Le loup

 

La présence du loup, grand prédateur carnivore, tend à se développer en France, en Europe etd 'une manière générale un peu partout dans le monde du fait de son statut d'animal protégé.

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Le Grand Charnier

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Le retour du loup dans les Pyrénées


Une présence de loups originaires de l’arc alpin est constatée dans les Pyrénées depuis la fin des années 1990.

Dès 1995, les premiers indices de présence sont suspectés en Pyrénées-Orientales. Ce n’est qu’en 1999, suite à des analyses
génétiques, que l’arrivée du loup de lignée Italie-Mercantour est confirmée. De 1999 à 2007, on constate une continuité de la présence du loup dans les Pyrénées-Orientales avec une alternance des massifs occupés (massif du Madres, puis Carlit-Péric, Puigmal et Canigou).
Les analyses génétiques permettent l’individualisation de deux mâles et une femelle sur le Madres, présents entre 1998 et 2000 et d’un mâle et une femelle sur le Carlit en 2003-2004, tous différents.
Malgré la présence simultanée d’animaux des deux sexes, il n’a pas été observé de reproduction. Les derniers indices relevés concernent les massifs du Madres en 2006, du Canigou en 2006-2007 et du Carlit au printemps 2007.
Le suivi a été réalisé dans un premier temps par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage en collaboration
avec les Réserves naturelles Catalanes, l’Office national des forêts et la Fédération départementale des chasseurs de
ce département. En 2004, le retour du loup, de même lignée, est officialisé en Catalogne (Espagne) et une collaboration
s’instaure entre les services français et catalans de l’environnement. En 2006, un réseau de 67 observateurs (le réseau
loup) est mis en place pour les départements des Pyrénées-Orientales, de l’Aude et de l’Ariège. Des observateurs sont également formés pour les autres départements Pyrénéens.
Entre 2000 et 2006, 4 dommages de brebis ont été attribués au loup et indemnisés. Depuis 2007, la procédure de constat des dommages a été redéfinie pour intégrer le loup dans les départements de l’Est de la chaîne.

Source : Empreinte n° 3
Auteur : Alain Bataille,, coordonnateur du réseau loup Pyrénées, ONCFS

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Enquête après la découverte de restes de loup devant des gendarmeries


Les gendarmeries de Lozère, du Gard et de l'Aveyron ont ouvert une enquête après la découverte de restes de loup déposés devant les locaux des gendarmeries de Trèves (Gard) et de Rivière-sur-Tarn (Aveyron), a-t-on appris mardi auprès des gendarmes. Deux pattes arrières semblables à celles d'un loup avaient été retrouvées en juillet 2006 devant les locaux de ces deux gendarmeries. Après une analyse ADN, dont le résultat est connu depuis la semaine dernière selon l'Office national de la chasse et de la faune sauvage de la Lozère (ONCFS), elles se sont avérées être celles d'un loup d'origine italienne, repéré auparavant dans les Alpes et dont une carte génétique avait été dressée. Les ONCFS des départements du Gard, de la Lozère et de l'Aveyron ont également lancé une enquête pour déterminer où l'animal avait été tué. Mi-mars, des gardes forestiers avaient annoncé que des traces de loups avaient été repérées en Lozère et dans le nord du Gard, accréditant l'idée que ces animaux seraient en train d'intégrer le Parc national des Cévennes situé à cheval sur ces deux départements.

Source : FR 3 du 20 mars 2007

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Loup du Chablais: WWF et Pro Natura retirent leur recours. L'affaire est devenue trop émotionnelle


Le WWF et Pro Natura ont décidé de retirer leur recours contre la décision d'abattre le loup du Chablais. Les organisations estiment que l'affaire a pris une tournure "beaucoup trop politique et émotionnelle". Elles préfèrent donc "calmer le jeu et s'investir en faveur des prochains loups qui arriveront en Suisse". La dénonciation pénale déposée contre le conseiller d'Etat valaisan Jean-René Fournier est toutefois maintenue. WWF et Pro Natura avaient déposé le 13 novembre dernier un recours contre l'autorisation de tir visant le loup du Chablais, qui a été abattu fin novembre

Source : Agence suisse TSR du 20 mars 2007

Voir le dossier : Le loup en Suisse

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Arrêtés de prélévements de loup d'avril 2007


Le Journal Officiel vient de publier deux arrêtés autorisant la destruction (appelé "prélèvement") de loups (ces derniers apprécieront sûrement la sémantique).

