Le COSIROC - Comité de Défense des Sites et Rochers d’Escalade

 

Les actions du COSIROC ont été nombreuses depuis sa création en 1962. Celles menées par Daniel Taupin au niveau national, ont parfois été déterminantes pour l’avenir de l’escalade. C’est notamment le cas dans le Verdon où, sans lui, l’escalade serait très probablement interdite aujourd’hui. Disparu tragiquement dans un accident de montagne en août 2003 dans le massif du Taillefer après avoir plusieurs courses dans les Pyrénées, le COSIROC s’est trouvé, un temps, dépourvu de son principal animateur.

Depuis, l’association s’est recentrée dans ses activités d’origine autour de Fontainebleau. Néanmoins, son histoire et son action dans les Pyrénées doivent être connues des générations suivantes.



Le COSIROC, c'est quoi ?

Comme le précise ses statuts d’origine, le COSIROC a été fondé par 5 associations : Club Alpin Français (CAF, aujourd’hui FFCAM), Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT), Groupe Universitaire de Montagne et de Ski (GUM), Société des Amis de la Forêt de Fontainebleau, Touring Club de France (TCF).

Depuis, la FFME a retiré son adhésion au motif qu'elle ne peut "céder" sa délégation !

Buts de l'association est "la défense des intérêts du public en général par la mise sous protection des espaces verts indispensables à la vie des habitants des zones urbaines, des communautés rurales par la protection des espaces non cultivés nécessaires à l'équilibre biologique des campagnes, des générations futures par la conservation du patrimoine naturel et forestier".

Mais également sans précision d’espace géographique : "L'étude en commun avec toutes les associations sportives, de tourisme ou d'intérêt public concernées, en vue de la coordination des interventions auprès des pouvoirs publics, associations, sociétés, organismes semi-publics, collectivités publiques et privées sur toutes les questions relatives à la protection et au maintien dans l'état naturel des sites, forêts, rivières, montagnes, bords de mer, zones rocheuses, et de tout terrain, reconnu ou non, ayant vocation de lieu de détente et aux aménagements restreints nécessaires pour permettre dans les sites et zones précités la libre pratique de toutes les activités de plein air compatibles avec le maintien des lieux dans l'état naturel".

Le COSIROC se donne également pour but : "L'information et l'éducation du public par des réunions, conférences, articles, diffusion de brochures ou par tout autre moyen de propagande jugé utile, en ce qui concerne les sites qui lui sont offerts pour ses loisirs et pour la pratique des activités de plein air" et : "Représenter les intérêts des associations fondatrices et adhérentes afin de mettre à leur disposition des espaces, terrains naturels de jeu, et de leur permettre la pratique des activités de plein air compatibles avec le maintien des lieux dans l'état naturel".

Vaste programme parti de Fontainebleau pour en arriver à un niveau national avec des relations internationales notamment avec l’Espagne où avait été créé le COSIROC espagnol à l’issu d’un colloque de 2 jours à l’Ecole de Haute Montagne de Benasque animé par Daniel Taupin.

Sur les Pyrénées, le COSIROC n'avait pas, à proprement parlé, d'existence juridique. Mais il disposait d’un réseau de pratiquants de l’escalade pour assurer les mises à jour du Guide des Sites Naturels d’Escalade de France qui ne manquait d’informer des problèmes sur chacune des falaises des 6 départements de la chaîne. C’est ainsi que le COSIROC s’est intéressé, de manière active, à l'équipement de certains sites naturels d'escalade, à la protection du milieu des sites d'escalade et à l'accessibilité aux sites d'escalade. Le COSIROC a notamment fourni des plaquettes et goujons pour les premiers équipements de la falaise de Trassouet à Campan et s'est beaucoup engagé pour la liberté d'accès aux falaises de Vingrau et Tautavel dans les Pyrénées-Orientales.

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Historique du COSIROC


Le COSIROC (Comité de Défense des Sites et Rochers d’Escalade) est né en 1962 à Paris de la volonté d’amoureux de la nature soucieux de sa protection ; il avait pour but de coordonner les actions de certaines grandes associations. Il regroupe actuellement une douzaine d’associations dont : Association Sportive du Commissariat à l’Énergie Atomique (ASCEA), Club Alpin Français (CAF), Fédération des clubs alpins français (FCAF), Chalets Internationaux de Haute Montagne (CIHM), Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT), Touring Club Francilien (ex GMTCF), Groupe Universitaire de Montagne et de Ski (GUMS), Lei Lagramusas (la Palud-sur-Verdon), Paris-Sud Université Club (PSUC). Amicale Montagnarde du Val d’Yerres (AMVY).

