Pour une bonne information, nous reproduisons ici les divers propos
tenus par la mouvance écologiste qui est rarement une réflexion
ou une démarche écologue. Ils sont incapables de sortir
de leur utopie idéologique du grand retour aux espaces sauvages
sans hommes, sans activités humaines, aux forêts profondes
peuplées d'animaux sauvages comme il y a plus de 2000 ans. Pour
eux, l'homme est source des tous les maux, à se demander si,
au lieu d'introduire des espèces sauvages il ne faudrait pas
éliminer l'homme
en commençant par lequel ? Ils
sont incapables de réflexion globale sur la nature et la biodiversité
en étant au plus proche du terrain avec les hommes qui y habitent.
Ils ont seulement été capables de se faire rejeter par
cette population qui n'adhère pas à leur idéologie
sans avenir.
Nous apportons
quelques commentaires aux textes des écolos pour tenter de mieux
comprendre la situation. Mais à chacun de se faire son opinion
in fine.
| Un
manifeste contre ours, loup, lynx, vautour.... |
Une biodiversité contrôlée et choisie :
cest le délire total !
[Ndr :
FERUS reprend l'article de Pleinchamp.com que
nous reproduisons ci-dessus avant de débuter son article]
Ce quil en est :
Avant larrivée
des éleveurs, les prairies naturelles étaient créées
par des avalanches, des incendies, et entretenues par des gros
herbivores (aurochs, bisons) moyens (chevaux sauvages, cerfs)
et petits. La moins mauvaise substitution est le mélange
de bovins, de chevaux, de moutons et dongulés sauvages,
cerfs, chevreuils et chamois/isards, le plus important étant
la représentation des plus grandes espèces (vaches
et chevaux).
Lélevage
bovin qui était très représenté dans
les Alpes a beaucoup régressé au point que la majorité
des alpages ne sont aujourdhui pâturés que
par les grands troupeaux ovins, en particulier dans les Alpes
du sud. Et dans les Pyrénées, il ny a plus
que 150 000 vaches et 12 000 chevaux. Le pâturage par des
grands troupeaux ovins seulement a des impacts écologiques
majeurs.
Les moutons
ne bloquent pas la progression despèces végétales
quils ne consomment pas (fougères, rhododendrons,
saules, airelles, genévriers par exemple). Ces plantes
envahissent le terrain et favorisent la présence dinsectes
qui leurs sont inféodés. A linverse le surpâturage
des moutons finit par interdire la floraison, la reproduction
et finalement la présence de nombreuses espèces
végétales, entraînant à sa suite la
disparition des insectes qui en dépendaient. Cette tendance
saccroît avec la montée précoce en alpage
grâce aux camions, alors quautrefois la floraison
de printemps intervenait avant larrivée des troupeaux.
Les produits vétérinaires rejetés par les
moutons détruisent les scarabées qui se nourrissent
de leurs déjections, et les oiseaux qui mangent ces insectes.
Une grande concentration de moutons a déjà provoqué
des épidémies de kératoconjonctivite ou de
brucellose, mortelles pour les isards et les bouquetins. Enfin
les troupeaux laissés libres ne contournent plus les petites
zones humides daltitude, oasis dune biodiversité
rare et concentrée. Leur piétinement et leurs déjections
dessèchent les sols et polluent les eaux.
On ne peut
donc affirmer que la présence de moutons est dans tous
les cas bénéfique pour la biodiversité, cela
dépend de la conduite des troupeaux et du nombre de têtes.
On ne peut évidemment pas dire quéradiquer
lours, le loup ou le lynx améliorerait la biodiversité,
sauf à décréter progressivement que la biodiversité
cest lensemble des espèces moins celles qui
déplaisent, lours pour les uns, le héron ou
le renard pour les autres, le frelon ou le moustique pour beaucoup...
Pour favoriser
la biodiversité, maintenir un pastoralisme de montagne,
oui mais pas nimporte lequel.
Document
Férus : : Réflexions
sur le pastoralisme et la qualité biologique des milieux
naturels de montagne
Source
: Ferus
du 11 octobre 2007
| Commentaire
de cet article |
Une fois encore, FERUS, dont nous voyons qu'elle donne le
ton à toutes les associations, veut revenir plusieurs
milliers d'années en arrière pour assurer
l'existence d'un massif montagnard totalement dédié
au sauvage excluant l'homme, principale espèce à
éradiquer.