L'arrêté du 13 avril fixe le nombre maximum de spécimens (mâles ou femelles) dont la destruction est autorisée à 6 pour l'ensemble des départements de l'Ain, des Alpes-de-Haute- Provence, des Hautes-Alpes, des Alpes-Maritimes, de la Drôme, de l'Isère, de la Savoie, de la Haute-Savoie et du Var.
Cela fait donc 6 loups pour 9 départements.

Les modalités particulières pour le déclenchement et la mise en oeuvre des opérations de tirs de défense autorisées par l'arrêté du 13 avril 2007 précité sont fixées par un nouvel arrêté, en date du 16 avril 2007..

On notera que la publication de ces arrêtés intervient juste avant les élections présidentielles. ..les loups de votent pas !

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Plus de 400 brebis se jettent dans le vide


Un troupeau de brebis a été victime d'une attaque hier en Savoie, provenant vraisemblablement d'un loup. Complètement affolées, les bêtes se sont jetées dans le vide, où elles ont trouvé la mort.

n troupeau de brebis a été attaqué hier à Montsapey, en Savoie. Plus de 400 brebis, soit environ la moitié d'un troupeau d'estive, sont mortes en sautant une barre rocheuses. Paniquées, elles se sont jetées dans le vide. Deux des chiens qui les gardaient ont été blessés, ce qui semble confirmer que l'agresseur soit un grand canidé, vraisemblablement un loup.

Depuis la découverte de l'accident, tous les services concernés dont les gendarmes, le directeur de l'agriculture et de la forêt ainsi que les services sanitaires du département, se sont rendus sur les lieux. Les premiers cadavres d'ovins ont été héliportés tandis que les bêtes trouvées agonisantes ont été euthanasiées.

Source : Europe 1 du 21 juillet 2007 et écouter Hubert Covarel, le président du syndicat ovin de la Savoie, revient sur les faits au micro de Jean-Luc Boujon.:

[Ndr : selon nos informations; le décompte exact sera établi ce matin par les responsables de l'ONCFS. Le nombre de bêtes victimes atteindrait les 600.]

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Le retour du loup affecte les paysages alpins


Présent depuis quinze ans dans les Alpes - y compris en Haute-Savoie - le loup contribue à modifier le paysage et l'équilibre écologique en raison des contraintes liées à la nécessité de regrouper les troupeaux afin de les protéger. Une situation qui commence à inquiéter les gestionnaires d'espaces naturels.

"On abandonne des zones de pâturage et certains endroits se referment, ce qui entraîne une perte de biodiversité", souligne Pierre Guelpa, directeur de la Société d'économie alpestre de la Savoie. Si les surfaces en cause ne pèsent pas très lourd au regard des centaines de milliers d'hectares d'alpages de la région, en revanche "elles exercent un fort impact paysager", ajoute M. Guelpa.

Les actes du séminaire technique "loup-élevage" de juin 2006 qui viennent d'être publiés par le Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée (Cerpam) insistent sur les problèmes soulevés par les parcs où l'on rassemble, la nuit venue, les troupeaux. Il s'agit de la principale mesure de protection contre les loups. Les chercheurs mettent en avant la concentration des déjections animales sur un espace réduit. Selon leurs calculs, cela équivaut à un apport de 21 kg d'azote par nuit sur une surface moyenne de 1 600 m2 pour un troupeau de 1 600 brebis. L'étude souligne "l'urgence et la gravité des problèmes de l'accumulation et de l'absence de gestion des déjections aujourd'hui en montagne".

LA DIVERSITÉ DES RACES
Autre aspect de cette nouvelle organisation du pâturage, les secteurs abandonnés parce que trop éloignés ou moins accessibles. Mais aussi ceux qui sont "sur-pâturés" parce que proches d'un parc de regroupement.

Les contrats de protection qui ouvrent droit à des financements publics permettent de réduire la vulnérabilité des animaux face au prédateur mais avec le risque d'engendrer des pratiques plus rigides qui laissent moins de marge de manoeuvre pour la conduite du troupeau. "Nous entrons dans un système dans lequel il faut gérer un compromis entre la bonne gestion pastorale et la protection du troupeau, explique Laurent Garde, chercheur au Cerpam. Il s'agit d'un ajustement permanent qui va permettre globalement de réduire la prédation mais avec un niveau de dégradation accru." Les inquiétudes portent également sur la diversité des races ovines. Si les grands troupeaux transhumants du sud des Alpes sont composés de races grégaires, habituées au gardiennage, les troupeaux résidents des Alpes du Nord, de 450 à 1 200 têtes, sont souvent constitués d'animaux pris en pension provenant de petits élevages de brebis de pays habituées à la liberté et donc difficiles à regrouper. "Il va falloir changer de culture pastorale", constate Pierre Lachenal, directeur de la Société d'économie alpestre de la Haute-Savoie.

