| L'ours
attaque à Luzenac |
Décidé à jouer le premier rôle dans
l'actualité ariégeoise, l'ours a encore fait parler
de lui hier du côté de Luzenac. L'élevage
d'Alain et Ghislaine Rouzaud a été la cible de l'ours,
hier au petit jour. Encore sous le coup de l'émotion, Ghislaine
Rouzaud, hier après-midi, se disait « écurée,
dégoûtée et surtout apeurée ».
Car le lieu où s'est produit l'attaque n'est situé
qu'à une cinquantaine de mètres de la maison d'habitation
et de la ferme des Rouzaud. Ghislaine Rouzaud a un garçon
d'une dizaine d'années et des petits-enfants encore plus
jeunes qu'elle garde souvent. «Maintenant j'ai vraiment
peur pour eux, ajoute-t-elle encore. Est-ce qu'il va falloir vivre
en s'enfermant ? Est-ce qu'il faut que je ferme tout quand je
cuis un rôti pour ne pas me retrouver avec l'ours dans le
salon ? Est-ce que quelqu'un a intérêt à ce
que nous quittions notre maison pour aller s'installer ailleurs
? ». A l'heure où le débat sur la réintroduction
des ours bat son plein dans le département, ce témoignage
vient apporter de nouveaux arguments aux opposants à la
présence de l'ours dans les Pyrénées.
Spontanément,
d'ailleurs, hier après-midi, une cinquantaine de personnes,
dont nombre de membres de l'association pour la sauvegarde du
patrimoine pyrénéen , sont venus apporter leur soutien
à la famille Rouzaud.
Les experts
du comité de suivi de l'ours devaient également
se rendre sur les lieux dans le courant de la journée.
Après expertise sur la façon dont la brebis a été
tuée, il ne faisait aucun doute que c'est l'ours qui est
à l'origine de cette nouvelle attaque. Il est même
identifié puisque ce serait Boutxi (ours bien connu
en Ariège) qui serait le « coupable ». Un nouvel
incident qui vient alimenter les passions.
Auteur
: Jean-Christophe Thomas
Source : La
Dépêche du Midi du 11 avril 2006
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| Encore
une brebis tuée par «Boutxi» |
Perles-et-Castelet.
Les jours se suivent et se ressemblent dans la haute Ariège.
Hier matin alors que les habitants découvraient dans «
La Dépêche du Midi » que l'ours avait tué
près d'une ferme à Luzenac,
c'est un habitant de Perles-et-Castelet qui découvrait
une nouvelle attaque de l'animal au petit jour. À 30
mètres de la maison d'habitation de José Roda,
ce dernier possède un petit bout de terrain qui est clôturé
et où vivaient, tranquilles, un bélier, deux brebis
et deux agneaux. La brebis qui a été tuée
par l'ours venait de mettre bas il y a une quinzaine de jours.
Aussitôt cette triste découverte effectuée
par le propriétaire, les éleveurs, les voisins,
les représentants de l'association pour la sauvegarde du
patrimoine de l'Ariège et des Pyrénées se
rendaient sur place pour constater les dégâts. Parmi
ces derniers, le maire d'Ascou, Claude Carrière, vice-président
de l'association et particulièrement en colère contre
ces attaques successives au moment où la réintroduction
d'ours (prévue le mois prochain) alimente débats
et polémiques sur toute la chaîne et dans l'Ariège
en particulier. L'équipe technique du suivi de l'ours et
les hommes de l'office national des forêts venaient également
sur place. Étienne Dubarry confirmait que la brebis avait
bien été attaquée et tuée par l'ours.
Le doute une nouvelle fois porte vers «Boutxi»,
déjà coupable de la mort de la brebis de Luzenac.
Ours encore jeune, qui sort certainement juste du réveil,
et qui trouve un terrain de jeu dans la vallée d'Ax. De
jeu dangereux puisque les brebis qui sont victimes de sa fringale
sont de plus en plus près des habitations et que la population,
notamment dans les maisons un peu excentrées des villages
est de plus en plus inquiète de la présence de rôdeur.
Hier en Ariège la question était : où sera
la prochaine brebis ?
