Le chien de protection

Le Montagne des Pyrénées ou Patou

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Patou sur le plateau de Coumély à Gavarnie / Ph. Philippe Marquis

La responsabilité des maires de montagne
Le tourisme et les grands prédateurs

 

La conduite à tenir face à un chien de protection
Le Dauphiné Liberé
Les chiens Patou
Tourisme, randonneurs et chiens de protection

 


Le Grand Charnier

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Selon l'ADET - Pays de l'ours : "Les chiens de protection sauvent plus de brebis que n'en tuent les ours !"


Communiqué de l'association Pays de l'Ours - Adet

Résultats d’une récente étude sur l’efficacité des chiens de protection.

37 éleveurs ont répondu à un questionnaire sur les pertes subies par prédation et vol avant et après la mise en place d’un chien de protection.
Les résultats sont clairs :
-L’ours ne représente que 3% des pertes par prédation (1% sur l’ensemble des Pyrénées) ;
-les chiens de protection mis en place dans le cadre du programme Ours ont permis de réduire la prédation sur les troupeaux de 92% en moyenne ;

Un chien de protection permet en moyenne de sauver 7 brebis par an et par troupeau, soit une économie de 1221 € pour l’éleveur.
Sur l’échantillon de 37 éleveurs enquêtés, plus de 300 brebis sont ainsi sauvées chaque année, soit déjà beaucoup plus de bêtes que n’en tuent l’ensemble des ours par an dans les Pyrénées.

Depuis 1995, les techniciens patous ont placés 174 chiens dans les élevages pyrénéens ; 65 montent en estive chaque été.

Une fois de plus, nous démontrons que les arguments des opposants à l’ours ne sont pas fondés.

Chacun peut ainsi se rendre compte que leur position est un refus de principe de cohabiter avec l’ours.
Les éleveurs qui ont mis en place des chiens de protection reconnaissent subir depuis moins de pertes qu’avant la réintroduction de l’ours.
La démonstration est donc faite qu’il est possible de concilier dans les Pyrénées développement de l’élevage et protection de l’ours, ce que l’association Pays de l'Ours - Adet défend depuis 1991.

La brochure complète de présentation de l’étude est accessible sur internet :
L’enquête a été réalisée par Pays de l'Ours - Adet et l’Association Cohabitation Pastorale (ACP), publiée dans le cadre du programme européen Life Coex (améliorer la coexistence entre agriculteurs et grands carnivores en Europe du Sud).

Par email, Alain Reynes, association Pays de l'Ours - Adet
Photo: association Pays de l'Ours - Adet

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Un "Patou" mord un randonneur : le berger devant le tribunal !


Dans les Pyrénées, il nous est régulièrement expliqué que la présence du chien de protection (Patou ou Pastou) est la solution à beaucoup de problèmes si ce n'est TOUS les problèmes liés aux attaques d'ours.
Par la même occasion, il nous est expliqué par les associations de défense de l'ours et les services du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable que la présence de l'ours est une chance économique pour nos régions. Cette présence peut attirer des touristes à qui sait faire la promotion " adaptée ".
Dans les Alpes ; les recommandations que nous connaissons (chiens, gardiennage, clôtures) sont des obligations pour lutter contre les prédations de loups si l'éleveur veut être indemnisé. Ils ont donc une expérience que nous n'avons pas dans les Pyrénées.
Mais quelle expérience, comme vient d'en faire les frais un éleveur de la Savoie.
Son chien de protection Patou est accusé d'avoir mordu un randonneur. Drame !
Selon la justice qui a poursuivi l'éleveur, nous pouvons comprendre que ce n'est pas au randonneur de prendre des dispositions mais à l'éleveur et surtout au berger qui doit, non seulement garder les moutons mais aussi le chien et surveiller l'évolution des randonneurs.

Nous avons pu nous procurer la convocation au tribunal de Bernard Dinez sur laquelle étaient mentionné les chefs d'accusation qui lui sont reprochés (extrait).

" … d'avoir à Sollieres-Sardières (73), le 5 juin 2006, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements, causé à Lambert Stéphane une atteinte à l'intégrité de sa personne, sans qu'il en résulte d'incapacité totale de travail. "

Jeudi 26 octobre 2006, l'éleveur se retrouvait donc devant le tribunal. La Dauphiné Libéré fait un compte rendu de cette affaire :

L'animal avait mordu un randonneur : Les chiens patous dans l'enclos judiciaire


Aucun aboiement n'est venu troubler la sérénité des débats présidés, hier après-midi, par le juge Éric Martinville. Les patous qu'avait amenés avec elle la délégation du Syndicat ovin de Savoie sont restés bien sages, à l'extérieur de la salle d'audience.