Les motifs de préoccupation n'épargnent pas non plus les éleveurs de montagne, producteurs d'agneaux, contraints de protéger toute l'année des troupeaux de moins de 1 000 têtes en zone de plaine. "Notre crainte est qu'ils soient obligés de retourner à des pratiques intensives avec des effectifs plus réduits, ce qui va à l'encontre totale d'une logique agri-environnementale", souligne M. Garde.

Auteur : Nathalie Grynszpan
Source : Le Monde du 22 juillet 2007

Commentaire


La problématique est exactement la même avec l'ours dan sles Pyrénées et les autres pays européens. L'ours n'est que le dernier maillon de la biodiversité, sans aucun prédateur et n'aportant rien à l'ensemble du vivant. Sa disparitioon des Pyrénées n'affecterait en rien la biodiversité, bien au contraire.

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Les loups iront-ils jusqu'en Bretagne ?


Homo sapiens versus Canis lupus. L'homme de nouveau face au loup. Et cela a encore tourné au vinaigre cet été puisqu'il est accusé, entre autres, d'avoir provoqué la mort d'un troupeau de plusieurs centaines de moutons et brebis qui, affolés, se sont jetés dans le vide. Voilà une quinzaine d'années qu'ils ont repointé le bout de leur truffe dans le parc du Mercantour (Alpes-Maritimes).

On estime qu'ils sont aujourd'hui au moins une centaine, répartis en un peu plus d'une quinzaine de meutes. D'une longueur de 150 kilomètres, leur territoire originel s'étend sur six vallées dans les Alpes du Sud sur plus de 200 000 hectares. Zone qui compte environ 18 000 habitants permanents répartis dans 28 communes avec une forte activité de pastoralisme. Ce qui entraîne évidemment de douloureux problèmes de cohabitation entre l'animal et l'homme.

Pourtant, pour une fois pourrait-on dire, l'homme n'y est pour rien. Il n'a pas joué avec le feu. Les loups sont revenus tout seuls. Au début des années 1990, ils ont franchi la frontière entre l'Italie et la France. Le parc du Mercantour est en effet contigu au Parco naturale Alpi Marittime, en Italie, où le loup, qui n'y a jamais disparu, était bien présent et protégé.

La première observation certifiée en France date de 1992. Depuis, les troupeaux ont payé un lourd tribu aux carnassiers. Peut-être pas aussi lourd que certains voudraient le dire, mais incontestablement important.

Cette expansion du loup va-t-elle s'arrêter là ? C'est peu probable. Présent dans un seul département il y a quinze ans, il l'est aujourd'hui dans huit (Ain, Alpes- de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Drôme, Isère, Savoie, Haute-Savoie et Var), d'Annecy à Digne en passant par Grenoble et le Vercors. Il a aussi gagné les Alpes vaudoises en Suisse. Et il a déjà été vu au-delà du Mercantour, dit-on, dans les Vosges, le Jura et le Massif Central. Il a également été repéré dans les Pyrénées-Orientales. Pourquoi ne gagnerait-il pas les territoires où il était autrefois présent et où le gibier n'est pas rare ?

Le loup se déplace généralement en meute de 3 à 15 individus tous parents entre eux. Chacun occupe une place bien précise dans une hiérarchie à respecter. Le territoire de chaque meute s'étend sur 200 à 300 km². Mais la croissance démographique d'un groupe sur un territoire limité amène à en abaisser les ressources alimentaires. Et un loup a besoin de 5 à 8 kg de nourriture par jour. Seule solution à ce moment-là, élargir son horizon.

Plan d'action
C'est ce qui préoccupe aujourd'hui, par exemple, les responsables du parc américain de Yellowstone dans lequel les loups ont été réintroduits il y a une trentaine d'années. Ils sont désormais plusieurs centaines dans le parc et les scientifiques ont constaté que la biodiversité, aussi bien pour la faune que pour la flore en avait été, à de nombreux endroits, améliorées. Le « hic » est que maintenant qu'il a colonisé tous ses biotopes du parc, il a tendance à en sortir pour s'approprier d'autres territoires.

