Les aventures de Sarousse

L'ours Sarousse n'a pas vraiment fait parler d'elle depuis son lâcher à Arbas. Mais maintenant qu'elle se promène entre les villages de la plaine et du piémont pyrénéen, cela inquiète les habitants. Pour nos " spécialistes " de l'ours, celui-ci se doit de rester en montagne, peu importe si celle-ci est habitée ou non. Une belle preuve que la cohabitation homme / ours est impossible. Vraiment édifiant !


Le Grand Charnier

Accueil du Monde des Pyrénées
Ours dans les Pyrénées
Renforcement de la population d'ours dans les Pyrénées en 2006

 

 

 

Les aventures de Sarousse


Il n'y a rien de surprenant que Sarousse trouve gîte et couvert en si basse altitude. Ce qui est surprenant, c'est la surprise des " spécialistes " qui sont un peu désemparés que leur protégées ne respecte pas ce qu'ils avaient imaginé. Encore une belle preuve que les défenseurs des ours dans les Pyrénées (dits " pro-ours ") réagissent en fonction de leur imaginaire et en aucune manière en fonction d'une réalité de terrain.

Un ours à si basse altitude n'est pas très nouveau. Pourquoi ?
En dehors du fait que la Slovénie n'est pas un pays à l'altitude moyenne de 1500 m, dans les Pyrénées, il n'est pas rare de voir des ours à proximité de la plaine sans que personne n'en fasse toute une histoire. C'est ainsi que des restes d'ours ont été retrouvés dans des grottes de Dordogne mais aussi du piémont pyrénéen attestant d'une présence hors de la chaîne proprement dite.

Plus récemment, Franska est passée à proximité de Lourdes entre le Castelloubon et le Béout (sommet à 792 m) en traversant le Gave de Pau (environ 360 m), sans parler de ses intrusions dans le vallée de l'Ouzom (Ferrières est à environ 550 m) et à proximité d'Asson (environ 400 m)
Dans la nuit du 6 au 7 juin 2003, un ours est allé à Thilhouse (532 m) à proximité de Lannemezan dans la plus totale indifférence

L'ourse a perdu le collier et la boussole


Il faudra bien qu'à moment donné, cette ourse aille voir ailleurs. Les techniciens de l'équipe de suivi des ours qui pistent pas à pas l'ourse Sarousse aux portes de Saint-Girons, ne tiendront pas longtemps à ce régime. Antennes à la main, ils sont en effet sur le terrain nuit et jour, connectés 24 heures sur 24 avec l'abdomen de Sarousse ! Depuis qu'elle a perdu son collier, cette ourse lâchée le 31 août à Arbas (Haute-Garonne) est localisée grâce à une puce émettrice placée dans son ventre.

Or Sarousse a aussi perdu… la boussole. Depuis une semaine, au lieu de se diriger vers les sommets, elle est descendue à moins de 500 m d'altitude, arpentant les communes couseranaises de Montjoie, Saint-Lizier et Gajan, baguenaudant d'un bois à l'autre à moins de 200 m des habitations et même de la salle des fêtes de Gajan. Pour arriver aussi bas et aussi loin, aux marches de la Haute-Garonne, elle a traversé la rivière Salat et la RN 117 entre Saint-Girons et Montsaunès (31). Elle tourne carrément le dos aux Pyrénées, cherchant sa voie et son territoire dans la plaine.

OURS DANS LA PLAINE
Son comportement est identique à celui de Balou. Cet ours introduit en Pyrénées au mois de juin à Arbas avait été capturé dans le Muretain puis relâché aussitôt à Luchon, après avoir parcouru près de 60 kilomètres vers le nord depuis Arbas. La même procédure pourrait être appliquée dans la semaine à Sarousse si elle s'obstinait à préférer la plaine aux montagnes. Car à l'approche de l'hiver, il est impensable de laisser un plantigrade s'installer aussi bas. Son hibernation s'en trouverait réduite et la cohabitation risque de s'avérer délicate au début de l'hiver quand la nourriture sera plus rare.

