Présences d'ours en 2008

 

Nous reprendrons ici les informations concernant la présence d'ours dans les Pyrénées du printemps (sortie d'hibernation) au début de l'hiver 2008, période estimée d'entrée en hibernation des ours dans les Pyrénées.



"Empreinte ours"
Revue du Ministère de l'écologie
Balou en balade ou l'histoire d'un ours déporté
Recherche sur Pyrénées-Pireneus

Bilan à mi-parcours de l'ADDIP

Synthèse


Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009
Evaluation à mi-parcours

Mission d'inspection générale de l'Environnement

Voyage d'étude de la délégation française dans les Asturies, Espagne
du 26 au 29 novembre 2007


Groupe National "Ours"
Les Pastoralies 2008

Bruits et rumeurs, localisation des ours, etc...

 


Le Grand Charnier

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Ours des Pyrénées

 

Les deux oursons nés dans les Pyrénées prénommés Pollen et Bambou


Les deux oursons de Hvala, un des cinq plantigrades slovènes lâchés en 2006 dans les Pyrénées, ont été prénommés Pollen et Bambou, a annoncé lundi dans un communiqué l'association Pays de l'Ours - Adet, à l'origine de l'opération.

Après avoir organisé une consultation sur Internet, l'association a choisi parmi 13.000 prénoms Pollen et Bambou "convenant tant pour un mâle que pour une femelle", le sexe des oursons nés au début 2007 n'ayant pas encore été déterminé.

Pollen fait référence à "cette chose minuscule, que l'on imagine volontiers pelucheuse, et dont la vocation est d'aller propager son espèce", selon Pays de l'ours - Adet.

Bambou est notamment "un clin d'oeil cordial à Laurent Fabius, qui suggérait sur France Inter de lâcher des +ours herbivores+ dans les Pyrénées. Les seuls ours herbivores sont les Pandas... et ils ont besoin de bambous !", précise le communiqué.

Des peluches des oursons ainsi que le moulage d'une empreinte de Pollen et de sa mère, découverte en septembre 2007, sont mis en vente pour financer les actions de cette association pro-ours, qui avait déjà lancé des consultations similaires pour baptiser les cinq ours slovènes adultes, dont la mère des oursons Hvala ("Merci" en slovène).

Du 25 avril au 22 août 2006, quatre femelles et un mâle slovènes ont été lâchés dans les Pyrénées françaises dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie et très fortement critiqués par des éleveurs et des élus locaux.

Deux femelles sont mortes accidentellement dans les Hautes-Pyrénées, Palouma en août 2006 et Franska un an plus tard.

Hvala est la seule à avoir donné naissance cette année à des oursons.

Source : Le Monde / AFP du 19 novembre 2007

Les oursons de Hvala s'appellent Pollen et Bambou


Les oursons de Hvala, nés l'hiver dernier, s'appellent Pollen et Bambou.

Ces deux noms ont été choisis parmi les propositions reçues par l'association Pays de l'Ours - Adet qui a organisé une grande consultation à ce sujet via Internet.

Source : Communiqué du Ministère de l'Ecologie

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Les oursons de Hvala sont des femelles


Des échantillons génétiques prélevés en 2007 ont permis de déterminer le sexe des oursons de Hvala. Il s'agit de deux femelles, a-t-on appris vendredi soir auprès de l'Equipe technique ours de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

L'identification du sexe des deux plantigrades nés au cours de l'hiver 2006-2007 a pu être effectuée grâce à des crottes ramassées en juin et en octobre sur la commune de Melles (Haute-Garonne). Baptisées Pollen et Bambou, les deux femelles avaient été vues pour la première fois aux côtés de leur maman Hvala, le 23 avril, sur la commune de Melles.

En hibernation depuis novembre dernier, les oursons devraient quitter leur tanière dans le courant du mois de mars.

"C'est une bonne chose que ce soit des femelles. Les femelles participent à la reproduction et sont déterminantes pour le dynamisme de la population d'ours. Un mâle peut en effet féconder plusieurs femelles", a déclaré à l'Associated Press Pierre-Yves Quenette, responsable de l'Equipe ours.

Depuis le second plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées lancé en 2006, deux reproductions seulement ont été observées, une du côté espagnol avec la naissance d'un ourson, l'autre ayant donné lieu à la naissance des deux oursons de Hvala.

Lâchée le 17 mai 2006 sur la commune d'Arbas (Haute-Garonne), Hvala est l'un des cinq plantigrades d'origine slovène -quatre femelles et un mâle- qui ont été réintroduits dans le cadre du programme de réintroduction. C'est la seule pour l'instant à avoir donné naissance à des oursons.

L'ourse Palouma avait été retrouvée morte à la suite d'une chute accidentelle le 25 août 2006 et la femelle Franska a été victime d'une collision avec deux véhicules dans les Hautes-Pyrénées en août 2007. Selon l'Equipe ours, entre 15 et 21 plantigrades peuplent actuellement le massif pyrénéen.

Source : Nouvel Obs / AP du 29 janvier 2008

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L'ours se promène aux portes de Foix


Yannick Leforestier, forestier de profession, est formel : samedi à midi quand il a quitté son chantier de débardage dans la sapinière de Saint-Martin-de-Caralp, il n'y avait que les ornières de son gros tracto pelle.

Les traces d'ours, il les a vues lundi matin. « C'est en ramenant ma première charge de bois en bordure de la route Foix-Saint-Girons (RD 117) que j'ai remarqué les empreintes de l'ours. Chasseur de nature, j'ai l'habitude de regarder le sol, et je connais bien les traces d'animaux. Celles que j'avais sous les yeux, je ne les avais, jusque-là, jamais vues qu'en photo ou en plâtre. Des traces caractéristiques de pied d'ours. L'animal a descendu le pré en lisière de la forêt, emprunté sur une dizaine de mètres le bout du sentier du débardage et sans doute traversé le macadam puisque ses dernières traces s'arrêtent au goudron et qu'il n'a pas rebroussé chemin ». Sans savoir si l'ours avait pris la direction de Baulou et de la plaine, ou celle de Foix, à moins de 10 km de la fameuse sapinière, Yannick Leforestier a tout de suite prévenu son responsable de chantier Julien Ferré, à la SEBSO, la papeterie de Saint-Gaudens. Ce dernier prévenant dans la foulée la Fédération de chasse de l'Ariège et l'équipe de suivi de l'ours. « Deux techniciens de celle-ci sont arrivés sur les lieux à 11 h 30 ; ils étaient trois tout l'après-midi ».

S'agit-il de « Balou » ?
Mais hier matin, quand Yannick Leforestier est revenu au chantier, la plupart des traces avaient été effacées. Il a plu dans la nuit… Seules trois dernières empreintes qui demeuraient, sur le haut du pré, étaient toujours bien imprimées dans la boue. Un peu comme si on avait voulu faire disparaître des preuves.

Dans le landerneau local, ont n'a pas tardé à mettre « Balou » à l'index : « l'ours qui semble aimer la ville. C'est lui qui a visité le muretin l'an passé ». Si ce n'est lui, il n'en demeure pas moins que c'est l'un de ses comparses qui, entre samedi et dimanche, randonnait en canton de Foix Rural.