FERUS
nous amène la preuve de sa totale ignorance de la
biodiversité pyrénéenne, de son histoire
et de son développement. Pour cette association qui
manifeste au quotidien un extrémisme écologique
à l'égard des éleveurs, ne voit la
biodiversité qu'au travers d'une seule espèce
: l'ours. Et plus tard, le loup et le lynx. Pour eux, l'homme
ne fait pas partie du vivant et au diable le développement
des espèces végétales qui n'existent
que dans un milieu maintenu ouvert grâce à
l'élevage. Dans son propos, l'homme est le principal
exclu.
Partant
de là, il n'est pas utile d'expliquer pourquoi la
résistance s'organise. Elle est légitime et
humaine.
Mais
cette résistance n'est pas négative puisqu'il
est propose dans le manifeste une autre vision du maintien
et du développement de la biodiversité au
travers le développement durable.
Manifestement,
FERUS n'a pas lu le manifeste et s'obstine à rester
dans sa bulle sans aucun soucis pour les femmes et les hommes
qui habitent et vivent sur les territoires de montagne et
qui font et développement la biodiversité
par leurs activités raisonnées et raisonnables.
FERUS s'enferme dans ses certitudes sans enrichir sa réflexion
à partir de documents scientifiques. Pour eux "
favoriser la biodiversité, maintenir un pastoralisme
de montagne, oui mais pas n'importe lequel. " Et ce
doit être eux qui fixent les conditions et les méthodes
d'élevage sans aucune concertation comme c'est le
cas depuis plus de 20 ans. Ils détiennent la vérité.
En
fait, pour des éleveurs dont beaucoup sont diplômés
d'écoles d'agriculture ou même, pour certains,
sont ingénieurs et ont des bac +++ en même
temps qu'ils sont les détenteurs d'un savoir faire
autochtones qu'ils détiennent de leurs ancêtres
de puis de très nombreuses générations,
ces apprentis sorciers ne sont que des clowns qui font des
contorsions littéraires derrière un ordinateurs.
Ils n'ont strictement aucune légitimité même
lorsqu'il s'agit de hauts fonctionnaires de l'inspection
générale de l'environnement.
Louis
Dollo, le 2 novembre 2007
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| Signature
dun manifeste - « Linstallation durable de prédateurs
incompatible avec lactivité agricole » |
Les présidents dorganisations professionnelles agricoles
majoritaires réunis hier à Paris dans le cadre de
la première journée nationale des présidents
de massifs ont signé un manifeste « pour le maintien
de la biodiversité en zone délevage »,
dans lequel ils exigent larrêt de la réintroduction
de lours, le retrait des loups en zone délevage
et la régulation des populations de vautours et de lynx.
Le loup et
lours sont dans la ligne de mire des représentants
du monde agricole : Les présidents des organisations signataires,
la FNSEA, les JA, lAPCA, la FNO (Fédération
nationale ovine) et la Fnec (Fédération nationale
des éleveurs de chèvres), considèrent que
"linstallation durable de prédateurs est
incompatible avec lactivité agricole."
La présence
de ces prédateurs "menace la biodiversité
de nos zones délevage étroitement liée
à la présence dune activité agricole."
Les signataires estiment que le loup et lours ajoutent "aux
difficultés de revenus rencontrées dans lélevage".
Selon eux, "les cheptels bovins et équins sont
aussi touchés par des attaques de prédateurs",
qui nopèrent "plus seulement en zone pastorale."
Autre argument avancé dans ce manifeste : "les
systèmes de protection classiques présentent de
nombreuses limites et ne peuvent constituer une solution durable."
Source
: Loup.org
du 11 octobre 2007
| Commentaire
de cet article |
Un article équilibré qui aurait mérité
qu'il y soit joint le texte intégral du manifeste
pour une information plus compléte.
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| Il
est manifeste que la FNSEA naime pas la biodiversité
! |
Le 10 octobre
2007, dans le cadre dune journée baptisée «
Journée nationale des présidents de massifs »
organisée par la Fnsea, un manifeste a été
signé « pour le maintien de la biodiversité
en zone délevage »
Un biodiversité
sans les loups, ni les ours, etc..