Depuis sa création il a mené avec succès ou épaulé vigoureusement des actions qui ont abouti à la naissance de réserves naturelles, au classement de massifs ou à leur inscription à l’inventaire des sites, au rattachement de bois aux forêts domaniales. Parmi ces opérations on peut citer : l’arrêt de la privatisation de Buthiers (Seine-et-Marne - 77) et du Massif des Trois-Pignons (Essonne - 91 et Seine-et-Marne - 77), la remise en état et l’acquisition par les communes du site de La Troche (Essonne - 91), le classement des bois et des rochers du Parc (Yonne - 89), l’acquisition de parcelles à La Roque (Eure - 27), l’abandon de projets d’urbanisation dans les Calanques (en collaboration avec Union Calanques Littoral).

En 1967 le COSIROC a créé une commission des Circuits d’Escalade qui depuis lors coordonne en liaison avec l’ONF les balisages de circuits dans les zones de blocs d’Île-de-France en essayant de ménager les divers intérêts en présence (escalade, protection des sites contre l’érosion et l’excès de peinture, gestion forestière).

Enfin, ayant pris conscience que la protection des sites et le maintien du droit d’y grimper étaient directement impliqués dans certains problèmes posés par la pratique actuelle de l’escalade (suréquipement-déséquipement, sécurité, relations avec les populations voisines), le COSIROC a créé en 1981 une commission (Commission des Écoles d’Escalade) plus orientée vers les problèmes des « falaises ». Cette commission a réfléchi à ce que devrait être une politique cohérente d’équipement des falaises. Elle a aussi entrepris une série d’essais de résistance des divers procédés de scellement de pitons et anneaux.

Le COSIROC est une association distincte de la FFME, mais il entretient avec elle des relations étroites, notamment depuis décembre 1985, date à laquelle la FFM (devenue la FFME par la suite) à 2003 . Le Cosiroc a concrétisé son souci de protection et d’équipement des sites d’escalade en créant une "Commission de Protection des Sites d’Escalade" (devenue par la suite "Commission des Sites Naturels d’Escalade" qui, a longtemps travaillé en concertation avec la FFME.

L’action conjointe du COSIROC et de la FFME a eu un bon nombre de résultats bénéfiques, notamment :

  • le rétablissement de l’autorisation de grimper à la falaise de l’Aiguebrun à Buoux ;
  • la signature de conventions avec les propriétaires ou les communes, garantissant la possibilité de grimper à La Dube, Sisteron, Volx (mais Volx est maintenant interdit par arrêté de protection de biotope), Orpierre, la Chaussée-St-Victor, Buoux, Lioux, Saffres, Mouriès, etc. ;
  • la fourniture de matériel fiable en quantité croissante à de nombreux équipeurs bénévoles dans toute la France.

Depuis la tragique disparition de Daniel taupin en 2003, le COSIROC concentre son action sur l’Ile de France, la FFME ayant maintenant la maturité et les moyens de gérer les autres sites de France.

Source : COSIROC

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Le COSIROC Aujourd'hui


Nous pouvons regretter le formidable Guide des sites naturels d’escalade de France, livre rouge qui répertoriait tous les sites, décrivait leurs accès et caractéristiques. La version papier était mise à jour par Daniel Taupin au travers du tout premier site Internet du COSIROC. Ce travail n’est plus possible depuis la tragique disparition de Daniel taupin en 2003. Nous pouvons aussi regretter le remarquable élan de la base des grimpeurs de France animé par Daniel Taupin. Mais Daniel n’est plus là pour y consacrer un temps impressionnant. Il a donc fallu que le COSIROC s’adapte et trouve ses nouvelles marques sans son leader / animateur. Le site Web tenu par Daniel Taupin est toujours actif mais est resté figé à son décès en 2003 en étant intégré au nouveau site Web. Il constitue néanmoins un remarquable témoignage du passé.

L’équipe de dirigeants déjà en place en 2003 a donc créé un nouveau site tout en recentrant le COSIROC sur son activité sur l’Ile-de-France. Néanmoins, le COSIROC « garde un oeil attentif sur les atteintes au milieu partout en France et dans le monde » en partenariat avec le site www.climbing-attitude.org sur lequel vous trouverez de nombreuses informations sur les interdictions ou limitations de pratique de l’escalade ainsi que sur les initiatives visant à sauvegarder notre terrain de jeu.

Il est également précisé que : « La commission des Circuits d’Escalade coordonne en liaison avec l’ONF les balisages de circuits dans les zones de blocs d’Île-de-France en essayant de ménager les divers intérêts en présence (escalade, protection des sites contre l’érosion et l’excès de peinture, gestion forestière) » Et le COSIROC institut une sorte de veille en demandant aux pratiquants : « vous devez absolument nous contacter, et/ou laisser un message sur le forum, pour toute intervention sur un circuit d’escalade ».

Outre le Guide des Sites Naturels d’Escalade de France le COSIROC éditait deux brochures, l’une consacrée aux balisages (circuits essentiellement), l’autre intitulée Aménagement et Équipement d’un Site Naturel d’Escalade. Voir la bibliographie Après 10 ans d’absence et l’arrivée de nouvelles technologies, le guide des sites d’escalade pourrait être remplacer par le plugin géoportail

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