L'équipe de suivi de l'ours ayant souhaité communiquer par le biais de la cellule préfectorale, cette dernière nous indiquait, hier, en fin de journée que « les services techniques ours ont bien relevé des empreintes sur la commune de Saint-Martin. Empreintes en cours d'analyse qui confirment qu'il s'agit bien d'un plantigrade, mais qu'elles ne permettent pas encore d'identifier précisément l'animal ». En attendant, « moyens humains et techniques des services de l'état (une dizaine de personnes) sont mobilisées sur le terrain (autour de Saint-Martin) pour localiser un plantigrade (qui bouge) ».

Auteur : Bernadette Faget
Source : La Dépêche du Midi du 09 avril 2008

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Réveil de l’ours dans les Pyrénées Ariégeoises


Il y avait bien longtemps que le plantigrade n’avait fait parler de lui… et pour cause, les ours hibernent.

Mais avec les beaux jours, c’est au nord de la commune de Saint-Martin de Caralp, à moins de 500m d’altitude que des traces ont été relevées lundi matin. Yannick Leforestier, exploitant agricole, a l’habitude avant de monter dans son engin de regarder aux environs les traces de sangliers, de chevreuil.

«C’est un vieux réflexe de chasseur» précise ce spécialiste du débardage… et là surprise des empreintes d’ours à la lisière du bois, non loin de la D117". L’équipe du suivi est dépêchée sur place et en réalise des moulages en plâtre afin de les identifier.

L’ours viendrait du Couserans, aurait emprunté le col de la Crouzette en passant par le col des Marrous… Il s’agirait d’un mâle de taille moyenne, de 150kg mais son identité reste floue, il n’a laissé que quelques traces qui ont rapidement séché.

Le témoignage de Ludovic Tancredi, muletier, laissent à penser que l’ours aurait traversé le territoire de la commune dimanche avant midi car son troupeau d’ordinaire calme et placide (il se sert de ses mules pour le débardage) a été pris de frayeur, les animaux ont arraché la clôture.

Quant à Henri Fournier, chasseur, il a lui aussi relevé une trace au lieu dit «le Poutet» et a croisé l’équipe du suivi lundi matin «ils cherchaient l’ours, il paraît que la puce ne fonctionne pas bien et qu’ils ont a du mal à le localiser»

Quoiqu’il en soit, une réunion s’est tenue en Préfecture mardi après-midi avec l’équipe du suivi, les responsables de la DDEA et Véronique Castro, directrice des services afin d’étudier la situation.

Les traces d’un plantigrade ont été relevées sur la commune de Saint-Martin de Caralp, malgré les investigations du suivi il semblerait difficile à localiser en raison d’un système télémétrique défaillant.

L’objectif étant de retrouver le plantigrade, les services du suivi sont en alerte jour et nuit.
D’ici 48 heures les moulages des empreintes auront livré leurs secrets…

Aux dernières nouvelles et selon des sources officieuses, l’ours aurait été aperçu sur la commune de Baulou, en direction de la Vallée de la Lèze.

Source : AriegeNews du 9 avril avec vidéo.

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L'ours (Balou ?) surveillé de près en Ariège - Pyrénées

Selon nos dernières informations l'ours, qui pourrait bien être Balou, aurait été vu du côté du village de Baulou et prendrait la direction de la Vallée de la Lèze. Ce serait la porte ouverte vers Porté sur Garonne et Muret, soit la porte de Toulouse.

Toute fois les autorités envisagent la capture de l'ours pour le ramener à son lieu d'hibernation, Aulus les Bains. Interrogé ce matin, les éleveurs et élus locaux des vallées du Couserans ne semblent pas du tout disposer à accueillir à nouveau cet ours à quelques semaines de la sortie des troupeaux en estives intermédiaires.

De son côté, l'ASPAP a organisé un comité de vigilance disponible 24h sur 24. Pour cette association, le mot d'ordre est de " ne pas effaroucher l'ours et de laisser faire la nature " même si l'animal devait arriver aux portes de Toulouse. Pour plusieurs éleveurs "l'ours ne peut pas vivre actuellement en montagne car il n'a pas à manger. La végétation n'a pas repris. Il lui faut impérativement aller en basse altitude. Remonter l'ours c'est mettre les troupeaux en péril y compris dans les granges fermées."

La femelle ourse et ses ourson, Hvala, a quitté Melles et était récemment sur Boutx en Haute-Garonne sur les estives encore inoccupées de Saint-Lary en Couserans (vallée de la Bellongue) en Ariège. Les éleveurs se sont récemment réunis pour étudier la situation. Ils sont particulièrement choqués du comportement de l'association FERUS qui prétend avoir mis en place des " patrouilleurs " pour surveiller l'ours. " Le nom de patrouilleur nous rappelle les heures sombres que nous avons connu sous le régime de de Vichy où la dénonciation était la règle " nous dit un élu. " C'est de la provocation. "

Nous voyons donc poindre le début des conflits annuels avec l'ours qui ne peuvent être que la répétition des années passées puisque rien n'a été fait depuis le passage de la Secrétaire d'Etat à Toulouse le 26 juillet 2007.

Louis Dollo, le 9 avril 2008 à 11h

Voir les actualités de l'ASPAP

9 avril 2008 - Infos à 14h - Présence toujours importante d'hommes à pied sur le même secteur qu'hier : Baulou / Crampagna / Loubières / Loubens.
Survol en avion d'une zone plus au nord, vers le lac de Mondély, à 10 km à vol d'oiseau
Le maire d'Aulus notifie au préfet son refus d'un re-lâcher de Balou sur sa commune aujourd'hui
Les habitants d'aulus et environs se préparent à empêcher tout nouveau lâcher - Source : ASPAP

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Les ours se réveillent, le ministère aussi


Après un hiver qui s'est étiré en longueur, les ours pyrénéens sont sortis de leur hibernation. Balou, un peu déboussolé, est aux portes de Foix. Sarousse et Hvala dans les forêts de la Haute-Garonne. À Paris, le ministère de l'Écologie qui admet avoir pris du retard sur le dossier, annonce pour le début mai une réunion pour « renouer le dialogue » sur le massif.

La présence des plantigrades dans les Pyrénées soulève, on le sait, une très forte opposition. Le plan de réintroduction d'ours en provenance de Slovénie est vivement critiqué par beaucoup d'éleveurs mais aussi des élus pyrénéens. L'ours, ils n'en veulent pas. Et l'ont fait savoir tout au long de l'été dernier en criant leur colère.

La secrétaire d'État à l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, était venue à Toulouse le 26 juillet 2007 pour tenter de désarmorcer une situation explosive. Elle avait annoncé la création de plusieurs missions. Ces rapports, au nombre de quatre, sur le comportement des ours « à problème », l'évaluation du plan à mi-parcours notamment, seront rendus à la ministre cette semaine.

Un plantigrade, au moins, ne posera plus de problème. L'ourse Franska, qui cristallisait le mécontentement dans les Hautes-Pyrénées, a été tuée en août 2007. Franska a été renversée par deux voitures au sud de Lourdes… Triste nouvelle pour les partisans de la réintroduction. « Immense satisfaction » pour les adversaires du plan ours.