« Elle n'a pas de raison de quitter cette zone forestière où elle trouve tout ce qu'il faut pour s'abriter et se nourrir. Elle devra quitter cette zone pour trouver de la nourriture » expliquent les techniciens. Châtaignes et charognes, baies et champignons abondants suffisent à Sarousse. Elle n'a même pas besoin de s'attaquer aux troupeaux qui paissent alentour. Par mesure de précaution, certains éleveurs ont déplacé brebis et chevaux. Le député Augustin Bonrepaux (PS) en profite pour dénoncer l'inadaptation de « ces ours qui échappent à l'autorité de la ministre » et demande « leur placement dans un parc de plusieurs milliers d'hectares ».

Sur la porte de la mairie de Gajan, des consignes de précaution sont affichées et actualisées tous les matins. De mémoire d'autochtone, au temps où les ours peuplaient le massif, ils ne s'aventuraient pas dans le secteur. « Les populations locales et les éleveurs sont informés. Nous redoutons surtout des promeneurs qui auraient envie de s'aventurer dans les bois en espérant prendre une photo de l'ourse » indique Monique Boutonnier, maire de la commune qui ne s'attendait pas à un tel remue-ménage. Elle redoute un contact avec l'homme. Les cèpes attirent en effet beaucoup de monde dans les bois ariégeois depuis 15 jours. Sarousse se déplace peu dans la journée, bouge davantage la nuit, ce qui est une réaction normale face à une présence humaine proche.

En tout cas, si les ours réintroduits en 1996 avaient pris les sentiers d'altitude pour découvrir les grands espaces pyrénéens où ils se sont vite sentis comme chez eux, la génération 2 006 n'a pas le pied aussi montagnard.

Hasard ? Hostilité des populations des villages d'altitude qui se traduit par des casserolades et autres manifestations bruyantes. Héritage d'une enfance slovène passée à basse altitude ? Les explications à cette fuite vers la plaine se valent. De gré ou de force Sarousse devra remonter.

Auteur : Pascal Jalabert
Source : La Dépêche du Midi du 17 octobre 2006

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Ce qui est surprenant, ce sont les propos de Monique Boutonnier qui craint le contact avec l'homme en cette période de champignons : " Nous redoutons surtout des promeneurs qui auraient envie de s'aventurer dans les bois en espérant prendre une photo de l'ourse ". Par contre, il serait normal que l'ours soit plus haut sans trop se soucier de savoir s'il peut aussi être en contact avec la population locale comme nous l'avons vu dans plusieurs villages de l'Ariège et des Hautes-Pyrénées depuis plusieurs années (pas seulement récemment). C'est à croire que la peau d'un touriste vaut mieux que celle d'un de ces paysans des montagnes…

Déjà, laisser penser que la présence de l'ours aussi bas serait la conséquence de l' "hostilité des populations des villages d'altitude qui se traduit par des casserolades et autres manifestations bruyantes. " est tout aussi stupéfiant pour plusieurs raisons :
1/ Contrairement à ce qui se passe en bas, personne ne suit l'ours en montagne et les villageois doivent se débrouiller seuls (si mon propos était faux il y aurait des certitudes de casserolades avec établissement de PV par l'ETO)
2/ Manifestement, vu l'activité humaine existante en basse altitude, casserolades ou non, l'homme ne semble pas impressionner " lo Mossur "

Cessons de dire n'importe quoi et admettons que l'ours constitue un véritable problème de cohabitation, notion purement imaginaire et littéraire.

Louis Dollo, le 18 octobre 2006

Nelly Olin annoncée au sommet d'Ax


Toujours pas disposée à quitter le piémont pyrénéen, l'ourse Sarousse est suivie à la trace par les techniciens chargés des réintroductions de plantigrades dans les Pyrénées.

Elle demeure obstinément dans le secteur de Monjoie et Saint-Lizier, aux portes de Saint-Girons, dans une zone très boisée située à moins de 500 m d'altitude. Sa capture n'a pas encore été envisagée malgré l'insistance des élus locaux. Elle interviendra en tout état de cause avant le sommet des élus de montagne prévu en Ariège. Les ours seront malgré eux les stars de cette rencontre qu'organise l'association des élus de la montagne du 26 au 28 octobre à Ax-les-thermes. La ministre Nelly Olin est décidée à se joindre à ses collègues Christian Estrosi (Aménagement du Territoire) et Dominique Bussereau (Agriculture) pour expliquer les modalités du repeuplement du massif en ours. Parmi les trois thèmes de débat retenus, les élus aborderont « la gestion équitable et durable de la faune sauvage, l'interaction entre la faune et le milieu naturel ».

