Il arrive, parfois, que les expertises des prédations soient
discutées.
Contestées ?
Les éleveurs sont souvent pris le couteau à la gorge.
Ils n'ont pas le choix. C'est cela ou rien. La discussion est donc limitée.
Engager une procédure ? A quoi bon. L'état est juge et
partie : il expertise, il apprécie et il indemnise.
Les écologistes ? De toute manière ils remettent toujours
tout en cause. Ils discutent tout et ne croient jamais personne. Pour
eux, par définition, un éleveur est un délinquant
s'il n'adhère pas à une de leurs associations.
Néanmoins,
il semble qu'il y ait des moyens de contestation sérieux.
Sans avoir approfondi le sujet, il faut constater que des vétérinaires
remettent discrètement en cause la qualité des personnes
en charge de l'expertise.
Actuellement ce sont des agents de l'ONCFS ou du Parc National des Pyrénées
qui assurent cette mission parfois délicate auprès des
éleveurs. Mais des vétérinaires, dont certains,
chercheurs au CNRS, contestent leurs compétences. " Non,
elles n'ont pas reçu la formation adéquate. En outre,
seuls les vétérinaires sont habilités (surtout
car ils engagent leur responsabilité contrairement à n'importe
qui d'autre) par le code rural pour ce genre d'acte. Toute autre personne
est passible normalement de prison pour exercice illégal de la
médecine vétérinaire (hormis le propriétaire
- sauf que dans d'autres pays, des éleveurs ont été
poursuivis pour ce genre d'affaire...). On bafoue la loi et c'est pour
cela que les statistiques françaises en la matière sont
du n'importe quoi. Je défie quiconque de m'apporter la preuve
de ces conneries de chiffres et surtout de démontrer à
tous les coups ce qu'il avance quand il affirme que c'est l'Ours (ou
toute autre bête d'ailleurs, y compris l'humain)... Que dirait-on
si l'on faisait faire les autopsies humaines par des agents des impôts
??? "
Le ton est donné
et ne donne pas dans la dentelle. Si les statistiques officielles de
prédations clairement constatées et reconnues comme telles
sont contestées, que doit-on penser des estimations ministérielles
ou écologistes (on ne sait plus très bien qui est qui
et fait quoi
) sur les morts et disparitions en estives hors prédations
de l'ours reconnues.
Et l'homme de l'art
poursuit : " Il n 'y a jamais de certitude même chez un
vrai spécialiste... Alors chez ces agents, ça me fait
franchement rigoler... On aime bien ces trucs dans la théâtralité
mais la recherche de la vérité ce n'est pas de l'"à
peu près", c'est une démarche scientifique et policière..."
En sommes, nous
ne sommes pas prêt de trouver des terrains d'entente et dans tout
ça, c'est encore l'éleveur qui est tiré d'un côté
et de l'autre
. Et qui fait les frais de toutes ces discordes.