Les préjudices liés à une attaque dours sont
divers. En plus de la perte directe de bêtes, la perte indirecte
suite à un affolement du troupeau, le dérangement du berger
et du troupeau (avec ses effets potentiellement induits en terme productif
: avortements, baisse de lactation
), les bêtes égarées
suite à lattaque
représentent autant dinconvénients.
Pour les indemniser,
il existe un dispositif daccompagnement financé par le
ministère de lécologie, de l'énergie, du
développement durable et de l'aménagement du territoire.
Les dommages dours ayant été constatés (ce
qui exclut les bêtes disparues) font lobjet dune indemnisation
Si la responsabilité de lours est reconnue, ou au bénéfice
du doute après avis de la commission en charge de l'indemnisation
des dommages dours, le bien endommagé est indemnisé
à hauteur dun prix défini par un barème.
Ce barème est fondé sur les prix moyens du marché,
réactualisé chaque année après avis des
commissions, et publié par décision du préfet coordonnateur
de massif.
Les effets indirects
du dommage dours sont pris en compte par le versement au berger
dune prime de dérangement de 140 € destinée
à compenser le surcroît de travail lié à
la recherche des animaux, au rassemblement du troupeau le cas échéant,
à la participation à lexpertise
Une indemnité
de manque à gagner de 10 % du prix des bêtes victimes avec
un minimum de 50 €, équivalent au prix dun agneau,
est aussi versée pour compenser les pertes indirectes (avortement,
stress du troupeau
).
Un certain nombre
de dommages nest pas indemnisé, notamment les dommages
qui ne peuvent être constatés (bêtes disparues).
Les causes de disparition sont multiples et la responsabilité
de l'ours toujours difficile à justifier, même si elle
n'est pas exclue. Plutôt que d'indemniser des disparitions danimaux,
il apparaît plus juste à l'administration d'apporter aux
éleveurs un soutien pour la réalisation de leur activité
par le biais des mesures d'accompagnement du programme ours et des dispositifs
financiers agricoles. Outre son effet bénéfique immédiat
et direct sur le suivi du troupeau, le gardiennage permanent facilite
notamment la constatation de dégâts et la recherche d'animaux
manquants. A linverse, le bénéfice du doute peut,
dans un nombre restreint de cas, se traduire par l'indemnisation de
la perte danimaux nayant peut-être pas été
victimes dune attaque dours.
Source
: Ministère
de l'écologie (MJ 10 novembre 2009)