Dans les Pyrénées, les conclusions de ces missions sont très attendues. Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite rendre publics ces rapports début mai au cours d'une réunion. Dans quel état d'esprit seront les invités ?

Petit tour de table. Du côté des anti-ours, c'est toujours la grogne. « On ne baisse pas la garde, annonce Philippe Lacube, éleveur dans l'Ariège et porte-parole de l'Adip (Association pour le développement d'une identité pyrénéenne), pour laquelle la présence des ours est inconciliable avec l'élevage.

En 2007, 1 million d'euros ont pourtant été injectés sur le massif pour aider les éleveurs à protéger les troupeaux, avec l'embauche de 172 bergers et l'attribution de 141 chiens patous. Apparemment, cela ne suffit pas.

De son côté, l'association Pays de l'ours-Adet, favorable au plantigrade, organise du 15 au 17 mai à Luchon un colloque international sur la cohabitation entre « les hommes et les grands carnivores ».

Vaste programme…

Auteur : S.B
Source : La Dépêche du Midi du 13 avril 2008

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Pas de réintroduction d'ours pour cet été


On va lâcher des ours dans les Pyrénées cet été… Voici la rumeur qui courait ces derniers jours sur le massif, mettant bien évidemment en émoi tous ceux qui en ont ras le béret du plantigrade.

Alors, info ou intox ?

« Il n'y a aucune décision, et il n'y aura pas de réintroduction cet été » assure le sous-préfet de Saint-Gaudens, Nicolas Honoré, chargé par l'État de suivre le dossier.

Une rumeur qui fait sourire Alain Reynes, du Pays de l'Ours-Adet : « Chaque réintroduction est annoncée très longtemps à l'avance. Ce genre d'opération doit être préparé, travaillé, mûri, réfléchi, expliqué à tout le monde… Une réintroduction dès cet été, c'est inimaginable… »

Cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'y aura plus aucun apport d'ours venus d'ailleurs dans les Pyrénées dans les années à venir. Depuis juillet 2007, et la visite de Nathalie Kosciusko-Morizet, le dossier a un peu avancé. Des voyages ont été organisés en Espagne, Slovénie, Italie, Amérique du Nord pour voir comment ailleurs, on vivait avec l'ours… Les opposants ont participé aux deux premiers voyages, et ont boudé les suivants.

Quant aux inspecteurs de l'Environnement mandatés par NKM, ils ont rencontré un grand nombre d'acteurs de la vie pyrénéenne et l'on attend leur rapport ces jours-ci.

De son côté, et espérant faire œuvre explicative et pédagogique, Pays de l'Ours-Adet organise du 15 au 17 mai 2008 à Luchon (31) un colloque international intitulé « Des ours, des loups et des hommes : initiatives européennes pour la cohabitation et la valorisation ».

« Et ce n'est pas tous les jours que l'on rassemble 30 intervenants de pays différents » note Alain Reynes.

Cohabitation entre l'homme et le prédateur, valorisation économique et touristique de sa présence sont au menu des débats.

Des arguments que depuis longtemps des anti-ours réfutent, expliquant que le pastoralisme des Pyrénées est incompatible avec la présence du plantigrade. Et qui ont décliné l'invitation à participer au colloque de Luchon. Signe évident que la réintroduction est encore un sujet tabou.

Auteur : D. D.
Source : La Dépêche du Midi du 3 mai 2008

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St-Girons. Ours, agriculture, PNR : les élus s'inquiètent


Décidemment Saint-Girons rencontre beaucoup de sollicitude de la part des élus territoriaux. Après une visite du conseil général, voilà la réunion départementale de l'Association des élus de la montagne. Il faut dire que Saint-Girons avait quitté le giron de l'association depuis l'année 2000, et que François Murillo s'engage à y revenir très prochainement. Il fallait donc marquer le coup. D'autant plus encore que le secrétaire général de l'ANEM n'est autre que le conseiller général local, Henri Nayrou. « Je suis content que la ville de Saint-Girons réintègre l'association » a d'ailleurs glissé l'élu.

Après une présentation des missions de l'ANEM (lire encadré), le dialogue s'est instauré entre les maires venus nombreux et les élus de l'association à partir des dossiers d'actualité ; le Grenelle de l'environnement, les services publics en zone rurale, l'agriculture, l'Europe, le projet de loi de modernisation de l'économie. L'ours s'est invité dans les questions diverses . « L'ANEM a une position sans ambiguïté et qui n'a jamais été démentie, précise Henri Nayrou, Nous sommes défavorables à la réintroduction de l'ours slovène. »

La députée Frédérique Massat a profité de cette réunion avec de nombreux maires concernés par le PNR pour préciser : « Dans le Couserans, vous êtes tous concernés par le parc naturel régional. Ce PNR, c'est vous qui le gérez, pas l'Etat. La réintroduction de l'ours n'a rien à voir avec le PNR. »

Puis, après un aparté sur « l'agriculture de montagne qui doit être maintenue et aidée, car c'est une agriculture de proximité », Yves Carmouze s'est adressé aux élus de l'ANEM sur la situation de l'usine de Lédar : « J'ai confiance en vous. Il faut se battre car il y en a assez. »

Henri Nayrou de répondre : « On est d'accord et notre combat est de faire continuer la production à Lédar sous quelque forme que cela soit. »
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6 146 communes adhérentes à l'ANEM

L'ANEM regroupe 6146 communes de six massifs : Alpes, Corse, Jura, Massif Central, Pyrénées et Vosges. En Ariège, sur 332 communes, 228 sont classées en zone de montagne, 199 sont adhérentes à l'ANEM.

Ses missions : Renforcer les moyens financiers des collectivités. Oeuvrer en faveur d'une politique d'aménagement du territoire adaptée. Assurer un réel pouvoir de décision pour les collectivités sur la gestion de leur territoire. donner des moyens concrets aux institutions telles que le comité de massif et le conseil national de la montagne pour agir localement et dialoguer avec l'Etat et l'Europe. Permettre aux régions de montagne d'accéder à un niveau de service comparable aux autres. Développer la capacité d'intervention des communes. Soutenir le développement de l'agriculture, du tourisme et des PME/PMI.

Auteur : Sylvie Polycarpe
Source : La Dépêche du Midi du 28 mai 2008

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Chasseurs fâchés


La Fédération des chasseurs du département boudera les réunions de chasse avec le préfet

Le 28 mars dernier, le tribunal administratif de Pau annulait les arrêtés préfectoraux relatifs à la chasse dans le département, pour les trois dernières saisons, considérant qu'ils ne contenaient pas « les mesures nécessaires » pour protéger l'ours. Un jugement vexant pour les chasseurs, associés à la rédaction des arrêtés, et une victoire pour les écologistes qui avaient porté l'affaire devant la justice. La Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques attendait au moins de l'État, par l'intermédiaire du préfet, qu'il fasse appel de cette décision.