L'aspect alimentaire n'est pas le seul moteur de cette colonisation. Elle permet également d'éviter la multiplication des conflits, soit entre meutes concurrentes, soit entre membres d'un même clan. Ainsi, sans exploser, le nombre de loups augmente régulièrement et le territoire qu'ils occupent s'agrandit, en équilibre avec les ressources alimentaires et leur sécurité (en particulier vis-à-vis de la pression humaine).

En Espagne et en Italie, là où le loup n'a jamais disparu, leurs « méfaits » sont bien mieux acceptés qu'en France. La cohabitation n'y est pas aussi tendue. Les éleveurs mettent en place des stratégies de protection des troupeaux, tout en sachant qu'ils perdront tout de même, chaque année, plusieurs têtes. Qui feront l'objet d'indemnisations.

L'histoire de la réapparition du lynx dans le Jura dans les années 1970, puis de sa réintroduction dans les Vosges durant les années 1980 donne aussi à réfléchir. Ce fut au début une levée de boucliers, véhémente et parfois violente. La cohabitation avec le lynx avait du mal à passer. Aujourd'hui, le lynx ne fait plus parler de lui. Un équilibre a été établi.

Mais c'est le loup qui conserve le mauvais oeil. Et pendant que nous cherchions tous un peu de soleil, au mois d'août, pouvoirs publics, éleveurs et représentants des associations se sont réunis, sous la houlette de la secrétaire d'État à l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, afin d'élaborer un plan d'action pour le loup de 2008 à 2012. La (nouvelle) principale préoccupation étant de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l'accompagnement de la sortie du loup de son bastion alpin.

Des loups bientôt en Sologne, dans le Massif central, ou en Bretagne ? Ce n'est pas impossible. Mais le loup a beau être un grand marcheur, il n'a pas encore de bottes de sept lieues. Et il n'est pas aussi méchant que veut nous le faire croire le Petit Chaperon rouge.

Auteur : Jean-Luc Nothias
Source : Le Figaro du 5 septembre 2007

Commentaire


Il est tout à fait inexact de dire pour l'Espagne au sujet du loup (et de l'ours) que "leurs « méfaits » sont bien mieux acceptés qu'en France". ceci et la version officielle et mensongère lorsque la presse locale n'est pas lue en France.
Voir à cet égard le dossier régulièrement mis à jour.

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Interrogations au-dessus de Targasonne (janvier 2008)


Des dernières semaines, les agents de l'ONCFS circulent beaucoup au-dessus et autour de Targasonne. Pourquoi cette activité inhabituelle preque secréte ? Personne ne veut parler ou les motifs invoqués sont si peu pertinents qu'ils finissent par faire sourir.

En fait, selon plusieurs éleveurs locaux, des loups seraient en vilégiature. Le fait n'est pas nouveauj mais il serait honnête de la part de ces agents de l'état de dire la vérité au lieu d'entretenir un "secret d'Etat". Celà éviterait de voir la rumeur s'emplifier.

Louis Dollo, le 30 janvier 2008

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Un écolier tombe dans la fosse aux loups


Un jeune Fribourgeois de 10 ans a eu beaucoup de chance lundi au zoo de Bâle. Tombé dans la fosse aux loups, il s'en tire avec des blessures à la tête.

Un écolier fribourgeois est tombé dans la fosse aux loups lundi au zoo de Bâle. Une louve l'a attaqué et l'a mordu à la tête. Un visiteur a pu retirer l'enfant de la fosse pendant qu'une jeune fille de 14 ans maintenait l'animal à distance.

L'écolier âgé de 10 ans a immédiatement été transporté à l'hôpital avec des blessures à la tête, heureusement sans gravité, a indiqué le Ministère public de Bâle-Ville. L'enfant a eu «beaucoup de chance», a indiqué Markus Melzl, porte-parole.

L'écolier s'est probablement penché au-dessus de la fosse et a basculé, a encore indiqué Markus Melzl. Certains de ses camarades ont été interrogés par la police pour tenter de déterminer dans quelles circonstances il est tombé.

Attaque immédiate
L'écolier a fait une chute d'un peu plus d'un mètre. Il est tombé dans l'eau et une louve l'a immédiatement attaqué. Un visiteur «de grande taille», selon Markus Melzl, s'est alors penché et a pu tirer l'enfant hors de la fosse.