Dans ce manifeste,
les président de la FNSEA, des JA, de lAPCA, de la
FNO (ovins) et de la FNEC (caprins) exigent : larrêt
de la réintroduction dours et son cantonnement dans
des zones appropriées ; le retrait des loups dans les zones
délevage et la régulation des populations
de vautour et de lynx.
Ils estiment,
en effet, que linstallation durable des prédateurs
est incompatible avec lactivité agricole et quelle
menace la biodiversité des zones délevage.
Dautant quà léchelle européenne,
loups, ours, lynx et vautours ne sont pas, selon eux, des espèces
menacées de disparition. « Les contraintes liées
à la présence des prédateurs viennent sajouter
aux difficultés de revenus rencontrés dans lélevage,
dissuadant de ce fait linstallation des jeunes » estiment-ils.
Ce quil
en est :
Avant larrivée des éleveurs, les prairies
naturelles étaient créées par des avalanches,
des incendies, et entretenues par des gros herbivores (aurochs,
bisons) moyens (chevaux sauvages, cerfs) et petits. La moins mauvaise
substitution est le mélange de bovins, de chevaux, de moutons
et dongulés sauvages, cerfs, chevreuils et chamois/isards,
le plus important étant la représentation des plus
grandes espèces (vaches et chevaux).
Lélevage
bovin qui était très représenté dans
les Alpes a beaucoup régressé au point que la majorité
des alpages ne sont aujourdhui pâturés que
par les grands troupeaux ovins, en particulier dans les Alpes
du sud.
Et dans les
Pyrénées, il ny a plus que 150 000 vaches
et 12 000 chevaux. Le pâturage par des grands troupeaux
ovins seulement a des impacts écologiques majeurs.
Les moutons
ne bloquent pas la progression despèces végétales
quils ne consomment pas (fougères, rhododendrons,
saules, airelles, genévriers par exemple). Ces plantes
envahissent le terrain et favorisent la présence dinsectes
qui leurs sont inféodés.
A linverse
le surpâturage des moutons finit par interdire la floraison,
la reproduction et finalement la présence de nombreuses
espèces végétales, entraînant à
sa suite la disparition des insectes qui en dépendaient.
Cette tendance saccroît avec la montée précoce
en alpage grâce aux camions, alors quautrefois la
floraison de printemps intervenait avant larrivée
des troupeaux.
Les produits
vétérinaires rejetés par les moutons détruisent
les scarabées qui se nourrissent de leurs déjections,
et les oiseaux qui mangent ces insectes. Une grande concentration
de moutons a déjà provoqué des épidémies
de kératoconjonctivite ou de brucellose, mortelles pour
les isards et les bouquetins. Enfin les troupeaux laissés
libres ne contournent plus les petites zones humides daltitude,
oasis dune biodiversité rare et concentrée.
Leur piétinement et leurs déjections dessèchent
les sols et polluent les eaux.
On ne peut
donc affirmer que la présence de moutons est dans tous
les cas bénéfique pour la biodiversité, cela
dépend de la conduite des troupeaux et du nombre de têtes.
On ne peut évidemment pas dire quéradiquer
lours, le loup ou le lynx améliorerait la biodiversité,
sauf à décréter progressivement que la biodiversité
cest lensemble des espèces moins celles qui
déplaisent, lours pour les uns, le héron ou
le renard pour les autres, le frelon ou le moustique pour beaucoup...
Pour favoriser
la biodiversité, il faut maintenir un pastoralisme de montagne,
oui mais pas nimporte lequel.
A
lire absolument sur le site de la FERUS (dont sont extraites
les informations de cette page) : Réflexions sur le
pastoralisme et la qualité biologique des milieux naturels
de montagne
Source
: CPEPESC
du 11 octobre 2007
| Commentaire
de cet article |
Le frère de la tante du facteur de ma concierge m'a
dit que
.
C'est à peu près le sens de cet article d'une
organisation qui diffuse une appréciation sans aucune
connaissance de la problématique et, en ayant à
ce jour, aucune base dans les départements de montagne.
C'est ainsi que l'on fait l'opinion
.
Louis
Dollo, le 2 novembre 2007
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