UN PALOIS A LOCALISÉ ET PHOTOGRAPHIÉ L'OURSON D'UN
AN ET DEMI DANS LE MASSIF DE SESQUES
L'ourson de
Cannelle est vivant.
Une récente photo prise par un amateur le prouve. Xavier Piro,
passionné de photos animalières, vient de surprendre dans
son objectif le rejeton de Cannelle, tuée par un chasseur en
novembre dernier. Dentiste à Bouil-Bezing, dans la banlieue de
Pau, Xavier Piro, 59 ans, est passionné de montagne, de nature
et de photos animalières. « J'ai photographié tous
les ours - Néré, Cannelle, Pyrène, Papillon - avec
du matériel bien planqué, fabriqué par mes soins.
» Une fois par mois, Xavier Piro vient relever sa production photographique,
comme un pêcheur relève ses lignes. Mardi dernier, le 5
juillet 2005, la prise était de taille. Le fils de Cannelle figurait
sur l'un des clichés : « J'ai crié de joie dans
la rue en découvrant l'ourson » raconte l'auteur de ce
scoop.
C'est le 21
juin à 0 h 24 min qu'un de ses appareils à infra rouge
équipé d'une minuterie s'est déclenché.
Résultat : un cliché faisant apparaître un animal
de 75 à 78 cm au garrot, d'un poids de 70 à 80 kg, âgé
d'un an et demi, apparemment en parfaite santé. Le cliché
qu'il a réussi à obtenir a été pris dans
le grand massif de Sesques, de nuit, à 1 400 m entre Aspe et
Ossau, à 7 ou 8 km de l'endroit où a eu lieu la chute
d'une cinquantaine de brebis dans un ravin. Mais le photographe reste
prudent, l'auteur du méfait pourrait tout aussi bien être
Néré, le père de l'ourson, ou bien Camille, de
retour d'Espagne, ou le dénommé Aspe Ouest.
PETITES TRACES
Mercredi, des traces de petite taille ont été relevées
dans la boue par un agent de l'Office national de la Chasse et de la
Faune sauvage à 700 m du lieu du drame, sur la même courbe
de niveau. Mais il convient de rester prudent. Outre la cinquantaine
de brebis qui ont trouvé la mort dans un ravin après une
chute de 15 m de haut, une quinzaine d'autres ont été
blessées et une a disparu. C'est précisément la
découverte du cadavre de cette dernière qui permettrait,
peut-être, d'apporter une preuve irréfutable d'une probable
attaque de l'ourson ou d'un autre plantigrade.
Auteurs
: Philippe Delvallée Martine Cabanne
Article paru le 08/07/2005 dans la Dépêche
du Midi
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