Les cabanes de bergers dans les Pyrénées

 

La cabane est le lieu de vie du berger dans les estives des Pyrénées. Elle a, dans bien des endroits, remplacée la toue ou l'orrie mais elle reste un hébergement parfois spartiate au confort limité. La cabane est parfois si peu habitable que les groupements pastoraux installent des yourtes mongoles ou des tentes. Dans d'autres cas, l'absence de cabane ne permet pas la présence d'un berger.

 

   

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Les équipements pastoraux dans le massif pyrénéen


L'activité pastorale sur le massif pyrénéen est tributaire d'équipements spécifiques, les cabanes pastorales qui permettent le logement des bergers en estives et nécessitent un accès praticable en saison estivale. La construction des cabanes, ou leur modernisation, font l'objet de procédures d'urbanisme et d'aspects techniques contraignants (permis de construire, éventuellement en site classé, alimentation en eau potable et assainissement, accès à l'énergie...). Ce rapport décrit les procédures financières et les coûts de construction, propose une assistance aux maîtres d'ouvrages dans les domaines administratif, financier et technique et fait l'état des lieux des constructions et de l'élevage bovin et ovin dans les six départements du massif pyrénéen.

Source : Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables

Consulter le rapport : [PDF] 2066 Ko / 71 pages

Le sommaire du rapport


1 Déroulement de la mission

2 Éléments généraux et politique pastorale de massif

3 Les procédures d’urbanisme
3.1 Article 145-3 du Code de l’urbanisme
3.2 Le permis de construire
3.3 Les constructions en site classé
3.4 Guide pour l’aménagement des cabanes

4 Aspects techniques
4.1 Réglementation du travail et caractéristiques des logements
4.2 Alimentation en eau potable et assainissement autonome
4.3 Accès à l’énergie
4.4 Desserte des sites pastoraux

5 Procédures financières et coûts

6 Assistance aux maîtres d’ouvrages

7 Conclusions et récapitulation des recommandations

8 Annexe 1 : état des lieux (d’Ouest en Est de la chaîne)
8.1 État des lieux dans les Pyrénées-Atlantiques (64)
8.2 État des lieux Hautes-Pyrénées (65)
8.3 État des lieux en Haute-Garonne (31)
8.4 État des lieux dans le département de l’Ariège (09)
8.5 État des lieux du Département de l’Aude (11)
8.6 État des lieux Pyrénées-Orientales (66)

9 Annexe 2 : lettre de mission de juillet 2006

10 Annexe 3 : statistiques pastorales par département

11 Annexe 4 : glossaire

12 Annexe 5 : photos de cabanes pastorales

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Et en Norvège....


La Norvège n'échappe pas à la disparition de ses petites unités agricoles. Un peu comme nos cabanes d'estives, les petites fermes de montagne norvégiennent disparaissent... Doit-on pour autant l'accepter au nom du progrès ?

Disparition des petites fermes de montagne


Les petites fermes de montagne, qui font le charme de la campagne norvégienne, sont en voie de disparition selon le quotidien Aftenposten. Ces installations, appelées "seter" en Norvégien, ne sont généralement constituées qu'un d'un petit bâtiment en bois où vont les moutons, les chèvres et les vaches pour se faire traire après avoir brouté dans l'alpage toute la journée. Elles sont généralement la propriété de fermiers qui disposent d'installations plus importantes à plus basse altitude, mais qui veulent faire profiter leurs bêtes des riches pâturages de la montagne. Selon Aftenposten, une centaine de ces petites fermes ont disparu entre 2005 et 2006. Cette situation serait due au fait qu'il n'est tout simplement plus rentable de faire brouter les bêtes dans l'alpage.

Nouvelle vie pour certains seter

Tout n'est pas perdu cependant. Certains fermiers, que d'aucuns qualifient de "derniers idéalistes de l'agriculture", s'acharnent à donner une nouvelle vie aux vieux "setre". À Trettenfjellet (Oppland - centre du pays), Jorunn Hagen (photo) accueille des visiteurs trois fois par semaine dans son "seter", moyennant un droit d'entrée de 100 couronnes par adulte. Elle leur sert du café et des "lapper" (sorte de crêpe épaisse et lourde, servie avec de la crème sure et de la confiture), leur fait goûter aux joies de la ferme (les plus aventuriers pourront tenter de traire une chèvre, par exemple), leur explique les procédés utilisés sur place pour la fabrication du fromage, ou leur parle de l'histoire de la propriété, qui remonte à 1834.

Il ne s'agit pas d'une poule aux oeufs d'or pour Jorunn Hagen, mais d'une activité parallèle, qui constitue en même temps un exercice de relations publiques. « Il est bien de rappeler aux gens que les fermiers ne sont pas bons qu'à encaisser les subsides fournis par le gouvernement », affirme-t-elle.

Source : Norvège-fr du 20 octobre 2007

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