Aucun aboiement n'est venu troubler la sérénité des débats présidés, hier après-midi, par le juge Éric Martinville. Les patous qu'avait amenés avec elle la délégation du Syndicat ovin de
Savoie sont restés bien sages, à l'extérieur de la salle d'audience. Leurs maîtres, un peu moins. Ils ont parfois grondé lorsque certains aspects du dossier étaient évoqués.
Les patous considèrent les troupeaux comme les leurs et les protègent, la profession fait de même avec ses membres. " La personne qui porte plainte dit qu'elle veut pouvoir se promener partout, sans contrainte, comme avant ", constate Hubert Covarel, président du Syndicat ovin de Savoie ; " nous ne sommes pas d'accord ". Puisque le loup est là, il faut que tout le monde en prenne son parti, et tienne compte de ce qui est fait pour en protéger les troupeaux...

" Ce n'est pas fautif d'avoir un patou, puisque c'est obligatoire "
En fait, l'accusation et la défense sont presque sur la même longueur d'onde. Le procureur de la République Henri-Michel Perret est venu lui-même, ce qui est rare devant le tribunal de police, représenter le ministère public, avec une grande modération. " Cette affaire est emblématique, assure-t-il, elle est l'occasion de résoudre une fois pour toutes la question de la responsabilité du berger ".
Pour le procureur, la présence en alpage de chiens patous est une tentative imposée par l'État lui-même pour ménager l'équilibre entre préservation d'une espèce protégée (le loup) et poursuite de l'activité pastorale. " On ne peut imposer aux bergers d'être tout le temps avec leur troupeau ", reconnaît-il. Bernard Dinez, de fait, était absent, lorsque le lundi de Pentecôte, un de ses chiens a " pincé " le mollet de Stéphane Lambert.
C'est la preuve que l'équilibre n'est pas parfait, d'ailleurs la victime n'est pas la première. Les autres randonneurs mordus ne sont pas allés jusqu'à la phase judiciaire, les assurances ont pris le relais. Pour qu'il y ait condamnation pénale, souligne Henri-Michel Perret, il faut qu'il y ait faute, et caractérisée. Et " ce n'est pas fautif d'avoir un patou, puisque c'est obligatoire ".
Cela ne l'empêche pas de se questionner sur les faits eux-mêmes. La clôture était-elle assez haute ? La victime, au contraire, est-elle " allée elle-même au-devant de sa mésaventure ", d'autant qu'elle fréquentait pour la troisième fois le même secteur et que le patou l'avait vue à chaque reprise ? Il laisse au tribunal le soin d'apprécier les faits en limitant ses réquisitions, si culpabilité devait être reconnue, à une amende de 500 € avec sursis.
Me François Bern proteste pour la forme : " on ne résoudra pas le problème en augmentant la taille des clôtures de 10 centimètres ".
D'ailleurs, souligne Bernard Dinez, les siennes sont du modèle préconisé par la préfecture, et inscrit dans le contrat qui le lie à l'État, qui lui accorde des subventions en échange des mesures de protection qu'il met en place.
" On réclame à cor et à cri la sauvegarde du loup, sans avoir conscience de ce que cela implique ", estime le défenseur. Le tribunal dira le 2 novembre si la liberté du randonneur doit rester totale, ou s'il doit lui aussi, par la prudence, prendre sa part de la protection de l'environnement montagnard qu'il est venu admirer.

Auteur : Frédéric THIERS
Source : Le Dauphiné Libéré du vendredi 27 octobre 2006

Ndr : Compte rendu de l'audience du tribunal de police de Saint-Jean de Maurienne du 26 octobre 2006

Pour le contexte général, d'après le secrétaire général de la FDSEA de Savoie, il y a déjà eu plus de 100 plaintes de déposées dans ce seul département en moins de 4 ans et c'est la première qui vient devant le tribunal ou l'accusé (éleveur) a pu apporté la preuve qu'il ne fait qu'appliquer les préconisations de la préfecture et des ministères. Donc ce n'est pas lui le responsable.

Attendons la décision tu Tribunal le 2 novembre prochain qui pourrait bien faire jurisprudence à défaut de législation sur le sujet.

Défaut de législation ?
Et oui ! Les chiens de protection au milieu d'un troupeau ne font l'objet d'aucune législation spécifique. Ils peuvent parfaitement être considéré comme étant en divagation.
Comme pour beaucoup d'autres choses en matière de cohabitation hommes / grands prédateurs, rien n'est prévu, rien n'est pensé. une preuve supplémentaire de l'incompétence des services du ministère de l'écologie qui agissent plus en fonction de sentiments, ressentis, idéologie, dogmatisme et parfois sectarisme qu'en fonction de la réalité du terrain à étudier et analyser directement avec les acteurs concernés.

