REFUGE DE GORIZ

 

Refugio de Goriz, anciennement appelé Refuge de Gaulis ou de Golis, le Refuge de Goriz a toute une histoire autant pour les Espagnols que pour les Français. Situé au pied du Mont-Perdu, massif calcaire par excellence, il est le passage obligé vers la voie normale du Mont-Perdu.

Depuis la première ascension en 1802 et la construction du refuge actuel, le lieu a vu passer de nombreuses générations de montagnards, alpinistes, skieurs de randonnée ou alpinistes ou randonneurs pyrénéens, les Espagnols parlerons de montagnisme (montañismo). Il fut aussi le point de passage de nombreux aviateurs anglais lors de la dernière guerre, aidés dans leur "évacuation" par le camp Bernard Rollot de Barèges.

Le refuge de Goriz est aujourd'hui menacé de fermeture pour des motifs aussi obscurs qu'administratif avec un mélange d'intérêts économiques probablement plus privés que collectifs. En Espagne comme en France, la randonnée touristique en montagne prend le pas sur la pratique de l'alpinisme ou du montagnisme, alimenté par le lobying des médias et des acteurs du tourisme se fichant royalement de la protection du milieu (ou ayant leur vision trés particulière) et encore moins des aspects sécuritaires minimum à respecter en montagne.

 

MONT-PERDU (3353 m)
Point culminant du massif calcaire portant ce nom, c'est une montagne célébre pour les pratiquants de la montagne pyrénéenne tant espagnols que français. Il fut gravi pour la première fois par les guides Rondou et Laurens qui y conduisirent Ramond en août 1802 par un itinéraire extraordinairement long et quelque peu compliqué. Ils venaient du cirque d'Estaubé (barrage des Gloriette aujourd'hui) puis sont passés par le port de Pinéde et le col de Fanlo pour attaquer le sommet par le sud et k'itinéraire aujourd'hui appelé "des échelles" (PD). Depuis Gaulis (Goriz) il faut environ 4 h / 4h30.

C'est le 3 juillet 1872 que le comte de Russel accompagné du guide Célestin Passet ont entrepris l'ascension par l'Est. Partis par Tuquerouye, ils contournent le lac Glacé pour aller longer le balcon de Pinède. ils slaissent la cascade de Bielsa à leur gauche pour monter à travers les éboulis et terrasses des contreforts Nord-Est du Mont-Perdu. On trouvera dans cette ascension (PD) une grande terrasse que le comte de Russel baptisa "Terrasse Bellevue".

La Face Nord fut gravi pour la première fois en 1888 par R. de Monts avec les guides célestin Passet et François Salles. Ce fut longtemps LA plus belle course glace des Pyrénées. La cascade de séracs disparue en 1952 et la régression du glacier n'a jamais cessé. A la place des séracs il y a une barre rocheuse. Cet itinéraire est accessible par Tuquerouye ou Pinéde.

Accueil