Source : La Dépêche du Midi du 18 octobre 2006

Nota : Nelly Olin n'est pas venu au congrès de l'ANEM à Ax les Thermes les 26 et 27 octobre 23006. Mais 3 ministres sont venus et une motion contre les introductions a été votée à l'unanimité.

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Vraiment curieuse cette Ministre.
Après avoir humilié tous les élus pyrénéens avec les ours et plus particulièrement ceux du Haut-Béarn avec son comportement vis-à-vis de l'IPHB, elle a encore le culot de venir expliquer aux élus pyrénéens ce qu'il faut faire.
Du courage, de l'inconscience, de la provocation ou sacrément gonflée ?

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L'ourse slovène Sarousse bientôt déplacée en haute montagne


Sarousse, le dernier ours slovène lâché dans les Pyrénées, doit être prochainement capturé pour être relâché en haute montagne à distance des populations, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l'Ecologie qui a donné jeudi le feu vert à son déplacement.

"Sarousse se situe actuellement dans un massif forestier où la densité humaine est plus importante qu'en montagne. Nous avons reçu la consigne de la déplacer pour la remettre sur la haute chaîne", a expliqué vendredi à l'Associated Press Etienne Bubarry, membre de l'équipe technique ours à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Le plantigrade, qui s'est débarrassé le 10 septembre de son collier GPS, campe depuis début octobre dans le piémont ariégeois, à la recherche d'un territoire. Après avoir opéré de petits déplacements entre Gajan et Montjoie-en-Couserans, où elle était encore il y a trois jours, l'ourse slovène a été localisée mercredi à Camarade et jeudi à Durban-sur-Arize, deux communes de l'ouest ariégeois, situées à 7km à vol d'oiseau l'une de l'autre. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Sarousse est finalement revenue à Camarade.

"Sarousse se déplace énormément. Depuis le 6 octobre, nous la suivons jour et nuit, 24h/24 en attendant qu'elle se stabilise. Nous espérons qu'elle le fera à Camarade, un territoire qu'elle connaît puisqu'elle y est déjà passée", a précisé M. Dubarry.

Les techniciens ont recours à deux techniques pour capturer l'ourse, "nécessitant d'anticiper ses déplacements". "La nuit nous essayons de l'appâter avec un collet à patte et le jour nous la suivons avec des fusils hypodermiques qui permettent une anesthésie directe", a ajouté Etienne Dubarry. C'est de cette façon que la mission ours avait également capturé et déplacé Balou après sa réintroduction cet été.

Une fois attrapée, Sarousse sera relâchée en haute montagne dans une zone qui n'a pas été précisée.

L'ourse est l'un des cinq plantigrades réintroduits en 2006 dans les Pyrénées. Agée de sept ans et pesant 112kg, elle a été lâchée le 22 août sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne).

Source : Yahoo / AP du 27 octobre 2006

Commentaires


La décision des autorités de déplacer l'ours femelle Sarousse vers la haute montagne est assez lamentable. Ou plus exactement, cette position accrédite que la cohabitation homme / ours prônée par les défenseurs de l'ours tel que les associations ADET, FERUS, FIEP, etc... est impossible.

Dans l'esprit de ces personnes l'homme est un animal de montagne. Ce qui est totalement faux. Mais pour eux comme pour les services de l'état largement influencés par ces associations, l'ours n'a rien à faire aux portes de Toulouse comme nous l'avons vu pour Balou et maintenant pour Toulouse. Il constitue un danger pour la population trop dense. Ce qui est bon en Roumanie voir même en Slovénie ne l'est pas en France.

Il faut donc renvoyer Sarousse vers la haute montagne…

Mais cette haute montagne est-elle un désert ? A priori non. Du printemps à l'automne l'homme et ses diverses activités y sont présents. Il y a des villages à proximité et l'ours nous a montré à plusieurs reprises qu'il n'avait pas peur de s'y aventurer.