Chaise vide. Jeudi soir, le délai pour interjeter appel a expiré et rien n'est venu de la préfecture, ce qui provoque la colère de Bernard Placé, président de la fédération. En concertation avec son conseil d'administration, il a donc décidé de pratiquer la « politique de la chaise vide », position qu'il avait pourtant décidé de ne pas adopter, lorsqu'il fut élu il y a cinq ans à la place de Jean Saint-Josse. Mais cette fois c'en est trop. « L'État est sous la pression de la Sepanso. Les juges s'appuient sur la directive « Habitats » qui aboutit à Natura 2 000. L'ours prend le pas sur l'homme. Je ne souhaite donc plus être associé aux réunions de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage qui doit se réunir le 2 juillet. Je n'ai pas intérêt à y aller. Le groupement cynégétique montagne (GIC) travaille depuis des années sur la gestion de la faune en montagne. Cela fait quatre ans que nous faisons des efforts, que notre champ de passion est réduit ! Qu'ils mettent toute la montagne en réserve mais qu'ils l'expliquent aux agriculteurs. Nous, on sera au balcon. »

Quid des sangliers ?
Les agriculteurs se plaignent en effet des sangliers qui prolifèrent en plaine, comme en montagne. Cette présence doit être régulée par les chasseurs qui ont une mission de gestion confiée par le préfet. « Nous payons les dégâts aux cultures qui se chiffrent déjà à 400 000 euros pour la saison 2007-2008. L'année précédente, ils s'élevaient à 150 000 euros ».
La fédération avait demandé une ouverture anticipée le 1er juin pour des tirs à l'affût sur le sanglier, en cas de dégâts avérés. « A ce jour, nous n'avons reçu aucune réponse. La chasse devrait ouvrir cette année le 14 septembre et nous savons que le préfet va bétonner son arrêté. » La prolifération des sangliers pourrait entraîner des battues administratives. Pour le président, « l'échec de la gestion de la faune, c'est la battue administrative. C'est une destruction, pas une régulation. » Et Jacques Arruebo, président du GIC montagne d'affirmer : « Si on ne règle pas le problème du sanglier, on n'aide pas l'ours car ils ont la même aire de glanage ». Le GIC montagne s'estime bafoué dans la mesure où « il a été créé pour la gestion de la faune dans son ensemble y compris les espèces protégées. Nous avions montré notre bonne volonté. »

Auteur : Odile Faure
Source : Journal Sud-Ouest du 1 juin 2008

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Ours : la hache de guerre


Réunion au sommet aujourd'hui à Toulouse sur la poursuite du plan ours.

L'État peut-il arrêter la guerre de l'ours dans les Pyrénées ? La secrétaire d'État chargée de l'Écologie, Nathalie Kociusko-Morizet, vient ce matin à Toulouse lancer un Groupe National Ours sur le modèle du Groupe national Loup qui fonctionne plutôt bien. Objectif : instaurer un modus vivendi entre pro-ours et anti-ours, réussir une cohabitation harmonieuse entre présence du plantigrade et activités pastorales.

C'est mal parti : les élus et éleveurs hostiles à l'ours, regroupés dans l'association ADDIP boycotteront ce sommet pour la paix des alpages. Ils ont néanmoins prévu de se rassembler devant la préfecture.

La ministre a pourtant invité toutes les parties concernées, des chasseurs aux accompagnateurs en montagne en passant par les bergers et les élus de la montagne.

Ils prendront connaissance des résultats des quatre missions commandées en juillet dernier par la ministre : l'évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées, la comparaison entre les situations rencontrées dans les différents pays, les propositions pour conforter le pastoralisme, le bilan de l'expertise menée sur le comportement de Franska, auteur de plusieurs attaques de troupeaux avant sa mort.

Mais une seule question domine ce débat : L'État poursuivra-t-il son plan ours ? La lettre envoyée par le préfet aux invités ne laisse pas planer le doute : L'État tiendra ses engagements internationaux de réintroduire l'ours dans les Pyrénées. Le Grenelle de l'Environnement a d'ailleurs confirmé la poursuite du programme. Mais une autre lettre signée du secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant et adressée au maire de Saint-Lary en Ariège sème le doute : « Pas question d'envisager de nouvelles réintroductions. Aucune politique ne peut être menée sans l'adhésion de la population locale ».

Cela peut ressembler à un couac gouvernemental. Mais cela prépare à une certaine prudence pour dissiper les antagonismes entre pro et anti-ours. La bonne acclimatation de deux jeunes femelles de 18 mois, l'accouplement annoncé de Hvala ce printemps, n'obligent pas à des lâchers immédiats pour compenser les pertes de deux ourses (Palouma et Franska) tuées accidentellement. Cela donne du temps pour laisser la population se renforcer naturellement, améliorer les dispositifs de repérage des ours et de protection des troupeaux, aider l'élevage. Au plus, N.K-M peut décider de remplacer les deux ourses mortes. Mais avec les opposants sous les fenêtres, une telle décision remettrait le feu aux Pyrénées.

Auteur : P. Jalabert. et J.-M. Decorse
Source : La Dépêche du Midi du 26 Juin 2008

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Pour / contre : leurs arguments


Alain Reynes, Pays de l'ours

Attendez-vous de nouveaux lâchers?
On peut l'espérer car deux des cinq ours lâchés en 2006 sont morts accidentellement. L'introduction de nouveaux ours est inéluctable si l'on veut restaurer la population d'ours à long terme.On a commis une erreur par le passé en faisant disparaître cette espèce. La décision est prise par l'Etat français de la réparer. Autant y travailler. On attend donc une feuille de route pour avancer vers un objectif clair: préserver une espèce, un environnement et une activité d'élevage dynamique.

Localement, cette vision suscite une forte opposition?
Les masques tombent: ceux qui réclament la concertation depuis des années annoncent qu'ils n'y participeront pas quand elle se met en place.Ils ont déjà boycotté en 2005. J'en conclus que s'ils sont absents, c'est qu'ils n'ont rien à dire. Cela dit, c'est la minorité la plus radicale qui s'oppose et point barre alors qu'une majorité des éleveurs est favorable à une cohabitation et accepte le programme d'accompagnement à la présence de l'ours.

Philippe Lacube, éleveur

Pourquoi boycottez-vous la réunion ?
Nous ne participerons pas aux travaux. Le Groupe ours tel qu'il est défini est là pour nous apprendre à gérer les ours. Or, on n'a rien à gérer. La question de fond, c'est de savoir ce qu'on veut faire du massif pyrénéen: une réserve naturelle comme la Slovénie, le Montana ou les Asturies, ou bien un lieu de vie avec une vraie culture pastorale ? Ce matin, nous remettrons au ministre notre propre rapport d'évaluation sur ce programme de réintroduction . En plus, cette réunion de lancement n'est qu'une pantalonnade dans sa composition. N'y figurent que trois élus invités « intuiti personae » et non pour leur mandat.

Dans quel état d'esprit sont les opposants?
Les bergers ont le couteau entre les dents et la gâchette qui les démange. Cette année, ça peut mal finir. Les responsables d'associations que nous sommes doivent calmer le jeu en permanence. Je suis très inquiet. Conforter le pastoralisme pyrénéen et préserver la population d'ours dans le massif, ce n'est pas compatible.