Compte rendu du délibéré


Relax pour le berger. Les patous pourrons continuer de protéger les troupeaux
Mais 150 euros de dommages et intérêts a verser au randonneur à titre de préjudice (100 € pour les dommages matériels + 50 € pour dommage moral).

Où est la logique dans cette affaire ?
Il y a faute ou pas faute ? S'il n'y a pas faute (relaxe) pourquoi payer pour le préjudice ? Et pourquoi le randonneur n'a pas fait de déclaration d'assurance pour couvrir cette partie civile ?

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Un chien patou mord un promeneur: l'éleveur du troupeau ovin relaxé


Un éleveur ovin de Sollières-Sardières (Savoie), poursuivi par un promeneur qui avait été mordu par un chien de race patou, alors qu'il était à proximité du troupeau, a été relaxé jeudi par le tribunal de police de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie).

Le tribunal a néanmoins jugé la constitution de partie civile du plaignant recevable, et lui a octroyé 150 euros de dommages et intérêts, dont 100 euros pour le préjudice matériel et 50 euros pour le préjudice moral subi. Il avait été mordu devant ses enfants, alors qu'il fréquentait pour la troisième fois le secteur dans lequel se trouvait le chien gardant le troupeau.

Le tribunal a jugé qu'il n'y avait pas de faute pénale, conformément aux réquisitions du ministère public pour lequel "ce n'est pas fautif d'avoir un patou, puisque c'est obligatoire".

La présence de chiens patous, qui est recommandée par les autorités, permet de défendre les troupeaux face au loup, une espèce protégée.

Le président du Syndicat ovin de Savoie, Hubert Covarel, qui était présent à l'audience fin octobre avec une délégation d'éleveurs, avait déclaré: "la personne veut pouvoir se promener partout comme avant, sans contrainte. Nous ne sommes pas d'accord, le fait que le loup soit là, change la donne et le promeneur doit en tenir compte".

Le randonneur avait été mordu le 5 juin par le chien mais n'avait pas subi d'incapacité temporaire de travail.

Source : Le Monde du 2 novembre 2006

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Un promeneur mordu par un chien Patou...


Le randonneur a porté plainte. Une affaire insolite examinée par le tribunal de police de Saint-Jean-de-Maurienne

Le 05 juin dernier, un promeneur a été mordu par un "Patou", un chien de berger, alors qu'il se trouvait à proximité d'un troupeau sur la commune de Sollières-Sardières, en Savoie. Le promeneur a porté plainte et l'affaire a été examinée par le tribunal de police de Saint-Jean-de-Maurienne. Le jugement a été rendu le 02 novembre

Le promeneur, mordu devant ses enfants, n'a pas subi d'incapacité temporaire de travail. Jamais la justice ne s'était prononcée sur ce type de dossier. Pourtant, de nombreuses plaintes ont été enregistrées ces dernières années. Le jugement était très attendu. Le tribunal de police a jugé qu'il n'y avait pas de faute pénale, conformément aux réquisitions du ministère public. Le propriétaire du chien a été relaxé sur le plan pénal. En relaxant Bernard Dinez sur le plan pénal, le juge a estimé qu'il n'avait commis "aucune violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence prévue par la loi ou le règlement". En revanche, sur le plan civil, le propriétaire du chien est reconnu responsable des dommages causés par le Patou. Il a été condamné à verser 150 euros de dommages et intérêts à la victime. Les organisations professionnelles sont scandalisées. Ce jugement renvoie dos à dos les différents usagers de la montagne : il rappelle aux randonneurs qu'ils doivent respecter les recommandations de prudence quand il traverse une zone occupée par des troupeaux. Par ailleurs, il signifie à l'éleveur ses responsabilités quant au comportement de son chien...

Source : France 3 Rhone-Alpes - Auvergne du 3 novembre 2006

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L'éleveur de Montsapey relaxé


L'éleveur du Monsapey qui faisait l'objet de poursuite spudiciaires pour divagation de chien Patou vient d'être relaxé. En vidéo sur France 3 Alpes à 4 minutes 47 avec interview de Patrice Jaquin, Président de la Chambre d'Agriculture de la Savoie.

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Un éleveur poursuivit pour divagation d'animaux dangereux et blessure involontaire 2 ans après les faits


Le 6 octobre 2005 une touriste haut savoyarde prétend avoir été mordue par un chien de protection (patou) de monsieur Jean Yves Botolier sur un alpage de Sixt Fer à Cheval. En redescendant elle dépose une main courante à la gendarmerie de Samoëns. Un gendarme l'aurait rappelée plusieurs fois pour qu'elle dépose plainte dans le but " de demander à l'éleveur les carnets de vaccination des chiens".