Mais là, c'est normal. La densité de population n'est pas importante. Les quelques habitants qui y vivent n'ont qu'à s'y habituer, voir même accepter les risques ou partir.
Mais nous ne pouvons pas de mander un tel choix dans les régions à plus forte densité de population.

Quel égoïsme ! A vous en faire vomir.

Mais nous voyons bien, et sans aucune ambiguïté, que l'ours n'est pas compatible avec une activité humaine, si non, rien ne s'opposerait à ce que Sarousse reste là où elle est.
Merci, Mesdames et Messieurs les pro-ours d'apporter la démonstration de cette incompatibilité dénoncée depuis longtemps par les éleveurs, bergers et autres habitants de la montagne.

Louis Dollo, le 27 octobre 2006

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Quelle place pour les ours Pyrénéens ?


Décidément, dans les Pyrénées, la vie des ours réintroduits cette année n’est pas un long fleuve tranquille. Sur les 5 ours réintroduits, la femelle Palouma est morte accidentellement d’une chute, en août, et 2 autres se sont déplacés dans des endroits où leur présence n’est pas souhaitée…

Ainsi, un peu plus d’un mois après son lâcher, s’étant installé en Ariège, l’ours Balou a été à nouveau capturé pour être équipé d’un nouveau collier GPS de suivi, avant d’être relâché en Haute Garonne. Aujourd’hui, c’est au tour de l’ourse Sarousse. Introduite fin août, elle semble toujours à la recherche d’un territoire avec des déplacements réguliers dans une zone où elle n’était pas attendue. Située dans l’Ouest ariégeois, elle devrait donc être capturée pour être relâchée en haute montagne, à distance des populations. A cette occasion, elle héritera du collier GPS de Palouma.
Pour ces captures, 2 techniques sont utilisées : le collet à patte, durant la nuit, et les fusils hypodermiques pour une anesthésie immédiate, en journée.

En Slovénie, leur lieu d’origine, ces ours vivent en moyenne montagne dans des forêts très denses, peu accidentées. En France, ce type d’espace étant "colonisé" par l’homme, la place qui leur est dévolue est la haute montagne. Si les précédentes réintroductions montrent que les nouveaux venus s’y acclimatent sans problème particulier, l’interventionnisme des autorités est révélateur de la volonté de les cantonner en un lieu précis. Or, on ne peut "assigner à résidence" un animal sauvage dit en "liberté", et ces ours bohèmes posent plus que jamais la question du degré de nature que nous sommes prêts à accepter dans nos sociétés modernes.

Ceci dit, il ne reste qu’à espérer que ces animaux, qui n’ont rien demandé à personne, trouvent leur place et puissent retrouver la quiétude auquel ils aspirent…

Auteur : Pascal Farcy
Source : Echo Nature / Univers Nature du 28 octobre 2006

Commentaires


L'auteur, à partir d'une question très pertinente, pose les vrais problèmes. Le terrain d'évolution de l'ours a déjà été abordé mais personne ne veut l'admettre. L'espace de vie de l'ours a évolué depuis ces 30 dernières années, et à plus forte raison depuis 50 ans. Mais personne n'a jamais fait une véritable étude sur cette question. Les promoteurs de l'importation de ces ours ne se sont polarisés que sur un sujet : l'espèce. Personne ne s'est inquiété de l'habitat, son évolution, l'acceptabilité, etc...

Aujourd'hui nous ne pouvons que constater un rejet total et presque unanime des populations locales et une impossibilité de cohabitation.
Le bons sens le laissait prévoir. Mais dans ce domaine l'affectif d'une minorité manipulatrice a pris le pas sur la raison.

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Le déplacement prévu de Sarousse pose des questions de fond


Le Ministère de l'Ecologie a décidé de recapturer l'ours Sarousse afin de la rééquiper et de la déplacer plus au Sud dans les Pyrénées. A quelques semaines de l'entrée en hibernation, c'est une opération délicate pour l'animal.