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Quelques repères

Avertissement


Les observations ci-dessous ne sont pas une critique des propos rapportés par les journalistes. Ceux-ci ont parfaitement transcrit les informations qui leurs sont fournies le plus souvent par la DIREN, l'ONCFS et les associations environnementalistes qui se font passer pour des " experts ".
Les observations sont des mises au point qui s'opposent à des idées reçues voir même des mensonges largement colportées y compris dans des documents officiels du Ministère de l'Ecologie. C'est notamment le cas sur le taux de mortalité des ovins en montagne.

Louis Dollo, le 27 juin 2008

Combien d'ours dans les Pyrénées ?
Entre 15 et 20 répartis sur l'Ariège, les Hautes-Pyrénées, l'Espagne, la Haute-Garonne et même l'Aude (le mâle Balou) . L'introduction de femelles et la naissance de Pollen et Bambou, deux femelles a permis de rééquilibrer la répartition par sexe. Il ne reste que deux ours de souche. Sans la réintroduciton, il ne resterait plus d'ours.

Observations


Information erronée. Il faut inclure les Pyrénées-Atlantiques mais aussi l'Espagne avec la Navarre, l'Aragon (Roncal), le Val d'Aran et l'Alt Anéou ou Catalogne. En Navarre il y aura 3 ours de " souche " pyrénéenne et dans les Pyrénées-Atlantiques deux ours qui se partageraient aussi avec les Hautes-Pyrénées selon des prédations récentes (Néré et Pollen).
Mais rien ne prouve que tous ces ours sont tous en vie puisque que grosso modo, l'équipe de suivi n'en suit que 8 à 10 selon les relevées fournis et que la rumeur parfois bien informée surtout lorsqu'elle vient de l'ONF indique qu'il ne resterait plus qu'un ours dans les Pyrénées-Atlantiques.
Il faut donc relativiser toutes les informations dans ce domaine et vu les nombreux mensonges diffusés officiellement, il est impossible de déterminer le nombre d'ours avec précision.

Combien ça coûte ?
Selon un rapport parlementaire, 12 M€ en dix ans. Plus de la moitié des crédits sont affectés au soutien du pastoralisme. Ces crédits financent 110 emplois à temps plein ou saisonniers.

Observations


Information fausse. Le coût annuel est de l'ordre de 2.5 millions d'Euros par an selon les derniers rapports officiels publiés. Dans la réalité le coût serait bien plus important si nous comptons les frais annexes d'administrations intervenantes ponctuellement tel que la gendarmerie.
Quant aux nombres d'emplois il est mensonger de prétendre que cela crée 110 emplois. En effet, il ne s'agit que d'emplois subventionnés et parmi ces emplois il y a ceux qui existaient avant les subventions du Plan ours qui ont été basculés dans le système aidé puisqu'ils pouvaient en bénéficier. Mais l'ours n'a créé strictement aucun emploi réel économiquement viable.

Quels dégâts commet l'ours ?
L'ours est à l'origine de moins de 2% des décès dans le cheptel ovin en estives (300 sur 25 000). C'est six fois moins que les prédations des chiens par exemple.

Observations


Il est faux et mensonger de dire de dire que les prédations c'est " six fois moins que les prédations des chiens par exemple ". Les informations fournies par les services de l'Etat comme par les associations écologistes vont de 1 à 3% du cheptel pyrénéen et/ou de 10 à 25 000 ovin.
Pour comparer ce qui est comparable, il faut prendre pour référence le cheptel présent dans les Pyrénées en été, c'est-à-dire incluant les ovins transhumants. Ce cheptel est de l'ordre de 600 à 650 000 ovins ce qui, selon les affirmations écologistes situerait le nombre de bêtes mortes hors prédations de l'ours entre 6 et 20 000. La fourchette est si large qu'elle est peu réaliste. Et pour cause !
Il n'existe et n'a jamais existé aucune statistique ou étude sur le sujet dans les Pyrénées. De telles affirmations sont donc fausses et mensongères et servent uniquement à appuyer une idéologie et non une analyse scientifique.

Est-il dangereux pour l'homme ?
En principe, l'ours fuit les hommes. Mais une femelle suivie de ses petits ou qui se sent poursuivie peut devenir dangereuse.

Observations


Dire que l'ours n'est pas dangereux est un mensonge. Si cela était le cas, il n'y aurait pas autant de précautions dans les Parc animaliers. Et puis il y a tellement de si…. Que les affirmations du gentil petit ours manquent de crédit.
S'il n'était pas dangereux il n'y aurait pas, non plus, de consignes de sécurité et autant de morts en Europe. Le Ministère slovène lui-même dit qu'il y a de plus en plus d'accident sur les hommes en Slovénie d'où viennent nos ours.

Auteur : P. Jalabert. et J.-M. Decorse
Source : La Dépêche du Midi du 26 Juin 2008

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Débat sur l’ours : comment sortir du conflit ?


Revue de presse de la Mission Agrobiosciences (la Dépêche du Midi, Métro France) suivie de la réaction de Jean-Claude Flamant, zootechnicien et directeur de la Mission Agrobiosciences
Comme le rapportent la Dépêche du Midi ou Métro France de ce jour, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet est à Toulouse ce jeudi 26 juin, pour mettre en place le « groupe pyrénéen Ours », une « instance de dialogue placée sous l’autorité du préfet coordinateur du massif pyrénéen ». Ce groupe doit réunir l’ensemble des acteurs concernés par cette question à savoir les élus, les services de l’Etat, les professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs et associations de protection de la nature. A travers la constitution de ce groupe, il s’agit «d’envisager plus sereinement l’avenir de l’ours ». Car, depuis sa réintroduction, de l’ours est l’objet d’un vif débat, d’un conflit même pourrait-on dire.

Il ne s’agit pas là de la première mise en dialogue des problèmes que pose cette réintroduction. En 2005, la Mission Agrobiosciences, à la demande du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, avait conçu et organisé trois Forums sur les mesures d’accompagnement du renforcement de la population d’ours brun dans les Pyrénées. Ces Forums avaient déjà bien pointé l’incompréhension entre les éleveurs qui se sentent niés dans leur existence même et les "pros ours" qui refusaient que les éleveurs aient le monopole de la montagne, laquelle devait être reconnue comme un bien commun.
Interrogé par le Monde, Jean-Claude Flamant, directeur de la Mission Agrobiosciences, qui avait piloté ces Forums, révélait ainsi, en mai 2006, que cette question de l’ours « fait resurgir des maux antérieurs propres aux éleveurs ovins ». Il nous livre ici sa lecture du conflit.

J. Rochefort : Depuis mars 2005, date à la quelle vous avez dirigé des forums de concertation auprès des populations pyrénéennes sur le programme de réintégration de l’ours, pensez-vous que les choses aient beaucoup évolué ?

J.-C. Flamant : " Je crois que nous avons assisté à un débat bloqué entre les « pro » et les « anti » ours. Il fallait en sortir. Comme je le rappelais à l’époque, ce débat était révélateur d’une profession qui se considérait sinistrée, sinon menacée. Les éleveurs mettaient en balance leur sauvetage en regard de celui de l’espèce ours. Ils considéraient que les moyens publics consacrés au plan ours seraient mieux utilisés sous forme d’aide à la poursuite de leur activité, beaucoup plus essentielle selon eux à la montagne que la survie du plantigrade.

