L'ancien candidat à l'élection présidentielle
devrait assurer une mission sur la ruralité pour le gouvernement
Le contenu et la
feuille de route ne sont pas encore précisés. Mais le
principe est acquis. A la fin du mois, Frédéric Nihous,
candidat de Chasse, pêche, nature, traditions à l'élection
présidentielle, devrait se voir confier une mission sur la ruralité
par le gouvernement. Cette tâche proposée au porte-parole
d'une formation ayant appelé à voter Nicolas Sarkozy au
second tour de la course à l'Elysée a tout du renvoi d'ascenseur.
Mais elle constitue également, aux yeux de l'intéressé,
« une formidable opportunité pour CPNT ».
« Pendant la campagne électorale, nous avions appelé
à voter pour le candidat qui reprendrait nos propositions. L'actuelle
majorité l'a fait sur un certain nombre de points »,
explique Frédéric Nihous, qui a aujourd'hui retrouvé
les siens en Béarn. « Bien sûr, nous ne sommes
pas dupes. Ils font de la politique, et nous aussi. Mais cette mission
témoigne du sérieux et de la crédibilité
du message que nous avons porté. En nous amenant à imposer
un thème, celui de la ruralité, qui était absent
depuis des lustres des discours politiques. »
« Besoin
de solutions ».
S'il ignore pour le moment la forme exacte que prendra le travail qui
lui sera demandé, Frédéric Nihous souligne la «capacité
d'expertise» que CPNT possède dans ce domaine. Tout
comme son intention de faire émerger des pistes de travail «
réalistes et rationnelles » en matière d'aménagement
du territoire.
« Nous avons besoin de solutions, parfois simples, pas d'un
catalogue de vieux poncifs », dit-il. En évoquant une
approche « qui évite de faire des ruraux des citoyens
de seconde zone ». Ou encore une vision de l'écologie qui
soit plus « incitative que punitive ».
« Le fait d'accepter cette mission ne veut pas dire alliance ou
fusion », poursuit le directeur politique de CPNT. «
Il s'agit simplement de profiter d'une occasion qui nous est offerte
de faire avancer certaines propositions. De plus, compte tenu des faibles
résultats que nous avons obtenus aux dernières élections,
nous n'allons pas nous montrer sectaires. Cette offre montre que nous
ne sommes pas mourants. Elle nous légitimise, et elle ne nous
empêche pas de garder notre indépendance politique. Les
Français ne veulent d'ailleurs plus des attitudes de rejet ou
d'opposition systématique.
Ils veulent que l'on avance. »
« Piano-piano
».
Quant aux échéances électorales à venir,
elles seront évoquées à l'automne par les instances
nationales de CPNT. « On les abordera piano-piano. Pour les
municipales, ce ne sera pas des listes CPNT menées drapeau au
vent, mais une présence sur des listes d'intérêt
communal. Pour les cantonales, la discussion est ouverte.
Le vote utile étant devenu une tendance lourde, il n'y aura sans
doute pas de candidats partout, mais plutôt sur des cantons où
l'on est bien implantés. »
Auteur
: Jean-Jacques Nicomette
Source Journal Sud-Ouest du 5 septembre 2007