élus en écharpe qui ont soutenu et encouragé les violences par leurs propos ou leur présence», réagit ainsi Alain Reynes, porte-parole de l'association Pays de l'Ours-Adet. L'association vise notamment le député PS de l'Ariège, Augustin Bonrepaux, qui «apparaît personnellement comme le vrai responsable de ce climat de violence, bloquant concertation et dialogue, et empêchant la mise en oeuvre d'une cohabitation élevage/ours pourtant possible et souhaitée par la majorité des Pyrénéens et des Français».

Source : Associated Press le 07/09/2006 18:44

"...la majorité des Pyrénéens et des Français"


Pour tenir de tels propos, l'ADET et les organisations pro-ours se basent sur un sondage qui est fortement contesté. Le nombre de participants aux manifestations est assez significatif : plus de 5000 à Bagnères de Bigorre contre les introductions d'ours et entre 500 et 800 pour une manifestation pro-ours à Toulouse quelques semaines après.

Cherchez l'erreur !

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Témoignage de Véronique Estrémé ( SENTEIN - Ariège - Pyrénées) : L'impitoyable justice


Peines sévères pour les 10 anti-ours, la justice a voulu faire des exemples, on peut dire qu'elle a atteint sont but! Il faut accepter! En fait, punitions pour avoir clamer son désespoir, que l'on continue à ne pas entendre, que l'on continue à mépriser. Ce jugement n'a fait que renforcer notre cohésion, notre solidarité envers ces condamnés. Non Mr Arcangéli vous n'avez pas gagné, vous sombrer dans le ridicule, les Pyrénéens ne sont pas dupes, c'est vous et les 4 communes qui ont accepté le plan ours contre la majorité, contre tout logique démocratique, vous avez semé la division, la roue tourne, vous aussi vous rendrez Des comptes, et vous serez juger, cela ne sera que justice !

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Prison avec sursis pour les anti-ours


À la suite d'une manifestation organisée par l'Aspap (association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées) dans la commune d'Arbas, 10 manifestants étaient poursuivis pour dégradation et destruction de biens publics (façade de la mairie, jardinière, statue de bois) et violences volontaires sans occasionner d'interruption de temps de travail.

Ils comparaissaient le 20 juillet dernier devant le tribunal correctionnel, soutenus par 600 personnes. Hier, i ce n'est la présence de nombreux médias et de quelques forces de police, le délibéré a été rendu dans le plus grand calme.

Les dix prévenus ont été condamnés à des peines allant d'un à quatre mois de prison avec sursis et à verser des dommages et intérêts allant de 750 à 1 600 euros pour les violences aux personnes jusqu'à 4 400 euros pour la commune d'Arbas. Ces peines sont assorties de l'interdiction pour les 10 personnes de participer à une quelconque manifestation se déroulant dans les 6 mois à venir sur les communes d'Arbas, Burgalays, Luchon et Bagnères-de-Bigorre, les quatre communes sur les quelles ont été lâchés l'un des cinq ours slovènes dans le cadre du plan de réintroduction.

Au sortir du tribunal, François Arcangeli, maire d'Arbas constatait : « Le verdict démontre que ce qu'ils ont fait n'est pas acceptable. On aimerait que la décision de justice permette de tourner la page. Il faut se mettre autour d'une table pour parler des vraies difficultés que rencontrent les éleveurs. Aujourd'hui, ils sont 10 à payer, un mois de prison avec sursis, cela fait réfléchir pour des organisateurs qui n'étaient pas au tribunal. »

De son côté, Me Isabelle Gaye s'exprimant au nom de l'ASPAP déclare : « Les peines sont sévères pour des faits de tagage. La Justice n'a pas été dupe du bruit fait par Arbas qui réclamait 60 000 € de dommages et intérêts ».

Auteur : Jean-Jacques Dard
Source : La Dépêche du Midi du 8 septembre 2006

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Communiqué du Président du Conseil Général de l'Ariège, Augustin Bonrepaux (Lundi 11 septembre 2006)


Si l’Association ADET pays de l’ours voulait enflammer nos montagnes, elle ne s’y prendrait pas autrement.

Dans un communiqué « brûlot », rédigé quelques heures après la décision de justice qui condamne quelques montagnards, l’association fait preuve d’une suffisance provocatrice et revancharde.
Je connais les personnes concernées, la réaction de l’ADET oublie que tous se sentent agressés dans leur chair parce que l’on menace la vie de leur famille et le fruit de leur travail.

Quelle indécence dans les propos de l’ADET qui met en cause la justice pour n’avoir pas condamné d’autres personnes.
Qui est-elle pour se comporter comme un procureur?
Que connaît-elle de la vie de nos montagnes pour prétendre nous donner des leçons?

Les valeurs républicaines que je défends se fondent sur un principe qui veut que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres.

Les maires d’Arbas, Brugalays, Luchon et Bagnères de Bigorre auraient dû s’en souvenir lorsqu’ils ont accepté d’être les sites d’introduction des fauves slovènes.
Combien en reste-t-il aujourd’hui sur le territoire de leurs communes?

Effectivement, ils auront eu la couverture médiatique qu’ils recherchaient sans doute.
Le prix à payer est pour les voisins. Je regrette de n’avoir pu aller à la manifestation d’Arbas pour être dans la foule des «imbéciles» de Madame OLIN.

J’ai averti que face à un tel entêtement pour un projet exclusivement politique, censé démontrer l’attachement écologique du Gouvernement en place, nous allons au-devant d’incidents sans doute graves.
La mort d’un fauve ou la manifestation du 1er avril en sont les premiers.
Qui sera responsable en cas de mauvaise rencontre? L’ADET ou Madame OLIN?

Plus que jamais, je suis convaincu de l’absurdité de cette opération, tout comme mes amis, gens simples et travailleurs, ceux de là haut, ceux de la montagne.
Que ceux qui veulent voir des ours aillent en Slovénie, à peine à deux heures de chez nous, ils y vivent très nombreux sur des espaces qui leur sont réservés.

Et l'enquête parlementaire ?


Augustin Bonrepaux (député PS de l'Ariège - Pyrénées), Jean Lassalle (député UDF des Pyrénées-Atlantiques) soutenus par quelques collègues, ont sollicité la mise en place d'une commission d'enquête tendant à éclaircir la procédure de prise de décision quant à l'introduction d'ours dans les Pyrénées et le montant des financements (texte complet et précis introuvable sur le site de l'Assemblée Nationale). A ce jour ils n'ont pas obtenu satisfaction. Toute fois, de source parlementaire d'opposition, nous apprenons qu'Augustin Bonrepaux mène discrètement son enquête à titre privé. Selon la même source, il pourrait nous apporter des informations intéressantes
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