La mise en place du Groupe pyrénéen Ours par Nathalie Kosciusko-Morizet peut-elle modifier la donne ?

Je ne sais pas. Ce que je peux dire, c’est que la question de fond est d’évaluer la possibilité d’une alliance entre les partisans de la réintroduction de l’ours et les éleveurs qui s’y opposent. Or ceux-ci, avec les bergers des troupeaux, ont une connaissance intime de la montagne et de ses systèmes pastoraux, une expertise qui serait probablement utile à la conception d’une coexistence avec la faune sauvage. Dans une telle perspective, les éleveurs bénéficieraient d’une double reconnaissance de la société en tant que générateurs de produits de qualité et facilitateurs du maintien de la biodiversité. Cette reconnaissance devrait faire l’objet de contreparties en conséquences de la part des pouvoirs publics. Mais il ne faut pas ignorer que l’introduction d’une « innovation » (ici le retour de l’ours comme élément permanent de la vie en montagne) dans un système organisé (le système pastoral) entraîne forcément une réaction de la part de ce système : soit un rejet par impossibilité d’assimilation de l’innovation, soit une modification de la logique du système. Tout ceci est révélateur d’un débat de société entre les soucis écologiques et les éleveurs véritables acteurs de la vie montagnarde. Et l’issue est incertaine !"

Propos recueillis par Jacques Rochefort, Mission Agrobiosciences
Source : Mission Agrobiosciences

Commentaires sur les propos de Jean-Claude Flamant


Ce débat est assez surréaliste et démontre une fois encore qu'il y a des personnes qui cherchent à faire du bien à d'autre sans demander l'avis aux principaux intéressés. Monsieur J.-C. Flamant a sans doute été un brillant chercheur de l'INRA mais quelles compétences a-t-il en terme de dialogue social ? Car c'est bien de dialogue dont il s'agit, avec les populations des vallées pyrénéennes et les travailleurs en montagne. Comment Monsieur J.-C. Flamant peut-il dialoguer avec eux pour trouver des solutions sans les inviter et sans les rencontrer ?

Lorsqu'il dit "Je crois que nous avons assisté à un débat bloqué entre les " pro " et les " anti " ours ", ceci est totalement faux pour plusieurs raisons.

  • S'il s'était adressé aux bonne personnes (et il le pouvait), il se serait rendu compte de deux situations.
    • Il ne s'agissait pas que de " anti ours " mais majoritairement, pour ne pas dire unanimement de " anti introduction " d'ours venant d'ailleurs.
    • Le dialogue n'avait pas à exister entre " pro " et " anti " mais entre le gouvernement de la République française et des élus des territoires de montagne et des associations issus de ces territoires concernés par des introductions d'ours
  • Les " forums de concertation auprès des populations pyrénéennes sur le programme de réintégration " n'ont jamais inclus les dites populations mais des personnes choisies selon la méthode statistique dites " des quotas " dans les départements dits " de montagne ". Sachant que les principales villes de ces départements ne sont pas en montagne et représentent de 50 à 80 % de la population, il ne fallait pas être très malin pour comprendre que les intéressés étaient laissés sur la touche et avaient le sentiment parfaitement légitime de ne pas avoir été consulté.
  • Les interlocuteurs élus démocratiquement, qu'il s'agisse des collectivités territoriales ou des structures socioprofessionnels, n'ont jamais été écoutés et surtout pas dans le cadre de ces forums. Ils se sont néanmoins exprimés par des votes divers qui n'ont jamais été pris en compte. Seulement quatre communes des Pyrénées ont délibérés pour accepter des ours sur leur territoire tout en sachant qu'ils n'y resteraient pas contre plusieurs centaines qui le refusaient. Même chose pour des Conseils Régionaux ou le Comité de massif. Ne fallait-il pas y voir une expression démocratique dont ils fallait tenir compte ? Qu'a fait Monsieur J.-C. Flamant avec ses forums ? Quelle expression et légitimité démocratique avaient ces forums ?
  • Accepter de tels forums étaient nier l'exercice normal de la démocratie via les élus tels que présenté ci-dessus. Animer ces forums était se rendre complice d'une action anti-démocratique qui ne pouvait que déboucher sur un refus et un conflit.

Continuer à nier cet état de fait basique en répétant toujours les mêmes histoires de " profession qui se considérait sinistrée…//…menacée " ou encore que " les éleveurs mettaient en balance leur sauvetage en regard de celui de l'espèce ours " est faire preuve d'une incompétence ou d'une volonté dictatoriale coupable pour imposer une idéologie rejetée par les populations locales.

Incompétence coupable lorsque Monsieur J.-C. Flamant dit que " la question de fond est d'évaluer la possibilité d'une alliance entre les partisans de la réintroduction de l'ours et les éleveurs qui s'y opposent. " Par ce simple propos, le directeur de la Mission Agrobioscience nous démontre qu'il n'a rien compris aux enjeux des Pyrénées résumés depuis par le bilan établi par l'ADDIP en juin 2008. Comme dit plus haut, il n'est pas question d'une alliance " pro " et " anti " qui ne se fera jamais. La véritable question de fond est de savoir ce que l'ont veut pour les Pyrénées : une montagne vivante autour de l'homme ou une montagne sauvage sans les hommes comme le préconisait déjà dans les années 90 Gilbert Simon, vice-Président de FERUS et alors Directeur de la nature et des paysages au Ministère de l'écologie ou encore Stéphan Carbonnaux rédacteur du bilan de FERUS-ADET-WWF. Il s'agit bien, depuis le début du conflit dans les années 1980, d'un problème de société où les principaux acteurs sont mis sur la touche comme Monsieur J.-C. Flamant a su le faire au travers des forums et qu'il continue de faire au travers de ses propos peu cohérents par rapport à la réalité du terrain et aux objectifs du Grenelle de l'Environnement.

Lorsqu'il dit que " tout ceci est révélateur d'un débat de société " il a parfaitement raison, mais il pose mal le problème parce qu'il ne le connaît pas par défaut d'écoute et de capacité d'analyse avec les intéressés en disant que cela se situe " entre les soucis écologiques et les éleveurs véritables acteurs de la vie montagnarde. " Les éleveurs de montagne sont les seuls à avoir mené une politique écologique depuis des millénaires. C'est ce qui fait la richesse actuelle de leurs territoires que d'autres veulent s'approprier pour les détruire en les ensauvageant. Et il confirme son ignorance du sujet par cette dernière phrase : " Et l'issue est incertaine ! " Pour moi l'issue est certaine. Les extrémistes de l'écologie perdront car on ne peut pas protéger et sauvegarder la biodiversité d'un territoire sans l'adhésion des populations locales. Si ces populations ne veulent plus d'ours, il n'y aura plus d'ours. C'est inscrit dans l'histoire depuis des centaines d'années. Mais encore, faut-il connaître cette histoire….