Auteurs
: Jean-Christophe Thomas avec notre correspondant Claude Gasc
Source : La
Dépêche du Midi du 12 avril 2006
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| Deux
ovins tués par un ours en Ariège |
Deux ovins ont été tués dans la nuit de dimanche
à lundi par un ours près du village d'Aston, en
Ariège, département qui va accueillir un des cinq
ours slovènes réintroduits dans les Pyrénées
d'ici l'été 2006, a-t-on appris mardi de sources
concordantes.
Selon l'équipe
technique "ours" de l'Office
national de la chasse et de la faune sauvage, un bélier
et un agneau ont été tués à une dizaine
de mètres d'une maison d'habitation. Un autre agneau a
également été retrouvé, mais les causes
de sa mort restent à déterminer.
Pour l'Association
pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées
(Aspap), une brebis "avec ses pis arrachés"
et non un bélier, ainsi que deux agneaux sont les cinquièmes
victimes de l'ours depuis le 31 mars dans ce département.
Source
: AFP
/ Yahoo du 18 avril 2006
| Deux
agneaux et une brebis tués à Aston |
Il fallait s'en douter, Boutxi a toujours faim et l'ours
a encore fait parler de lui, ce week-end, en haute vallée
de l'Ariège. Après Miglos, Luzenac, Perles
et Orgeix, c'est au milieu du village d'Aston (non loin
des maisons et jardins?) qu'a eu lieu, dans la nuitt de
dimanche à lundi, la dernière attaque du plantigrade.
Les experts du suivi de l'ours, appelés sur place
par la propriétaire des animaux tués, Mme
Danièle Morget ont, une fois encore, été
formels : la mort d'une brebis et d'un agneau (le décès
d'un second agneau ne lui serait pas imputé), serait
consécutive selon eux, à l'attaque de Boutxi.
De
quoi raviver la colère et l'exaspération des
éleveurs de la région qui attendent encore,
à ce jour, une réponse aux courriers envoyés
la semaine dernière à la ministre de l'Écologie
et au préfet de l'Ariège, courriers dans lesquels
ils demandent un moratoire d'un an avant tout autre lâcher
d'ours supplémentaires et la capture immédiate
des ours déviants.
Et
l'ASPAP
(association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées)
d'avertir : « Des réponses n'allant pas
dans le sens d'une vraie concertation et de réelles
mesures de sécurité pour les populations entraîneraient
inévitablement une vraie révolte des Pyrénéens.
»
Source
: La
Dépêche du Midi du 19 avril 2006
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| Les
prédations du printemps 2006 (à jour
au 21 avril 2006) |
S'agit d'un ou deux ours, nous ne savons pas. Si c'est deux, dans
cette région, c'est 100% des ours présent qui pratiquent
des prédations dans les villages.
Liste de ces dégâts suivant les dernières
expertises :
- Vendredi
21 avril : une ruche détruite à Siguer,
- Mercredi
19 avril : une balle d'enrubannage détruite entre 18
heures et 21 heures à Larnat et une ruche détruite
à Miglos.
- Mardi
18 avril : deux ruches détruites en fin de nuit à
Siguer.
- Lundi
17 avril : une brebis et un agneau tués à Aston.
- Mardi
11 avril : une brebis tuée à Perles-et-Castelet.
- Lundi
10 avril : une brebis tuée à Luzenac.
- Samedi
1er avril : une brebis tuée à Miglos.
Selon les
analyses effectuées par le comité de suivi de l'ours,
cette année il n'y aurait pas plus de dégâts
que l'an dernier ou les autres années à la sortie
de l'hiver.
Selon la
Préfecture de l'Ariège, 64% des dégâts
du massif des Pyrénées ont eu lieu sur la seule
haute-Ariège
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| Boutxy
a-t-il tué un veau ? |
Hier matin,
un chercheur de morilles a découvert à Gourbit à
7 h 40, le cadavre d'un veau au-dessus du parking du Cardet. Il
a pévenu le maire Francis Teychenné qui a alerté
les gendarmes de Foix et Tarascon. Dans la matinée, il
faisait appel à l'équipe de suivi de l'ours.
Celle-ci
s'est rendue sur place dans l'après-midi. Elle n'a pu que
constater la présence d'un hématome sous le sternum
de l'animal sans qu'il n'y ait la moindre perforation.