L'éleveur a été entendu par la gendarmerie que le 17 juin 2007; il est poursuivit pour "divagation d'animaux dangereux et blessure involontaire" et convoqué au tribunal de police de Sallanches le mardi 20 novembre 2007 sans que les fameux carnets de vaccination lui ait été demandé par les services de gendarmerie.

Si il y a divagation d'animaux dangereux nous pouvons nous demander pourquoi la gendarmerie a attendu plus de 18 mois pour convoquer l'éleveur. Les chiens ne devaient pas être si dangereux que cela. Mais c'est aussi ignorer la relaxe accordée à l'éleveur du Monsapey.

Ces histoires de chiens de protection vont devenir plus problématique que les grands prédateurs contre lesquels ils doivent protéger les troupeaux. Si à ceci nous devons rajouter le projet de loi sur les gros chiens, autant dire qu'il faudra se séparer des patous…. Mais pas des prédateurs.

Il y a vraiment quelque chose qui ne fonctionne pas.

Louis Dollo, le 18 novembre 2007

Report d'audience - Communiqué de l'association "Le Grand Charnier"


Le procés du berger haut savoyard prévu le 20 novembre à Sallanches n'a pas eu lieu.

Le greffe du tribunal a oublié de convoquer la partie adverse !!

Malgré l'énormité de la bourde, le président du tribunal n'a pas eu un mot d'excuse ou de courtoisie pour le prévenu et son avocat, ni pour les 20 personnes qui se sont levées pour sortir ! (certains avaient fait plus de 200 kms)

Il a annoncé, "en conséquence le procés est reporté au mardi 18 décembre 9h à Sallanches " sans bien sûr demander au prévenu et à son avocat si cette date leur convenait !

C'est sans doute la qualité relationnelle qu'apporte la justice de proximité ! (le tribunal de Sallanches sera fermé fin 2007)

Donc rendez-vous le mardi 18 décembre 9 h devant le tribuanl de Sallanches (mairie)

PS : Nous avons tous été choqués de ce mépris des usagers.
Le Grand Charnier enverra une lettre au président du tribnal pour lui rappeler le respect dû aux usagers de la justice.

Jean-Louis Grasset
Président

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Patous : ils sont à bout


Les chiens de troupeaux dressent habitants et touristes contre les éleveurs

« Vous le voulez ? je vous le donne ! » René Gros nous tend la corde avec un sourire en coin. Au bout de la laisse de fortune, 55 kilos de muscles et de poils. Un patou splendide et doux comme un agneau. Sauf, il y a un mois, quand le chien de troupeau a sauté par-dessus le filet du parc dans lequel il protégeait les brebis, près du barrage d'Aussois.

Il s'est précipité sur la gardienne du refuge de Plan Sec et l'a mordue à plusieurs reprises aux bras et aux cuisses. Rien d'irréparable, mais Claire Bermond reconnaît qu'elle a eu la peur de sa vie. « Ca a duré plus d'une demi-heure et j'avais très peur de tomber tellement il a été agressif. J'ai vraiment eu du mal à m'en remettre, surtout psychologiquement, alors que je n'avais pas du tout peur des chiens jusque là.»

Claire Bermond a porté plainte. L'affaire sera jugée en septembre à Saint-Jean-de-Maurienne. « Je ne demande rien, je n'ai rien contre le propriétaire, mais je veux marquer le coup. Il est temps que l'on prenne conscience de cette situation.» Intenable pour tout le monde. A plusieurs reprises, Claires Bermond a reçu des appels téléphoniques de randonneurs demandant s'il y avait des patous sur le sentier menant à son refuge. Même agacement chez son collègue Franck Buisson, gardien du refuge de la Dent Parrachée : « les gens viennent dans le parc national de la Vanoise pour voir des marmottes, des chamois et des bouquetins. Encore faut-il que ces animaux ne se fassent pas courser par les patous, comme cela arrive régulièrement.»

Aussois, Bramans, Sollières-Sardières, Termignon, La Toussuire…Les incidents se multiplient

Aussois compte cinq éleveurs qui ont une quinzaine de patous répartis sur les alpages. Alors la pression monte au fur et à mesure que l'on attend les vacanciers.