Louis Dollo, le 10 juillet 2008

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Bientôt des ours dans les Pyrénées


La secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé jeudi à Toulouse "le groupe national ours" dans les Pyrénées, indiquant qu'il n'y avait "aucun interdit pour l'avenir" pour de nouvelles réintroductions dans le massif. De leur côté, les associations anti-ours ont refusé de siéger dans cette instance. "J'ai voulu m'inspirer de ce qui a été fait sur le loup dans les Alpes. Le comité national loup a permis de faire évoluer les attentes et d'améliorer le dialogue", a-t-elle expliqué.

Source : street 24/24 du 26.06.2008

Commentaires


Si NKM a voulu s'inspirer du " Groupe Loup ", elle a été mal inspirée et surtout mal conseillé. Le " Groupe Loup " inclus peu d'éleveurs concernés par les prédateurs et m'ensemble des territoire sont assez mal représentés. Manifestement, la constitution de ce " Groupe Ours " et mal perçu et ne peut, en aucune manière, constituer un espace de dialogue entre " pro-ours ", représentants des territoires et les éleveurs-bergers, principaux usagers des territoires. Le dialogue doit s'instaurer entre l'Etat et des services déconcentrés d'une part et les représentant élus des territoires (collectivités locales) et socioprofessionnels.
Ce sont justement ces élus qui ne sont pas représentés dans le Groupe National Ours.
Par ailleurs, l'acceptation sociale de l'ours est peu probable. C'est toutefois une des conditions fixées par le Grenelle de l'Environnement et l'Elysée

Louis Dollo, 27 juin 2008

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Selon WWF, les ours sont une chance pour les Pyrénées


Amplifier l'effort entrepris depuis 2006 pour améliorer la qualité des habitats pyrénéens nécessaires à la conservation des ours est une priorité. Cela passera par des mesures réglementant la chasse en battue dans les zones vitales, la poursuite des aides et des mesures de compensation en faveur du pastoralisme et la valorisation des produits portant l'image de cet animal séculaire de la montagne pyrénéenne. C'est aussi par un renforcement de la concertation que l'on parviendra à convaincre les opposants - souvent mal informés, voire abusés - de l'opportunité économique (création d'emplois) pour les collectivités et les acteurs socio-économiques pyrénéennes que représente la présence de l'ours aujourd'hui.Le WWF-France demande la poursuite du renforcement de la population d'ursidés des Pyrénées par des animaux introduits jusqu'à ce que la population soit viable sur le long terme, conformément aux engagements européens de la France.

Source : News Press du 27 juin 2008

Commentaire sur les affirmations du WWF


Le WWF a une double qualité : son arrogance dictatoriale et s'enfoncer dans l'ignorance et l'incompétence.

Pour cette organisation aux origines douteuses qui s'infiltre dans toutes les strates de la société pour imposer son idéologie du sauvage (Union Européenne et la PAC, OMC, FAO, etc…), il faut encore réglementer, interdire et convaincre par la force ou la dépendance si nécessaire en pratiquant la politique du chantage par les aides. L'avis des populations locales que l'on considère comme mal informées et donc mineures n'a aucun intérêt pour eux puisque c'est eux qui détiennent LA vérité.

Prétendre que " la conservation des ours est une priorité " est une preuve d'incompétence ou un volonté de nier leur propre vérité pour satisfaire leur idéologie. Non seulement l'ours brun n'est pas une espèce en danger même si elle est protégée selon leur propre organisation qu'est l'UICN mais la véritable priorité c'est la biodiversité que ne se limité pas à UNE seule espèce mais à un ensemble d'espèces y compris les espèces d'élevage. Quant à la valorisation des produits, faut-il encore les produire dans de bonnes conditions matérielles, humaines, sociales et économiques. Dépendre d'aides en travaillant plus de 70h par semaine est avant tout une régression sociale et économique inacceptable pour un humain du XXIème siècle.

En conséquence, il est assez probable que les pyrénéens n'acceptent pas le modèle sociale et économique que leur propose le WWF pour ne s'occuper que d'une seule espèce. L'ADDIP a une vision plus large concernant la biodiversité et le développement durable que semble ignorer le WWF qui, par ailleurs, ne dispose d'aucun appui territorial dans les Pyrénées.

Louis Dollo, le 29 juin 2008

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Nathalie Kosciusko-Morizet lance le Groupe Pyrénéen Ours


Hier, Nathalie Kosciusko-Morizet a lancé le Groupe Pyrénéen Ours. Ce groupe, installé à Toulouse, a pour but de rétablir le dialogue la réintroduction des ours dans les Pyrénées. C'est pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet a souhaité que le Groupe Pyrénéen Ours se situe au niveau local.

La secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, est revenue à Toulouse le 26 juin 2008 installer le « groupe pyrénéen ours », instance de dialogue, dans l’esprit du Grenelle de l’Environnement.

Il s’agit d’une première réponse aux demandes unanimement exprimées lors de sa précédente venue, et qui ont également été reprises par les deux rapports d’inspection, d’un dialogue et d’une décision au plus proche du terrain et non plus imposée depuis Paris.

« Je suis très heureuse de lancer la dynamique du « groupe pyrénéen ours » et tiens à saluer tout particulièrement les participants car ils font le choix courageux du dialogue et de la concertation. J’ai la conviction que la qualité des travaux que vous allez conduire ensemble, devrait rapidement remporter l’adhésion de ceux qui ont pour l’instant opté pour l’exclusion » a déclaré la secrétaire d’Etat.

Ce groupe doit à l’avenir permettre d’entretenir la concertation autour de la mise en œuvre du Plan de restauration et de conservation de l’ours brun dans les Pyrénées françaises. Il veillera, pour les domaines concernés, à se coordonner avec les travaux conduits dans le cadre du comité de pilotage du Plan de soutien à l’économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne.

La composition du groupe permet la représentation de tous les acteurs – services de l’Etat, élus, professionnels de l’agriculture, de la forêt et du tourisme, chasseurs, associations de protection de la nature et de l’environnement – et de tous les départements concernés.

Ensemble et sous l’autorité du Préfet coordinateur du massif pyrénéen, les participants doivent maintenant se saisir des rapports des missions menées cet hiver pour formuler des propositions sur l’évolution et les améliorations qu’il est possible d’apporter au plan de restauration et de conservation de l’ours brun.

Source : MEEDDAT. / Actualité News Environnement du 27 juin 2008

Groupe National "Ours"

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Ours : « Les attaques se multiplient »


Grosse colère des militants de l'ASPAP (association de protection du patrimoine d'Ariège-Pyrénées) hier. L'ours Balou serait du côté de Prades, versant sud du Chioula et aurait quelque 80 brebis sur la conscience. Avec, pour l'aider, un ourson venu s'inviter à la fête. Magali Boniface de l'association l'affirme : « L'Ariège est déjà cette année encore à la sinistre première place des départements Pyrénéens pour le nombre d'attaques d'ours. Plus de 40 attaques ont déjà touché la quasi-totalité des vallées d'Ariège, représentant près de 80 brebis tuées ou manquantes. 2 008 voit se confirmer la présence évidente de plusieurs ours en Ariège : après avoir pendant des années mis sur le compte de Boutxi l'essentiel des attaques, les membres de l'équipe de suivi reconnaissent en privé la présence permanente d'une dizaine d'ours au minimum en Ariège.