L'éleveur,
Henri Pujol, est, pour sa part, persuadé qu'il s'agit là
d'une nouvelle attaque de l'ours, certainement attribuée
à Boutxy présent depuis plusieurs semaines en haute
Ariège. Il serait passé par le col de Lapège
pour rejoindre Gourbit. Mais cette hypothèse reste, pour
l'heure à confirmer.
L'attaque
remonterait, suivant les premières constatations, à
la nuit de mardi à mercredi. Henri Pujol affirme d'autre
part qu'à la tombée du jour mercredi, vers 18 heures,
il aurait vu une masse sombre passer dans le secteur. Peut-être
l'ours ?
Un éleveur
qui rejoint après cette attaque le propos des antis: «Ici,
on n'a pas besoin de l'ours».
Auteur
: correspondant Alain Clastres
Source : La
Dépêche du Midi du 5 mai 2006
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| Hier
matin, Boutxy est revenu à Miglos |
Quelle ne
fut la surprise de Jeannot Ourgaud, ce lundi matin en allant comme
à l'accoutumée nourrir ses moutons.Une de ses bebis,
mère de deux agnelets avait les mamelles arrachées,
une plaie béante, laissant encore s'échapper un
mince filet de sang. Excluant toute sensiblerie, le spectacle
était pitoyable.
Le choix
de Jean et Jeanine Ourgaud fut rapide et sans discussion, réduire
au plus vite les souffrances de l'animal, ce qui fut immédiatement
réalisé par le vétérinaire dépêché
sur les lieux.
Ce qui peut
surprendre dans cette affaire c'est l'agilité de cette
énorme bête qui malgré la présence
d'un enclos, fortement protégé par quatre rangées
de fils, a pu pénétrer et surtout ressortir sans
encombre. Sa prédation a été plus aisée
dans le rucher de l'apiculteur ou il a sévi en détruisant
une ruche.
Beaucoup
de monde ce pressait ce matin aux abords des lieux dont René
Gardes, éleveur: «Tous les soirs, jusqu'à
23h environ, je vais lancer des pétards, pour éventuellement
l'effaroucher...» ou Georges Rouzaud, maire de la commune
: «Maintenant que l'ours est présent quelles solutions
pensez-vous envigageables pour permettre une cohabitation?»
Source
: La
Dépêche du Midi du 9 mai 2006
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| Une
brebis mangée par un ours |
Un ours a tué une brebis hier matin, au lieu-dit Calmont,
à Vernaux, dans la vallée de Luzenac où il
a d'ailleurs été aperçu aux environs de 7
heures. Des traces menant à la bergerie, jusqu'à
une centaine de mètres de celle-ci, ont confirmé
la présence du plantigrade. Les techniciens du suivi de
l'ours ont examiné la brebis tuée. Celle-ci a eu
les mamelles arrachées ; une autre trace de morsure était
visible au niveau du torse. S'agit-il de Boutxy, qui a déjà
sévi en Ariège ? Rien n'est moins sûr, d'après
des observateurs locaux, un deuxième ours serait dans les
parages. C'est la première fois que l'on voit l'animal
sur le secteur de Vernaux.
Source
: La
Dépêche du Midi du 12 mai 2006
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| Deux
brebis dans le Biros |
Mercredi 17 mai matin : constat de l'attaque sur deux brebis
au dessus d'Antras (laran) dans la vallée du biros. Ce
matin l'ONF et les gendarmes se rendaient sur les lieux. Nous
devrions en savoir plus dans la soirée.
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| Ours
ou pas ours dans le Biros ? |
Le dimanche 8 mai, découverte d'une brebis tuée
dans une grange à Uchentein dans le Biros, lieu dit Lamerlue.
La brebis a les entrailles dévorées, et la peau
du ventre découpée droit et pas écartée
comme avec les chiens errants.
L'éleveur, Hugues L. l'attribue à un ours, soit
Palouma, soit des ours en provenance du Pic du Midi de Bordes
en face d'Uchentein. Rien
ne permet d'accuser Palouma...
Deux membres de l'équipe d'évaluation sont venus
et on fait un constat. Ils sont repartis sans emmener la brebis.