Monique Ratel, adjointe au maire chargée du tourisme, ne cache pas son inquiétude pour l'avenir : « il y a déjà eu plusieurs annulations de séjours à cause des chiens. Sans parler des coups de téléphone de gens qui viennent se plaindre parce qu'ils ont très peur sur le GR5 ou autour du Fort Marie-Christine. Ca tombe plutôt mal alors que la commune mène une étude afin de développer le tourisme. Ce n'est pas le moment de faire fuir tout le monde ! Et ces histoires rendent les relations très tendues entre les habitants et les éleveurs. Les gens font une fixation sur le patou, alors que le problème vient du loup.»

Pour René Gros, on nous met tout sur le dos, mais ce n'est pas nous qui avons demandé d'avoir ces chiens. On nous a subventionné pour les acheter et maintenant, c'est nous qui devons assumer les conséquences.» En 2004, premières attaques sur le troupeau de brebis.

L'année suivante, il a ses premiers chiens. Il en a quatre aujourd'hui, dont « Alf », qui reste enfermé depuis l'attaque de la gardienne du refuge. « Ajoutez les deux allers-retours chaque jour, pour monter les nourrir, parquer les brebis pour la nuit. Je comprends que plusieurs éleveurs aient déjà arrêtés.»

Aussois, Bramans, Sollières-Sardières, Termignon, La Toussuire… La liste des incidents, des morsures, des courriers de touristes exaspérés ne cesse de s'allonger en Maurienne.

Le coût du Patou


Les crédits engagés en France pour la protection des troupeaux ont représenté 4 M€ l'an dernier, 10 à 15% "étant consacrés aux chiens de protection.

Voir également

Auteur : Jacques LELEU
Source : Le Dauphiné Libéré du 2 juillet 2008

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En Mautienne (Alpes), des boulettes piégées sèment la mort dans les alpages


"Dudu", de son vrai nom René Grange, est né il y a 45 ans, dans son hameau des Villards. De ses parents, dès le plus jeune âge, il a appris l'élevage des vaches et des moutons, et hérité d'une petite ferme rustique et sans confort. Et l'amour de ses montagnes, de ses alpages, de sa nature, des traditions pastorales ancestrales... et des animaux.

Or depuis quelques années, René est persuadé qu'on veut les chasser, lui et ses amis bergers, de leurs montagnes. En 2005, un grand courant de sympathie avait submergé tout le département puisque le ministère de l'écologie, un hélicoptère de la gendarmerie, s'étaient mobilisés pour aider le berger qui avait perdu 19 brebis et son chien patou Volcan, dans une attaque de loups, sur la montagne du Pain-de-Sucre.

Mais aujourd'hui, l'attaque est encore plus dangereuse. Des boulettes de jambon et d'antigel sont lancées dans la nature. Il y a trois mois, à Bonnenuit, Volcan, le patou que la gendarmerie avait retrouvé en 2005, a mangé une de ces boulettes. Il en est mort.
"Dudu" avait fait reproduire Volcan avec une femelle patou du village. Il venait d'en adopter le chiot, Dom Dom, âgé de trois mois, qui apprenait actuellement son travail de gardien au Pain-de-Sucre, auprès de 1 500 brebis, une femelle patou, Belle, et deux beaucerons. Dom Dom est mort samedi, dans les bras de son maître. On est sans nouvelle de Belle (probablement morte elle aussi), alors que les deux beaucerons sont en soins intensifs chez un vétérinaire de Saint-Jean-de-Maurienne.

«On avait pris toutes nos précautions», dit "Dudu", «un enclos, les chiens, le berger qui dort dans la cabane à côté des moutons. Mes chiens sont pratiquement tous morts. Si j'attrape les salauds qui font ça..."

Dans les montagnes de Valloire, depuis un an environ, il semblerait qu'aient disparu toute trace du loup comme du renard. Dix-sept chiens morts auraient été recensés autour de Bonnenuit, et les statistiques manquent sur les autres espèces, marmottes, blaireaux...
En Maurienne, on entend souvent dire "qu'ici, on a résolu le problème du loup...". Alors, ces boulettes sont-elles le fait d'adversaires du grand canidé désireux de se débarrasser de lui de façon radicale ou relèvent-elles d'une seule vengeance personnelle visant ce berger. Le fait que plusieurs chiens soient morts dans différents secteurs du massif pourraient laisser penser qu'il s'agit d'un acte visant à éradiquer le loup. Quoi qu'il en soit, cet acte totalement irresponsable aura des conséquences dramatiques sur la faune locale. Dudu dont les deux Beaucerons seraient tirés d'affaire mais avec des lésions irrémédiables a porté plainte à la gendarmerie de Saint-Jean de Maurienne.

Antigel mortel


L'antigel a un goût sucré, il est adoré par tous les canidés. Pour un petit ou jeune chien, la mort intervient en moins d'une demi-heure, dans d'atroces souffrances. L'antigel fait "fondre" l'estomac et les intestins. Les gros chiens puissants peuvent encore être sauvés par le vétérinaire une heure environ après l'ingestion.

