Les diverses formes de pratiques de la raquette à neige

 

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1 - LA BALADE DÉCOUVERTE

Les circuits découverte balisés peuvent se trouver au départ de stations ou de villages. Certaines stations disposent de circuits du même type que pour le ski de fond. Les balises ou fléchages sont de formes diverses selon les lieux. Il n'existe pas (au 15 janvier 2000) de signalétique uniforme. Certains circuits sont souvent damés.

L'intérêt de ces circuits dans les stations est de proposer une activité familiale, sans risque et accessible à tous. Ces circuits permettent à l’hivernant non skieur de découvrir le domaine de la station et quelques fois la spécificité du milieu naturel hivernal sur des parcours spécifique nature.

Ces circuits ne font l’objet d’aucune homologation et ne répondent à aucun cahier des charges. Les secours y sont parfois payant d’autre fois gratuit en fonction de la réglementation territoriale. Il est donc conseillé de s'assurer de la nature de l'itinéraire et des dangers objectifs potentiels si l'itinéraire n'est pas mentionné dans un document officiel émanant d'un office de tourisme ou d'une station de ski.

2 - LA PROMENADE SUR CIRCUIT BALISE

Sortir des sentiers battus, randonner sur des itinéraires balisé c'est déjà affronter la montagne. Suivre un itinéraire balisé en hiver n’est pas toujours simple, le givre, les branches d’arbres ployant sous le poids de la neige peuvent masquer le balisage, un coup de vent effacer la trace, un changement de neige rendre très pénible la progression. La balade se fait à priori sur un terrain facile et peu accidenté, au départ des stations. Bien qu’il ne soit pas indispensable d'être un grand technicien de la raquette pour évoluer sur ces itinéraires , un certain nombre de précautions s’imposent. Une connaissance minimum de la montagne en hiver est nécessaire et une maîtrise des techniques d’orientation sont les meilleurs garants de la sécurité . L'objectif reste de découvrir autant la pratique que la nature sans rechercher l'exploit physique. La balade découverte peut se faire en famille. L'itinéraire est adapté au type de pratiquant. Pour les débutants il est fortement conseillé d'engager un professionnel de la montagne où de participer à des sorties de clubs encadrées des cadres bénévoles diplômés.

3 - LA RANDONNÉE EN MOYENNE ET HAUTE MONTAGNE

L'approche de la moyenne et de la haute montagne doit se faire dans les mêmes conditions. Le pratiquant doit avoir des connaissances approfondies sur des sujets tel que la technique de progression, le matériel et l'équipement, l'orientation et le choix d'un itinéraire, la météo et la nivologie, la conduite d'une course, la sécurité et les secours, l'alimentation et la diététique et d'une manière générale le milieu montagnard hivernal. A défaut d'avoir personnellement ces connaissances, le pratiquant doit se faire encadrer par une personne compétente, que cette compétence soit reconnue par un diplôme (c'est préférable) ou simplement connu.

Dans le cas de la moyenne et de la haute montagne on ne parle plus de promenade ou de balade mais de randonnée. L'aspect physique et technique peut intervenir. Le terrain est déjà plus technique. On parle d'itinéraire et non plus de circuit et encore moins de sentier ou de piste. Le balisage est en principe inexistant et s’il en existe un mieux vaut savoir se débrouiller sans lui surtout en cas de mauvais temps (brouillard, chute de neige, etc...). L'aspect sécurité et autonomie intervient. L'itinéraire n'est pas sécurisé. On passe donc à un autre niveau de pratique quant au milieu même si sur le plan technique et physique on peut trouver des randonnées du même niveau que la balade ou la promenade.

4 - LA COMPÉTITION

Coexister avec la pratique de loisir sportive ou contemplative. C'est une forme d'expression sportive qui, avec le haut niveau, peut être un élément moteur du développement de la pratique en général et du matériel en particulier. Comme on pratique le ski de fond ou alpin sous la forme de loisir ou de compétition on peut pratiquer la raquette ! Il faut néanmoins admettre que la pratique compétitive n'est pas très développée, mais depuis 5 ans on note un forte augmentation du nombre d’épreuves et le nombre de participants double chaque année.

Dans les Pyrénées, seul le Comité Départemental FFME des Hautes-Pyrénées a tenté d'organiser une compétition : la Trap'iste Pyrénéenne. Mais curieusement, l'incompétence de certains dirigeants a mené les organisateurs bénévoles à abandonner ce projet. L'épreuve de Coupe de France prévue à GAVARNIE le 12 mars 2000 n'aura pas lieu.

5 - L'APPROCHE

La raquette est un moyen de déplacement dont on se sert quand c'est nécessaire pour ne pas s'enfoncer dans la neige. De ce fait c'est un excellent moyen pour faire une approche hivernale en alpinisme : voie, cascade de glace, etc… La raquette peut également servir pour la redescente. Beaucoup moins encombrante que les skis elles sont d'une utilité incontestable pour des pratiquants de l'alpinisme hivernal.

GRIVEL a développé un type de raquettes spécifiques à l'approche.

C'est aussi un moyen d'approche pour des pratiquants d'autres disciplines tel que le surf appelé le surf alpinisme. Contrairement au ski (quoiqu'il existe des modèles permettant la monter) on ne pratique pas le surf de randonnée. L'objectif reste de descendre en surf. La raquette n'est que le moyen pour atteindre de la hauteur.

6 - LES AUTRES USAGES

On ne doit pas négliger l'usage professionnel des raquettes à neige. Les employés d'organismes comme l'EDF, France Télécom, etc… utilisent des raquettes pour se rendre sur les lignes détériorées par les intempéries.
Nous passerons sur l'usage des raquettes par les braconniers qui se prennent pour des trappeurs européens.

L'armée est également un usager des raquettes quelle que soit l'arme. Les troupes alpines, si elles se déplacent à ski, combattent à raquettes depuis très longtemps.

 

L'usage de la raquette à neige est donc très diversifiée et on ne saurait négliger l'un au profit de l'autre. Nous avons tous la même préoccupation : évoluer à pied dans la neige sans s'enfoncer. C'est le principe de base d'où découle une technique commune qui n'est pas seulement de savoir marcher contrairement aux idées reçues.

Louis Dollo, janvier 1999

 

 

 

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