Ils doutent que ce soit une attaque d'ours. Ils n'ont pas emporté
la brebis pour des analyses de laboratoire ni pris de photos.
Ils n'ont pas non pas remis de copie du dossier à l'éleveur.
La nouvelle a fait le tour du pays à Castillon et à
Saint-Girons. D'autres éleveurs de Sentein et d'Orle disent
"Hugues essaye de faire passer une attaque de chien errant
pour une attaque d'ours"
Qui croire ? Cet éleveur à l'air sincère
selon notre correspondant local. Ce n'est pas un violant mais
il est très remonté. Pas traces alentour.
L'équipe officielle d'évaluation avait l'air un
peu hautaine. A décharge, c'est Philippe Caze de l'ADET
qui a accéléré le contact et les démarches.
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| Deux
brebis ne reviendront pas d'estive |
Faits divers.
Deux brebis tuées, l'ours a encore frappé. Rendez
vous avec le berger à « L'Aréou », un
endroit paisible, sécurisé par la présence
de trois beaucerons qui ne tardent pas à montrer leur affection
et leur savoir-faire aux visiteurs. Dans le ciel, les vautours,
plânent aux dessus des xcadavres des ovins. Gérard
Pujol, l'éleveur, arrive en compagnie de deux gardes de
l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Le relevé
d'empreinte lève tout les doutes : on doit ce méfait
au plantigrade. La déclaration d'usage donne lieu à
quelques échanges aigre-doux, le berger assimilant certaines
questions à de l'inquisition. Gérard Pujol : «
Ça fait huit brebis qui ont disparu. à ces actes
administratifs, je préfèrerai un peu plus de communication,
ce qui m'éviterait d'apprendre la présence ou le
passage de l' ours à proximité, par « La
Dépêche », trois jours après ».
Les gardes remercient, sans doute habitués à des
rencontres plus « hard ».
Le berger
prévient : il ne reste pas grand chose de la brebis. Un
euphémisme. Après l'ours, choisissant ses morceaux
pour l'hibernation, les vautours ont procédé à
la curée. Une tête sanguinolente, quelques os raccourcis,
les cornes, c'est tout ce qui restera pour ce pauvre gypaète.
Les quatre profondes morsures, comparées aux précédentes,
accréditent la présence
d'un deuxième
ours, ce qui ne saurait rassurer le pâtre. Avant d'effectuer
une nouvelle ronde, Gérard Pujol jette pudiquement la dépouille.
Il en a gros sur le coeur : « La montagne, c' est le
lien entre l'homme, la nature, les animaux. Un havre de paix qui
suscite la vocation pastorale. Pour un éleveur, les animaux
représentent plus qu'un chèque de dédommagement
». Un long silence masque difficilement une colère
rentrée, des tonnes d'incompréhension, de lassitude.
Voilà que se profile la la descente, avec le souvenir de
ces victimes expiatoires encore vivant.
Au col de
Pause, le piège à ours n'a pas encore apporté
de réponse. Qui se promène en compagnie de Bouxy
?
Source
: La
Dépêche du Midi du 29 septembre 2006
Souvent qualifiés de menteurs, profiteurs et autres
adjectifs trés agréables par des écologistes.
Parfois éconduits ou traités de manière
peu correcte par des membres des équipes techniques
ours (ETO), les éleveurs et bergers se font de plus
en plus accompagnés par des journalistes ou "témoins"
et dans la mesure du possible prennent également
des photos.
Des contre enquêtes ne sont plus à exclure
d'autant que le niveau de compétence de l'ETO reste
très discutable.
Nous pouvons dire que l'ETO trouve ses limites et que les
éleveurs s'organisent face au front écologiste
spéciliqliste du lobbying et de la désinformation.
Photos
numériques, téléphone GSM avec trasmission
rapide par mail des informations etd es photos, pourraient
bien rapidement devenir les moyens de communication des
bergers et éleveurs face à l'inertie et à
l'évident mauvaise volonté de l'ETO qui ne
communique pratiquement jamais les informations pour que
les bergers prennent les dispositions nécessaires
pour préserver leurs troupeaux. La presse est souvent
plus efficace.
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