Auteur : Jean-Philippe Meynieu
Source : Le Dauphiné libéré du 13 juillet 2008

Observation


Vu les circonstances, il est peu probable que ces boulettes empoisonnées soient le fait d'opposants aux canidés du milieu pastoral. Il paraîtrait assez stupéfiant qu'ils s'en prennent indirectement à leurs propres chiens.

D'autres " segments " de la populations sont également exaspérés tel que les touristes ou acteurs du tourisme, les collectivités locales, etc… Les chiens constituent des éléments de régression du tourisme de nature et par voie de conséquence, les canidés également. Car, honnêtement, qu'est ce que les loups, comme les ours, apportent réellement au tourisme local qui n'a pas attendu les grands prédateurs pour se développer ? Rien !

Des rumeurs se font aussi entendre. Des extrémistes de l'écologie pourraient ne reculer devant aucun sacrifice pour tenter d'engendrer la haine contre les éleveurs. Ces extrémistes n'hésitent pas à s'attaquer à des abattoirs, des élevages, etc… Pourquoi pas aussi aux… éleveurs de brebis. Tenter de discréditer le milieu pastoral au profit du " tout sauvage " préconisé par certaines associations qui, le plus souvent, présentent bien dans leur milieu.

Cet aspect n'est sans doute pas à négliger.

Louis Dollo, le 17 juillet 2008

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Savoie : les chiens de berger empoisonnés


Depuis le début de l'année, 17 chiens de bergers sont morts en Maurienne (Savoie), a dénoncé un des bergers dont les trois chiens Patou viennent de mourir, victimes de boulettes empoisonnées à l'antigel alors qu'ils gardaient les troupeaux au-dessus de Valloire.

"Mon chiot Patou de trois mois, qui apprenait son travail de gardien auprès de 1.500 brebis est mort samedi, et sa mère a disparu", a déclaré René Grange, berger à Valloire, qui a en outre perdu un Patou adulte empoisonné trois semaines auparavant.
"Mes deux Beaucerons, qui avaient eux aussi mangé des boulettes, ont pu être sauvés par le vétérinaire, ça ne peut plus durer", a-t-il ajouté.

"C'est quelqu'un qui vient volontairement jeter des boulettes, car il faut marcher une heure et connaître où il faut passer pour rejoindre l'alpage du Pain de Sucre où se trouvent en ce moment les brebis", estime le berger, qui compte porter plainte mardi à la gendarmerie de Saint-Michel de Maurienne

Source : Le Figaro du 14 juillet 2008

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Valloire : des chiens de troupeaux empoisonnés


Trois chiens de race Patou, appartenant à un berger de Valloire en Maurienne, sont morts en quelques semaines après avoir ingurgité des boulettes de viande empoisonnées à l'antigel.

Depuis le début de l’année ce sont 17 chiens sont morts dans les mêmes circonstances.
Le berger, qui a par ailleurs pu sauver deux beaucerons, se dit persuadé que quelqu'un vient volontairement jeter ces boulettes dans son alpage puisqu’il faut, explique-t-il, marcher plusieurs heures pour y accéder. Il compte porter plainte auprès de la gendarmerie.

Il n'ose pas imaginer qu'il puisse s'agir de l'acte d'un ou plusieurs opposants à la présence du loup, d'autant plus que le nombre de ces bêtes est en diminution dans ce secteur de la Maurienne.

Source : La Boussole 74 du 15 juillet 2008

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En Savoie, les patous, chiens de berger, croquent du randonneur


Il n'était pas venu depuis quinze ans en Haute Maurienne (Savoie) et, lors de sa première balade, le 15 juillet, sur un chemin très fréquenté du parc national de la Vanoise, Jean-Luc Renaud, 55 ans, est "tombé des nues avec le patou". Cet enseignant de Chartres (Eure-et-Loir) s'est fait mordre à huit reprises, depuis les mollets jusqu'aux épaules, par trois chiens de montagne des Pyrénées qui se sont précipités sur lui.

De tels incidents se multiplient sur les estives savoyardes depuis que les éleveurs s'équipent en moyens de protection pour faire face à la présence du loup. Le nombre de patous est estimé à 200 dans le département, à raison de deux au minimum pour un troupeau de 150 têtes, et leur nombre ne fait qu'augmenter avec l'extension de l'aire de colonisation du loup.

"La contrainte est assez simple, il y a des endroits où l'on ne va plus", reconnaît Damien Soyard, fondateur d'Oxygène Aventure à Lanslevillard. "Je préfère ne pas y emmener mes clients pour éviter tout problème et toute crainte."