Pendant ce temps, une jeune fille de 14 ans qui travaille dans le zoo des enfants a empêché la louve d'attaquer une nouvelle fois. Elle a utilisé son sac à dos pour frapper l'animal et le maintenir à distance.

L'enfant faisait partie d'un groupe de 36 écoliers fribourgeois en visite au zoo. Ils étaient accompagnés par quatre personnes. Les écoliers et les accompagnants ont reçu un soutien psychologique de la part de spécialistes de la police de Bâle-Ville.

Source : 24 heurs.ch du 23 juin 2008

Commentaire


Bien sûr on nous fourni moult explications pour justifier l'attaque du loup. Il en ressort toujours que dans la nature le loup ne présente aucun danger. Même chose pour l'ours. Sauf que personne n'a tenté le diable pour raconter. Le petit Chaperon Rouge n'est qu'une histoire imaginaire… et l'ours en peluche ?
Tout cela n'est ni clair ni totalement rassurant.

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Le loup, cauchemar des éleveurs


De 120 à 150 loups colonisent désormais dix départements du Sud. Jean-Marc Moriceau, historien caennais, évoque la « bête » du Gévaudan.

C'est la Une de la France Agricole du 11 juillet : « Loup : le plan de protection montre ses limites. » Réintroduit en France, le loup repeuple, année après année, davantage de provinces. Vingt-cinq zones de présence permanente sont recensées dans dix départements français de Rhône-Alpes, et de Provence-Alpes-Côtes-d'Azur. Il devrait bientôt revenir en Languedoc-Roussillon, en Franche-Comté, en Midi-Pyrénées et en Auvergne. Et ainsi revenir rôder sur le théâtre des actes sanguinaires de ses lointains aïeux, de Haute-Auvergne et Gévaudan.

L'historien caennais Jean-Marc Moriceau, spécialiste de l'Histoire des campagnes, s'intéresse aux rapports entre les sociétés humaines, les animaux domestiques et la faune sauvage. Il a livré en 2007 aux éditions Fayard, une monumentale Histoire du « Méchant loup » du XVe jusqu'au début du siècle dernier. Cette fois-ci, il revisite, en historien, la « Bête du Gévaudan ».

Régions de conditions extrêmes
Entre 1764 et 1767, sur les terroirs de la Haute-Auvergne, du Gévaudan, du Haut-Vivarais, de la Margeride et de l'Aubrac, le loup provoque des ravages sanglants parmi la population. Ils donneront naissance à la légende de la « Bête du Gévaudan », objet d'histoires mythiques qui hantent toujours la conscience moderne.

En réalisant « une sorte de cluedo historique », comme le définit l'auteur, en confrontant et en expertisant une à une les sources les plus proches des drames locaux qui émaillent ce récit, l'historien définit avec précision les rapports des pratiques du pastoralisme avec la faune sauvage.

Ils ont quelque résonance avec les problèmes que rencontrent les éleveurs, dont les troupeaux doivent à nouveau craindre la présence proche du prédateur. Bien sûr, le loup « moderne » n'attaque plus l'homme, le plus faible des enfants, ou les plus frêles des femmes, mais il marque toujours autant les esprits.

En remontant vers ces contrées plus nordiques, le loup viendrait aussi à la rencontre de troupeaux de bovins plus nombreux, installés sur des herbages d'altitude, de plus en plus encerclés par la forêt qui s'agrandit. Entre 1764 et 1767, rapporte, exhaustif, Jean-Marc Moriceau, « le loup s'attaque au talon d'Achille d'un pays pauvre : les enfants au pâturage, le long des massifs forestiers que jalonnent les pentes de la Margeride... Devant cette hécatombe de jeunes gardiens du bétail, c'est toute l'économie agropastorale du Gévaudan qui est menacée. »

Ces régions d'altitude restent encore à l'écart des grands courants de développement de l'économie et du tourisme, à la différence de la côte méditerranéenne, par exemple. Le retour du loup nécessitera aussi, au XXIe siècle, une nouvelle définition de l'économie agropastorale locale, entre Saint-Flour au Nord et Marvejols au Sud.

Auteur : François Lemarchand
Source : Ouest France du 17 juillet 2008.

Pratique : La Bête du Gévaudan, Jean-Marc Moriceau, Éditions Larousse, Collection L'histoire comme un Roman. 273 pages - Voir également Histoire du méchant loup

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