Sarousse a perdu son collier GPS le 10 septembre 2006. Retrouvée dans les Petites Pyrénées, au Nord de Saint Girons, elle semble se fixer dans ce secteur fortement boisé et riche en châtaignes et glands.

Concrètement, sa présence ne pose localement aucun problème : personne ne l'a vue, elle n'a commis aucun dégât.
Mais sa présence déplaît à certains élus ariégeois. Ils font donc pression pour déplacer Sarousse.

La période est délicate pour une translocation : Sarousse se prépare pour l'hiver en constituant des réserves de graisse. Elle a peut être aussi déjà repéré un secteur pour y établir sa tanière.

La déplacer tardivement impliquera pour elle de rechercher rapidement un nouveau site de tanière, ce qui pourrait perturber son entrée en hibernation, notamment pour l'avenir des probables oursons qu'elle porte.

Pourtant, la présence d'ours dans ce secteur n'a rien d'anormal. Cette zone est classée en zone montagne, elle présente des massifs boisés importants et trés vallonnés. Rappelons que l'ours est un animal forestier plus que montagnard, même si les forêts de montagne constituent le dernier biotope où il trouve des conditions favorables.

A moins que Sarousse, qui se déplace à nouveau ces derniers jours, décide d'elle-même de mettre le cap au Sud prochainement ...

Il reste des questions de fond sur les critères d'acceptation ou non de la présence d'ours dans cette partie des Pyrénées que les ours semblent apprécier. En effet, c'est à Camarade déjà que Balou avait été recapturé cet été pour le déplacer en montagne, où il est resté.

Encore un débat qu'il sera difficile d'avoir sereinement tant que les positions s'arrêteront pour certains à une opposition de principe sans dialogue possible.

Source : Adet-Pays de l'ours du 30 octobre 2006

Comme dans un zoo : on passe l'ours d'une cage à l'autre en fonction de la clientèle


Nous ne pouvons que constater que les "spécialistes" et les associations protectrices de l'ours utilisent l'animal comme s'il s'agissait d'un animal de cirque ou de zoo. On le déplace là où cela convient sans grand soucis de :

  • l'intérêt de l'ours
  • des populations humaines des montagnes

La situation était prévisible avec un peu de réflexion en se plaçant au-dessus du dogmatisme sectaire associatif et parfois des personnels des services de l'Etat comme en témoigne ces propos de Roberto Fernandez (responsable du Fondo para la Proteccion de los Animales Salvajes (Fapas) : "le modèle français est erroné car il associe l'ours à un animal sauvage alors que les espaces vierges n'existent plus en Europe et qu'aujourd'hui, la survie de l'ours dépend de l'activité rurale des humains. «Le débat en France est voué à l'échec car il oppose les éleveurs et habitants aux écologistes utopistes qui s'entêtent à faire vivre l'ours dans un environnement dépourvu d'hommes"

Tout est dit !

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L'ourse slovène Sarousse bientôt déplacée en haute montagne


Sarousse, le dernier ours slovène lâché dans les Pyrénées, doit être prochainement capturé pour être relâché en haute montagne à distance des populations, a-t-on appris vendredi auprès du ministère de l'Ecologie qui a donné jeudi le feu vert à son déplacement.

"Sarousse se situe actuellement dans un massif forestier où la densité humaine est plus importante qu'en montagne. Nous avons reçu la consigne de la déplacer pour la remettre sur la haute chaîne",
a expliqué vendredi à l'Associated Press Etienne Bubarry, membre de l'équipe technique ours à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Le plantigrade, qui s'est débarrassé le 10 septembre de son collier GPS, campe depuis début octobre dans le piémont ariégeois, à la recherche d'un territoire. Après avoir opéré de petits déplacements entre Gajan et Montjoie-en-Couserans, où elle était encore il y a trois jours, l'ourse slovène a été localisée mercredi à Camarade et jeudi à Durban-sur-Arize, deux communes de l'ouest ariégeois, situées à 7km à vol d'oiseau l'une de l'autre. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Sarousse est finalement revenue à Camarade.
"Sarousse se déplace énormément. Depuis le 6 octobre, nous la suivons jour et nuit, 24h/24 en attendant qu'elle se stabilise. Nous espérons qu'elle le fera à Camarade, un territoire qu'elle connaît puisqu'elle y est déjà passée", a précisé M. Dubarry.
Les techniciens ont recours à deux techniques pour capturer l'ourse, "nécessitant d'anticiper ses déplacements". "La nuit nous essayons de l'appâter avec un collet à patte et le jour nous la suivons avec des fusils hypodermiques qui permettent une anesthésie directe", a ajouté Etienne Dubarry. C'est de cette façon que la mission ours avait également capturé et déplacé Balou après sa réintroduction cet été.
Une fois attrapée, Sarousse sera relâchée en haute montagne dans une zone qui n'a pas été précisée.
L'ourse est l'un des cinq plantigrades réintroduits en 2006 dans les Pyrénées. Agée de sept ans et pesant 112kg, elle a été lâchée le 22 août sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne).

