Accident sur le chemin de Barèges à Saint-Justin

 

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La largeur du chemin d’interprétation de Barèges à Saint Justin (Sers) n’est sans doute pas assez large au point de glisser dans la pente. C’est pourtant ce qui s’est produit hier à proximité de Barèges où un randonneur a glissé dans la pente, assez raide à certains endroits.


Un chemin de grande qualité
Ce chemin a été entièrement rénové, avec le savoir-faire de l’ONF, pour l’été 2011. D’excellente qualité pour la promenade y compris en famille, il est agrémenté de stations d’observations et d’explications. Mais il permet également de dessiner, peindre des paysages ou des thèmes divers liés au milieu. Il permet de rejoindre la crêperie de Jean-Louis Noguère et l’oratoire de Saint-Justin, remarquable belvédère de la Bat Sus. Néanmoins, il traverse quelques pentes raides notamment au passage de couloirs d’avalanches

Des précautions à prendre
Si ce chemin est d’un accès facile à très facile en étant bien aménagé, il reste, comme tous les chemins du Pays Toy et d’autres vallées, un chemin de montagne. Il convient d’être attentif à ne pas trébucher à proximité de la pente, ne pas reculer, notamment pour prendre une photo, sans s’assurer du vide, ne pas aller chercher des fleurs n’importe où et être chaussé autrement qu’en claquettes comme nous le voyons trop souvent.

Les randonneurs, une clientèle à risque en montagne
La montagne n’est pas spécialement dangereuse. Il y a simplement des usagers qui prennent des risques et ne respectent pas certaines règles de base. C’est ainsi qu’au 30 juin 2012 dans les Hautes-Pyrénées nous avons 42 % des interventions des unités de secours (CRS 29 et PGHM) qui sont imputables à la randonnée à pied contre 18.75 % en alpinisme, 16 % en randonnée à ski, 7 % en randonnée à raquettes et 0 % en escalade. Nous constatons également que 80.71 % des victimes sont des hommes, 73.57 % sont français, 81 % ont plus de 30 ans (32% plus de 50 ans). Il y a déjà 8 morts dont un seul par avalanche cet hiver.

En 2011, sur l’ensemble de l’année nous avons 70.57 % des interventions qui concernent des randonneurs à pied contre seulement 9% en alpinisme, 4 % en randonnée à ski, 1.58% en randonnée à raquettes et 0.95 % en escalade (3 interventions). Les victimes sont 59% des hommes, près de 87% des français et 76.5 % ont plus de 30 ans (42.62 % plus de 50 ans). Il y a eu 11 morts dont un seul mort par avalanche l’hiver.

Les randonneurs, une clientèle à risque en montagne
La montagne n’est pas spécialement dangereuse. Il y a simplement des usagers qui prennent des risques et ne respectent pas certaines règles de base. C’est ainsi qu’au 30 juin 2012 dans les Hautes-Pyrénées nous avons 42 % des interventions des unités de secours (CRS 29 et PGHM) qui sont imputables à la randonnée à pied contre 18.75 % en alpinisme, 16 % en randonnée à ski, 7 % en randonnée à raquettes et 0 % en escalade. Nous constatons également que 80.71 % des victimes sont des hommes, 73.57 % sont français, 81 % ont plus de 30 ans (32% plus de 50 ans). Il y a déjà 8 morts dont un seul par avalanche cet hiver.

En 2011, sur l’ensemble de l’année nous avons 70.57 % des interventions qui concernent des randonneurs à pied contre seulement 9% en alpinisme, 4 % en randonnée à ski, 1.58% en randonnée à raquettes et 0.95 % en escalade (3 interventions). Les victimes sont 59% des hommes, près de 87% des français et 76.5 % ont plus de 30 ans (42.62 % plus de 50 ans). Il y a eu 11 morts dont un seul mort par avalanche l’hiver.

Ces chiffres se retrouvent pratiquement toutes les années

Des idées reçues qui tombent à l’eau
Selon les idées reçues, ce sont les pratiquants de la montagne qui prennent le plus de risque qui s’exposent le plus à des accidents. Erreur ! L’alpinisme nécessite parfois des moyens importants ou des interventions spectaculaires. La presse en parle souvent en terme catastrophique pour attirer l’attention dans un domaine qu’elle maitrise mal ou pas du tout. L’hiver, les médias ont l’habitude de crier au scandale en évoquant des prises de risques inadmissibles, ce qui est parfois le cas mais pas toujours. Mais lorsqu’il s’agit de randonnée à pied, en fait de tourisme de randonnée ou de promenade, le sujet est vite banalisé. Et pourtant c’est bien dans ce domaine que les interventions sont les plus fréquentes. Pourquoi ? Incompétence, inattention, mauvaises informations ou encore incitations irresponsables de certains acteurs du tourisme ? Sans doute un peu toutes ces raisons. Mais nous voyons que si une cible doit être identifiée elle n’est pas du côté du plus spectaculaire en haute montagne contrairement à ce que beaucoup pensent.

Texte et photos de randonnée : Louis Dollo, le 7 août 2012
Photos de secours : Maggy Brandicourt

Pour en savoir plus….

La randonnée en photos (Louis Dollo)

 

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