Le ministère révèle la facture de l'ours : 1,9 million d'euros par an pour les vingt ours officiellement présents dans les Pyrénées, soit 100 000 euros pour chaque ours ! En 2007, plus d'un tiers du budget (soit environ 760 000 euros) a été consacré à l'équipe technique ours (ETO) chargée de suivre les plantigrades. Un poste en augmentation constante. Pourtant la même équipe n'est capable aujourd'hui ni de dire où se trouve l'ours Balou ou ses congénères, ni de remplir son devoir d'information, et notamment aux éleveurs, maires, population et vacanciers.

Bien que l'Ariège n'ait rien demandé, et n'ait jamais cherché à revendiquer le titre de pays de l'Ours, les ours sont de plus en plus nombreux, les informations convergent : aire de répartition des attaques et des indices de présence de plus en plus vaste, observations visuelles de plus en plus fréquentes, y compris dans les zones habitées : Balou a défrayé la chronique aux portes de Foix ce printemps ; un autre ours a été observé à Mérens, plusieurs fois d'un côté puis de l'autre de la 4 voies Toulouse/Andorre ; à Caussou, en haute-Ariège, c'est sur la place du village un dimanche matin vers 7 heures qu'il a été observé. Le suivi a validé d'autres témoignages, à Sorgeat, Lapège, Couflens, Siguer, Aulus…

Sur le plateau de Beille cette semaine l'ours a été vu au milieu du troupeau et s'il n'a fait qu'une victime, les éleveurs du plateau en sont à leur 3ème attaque, avec pour l'une d'entre elles près de 30 brebis blessées et non reconnues imputables, ou manquantes : elles ne seront pas indemnisées. Ascou a subi 3 attaques aux troupeaux cette même semaine. À 3 reprises cet été, la bergère a pu observer l'ours sur son estive. À Orlu, l'ours a attaqué dans la vallée, toujours cette semaine, près du village. Quel est cet ours ? Quels sont ces ours ? Pour le savoir, l'ETO… a décidé d'envoyer une des crottes trouvées sur place au laboratoire vétérinaire de Grenoble compétent pour un tel examen. Pour cette analyse génétique, dont le résultat sera connu… dans 3 mois, la facture du laboratoire est à payer tout de suite par le contribuable : 1 000 € ! Le répondeur de l'ETO localise Balou sur la commune de Prades, depuis le 19 juin il ne l'aurait pas quittée une seconde ! Se serait-il étranglé tout à fait avec son collier ? ». Nous reviendrons dans notre prochaine édition sur ces nouveaux dégâts.

Auteur : J.-Ch. T.
Source : La Dépêche du Midi du 20 Juillet 2008

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Nathalie Kosciusko-Morizet invitée en estives


À l'heure ou Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'État à l'Écologie, tenait conférence de presse dans les salons de la préfecture de région à Toulouse pour lui présenter les objectifs du Groupe national ours (lire aussi en page 7 « Grand Sud »), sa directrice de cabinet frappait à la tente parasol plantée place Saint-Étienne, par les Pyrénéens de l'ADDIP dont la grande majorité était ariégeoise. Objet de sa mission : dire aux élus et éleveurs qui avaient refusé de siéger avec elle dans le cadre du nouveau Groupe ours, que NKM se proposait de les rencontrer autour de leur table, le temps de partager le pique-nique toulousain de midi.

Après consultation dans ses rangs, Philippe Lacube, président de la Coordination pyrénéenne, renvoyait l'ascenseur : « Oui à la rencontre avec Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais pas sur le pavé toulousain. Sur les estives ». Là où se trouvent actuellement de nombreux éleveurs, en pleine vaccination des troupeaux contre la fièvre catarrhale. Cela est un autre souci…

3e zone de présence d'ours dans les P.-O.
Une invitation officielle sera prochainement transmise à NKM. Les Pyrénéens l'attendent, cet été, « intuitu personae ». Par le biais
de sa conférence de presse, la secrétaire d'État avait « regretté l'absence » des anti-ours, et les avait « appelés à consulter les rapports de la commission d'enquête en espérant qu'ils leur donnent le désir d'être présents. Je ne peux imaginer qu'ils refusent jusqu'au bout la discussion ».

Ces rapports réalisés cet hiver, sur toute la chaîne, par des inspecteurs généraux de l'agriculture, font nettement ressortir la souffrance des hommes qui cohabitent avec l'ours. « Une souffrance qui doit être prise en compte par le Groupe ours » dira NKM. Un constat à la fois rassurant et amer pour les Pyrénéens : « Il aura fallu que ce soient des inspecteurs généraux qui reprennent des paroles que l'on répète depuis douze ans, pour que l'on soit pris en compte » déclaraient-ils. Pourtant leur inquiétude demeure.

Si le lâcher d'ours prévu cette année n'aura pas lieu : « il aurait été fait au printemps » ; une troisième « zone de présence » du grand prédateur a été repérée dans les Pyrénées. « Après celles des Pyrénées centrales et du Béarn, une autre est techniquement possible dans les Pyrénées-Orientales ». Balou vient en effet de la trouver tout seul à l'ombre du Carlit. Des « corridors » de déplacement ont été évoqués. Par ailleurs le comptage de la population des ours en Béarn pose problèmes : « seulement quatre mâles, d'où la difficulté de reproduction ». Pour autant, y aurait-il réintroduction de femelles ? L'équipe technique de suivi est à revoir».

En préambule, en début de matinée, Philippe Lacube avait posé une seule question : «Que veut faire l'Etat du massif pyrénéen ? »


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Les élus de Haute Ariège et du Couserans nombreux à Toulouse
« Nous nous opposerons à toute réintroduction »
Parti d'Ax-les-Thermes, à 5 heures pour rejoindre Toulouse à 9 heures, via un ramassage à Tarascon, Foix et Pamiers, le bus des Ariégeois comptaient de nombreux élus, maires et adjoints. Parmi les écharpes tricolores qui avaient quitté la haute Ariège et le Couserans, celles de Saint-Lary avec Gérard Dubuc (maire) et ses adjoints Claude Laille et Charles Acap ; d'Aleu avec Alban Sentenac, adjoint et coprésident de l'Aspap ; de Saint- Beauzeil avec Jean-Pierre Mirouze (maire) ; de Nalzen avec Patrick Ferrier (1er adjoint) ; d'Ascou-Pailhères avec Jean-Pierre Carrière ; d'Aston avec M. Lassalle (maire)… Ils y ont retrouvé ; Julien Souquet, maire d'Ercé et conseiller général d'Oust ; Robert Zonch maire et conseiller général de Castillon ; Bernard Piquemal, maire d'Auzat et conseiller général de Vicdessos ; Christian Loubet, maire de Luzenac et conseiller général des Cabannes ; et Augustin Bonrepaux, le président du conseil général. Dans son discours il a dénoncé une nouvelle fois « le gaspillage insensé de crédits distribués sans contrôles, pendant que la population se serre la ceinture et que disparaissent les moyens de développement de la montagne ». Et de réaffirmer : « Nous nous opposerons à toute réintroduction ».

Auteur : Bernadette Faget
Source : La Dépêche du Midi du 27 juin 2008

Groupe National "Ours"

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