L'agression d'une randonneuse, le 28 juillet, a conduit le maire de Termignon, Jack Pinson, à prendre un arrêté obligeant l'éleveur à retirer ses chiens de l'alpage.

"Les chiens posent problème, mais ce n'est pas la faute des éleveurs", souligne la fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) de la Savoie. Dans un communiqué publié le 31 juillet, la FDSEA estime que "la responsabilité est celle de l'Etat (...), qui impose des soins palliatifs sans en mesurer toutes les conséquences".

FICHIER GÉNÉALOGIQUE
C'est aussi vers l'Etat que se tournent les professionnels du tourisme. Claude Ponson, directeur du développement à l'agence touristique départementale de la Savoie, a ainsi adressé, en son nom propre, un courrier au ministre de l'agriculture, Michel Barnier, et suggère de retirer les patous des alpages.

Les éleveurs sont moins convaincus. La présence des patous, associée à celle d'un berger et au regroupement nocturne des moutons, a fait la preuve de son efficacité : il y a moins de victimes par attaque de loup. Encore faudrait-il disposer de chiens de qualité. La technique de protection des troupeaux par les patous était complètement méconnue - en dehors des Pyrénées - il y a moins de vingt ans. Et les éleveurs savoyards, confrontés à une gestion totalement nouvelle de leur cheptel, sont souvent désarmés.

Un fichier généalogique national des chiens de protection permettrait d'identifier les bonnes lignées. Annoncé pour fin 2007, il n'est toujours pas opérationnel.

Auteur : Nathalie Grynszpan
Source :Le Monde du 8 août 2008

Quelques précisions....

Que la présence d'un ou plusieurs Patou limite les attaques de loup et éventuellement d'ours, c'est possible. Mais tout dépend de la qualité du chien. Et ça on ne peut le savoir qu'après que le troupeau et son Patou aient été confrontés à la réalité.

Par contre un chien efficace peut l'être également contre un randonneur qui se positionne en intrus au milieu du troupeau. Et c'est là que débutent les problèmes. Un chien gentil avec les randonneurs pourraient bien être inefficace avec un grand prédateur. Et c'est bien là tout le problème.

Une région à fort développement pastoral verra accroitre les risques liés aux Patou pour les randonneurs et donc le tourisme. Faut-il faire, pour autant, un choix entre pastoralisme et tourisme ? A priori non. Ces deux activités peuvent être complémentaires. Le pastoralisme servant à entretenir les terrains et les paysages parcourus par les troupeaux. Néanmoins, certains maires des Alpes ont interdits les chiens de protection. De ce fait, les bergers se placent hors protocole ours en cas d'attaque et peuvent perdre des avantages non négligeables tels que celui prévu d'autodéfense et de tir.

Quelle solution ?
Difficile à trouver.
En fait, préserver l'ours ou le loup au nom de la biodiversité est peut-être une bonne chose. Mais faut-il aussi que les troupeaux soient protégés car, eux aussi font partie de la biodiversité et son utiles voir indispensables au maintien de celle-ci dans les montagnes. Le problème c'est que la problématique des grands prédateurs est analysée par des personnes qui n'ont aucune connaissance de la culture, la sociologie et l'histoire des territoires concernés. Ces protagonistes des grands prédateurs se basent sur le principe du " tout sauvage " donc l'abandon rapide du pastoralisme et, par voie de conséquence, les patous. Pour eux, le problème est plus pastoralisme ou prédateurs et ils optent pour les prédateurs en priorité.

Il y a donc une opposition totale entre deux visions de la nature, celui des environnementalistes et celui des éleveurs de montagne.

Louis Dollo, le 10 août 2008

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Ne marchez pas dans les pas d'un patou


Montagne. Le chien des Pyrénées qui protège les troupeaux des ours et des loups a attaqué des randonneurs en Savoie.

Les patous ne seraient-ils pas aussi bonne pâte que cela ? Cet été, les arrière-petits cousins savoyards des gros chiens blancs des Pyrénées ont failli à leur bonne réputation.Le 28 juillet dans le parc de la Vanoise, trois d'entre eux se sont jetés sur une randonneuse, lui ont labouré le corps de leurs crocs, l'ont traînée sur plusieurs mètres et ont laissé la malheureuse dans un sale état. Elle s'en tirera avec 52 points de suture. Cette attaque en règle fait suite à d'autres agressions subies par deux autres randonneurs, au point que le maire de la commune a dû prendre un arrêté pour obliger les propriétaires des chiens à laisser ces derniers en observations chez un vétérinaire.

