Indemnisation des éleveurs suite aux prédations des ours dans les Pyrénées

 

Sauvegarder l'ours dans les Pyrénées serait une bonne chose s'il ne s'agissait pas d'en introduire volontairement au milieu des troupeaux tout en sachant qu'il y aura des dégâts importants. De même, on ne peut pas négliger ceux qui vivent dans les montagnes : les bergers. C'est pour cette raison qu'il a été mis en place un systéme d'indemnisation à chaque prédation et attaque de l'ours. Ces indemnités sont assez disproportionnées par rapport à la réalité du coût du manque à gagner et du temps passé par l'éleveur consécutif aux attaques.

 

Barème d'indemnisation Informations diverses sur les indemnisations
Indemnisation des dommages

 

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La compensation de dommages


Chaque année le barème de compensation de dommages qui sert de base aux remboursements est reconduit ou réactualisé en concertation avec les membres des commissions dommages.

Objet des compensations

  • Les animaux domestiques (ovins, caprins, bovins...) tués ou blessés, par l'ours directement ou indirectement (animaux tombés, …) et cela de façon reconnue ;
  • Les dommages aux cultures, vergers, ruchers, occasionnés par l’ours, et cela de façon reconnue.

Les commissions dommages ours

  • A l’extérieur du parc national des Pyrénées, une commission de compensation de dommages d’ours dans chaque département, présidée par le préfet ou son représentant,
  • Une commission d’indemnisation des dégâts d’ours, issue de la commission permanente du parc national des Pyrénées, compétente sur ce territoire.

Elles sont composées d’élus, de représentants professionnels agricoles, d’associations et d’administrations et/ou d’établissements publics.

Source : DIREN (à jour au 31-10-2005)

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Barème d'indemnisation 2000


A titre purement indicatif, nous fornissons ici les barèmes 2000 (source : Parc National des Pyrénées).

D'une manière générale, le barème est fonction du type d'animal (agneaux, brebis, caprins, bovins, porcins, équins, ruches) et de l'âge de l'animal.

Exemples :

  • Brebis d'élevage jusqu'à 7 ans (brebis au contrôle laitier) : 1000F (152.46 €)
  • Brebis race à viande jusqu'à 7 ans : 685F (1004.44 €)
  • Bélier tout venant : 1600F (244 €)
  • Bélier inscrit à arbre généalogique : 2550F (388.78 €)
  • Prime de dérangement versée au berger : 700F (107.72 €) par attaque
  • Indemnité pour manque à gagner : 10% de la valeur de la bête avec minimum de 200F (30.49 €)
  • Les dégradations matériels (clôture) sont indemnisées en fonction d'une évaluation (souvent établie amiable de manière conradictoire

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Indemnisation des dommages


Les préjudices liés à une attaque d’ours sont divers. En plus de la perte directe de bêtes, la perte indirecte suite à un affolement du troupeau, le dérangement du berger et du troupeau (avec ses effets potentiellement induits en terme productif : avortements, baisse de lactation…), les bêtes égarées suite à l’attaque… représentent autant d’inconvénients.

Pour les indemniser, il existe un dispositif d’accompagnement financé par le ministère de l’écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire. Les dommages d’ours ayant été constatés (ce qui exclut les bêtes disparues) font l’objet d’une indemnisation Si la responsabilité de l’ours est reconnue, ou au bénéfice du doute après avis de la commission en charge de l'indemnisation des dommages d’ours, le bien endommagé est indemnisé à hauteur d’un prix défini par un barème. Ce barème est fondé sur les prix moyens du marché, réactualisé chaque année après avis des commissions, et publié par décision du préfet coordonnateur de massif.

Les effets indirects du dommage d’ours sont pris en compte par le versement au berger d’une prime de dérangement de 140 € destinée à compenser le surcroît de travail lié à la recherche des animaux, au rassemblement du troupeau le cas échéant, à la participation à l’expertise… Une indemnité de manque à gagner de 10 % du prix des bêtes victimes avec un minimum de 50 €, équivalent au prix d’un agneau, est aussi versée pour compenser les pertes indirectes (avortement, stress du troupeau…).

Un certain nombre de dommages n’est pas indemnisé, notamment les dommages qui ne peuvent être constatés (bêtes disparues). Les causes de disparition sont multiples et la responsabilité de l'ours toujours difficile à justifier, même si elle n'est pas exclue. Plutôt que d'indemniser des disparitions d’animaux, il apparaît plus juste à l'administration d'apporter aux éleveurs un soutien pour la réalisation de leur activité par le biais des mesures d'accompagnement du programme ours et des dispositifs financiers agricoles. Outre son effet bénéfique immédiat et direct sur le suivi du troupeau, le gardiennage permanent facilite notamment la constatation de dégâts et la recherche d'animaux manquants. A l’inverse, le bénéfice du doute peut, dans un nombre restreint de cas, se traduire par l'indemnisation de la perte d’animaux n’ayant peut-être pas été victimes d’une attaque d’ours.

Source : Ministère de l'écologie (MJ 10 novembre 2009)

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Observations sur le barème d'indemnisation 2009


Il est à la fois regrettable et irresponsable de la part du Préfet de Région, Dominique Bur, d'avoir fait le choix de reconduire le barème de 2008 pour 2009. C'est tout simplement ajouter la crise à la crise. C'est aussi pénaliser deux fois les éleveurs pyrénéens : travail et coûts supplémentaires du fait de l'ours et une mauvaise indemnisation.

Il est encore plus regrettable que la Commission d'Indemnisation des dégâts d'ours du Parc National des Pyrénées ait fait le même choix… comme des moutons derrière le Préfet Bur.

Louis Dollo, le 18 septembre 2009 - MJ le 13 novembre 2009

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