Parc National des Pyrénées

 

Le Parc National des Pyrénées a été créé en 1967 après de nombreuses difficultés et une acceptation difficile de la part des populations locales dont certaines plaies ne sont toujours pas refermées. Son existence même est parfois contestée mais les apports financiers font parfois taire les ressentiments. Nul ne peut nier que les contraintes pour les usagers professionnels du milieu existent sans pour autant, au fil des années, avoir apporter une preuve de son efficacité en matière de protection de l'environnement au regard d'autres secteurs des Pyrénées dits "non protégés"


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Présentation du Parc National des Pyrénées


Date de création : Décret n° 67-295 du 23 mars 1967.
Décret en cours de modification suite à la loi du

Subvention de fonctionnement 2007 (Etat) : 4 600 000 euros.- Pour donner un ordre d'idée, le budget de gestion et suivi de l'ours est officiellement de deux fois moins.

Effectif (2008) : 82 agents permanents, dont 45 sur le terrain répartis en six secteurs
correspondant à chacune des vallées du Parc, et 27 au siège pour sa gestion technique, administrative et financière.

Siège de l’établissement public : Rue du IV Septembre à Tarbes (65).

Localisation : Départements des Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées. Parc de haute montagne. 86 communes concernées. -

Superficie
Cœur de parc : 45 707 ha. Point culminant à 3 298 m (le Vignemale). Pas d’habitant permanent en coeur de parc. 100 km le long de la frontière espagnole mais très peu large (2 km par endroits).
Aire optimale d’adhésion : 206 300 ha. Le Parc est prolongé au Sud-Ouest et à l’Est par les deux réserves naturelles d’Ossau et du Néouvielle.
Le Parc jouxte le Parc national espagnol d’Ordesa et du Mont-Perdu.

Fréquentation
Environ 1 450 000 visiteurs chaque année en coeur de parc.

Faune
Au total sont présentes 64 espèces de mammifères sur les 167 continentales.

L’isard (voisin du chamois des Alpes mais un peu plus petit ) est très abondant, sa population a doublé depuis la création du Parc. On trouve également la genette, la martre, la loutre, de nombreuses espèces de chauves-souris,... et au bord des ruisseaux, le desman des Pyrénées (endémique).

L’ours brun habite en dehors de la zone centrale du Parc (vallées d’Ossau et d’Aspe), avec une population de souche pyrénéenne très réduite (3/4 individus, uniquement des mâles suite à la mort de Cannelle en novembre 2004). La survie de l’espèce passe par de nouvelles introductions (à l’étude actuellement) et les individus issus de la réintroduction d’ours slovènes en 1996-97 en Haute-Garonne.

Grande variété d’oiseaux, avec en particulier des espèces emblématiques de rapaces : gypaète barbu et percnoptère d’Egypte en particulier, aigle royal, vautour fauve, etc. Poissons (salmonidés) abondants dans de nombreux lacs, batracien urodèle endémique, l’euprocte des Pyrénées. Faune entomologique très riche.

Flore
Importantes espèces endémiques (environ 80) : ramondie des Pyrénées, lys des Pyrénées, iris des Pyrénées...

Historique
Bien qu’elle ait été déjà envisagée par les élus locaux depuis l’entre-deux-guerres, la création du Parc des Pyrénées occidentales se révéla très difficile (problèmes de chasse, nombreux projets de routes en haute montagne, projets d’équipements de stations de sports d’hiver, projets de captage hydro-électriques, etc).

Résultat : sur une centaine de kilomètres de long, la zone centrale du Parc est assez étroite. En revanche, la zone périphérique est particulièrement importante car, pour des raisons financières, certaines communes ont tenu à en faire partie même si elles n’avaient aucun lien avec la zone centrale.

Evolution
L’établissement public du Parc fait beaucoup d’efforts pour redonner vie au pays et aux activités traditionnelles. Il est mieux accepté qu’au moment de sa création mais certains élus réclament plus de responsabilités dans les processus de décision.

Le Parc national des Pyrénées a perdu son diplôme européen de Parc national du fait de l’échec de la protection de l’ours (bien que l’ours se trouve en général en dehors du Parc) et d’une autorisation d’implantation d’un site de ski de fond au col du Somport.

Site internet

Source : Extrait du site du Ministère de l'Ecologie

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Fréquentation et rapports d'activité

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