Depuis, les randonneurs sont invités à se méfier de ces bons gros toutous qui n'ont de gentil que l'air.

Nadine Laffitte, éleveuse dans les Hautes-Pyrénées prend la défense des animaux qu'elle connaît le mieux, qu'elle câline dès la naissance et qui lui rendent l'affection qu'elle leur porte : « Les chiens incriminés dans ces agressionssont des chiens de travail. Ils appartiennent à des lignées qui ne sont pas sociabilisées du tout. »

Dissuasion
Elle explique que les chiots de Savoie sont enlevés à leur mère très jeune: « Ils ont à peine 5 semaines et sont placés en bergerie très tôt aussi ils n'ont de contact qu'avec les moutons et le berger et se méfient de toute autre personne»

Originaires des Pyrénées, les patous (du vieux français « pastre » : berger) , protecteurs des troupeaux contre les prédateurs, représentent-ils une menace pour les randonneurs ? Les éleveurs du chien des Pyrénées nuancent leur propos en précisant « qu'ils ne sont pas élevés pour l'attaque mais pour la dissuasion ». Mais ils rappellent que le chien exerce le métier de gardien de troupeau et que dès qu'il sent un danger il s'interpose entre l'intrus et le troupeau en aboyant.

Même si les patous dans les Pyrénées restent peu nombreux en dehors des Pyrénées-Atlantiques (Ils reviennent très cher à un éleveur qui cependant bénéficient d'aides pour les acquérir), il faut éviter de tenter de les approcher et il faut descendre de son vélo si l'on se balade à VTT, car toute agitation peut être interprétée comme une agression.

Auteur : Martine Cabanne
Source : La Dépêche du Midi du 25 Août 2008

La conduite à tenir face à un chien de protection

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Patous et loups : Le conseil municipal de Modane en appelle à l'État


S'estimant très régulièrement «pris à parti par les éleveurs, les touristes, les professionnels de la montagne et les habitants», en raison du comportement des patous en alpage, les élus modanais ont pris une délibération cette semaine pour demander à l'État de clarifier la situation «pour permettre le tourisme et le pastoralisme», ainsi «qu'une clarification des responsabilités de chacun».

Une délibération motivée par la grave attaque dont a été victime une randonneuse en Haute-Maurienne en début d'été, mordue par un patou, mais aussi par une multitude de réclamations revenues aux oreilles des élus. Le conseil municipal et le maire Jean-Claude Raffin ont annoncé que d'autres décisions plus véhémentes pourraient suivre.

Source : La Dauphiné Libéré 73A du 30/08/2008

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Encore une procédure judiciaire...


La Famille GROS (Anne Marie, Olivier, René) est convoquée au Tribunal de Police de Saint-Jean-de-Maurienne"pour avoir laissé divaguer un chien de la race «patou»".
Les syndicats d'éleveurs de la Savoie et l'association du Grand Charnier appellent à la mobilisation. Ils attendent de nombreux participants avec leurs chiens pour les soutenir la famille.
Rendez vous devant le Tribunal de Police de Saint-Jean-de-Maurienne le jeudi 25 septembre 2008 à 13h30

Affaire à suivre...

Source de l'info : La Lettre Ovine, journal du Syndicat des Éleveurs de Moutons de Savoie - 40 rue du Terraillet—73 190 SAINT BALDOPH - Tel : 04 79 26 44 17 —Fax : 04 79 33 92 53 - E mail

Le Dauphiné Liberé
Les chiens Patou

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Manifestation contre le loup à Saint-Jean-de-Maurienne


Ce jeudi après-midi, quelques dizaines d'éleveurs ovins de Savoie et de l'Isère ont accompagné devant le tribunal d'instance de Saint-Jean-de-Maurienne un troupeau de quelque 700 moutons. Ce troupeau, appartenant à un éleveur de Bramans, en Haute-Maurienne, a subi plusieurs attaques de loups ces jours derniers et doit être rapatrié, avec un mois d'avance, vers un alpage plus protégé. Parallèlement comparaissait devant le tribunal de police un autre éleveur, René Gros, d'Aussois, dont un chien de protection des troupeaux avait mordu, au mois de juin, une gardienne de refuge. Le jugement a été mis en délibéré au 27 novembre.

Hubert Covarel, président du syndicat ovin de Savoie, insiste sur le paradoxe entre l'obligation de protection mise à la charge des éleveurs s'ils veulent être indemnisés en cas d'attaque de leurs troupeaux, et le fait qu'ils soient cités en justice lorsque ces mêmes chiens mordent des humains.

Auteur : Frédéric THIERS
Source : Le Dauphiné Libéré du 25 septembre 2008

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