Source : Associated Press du 31 octobre 2006

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Recapturée et relachée le 7 novembre 2006


La chronologie des faits....
Tout débute par la présence anomale d'un hélicoptère au-dessus de Burgalays... tout se voit en montagne et tous les faits anormaux sont signalés...

Comme il fallait s'y attendre depuis quelques jours, Sarousse a été capturée ce matin et semble avoir été relâchée au-dessus d'Artigues dans la vallée de Luchon. La tentative de barrage par des éleveurs n'aura servi à rien. Nous constatons encore une fois la caractère très policé de cette opération avec des interdictions intempestives de circuler établies par la gendarmerie. Pire encore, un correspondant local de presse s'est vu interdire de prendre des photos par un officier de gendarmerie. Une fois encore, cette opération se fait dans un climat de tension manifestement recherché par les pouvoirs publics.
Malgré les difficultés, nous avons pu constater sur place, que la détermination des éleveurs contre ces introductions était intacte

Photos : Kairn.com / Lourdes-Infos / DR

11 h 30 : Selon un informateur local un hélicoptère tourne depuis ce matin au-dessus de Burgalays. Les jeunes agriculteurs qui ont essayés de monter ont été repoussés par les gendarmes (ils rechercheraient un égaré, ?). Comme on ne boucle pas un secteur pour un égaré, l'intox n'a pas pris et ils ont décidé de faire un barrage au carrefour de Marignac - Gaud. D'autres infos prochainement.

Photos prises sur la route qui mène vers le Pic du Burat. Les éleveurs attendent. Les voitures qui ont procédé au lâcher de Sarousse ne sont pas encore de retour. Les gendarmes disent avec une certaine naïveté : "on recherche une personne égarée".

A 12h30 les voitures redescendent, "l'affaire est faite" et entre temps 2 estafettes de gendarmes mobiles sont arrivées sur le pont où les photos ont été prises

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L’ourse Sarousse a été équipée d’un nouveau collier


L’ourse Sarousse a été capturée pour être équipée d’un nouveau collier émetteur. Cette opération a été mise à profit pour relâcher l’animal au cœur des Pyrénées centrales pour qu’il puisse participer à la reproduction et augmenter ainsi les chances de maintien de la population d’ours des Pyrénées, conformément aux objectifs du plan de restauration.

L’ourse Sarousse a été capturée dans la nuit du 6 au 7 novembre 2006 sur la commune de Camarade dans le département de l’Ariège, pour être équipée d’un nouveau collier émetteur. Sarousse est la dernière femelle relâchée dans les Pyrénées dans le cadre de l’opération de renforcement de la population d’ours des Pyrénées. Après avoir été lâchée à Arbas en Haute-Garonne dans la nuit du 21 au 22 août 2006, Sarousse a effectué de grands déplacements exploratoires durant environ sept semaines. Depuis le 6 octobre, elle était localisée dans le piémont ariégeois au nord de Saint Girons.

Comme prévu dans le plan pour permettre un suivi scientifique fin, elle avait été équipée d’un double système : un collier muni d’un émetteur VHF (ondes radios) et d’un GPS transmettant les données recueillies par satellite via le réseau de téléphonie mobile, et un émetteur VHF intra-abdominal qui émet sur une fréquence différente de celle du collier.

