La confédération paysanne

 

La confédération paysanne, dont le leader a été longtemps José Bové, a toujours eu des tendances écolos affirmées. Mais curieusement, ses membres ont souvent été à la pointe de l’opposition aux introductions d’ours dans les Pyrénées puis au débordement du loup dans les Alpes. Plusieurs d’entre eux  ont été et son encore des dirigeants de l’ASPAP dans l’Ariège. Nous reprenons ici les positions officielles du syndicat au sujet des grands prédateurs, notamment ours, loups et lynx.

L'affaire José Bové : il veut tuer les loups
Brebis au jardin des Tuileries à Paris

 

   

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Pastoralisme dans les Pyrénées

 

La Confédération Paysanne veut mettre fin à 15 ans d'hypocrisie


La confédération paysanne dénonce le dispositif loups
Dans une lettre aux préfets, les ministères de l'agriculture et de l'écologie constatent la progression des loups tout en se félicitant de l'efficacité du dispositif actuel : protection passive des troupeaux (assumée à leurs dépens par les éleveurs) et protocole de tir (quasi inapplicable).
Les préfets sont chargés de recueillir des propositions propres à renforcer le dispositif (pour la Drôme, réunion du comité départemental "loup" à la sous- préfecture de Die le 18 janvier dernier)

En réalité, acculé à l'auto défense par la sacralisation outrancière des loups, le monde rural en élimine tant bien que mal un certain nombre.
Parallèlement, un certain nombre de cadavres d'animaux d'élevage ne sont pas retrouvés, ou pas déclarés pour diverses raisons.

C'est là, et non dans le prétendu succès, de la protection passive, qu'il faut chercher l'explication de la survie provisoire du pastoralisme, et de la suffisance des fonds d'indemnisation.

On sait que les loups ne présentent aucun enjeu écologique dans notre contexte.

Ils sont en expansion vigoureuse dans tout l'hémisphère nord, et ne courent aucun risque de disparition, contrairement à 36% des espèces de mammifères menacées en France métropolitaine, dont on ne parle pas.

Sous cet éclairage l'étonnant consensus silencieux qui enveloppe les éliminations clandestines apparait significatif de la collusion de multiples intérêts liés à " l'aubaine du loup" et d'une volonté de laisser pourrir la situation, ou de la maintenir en l'état.

Le pastoralisme a déjà payé un lourd tribut et ne pourra résister indéfiniment à la pression de prédation. Les conséquences en sont déjà (et le seront plus encore) un tissus sociale dégradé, un appauvrissement de la biodiversité, la fermeture du paysage, plus d'avalanches et d'incendies, la délocalisation des troupeaux vers l'élevage industriel, la confortation de l'industrie agroalimentaire et des transports internationaux.

La confédération paysanne :

  • dénonce l'escroquerie intellectuelle qui préside depuis 15 ans au détournement de fond publics à des fins antis sociales et anti écologiques, et ne peut conduire à terme qu'à vider le milieu montagnard de ses paysans, pour laisser la place à un zoo grandeur nature.
  • refuse de cogérer le dispositif actuel.
  • propose plutôt que ce scénario ultralibéral, la sauvegarde du pastoralisme par la protection active prise en charge par l'état (prélèvement systématique des loups prédateurs des troupeaux) comme le pratique avec réalisme nos voisins suisse;
  • revendique un retour à des conditions normales pour les éleveurs et les bergers, et une gestion citoyenne des fonds réservés à l'écologie.

La confédération paysanne de la Drôme

Article paru dans " Le Crestois "hebdomadaire de la Drôme du 14 février 2006

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Le berger bouc émissaire


Condamné à de la prison pour destruction d'espèce protégée, Johannes Poguntke avait essuyé les plâtres en la matière (Nice, 24/11/03). « Son crime » était d'avoir supprimé un loup pour essayer de protéger son troupeau, amputé de 45% par des attaques incessantes, alors que l'État, signataire de la protection intégrale de l'espèce Canis Lupus, ne faisait strictement rien pour empêcher la prédation.

Communiqué du 22 mars 2005

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Nouveau protocole d'intervention sur les loups : l'apothéose de la démagogie


De carences en démissions, l'Etat continue à se décharger scandaleusement de ses responsabilités sur le dos des éleveurs. C'est ce qui ressort de l'arrêté du Ministère de l'Ecologie du 17 juin dernier, qui se résume à deux nouvelles mesures : élimination de 6 loups au lieu de 4, et droit de tir pour certains éleveurs subissant un seuil de prédation défini par le préfet.

Communiqué du 20 juin 2005

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10 avril 2006 à Chambéry - Procès d'un chevrier du massif des Bauges pour élimination d'un loup.


C'est la troisième fois en trois ans qu'un éleveur contraint à supprimer un loup pour sauvegarder ses moyens d'existence est traîné devant la justice.

Comme dans les cas précédents, la Confédération Paysanne apporte son soutien sans réserve à cet éleveur, et se voit encore une fois devant la nécessité de dénoncer la carence de l'Etat et l'inconséquence des parties civiles en matière de grands prédateurs.

La France est en effet le seul pays où l'hypocrisie et la démagogie continuent de plus belle, sur fond de gabegie d'argent public, de "nature" artificiellement refabriquée, de délocalisation de l'élevage pastoral vers l'élevage intensif, de destruction du patrimoine et de perte de biodiversité. Tout cela au nom de la protection de l'environnement !

Plutôt que de s'acharner sur ceux qui rendent la montagne vivante, il est urgent de déterminer les responsabilités du massacre organisé du cheptel montagnard, et de l'exclusion économique des paysans - bergers.

La Confédération Paysanne appelle les paysans et non paysans à venir manifester leur soutien devant le tribunal de Chambéry le lundi 10 avril.


Contacts :
Clément Gaubert : 04.75.27.33.39
Sur place le 10 avril : 06.74.49.21.17

Communiqué du 6 avril 2006

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Drôme : La FDSEA et la Confédération paysanne sur la même ligne et pour des “tirs de défense”


La chose est suffisamment rare pour être soulignée. Sur la question du loup, les deux syndicats “frères ennemis” de la FDSEA et de la Confédération ... Selon le Dauphiné Libéré du 19 février 2012

La Fédération des Acteur Ruraux précise : "Mais la demande est aussi de sortir" les tirs de défense" du quota de prélèvement réalisé par" les tirs de prélèvement", ainsi que de trouver un moyens pour les éleveurs n'ayant pas le temps, la capacité, ou la volonté de réaliser ces tirs,  de se faire remplacer pour réaliser "les tirs de défense""

 

   

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