Les émetteurs VHF permettent de repérer les déplacements de l’animal grâce à la télémétrie. Pour cela, un technicien se déplace sur le terrain, avec un récepteur et une antenne, et capte le signal.
Le GPS, quant à lui, identifie la localisation de l’animal toutes les 3 heures et envoie un message sous forme de SMS via le réseau de téléphonie mobile toutes les 5 localisations, à condition toutefois que les deux exigences indispensables au bon fonctionnement du GPS soient réunies : 4 satellites, au moins, doivent être disponibles au moment où la localisation s’effectue et le réseau de téléphonie mobile doit couvrir la zone au moment de l’envoi du message. Si les satellites ne sont pas disponibles, il n’y a pas de localisation et en cas d’absence de réseau, le collier garde le SMS en mémoire pour le transmettre plus tard.

Le 11 septembre, la femelle Sarousse s’était débarrassée de son collier. L’équipement de Sarousse avec un nouveau collier permettra donc de faciliter son suivi.

La capture de l’animal, nécessaire au placement du collier, a été utilisée pour le déplacer. En effet, le maintien de Sarousse dans le secteur de piémont qu’elle occupait, secteur non fréquenté par les ours habituellement, ne lui garantissait pas la possibilité d’entrer en contact avec des mâles de la population pyrénéenne. Cette situation géographique pouvait ainsi nuire à sa reproduction, ce qui ne lui aurait pas permis de contribuer à améliorer la viabilité de la population ursine des Pyrénées. Sarousse, une fois équipée de son nouveau collier, a donc été relâchée le 7 novembre 2006 en zone de montagne, sur la commune de Marignac en Haute-Garonne.

La capture a été menée par l’office national de la chasse et de la faune sauvage.

Source : Ministère de l'Ecologie et du développement durable - Communiqué du 7 novembre 2006

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Capturée en Ariège, Sarousse a été relâchée en Comminges


L'ourse slovène Sarousse, dernière lâchée, le 22 août, a retrouvé sa première terre d'accueil commingeoise après une escapade de sept semaines dans le Couserans et l'Ariège.

Des retrouvailles forcées puisque l'ourse a été capturée dans la nuit de lundi à mardi, par l'équipe du suivi de l'ours, près du village ariégeois de Camarade où elle avait élu domicile après avoir séjourné dans les bois de Gajan.

La capture n'a pas été facile. Pisté en permanence depuis un mois, l'animal, au comportement craintif, se déplaçait beaucoup, dans des fourrés très denses. Après 13 jours de traque, l'alarme d'un des nombreux pièges a sonné à 2 heures du matin. Sarousse a été anesthésiée à distance avec un fusil hypodermique avant d'être transférée dans une cage, dans le Luchonnais, pour un second lâcher dans le massif de Burat, près de Marignac. Elle a pu s'y réveiller tranquillement hier matin.

Sarousse a été rééquipée d'un collier émetteur qui permettra, en complément de sa puce intra-abdominale, de la suivre en permanence. " On voulait la ramener en montagne pour l'hiver. Et la déplacer dans une zone plus propice à la rencontre avec des mâles du noyau central des Pyrénées " justifie l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Cette capture, annoncée depuis plusieurs jours (notamment lors du congrès national des élus de la montagne à Ax-les-Thermes) a satisfait la population du Couserans, très inquiète. Le conseiller général de Saint-Lizier, Raymond Coumes, souhaite " que l'ourse ne retrouve pas le chemin de l'Ariège et fasse sa vie dans les montagnes ! ".

Dans le Luchonnais, la nouvelle arrivante suscite un tollé.

MOINS DE CRÉDITS DE SURVEILLANCE
En marge de cette opération, il faut noter que la commission des Finances de l'Assemblée a décidé de supprimer environ la moitié des crédits affectés à la surveillance et au déplacement des ours. Cet amendement, à l'initiative, notamment, d'Augustin Bonrepaux, député PS de l'Ariège, permettra d'affecter 1 million d'euros supplémentaires à la prévention des risques.

Auteurs : R. C et J.-F L. G
Source :
La D épêche du Midi du 8 novembre 2006

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